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"A Léon Werth

Je demande pardon aux enfants
d'avoir dédié ce livre à une grande personne.
J'ai une excuse sérieuse: cette grande personne
est le meilleur ami que j'ai au monde.
J'ai une autre excuse: cette grande personne
peut tout comprendre, même les livres pour enfants.
J'ai une troisième excuse: cette grande personne habite la France
où elle a faim et froid. Elle a besoin d'être consolée.
Si toutes ces excuses ne suffisent pas, je veux bien dédier ce livre
à l'enfant qu'a été autrefois cette grande personne.
Toutes les grandes personnes ont d'abord été des enfants.
(Mais peu d'entre elles s'en souviennent.)
Je corrige donc ma dédicace:

A Léon Werth
quand il était petit garçon."

Dédicace pour Le Petit Prince, Antoine de Saint-Exupéry
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administrateur théâtres

auteurs en herbe! A vos plumes!

A l'occasion de la sortie, le 7 avril 2011, du second roman de John Marcus "L'homme qui rêvait" (dont vous pouvez lire les premières pages en exclusivité dans le Livraddict Mag n°2), Jean-Marc Bastardy a choisi Livraddict pour accompagner la mise en oeuvre son projet éditorial, et, au passage, nous faire profiter d'une occasion absolument exceptionnelle. Voici, avec ses propres mots, l'idée innovante de Mr Bastardy :

« Depuis un certain temps, je réfléchis à un système de parrainage pour tenter de faire connaître de jeunes auteurs. Une idée simple consiste à reproduire le système des concerts où, généralement, un groupe plus confirmé cède sa première partie à un artiste naissant. (...) Bref, j’ai décidé d’expérimenter ce dispositif sous la forme suivante : je publierai systématiquement en seconde partie des romans édités par l’Autre Éditions, avec l’accord des écrivains principaux, la nouvelle d’un auteur inconnu. Concrètement, il s’agit d’adosser une nouvelle plume à un auteur plus confirmé, c’est une sorte de tremplin, pour le moins la possibilité de donner une certaine visibilité à un texte voué a priori à la confidentialité. Je pensai mettre en œuvre ce dispositif pour notre troisième ouvrage, mais compte tenu du report de « L’homme qui rêvait », j’envisage de faire cet essai maintenant et… avec vous. »

Concrètement, Livraddict et L'Autre Editions ont le plaisir de vous proposer un grand concours de nouvelles sur le thème policier. A partir d'aujourd'hui jusqu'au 12 décembre, tous les membres de Livraddict qui le souhaitent peuvent nous envoyer une nouvelle policière (maximum 15.000 signes). Un premier vote ouvert aux membres de Livraddict élira, entre le 13 décembre et 16 janvier, les trois textes préférés par notre communauté. Ensuite, entre le 17 et le 31 janvier, un jury composé de la Livraddict Team, de Jean-Marc Bastardy et de John Marcus élira le grand gagnant.

Mais alors, quel sera le prix ? En un mot : fabuleux ! La nouvelle gagnante sera publiée à compte d'éditeur en seconde partie du prochain roman de John Marcus, "L'homme qui rêvait", avec un tirage minimum de 10.000 exemplaires ! De plus, son auteur recevra, pour cette publication, une rémunération de 500 euros !

Alors, auteurs en herbes, voilà une chance unique de vous lancer dans le monde difficile de l'édition ! Grâce à l'Autre Editions, vous pourrez publier très largement votre première oeuvre et savoir qu'elle sera lue par des milliers d'amateurs de polars !

Le concours débute le lundi 11 octobre. Amis lecteurs et bloggueurs, faites passer le message ! Ouvrons cette possibilité unique au maximum d'écrivains en herbe possible, car une telle opportunité ne se reproduira pas deux fois !

La Livraddict Team

http://www.livraddict.com/concours.php

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DANS MON JARDIN...

Dans mon jardin...

La mousse a remplacé la pelouse

Pour les peids nus une sensation bien douce!

Sous les arbres perce plus de lumière

L'espace retrouve sa vacuité première...

Dans mon jardin...

Les oideaux ont élus domicile...

Et à l'envie ils picorent utile!

Les vasques verdissent à l'ancienne

Illustrant une nostalgie qui est mienne...

Dans mon jardin...

Chaque recoin a gardé ses souvenirs...

Les images affluent à n'en plus finir!

Les enfants qui grimpent à l'assaut du prunier

Et le chien à l'arrêt à côté du noisetier...

Dans mon jardin...

Tout au fond près du saule

Mon père passe un gilet sur l'épaule...

La chatte se balance aux branches du bouleau

Et la table se dresse car il va faire beau...

Dans mon jardin...

Hier se confond avec aujourd'hui

On en oublierait combien la vie fuit!

Ces deux chiens qui ne se sont pas connus

On dirait que jouer ensemble ils ont pu...

Dans mon jardin...

Je prends un livre et m'assied sur le banc

Visage et cheveux caressés par le vent!

Alors je ferme les yeux et je rêve un instant

Que la vie n'est rien qu'un éternel moment...

J.G.

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La complainte de la Cruche



Je suis triste, triste d’être anonyme sans nom et sans couleur, triste d’être seule, et surtout triste comme une cruche. Je vous assure, je suis tout cela en même temps, c’est beaucoup trop!

On ne faites pas attention à moi et personne ne me remarque. Bien sûr je ne fais pas de bruit ni étincelle, mais c’est pour votre confort. Seule dans mon coin, je me fais petite et silencieuse. Je ne veux surtout pas vous déranger ni vous détourner de votre temps précieux. Certes, être seule, çà été mon choix. Je dois dire que personne n’a insisté pour m’adopter ou pour m’acheter, de toute façon j’aurais dis non !

Je n’aime pas les humains. Les humains pensent tous, nous les objets, que nous sommes à leur disposition. Quant vous achetez une marchandise, avez-vous demandé une seule fois à cette marchandise, si elle veut bien aller avec vous, et donc, accepter votre vie ?

Non ! Je ne vous le fais pas dire ! C’est de l’esclavage, pur et dur !

Toute la journée, j’entends et supporte vos offenses, oui, oui, détrompez vous, je ne suis pas sourde comme un pot, quoiqu’on dise. Voyons qu’est-ce que j’ai entendu Il n'y a pas si longtemps ? « Qu’elle vie de cruche », ou alors et pire, « Empoté comme une cruche » ou « La cruche est pleine etc ...» Et que dire quand on urine sur moi quelle honte ou que l’on crache à l’intérieur de mon large col, ainsi, je garde durant des semaines l’humidité et l’odeur. Je suis triste et c’est vous les humains qui me rendait follement triste.

Pourtant, savez vous que je suis une cruche exceptionnelle. Tenez, Van Gogh en 1888, c’est moi qui ai posé quand il à peint « les Tournesols » et Beethoven, il s’est bien servi de ma caisse de résonance pour créer son concerto pour violon. Ah, quelle belle époque. Mon cœur en palpite encore. Alors que maintenant…

Venez me voir, je suis à Aubagne en Provence, seule, l’été au soleil, l’hiver dans le froid et la neige, venez me dire bonjour, je suis sur la terrasse de l'atelier Thérèse Neveu, la célèbre santonnière. Ne regardez pas la cruche, mais ce qu’elle contient, car moi aussi, j'ai un coeur !

Lucien Ruth

Décembre 2008 F I N

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Maîtresse

Maîtresse !

Jouer le second rôle sur la scène de la vie.

Jouet rangé dans le coffre à envies.

Passagères oubliée aux gares des convenances.

Maîtresse.

Se perdre dans des amitiés charnelles,

De celles qui jouent des sentiments,

Restés au bord du mot amour.

Amour !

Elles le frôlent,

Ne le disent jamais,

Le voudraient

Tellement.

Maîtresse ?

Non merci.


Nadine-Lia L.


"Le Prochain "




Encre de Chine

Henry LEJEUNE

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cold Flo

Flo est sous l'influence de Henry Purcell

Le roi Arthur tourne en boucle dans l'atelier, Flo en ressent les turpitudes.

Entre cold genius et ce qui suit, Flo s'enrhume, Flo joue, Flo se déshabille puis se ré-habille..

cold Flo 150x120 acry et marouflage sur toile

3ème état et je ne suis pas satisfait.

cold flo

Bref je ne sais plus ou elle en est ..

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Paraîtra dans la collection, Bruxelles se conte, des éditions Maelström, au printemps prochain. Cette collection compte déjà 12 booklegs (mot créé par l'éditeur, David Gianonni, sur le modèle des bootlegs de la prohibition US) et se vendent 3 euros l'exemplaire. Qui a dit que les bouquins coûtent chers ?...

http://www.maelstromreevolution.org

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CHANGEMENT D'ADRESSE COURRIEL

Désormais suite à un problème l'adresse courriel de M.de Lavansy ainsi que de l'Atelier d'Ecriture " De la plume aux Rêves" devient :petitrapporteur.baudot807@gmail.comPour rappel, je n'ai JAMAIS mis les pieds en Afrique, qu'on se le dise !merci-
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administrateur théâtres

Les combustibles (théâtre Le Public)

DU 09/11/10 AU 22/01/11

Les combustibles - Amélie Nothomb

"La ville est assiégée. Dans l'appartement du Professeur où se sont réfugiés son assistant et Marina, l'étudiante, un seul combustible permet de lutter contre le froid: les livres."

Plaisir esthétique et iconoclaste de pyromane : Amélie Nothomb joue avec la littérature comme elle jouerait avec le feu, avec un malin plaisir elle incendie ce qu'elle aime le plus au monde, les livres. Et le monde d’applaudir à ses facéties.

Pour Marina, la littérature n’est que fumée à côté de la pulsion de vie. Les hommes ont inventé la guerre. La femme fait la guerre à la guerre, à la glaciation qui éteint la vie. Elle doit voler le feu! D'où vient ce courage de détruire ce qu’on a le plus aimé? Au moment où il allait être baptisé Saint Rémi dit à Clovis : "Baisse la tête avec humilité Sicambre, retire tes colliers, adore ce que tu as brûlé, brûle ce que tu as adoré. Clovis embrasse le livre, change sa vision du monde. Marina est prête à tout, à sacrifier le biotope qui l’a nourrie. La question du choix du livre importe peu pour elle : « Quel livre, quelle phrase de quel livre vaut qu'on lui sacrifie un instant, un seul instant de chaleur physique ? " » Le jeu est malicieux, le spectateur sait que ces livres sont inventés pour la plupart! Mais lui aussi se pose la question!

La guerre a renversé toutes les valeurs, autorise toutes les violences et crée le glacial enfer. Marina veut sauver sauvagement ce qui lui reste de vie, elle ira jusqu’aux dernières extrémités pour conserver quelques degrés de température. Tombent un à un les principes, les hypocrisies, les scrupules, les valeurs. Et la barrière contre la barbarie s'effrite. Il ne reste plus qu’une faible chaleur animale réfugiée dans ce corps glacé où encore bat un cœur. Elle est prête au moindre embrasement, pourvu qu’elle se réchauffe! Elle s’éteindra avec l’extinction des feux du livre.

Son seul espoir, c’était que la guerre finisse, et qu’elle ne meure pas de froid avant. Mais même comme cela, elle n’aurait plus jamais été la même, amputée à jamais de l’humanité.

Cette pièce est jouée avec beaucoup de rythme, de dynamisme, de force, de flamme. La voix du professeur est maître. Au début Marina, les os gelés, est glaciale et déclame plus qu’elle ne vit son texte, cela fait froid dans le dos, on a presque envie de s’en aller, puis elle révèle sa passion sauvage pour l’étincelle de vie. Les livres utopiques volent un à un à la cheminée, annonciateurs de la mort prochaine, rien d’autre ne réchauffe les hommes… La flamme s’est éteinte, définitivement.

Qui sait, Amélie est peut-être perverse ou lucide et regarderait bien ses propres livres brûler en premier…si elle devait répondre à la question!

Mise en scène: Véronique Biefnot / Avec Kim Leleux,Jacques Viala, et Marc Weiss

http://www.theatrelepublic.be/play_details.php?play_id=258&source=agenda&year=2010&month=11&day=18

Quelques extraits:

LE PROFESSEUR. Je sais, Marina. Je n'ai plus rien à brûler.
MARINA (en regardant la bibliothèque). Et ça ?
LE PROFESSEUR. Les étagères ? Elles sont en métal.
MARINA. Non, les livres.
Silence gêné.
DANIEL. Ce n'est pas du combustible, Marina.
MARINA (avec un sourire ingénu). Mais si, Daniel. Ca brûle très bien.
LE PROFESSEUR. Si nous nous mettions à brûler les livres, alors, vraiment, nous aurions perdu la guerre.
MARINA. Nous avons perdu la guerre.
LE PROFESSEUR. Allons, mon enfant, vous êtes très fatiguée.
MARINA (avec un sourire joyeux qui la rend ravissante). Ne faites pas semblant de ne pas le savoir. C'est notre deuxième hiver de guerre. L'hiver dernier, si l'on nous avait dit qu'il y en aurait un autre, vous auriez conclu : "Alors, c'est que nous aurons perdu la guerre." Pour moi, elle était déjà perdue l'hiver passé. Je l'ai compris au premier jour de froid.
LE PROFESSEUR. C'est parce que vous êtes trop frileuse. Normal: combien pesez-vous ? Quatre-vingts livres ?
MARINA. Je pèse deux mille livres: le livres que vous brûlerez pour me réchauffer, Professeur.
DANIEL. Arrête, Marina.
MARINA (très douce). La nature est injuste. Les hommes ont toujours été moins frileux que les femmes. Grâce à la guerre, j'ai compris que c'était ça, la plus grande différence entre les sexes. Ainsi, en ce moment, vous croyez que j'ai perdu l'amour des livres. Moi, je crois que vous n'avez jamais été capables de les aimer vraiment: vous les avez toujours vus comme du matériel pour vos thèses, et donc pour votre avancement.
LE PROFESSEUR. J'adore l'air limpide avec lequel cette jeune fille nous injurie.

MARINA. Ce n'est pas assez.
LE PROFESSEUR. Comment ? Je vous en donne deux à la place d'un seul, petite garce.
MARINA. Vous déraisonnez, Professeur. Un Kleinbettingen vaut plus que deux Sterpenich.

DANIEL. Eh bien ! Brûlons Le Bal de l'observatoire ! Et vous aussi vous irez le relire à la faculté.
LE PROFESSEUR. C'est impossible. Je ne peux pas lire ce livre-là en public, après le mal que j'en ai dit.
DANIEL. Ah ! Et devant moi, ça ne vous gêne pas ?
LE PROFESSEUR. Non. Ja pars du principe que tout assistant considère son maître comme un imbécile. Alors, devant vous, je ne vois pas ce que j'ai à perdre.
DANIEL. Vous me stupéfiez ! Il m'avait toujours semblé que c'était le contraire: que tout professeur considérait son assistant comme un imbécile.
LE PROFESSEUR. Mais c'est aussi la vérité. Le tiers exclu n'est pas valable en psychologie, comme vous le savez. Et c'est l'un des charmes des relations entre professeur et assistant que ce mépris réciproque déguisé en respect admiratif.

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Être à côté de nous.

Se perdre, se confondre
Embrasser d'autres rêves
Caresser des chimères
Ne pas se dire qu'on aime
Nos joies, nos découvertes
Être à côté de nous.
Sur la toile des rencontres
oubliées,
Des aventures de l'irréel,
Des improbables accords
On aurait pu
La rater notre histoire
On aurait pu

Nadine-Lia L.
ext "Le Prochain"



Terre cuite d'Henry LEJEUNE
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Flo s'expose à Kiev

Je n'ose pas vous montrer les photos prises avec un blackberry qui a du faire un séjour dans un Hammam Ukrainien juste avant le "reportage"

La flo du jour non finito 150x120 acry et marouflage sur toile

flo-du-13-nov

Le stand surgit dans la brume, j'ai cru reconnaître une de mes peintures dans un brouillard digne du bain turc version wet..!

Ma Flo Vénus au bain est vraiment au bain de vapeur..ça devrait lui faire du bien..ou alors elle va se mettre à rouiller..

Voici un message envoyé par Eric Patou des éditions Patou "nude art today"

Bonjour
Une petite idée du stand. les photos viennent du téléphone ce qui explique la mauvaise qualité. J'ai pris d'autres photos avec un numérique.

Il y avait beaucoup de monde le jour du vernissage, les ventes se font en fin de semaine.
J'ai rendez vous avec le musée d'art moderne de la ville de kiev ..........

Ici tout est complique, tout est en russe, même dans les restaurants!
Heureusement j'ai dîner avec l'équipe de l'ambassade de france.
Personne ne parle anglais et les gens ont peur au moindre renseignement.


Bon j'espère que les Ukrainiens sont cool avec le gentil Patou.. sans cela j'envoie les chiens

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administrateur théâtres

"L'échange" de Paul Claudel (théâtre des Martyrs)

L’ÉCHANGE

Paul Claudel, le petit frère de Camille… écrivit cette pièce lorsqu’il avait 25 ans, en 1894, étant vice consul en poste dans la fabuleuse Amérique, lieu rêvé du rêve des européens. Pays de tous les possibles et de tous les fantasmes. La scène représente une sorte de chambre noire où évoluent le quatuor et leurs désirs contradictoires.

Tout juste mariés, Louis Laine (Itsik Elbaz) et sa femme Marthe (Anne-Pascale Clairembourg ) sont venus s’installer en Amérique. Ils gardent la propriété d’un millionnaire, Thomas Pollock Nageoire (Idwig Stéphane ) et de son « épouse », Lechy Elbernon (Muriel Jacobs). Hors de la présence des perfides propriétaires, au début c’est l’Eden, même si le décor n’a rien d’agreste. De sombres fenêtres squelettiques, nues, un bout de piscine noire, une esquisse de plongeoir, une rampe, un escabeau, du vide noir.

Seule Marthe a du corps, du cœur, du courage plein ses jupes, une douceur tranquille pendant presque toute la pièce, accrochée qu’elle est à son rêve d’amour, « au pays vrai ». Un ange déterminé qui ravaude, qui répare, qui console, qui brode patiemment le bonheur. Elle veut partir avec Louis, loin, avoir une hutte simple mais bien à eux, fonder une famille. Il avait pourtant promis… Lui ne tient à rien, même pas à la terre, accroché à son rêve de liberté, animal sauvage, suspendu sur cette balançoire, la seule chose qu’il ait jamais construite de ses mains. « Je vole dans l’air comme un busard, et j’entends le craquement de l’illumination ! »

« Tu m’as blessé avec un seul cheveu de ta nuque ! » Il se sent prisonnier, déteste d’être apprivoisé. Il sera la proie rêvée de cette femme funeste, l’inconnu, Lechy qui débarque soudainement avec son mari. Elle est un monstre de suffisance et d’égoïsme, à moitié folle, actrice de son état, totale prédatrice, ivre de désir. Elle le convoite. Son mari le lui achète. « Il n’y a rien qui fasse autant d’innocence à un homme que de tromper sa femme » déclare Lechy avec emphase. She’s Moonstruck. Drame: le naïf Louis au sang indien, incapable d’écouter Marthe, se sera inéluctablement trompé d’ennemie et en mourra. « Un esprit terrestre est en moi ! »prévient Louis. « Je suis celle qui peut t’empêcher de te sauver, de mourir » plaide doucement Marthe. Douce-Amère.

« Je suis tout. » déclare Thomas Pollock. Il incarne l’or, le capital, les banques, l’armement, le pouvoir absolu, l’avoir. Il est sûr que tout s’achète, que tout peut être « échangé » avec profit. Son désir s’est posé sur Marthe-Marie, beauté sage de l’innocence pure. Lui aussi prédateur, gagne à tous les coups. Mais Louis n’a pas pris l’argent. « Il n’a pas de poches ! » clame Marthe, « Débiteur de lui vous restez ! » Le deal est caduque. Lechy, vengeuse infernale, désespérée que l’âme de Louis lui ait échappé, l’a fait mourir. La maison de Thomas Pollock brûle, la fortune s’en va en fumée… Marthe porte un enfant, une main se tend… Elle est tout.

Cette pièce est d’une modernité saisissante. La langue est riche et musicale. L’interprétation de Marthe est divine, tout en elle veut aboutir, elle sait écouter, se taire, faire éclater une juste colère et faire triompher la vie. Lechy surjoue légèrement, façon Cruella, brassant constamment l’air de ses bras cupides ou menaçants. Le jeu est un peu répétitif mais rend le personnage merveilleusement antipathique. Le colossal géant de fortune est dépossédé mais gagnant, le sauvage, victime de ses chimères, un pauvre animal que Marthe-Marie n'a pas réussi à mettre debout!

Du 12/11 au 11 /12 2010 AU THÉÂTRE DES MARTYRS

http://www.theatredesmartyrs.be/index2.html

Dans cet extrait, l'actrice savoure sa puissance sur les spectateurs:

.

LECHY ELBERNON
Je suis actrice, vous savez. Je joue sur le théâtre. Le théâtre. Vous ne savez pas ce que c'est ?

MARTHE
Non.

LECHY ELBERNON
Il y a la scène et la salle. Tout étant clos, les gens viennent là le soir, et ils sont assis par rangées les uns derrière les autres, regardant.

MARTHE
Quoi ? Qu'est-ce qu'ils regardent, puisque tout est fermé ?

LECHY ELBERNON
Ils regardent le rideau de la scène. Et ce qu'il y a derrière quand il est levé. Et il arrive quelque chose sur la scène comme si c'était vrai.

MARTHE
Mais puisque ce n'est pas vrai ! C'est comme les rêves que l'on fait quand on dort.

LECHY ELBERNON
C'est ainsi qu'ils viennent au théâtre la nuit.

THOMAS POLLOCK NAGEOIRE
Elle a raison. Et quand ce serait vrai encore, qu'est-ce que cela me fait ?

LECHY ELBERNON
Je les regarde, et la salle n'est rien que de la chair vivante et habillée.
Et ils garnissent les murs comme des mouches, jusqu'au plafond.
Et je vois ces centaines de visages blancs.
L'homme s'ennuie, et l'ignorance lui est attachée depuis sa naissance.
Et ne sachant de rien comment cela commence ou finit, c'est pour cela qu'il va au théâtre.
Et il se regarde lui-même, les mains posées sur les genoux.
Et il pleure et il rit, et il n'a point envie de s'en aller.
Et je les regarde aussi, et je sais qu'il y a là le caissier qui sait que demain.
On vérifiera les livres, et la mère adultère dont l'enfant vient de tomber malade.
Et celui qui vient de voler pour la première fois, et celui qui n'a rien fait de tout le jour.
Et ils regardent et écoutent comme s'ils dormaient.

MARTHE
L’œil est fait pour voir et l'oreille
Pour entendre la vérité.

LECHY ELBERNON
Qu'est-ce que la vérité? Est-ce qu'elle n'a pas dix-sept enveloppes, comme les oignons ?
Qui voit les choses comme elles sont ? L’œil certes voit, l'oreille entend.
Mais l'esprit tout seul connaît. Et c'est pourquoi l'homme veut voir des yeux et connaître des oreilles.
Ce qu'il porte dans son esprit, - l'en ayant fait sortir.
Et c'est ainsi que je me montre sur la scène.

MARTHE
Est-ce que vous n'êtes point honteuse ?

LECHY ELBERNON
Je n'ai point honte ! mais je me montre, et je suis toute à tous.
Ils m'écoutent et ils pensent ce que je dis ; ils me regardent et j'entre dans leur âme comme dans une maison vide.
C'est moi qui joue les femmes :
La jeune fille, et l'épouse vertueuse qui a une veine bleue sur la tempe, et la courtisane trompée.
Et quand je crie, j'entends toute la salle gémir.

Paul Claudel, l'Échange (1ère version), Mercure de France

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C'est la neige qui a encore raison

Le Jura lessivé, le Jura nettoyé, le Jura tristounet mais le Jura encore là.. enfin je crois, je ne l'ai point vu de la journée..

Le tyrol en Hiver

25x25 cm

aquarelle du carnet de voyage:

"Terres de Sienne. Terres blanches"

2ème édition

là haut sur la montagne

La neige à genoux, la neige tout simplement fondue.. rien de plus normal en fait .. la neige fut inventée pour tomber et pour fondre.. vivre d'abord et mourir ensuite.

C'est d'un banal me direz vous .. Pourtant ce soir elle me manque. Je l'ai titillé hier, je l'ai peinte aujourd'hui.. Que voulez vous je l'aime de tous ses flocons, blanche ou bleutée, fine et glacée.

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Viennoiseries

Une petite clochette épinglée à l’entrée

Se met à fredonner au petit matin

Lorsque les habitués se précipitent

Devant la vitrine des convoitises

«Gling gling »

Petits pains et grands pains

Sont exposés avec grâce

Alors que les pains aux olives

Rivalisent avec les pains aux graines de sésame

Parfums et effluves de rêve sortent du four à bois

Croissants, pains au chocolat et aux raisins

Chaussons aux pommes et babas au rhum

Telle une flute se vante la ficelle de sa fine silhouette

Croustillante, dorée à la mie blanche et moelleuse

- "Bonjour Madame, vous désirez ?" me dit le boulanger

- "Un grand pain de seigle carré coupé s’il vous plaît"

- "Autre chose Madame ?"

- "Oui un clafoutis aux framboises pour mes invités"

- "Merci Monsieur. Bonne journée".

 

 

12/11/10

 

Nada

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Grâce à Jean Rohou

Le 17 novembre à la librairie Le Failler de Rennes, Jean Rohou dédicace son dernier livre très critique sur la religion, pendant sa jeunesse, en Bretagne: Le Christ s'est arrêté à Rome.

Auteur de Fils de Plouc, il m'a permis de découvrir qu'un ami d'enfance avait une face cachée digne d'intérêt.



Le joueur de guitare

Le mec s’est pointé dans la cour de la maison des jeunes dans le milieu de l’été. Malgré sa gratte sur l’épaule, il n’a pas ladégaine d’un hippie de retour de Woodstock. Cheveux courts, un grand sourirelui fend la figure et ses yeux pourraient en faire chavirer plus d’une.

Normalement les nouveaux venus qui le souhaitent, s’intègrent très vite à l’équipe de joyeux fêtards qui font tourner la boutique. Celui-là,se débrouille mieux que bien et fait vite partie du premier cercle des membresactifs. Intelligent, fin et dévoué, son charisme indéniable lui donne unavantage certain sur la bande de forbans un peu rustres qui ne pensent qu’ànaviguer, par gros temps, sous la pluie, un litron de rouge à la main.

Il a branché Joëlle et sa copine ; il prétend leur apprendre à jouer de la guitare. Chantal et Line tournent aussi un peuautour, pour voir… Là c’est vraiment déloyal… Aucun des musicos de la maison, etils sont nombreux, même Yvon qui tapote un peu sur les pianos, n’utiliserait cesubterfuge éculé… Quoique…

Les vieux matous, bêtement jaloux, sont sur les griffes et leur look de vieux pêcheurs mal dessalés ne les avantage pas.

Comme ce n’est pas un touriste de passage mais un authentique carantécois il faut composer et faire contre mauvaise fortune boncœur car il est enraciné là, pour un bout de temps. Il ne fume pas, il ne boitpas, on le regarde avec circonspection. Un peu plus âgé que l’équipe fondatricede la maison, il doit aider à gérer l’avalanche des activités de la pleine saison.

Gilbert détonne un peu dans ce milieu de laïcards militants, un poil sectaires : il est protestant. Déjà avec le curé c’estdifficile d’être polis et civilisés, alors avec lui… Ne pas se moquer d’unereligion exotique, l’accepter, le respecter, demande une certaine abnégation. Malgrétout, son sourire désarme les plus réfractaires et depuis qu’une des filles l’anommé « Père Gilbert », il faut croire qu’il est en mission cheznous.

En réalité, des missions, il en prépare plusieurs et sous son air gentil c’est un vrai dur. Il n’a pas attendu la révolution pour trouverdes idées et son activisme n’est pas superficiel non plus. La preuve en estdonnée lorsqu’il soutient activement Alain qui objecte son antimilitarisme.Refuser de partir faire le zouave mérite de graves ennuis. De même, aider untel délinquant provoque chez les « Autorités » autre chose que de lacompassion.

Sa jeune existence est forgée de volonté et de détermination.

Croire en quelque chose doit l’aider, même si certains d’entre nous le regardent comme un extraterrestre. Il a voulu fairedes études de théologie… Vous parlez ! Avec tout juste un certif. On peutêtre ambitieux ; mais quand même ! Il a du rattrapage sur laplanche !

Il l’a fait ! Avec la complicité d’un prof qui l’a pistonné auprès d’un proviseur, le voilà en première à Tristan Corbière ;comme un grand benêt qui aurait redoublé d’abord et quadruplé ensuite. De plus,ce lycée du diable pratique la mixité, tout le monde le sait, peu favorable auxétudes.

Après le bac et une licence de théologie il deviendra Pasteur « avant de devenirl’un des opposants les plus actifs à l’injustice sociale et à la dégradation dela planète » *dans Jean Rohou, Fils de Ploucs (2007).

Ben nous… On l’a connu avant ; mais ça, on ne l’aurait pas vu venir !

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Le capitaine Fracasse est un roman de Théophile Gautier, publié à Paris en feuilleton dans la Revue nationale et étrangère de décembre 1861 à juin 1863, et en volume chez Charpentier en 1863.

Vingt-cinq ans séparent la conception et la publication de ce roman promis dès 1836 à Renduel, annoncé deux ans plus tard par Desessart, destiné en 1845 à Buloz pour la Revue des Deux Mondes, prévu en 1853 pour la Revue de Paris et enfin publié huit ans après, avec un succès immédiat tant auprès du public que de la critique.

Attiré dès le collège par une littérature non académique, par les décadents latins, par Villon et Rabelais dont il s'imprègne, Gautier, sans les oublier, s'inspire essentiellement ici de certains écrivains un peu méconnus du début du XVIIe siècle (Saint-Amant, Théophile de Viau, Cyrano, Georges de Scudéry, Scarron) auxquels il a consacré, en 1834, la majeure partie des études qui formeront le recueil des Grotesques (1844).

Ces essais constituent le tremplin d'une création romanesque entravée par de nombreux travaux de journalisme alimentaire, et le dernier d'entre eux, consacré à Scarron, fournit même la trame et l'esprit du roman. On notera en outre l'influence de la poésie de Saint-Amant et des comédies de Corneille, les allusions à Cyrano de Bergerac, au Wilhelm Meister de Goethe, ou, car le roman historique est à la mode depuis les années 1825 environ, les réminiscences de la Fiancée de Lammermoor de Walter Scott, voire même de Notre-Dame de Paris de Hugo, sans oublier les références érudites issues d'ouvrages spécialisés comme les Curiosités de l'histoire du vieux Paris du bibliophile Jacob.

Dans les Landes se dresse un castel décrépit, habité par un vieux serviteur basque, un chat piteux, un chien poussif, une rosse décharnée et un jeune seigneur, beau, misérable et perclus d'ennui, le baron de Sigognac. Un soir, on frappe à la porte (chap. 1). Une troupe de comédiens demande l'hospitalité. Fasciné par la beauté de la Sérafina (la grande coquette), de l'Isabelle (l'ingénue), voire de Zerbine (la soubrette), Sigognac participe au festin des comédiens, qui l'incitent à les suivre. Sur le douloureux chemin du départ, une splendide amazone, Yolande de Foix, raille le gentilhomme déchu (2). Dans une auberge pittoresque, le marquis de Bruyères remarque l'aguichante soubrette et invite la troupe dans son château (3). Une fillette en haillons, Chiquita, prévient son ami, le brigand Agostin, de la présence des comédiens; mais lors d'un grotesque guet-apens, l'épée de Sigognac l'emporte sur le redoutable poignard du bandit (4). Le marquis reçoit superbement les comédiens, poursuit son aventure avec Zerbine, tandis que la marquise se montre sensible au charme très étudié du jeune premier, Léandre, à qui un billet intercepté vaut une volée de bois vert (5). La misère s'abat sur les comédiens: le Matamore, puis le cheval, meurent dans une tempête de neige, et Sigognac décide de prendre le rôle vacant sous le nom de Capitaine Fracasse (6-7). Aperçue à sa fenêtre par le très beau et très orgueilleux duc de Vallombreuse, Isabelle est importunée par lui. Sigognac intervient (8), puis défait les sbires de Vallombreuse, avant de blesser en duel son rival. Léandre retrouve la marquise masquée (9). Isabelle refuse par modestie la main de Sigognac et échappe de justesse à un enlèvement (10). A Paris, Sigognac visite la ville, tandis qu'un redoutable spadassin, Jacquemin Lampourde (11), joueur et ivrogne (12), est soudoyé pour le tuer. Isabelle est sauvée in extremis des bras de Vallombreuse et Sigognac vainc à l'épée Lampourde émerveillé (13) qui va rendre ses pistoles au duc (14). Celui-ci parvient à ses fins: Isabelle est séquestrée dans un vieux château isolé. Pour la sauver, les comédiens se battent vaillamment avec les truands qui la gardent et Sigognac transperce le duc dont le noble père survient pour reconnaître en Isabelle sa fille (15-18). Métamorphosé par une miraculeuse convalescence, Vallombreuse vient chercher Sigognac retiré dans son château en ruine pour lui faire épouser sa soeur qui restaurera superbement la vieille demeure (19-22).

Sacrifiant peu à la vraisemblance, le Capitaine Fracasse se présente comme un nouveau Roman comique où, comme chez Scarron, le burlesque s'appuie sur le réalisme des descriptions (scènes d'auberge ou de taverne, etc.). Indéniablement, mais superficiellement, roman de cape et d'épée, le Capitaine Fracasse révèle chez Gautier un art parvenu à sa maturité; combats, poursuites, tentatives d'assassinat et intrigues amoureuses ne doivent pas dissimuler une réussite formelle évidente, qui situe l'oeuvre au-delà du simple roman d'aventures. La littérature chez Gautier donne toujours à voir et le coup d'oeil incisif du peintre que l'auteur a failli devenir perce dans de nombreuses descriptions, souvent inspirées de Callot, d'Abraham Bosse ou des peintres flamands: le pittoresque des truands, bons pour la corde et tout droit issus de Villon, ne le cède en rien à celui des comédiens. Tous ces portraits si variés sous-tendent une typologie, chaque acteur coïncidant par exemple avec son emploi. C'est en ce sens qu'il faut comprendre l'absence de psychologie souvent reprochée à l'auteur: sa recherche est moins celle de l'expressivité que celle du «type», voire d'un idéal esthétique. La laideur (Dame Léonarde la duègne), les divers types de grâce (Sérafina, Isabelle ou Zerbine) pâlissent nettement par conséquent devant l'implacable et parfaite beauté de Vallombreuse, qui, parce qu'elle transcende la différence sexuelle, rappelle celle de Mlle de Maupin (voir Mademoiselle de Maupin).

Le souci esthétique n'entrave en rien le déroulement du fil romanesque, et le rythme soutenu du roman fait revivre le fourmillement flamboyant de toute une période historique que le pouvoir central n'a pas encore assagie. L'écriture, quoique constamment traversée par l'humour, est donc moins récréative que «recréation» d'une époque Louis XIII légèrement idéalisée, et Gautier excelle à pasticher ces auteurs «grotesques» qu'il a tant appréciés, ou à parodier la rhétorique précieuse. On admirera la diversité et l'éclat des langages, s'épanouissant aussi bien dans la péroraison emphatique et comique du pédant Blazius que dans les rodomontades vertigineuses du Matamore reconverti en Fracasse, personnage central dans la genèse du roman, issu de la tradition italienne (le Fracasso) et très en vogue au XVIIe siècle.

Mais le théâtre n'a pas seulement pour rôle d'exhiber la virtuosité verbale de l'écrivain. Vallombreuse comme Sigognac sont amoureux d'une actrice et Zerbine, enlevée avec son consentement, analyse avec justesse la fascination suscitée par l'actrice: «C'est une passion d'esprit plutôt que de corps.» Le théâtre, «ce rayon d'art» (chap. 8) qui transfigure la femme, ne fut sans doute pas pour rien dans la fascination exercée sur Nerval par la comédienne Jenny Colon, ou sur Gautier lui-même par la danseuse Carlotta Grisi. Enfin, la découverte de la scène par un néophyte est prétexte à une réflexion sur l'art dramatique et sur la pantomime, comme l'indique la référence à l'Illusion comique de Corneille: Sigognac doit apprendre à être vrai au sein même du mensonge théâtral; problématique «baroque» autant que romantique interrogeant le rapport de la vérité et de l'illusion.


Illustration de Jacques Laudy pour le célèbre roman de Théophile Gautier par une des figures majeures de la bande dessinée belge. Coll. privée

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l'agent double trouble

Je me souviens de cette appellation écrite par un journaliste de la presse locale. Le titre de son papier était :

Gegout, un agent double ?


Ce confirme au fil du temps cette double appartenance, Gegout le peintre qui fait des peintures plus ou moins glauques et pas forcément "belles" et l'autre Gegout, aquarelliste pratiquant l'art plus concret du carnet de voyage.

Cette apparente skyzophrénie trouble et dérange plus d'un amateur d'art qui aimerait étiqueter l'artiste que je suis.

La piazza del campo à Sienne aquarelle 25x25 2010 gegout©

piazza-détail--ok--blog

Désolé de vous dire que j'aime cette liberté de l'artiste. Je revendique le droit de passer sans avoir à me déguiser d'un monde à l'autre, passer du carnet de voyage documentaire ou les aquarelles sont aussi des illustrations, à un monde plus introspectif ou j'exprime mes angoisses humaines et existentielles.

Dans tous les cas, je reste moi-même, convulsif frénétique et passionné..!

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Séance publique de la Classe des Arts

La séance publique de la Classe des Arts aura lieu le samedi 27 novembre prochain à 15 h (et non 11 h) dans l’Auditoire Albert II du Palais des Académies.

PROGRAMME

- Discours de M. Léon Wuidar, Directeur de la Classe : Questions de goûts

- Lecture de M. Jacques Vilet, Membre de la Classe : Le photographe : compositeur ou interprète

- Proclamation par M. Hervé Hasquin, Secrétaire perpétuel, des résultats des élections, des concours annuels et des prix de Fonds et Fondation

Invitation jointe

Invitation Classe des Arts.pdf

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