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Celyes
Modérateur
France

Note: ceci est extrait d'un site international (dont la référence est cachée) que j'ai découvert par hasard sur le net. De telles critiques font plaisir! Surtout lorsqu'on y joint quelques textes et une bio!

Claude HARDENNE

Date du message : mai 7, 2010 04:29


Ce poète belge que je viens de découvrir à pour moi un talent fort et remarquable.
Ses poèmes assez nombreux sont de bonne qualité
Il sait donner de l'émotion ,mélange de tristesse , de tendresse et d'amour, ce que j'aime,


FLEURS D’OMBRE


Mon ami connais-tu ces fleurs d’Ombre pareilles

Aux romances d’été que l’on se dit le jour

De la dune à la vague où la barque appareille

Connais-tu ces fleurs d’Ombre appelant les retours ?


Ces fleurs d’Ombre ployant ces grands foyers au chaud

De leur tendresse intime et chaque jour nouvelle

Les connais-tu ployant quatre murs blancs de chaux

Repleurant le départ des frêles caravelles ?


Tendresse au bord du jour au bord des bleus espaces

Aux rivages roulant leur sable au creux des mers

Qu’il est triste le cri des lents esquifs qui passent

Au fil crispé des flots tremblant de tous leurs nerfs


A l’ombre des fleurs noir et rouge de l’été

Fument les pipes bleues en nuée paisible

Ignorantes des brumes longues du Léthé

Lueur douces d’amour cantonnée au visible


Hé oui ! tu les connais ces fleurs d’Ombre tremblantes

Dont les racines font des villes et des murs

Un harem de tendresse aux poitrines brûlantes

Pour tous ceux qui ont peur d’être seuls dans l’azur


Tu connais ces fleurs – leurs racines dans le sol

Plongent rouges d’amour en enserrant la terre

Symphonie dont elles sont la clé de sol

Et se courbent en le creux de la dune et s’y terrent


Dans le four rond et chaud de la glèbe crépitent

Des myriades de pains plus dorés que soleil

A l’ombre de ces fleurs des peuples doux habitent

Loin des rêves brumeux et fous des Loreley


Ils ne comprennent pas et demandent pourquoi

Oui pourquoi certains fous un jour brumeux partirent

Là-bas vers l’horizon – l’horizon reste coi

Qui parmi les humains pourrait donc le leur dire ?


Ces grands poàmes blancs sur le sable tracés

Ces grands poèmes blancs abandonnés par l’onde

Lentement par la houle un à un effacés

Pouraient dire bien mieux leur soif vers d’autres mondes



APNEE

Je descends en apnée au fond de ton absence
Un corps parfois remonte et me frôle en passant
La lumière du jour qui perd de sa puissance
M'accompagne un instant

C'est vide et triste et nu au fin fond de l'abîme
C'est froid comme la mort puisque tu n'es plus là
C'est plein de ces tourments que parfois nous subîmes
C'est presque l'au-delà

Je descends en apnée au coeur de ton absence
Et m'étonne de voir tout le jour obscurci
Le temps autour de moi remonte à sa naissance
Quelques noyés aussi

Nous ne nous verrons plus plus jamais les rivages
Ne garderont en creux l'empreinte de nos corps
C'est pire qu'un départ qu'un vol d'oiseaux sauvages
L'envers creux du décor

Je descends en apnée au fond de ton absence
Tu ne peux pas savoir comme j'ai mal de toi
Et je garde en ma chair ô suprême élégance
L'empreinte de tes doigts





PLAGE


J’ai bu longtemps longtemps l’ivresse de ta bouche
Et le vent caressait nos cheveux emmêlés
Apportant de la mer l’odeur des fruits salés
Jetés sur le rivage autour de notre couche


Ombre des nuits le doute encombrant d’escarmouches
Nos lendemains – c’est vrai – nos désirs en-allés
Nous savions que le temps poserait ses scellés
Sur le chiffre noué de nos corps qui se touchent


Pourtant infiniment la tendresse était reine
De mes bras en collier autour de ton corps nu
Te sacrant à la fois vassale et souveraine


Que pouvions-nous savoir de ces lieux inconnus
Où nous menaient les nuits avec leurs ondes lentes
Calmes passionnément tendrement violentes





Claude Hardenne est né à Liège en Amercoeur le 16 octobre 1946.
Il dessine dès son enfance la plus tendre et apprend la peinture en l'atelier de Michel
DUTRIEU au « Bateau Lavoir » (ateliers Mommen) à Bruxelles (1963 – 1968) ainsi que
la sculpture en taille directe à l'école des Métiers d'Art de Jemappes avec Jean-François
LEINNE (1978).
Fréquente ponctuellement les académies d'Ixelles (modelage), de Molenbeek (peinture)
ainsi que l'académie libre "l'Effort" près du Sablon.
Parallèllement, il se met à écrire sous forme poétique et de manière assez intermittente.
Il termine sa licence en philologie romane à l’université de Louvain (1971)
Professionnellement, il est professeur dans le secondaire supérieur (1972 – 1979)
instructeur à l’ONEM (1979 – 1981) animateur à la télévision communautaire de Namur
C***** C (1981 – 1983) et enfin agent principal du réseau commercial d’Assubel-Vie
(1983 – 2000)
En 2000, il bénéficie de la prépension conventionnelle.
Claude Hardenne pratique également le dessin, la peinture à l'huile, l'aquarelle, la
gravure et le modelage de la terre, la sculpture en taille directe ainsi que la sculpture en
bronze par la cire perdue
En 1980, cours de gravure à l'académie des Beaux-Arts de Namur
En 1993, il crée avec François BOLAND, l'atelier de fonderie de bronze qui se situe sur le
site du nouveau St SERVAIS près de namur et qui regroupe rapidement une dizaine
d'artistes sous le nom d'ESC-ART-GO. Métier de sculpteur-fondeur de bronze.
Et il réalise en 1983, l'affiche de la 1ère journée internationale de lutte contre
l'*****phabétisme.
En 1993, avec F BOLAND, il réalise la sculpture en bronze " la naissance du poète " pour
l'entrée du bureau Bénélux des Marques à La HAYE (Pays-Bas)
En 2004, en l'atelier de Barbara Kiss, s'initie aux pocédés de la peinture ancienne par la
copie de Van Eyck, Vermeer et Vinci.




Les trois portes

On ne meurt que trois fois – D’abord c’est la lumière
Qui te pète les yeux tant c’est beau d’infini
Tes minuscules yeux, petit grain de poussière
Et fait battre ton cœur tambour d’or symphonie

Tu es le petit né des splendeurs océanes
Des douceurs des chaleurs et du grand cœur qui bat
Tu es l’île larguée loin des terres médianes
Et ton cri va cogner les murs très loin là-bas

Chassé du paradis exilé des magies
Te voilà viande crue nu dans cet hôpital
Toujours s’accrocheront toutes tes nostalgies
A ce rêve tranché par le scalpel brutal

*

On ne meurt que trois fois – Et revoilà la Femme
Celle qui t’a nourri te renourrit encor
De baisers de câlins d’étincelle et de flamme
Comme si dans ses yeux naissaient des villes d’or

Et tu en es l’amant le roi couvert de gloire
Tous les deux appelés à régner à jamais
Vous foulez de vos pas ces terres dérisoires
Fécondant les bonheurs bâtissant vos palais

Tu construis peu à peu ce grand livre d’images
Autour d’elle et de toi et de tous tes enfants
Crèche bâtie pour tu ne sais quels rois mages
Mais partout te suivront tous les regrets d’avant

*

On ne meurt que trois fois – Voici que tu es seul
Portant tout le fardeau des paniques glacées
Redoutant ce cercueil en planche ce linceul
En grosse américaine noire et déplacée

Tout quitter tout laisser carré noir dans l’azur
Tu glisses lentement Le néant te submerge
La vague obscure passe et le vent souffle sur
Ton vaisseau éloigné de la dernière berge

Et l’île où tu abordes ce grand rocher sec
C’est la dernière auberge – ou est-ce la première ?-
Tout s’éteint Revoilà la peur la mort l’échec
- Et pourtant devant toi revoilà la lumière –

Epsilon
Admin famille
France

Date du message : juin 4, 2009 05:36

Peintre et poète , sa palette est en effet très riche et reste à découvrir que ce soit pour sa
peinture ou sa poèsie, merci Celyes pour cette découverte !

***

Le jeu des éléments

Qui me dira un jour le pourquoi des étoiles
Ces plages de nuages à peine lactescents
Que draine l'infini quand la lune descend
Qui dira le fini du ciel - immense toile -

Est-ce toi ravaudeur immobile des moëlles
Eparses dans le ciel et des os et du sang
Du dieu originel qui revit à présent
Est-ce toi clocher qui bientôt me le dévoiles?

Géant dont l'oeil cave a contemplé les Gorgones
Carrières aussi où l'eau blanche est un miroir
Juxtaposant deux flous infinis dans le noir

Sapins qui caressez des villes octogones
Dans les volcans éteints - Toi mer blessée au flanc
Dites-moi le pourquoi des lointains astres blancs

II

Crinières des rochers crépitantes et noires
Aires des blés courbés gorgés même la nuit
Des soleils durs et secs que le soir enfouit
Dans des abysses d'or de pourpre et d'immémoire

Sels qui gorgez la mer où les oiseaux vont boire
Ecume blanche dont la pensée construit
Et suspend au ciel bleu comme de rares fruits
L'échafaudage blanc des nuages de moire

Dites-moi le pourquoi des astres qui balancent
Leur fin rêve d'argent au fil de l'horizon
Notes pures de l'infini diapason

- Mais les forêts les monts tout garde le silence
La mer et le ciel se taisent également
Me laissant étranger au jeu des éléments

CLAUDE HARDENNE

-grimalkin
Modérateur
France

Date du message : juin 4, 2009 05:45



Partir !
Tu ignores
A jamais à mentir les villes d’espérance
Et les ports
Les berges et les mers et les hanses
Et les ors
Et les couchants de flamme et les rumeurs de mort
Et les têtes de rois piquées au bout des lances

Et tu vas ton chemin crénelé d’habitudes
Sans savoir que ton sang s’écoule dans les fleuves
Que du soir au matin tes tendresses sont veuves
Que tes yeux sont marqués du gris des hébétudes

Jamais tu ne sauras l’impalpable secret
Qui taraude le vif des visages d’amantes
Pour te vriller au cœur t’infuser au plus près
Ce poison doucereux des certitudes lentes

Allons passant maudit loin des villes dorées
Tu iras ton chemin
Te heurtant aux gibets des dépouilles parées
Vers ces immenses ports
Forêts de mâts voiles claquant brises lointaines
Enfin ce bord
Où finir tous tes lendemains
Tes certitudes


Claude Hardenne

à explorer...

Celyes
Modérateur
France

Date du message : juin 6, 2009 00:40


LA VILLE INTERIEURE


Dans les rues d'été de ma ville intérieure
Tu es seule à passer
Et les gamins grappés aux portes des demeures
Te regardent passer

Le ciel ultramarin te tresse une couronne
De beauté de vertu
Où sagesse et folie voisinent et fleuronnent
Et les dieux s'y sont tus

L'après-midi languit de te voir si superbe
Et n'ose presque pas
Couler sur ce sol blanc de marbre vide d'herbe
Une ombre sous tes pas



Tu portes haut l'amour dans ton regerd de flamme
De bûchers de brasiers
Et la cendre en devient de la poussière d'âme
Au goût d'éternité

Les portes désormais dans ma ville intérieure
Ne se fermeront plus
Ta présence est partout elle abolit les heures
Les flux et les reflux

Comme une écharpe immense et dorée qui donne
Tout leur sens aux humains
Ta lumière partout se faufile et étonne
Mes yeux noirs de gamin



INTIMITE


Alors ils se sont dit de ces choses secrètes

Que l’on ne se dit pas sans avoir tout vécu

C’était loin sachez-le des histoires de cul

Mais leurs cœurs y battaient soudain tout d’une traite


Les anciennes lueurs les sueurs les défaites

Avaient tracé en eux la marque des vaincus

Peur Mal et mort crissaient d’un rire suraigu

Ils en ressuscitaient comme pour une fête


Sur le chiffre sacré de leurs deux corps noués

Le soleil tendrement répandait ses dorures

L’un sur l’autre ils étaient comme des Christs cloués


Le bois de la Passion les marquait de gerçures

Bagnards d’amour reclus prisonniers écroués

- Assoiffé boire enfin ta luisante blessure -

Epsilon
Admin famille
France

Date du message : juin 8, 2009 00:13


Clairière

Un songe d'arbre se continue
Sur l'onde éternellement dormante
Quel infini un miroir aimante
Dans lequel plongent ses branches nues?

Les nymphes de l'été toute nues
Auront de bleus sourires d'amante
Mais l'eau d'elle-même s'alimente
Au cercle vert des branches ténues

Frisson de chair que frappe un rayon!
O longs cheveux trop blonds longés d'ombre
Comme par la main d'un faune sombre!

Sais-je pourtant l'étrange aiguillon
Du plaisir qui fait roucouler l'onde
Comme riraient les naïades blondes?

Claude Hardenne

Epsilon
Admin famille
France

Date du message : juin 9, 2009 01:42


AUBE

Toujours de nouveaux chants se compose le monde
Tu es la chambre seule et noire dans la nuit
Le papier que tu griffes et la lueur du jour
A peine rutilant au lointain pur de l'ombre

Autour de toi au loin passent les avions
Les bateaux les autos les espoirs et les rêves
Les humains à tout faire à tout vivre s'ébrouent
Et tu les suis de loin calme vie isolée

Tu feras le chemin inverse des araignes
Détissant de ta toile une absence de règne
Vers ton futur sanglé de divine harmonie

Point du jour Le matin - Une paix infinie
Berce tes yeux meurtris de veille et de sanie
Les rayons du soleil sont des bras qui s'étreignent

CLAUDE HARDENNE


-grimalkin-
Modérateur
France

Date du message : septembre 24, 2009 04:48







Claude Hardenne

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About Me

artiste peintre sculpteur passionné par cette possibilité qui m'est donnée d'immortaliser
la beauté à travers le dessin, le pastel, le fusain, l'aquarelle, l'huile, la terre glaise, le
bronze, la pierre et le marbre en taille directe et, bien sûr, les mots. L'art n'est que la
sublimation de la déjà sublissime vie. Sites artistiques: http://www.artmajeur.com/arden
http://www.claudehardenne.be.tf http://www.drouot-cotations.com
http://www.maisondelapoesie.be

Interests
art (peinture et sculpture) littérature (poétique, sur l'art) rêver imaginer



(un bien intéressant personnage...)

Date du message : mai 8, 2010 12:26

FLEUVE NOCTURNE


Et ton corps coule comme un fleuve
Au paysage de mes nuits
Tu permets que je m’y abreuve
Sans exiger nulle autre preuve
D’amour que d’avoir soif de lui

Il s’y rencontre la lumière
De tant de jours vécus à deux
Toutes ces nuits de cent manières
De la dernière à la première
Extraites du sort hasardeux

Amour rêvé amour très tendre
Comme je t’aime d’être là
C’est de n’avoir nul compte à rendre
De nos deux vies – de n’attendre
Rien d’autre que nos au-delà

Au-delà – villes de chair vive
Bâties en rêve avec cet or
Tiré du creux des nuits lascives
Minerai clair de ces deux rives
Autour du fleuve de ton corps


Claude Hardenne

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LES MOTS...

J'aimerais vous dire quelques mots, au sujet des mots...

Ceux qu'on a dans la gorge et ceux qu'on a dans le coeur. Ceux qui tatonnent et se cherchent, ceux qui coulent de source...

Ceux qu'on a oubliés et ceux qu'on connait par coeur. Ceux légers qui nous font sourire et ceux qui nous brisent le coeur.

Ceux qu'on voudrait rattraper et ceux qu'on regrette de n'avoir pas dits. Ceux qu'on dit trop souvent et qui se vident de sens. Ceux dont on découvre le sens caché jusqu'alors jamais dévoilé...

Les mots qui s'assemblent et se découvrent enfin et ceux morcelés qui se cachent

.

Les mots magiques qui ouvrent les portes, les mots piégés qui les ferment.

Les mots qui chantent dans leurs formes et ceux qui pleurent un soir d'automne.

Ces mots auxquels on peut tout faire dire et qui parfois dérapent et nous échappent. Ceux maîtrisés qui nous font jouir d'avoir pu les assembler et nous faire frémir.

Et puis, tous ces mots que nous ne connaissons pas et qu'ils nous restent à découvrir! Ces mots aussi qui tout à coup nous viennent dans une autre langue car ils y ont pris une autre dimension...

Ces mots domestiqués qui invitent notre mépris, et ces mots plein d'odeur qui évoquent des images d'enfance, d'amour ou d'ailleurs...

C'est quoi tout cela? Cela vient d'où?

Qui a proféré le premier mot? Qui a pensé la première phrase?

Les mots c'est quoi?

C'est le langage, la communication; mais pas celle simple des animaux qui se reconnaissent à leurs cris; celle compliquée, sophistiquée, déformée, transformée des hommes qui jouent avec les mots pour réinventer le monde, qui inventent des codes pour déjouer leurs peurs.

J'avais envie de dire ces quelques mots au sujet des mots, avant de dire mon dernier mot...

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Le mariage du ciel et de l' enfer

William Blake: Le grand Dragon Rouge et la Femme vêtue de soleil

« Le mariage du ciel et de l' enfer » est un des "Livres prophétiques" de William Blake (1757-1827), publié en 1790. Ce texte en prose se ressent de la majesté des versets bibliques. Il veut être une contre-partie à "La sagesse des Anges" d'Emmanuel Swedenborg (1688-1772). Parmi les notes que Blake écrivit en marge de la traduction anglaise de l'oeuvre de Swedenborg (publiée en 1787), on peut trouver la trace du titre du "Mariage" dans ce commentaire: "Ici, le Bien et le Mal sont tous deux le Bien et ces deux contraires s'épousent". Ce titre rappelle aussi "Le ciel et l' enfer" du même Swedenborg.

L'argument central de ce poème est que, "sans les Contraires, il n'y a pas de Progression. L' attraction et la répulsion, la raison et l' énergie, l' amour et la haine sont nécessaires à l'existence humaine". Mais, de ce choc des contraires, ne naît pas chez Blake l' unité intermédiaire, véritable force créatrice de tout progrès réel; le poète s'enferme dans son dualisme et professe que "de ces contraires naissent ce que les hommes religieux appellent le Bien et le Mal. Le Bien, c'est l'élément passif qui obéit à la raison. Le Mal, c'est l'élément actif qui est produit par l' énergie. Le Bien, c'est le Ciel; le Mal, c'est l' enfer. Mais "l' énergie (donc: le mal) est la Joie éternelle", et c'est là qu'est tout le drame du prophète révolté.

Le poète chante la vertu créatrice du désir, qui ne doit jamais être freiné, sous peine de devenir passif et improductif. Et il ne s'agit pas en l'occurence d'un désir quelconque: ainsi que le proclame un des aphorismes de "Il n'y a pas de religion naturelle": "Le désir de l'homme étant infini, la possession est infinie et lui-même est l' infini." Le refus de Blake d'accepter la primauté de la raison humaine semble, à première vue, d'autant plus étrange que "Le mariage du Ciel et de l' enfer" fut composé à une époque où la raison était le mot-cléf de toute philosophie. En était-il venu à penser que ce "royaume de la raison" est essentiellement instable? Ou, tout simplement, s'était-il insurgé -une fois de plus- contre les opinions reçues, comme il se révoltait contre les Eglises établies, gardiennes des lois et des principes, et contre l'organisation sociale qui les sanctionne? On ne saurait rien affirmer.

Toujours est-il que les "Proverbes de l' enfer", qui forment le 5ème chapitre du "Mariage", ont été considérés par les contemporains du poète (et le sont encore de nos jours, par Daniel-Rops, par exemple) comme de véritables axiomes d' anarchie. "Damner fortifie, bénir affaiblit", ou "Les prières ne labourent pas"; ou encore "Les prisons sont bâties des pierres de la Loi; les maisons de prostitution des briques de la Religion". Il est évident que ce sont là des propositions difficiles à accepter pour quiconque reste conformiste; mais pour celui qui juge Blake sans s'arrêter à certaines phrases qui n'ont plus le même sens quand on les sépare de leur contexte, il apparaîtra que, contrairement à Rimbaud qui finit par nier toute possibilité de morale, le but de l'oeuvre de Blake restera strictement moral dans son ensemble.

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La marche à l’étoile de Vercors

C’est une nouvelle de Vercors publiée en 1943. "Qui fut coupable envers Thomas?". Le mensonge, répond Vercors, une atroce méprise.

Première marche à l' étoile, sous la bannière de la foi et de la lumière. Thomas Muritz naît en 1866 d'une famille de parpaillots vosgiens émigrée à Presbourg, famille d' armateurs cossus, installée. Mais Thomas est amoureux de la France; il lit, pêle-mêle, Hugo, Dumas, Balzac, Sue; amoureux de la France, de la Liberté, de la Justice. Le suicide de son cousin Latzi, fils d'une juive, précipite son destin. Thomas sacrifie bonheur et repos, la chaleur d'un foyer, un avenir facile et sûr. L' enfance est terriblement sérieuse. L'aube vit Thomas sur la route, par-delà le Danube, qui mène à Vienne, qui mène à Paris. Il y parvint; il passa la frontière à Delle, le jour de la Saint-Jean. A l'aubergiste qui l'interroge: "Tu as fichu le camp", il répond "La France est un pays libre, citoyen". Et l'aubergiste, le "brave petit rouquin", ému, lui ouvre les portes de la France: "Tu es l'un des nôtres."

Seconde marche à l'étoile, mais cette fois-ci sous le règne des avares. Thomas, français, doit aller jusqu'au bout de son destin. André son fils, le plus jeune officier de France en 1914 ne tarde pas à devenir son plus jeune mort. Mais Thomas n'oublie pas le visage de son aubergiste roux: "les rouquins m'ont toujours porté bonheur", la France les lui déléguait en ambassadeurs. Le temps passe, une autre guerre. C'est l' armistice. L'étoile n'est plus au bout de la route, mais sur la poitrine de Thomas qui ne renie pas une mère juive. La France délègue son dernier ambassadeur, un dernier petit rouquin, gendarme cette fois-ci, qui le mène vers le peloton d'exécution. "Il regardait le gendarme, le rouquin, avec des yeux dilatés, et il bredouillait sans fin: non, non." Toute la détresse, le désespoir, l'horreur, l' agonie de l' amour assassiné. Vercors clôt sa nouvelle sur le regard de Thomas, ce bref regard posé sur le visage du mensonge, ce visage que nous portons tous en nous.

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administrateur théâtres

Autant en emporte l'argent (théâtre Royal du Parc)

18 Novembre 2010 >> 18 Décembre 2010 « AUTANT EN EMPORTE L'ARGENT»

Comédie de Ron Hutchinson
Mise en scène : Jean-Claude IDÉE.
Décor et costumes : Serge DAEMS.
Avec: Patricia HOUYOUX (La secrétaire ) ; Jean-Claude FRISON (Ben Hecht ) ;Jean-Marie PÉTINIOT (Selznick)
Michel PONCELET (Fleming)

1939. Après de folles supplications et une offre financière plantureuse, Ben Hecht se voit forcé d’accepter de vivre 8 jours dans l’enfer de la création et d’écrire sous la contrainte, un scénario d’un bouquin de 1000 pages qu’il n’a jamais lu! Une histoire vraie et une légende dans les élégants bureaux du plus grand producteur de cinéma : David O. Slelznik. C’est le récit épique de ces huit fabuleuses journées qui mirent au monde le film mythique entre tous : « Autant en emporte le vent. »

Nous débarquons dans un huis clos. Défense de déjeuner, on y vit de bananes et cacahuètes - c’est bon pour les méninges- pas le temps de dormir, à peine celui de s’éclipser à la salle de bain. Le maître après Dieu, le producteur David O. Selznik (Jean-Marie PÉTINIOT ) diffuse un charisme et une désespérance palpables. Il vient de virer de leurs postes le scénariste et le metteur en scène du film, il est au bord de la faillite. On n’imagine pas à notre époque que le tournage d l’incendie d’Atlanta était à lui seul un désastre financier : il fallait brûler les vrais décors. La pression est à son comble, le pari est immense : la gloire ou la débâcle. Les trois prisonniers du défi financier sont assaillis de coups de téléphone : la femme délaissée de David O.Selznik, Irene , le beau-père, Louis B. Mayer, le patron du studio, alarmé par les rumeurs d’arrêt de production, l’actrice ombrageuse Miss Vivian Lee. L’immaculée secrétaire, Miss Poppenguhl (Patricia HOUYOUX) déploie diplomatie et patience d’ange. Quel contraste avec le bouillonnement désespéré de désir de création de la trinité masculine ! Vic Flemming (Michel PONCELET), le nouvel élu metteur en scène, et Selznik s’escriment à jouer par le menu tous les personnages et les épisodes mouvementés du livre de Margaret Mitchell pour Ben Hecht le scénariste. Comédiens très contrastés, nous sommes en pleine farce comique. L’effet est cocasse mais Ben refuse d’y croire. C'est qui Reth …? Rétif plutôt! Et caustique. Il se rebelle à tout instant contre cette histoire à l’eau de rose, aux vaines poursuites. Moonlight and magnolia is Over! Quel est l’intérêt de ressasser cette guerre civile américaine d’un autre temps, où un héros ne meurt pas héroïquement, mais de rougeole! Scarlett est risible. Son âme de journaliste n’a cure du Sud conservateur, il veut faire passer sa vision du monde moderne, dénoncer l’antisémitisme croissant et la menace de la guerre.

C’est une lutte ouverte, chacun veut faire triompher sa vérité. L’écoute étant exclue, comment s’entendre! Le jeu du corps a la parole. Au fur et à mesure, la sage et jolie robe plissée de Miss Poppenguhl se transforme en robe du Sud et en boucles folles de Scarlett O’hara. Choc des vérités : David O’ devient de plus en plus pressant, les cacahuètes volent, les manipulations, marchés et pressions en tout genre se terminent par une discussion passionnée sur le sens de la nationalité américaine. Selznik et Ben Hecht sont tous deux juifs: place à l’humour et à l’autodérision. Les voilà qui téléphonent à tout Hollywood pour décider: Selznik, américain ou juif ? Gagnant, Ben empochera un chèque pour l’entr’aide des réfugiés juifs. C’est enfin le délire : vissé de force à sa machine à écrire, Ben Hecht transforme sans s’en douter toute la violence chaotique de la genèse dont il est acteur et témoin, en or massif. L’Oscar sera au rendez-vous.

Ben Hecht, (Jean-Claude FRISON ) a des airs de Clark Gable, il est brillant, fin, intelligent, ses réparties claquent avec la rapidité de l’éclair, ses frustrations et son exaspération croissante, résonnent d’une vérité plus que théâtrale. Le combat passionné du trio échevelé, débraillé et à bout de forces, contre le monstre de l’argent, est superbe. Au passage, l’ode à l’amour du cinéma est ardent: « le seul lieu où les morts continuent de marcher! » La mise en scène est dynamique et forte, le huis clos déborde de tensions, jusqu’à l’apothéose du générique du film.

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Silence

Le silence est d’or

Me dit-on souvent.

Fait de pépites d’or,

C’est ce qu’on prétend.

Chaque petite paillette

Vaut son pesant d’or.

Chaque chanceuse cueillette

Est un grand trésor

Pour le chercheur d’or

Les deux pieds dans l’eau

Qui trouve un peu d’or

En filtrant cette eau.

Chaque silence pour moi

Se transforme en perles,

Gouttes de surcroît

De mes doux yeux perlent.

Je hais ce silence

Quand on me l’impose.

Il use ma patience

Et le défier j’ose.

Ce silence tient bon,

Il ne se brise pas

Et il me répond

En ne parlant pas.

Têtu comme l’ânesse,

Il ne bronche pas.

Il se tait sans cesse.

Je ne comprends pas.

Dur comme une pépite

Que l’on trouve dans l’eau.

Qui de nous mérite

Tous ces coups dans l’eau ?

L’or mis en fusion

Fond pour le plaisir

L’or a cette mention :

Cadeau à offrir.

Le silence est pierre

Solide comme un roc.

Pas de quoi être fier

Comme un très beau coq !

Ne me dites plus :

Le silence est d’or.

Je ne vous crois plus.

C’est un vrai mentor.

20/11/2010


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Pizza du soir, espoir !

« …Une pizza, n’est pas forcément bonne, ni forcément mauvaise. C’est avant tout, une pâte dans laquelle vont mijoter la sauce tomate, l’oignon, des herbes de Provence et huile d’olive. En cas de réussite, elle sera aussitôt dégustée bien chaude et arrosée de piment, par la ménagère, son mari et ses enfants, qui apprécierons ou détesterons, mais…. »

Thérèse-Andrée est à table, près de la fenêtre, avec ses deux enfants. De guerre lasse, elle prend la télécommande et arrête la télé. Comme chaque soirs, elle est seule, son mari n’est pas encore rentré.

Son fils, Jean-Sébastien, à treize ans. Il s’empare de la télécommande et va dans sa chambre, mais avant :

-« Vous avez vu ce que j’ai trouvé, à 10 h35, dans la cour de récréation ? »

Sa sœur Étiennette onze ans :

-« Je vais dans MA chambre terminer MON dessert, si on M’appelle, SVP, répondre que JE ne suis pas LA, la… ! »

Thérèse-Andrée est ailleurs.

« Il a beaucoup de travail songea-t-elle, ses maudits dossiers le retiennent au bureau. Oui, c’est vrai, il le fait pour nos enfants, pour notre famille, pour que nous manquions de rien ! D’accord, c’est aimable à lui, mais, il pourrait pour quelques soirs, se faire remplacer par sa secrétaire Élisabeth ! Et être enfin avec moi, avec nous, à l’heure normale, comme une famille unie! »

« Il y a aussi sa petite voisine de bureau d’à coté, qui vient lui tenir compagnie. Elle vient avec un morceau de pizza. Bon mais çà ne prend que quelques instants, juste un moment de détente quoi ! En aucun cas, cela ne justifie ce retard insupportable ».

Un soir, Thérèse-Andrée, au plus dur de ces intolérables attentes, avait décidé de donner un avertissement à son mari. Alors qu’elle lui préparait un bain moussant, elle mit au fond de la baignoire. Une vingtaine de petites piles. « Çà le secourra un peu s’était-elle dit ! »

Ernest-Charles, ce soir là, n’avait ressenti qu’un léger chatouillement, mais çà l’avait mis de mauvaise humeur. Il tint son fils, comme seul responsable et l’avait magistralement secoué malgré les protestations du gamin.

« Cette fois-ci, je vais mettre des grosses piles et j’espère qu’il y restera ! Songea Thérèse-Andrée exaspérée ».

Ernest-Charles est responsable d’une agence d’assurances. Ce soir, comme souvent, il ne sera pas avec sa femme et ses enfants. A dix huit heures il les a bien prévenu avec son portable :

«… J’ai quelques dossiers urgents à terminer… ! »

A cet instant, dehors, à travers la fenêtre de l'agence, une jeune femme observe Ernest-Charles puis tape aux carreaux. Celui-ci reconnaît Marthe-Elise. Il sourit, ferme ses dossiers, les range dans un classeur puis va ouvrir la porte d’entrée.

C’est Marthe-Elise, de la maison voisine de l'agence. Elle entre, dépose un baiser sur les lèvres de son amant, puis se dirige dans le bureau. Là, elle dépose sur une table basse, deux parts de pizza, ensuite, se débarrasse de ces chaussures et va se jeter sur le canapé de salon; dans les bras de Ernest-Charles.

Marthe Elise à 28 ans, elle est très jolie, avec un physique, fort agréable. Ernest-Charles la serre dans ses bras et l’embrasse avec fougue. Elle lui chuchote à l'oreille, « Maintenant ou plus tard ? »

-« Maintenant, de suite! »

-« Alors, attends moi deux secondes ! »

Marthe-Elise, prend le tube d'harissa, et s’enferme un moment dans la salle de bain puis, elle en ressort, peu après, nue.

-« Çà y est, mon chéri, j’en ai mis suffisamment, comme tu aimes! Puis ajoute, « on se met où, sur le bureau d'Élisabeth » ?

-« Oui, comme d’habitude ! »

Ils firent l’amour sur ce grand bureau, comme jamais, c’était deux corps enflammés qui s’emmêlaient et geignaient de plaisir. Ils terminèrent par un long baiser. Ernest-Charles lui susurre à l’oreille :

-« L'Harissa était vraiment de bonne qualité et bien dosée! »

-« J’en ai mis deux doigts, jubile Marthe-Elise. Haaa, c’était divinement piquant, vraiment délicieux ! Puis questionne, on se la mange maintenant cette pizza ? »

C’est vers 9 h et demi que Ernest-Charles rentre chez lui, il se débarrasse de sa veste et de son porte document, puis se penche sur la chaise roulante et fait la bise à son épouse.

-« Bonjour chéri, je vais te couler un bain, lui dit-elle avec douceur! »

-« Merci beaucoup, tu sais je suis désolé, d’arriver si tard, j’avais terminé mes dossiers et m’apprêtais à fermer, lorsque Marthe-Elise, est arrivée, alors çà m’a retardé, mais demain… »

Thérèse-Andrée, ne l’écoutait pas et il le savait, mais il continua.

-« Mais demain, j' appellerai Marthe-Elise, je lui dirai, de rester chez elle...! »

Dans la salle de bain, Thérèse-Andrée avait rempli la baignoire, avec une eau bien moussante, puis elle y ajouta une vingtaine de grosses piles rondes, ensuite, manœuvra sa chaise roulante et quitta la pièce. Entre temps elle croisa son mari qui s’enferma dans la salle de bain. Peu après, Thérèse-Andrée entendit son mari pousser un long cri puis un grand bruit horrible. Elle actionna son fauteuil dans cette direction, puis ouvrit la salle d’eau. Elle aperçu son mari ensanglanté, le crâne fendu par la robinetterie. Elle comprit qu’il avait glissé sur les piles et s’était fracassé le crane. Elle poussa un long soupir et se dit :

« Désormais, je saurais à chaque instant, qu’il est seul, et où il se trouve, ainsi, je ne l’attendrai plus! »

On ne doit jamais négliger d’être ponctuel !

Lucien Ruth

Janvier 2009 F I N

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Le mot

J’ai demandé un mot
Pour nourrir ce poème
Avide de beaux mots
Chantant comme une bohème.


J’ai attendu ce mot,
Cet assemblage de lettres
Qui font d’elles un beau mot.
Pour écrire, j’étais prête.


Un simple petit mot,
Source d’inspiration,
Un gentil petit mot
Sans aucune mention.


Obtenir le bon mot
Sans faire de l’esprit,
Juste du mot-à-mot
Dans un refrain repris.


Éviter le gros mot,
Sa place n’est pas ici,
Me donner son petit mot
Pour découvrir ainsi


Un subtil jeu de mots
Façonné tout en vers,
Pas une querelle de mots,
Tout irait de travers.


Il a gardé son mot,
Négligeant ma demande.
Il n’a pas soufflé mot.
Ma déception est grande.


De mon cœur coulent des mots
Pour cette feuille de papier.
Je cueille ces beaux mots,
Je ne vais pas m’en priver.


Je me sers de ces mots
Et de ma plus dorée.
Je n’ai plus besoin du mot
Que j’avais quémandé.


Je jongle avec ces mots
Pour mon plus grand plaisir.
Je partage mes mots
Qui ne font pas toujours rire.


L’histoire a son fin mot,
Elle se termine enfin.
Sans être pris au mot,
Le poème n’a plus faim.


Elle se compose de mots
Qui la rende bien belle.
J’écris le dernier mot,
Cette histoire m’ensorcèle.


Celui qui ne dit mot,
On prétend qu’il consent.
A-t-il gardé ses mots
En les engloutissant ?


Mon cher Monsieur sans mot,
Maintenant que j’y pense,
D’or était votre mot,
Il se nommait « silence » !

19/11/2010
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Creuser l'insondable et rester à la surface

Après 2 jours de bataille avec ce format...ouf que c'est pour l'instant abouti..! J'ai voulu jusqu'à la fin préserver une partie (le visage) et je sais que lorsque l'on préserve une partie qu'on aime, on tourne en rond autour sans avancer..!

Flo au blanc turban 150x120 acry et marouflage sur toile

flo turban blanc

Pourtant j'ai le sentiment que pour cette fois en tout cas, j'ai eu une bonne

intuition en tournant autour du pot..

Mais quelle bagarre, j'ai touché le fond en le retouchant une dizaine

de fois.. en remarouflant le buste, déchirant et griffant le vide au passage..

Plusieurs fois tenté par un décor qui habille ce vide insondable.


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Seras-tu là ?

Demain,

Seras-tu là

Pour pouvoir discuter

En convivialité ?


J’ai rêvé

D’un beau paysage.

L’ombre des arbres dessinait

L’image de ton doux visage.


Demain,

Seras-tu là

Pour me parler

D’amour et aussi d’amitié ?


J’ai rêvé

Que tu me tendais

La main, celle du cœur,

Pour me caresser la joue.


Demain,

Seras-tu là

Pour que je puisse enfin

Me blottir au creux de tes bras ?


J’ai rêvé

Que du bout des doigts,

Tu essuyais les larmes

Qui coulent sur mes joues.


Demain,

Seras-tu-là

Pour accueillir ma tête

Sur ton épaule solide ?


J’ai rêvé

Que du bout des lèvres,

Tu m’effleurais la nuque

Pour panser mes blessures.


Demain,

Seras-tu là

Pour marcher avec moi

En me donnant la main ?


J’ai rêvé

Que de tes douces mains,

Tu parfumais d’amour

Ma pauvre peau de chagrin.


Demain,

Seras-tu là,

Toi le cardiologue

Que mon petit cœur attend ?


J’ai rêvé

Que tes yeux

Brillaient de mille feux

Pour éclairer ma vie.


Demain,

Seras-tu là,

Toi que j’idéalise

Depuis ma tendre enfance ?

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Fin

Je m’enfonce dans l’automne

sur la pointe des pieds.

Je parle aux colchiques,

princesses des prés.

Des feuilles rousses

posent sur mes épaules

des taches de vieillesse.

Le brouillard grisaille mes cheveux,

la brume froisse le dos de mes mains.

La terre alourdie

de ses enfantements d’été

fatigue mes chevilles.

L’hiver est proche.

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Le mur

Le mur est un assemblage

De briques rectangulaires,

De gros blocs en béton

Ou de jolies grosses pierres.


Un mur se construit

Pour différentes raisons

Énoncées, approuvées

Par une poignée d’hommes.


Un mur soutient la digue

Pour éviter le pire

Quand les eaux se déchaînent

Par un jour de tempête.


Les murs d’une maison

Forment l’abri nécessaire

Pour permettre à l’humain

De vivre ses envies.


Un mur de jardin

Est mur frontalier.

Il fixe la limite

Et chacun est chez soi.


Un mur de prison

Est parfois pris d’assaut

Quand un homme enfermé

Cherche sa liberté.


Le mur protège, soutient,

Sépare, emprisonne,

Une invention subtile

Propre à l’espèce humaine.


Le mur que tu as bâti,

Il n’est pas fait de briques,

De blocs ou de grosses pierres

Et sa fonction est autre.


C’est un mur qui brise

Mes rêves les plus chers.

C’est un mur qui rejette

Des désirs si profonds.


C’est un mur qui renforce

Mon incompréhension.

C’est un mur qui me peine,

Source de bien des larmes.


C’est un mur qui n’accepte

Aucune lamentation.

Ton mur est fait de glace.

Il se nomme silence.


Ce mur forme la tombe

Dans laquelle tu t’enfermes,

En refusant obstinément

De répondre à mon pourquoi.


Mon mur à moi

Est une bulle invisible.

Souvent, je m’y réfugie

Pour épancher mes mots.


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Avec

« Petite musique pour cent interprètes

ou

Comment devenir poète »

Isabelle Bielecki, auteur de ce recueil de poésie, apporte sa réponse à cette question :

le « stichou » !

Ce nom, une création originale, s’inspire de deux mots, l’un de l’Est et l’autre de l’Ouest. Le premier mot, « stichok », est russe et signifie « petit poème », le second, « chou », est français et est un synonyme de mignon. A lui seul, « le stichou » fait ainsi le lien entre les cultures qui ont marqué le vécu et l’écriture d’Isabelle Bielecki, d’origine russo-polonaise mais éduquée dans la langue française, en Belgique.

Mais à ce triple bagage culturel, il faut ajouter une expérience de vingt-sept années dans une entreprise japonaise. Une longue immersion dans le monde nippon avec ses rites, ses contraintes et son art. Si le « haïku » est un genre poétique qui a depuis longtemps franchi les frontières, Isabelle Bielecki n’en ignore ni les contraintes ni son appartenance à une spécificité toute nippone.

C’est ainsi que lui est venue l’idée de créer le « stichou » ! Un court poème en phase avec la culture européenne. Si dans sa forme il est court puisqu’il se compose de cinq lignes, sa nouveauté réside dans la combinaison entre le fond et la forme : les deux premières lignes décrivent une activité des plus simples de la vie quotidienne, la troisième ligne fait transition, tandis que les deux dernières lignes projettent le « stichou » dans un monde onirique fait de poésie, d’humour et de philosophie.

Vous êtes surpris ? Curieux ? Intrigué ? Venez le découvrir par vous-même !

En effet, le Réseau Arts et lettres invite l'auteur à présenter ses créations poétiques lors d'une séance qui se déroulera le 18 décembre à 18 heures à l'Espace Art Gallery à Ixelles. Réservez cette date dans vos agendas.

Ses admirables "Stichous" sont illustrés par Suzanne Arhex et seront présentés par Catherine Angelini, la préfacière de « Petite musique pour cent interprètes ou Comment devenir poète »

Isabelle Bielecki

Biographie

 

Poète, romancière et dramaturge, Isabelle Bielecki est née en Allemagne de père russe et de mère polonaise. Sa famille s’installe en Belgique sous le statut de réfugiés de l’O.N.U. et reçoit la nationalité belge en 1963. Isabelle fera toutes ses études à Bruxelles, couronnées par une licence en traduction. Elle fait carrière dans une entreprise japonaise.

De nombreux poèmes sur le déracinement et la mémoire paraissent dans les Elytres du Hanneton, Oasis, Litteratour et Le Non-Dit. En 2003 elle publie un premier recueil de poésie sur la nostalgie, rêves sous le vent, traduit en néerlandais par H. Bastin.

Il est suivi en 2008 par le recueil: plumes d’Icare, un récit en 69 poèmes sur la passion amoureuse. En 2010 sortent deux recueils : Le Labyrinthe de Papier qui traite de la mémoire et surtout du témoignage qu’est l’écriture ainsi que Petite musique pour cent interprètes ou comment devenir poète qui crée un genre nouveau avec le « stichou » court texte poétique, humoristique ou philosophique, destiné à ouvrir le quotidien à la poésie.

En théâtre, sa pièce la grange fut jouée à l’U.L.B. par la jeune troupe universitaire et interprétée au théâtre de la Place des Martyrs. Cette pièce appartient à une trilogie consacrée au déracinement avec promenade sur l’eau et l’oubli est de vermeil, qui ont fait l’objet de lectures publiques à la Bellone à Bruxelles. De même valse nue consacrée à Camille Claudel et rose des sables à Rimbaud, et à leurs liens avec la passion, la folie et la création.

Son premier roman les Mots de Russie, paru chez E.M.E. en 2005, et couronné en 2007 par le prix littéraire des «Amis des Bibliothèques de la Ville de Bruxelles», nous livre une page sur le destin des déracinés de l’Est après la Deuxième Guerre mondiale.

Fragments d'Eros rassemble six auteurs de nouvelles érotiques, dont Isabelle Bielecki avec l'amour à marée basse et l'oeuf à la coque.

Isabelle Bielecki collabore au festival international de poésie « la lyre émigrée » et participe au spectacle littéraire itinérant "naître à l'Est écrire à l'Ouest". De même, elle présente régulièrement des auteurs belges dans le cadre du Grenier Jane Tony dont elle est la secrétaire générale.

Puis-je vous inviter à vous essayer au Stichou sur cette page?

Espace art gallery: 35 rue Lesbroussart à Ixelles (à deux pas de la Place Flagey)

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La drague

La drague

Est une machine

Qui sert à nettoyer

Le fond d’une rivière.


La drague cure,

Enlève les crasses,

Épure la vase,

Rend le fond propre et net.


La drague

Est un dispositif

Employé pour détruire

Les mines sous-marines.


La drague protège,

Détruit le danger,

Épure l’océan,

Rend le fond plus sûr.


La drague

Est un filet

Qui est utilisé

Pour les parties de pêches.


La drague attrape

Des poissons bien frais.

Pour nourrir les hommes,

Elle épure les eaux.


La drague

Est une méthode

Qui est utilisée

Pour tenter l’aventure.


La drague use de ses charmes,

Séduit une personne,

L’embobine au mieux,

Joue les mots de l’amour.


La drague sur Internet

Est chose intempestive.

Tous les coups sont permis

Avec des mots d’amour.


Il serait nécessaire

De réapprendre à l'humain

Ce que le mot « Aimer »

Veut dire assurément.


Nul besoin de vouloir me curer,

Mon cœur est grand et propre.

Nul besoin de vouloir me détruire,

Je suis moi et je le reste.


Nul besoin de vouloir me pêcher,

Je ne suis pas un poisson.

Nul besoin de vouloir m’embobiner,

Je vois clair dans ce jeu.

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Mes deux petits vieux

Je les ai rencontrés

Lors de l’enterrement

D’une de mes chères tantes,

Leur cousine Bertha.


Ils venaient pour fleurir

Une vieille petite tombe

Oubliée de beaucoup

Dans ce vaste cimetière.


Sépulture étonnante

Où s’affiche une date,

Celle de ma naissance

Et mort de ma grand-mère.


Mais Betsy et Victor

Étaient bien étonnés

De me voir attentive

À cette tombe oubliée.


Qui êtes-vous donc

Chère jeune dame ?

Se sont-ils empressés

D’ensuite me demander.


La petite fille de Gustave

Et la fille de Louis

Dont je porte le nom,

Leur ai-je répondu


Ne sachant qui étaient

Ces charmants petits vieux.

Dont les doux yeux brillaient

De belles larmes de joie,


Si émus de retrouver

Au pied de cette tombe,

Cette petite fille sage

Qu’ils avaient bien connue.


Un merveilleux cadeau

Que nous offrait la vie,

Ce sombre jour de peine

Se transformant en joie.


Ils m’ont de suite invitée

À venir chez eux

Et je m’y suis rendue

Réalisant leur vœu.


Depuis deux ans déjà,

Ils m’offrent en partage

L’amour considérable

Qui les rend tellement beaux.


Victor la regarde

De ses doux yeux profonds.

Ma Betsy le taquine

Son beau sourire aux lèvres.


Savoureux est mon plaisir

Quand je cueille la sève

Qui coule des doux yeux

De mes deux petits vieux.

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Au détour de ma route



Au détour de ma route


Il y avait toi


Tes appels dans la nuit,


Tes envies de voler


Tes besoins de tout dire


Et moi pour t'écouter



Au détour de ma route


Je t'ai tendu la main


J'ai joué de mes mots


Essuyé tes chagrins



J'ai voulu te montrer le côté du miroir


Celui qui ne brille pas


Ou si peu


Te donner le meilleur


De moi,


De toi.



Le meilleur est ennemi parfois


Ou le devient souvent


Si tu fermes les yeux


Te bouches les oreilles


Tu ne m'entendras plus


Mais toi?


Du côté du miroir


Là où je ne suis pas


Tu restes seul


Ou pas



Mais pareil à hier


A demain


Au détour de ma route


Il y aura toi


Et moi pour t'écouter


Un autre jour


Peut-être



Nadine-Lia Lejeune

08.2010

"Le prochain"



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Balades

Balade au cœur de l’aube

Munis de bonnes jumelles

Pour pouvoir observer

Toutes ces petites merveilles

Qui volent dans le ciel

Berçant notre réveil.


Balade dans la brume

En se donnant la main

En guise de balise,

Ne pas se perdre en chemin

Mais mieux se protéger

De cet épais brouillard.


Balade sous la pluie

Sautant dans toutes les flaques,

Marchant dans la gadoue,

S’éclaboussant des gouttes

Tombant du ciel pour nous

Qui sommes deux grands fous.


Balade sous le soleil

Se réfugiant sous l’ombre

Des arbres majestueux,

Humant tous les parfumes

Que la nature dégage

Grâce à la forte chaleur.


Balade au gré du vent

Lutant contre son souffle

Qui joue dans nos cheveux

Et emporte au passage

Tout ce que les badauds

Oublient sans s’en soucier.


Balade dans la neige

Blottis au creux de nos bras

Pour réchauffer nos cœurs

Laissant nos traces de pas

Dans cette nature si belle

Signe de grande pureté.


Balade au bord de mer

Marchant les pieds dans l’eau,

Monter haut dans les dunes

Pour scruter l’horizon

Chercher les grands paquebots

Et rêver d’évasion.


Balade dans la montagne

Le long d’un petit ruisseau

Qui descend de sa source.

Au fil de ses cascades,

L’eau vive nous invitant

À purifier nos corps.


Balade au crépuscule

Observant les étoiles.

Dans cette douceur extrême

S’asseoir sur un petit banc

Serrés l’un contre l’autre

Savourer le firmament.


Balade au clair de lune

Pour conter des merveilles.

Les miroitements d’étoiles

Brillant dans nos cheveux,

Scintillant dans les yeux

De deux êtres en partage.

18/11/2010

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Max Elskamp - Le poète d'Anvers et d'Ecaussinnes




A ma mère



Ô Claire, Suzanne, Adolphine,
Ma Mère, qui m'étiez divine,

Comme les Maries, et qu'enfant,
J'adorais dès le matin blanc

Qui se levait là, près de l'eau,
Dans l'embrun gris monté des flots,

Du fleuve qui chantait matines
À voix de cloches dans la bruine ;

Ô ma Mère, avec vos yeux bleus,
Que je regardais comme cieux,

Penchés sur moi tout de tendresse,
Et vos mains elles, de caresses,

Lorsqu'en vos bras vous me portiez
Et si douce me souriiez,

Pour me donner comme allégresse
Du jour venu qui se levait,

Et puis après qui me baigniez
Nu, mais alors un peu revêche,

Dans un bassin blanc et d'eau fraîche,
Aux aubes d'hiver ou d'été.

Ô ma Mère qui m'étiez douce
Comme votre robe de soie,

Et qui me semblait telle mousse
Lorsque je la touchais des doigts,

Ma Mère, avec aux mains vos bagues
Que je croyais des cerceaux d'or,

Lors en mes rêves d'enfant, vagues,
Mais dont il me souvient encor ;

Ô ma Mère aussi qui chantiez,
Parfois lorsqu'à tort j'avais peine,



Des complaintes qui les faisaient
De mes chagrins choses sereines,

Et qui d'amour me les donniez
Alors que pour rien, je pleurais.

Ô ma Mère, dans mon enfance,
J'étais en vous, et vous en moi,

Et vous étiez dans ma croyance,
Comme les Saintes que l'on voit,

Peintes dans les livres de foi
Que je feuilletais sans science,

M'arrêtant aux anges en ailes
À l'Agneau du Verbe couché,

Et à des paradis vermeils
Où les âmes montaient dorées.

Et vous m'étiez la Sainte-Claire,
Et dont on m'avait lu le nom,

Qui portait comme de lumière
Un nimbe peint autour du front.


Mais temps qui va et jours qui passent,
Alors, ma Mère, j'ai grandi,

Et vous m'avez été l'amie
Aux heures où j'avais l'âme lasse,

Ainsi que parfois dans la vie
Il en est d'avoir trop rêvé

Et sur la voie qu'on a suivie
De s'être ainsi souvent trompé.

Et vous m'avez lors consolé
Des mauvais jours dont j'étais l'hôte,

Et m'avez aussi pardonné
Parfois encore aussi mes fautes,

Ma Mère, qui lisiez en moi,
Ce que je pensais sans le dire,

Et saviez ma peine ou ma joie
Et me l'avériez d'un sourire.

Claire, Suzanne, Adolphine,
Ô ma Mère, des Écaussinnes,

À présent si loin qui dormez,
Vous souvient-il des jours d'été,

Là-bas en Août, quand nous allions,
Pour les visiter nos parents

Dans leur château de Belle-Tête,
Bâti en pierres de chez vous,

Et qui alors nous faisaient fête
À vous, leur fille, ainsi qu'à nous,

En cette douce Wallonie
D'étés clairs là-bas, en Hainaut,

Où nous entendions d'harmonie,
Comme une voix venue d'en-haut,

Le bruit des ciseaux sur les pierres
Et qui chantaient sous les marteaux,

Comme cloches sonnant dans l'air
Ou mer au loin montant ses eaux,

Tandis que comme des éclairs
Passaient les trains sous les ormeaux.

Ô ma Mère des Écaussinnes,
C'est votre sang qui parle en moi,

Et mon âme qui se confine
En Vous, et d'amour, et de foi,

Car vous m'étiez comme Marie,
Bien que je ne sois pas Jésus,

Et lorsque vous êtes partie,
J'ai su que j'avais tout perdu.





Ce poème, plein de vérité et de réalité, retrace différents épisodes de la vie du poète.

Moments vécus, passés avec sa mère, riches en émotions.



A Ecaussinnes, Elskamp allait passer ses vacances d’été " Août " chez ses grands-parents maternels qui vivaient dans un château " château de Belle-Tête" (le château Cousin) devenu plus tard un orphelinat,

le "Gai Logis".

Son grand-père y était maître carrier " Le bruit des ciseaux sur les pierres ".

Près du château, il y avait une ligne de chemin de fer " passaient les trains "…..


On le sait, Ecaussinnes est aussi la patrie de JULOS et D'HENRY LEJEUNE.

Henry qui a fait découvrir Elskamp à Juloset surtout cette merveille d'amour : "A ma mère",le premier à avoir été mis en musique par JULOS

Voir aussi extrait du Julosland


http://julos.les-forums.com/topic/974/quand-julos-a-la-folie-en-tete/


Le 6 mai 1967, Henry LEJEUNE, JULOS et Louise Hélène-France, l'épouse de JULOS organisent à Ecaussinnes, un hommage à Max ELSKAMP.

Une plaque originale en céramique, à l'effigie du poète, réalisée par Henry LEJEUNE est scelléedans un bloc de "petit granit", pierre du pays d'Ecaussinnes.

Elle est toujours visible mais dans un très mauvais état, à l'entrée de l'ancien château Cousin, propriété de la mère d'Elskamp à cette époque et devenue depuis un orphelinat.


L'hommage était à la hauteur de l'importance du poète dans la littérature belge.

Des allocutions de :


Gérard NOEL

http://www.mons.be/default.aspx?GUID={EA2491AA-8373-11DA-972C-0002A58CB319}&LNG=FRA


Marie-Paule GODENNE (Présidente du Centre de Recherche et d´Expérimentation en Pédagogique Artistique).


Pierre BOURGEOIS

http://www.servicedulivre.be/fiches/b/bourgeoispierre.htm


Paul NEUHUYS

http://www.servicedulivre.be/fiches/n/neuhuys.htm


Bernard DELVAILLE

Anthologie de la poésie française et œuvres complètes de Max Elskampaux éditions Pierre SEGHERS.


Et en présence de Marie GUEVERS

http://www.arllfb.be/composition/membres/gevers.html



Bercée par le même chant des pierres de mon village, leur odeur toute
particulière, par la folie créatrice d'Henry LEJEUNE et par la poésie de JULOS, je me dois de rendre
à mon tour hommage à ELSKAMP en restaurant son image dans le cœur des
écaussinnois.

Nadine Lia LEJEUNE
18.11.2010







Plaque originale en céramique à l'effigie du poète, réalisée par Henry LEJEUNE
(voir page d'Henry LEJEUNE sur arts et lettres)








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La marche-arrière

Une manœuvre délicate

Pour les humains qui éprouvent

Des difficultés à sortir

Leur véhicule d’une place étroite.


Une manœuvre plus facile

Pour tous ceux qui se servent

De ces trois rétroviseurs

Qui réfléchissent l’espace.


Une manœuvre que j’évite

Au sein de ma propre vie

Car sur le chemin destiné,

Il vaut mieux bien avancer.


Faire une marche-arrière

C’est simplement aller chercher

Les paquets bien ficelés

Qu’un jour j’avais déposés.

Vouloir les récupérer,

C’est espérer me rassurer,

Conserver le connu

Et renier l’inconnu.


Vouloir m’en encombrer,

C’est désirer me freiner,

De peur, encore une fois

De faire un très mauvais choix.


Vouloir les épauler,

C’est trouver de bonnes excuses

Pour ne plus bien avancer

Et ne risquer pas l’aventure.


Je ne veux plus m’alourdir

Des poids qui ont brisé mes ailes

Me laissant seule épuisée

Au sein d’un monde déjanté.


Le miroir me reflète

Un tout autre paysage,

Celui où se termine ma quête

Du trésor appelé bonheur.


Je me sens toute légère,

Libellule ou papillon

Voltigeant au gré du vent

Savourant cette liberté.


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