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C'est un amour désuet!
Il est un peu comme les oeillets...
Pourquoi les a-t-on délaissées
Ces fleurs que l'on dit démodées?
Démodée pour une fleur
Mais c'est à fendre le coeur!
Elles sont si drues et si tendres
Et aussi tellement odorantes!
Que leur est-il donc arrivé
Depuis le siècle passé
Où elles fleurissaient les boutonnières
De bien jolie manière!
On dit aussi qu'elles portent malheur!
C'est quoi toute cette peur?
Elles sont si lentes à se faner
Elles représentent le goût de l'été!
Alors pourquoi aller chercher
De si flagrantes stupidités?
C'est un amour désuet
Il est un peu comme les oeillets!
Il est si dru et si tendre
Qu'il parfume la vie!
Il est si lent à se faner
Il représente le goût d'aimer...
J.G.
La fatigue est un état d’être,
Une sensation de lassitude,
Un anéantissement de l’être
Ancré sous toutes latitudes.
Qu’est-ce qui nous met dans cet état ?
En regardant autour de moi,
Je fais un terrible constat,
Je vois qu’il n’y a pas que moi.
Elle est fatiguée
De s’être mariée,
D’avoir enfanté,
D’être divorcée.
Elle est si lasse,
Suite à tout ce bruit,
De voir la casse
Quand le soleil luit.
L’autre n’en peut plus
De ramasser les crasses
Car il ne veut plus
De tous ces salaces.
Flagada, elle est
Grâce à cette usure
Qui est ce qu’elle est,
Signe des courbatures.
Les valeurs se perdent,
Le bon sens n’est plus.
Ils sont dans la merde
Ils ne s’en sortent plus.
Le respect de l’autre,
Le respect de soi,
Un nouvel apôtre
Qui n’a plus de loi ?
Je suis fatiguée
Quand j’ouvre les yeux.
Je suis intriguée
Et pas rien qu’un peu.
Le monde est peuplé
De gens au grand cœur,
Peuple fatigué
De toute cette candeur.
Il est accablé
De tous leurs sarcasmes.
Il est surmené
Par tous leurs fantasmes.
25/11/2010
« Niets » au théâtre de Poche, jusqu’au 25 novembre 2010
De Nic Balthazar Traduction et adaptation française Karel Vermeyen
Mise en scène et scénographie Annik Notte
Avec Martin Swabey
Et par ordre d’apparition à l’écran: François De Brigode: le présentateur télé,
Luc Vangrunderbeeck: le directeur d’école, Alain Eloy:
le professeur de métaux, Valéry Stasser: Coppola,
Manuela Leone: Maaike, Annik Notte: la mère, Xavier Elsen: Bogaert, Grégory Praet: Desmet, Alexandre von Sivers:le psychiatre et Coralie Vanderlinden: Barbie
On n’a Rien envie de révéler sur « Niets ». Rien. Ce serait comme trahir un grand secret que l’on doit pénétrer seul. Si, en entrant dans la caverne, on ose le pari de regarder autre chose que son ombre, si on ose regarder la différence en face, ce sera la découverte.
Le sujet est grave: l’exclusion de celui qui se croit « Rien ». Le regard hostile de l’autre. La peur. Les étiquettes. Le harcèlement lâche et stupide de ceux qui se croient quelque chose. Le rejet des responsabilités ... Mais ce « Rien » fait toute la vie de sa mère. Elle l’a toujours « senti ». Et ce « Rien » gêne l’école, la médecine, les cercles de la norme, la société lisse et uniforme. Il ne rime à rien. Et pourtant, avec rimes et raison, ce grand enfant révèle des vérités profondes. Il prend le monde au mot, sans lettres mortes. « Qui dit à mon esprit ce que je dois être ? » « Je connais tout en dedans ! » La victime persécutée devient illumination, un presqu’envoûtement, tant le génial acteur, Martin Swabey déferle avec une force inconnue sur la scène. « Que cette histoire explose ! » Il a ce petit rien qui diffère et entraîne à son insu le spectateur à sonder son monde le plus intime. Cette pièce est une réussite théâtrale extraordinaire, le comédien est partout à la fois, sa présence est énorme, le dedans en dehors, alors que personne ne croise jamais son regard. » Un spécimen qui fait tout à l’envers! « Je peux me taire à tue-tête ! » Muet, il parle à bâtons rompus ! Les rebondissements inattendus se succèdent en batailles, en silences, le tout presqu’en technicolor. On obtient le clin d’œil de la juste victoire de la vie. De l’amour. Ce n’est pas Rien. Un « gesamtwerk » à la Brecht, dont on ressort (un rien) changé! Quelque part, un dernier flocon de neige, un petit rien, a cassé la branche des certitudes… Et pourtant ce flocon ne pesait Rien!
Déplacez-vous, allez voir ce spectacle hors du mélodrame, hors du commun et soyez éblouis, vous serez transportés et vous ne repartirez pas indifférents! On n’a jamais été aussi heureux! Aussi émus.
Réalisation vidéo Jean-Luc De Reymaeker Eclairages Xavier Lauwers Une création du Théâtre de la Nuit Du mardi au samedi à 20h30 Réservations : 02/649.17.27 - reservation@poche.be - www.poche.be
Demain, D E R N I E R J O U R !
PROJET d' EXPOSITION ARTISTIQUE
suivie d'un débat sur le thème des Sans-Papiers
« La Cimade a pour but de manifester une solidarité active avec ceux qui souffrent, qui sont opprimés et exploités et d’assurer leur défense, quelles que soient leur nationalité, leur position politique ou religieuse.»
Le projet:
La CIMADE du Pays de Gex et .... lancent un appel aux artistes du Pays de Gex, Bassin Genevois et autres contrées voisines pour organiser une expositiion artistique dont le titre sera:
"Sans papiers dans une Humanité sans frontières?"

- Une rencontre préalable avec des Sans Papiers du Pays de Gex sera organisée avec les artistes inscrits, début décembre (une soirée ou 2h d'un samedi après-midi devraient suffire.) C'est l'écoute et l'échange avec les Sans Papiers qui seront le terreau de la création.
- Toute liberté est laissée à l'artiste en ce qui concerne: le choix des matériaux, la taille de la production. Volumes, modelages, collages, peintures... toute forme d'expression est bienvenue.
- Des témoignages écrits de Sans papiers vivant sur le Pays de Gex, s'intercaleront entre les oeuvres.
- L'exposition débutera le vendredi soir par un vernissage et durera le weekend.
Le samedi à 17h , une conteuse viendra raconter une histoire qui amènera un débat sur les Sans -Papiers.
L'exposition se clôturera le dimanche à 18h .
- Les artistes peuvent vendre leur(s) oeuvre(s), décident du prix et de la part qu'ils veulent en laisser à la CIMADE Pays de Gex.
- Lieu de l' exposition : Versonnex ou Atelier et four à pain de Brétigny?
- Date: 9/ 10 avril (il faut éviter les vacances scolaires)
Inscription par mail: anne-marie.delsol@wanadoo,fr
NOM, Prénom:
type de production:
Nombre:
Détail de la taille:
Autres commentaires:
Salve, Goedendag, Bonjour, Hola, Gooood morning, Shalom, Salam aleikoum !
Ceux qui sont présents et
actifs sur certains réseaux dits sociaux sont déjà bien au courant: maelström termine de fêter ses 20
ans par un nouveau commencement!
Les 9, 10 & 11 décembre,
à Bruxelles, sera inaugurée au public notre toute première boutique-librairie! Un petit lieu au grand coeur,
comme maelström l'a toujours été. Bienvenus dans ce nouveau tourbillon, nous
vous y attendons !
*** INAUGURATION les 9, 10 & 11 décembre à partir de 18h00 ***
Lectures, musique, sangria
& vin chaud et autres délices... avec des dizaines d'auteurs présents pour
fêter !
Ces 3 soirs, comme au festival, TOUS les livres de maelström sont en vente au prix unique
de 10€ !
Boutique color:orangered"">maelström 414 , chaussée de Wavre, 364 (piétonnier place Jourdan)
B-1040 Etterbeek - gsm +32(0)498607253
La boutique a été conçue par l'architecte David Tondeur Joyeux, le graphiste Nicolas Fourré & Dante Bertoni © 2010
Une échoppe, une chaloupe de la poésie, du livre, de l’art et de l’esprit.
Fêtons en folie et fanfare la 20e
année d’existence de maelströmqui
inaugure ses premiers locaux !
Des livres, des CDs, DVDs et autres mystérieux objets vous y
attendent...
Un lieu où vous trouverez TOUS les livres, booklegs et compacts de maelström reEvolution !
Mais aussi, toutes les
productions de nos éditeurs partenaires : La 5e Couche(Bande dessinée),Asteline(livres illustrés pour enfants), L’Arbre à Paroles(poésie)
Ainsi qu’un choix de livres d’autres éditeurs amis : Quadrature (nouvelles), éd. Éoliennes, Les Carnets du Dessert de Lune, Délits éditions, Citylights
Italia & USA…
Principalement des livres ou CDs en français mais également en anglais, italien, espagnol, allemand,
néerlandais… Un lieu où se
rencontrerautour des sorties
et publications d’auteurs et d’artistes.
Lectures, soirées conte, animations enfants, débats, conférences,
projections… à la boutique ou en partenariat avec l’Espace Senghor et le
Poème 2…
À partir de mi-janvier, un programme complet des activités sera
disponible sur notre site internet, notre page Facebook ainsi qu’à la Boutique…
Rigueur
Tu sais ce que je pense
Et pourtant, tu reviens.
En force, en abondance,
Chaque année, tu me viens.
Je frissonne, je grelotte
Dès que toi tu m’approches.
Tu glaces mes menottes
Même cachées dans mes poches.
Sans permis, sans autorisation,
Sans la moindre petite peur,
Sans obtenir mon approbation,
Tu t’installes avec rigueur.
De tes yeux, des flocons blancs
Glissent jusque dans mon cou.
Corps gelé, brouillard givrant :
Mauvais tours d’un grand voyou.
Je veux fondre ta glace.
Ta rigueur doit cesser.
Même si tu es tenace,
Printemps va te chasser !
Avec sa bonne sève montante,
Il te désarçonnera.
De sa lumière grandissante
Son cœur tendre brillera.
Lui ne te tient pas rigueur
Il sait qu’il a ce pouvoir
De guérir toutes les peurs.
Il possède un grand savoir.
Je suis frileuse devant toi,
Tu me fais ce drôle d’effet.
Mon corps ne veut plus de toi
Et n’éprouve aucun regret
Quand tu t’en vas capitulant
À mon cher doux printemps
Qui se montre des plus offrant.
Bien au chaud, je l’attends.
23/11/2010
«Les vrais compagnons, ce sont les arbres, les brins d'herbe, les rayons du soleil, les nuages qui courent dans le ciel crépusculaire ou matinal, la mer, les montagnes. C'est dans tout cela que coule la vie, la vraie vie, et on n'est jamais seule quand on sait la voir et la sentir.»
Cobalt international
Présente
NATHALIE H.
EVELYNE DUBOIS.
MARIE-JEANNE BRONZINI.
EXPOSITION VISIBLE
du 05/12/2010> 19/12/2010
VERNISSAGE
Le Samedi 04/12/2010 à 18h.
Cobalt International Gallery
Rue Vandernoot 23/b2 1080 BRUXELLES
Email/// fmselection@hotmail.com
http://www.cobaltinternationalgallery.com
Gsm /// 0476 771 663
Nathalie H.
NATHALI E H
Nathalie est née à Bruxelles en 1972.
Très tôt, elle manifeste un grand intérêt pour le dessin et commence à dessiner dès l'âge de 11 ans.
Pendant très longtemps, le visage humain sera son thème de prédilection.
A l'aube de ses 30 ans, elle entre à l'académie de Molenbeek-Saint-Jean (atelier de peinture Marc Billy). C'est à cette époque qu'elle se lance dans l'étude de la figure humaine au sens large et qu'elle explore, à travers le fusain, la palette 'noire' et la représentation du corps humain.
La nature humaine, et plus particulièrement son côté sombre, fera l'objet d'une série de portraits graves (acrylique).
De nature curieuse, Nathalie expérimente d'autres techniques (pastel, huile, collages) et suit différents stages (AAC, Anne Desobry). Elle suivra également des cours de peinture à l'école d'art d'Uccle (atelier Dirk Vonck) et de dessin à l'académie de Watermael-Boitsfort (atelier Peter Schuppisser). Son dernier stage AAC (Territoires imaginaires) l'emmène aujourd'hui vers une nouvelle étape dans sa recherche artistique plus centrée sur le devenir de l'être.
EVELYNE DUBOIS
Je travaille la terre.
Après cuisson, mon grand plaisir est de patiner mes oeuvres, de leur apporter
un aspect vieilli, comme si elles avaient passé un long moment oubliées quelque part.
La rouille... La patine du temps qui passe...mais qui n'enlève rien à l'âme.
La mer, le voyage, et l'attente des femmes de marins...
Tic tac tic tac
Te dire qu'il faut aimer la vie et l'aimer même si....
Le temps est assassin et emporte avec lui le rire des enfants
Et les mistrals gagnants.
»Mistrals Gagnants » (Renaud)
Marie–Jeanne Brozini
C’est par le biais du dessin que Marie-Jeanne Bronzini a découvert l’aquarelle en 2003 à l’ Atelier Paloke de Molenbeek avec le peintre bruxellois Louis Vranckx.
Les stages avec ses aquarellistes « coups de cœur » tels que Odette Feller, Roland Palmaerts, Jean-Louis Morelle, Ewa Karpinska, Viktoria et Slawa Prischedko, Janine Galizia, Christiane Javaux, lui ont permis de développer la technique et de s’épanouir pleinement dans ses propres style et sensibilité.
Elle a suivi des cours de modèle vivant à l’Académie de Saint-Gilles (Bruxelles) ainsi que des cours de dessin architectural chez Hugues Renier Membre de l’ l’Atelier d’Art d’Evere (Bruxelles).
C’est dans la nature que Marie-Jeanne Bronzini trouve l’essentiel de sa source d’inspiration. Tout ce qui est fluide, mobile, changeant au gré du vent et des saisons. Couleurs douces et vives, contrastes évanescents et forts, elle s’applique à reproduire les instants qui se renouvellent à chaque saison. L’aquarelle constitue pour elle le médium le plus proche de sa propre sensibilité. L’aquarelle, toute en nuances et transparence lui donne l’occasion, par le jeu de l’eau et des couleurs, de faire découvrir des mondes superposés qui se lisent comme entre les lignes d’un livre.
Expositions
· Atelier Paloke à Molenbeek – Château du Karreveld : (2006 et 2008)
· Société Epoca à Wavre (octobre 2007)
· Atelier d’art d’Evere – Maison communale d’Evere (mai 2008 – avril 2009)
· Centre culturel de Jette – Centre Armillaire à Jette : (juin 2008)
· Sélectionnée aux 17ème Printemps de l’Aquarelle (mai 2008) et aux 19ème Printemps de l’Aquarelle à Libramont (mai 2010)
· Berchem Ste Agathe (septembre 2008 – 2009 – 2010)
- Art et Nature (ARNA) à Evere (octobre 2010)
Cobalt International Gallery Bruxelles (Décembre 2010)
Sélectionnée pour le 12ieme Salon de l’Aquarelle à Namur Mai 2011
La revue Traversées en quelques lignes
Aujourd'hui, ils sont plus de 400 créateurs différents, écrivains, poètes ou prosateurs,dessinateurs, plus de 400 personnes différentes à avoir collaboré, contribué àla quintessence de Traversées.
Traversées est une revue trimestrielle de littérature francophone née à Virton (Gaume – Belgique).Le premier numéro est sorti à l'automne 1993, le numéro 61 va bientôt sortir depresse (janvier 2011).
Traversées symbolise le passage d'une rive à l'autre, imaginaire ou non. Lorsque l'on écrit, lorsquel'on dessine, c'est bien sûr d'abord pour soi, mais surtout pour communiqueravec d'autres. Donc, Traversées est censée encourager cette relation. Enplus du parfait inconnu, des figures notoires qui sont des "locomotives".La revue a prouvé, en 60 numéros parus à ce jour, que beaucoup de créateursconfirmés peuvent lui faire confiance. Les textes reçus sont scrupuleusementclassés et - surtout - lus par un Comité de lecture (qui faisait aussi officede Comité de rédaction). Sa composition en a été modifiée au cours desannées : en ont fait partie, Patrice BRENO, Alain CHINA, Cathy LEYDER,Marie-Josée CARION, Marie-Line SCHNEIDER, Michel BAAR, Paul MATHIEU, VéroniqueDAINE. Dès l’été 2010, deux groupes ont été constitués : un Comité derédaction, composé de Marie-Line SCHNEIDER, Nadine DOYEN, Paul MATHIEU, SergeMAISONNIER, et Patrice BRENO; un Comité de lecture, composé de JacquesCORNEROTTE, Suzette GELAMBI et Xavier BORDES. La mixité des deux comitésn'étant pas négligeable pour l’objectivité et l’éclectisme des choix opérés etdes analyses.
Traversées ne se veut pas une revue à caractère régionaliste, mais est ouverte à tous les courants depensée, à tous les horizons littéraires, tout en respectant la bienséance. Onpeut recenser des collaborateurs non seulement dans toute la Belgique, nonseulement en Europe, mais même dans le monde entier.
Si vous cherchez un quelconque fil conducteur à la revue, vous n'en trouverez pas. Les responsables de la revue recherchentdavantage la variété, la diversité tant des idées que des sujets. Chaque numéroest découpé en trois parties : le dossier ; les textesd’auteurs ; les chroniques. De temps à autre, quelques illustrationsagrémentent les pages de la revue.
1. Le dossier :
Parmi les parutions, des dossiers ou tribunes libres ont été consacrées à un auteur : entre autres Jacques Ancet, FranzBartelt, Philippe Besson, Jorge Luis Borges, Francis Chenot, Pierre Dhainaut,André Doms, Marc Dugardin, Paul Février, Guy Goffette, Gaspard Hons, DanielleHoffelt, Gaspard Hons, Georges Jacquemin, Serge Joncour, Hubert Juin, WernerLambersy, Philippe Leuckx, Santiago Montobbio, Michel Pesch, Arthur Praillet,Roland Reutenauer, André Schmitz, Jacques Simonomis, Jude Stéfan, Salah Stétié,Alain Suied, Alexandre Voisard… ; ou à un courant littéraire : laBulgarie (la littérature bulgare - jadis et maintenant), le Canada (desauteures et auteurs de l’Outaouais), le Danemark (des images du Danemark et desDanois dans la littérature française d’hier à aujourd’hui), la France (les Solicendristes ou les auteurs de la revue« Soleils et Cendres »), leGrand-Duché de Luxembourg (du côté du Luxembourg : Laurent Fels, NicKlecker, René Welter), la Tunisie (plusieurs poètes tunisienscontemporains), le Congo (Fiston Nasser Mwanza Mujila et PatrickTankama) ; depuis 2007, un spécial « nouvelles » paraîtannuellement à la veille des vacances d’été…
2. Les textes d’auteurs :
Si, dans Traversées, la poésie a la part belle, la revue accepte également des nouvelles, descritiques, des études sur un auteur, un courant littéraire, une manière depenser... Les textes qui y sont publiés sont pour la plupart inédits et émanentd’auteurs confirmés ou non. Parfois, des illustrations agrémentent aussi sespages.
3. Les chroniques de livres et de revues :
Traversées a aussi la réputation de recenser d’importantes et judicieuses analyses critiques de livres et de revues, ce qui permet d’aider lelecteur à s’orienter dans ses choix personnels ; des correspondantsfidèles et sérieux alimentent régulièrement cette partie.
Adresse de contact : Patrice Breno, Faubourg d'Arival 43 à 6760 VIRTON (Belgique).
Téléphone : 0032497 44 25 60. patricebreno@hotmail.com
Possibilité de consulter le site de la revue "Traversées" :
A D R I A N J U R A D O M E N D O Z A
DISTINCTIONS INTERNATIONALES :
1993 Festival culturel EUROPALIA-MEXICO. Belgique
1994 « Journées Latino-Américaines », Espace Senghor. Bruxelles.
1995 FIAL. Foire Internationale de l’Art Latino-américain, Bruxelles.
1996 III Internationales Künstlerpleinair “SEINSICHTEN AUS WELTEN”,Berlin et Rostock,Allemagne.
2001 VI international kùnstlerplair “seisichen aus welkten” Berlin et Rostock, Allemagne.
2007 Rassemblement mondial de muralistes. Invité pour représenter le Mexique, Argentine.
2009 Xème Biennale de la Habana. Cuba
2010 Il est un des trois artistes plasticiens a exposer au
"FESTIVAL DES LIBERTÉS" au Théâtre National a Bruxelles.
EXPOSITIONS INDIVIDUELLES
1995 “ Rencontre Europe-Amérique latine”, Beurschowburg et Institut de la Cambre, Bruxelles, Belgique.
1997 “ FANTASMAS”,Deutsch-Ibero-Amerikanischen Gesellschaft e.V.Frankfurt am Main, Allemagne.
1998 “FEELINGS” hôtel Sofitel Anvers, Belgique.
1999 “SPECTRUM” International house, Bruxelles.
2004 “DESTRUCTIVISMO” Galerie Maison de l’Amérique Latine, Bruxelles.
2008 "Art contre la guerre" rétrospective d’œuvres créées spontanément sur cette thématique.
Cultur center Piano Fabriek. Bruxelles
2010 Expo Photo: « Paysages humains, Visages urbains »
Exposition Bi-personnel avec Heloise Van de Wiele
EXPOSITIONS COLLECTIVES (Sélection):
1990 “De Generación en Generación”, UPICSA Institut Polytechnique National, Mexique.
“Materia Prima”, Festival du Centre Historique de la ville de Mexico.Galerie la Casona.
Exposition (curateur :Guillermo Santamarina).
1992 “Rojo”, Galerie La Estación, Cuernavaca, Mexico.
“Laberintos”, Bicentenaire de l’Académie de San Carlos, Mexico
1993 “Poesía Vixual”, Ivème Biennale Internationale.
Métro de la ville de Mexico.
“No a la Pena de Muerte”, Musée Universitaire de Chopo, Mexico.
“Instalación de primavera”, Festival du printemps.Musée d’Art Moderne, Mexico
1994 “Pukara”, Galerie Oxalis, Louvain-la-Neuve, Belgique
1995 Galerie Reynolds Kethëlburgkës, Bruxelles.
“Rythmes métisses”, Salle de la Madeleine, Bruxelles.
1995 “Parcours d´Artistes”,Commune de Schaerbeek, Bruxelles.
1996 “Veelkleuring in Beelden»,Galerie de Markten,Bruxelles.Belgique.
“Jeune Art Plastique Latino-Americain”,Maison de l’Amérique Latine, Bruxelles.
1999 “Hommage à la mort” Couvent de moines Jésuites, Gant. Belgique
2003 “Etnia” Galerie Espace Latino-américain, Sablon, Bruxelles.
2007 "Reflexion sobre la imagen Latino-americana" Expo photograhique
Maison de l’Amérique Latine. Bruxelles.
"Etnia IV" Archives du Roi, Bruxelles. Belgique.
2008 " Movimiento" notes visuelles sur la danse, galerie Art fort reveaur Bruxelles
2009 "Rescatando espacios" Expo dans le cadre de la Biennale de Cuba
2009 Troc Troc , au BOZAR (Palais des Beaux Arts) Bruxelles.
MURALS ET OEUVRES MONUMENTALES:
1988 “El hombre y la Ciencia Biomédica del siglo XXI”, (collaboration). ENEP. Iztacala UNAM, Mexique (2500 m2).
1990 “Contra el sida”, Académie de San Carlos, Mexico. (20 m2).
1991 ”Por la paz” Conseil National pour la Culture et les Arts, institut Mexicain de la Radio, Mexico. (180 m2).
“Vía Crucis” scénographie pour la représentation de la Passion du Christ (direction de réalisation) Iztapalapa,
Mexico. (1300 m2).
“El Mercado” (collaboration), Mercado Adolfo López Mateos, Cuernavaca, Mexique. (10 000 m2).
1992 “Libertad”, Pénitencier Cereso, Cuernavaca, Mexique. (200 m2).
“Mujer, Lázaro Cárdenas” (collectif) Institut Palmira, Cuernavaca, Mexique.
(60 m2 pour chaque mural).
1993 “México en su historia”,(Festival Europalia-Mexico, Maison de l´Amérique Latine, (réalisation partielle du
projet) Bruxelles. (180 m2).
1994 “Cuba”, Université Libre de Bruxelles, Belgique. (60 m2).
“Multiculturalismo”, Frankfurt, Allemagne. (50 m2).
1995 “Che Guevara”, Vrij Universiteit van Brussel, Belgique.(60 m2).
1996 “Expulsados del paraiso” série de toiles monumentales contre le racisme en Europe. Allemagne.
2000 “tran-sito” mural dans le parc de la rossé, Anderlecht IBG Bruxelles.
(150 m2).
2004 “Fresque pour la paix versus 2004“ Place Flagey, Ixelles Bruxelles (20 m2)
2006 « Ingrid Betancourt » Place Flagey,Bruxelles. portrait monumental pour la libération.
2007 « Voix sans paroles » Mural réalisé pour les travailleurs clandestins latino-américains , sous la direction artistique
de Adrian Jurado.
2008 <desastres de la naturaleza humana> dessin monumental contre la guerre en Gaza (18m2)
Depuis 1996 jusqu’à aujourd’hui, réalisation d’interventions urbaines éphémères en Espagne, Allemagne, Belgique....Traits de la Mémoire..
AUTRES ACTIVITES:
1988-90 Responsable culturel de la société d’élèves de l’Unité Professionnelle
Interdisciplinaire de Sciences Sociales et Administratives (UPIICSA); Institut
Polytechnique National. Mexique.
1990-91 Professeur de peinture; Centre Communautaire de Culhuacan, Mexico.
1992-93 Création et direction de la Galerie d’Art Contemporain Bonam-Aktum; Cuernavaca, Mexique
1995 Professeur de peinture; Vlaamse Gemeenschapscentrum Liza, Bruxelles.
Conférences sur le muralisme mexicain; Mexico, Bruxelles.
Reportage Culturel; Agence Eurolatina TV, Commission Européenne,
UE., Bruxelles.
Design Graphique et Illustration de livres; (livres pédagogiques pour écoles primaires)
Vidéo; reportage et création.
1999 Professeur d’arts plastiques, dans l’institut “Kunshumanibra” Bruxelles.
2003 Pédagogue en art infantile dans la Maison de l’Amérique Latine Bruxelles.
2005-2007 Commissaire d’expositions dans la Maison de l’Amérique Latine, Bruxelles.
2007 Directeur fondateur de Canal arte TV internacional dans lequel il réalisera
des reportages culturels de la communauté Latino-américaine.
2008 Commissaire d’expositions internationales dans la Maison de l’Amérique Latine. Belgique.
Durant ces dix dernières années, il a lutté pour l’enseignement artistique, pour que soient crées des espaces de participation et d’expression culturelle. Il a supervisé de multiples créations murales collectives et a enseigné à de nombreux jeunes, enfants et adultes. Parmi ses divers thèmes de création figurent les histoires de groupes sociaux et politiques ayant souffert de violations des droits de l’homme ou d’un autre genre de processus politique, ou bien d’exclusion culturelle et sociale.
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ETUDES:
1988-92 Cours d’éducation permanente: peinture, sculpture, dessin, histoire de l’art, composition.
Ecole Nationale des Arts Plastiques.Université Nationale Autonome de Mexico (UNAM).
DEPG ancienne Académie de San Carlos.Mexico.
1988-90 Licence en Administration Industrielle, UPICSA. Institut Polytechnique National.Mexique.
1989-92 Ecole Nationale de peinture, sculpture et gravure.
La Esmeralda.Institut National dex Beaux Arts (INBA).Mexico.
1992 Pratique et théorie de peinture monumentale dans le groupe “Muralistes Mexicains”. Cuernavaca. Mexique.
1991-95 Séminaires et rencontres sur le thème de l’art public.
Mexico - Belgique.
1994-95 Peinture monumentale. Académie Royale des Beaux Arts. Bruxelles.
1999 Autodidacte en design graphique pour ordinateur.
Maîtrise de programmes tels que Photoshop, Adobe première, AF.
Langues:
Espagnol : langue maternelle
Français : niveau professionnel.
Anglais : niveau professionnel.
Portugais : niveau conversation.
Notions de Néerlandais et d’ Allemand.
Valencien : compréhension.
Catalan : compréhension.
Gallego : compréhension.
Italian : compréhension.
Adresse:
12, Impasse St. Jacques 1000. Bruxelles. Sablon
Téléphone Belgique 32 /(0) 488 82 27 68.
E-mail:
jurado_adrian@hotmail.com
juradoadrian@gmail.com
Skype: adrianjurado
Twiter: @adrianjuradohttps://www.youtube.com/watch?v=BBPhODair1Q
https://artsrtlettres.ning.com/photo/photo/slideshow?albumId=3501272:Album:101306
http://www.livevideo.com/video/AdrianJurado
Merci pour les mots
Merci pour les imagesMerci pour les pensées
Qui traversent le tempsProches sont nos regards
Même s'ils ne se croisent pas
Proches sont les cœursQuand ils aiment le beau
Nous caressons nos âmes
Conjuguant l'impossible
Aux temps de l'infiniChaque jour est un mystère,
Chaque heure une aventure,
Nous sommes tous des explorateurs du tempsNadine Lia Lejeune
"Le Prochain"
Apprendre la magie,
Le vaudou et ses enchantements
Trouver le sortilège qui te garde enfermé
Dire les incantations
Venir t'en libérer
Apprendre tout de toi
Ce que tu ne sais pas
Ce que tu ne sais pas
Te garder bien au chaud
Ton âme entre mes doigts
M'en faire un talisman
Le tenir contre moi
T'apprendre aussi la vie
T'ouvrir les yeux
Le laisser oublier
ce qui n'était pas moi
Et te dire tout de moi
Le mal que j'ai parfoisMe déchirer le cœur
Le perdre entre tes doigts
8.06.2010
Nadine Lia Lejeune
"Le Prochain"
Culture et Démocratie, la ville de Mons et le BAM
proposent la cinquième table-ronde du cycle
Un enseignement en culture. De l’utopie à la réalité
Le lundi 29 novembre 2010, de 12h00 à 14h00 A l’Auditoire Raoul Dufour du BAM (Rue Neuve n° 8 - 7000 Mons) Avec le soutien de la Communauté française, de la ville de Mons et du BAM
Cinquième de la série des six tables rondes organisées par Culture et Démocratie sur la problématique Culture(s) et Enseignement, cette rencontre consacrée à la question de la médiation culturelle se tiendra au BAM, à Mons.
Qui sont les médiateurs culturels ? Quel profil ? Quelles missions ? Quelles modalités d’action ? Quelle formation ? Pourquoi l’éclosion de ce métier nouveau : symptôme ou avancée ? Quel bénéfice supposé ou réel pour l’école ? Quelles questions, quelles impasses aujourd’hui ? Autant de questions cruciales sur ce métier, introduites par les intervenants du panel et reprises par l’assemblée dans un débat très ouvert. Au terme des six tables rondes programmées, Culture et Démocratie présentera un rapport de synthèse et formulera des propositions concrètes pour l’établissement d’un nouveau contrat culturel pour l’enseignement.
Remontant aux années 80 dans son utilisation au sein du musée, le terme médiation peut être étudié comme un symptôme, à la fois, de l’évolution de la société et de celle de l’institution. Les médiateurs ne se résument plus aux seuls éducateurs de profession, qui auraient pour rôle de rendre compréhensible un ensemble, non communicant par essence, à un public sans clefs d’appréhension de cet ensemble. L’institution musée représente une source ambiguë d’expériences multiples, d’éducation tout au long de la vie, dont les dynamiques varient considérablement selon les conditions de la visite. La formation des médiateurs représente donc un aspect crucial de cette aide au développement de la personne.
Les médiateurs culturels et les artistes intervenants:
Marie-Clarté O’Neill,
Adjointe de la directrice des études de l’Institut National du Patrimoine (INP ),
chargée de la formation initiale des conservateurs, chargée d’enseignement en médiation à l’École du Louvre
Modératrice : Sabine de Ville, vice-présidente de Culture et Démocratie
Intervenants:
Pierre-Olivier Rollin (directeur du B.P.S. 22, Charleroi)
Véronique Danneels (historienne de l’art, guide-conférencière)
Philippe Poisson (Centre de Formation des Musiciens intervenants de Lille 3)
Marie-Christine Bordeaux (Maître de conférences en Sciences de l’information et de la communication. Chercheuse au Gresec. Responsable de la mission Culture et initiatives étudiantes du PRES. Université Stendhal - Grenoble 3)
Plus d’informations : L’inscription est obligatoire. Chaque participant recevra au préalable un portefeuille d’extraits de texte visant à préparer les débats.
Culture et Démocratie asbl
Rue Emile Feron 70 – 1060 BruxellesTél : 02 502 12 15 – info@cultureetdemocratie.be - www.cultureetdemocratie.be/fr
« Le conte du pays de Nan n’est pas pour les enfants.
Son auteur s’est donné le droit de ne pas être sage. »
« …Ce qui lui importe n’est pas de rester dans les limites et les règles du savoir, c’est d’aller au bout de ses pensées. Là, au bout, s’ouvre peut-être ce qu’il cherche, le lieu libéré dont l’ordre neuf donnerait sens et vie à tout ce qui était perdu… »
c’est qu’il « va par les chemins qu’il peut, en hâte. Il prend son bien où il le trouve. Il oublie des choses très importantes. Il méconnaît ce que tout le monde est censé savoir. Il n’a pas lu les livres, ou mal, ou pas ceux qu’on juge raisonnablement obligatoires ; de ce qu’il a lu, il a retenu selon son humeur ou son appétit. Le contresens ne lui fait pas peur, s’il peut servir à ce qu’il veut dire. S’il cite, c’est de mémoire, pour ce qui l’intéresse, un peu comme on en use dans la conversation, et certes pas en savant homme.»
(La théorie du fou, p.10, Maurice Bellet, Desclée de Brouwer, 1977)
Caute ! Au vu des nombreuses critiques que j’ai reçues, je crains que cet avertissement ne suffise pas. Le roman narratif classique tente de faire oublier son état de création. La fluidité du récit est utilisée afin qu’il y ait absorption diégétique du lecteur, l’issue idéale de ce type d'écriture étant d’être perçu comme une réalité. J’ai voulu laisser entendre au lecteur l’état de création du roman et afficher son artifice pour lui permettre d’éviter ce piège de l’absorption diégétique. Comme dans la peinture du même nom, l’espace du roman est clos sur lui-même. C’est une sorte d’espace scénique où des inconnus cachés derrière les décors ne cessent de prendre des photos (p.112) et où le renvoi à un public de voyeurs est constant (p.194). Il est donc impossible au héros et à ses amantes d’échapper au contrôle des autres. Ce contexte social répressif est présenté dans toute sa violence par l’image d’un contrôle militaire s’installant sur la ville de Nishiwaki avec l’arrivée de l’hiver (p.68), mais le héros isolé ne semble pas réaliser ce qui se passe. Et s’il le réalise, il n’y accorde pas trop d’importance. L’histoire démontre finalement l’impossibilité d’une telle séparation entre le rêve mystique de l’amour et la réalité de sa répression, puisqu’elle finit dans un amalgame ambigu de plaisir et de mort où l’acte d’amour révèle toute sa pureté et sa dangerosité. Même si la béatitude du Paradis par delà la mort est anticipée par des éclairs de conscience dont le héros peut jouir sans aucun remords d’avoir concédé à la nature ce qui lui était dicté par son désir et son appétit (p.216).
J’ai ainsi tenté de montrer la possibilité d’un itinéraire tourné vers l’autre, et qui irait si loin qu’il finirait par enlever tout altérité et toute pensée faisant obstacle à l’absolu de l’amour. Un itinéraire proche de la dérive mystique au bord d’un gouffre, tel que le héros peut enfin « prendre congé des vertus après avoir été pendant longtemps sous leur servitude », et atteindre un état de conscience qui ne dépendrait plus des conditions de vie normales. Y aurait-il là un refus du réel incompréhensible à la raison ? Une sorte de prémisse au libertinisme immoral absolu ? Un saut dans la folie de l’amour tel que le sexe lui-même en devient familier ? Avec comme conséquence inévitable une descente mortelle aux enfers ? Plus que jamais la courbure de la terre reste bien ici « la seule limite qui nous empêchera toujours de voir réellement au delà ».
Daniel Moline
Au théâtre Poème : VOICI ÉLECTRE ! D’ESCHYLE À SARTRE
Force tragique et esprit étincelant. Le sang est-il rouge ou blanc ? Le décor et constitué de quelques plans de tulle métallique mouchetés de taches rouges ou blanches…. Blanches pour la plupart. De loin, on dirait des pans de soie sauvage. Avec les effets de lumières on obtient l’illusion saisissante de remparts de ville antique, à travers lesquels apparaissent des personnages fantomatiques, des masques flottants. Dès le début le public est juge. Il va devoir apprécier quelles sont les circonstances les raisons qui ont poussé Electre à commettre le matricide.
« C’est la conséquence d’un désespoir sublime », Electre prend toute la faute sur elle, elle est l’esprit qui a armé le bras de son frère Oreste pour commettre l’irréparable. « C’est une légitime rébellion contre le destin injuste. » Très jeune, dès le départ d’Agamemnon pour la guerre de Troie, elle a surpris les ébats amoureux de sa mère Clytemnestre avec Egysthe, l’usurpateur. Triste à mourir, elle rêve des bras de son père. Electre évoque son perfide assassinat au retour de la guerre de Troie, comme il a « glissé» sur les marches de la piscine et fut tué par Egysthe, de son propre glaive. Clytemnestre avoue que chaque nuit, depuis sept ans elle revit ce meurtre dans ses cauchemars. Elle a tué son époux plus de 3000 fois… Plaisir ou remords ? Elle jouit impunément du pouvoir, elle se vautre dans le déshonneur, elle a volé le patrimoine et l’héritage de ses enfants… Elle avoue « Rien ne trouble plus la conscience que de recevoir une récompense pour le crime commis!»
Egysthe se pavane avec le sceptre d’Agamemnon ! Il profane sa tombe et lui a refusé les rites funéraires. Electre est désespérée devant « ce festival d’abominations » au mépris des lois divines. Elle sanglote devant l’injustice profonde et se livre à la violence de ses sentiments. Elle n’est pas libre de les raisonner. Elle porte le lourd héritage des crimes des Atrides : viols, incestes, infanticides, cannibalisme… Le comble: Clytemnestre, non contente d’humilier Electre de ses sarcasmes, lui avoue qu’à sa naissance même, elle lui fut indifférente dès la première minute! Evoquer le sacrifice de sa fille Iphigénie ne suffit pas à attiser sa rage contre le Roi des rois, elle ose justifier le crime d’Agamemnon, par sa jalousie pour la belle troyenne ramenée avec les autres trésors de guerre… C’est sans appel.
Electre a pourtant le courage de lui dire : « Tu as tué mon père dès ta première partie de plaisir avec Egysthe ! » Elle se plaint : « Moi et mon frère, qu’avons-nous fait ?» Tuer va devenir une nécessité, un devoir. Lorsqu’elle retrouve Oreste elle lui confie : « le temps qui passait me maintenait dans une perpétuelle agonie…» Et le chœur de se tourner vers les juges : « Songez-y, vous les juges, êtes les premiers responsables, vous avez armé son bras ! Une femme a osé ce que vous n’avez pas tenté. Rendre la justice! » Justice faite, Electre n’a nulle part où se tourner, aucun mari ne l’accueillera dans son lit et la voici assaillie par les Érinyes, leurs chuchotements gluants, leurs pattes griffues et leurs millions d’yeux qui la regardent, recroquevillée sur son frêle tabouret… comme au début de la pièce!
Le cercle s’est refermé sur elle, les questions sont ouvertes pour nous! Le spectacle et le jeu des trois comédiens est bouleversant d’humanité et d’authenticité. Cette Electre aux multiples facettes, un portrait fait de fragments de textes d’Eschyle à Marguerite de Yourcenar ou Sartre est d’une finesse de perception étonnante… La mobilité extraordinaire de la comédienne illustre sa soif de vie dans la cage où elle a été enfermée. Tous ces textes semblent se mêler, se confondre, se compléter et se répondre comme un chant unique, composé pour notre besoin profond de justice et de vérité! Un éblouissement!
...Et Egysthe? Ecoutons Homère...
« Hélas! Les hommes accusent sans cesse les dieux ; ils disent que c'est de nous que viennent les maux, et pourtant c'est par leurs propres attentats que, malgré le destin, ils souffrent tant de douleurs. Ainsi maintenant Égisthe s'est uni, malgré le destin, à l'épouse d'Atride, et même il a tué ce héros qui revenait d'Ilion, quoique Égisthe sût l'affreuse mort dont il périrait ; puisque nous-mêmes, pour la lui prédire, avons envoyé Mercure lui donner avis de ne point immoler Agamemnon, et de ne point s'unir à la femme de ce héros ; car Oreste devait en tirer vengeance, lorsque ayant atteint la jeunesse il désirerait rentrer dans son héritage. Ainsi parla Mercure ; mais ces sages conseils ne persuadèrent point l'âme d'Égisthe : il expie aujourd'hui tous ses crimes accumulés.» [chant 1 Odyssée]
http://www.theatrepoeme.be/ 30 rue d'Ecosse 1060 Bruxelles
créée en Belgique francophone après l'indépendance du pays en 1830, est né à
Munich d'un père flamand et d'une mère wallonne. Il passa l'essentiel de sa
vie à Bruxelles, dans des conditions matérielles souvent très difficiles. A
l'exception des trois années où il fut « employé de la Commission royale
chargée de la publication des lois anciennes » (1861-1864) _ ce qui lui permit
de perfectionner sa connaissance du français du XVIe siècle dont il imitera
bien des traits dans Ulenspiegel _ et d'un poste de professeur de littérature
à l'École de guerre à partir de 1870, il n'eut, en effet, d'autre occupation
que la littérature, mais ne connut guère de son vivant le succès ni la
renommée.
Il étudia chez les Jésuites, puis à l'université de Bruxelles, où il
acquit les idées démocrates et anticléricales qu'il ne cessa de professer par
la suite. En 1847, il fonda avec quelques amis « la Société des Joyeux », au
sein de laquelle il fit connaître ses premiers essais en vers et en prose. Il
eut également, à cette époque, une longue relation amoureuse, aussi passionnée
que malheureuse, dont on trouve le témoignage dans les Lettres à Élisa
(1894), publiées après sa mort.
Collaborant régulièrement, à partir de 1856, à
la revue Uylenspiegel , qui joua un rôle important dans les lettres belges de
l'époque, De Coster y publia notamment ses Légendes flamandes , dont il fit un
volume en 1857. De style archaïque déjà _ même si ce n'est pas encore la belle
langue singulière d'Ulenspiegel _, écrites en alinéas très brefs où abondent
les répétitions, ces adaptations du patrimoine légendaire flamand détonnèrent
fortement dans le climat réaliste qui régnait alors. D'une écriture moins
recherchée, les Contes brabançons (1861) n'ont pas l'originalité du premier
recueil. Mais l'écrivain, à cette époque, travaillait déjà à son
chef-d'oeuvre qu'il publia, avec des eaux-fortes de Félicien Rops, en 1867,
sous le titre La Légende d'Ulenspiegel , puis, en 1869 sous son titre
définitif, La Légende et les Aventures héroïques, joyeuses et glorieuses
d'Ulenspiegel et de Lamme Goedzak au pays de Flandre et ailleurs .
L'accueil fut peu enthousiaste et abondantes les critiques formulées à l'égard de cette
oeuvre qui venait surprendre et déranger un milieu culturel belge habitué à
une littérature de forme beaucoup plus conventionnelle. Le jury du prix
quinquennal de littérature y vit un « capharnaüm pantagruélique » et préféra
couronner l'oeuvre d'un Potvin, écrivain aujourd'hui bien oublié, tandis que
d'autres reprochaient à Ulenspiegel qui son « obscénité », qui une difficulté
d'accès provoquée par la langue archaïsante forgée par l'auteur.
Il fallut attendre la génération des Jeune Belgique et des écrivains comme Lemonnier ou
Eckhoud pour que fût enfin proclamée, dans la dernière décade du siècle passé,
l'importance de ce livre.
Par la suite, De Coster publia encore un roman de moeurs, Le Voyage de noces (1872),
et des relations de voyage (La Zélande , 1874, et La Néerlande , 1878), mais ces textes
sont d'une qualité bien inférieure au chef-d'oeuvre qui fit sa renommée posthume. La Légende
d'Ulenspiegel fut traduite en de multiples langues et adaptée plusieurs fois
au cinéma. Quant aux plagiats divers que l'on en fit et aux adaptations pour
les enfants, on ne les compte plus.
Curieusement, ce grand livre est peut-être aujourd'hui mieux connu à
l'étranger qu'en France ou même qu'en Belgique. Faut-il en attribuer la cause
au fait qu'il s'insère mal dans les schémas traditionnels de l'histoire de la
littérature française (peu de traces de cette oeuvre par exemple, voire
souvent aucune, dans les manuels scolaires) ; D'inspiration plutôt romantique
à un moment où le romantisme est déjà passé de mode, La Légende d'Ulenspiegel
tient de l'épopée et du roman historique mais aussi du roman picaresque et de
la verve rabelaisienne, et ne manque pas non plus de traits réalistes. Si
l'oeuvre relate la lutte, au XVIe siècle, des provinces du Nord contre
l'occupant espagnol, le héros qu'elle met en scène n'apparaît jamais sous
l'aspect univoque d'un héros d'épopée valorisant une identité nationale. Car
le combattant qu'est Thyl Ulenspiegel est en même temps un esprit frondeur et
un farceur légendaire. De Coster en trouva le modèle dans des ouvrages dérivés
de vieilles compilations allemandes où étaient transcrits des récits oraux
bien plus apparentés aux fabliaux qu'à la tradition épique.
Personnage facétieux, peu scrupuleux de ses moyens, vagabond exubérant, Thyl est celui
qui, irréductible à toute institution des rôles, arrache tous les masques pour
présenter à chacun sa vérité profonde. D'où son nom Ulenspiegel, Ik ben ulen
spiegel (« je suis votre miroir »), dont on sait qu'il donna aussi en
français, dès le XVIe siècle, le mot espiègle .
Cette ambiguïté fondamentale, qui est une des grandes richesses de ce texte
mais qui le rend « inclassable », se retrouve en bien de ses aspects, comme
l'a signalé Marc Quaghebeur. D'abord si De Coster ressuscite une Flandre que
l'on dirait souvent sortie des tableaux d'un Breughel, c'est en français qu'il
écrit son Ulenspiegel . On peut également remarquer que les aventures du héros
se passent « en pays de Flandre », mais aussi, comme l'indique le titre, «
ailleurs ». Et, si le burlesque s'y mêle à l'épique, le légendaire y est sans
cesse relayé par l'évocation très concrète de certains faits historiques de
l'époque et par la mise en scène de plusieurs acteurs réels de ce siècle
sanglant (De Coster a d'ailleurs puisé abondamment dans certains ouvrages
d'historiens).
La construction du livre repose souvent sur un jeu de
contrastes et d'oppositions comme celle, sans cesse rappelée, des figures de
Thyl et de Philippe II d'Espagne, que l'auteur fait naître le même jour, l'un
grandissant « en joie et folies », l'autre croissant « chétivement en maigre
mélancolie ». Mais l'entrelacement des thèmes et la succession des épisodes
est d'une telle richesse et d'une telle complexité que jamais ces oppositions
n'apportent l'impression de répétition ou de stagnation que l'on ressent
souvent à la lecture de textes à caractère épique. D'autant plus que la langue
archaïsante inventée par l'écrivain, tout en gardant _ quoi qu'en aient dit
ses détracteurs _ un extrême degré de lisibilité, est d'une intense
expressivité et s'adapte parfaitement à l'univers très particulier que révèle
cette oeuvre.
Ma devise était confiance.
Elle a été bafouée
Au fil de toutes ces années.
Adoptée dès l’enfance
Face à tous ces adultes
Vénérés tel un culte.
Période de grande insouciance,
Manipulée à mon insu,
Ah, si au moins, je l’avais su !
Programmée avec cette science
Qui m’a menée droit au mur
Tout en pensant être sûre.
J’ai fait preuve de patience
Réclamant un dialogue
Confrontée à bien des bogues.
Et c’est en toute ignorance
Que j’ai résisté au temps
Avec mon âme d’enfant.
Mesurée à l’arrogance
De ces êtres qui m’ont trahie,
Je suis restée bien en vie.
Sans penser à la vengeance
Qu’auraient bien pu susciter
Toutes mes valeurs violées.
J’ai adopté la méfiance
À force d’y laisser des plumes,
De me trouver dans la brume.
Ma devise était confiance.
À l’abri dans mon petit cœur,
Elle ne veut plus avoir peur.
Ça ressemble à une sentence
Qui me peine et me dérange.
Délivre-la petit ange.
Je veux croire qu’une romance
Peut un jour encore renaître
En rencontrant le bon être.
Est-ce là une simple croyance
Qui reflète ma vérité
Dans cette triste réalité ?
Ma petite voix me dit : « Avance !
Sur ce chemin qui se dessine,
Fais attention aux nombreux signes. »
08/09/2010
Toute personne ayant souscrit à l’achat de ce recueil pour le Télévie, en vue d’une participation aux frais d’édition, par versement de 13 €, sur le compte, avant le 15 janvier 2011, verra son nom apparaître en fin d’ouvrage sous la rubrique « Participants à l’édition ». Le livre sera transmis soit par voie postale, soit de la main à la main, lors du lancement le 5 février 2011.