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« Niets » au théâtre de Poche, jusqu’au 25 novembre 2010

De Nic Balthazar Traduction et adaptation française Karel Vermeyen

Mise en scène et scénographie Annik Notte

Avec Martin Swabey

Et par ordre d’apparition à l’écran: François De Brigode: le présentateur télé,
Luc Vangrunderbeeck: le directeur d’école, Alain Eloy:
le professeur de métaux, Valéry Stasser: Coppola,
Manuela Leone: Maaike, Annik Notte: la mère,
Xavier Elsen: Bogaert, Grégory Praet: Desmet, Alexandre von Sivers:le psychiatre et Coralie Vanderlinden: Barbie

On n’a Rien envie de révéler sur « Niets ». Rien. Ce serait comme trahir un grand secret que l’on doit pénétrer seul. Si, en entrant dans la caverne, on ose le pari de regarder autre chose que son ombre, si on ose regarder la différence en face, ce sera la découverte.

Le sujet est grave: l’exclusion de celui qui se croit « Rien ». Le regard hostile de l’autre. La peur. Les étiquettes. Le harcèlement lâche et stupide de ceux qui se croient quelque chose. Le rejet des responsabilités ... Mais ce « Rien » fait toute la vie de sa mère. Elle l’a toujours « senti ». Et ce « Rien » gêne l’école, la médecine, les cercles de la norme, la société lisse et uniforme. Il ne rime à rien. Et pourtant, avec rimes et raison, ce grand enfant révèle des vérités profondes. Il prend le monde au mot, sans lettres mortes. « Qui dit à mon esprit ce que je dois être ? » « Je connais tout en dedans ! » La victime persécutée devient illumination, un presqu’envoûtement, tant le génial acteur, Martin Swabey déferle avec une force inconnue sur la scène. « Que cette histoire explose ! » Il a ce petit rien qui diffère et entraîne à son insu le spectateur à sonder son monde le plus intime. Cette pièce est une réussite théâtrale extraordinaire, le comédien est partout à la fois, sa présence est énorme, le dedans en dehors, alors que personne ne croise jamais son regard. » Un spécimen qui fait tout à l’envers! « Je peux me taire à tue-tête ! » Muet, il parle à bâtons rompus ! Les rebondissements inattendus se succèdent en batailles, en silences, le tout presqu’en technicolor. On obtient le clin d’œil de la juste victoire de la vie. De l’amour. Ce n’est pas Rien. Un « gesamtwerk » à la Brecht, dont on ressort (un rien) changé! Quelque part, un dernier flocon de neige, un petit rien, a cassé la branche des certitudes… Et pourtant ce flocon ne pesait Rien!

Déplacez-vous, allez voir ce spectacle hors du mélodrame, hors du commun et soyez éblouis, vous serez transportés et vous ne repartirez pas indifférents! On n’a jamais été aussi heureux! Aussi émus.

Réalisation vidéo Jean-Luc De Reymaeker Eclairages Xavier Lauwers Une création du Théâtre de la Nuit Du mardi au samedi à 20h30 Réservations : 02/649.17.27 - reservation@poche.be - www.poche.be

Demain, D E R N I E R J O U R !

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Commentaire de Deashelle le 16 décembre 2010 à 18:49

sur Plaisir d'Offrir,

Muriel Hublet commente:

 "Dans la salle du Théâtre de Poche, les spectateurs sont de tous âges et de tous milieux. Nous avons ainsi eu l’occasion, grâce à la présence de nombreux adolescents (public scolaire) d’assister à une double représentation ; à une démonstration vivante et sonore de cette intolérance à la différence.
Certains étudiants n’ont pu s’empêcher de ricaner devant les postures physiques de Ben.  S’ils adressent involontairement un véritable coup de chapeau au talent de l’acteur Martin Swabey, ils soulignent  sans s’en rendre compte et devrions nous dire tragiquement, la pertinence du propos de Nic Balthazar.Niets
Si leurs remarques, leurs ricanements et leurs rires dérangent, nous devons les remercier de nous faire vivre cela de si près, d’ainsi mieux toucher l’essence même de Niets.
Ils nous ont également permis d’encore mieux apprécier le travail de Martin Swabey qui, imperturbable, continue à jouer, jusqu’au moment où subitement, il arrête tout et interpelle les perturbateurs, leur demandant le silence avant de reprendre sans accrocs et tout aussi magnifiquement la suite tragique de son monologue.

Vous n’aurez pas tous la chance de vivre doublement cette leçon de bêtise humaine ou d’indifférence. Pourtant, vous ne sortirez pas indemne d’un spectacle digne d’un cauchemar éveillé qui parle sans détour de notre quotidien et d’un de ses pires défauts... l’intolérance.
De même, vous découvrirez en Martin Swabey un comédien plus que prometteur qui vit littéralement et transcende sur scène l’émotion et la souffrance d’une victime de la différence."

Commentaire de Pascale Eyben le 29 novembre 2010 à 13:11
Merci Deashelle, pour ce beau partage, j'irai avec grand intérêt, dès qu'une reprise sera annoncée, ouvrons l'oeil!
Commentaire de Deashelle le 27 novembre 2010 à 13:41
l'avis d'un spectateur ému: "Spectacle extrêmement émouvant. On avait un peu peur du sujet…il faut l’avouer. Le comédien étincelant nous a fait ravaler nos préventions… La richesse de la vie intérieure de Ben nous laisse sans voix. L’interprétation est magistrale. La variété des plans et des approches expose une construction savante et sensible. Au bout du spectacle, le public rappellera 10 fois le merveilleux comédien, mais les applaudissements seront lents, puissants, réfléchis, ressentis, respectueux comme une ode à la vie, pas comme la scansion habituelle de la fête théâtrale . "

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