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à toi l'ami

Ce soir la lune est là.

Elle brille intensément

Bien entourée d’étoiles

Qui scintillent de joie.


En parfaite harmonie,

Elles comblent le firmament

Et éclairent mon moi

De rayons surprenants.


La lune me sourit.

Elle m’apporte ce soir

Le sourire d’un ami

Qui partage mes passions.


Il a dit aux étoiles

De déverser sur moi

Leurs plus belles poussières,

De l’or sur mes cheveux


Qui scintillent maintenant

Accueillant ce cadeau

Que j’accepte de tout cœur

Pour mon plus grand bonheur.


Merci à toi l’ami

Qui pense à moi là-bas.

Le ciel nous réunit

Par son sourire de lune.


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Il m’est agréable de vous signaler la toute récente parution de son dernier ouvrage, intitulé « Curieuses histoires des dames de la science – Les pionnières de la recherche », édité joliment grâce aux bons soins de l’éditeur Jourdan (Paris, Bruxelles).

Le titre me paraît fort explicite, mais permettez-moi cependant de préciser qu’il s’agit de l’étude de la vie et de l’œuvre de 45 dames et demoiselles qui ont apporté une contribution brillante et, pour certaines, décisive à l’avancement du savoir scientifique.

Jean baudet s'est efforcé d’exposer leurs principaux résultats dans un langage accessible à un vaste public, sans toutefois sombrer, dans les à-peu-près de la vulgarisation.


Ce livre fait suite à « Curieuses histoires de la science – Quand les chercheurs se trompent », livre paru chez le même éditeur, qui rappelle quelques grands mensonges, erreurs ou illusions de l’histoire du travail scientifique, l’exposé des faits étant accompagné de quelques commentaires épistémologiques.


Les éditions Jourdan ont aussi fait paraître son étude critique (parfois légèrement corrosive) de la vie intellectuelle en Belgique, qui se présente en deux volumes, l’un consacré au savoir vérifiable

(« Histoire des sciences et de l’industrie en Belgique ») et l’autre aux imaginations de la littérature et aux hypothèses et conjectures de la philosophie et des sciences humaines (« A quoi pensent les Belges »).

Ces quatre ouvrages sont disponibles en librairie, de même que ses travaux parus chez d’autres éditeurs, dont la liste figure sur les pages électroniques www.vuibert.fr et www.editions-harmattan.fr.

Notez que Jean Baudet nous a fait le plaisir d'accepter l'invitation du Réseau Arts et lettres pour nous offrir une de ses célèbres conférences sur la Science et la philosophie au début de l'année prochaine. Nous vous tiendrons informés.

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Un lama ne fait pas le printemps (partie 3).

Le survivant regarda hébété ses compagnons de la chanson tombés bravement, et s'éloigna en pleurnichant, et les témoins écoeurés de cette scène se souviennent encore de l'avoir entendu marmonner dans son dentier déchaussé :

- " Bouh hou bouh, qu'est-ce que je vais devenir maintenant, snif, je ne peux pas être un trio à moi tout seul, c'est pas crédible, bouh hou ouh, de quoi j'ai l'air moi, hein,...".

Il s'en alla, ainsi, pitoyable et détesté de tous les badauds, qui le huaient à qui mieux mieux. Rapidement l'esprit mercantile sauva la situation, car un stand de lancer de tomates pourries, de fromages de Herve coulants, mortels et recouverts de taches verdâtres et de choux-fleurs bleus odoriférants fut installé et les enfants, trop heureux contre quelques sous de pouvoir se défouler sur une victime désarmée, démunie, qui ne soit pas l'un de leurs parents, s'en donnaient à coeur joie. Les projectiles pleuvaient autour de lui, le heurtaient, l'éclaboussant de leurs miasmes pestilentiels, puis las de lutter contre l'hostilité d'une foule déchaînée, scandant des encouragements à leurs garnements, il se laissa mitrailler, transpercer de part en part. Mais les gens n'étaient pas contents, ils prétendaient qu'il gâchait le plaisir de leurs enfants, que ce n'était pas de jeu, qu'il devait bouger, certains hurlaient "remboursé", d'autres grognaient qu'il fallait le prendre et le lyncher. L'ancêtre pathétique, terrassé, anéanti n'en demandait pas tant, restant assis sur une caisse recouverte d'un tissu vert olive, attendant sa sentence, sans bouger. Finalement, il fut décidé de le malmener un peu, que les mioches pourraient lui donner quelques coups de pieds, pour la forme, les parents, éventuellement une baffe ou deux, mais qu'on le laisserait s'en aller, sous les quolibets et les hués. Ce qui fut fait, dans l'hilarité générale, et aux dernières nouvelles, on l'aurait aperçu dans le sud du pays, mendiant sa pitance, chantonnant des comptines d'un autre temps, se parlant à lui-même, se répondant avec une voix contre-faite, comme s'il avait absorbé ses frères en lui, s'enfuyant terrorisé, les mains sur la tête, à la moindre main dressé ou geste suspect, chassant les enfants loin de lui, à coups de bâton ou de balai, se mettant la population locale à dos, toujours en fuite.
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Un lama ne fait pas le printemps (partie 2).

Etienne, le comptable, devant son pupitre, habillé en Monsieur Loyal, animait la fête foraine, qui battait son plein dans la cour des miracles de nos rêves fous, sur le parvis de laquelle venait tournoyer des otaries, montées sur échasses, leurs truffes humant le doux parfum des embruns salés de leur enfance. Des clowns nains, ventrus sautaient d'un perchoir haut placé dans la gueule d'un fourmilion aux dents pointus, qui poussait des ricanements de hyène heureuse. Blanche-Neige et sa bande en maraude, courait de stand en stand, s'offrant comme guides aux touristes d'une nuit désoeuvrés, mais riches d'espérances. Les frères loups-garous Los Lobos voltigeaient dans les airs sans filet, se rattrapant à la dernière seconde, dans un tonnerre d'applaudissements mêlés d'appréhension, les spectateurs tendus, le souffle coupé par tant de témérité, par ce défi permanent à la mort. Au loin un point apparut, qui grossit jusqu'à ressembler à une mouche noire vrombissante, qui perdait de l'altitude, remontait, redégringolait, se maintenant à flot avec le plus grand mal. L'aérogyre, car telle était la nature de l'intrus in connu, et par là-même fascinant, qui chancelait, tournoyait, mouette ivre de nectar aigre-doux, puisé au coeur des lotus-champignons d'Arcadia, piquait vers nous comme une libellule aux ailes diaphanes. Nous dûmes nous baisser pour ne pas être heurtés au passage par l'appareil, dont le pilote avait perdu le contrôle. Les nains paniqués couraient dans tous les sens, se bousculant, se percutant avec fracas, leurs membres encastrés l'un dans l'autre, se dépêtrant avec maladresse. Ceux d'entre eux qui n'avaient pas réussi à se départager restaient interpénétrés, frères siamois malhabiles, leurs jambes étrangères se donnaient des crocs-en-jambe et l'on eut pu penser à les voir se chamailler qu'ils auraient pu en venir aux mains, mais laquelle est à qui ? Dans le doute, ils s'en allaient clopin-clopant, chacun boudant dans son coin. L'insecte instable ayant causé tout ce charivari s'écrasa dans le foin d'une grange, où un trio de vieillards à barbe tentaient d'enregistrer un album de musique country agrémenté de youloulés tyroliens. L'homme qui s'extirpa de l'habitacle de l'appareil, entendit un gémissement étouffé, provenant de deux des vieux, qui concentrés sur leurs répétitions, un casque sur les oreilles, n'avaient pas entendu le projectile fou leur venir dessus, et qui maintenant gisaient, sous la carcasse, exhalant un dernier râle, leur chant du cygne, en quelque sorte.
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Un lama ne fait pas le printemps (partie 1).

Les patients du docteur s'énervaient, gesticulaient, vociféraient à qui mieux mieux, formant une chorale dont le chant harmonieux résonnait, se répandait, joyeux petit nuage rose échappé de leurs bouches, qui montait le long de l'escalier en colimaçon. Fatima, la femme de ménage, l'attendait de pied ferme, armée de pied ferme, armée de pied en cape, l'aspirateur en bandoulière, prête à croiser le fer. Le nuage poltron essayait bien de passer en douce, mais rien à faire, d'un geste assuré du pouce droit elle enclenchait son engin redoutable, qui ronronnait tout content, affamé dans son coin de placard, ouvrant en grand sa bouche vorace, vers laquelle convergeaient les lambeaux filamenteux, barbe à papa géante gobée par une petite enfant souriante, maculée de sucre. Dans sa salle d'attente, Raziye avait fort à faire elle aussi, pressée de toutes parts pour recevoir un café, un autre sucre ou un hamac douillet, avec vue sur le parc d'attractions. Ses mains fouettaient l'air, plus rapides que des fusées, semblant se dédoubler, semblable aux statues de Civa. Quand elle n'en pouvait plus, elle faisait signe à sa collègue Déborah de venir la rejoindre, et elles fusionnaient en un être mythique, l'Accueillante Ultime, une femme à deux têtes et des centaines de bras, une forme de mille-pattes humain dressé sur ses pattes arrière. Dans chaque main, qui une tasse qui un agitateur pour son café ou un bic pour noter un rendez-vous. Une homme d'une trentaine d'années révassait devant la fenêtre, où un poisson-lune passait nonchalamment de tout son flegme pacifique, étalant impudiquement ses nageoires membraneuses, telles les voiles coquins d'une superbe odalisque, ondulant du ventre pour rejoindre les coraux venimeux du large. Les patients s'entassaient, se déformaient, s'emboîtant comme les pièces d'un gigantesque puzzle de chair. L'un d'eux, trop nerveux que pour rester assis, arpentait les murs, marchant la tête en bas dans un déni absolu de la gravité, suivi de près par une petite tornade blanche qui n'était autre qu'un hérisson survolté, ayant perdu le contrôle de ses patins à roulettes. Dans la cour, où le poisson-lune vagabond continuait de glander, porté par sa vessie natatoire, Philippe le secrétaire, sautait en scaphandre au milieu des anémones tentaculaires rouges et jaunes. Il prononçait des paroles incompréhensibles, noyées dans un torrent de bulles pour éloigner les requins-marteaux, qui le prenant pour un clou, tentaient de lui donner des coups de tête.
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Le manteau de Gogol

Dans ce récit de Nicolaï Vassiliévitch Gogol (1809-1852), publié en 1842, Dostoïevski voyait la source de toute la littérature russe moderne. Sa donnée d'ailleurs ne laisse pas d'être essentiellement dans la manière de Gogol: réaliste et fantastique. Elle s'appuie sur un simple fait-divers: Akaky Akakiévitch, un petit fonctionnaire, arrive, après maintes privations, à s'acheter un manteau tout neuf. Un beau jour, on le lui vole. Il en tombe malade et il meurt de consomption. Comme dans le "Revizor" et dans "Les âmes mortes", tout l'intérêt réside ici dans la profondeur de l'analyse. Dès l'instant où le héros s'aperçoit que son vieux manteau est déchiré, le porte chez le tailleur et s'entend dire que l'étoffe est usée jusqu'à la corde, tout s'ordonne avec une aisance admirable. Les sacrifices inouïs que le héros s'impose pour payer le fameux manteau: suppression le soir de tout luminaire, renonciation à certains repas, et bien d'autres choses encore,-tout cela exclut la moindre coquetterie. La vérité, c'est que le manteau en question symbolise en quelque sorte l' idéal. Quand le héros arrive à le réaliser, il lui semble que son front s'adorne d'un halo de lumière. Hélas, ce bonheur dure l'espace d'un éclair: au sortir du souper que ses camarades lui ont offert pour fêter cet "événement", on lui subtilise son manteau. Tout le réalisme du récit se trouve brisé net par un épilogue fantastique et tout à fait déconcertant: l'apparition du fantôme d'Akaky Akakiévitch à son supérieur hiérarchique, le "gros bonnet" qui l'avait terrorisé pendant des années et qui le voit contraint maintenant de lui abandonner son propre manteau. Il est vrai que le lecteur est déjà préparé à ce coup de théâtre fantastique par d'autres éléments burlesques. Il se peut d'ailleurs que cet épilogue ait une raison d'être: il permet à l'auteur de faire le jeu de la morale: l'apparition du fantôme d'Akaki Akakiévitch provoque une amélioration dans l'attitude du supérieur envers les autres employés. Si l'influence du "Manteau" fut décisive sur la littérature russe immédiatement postérieure, ce fut essentiellement par le côté réaliste du récit et de la psychologie; ce n'est que beaucoup plus tard qu'on mesura la signification profondément humaine des éléments burlesques introduits par l'auteur dans la plupart de ses récits.

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L'aveu

Elle attendait de vous

Des élans de tendresse,

Des petits bisous dans le cou,

De très douces caresses.


Pas du sexe à gogo,

Ni d’idées saugrenues

De vidéos pornos

Pour cette belle ingénue.


Elle espérait de vous

Beaucoup de romantisme,

Du parfum, des bijoux

Traduisant son mutisme.


Pas de sexe à tout prix

Dans n’importe quel endroit,

Vous croyant tout permis,

Vous n’étiez pas de bois.


Elle souhaitait de vous

Beaucoup de compassion.

Elle aurait fait de vous

Preuve de grande passion.


Votre sexe au garde à vous

L’a fait se refermer

Provoquant du dégoût,

Elle se sentait blessée.


Elle provoquait en vous

Des sensations si fortes

Dressant votre petit bout

En franchissant la porte.


Votre raison d’exister

N’était que votre sexe,

Baiser au lieu d’aimer

Situation complexe.


Elle croyait en vous

Vous imaginant autre.

Miroir, ce n’était pas vous.

Elle voyait quelqu’un d’autre.


Vous en avez conclu

Qu’elle était femme frigide.

Ça ne vous a pas plu.

Vous vous êtes pris un bide.


Elle espérait de vous

Que vous comprendriez

Qu’elle attendait l’amour

Et non ce chevalier


Qui saute sur sa monture

Dès qu’il en a envie

Etreignant sa roulure

En guise de survie.


Elle voyait en vous

L’homme tendre de ses rêves,

Le compagnon tout doux

Qui partagerait sa sève.


Aujourd’hui elle attend

Cet homme si charmant

Dont elle rêvait enfant,

Plus de sexe en avant.


Pour elle l’acte d’amour

Était l’apothéose

D’un couple fou d’amour

Qui voit la vie en rose.


Fait-elle preuve d’utopie

En maintenant son idée ?

Est-ce signe de folie

D’espérer être aimée ?

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La lune

J’ai demandé à la lune

Si les larmes que je versais

Étaient signe de faiblesse.


Et la lune m’a répondu

Que ces larmes déversées

Étaient averses du cœur.


Des fines pluies de bonheur

Avec des sourires en cœur

Ou d’un chagrin cicatrisé


Revenant à la pensée.

Des fortes pluies de tristesse

Liées aux grandes déceptions


Dont la vie ne nous épargne

En traçant notre chemin.

Des orages ravageurs,


D’injustices trop fragrantes,

D’un ras-le-bol de souffrir

À force d’être incomprise.


J’ai demandé à la lune

Si toutes ces pluies cesseraient

Craignant les inondations.


Et la lune m’a répondu

Qu’elles m’étaient nécessaires

Pour nettoyer devant ma porte,


Épurer les alentours,

Expulser toute l’ivraie,

Le vase doit se vider,


L’amour a besoin de place.

Déverse donc toutes les larmes

Qui évacuent tes chagrins,


Guérissent les grandes blessures,

Te permettent des lendemains

Qui seront remplis d’amour,


De joie et de grand partage

Car elles forment une mer

Où les grands cœurs fusionnent.


J’ai demandé à la lune

Où se trouvait cette mer.

Afin d'aller m’y baigner.


Et la lune m’a répondu

Qu’elle était sous les rayons,

Qui éclairaient tout mon être.

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Haïkus d'automne


Au cœur de la nuit

Les rues luisent sous la pluie

Le dernier tram est passé

………….

Brume d’automne

Un mendiant dort sur le trottoir

Aboiement du chien

……………….

Il pleut crachin

Étang couvert de feuilles mortes

Une grenouille sursaute

……………………..

Ciel gris et brisé

Les noisetiers sont dénudés

Les feuilles séchées crissent sous mes pas

…………………………..

Le soir sur la Grand - Place

Un chanteur de rue et son accordéon

Les passants s’arrêtent

Nada

17/11/10

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administrateur théâtres

Soudain, l'été dernier (théâtre le Public)

SOUDAIN, L'ÉTÉ DERNIER au théâtre Le PUBLIC

de Tennessee Wiliams


Mise en scène: Michel Kacenelenbogen / Avec Marie Bach, Serge Demoulin, Jo Deseure, Janine Godinas, Gaetan Lejeune, Magali Pinglaut et Valentine Syfer

DU 10/11/10 AU 31/12/10

C’est une maison à la Nouvelle Orléans, un jardin d’Eden particulier. Le rideau se lève sur une splendide verrière envahie de toutes parts par de gigantesques plantes tropicales. La maîtresse des lieux fait allusion à des plantes carnivores du début des âges, se délectant de drosophiles achetées à prix d’or. Et l’histoire dévorante commence. Elle oppose une mère castratrice, Violet Venable et une jeune femme, Catharina, qui ont chacune une version différente de la mort de Sebastian 40 ans, le fils unique de Violet, poète et homosexuel notoire. Violet est la seule qui peut le faire vivre, qui l’aide à accoucher de ses œuvres. Le combat des vérités s’engage. Violet rêve de faire lobotomiser la jeune femme qu’elle tient en son pouvoir, pour taire à jamais l’horrible fin de son fils. Un autre thème se déploie : l’appât de l’or qui peut lever tous les scrupules d’honnêteté, tant de la part du docteur Sugar, pris à partie, que de la part de Georges, frère de Catharina, et de leur mère, fort inquiets de leur subsistance, eux qui vivent aux crochets de la toute puissante Violet.

Mère et fils, au cours de leurs innombrables voyages luxueux ont contemplé l’île des Galápagos où des milliers de tortues à peine nées sont menacées par d’immenses oiseaux prédateurs lorsqu’elles veulent rejoindre la mer! La nature est cruelle. Sebastian a vu Dieu qui regarde, impassible.

Sebastian a l’âme d’un prédateur, il utilise les charmes et l’argent de sa mère, pour attirer sous sa dent les jeunes gens qu’il convoite, de par le monde. Mais quand, victime d’une attaque, la vieillesse atteint sa mère, Sébastien part en voyage avec sa cousine Catharina qu’il sauve de la sauvagerie de la société. Elle été brisée et elle devient sa chose, son appât pour lui procurer sa ration de jeunes hommes et de jeunes garçons. Cette vérité doit être étouffée: Violet est pathétique dans son combat désespéré pour la protection de son fils. Mais l’exposition de la vérité, par la jeune Catharina, prise jusque là pour folle est d’une sincérité renversante. Son long monologue est bouleversant : émotion pure et désintéressée, un hymne à la vérité, une négation de la haine, une innocence mythique. Elle a tout fait pour empêcher cette mort effroyable, elle n’en n’est pas la cause, juste le témoin éploré d’une mort choisie. Il n’a rien écrit cet été-là. Le lieu du ‘sacrifice’ porte bien son nom : Cabeza de Lobos, le cap des loups.

Le rendu de la sauvagerie humaine laisse sans voix, il atteint tous les personnages, sauf la bonne de Violet, asservie et renfrognée, murée dans le silence. La violence du prédateur qui est à son tour consommé, est d’une violence inouïe pour une scène de théâtre... La comédienne JANINE GODINAS a une présence et une prestance extraordinaire. MAGALI PINGLAUT a été enfermée dans la folie, un peu à la manière de Camille Claudel, et son jeu est d’une émotion et d’une intensité rares. Ces deux immenses confessions poétiques et passionnées s’inscrivent dans des jeux de scène très subtils. Le thème de la prédation et de l’étouffement omniprésents est suffocant, un peu à la Hitchcock. SERGE DEMOULIN parcourt tout le chemin entre le médecin mondain et le médecin humain : il dit peu mais sa sensibilité et son écoute progressive le transforment, jusqu’à ce qu’éclate sa dernière phrase, enflée de doute. Un spectacle peu indiqué pour des jeunes sans doute, mais éclatant de talent.

http://www.lepublic.be/play_details.php?play_id=259&type=1

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Les étoiles

Les étoiles

L’étoile des neiges

Est un édelweiss,

Fleur des montagnes

Des cœurs amoureux.


L’étoile du théâtre,

Petit rat d’opéra,

Au rythme de la musique,

Sautille gracieusement.


L’étoile de la scène,

Artiste en paillettes

Que l’on applaudit

Ou que l’on jalouse.


L’étoile du chérif,

Ornement métallique

Qui rappelle à l’ordre

Et chasse la débauche.


L’étoile de l’hôtel

A son importance

Quand elle est bien sûr

Entourée de quatre autres.


L’étoile de mer

Échouée par les vagues

Reste sur le sable

Et sèche au soleil.


L’étoile du sapin,

Garniture scintillante

Que l’on sortira

Quand Noël sera.


L’étoile du berger

Est le point de repère

Qui guide les pas

Au milieu de la nuit.


L’étoile filante

Est celle que l’on cherche

Dans le firmament

Pour faire son vœu.


L’étoile qui brille

Dans ta belle pupille

Est celle que je vois

Quand je t’aperçois.


C’est cette étoile-là

Que j’aimerais suivre

Pour me fondre en elle

Briller avec toi.


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L'erreur

L’erreur


Est-elle une marginale

Cette fille aux yeux doux

Ou la femme fatale

Dont vous deviendrez fou ?


Fou d’amour d’un seul coup

Touché par Cupidon

Qui se moque de vous

Avec sa flèche bidon.


L’effet miroir sera.

Vous la verrez comme vous

Et elle s’en défendra.

Vous en deviendrez fou.


Fou de colère d’un seul coup

La touchant de vos mots

Blessants à tous les coups.

Elle n’est pas un robot.


Des larmes jailliront

De ce cœur pur blessé.

Des yeux, elles sortiront,

Ne cesseront de couler.


Fou d’orgueil d’un seul coup,

Vous vous transformerez

En odieux loup garou

Qui cherche à l’achever.


En voulant à cette muse,

Reine de vos fantasmes

Qui connaît la bonne ruse

Pour survivre aux sarcasmes.


Fou de rage d’un seul coup,

Elle deviendra banale.

Cette pauvre fille aux yeux doux

N’est qu’une marginale.


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Le voleur

Le voleur



Pas plus haute que trois pommes,


J’étais fière de marcher en avant.


Nous ne nous rendions pas à Rome,


Chez une vieille tante seulement.



Tenant la valise dans une main,


De l’autre, elle tirait ma petite sœur.


Nous poursuivions ce long chemin


Que nous connaissions par cœur.



Mon père assis sur sa machine


Parcourait seul les kilomètres.


Ma mère en faisait toute une tartine


Que j’avalais mètre après mètre.



Arrivée face à la rue à traverser,


Fière de prendre seule l’initiative,


À droite, à gauche puis à droite, bien regarder


Pour me rendre sur l’autre rive.



C’est alors qu’il est arrivé


À fond de balle sur son vélo,


Tournant vite, sans même regarder


Il allait gagner le gros lot.



Une collision inévitable


Entre une enfant et un cycliste !


Ce n’était pas bien raisonnable


De changer subitement de piste.



Tous les deux, nous sommes tombés


Sur cette chaussée asphaltée.


Les policiers sont arrivés


Heureux de le récupérer.



J’avais arrêté un voleur.


Une grosse bosse sur le front,


Je n’avais même pas eu peur


Avant de recevoir l’affront.



Sortant de la bouche de ma mère


En colère face à ma tenue


Qu’allait-elle dire à mon cher père


Face à ma nouvelle déconvenue ?



C’est ainsi que je suis arrivée


Crasseuse chez la vieille tante


Et, en plus, bien défigurée.


Aujourd’hui, ce souvenir la hante.



Mon père riait de mon exploit


Car à cinq ans, j’avais osé


Aider ces deux hommes de loi.


Le voleur était enfermé !


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La pêche

La pêche



Un bon pêcheur à la ligne


Sait ce qu'est un bon appât.


Le printemps, c'est le bon signe


Qui le lui procurera.



Vers de terre sous de vieilles planches,


Vers de vase près des égouts,


Phryganes, s'il a de la chance


En soulevant les cailloux.



En été, les sauterelles


Sautent dans les herbes folles


Et se montrent très rebelles


Pour ne pas que l'on s'y colle.



Une journée ensoleillée


Donne beaucoup de courage


A toutes les fourmis ailées


Qui se montrent un peu moins sages.



Le pêcheur les attrape,


Les met dans une petite boîte.


Elles passeront à la trappe,


Ne verront plus la benoîte.



Accroché au bout de l'hameçon,


Le ver de terre se dandine.


Le pêcheur sait la façon


De ne pas pêcher que des sardines.



Grande sauterelle servira


D’appât pour la grosse carpe.


C'est de bon cœur qu'elle ira


Goûter à son métacarpe.



Les vers de vase mélangés


A de la terre et du pain


Soigneusement préparés


En boulettes jetées au loin.



Et toutes ces fourmis ailées


Sur un tout petit hameçon


Délicatement enfilées


Forment un colimaçon.



Les roussettes attirées


Par toutes les boulettes jetées,


Viendront pour les savourer


Et se feront bien piéger.



A la tombée de la nuit


Le bon pêcheur s'en ira


En emportant avec lui


Tout ce qui lui conviendra.


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Les griottes

Les griottes


Dans ma petite menotte


Qui contenait un trésor,


Je tenais toutes les griottes,


C’était un appât en or.



Je courais le long du fleuve


Pour le rejoindre au plus vite,


Voir les poissons dans le seau,


Une de mes passions favorites.




En arrivant à l’escalier,


Je me suis précipitée,


Pressée de lui partager


Les cerises tant convoitées.




Sur la pierre, il disposait


Un grand sac en toile de jute


Car parfois, il s’asseyait


Abandonnant toute lutte.




C’est en descendant les marches


Que je m’y suis pris le pied.


C’est ainsi que l’on arrache


Un pêcheur à ses pensées.




Et je me suis envolée


En passant dessus sa tête !


Mon trésor loin projeté,


Ce n’était pas mon jour de fête.




Plonger dans un fleuve profond


Sans même savoir nager.


Heureusement de son bras long,


Il m’a vite repêchée.




J’étais le fruit de sa pêche


Et la honte de ma mère


Qui a crié de sa voix sèche :


« C’est la faute de ton père ! »




La vase dégoulinait


De ma toute nouvelle robe


Et toutes les algues s’y collaient.


Qu’allait-on faire de cette robe ?




Je pleurais à chaudes larmes.


Mon trésor s’engloutissait.


Car c’est là qu’était le drame.


Ce n’est pas ce que je voulais !




De cette robe, je m’en foutais.


Je voulais être avec lui.


Et ma mère me tirait


Pour me séparer de lui.




J’étais une sale fille


Qui suivait son père partout.


C’est ainsi que va la vie.


Puis un jour, un point, c’est tout.

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A propos du Cercle de la Rotonde:

Ce cercle a toujours été un extraordinaire enrichissement dans la vie des cercles littéraires en Belgique. Nul doute que Marie-Clotilde ROOSE avec la collaboration de Pascale EYBEN ne nous offrent encore une fois une soirée d'une extrême qualité à laquelle on ne peut que vous conseiller d'assister.

Robert Paul

Le cercle de la Rotonde fête ses 20 ans
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administrateur théâtres

Les piliers de l'optimisme par Charlie Chaplin

Le jour où je me suis aimé pour de vrai

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai compris qu’en toutes circonstances,
j’étais à la bonne place, au bon moment.
Et alors, j’ai pu me relaxer.
Aujourd’hui je sais que cela s’appelle…
l’Estime de soi.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle
n’étaient rien d’autre qu’un signal
lorsque je vais à l’encontre de mes convictions.
Aujourd’hui je sais que cela s’appelle…
l’Authenticité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
J’ai cessé de vouloir une vie différente
et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive
contribue à ma croissance personnelle.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle…
la Maturité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai commencé à percevoir l’abus
dans le fait de forcer une situation ou une personne,
dans le seul but d’obtenir ce que je veux,
sachant très bien que ni la personne ni moi-même
ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment…
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle…
le Respect.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai commencé à me libérer de tout ce qui n’était pas salutaire,
personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie.
Au début, ma raison appelait cela de l’égoïsme.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle…
l’Amour propre.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé d’avoir peur du temps libre
et j’ai arrêté de faire de grands plans,
j’ai abandonné les grands projets du futur.
Aujourd’hui, je fais ce qui est correct, ce que j’aime
quand cela me plait et à mon rythme.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle…
la Simplicité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé de chercher à avoir toujours raison,
et je me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompé.
Aujourd’hui, j’ai découvert …
l’Humilité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir.
Aujourd’hui, je vis au présent, là où toute la vie se passe.
Aujourd’hui, je vis une seule journée à la fois.
Et cela s’appelle… la Plénitude.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir.
Mais si je la mets au service de mon cœur,
elle devient une alliée très précieuse !
Tout ceci, c’est…
le Savoir vivre.

Charlie Chaplin

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administrateur théâtres

Résidence d'écriture - Villa Marguerite Yourcenar

Résidence d'écriture - Villa Marguerite Yourcenar

Appel à candidature pour une résidence d'écriture dans le Nord de la France en 2012
La Villa Marguerite Yourcenar - Carrefour de la diversité culturelle européenne

Située au cœur des Monts de Flandre, la Villa Marguerite Yourcenar, Centre de résidence d’écrivains européens géré par le Conseil général du Nord, accueille chaque année, durant un à deux mois, des écrivains venus de toute l’Europe pour y poursuivre ou y achever un manuscrit sur le site de l’ancienne propriété familiale de Marguerite Yourcenar.
Peuvent poser leur candidature les auteurs résidant en Europe et/ou ayant publié chez un éditeur européen au minimum un livre à compte d’éditeur. Tous les genres littéraires sont acceptés. Les candidats sont sélectionnés par un jury indépendant constitué de spécialistes et de personnalités issus du monde littéraire européen. La résidence à la Villa Marguerite Yourcenar est assortie d’une bourse mensuelle de 1800 euros.
Informations et retrait des dossiers de candidature auprès de Françoise Bultez : fbultez1@cg59.fr
Date limite du dépôt des dossiers de candidature : 31 janvier 2011.
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