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Relation

J’ai demandé au Père Noël

De me confier un grand secret

Dans toute la magie de Noël

Tout en restant des plus discrets.


Il me chuchotera à l’oreille

Très bas et avec attention

Tout ce que savent les petites vieilles

Au sujet du mot relation.


Je rêve d’une belle relation,

D’un gars prenant soin de mon cœur,

D’un beau partage d’émotions,

De rires, de joie et de bonheur.


Pas d’une relation bidon,

De fantasme à assouvir,

D’une de ces histoires à la con,

D’un homme bon à servir.


Le Père Noël m’apportera

Une oreille pour m’écouter,

Une bonne épaule qui sera

Coussin d’amour et de bonté.


Deux bras tendres et chaleureux,

Un torse des plus accueillants

Pour me réfugier en son creux,

Deux yeux doux et bienveillants.


Ce puzzle à constituer

Sera dans un bien bel écrin

Que je pourrais, oui, conserver

Pour y engloutir mon chagrin.


Père Noël y joindra les clés

Qu’il me faudra utiliser

Pour savoir mieux agrémenter

Cette relation bien méritée.

30/11/2010

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« Mauvaises pensées et autres » sont des fragments de Paul Valéry, publiés en 1942. Ce sont bien là de "mauvaises", de subversives pensées sur l' intelligence, la littérature, l' amour, l'histoire, la gloire, etc.: Valéry, avec un plaisir évident, procède, dans ses courtes notes prises au hasard des jours, à un véritable jeu de massacre. Il est peu de nos assurances, de nos conforts humains qui en sortent indemnes et, d'un certain point de vue, ce petit ouvrage pourrait faire un excellent bréviaire du scepticisme. L' intelligence, d'abord, est humiliée: raison, sagesse, vérité, ces grands mots chargés d'honneurs répondent souvent, selon Valéry, moins à des réalités qu'à des conformismes. Ce que nous nommons certitudes pourrait bien être nos doutes, mais multipliés par l'assentiment du plus grand nombre, et ainsi parés des prestiges du vrai. Mais, au delà de ces convictions pratiques, qu'en est-il de la vérité? Elle nous échappe généralement: on oublie trop qu'elle ne suit pas la forme de nos désirs. Un certain choc, au contraire, une gêne, le sentiment d'une blessure dans ce que nous avons de plus cher, nous pourraient prévenir que nous sommes près de toucher au réel: "Peut-être faudrait-il connaître le "réel" à l'absence de ces caractères séduisants, à l'impossibilité de les introduire, à leur révélation de la vanité ou de la naïveté de leur application". Les vrais philosophes sont ceux qui osent affronter cette inquiétude, non point hommes de livres, mais blessés par les choses et qui n'apprennent pas les problèmes, mais les rencontrent. Seulement l'homme, communément, souhaite de préserver des choses: il construit pour cela des illusions dont la plus solide est le moi, la "superstition du moi", dit Valéry. La littérature moderne n'estime que la "sincérité". Comme cette valeur est vaine! L'homme en sait trop peu sur lui pour que tout ce qu'il nous dit de lui ait le moindre intérêt. "Etre soi-même. Mais soi-même en vaut-Il la peine?", demande Valéry. Ne sommes-nous pas faits d' accidents impersonnels?: "Mon hasard est plus que moi". L'illusion du moi commande nos rapports avec autrui: l' amour n'est rien qu'une création de l'être qu'il a pris pour objet. Valéry parle aussi de son art: "En France, on n'a jamais pris les poètes au sérieux". Ils le seront, à notre époque moins que jamais: jadis, la préoccupation de la "postérité" faisait faire aux écrivains des prodiges qu'ils n'eussent pas faits pour les vivants. La précipitation moderne menace la perfection: "Les oeuvres modernes racolent, font le trottoir". Et c'est le plus sombre jugement que Valéry porte sur la littérature contemporaine: "On y voit des sauvages qui se font imprimer, des loups garous qui corrigent leurs épreuves, des dragons crachant la flamme qui font un "service de presse": tout ceci aussi naturel que leurs fonctions les plus naturelles". Ce livre inquiète; si on le prend pour une métaphysique, il peut désespérer. Mais c'est plutôt un exercice préalable à la connaissance, une nécessaire obligation à savoir qu'on ne sait rien. Le jeu est alors salutaire, l'appréhension de l'être rendue possible.

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Aimer, …. a…r

Un petit verbe de cinq lettres

Débute sur un, … Haaa

Finis sur l’… Air

Provoque ébats

Envoie en l’air.

Aimer le prononcer

Adorer le pratiquer

Aimer sous les nuages

Couché sur la plage

Aimer sous le soleil

Fatigué au réveil.

Ainsi

Comme ça

Sans gage

C’est pareil.

Je donne

Je reçois

Jour ou nuit

Me berces, j’embrasse

Te caresse, m’enlaces

Etreintes aimées

Commencées par … Haaa

Finies dans l’ …Air.

Robert Tadeusz Pirschel

19/08/2010

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L’Abbé, la vieille et le chien


La scène se passe à l’intérieur de la chapelle de Bessel, en fin de matinée en plein été. Près de l’autel, sur un prie dieu, se trouve, l’abbé Félicien Falconnet. En arrière, sur un banc, une bonne vieille, elle semble marmonner. Elle est très courbée mais elle ne marmonne pas, elle prie à genoux avec ferveur. Devant la porte principale, un chien titubant et bavant, entre dans la chapelle.

L’abbé : chuchotant

« Dieu mon père, pardonnes à ton fils

Pour avoir péché ! J’ai osé Jurer obscénement

30 années seulement ! »

L’abbé : Devenant soucieux,

« Mais entendez vous, Dieu mon père, ce bruit étrange dehors ? Et vous, la vieille en prière, entendez vous ? Qu’est ce que ce bruiteux bruit, ne peut-on supprimer ce bruitophone? »

La très vieille : priante et tremblante

« Hélas, l’abbé, la prairie prend feu et le feu prend la prairie, j’allais vous le dire… »

L’Abbé : rassuré

« Ah Dieu mon père, merci, j’avais cru à une inondation ! »

La vieille, très vieille

« Quelle chaleur mon abbé, arrivez vous à prier ? »

L’abbé, tout en noir

« Non la vieille, mais l’inondation arrive, et va inonder l’incendie, prions à son arrivée et à l’incendie inondé et à notre rafraichissement ! »

Arrive au centre de la chapelle, le chien tout en bave et titubant.

Le chien : en bave, titubant et hurlant

« On m’a empoisonné, je suis mort sans avoir pu mordre, qu’est-ce qu’un chien, qui n’a jamais mordu. Même les puces mordent. Je ne peux mourir sans avoir mordu une seule fois, en vérité, j'ai été trop gentil! »

Puis, à l’abbé,

« Mon père, prenez mon âme et enseignez le chien ! »

L’Abbé : prit de pitié

« Le chien baveur à raison, il meurt sans avoir été chien, Quel vie de chien, ce chien vit ! Meurs sans crainte toi et tes puces, et quitte cette chienne de vie. Nous prierons pour ton âme de chien ! »

Le chien mourant: enfin meurt en expulsant un gaz fort nauséabond

La très vieille : priante et entourée de gaz nauséabond

« Amène ! »

Puis elle éternue trois fois.

L’Abbé : lui proposant son mouchoir noir de noir

« Vous dites ! Oh très vieille ! »

La vieille

« Je dis que la prairie est en feu appelons les pompiers pour inonder le feu dans la prairie, sinon le feu va nous inonder pour nous noyer et ensuite nous brûler ! »

Le pompier : tout enfumé

« Me v’la ! Où se trouve le feu rouge vif, et brûlant la prairie en feu ? »

L’Abbe, la vieille, sauf le chien crevé

« Là, là et là, il est partout, le sentez-vous brûler, il est rouge parbleu, il nous entoure, nous cerne ! Oh Dieu, allons nous en, et vous le pompier restez et arrosez, arrosez ! Le temps que l’inondation arrive et inonde l’incendie, sinon l’incendie sera foudroyant et l’inondation, impuissant ! »

Arrive au même moment, l’incendie et sans ménagement, emporte le pompier, son ennemi juré. Dieu ait son âme !

L’âme du pompier : dans tout ses états

« Oh Dieu des esprits ! me voilà bien seul. J’étais son corps et j’y étais comme chez moi. J’allais où il allait, ce qu’il décidait je l’exécutais, nous ne faisions qu’un ! Voilà qu’à présent, je suis âme immortelle, en même temps conscience, état d’esprit, pensée, raisonnement et raison d’être, état d’âme, âmes sœur, sixième et dernier sens ! Pour une enveloppe c’est beaucoup trop d’obligations !

« C’est toujours ainsi, c’est toujours comme çà, les bons et les moins bons, sont les premiers à partir. Pour les très bons, il n’y en a pas, ils n’existent pas. Oh, Dieu des esprits, faut-il prier, prier et re-prier pour vivre une vie entière et être accepté entièrement?

« J’étais l’âme d’un homme bon, où aller ? Personne ne me voudra, je ne peux ni me vendre ni rendre l’âme ni même hanter, j’étais l’âme d’un homme bon, Il faut que l'on m’accepte tel quelle. Je peux encore servir, sinon, je serai ni le commencement ni la fin, je serai qu’un intervalle entre rien. Je ne suis pas une âme damnée. J’ai une grandeur d’âme, qui veut bien de moi âme qui vive ? Je viens d’un homme bon, mais personne ne m’entend ! Ah, à quoi je sers, d’être immortel, Je suis une âme vraiment en peine !! »

L’Ame du pompier, très en peine, trouva sur sa voie, l’âme sœur sortit tout directe d’une femme bonne. Leurs rencontres furent osmotiques. Enfin deux grandes âmes heureuses!

L’Abbé et la vieille : tout à coup, très seuls.

« L’incendie nous a épargné mais il reste des flammichettes flamboyantes, essayons de cracher dessus cracher encore et encore pour les inonder et en finir avec ! »

Cracher, n’a fait qu’attiser le feu faiblissant , l’abbé et la vieille, épargnés par l’incendie furent emportés par l’inondation, attirée par le feu envenimé et rafraichissant.

Amène!


Lucien Ruth

F I N



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L'Amour : Agent propulseur du développement durable

Lu sur mon pot de mayonnaise Hellmann’s le 21 novembre 2010 : « Fait avec des œufs de poules en liberté ». Les ingrédients sont : eau, huile de canola, amidon de maïs modifié, jaune d’œuf liquide, vinaigre, sucre, sel, épices, gomme de xanthane, acide sorbique, acide phosphorique, colorant, jus de citron concentré, edta de calcium disodique, acide citrique. Comment autant de produits chimiques peuvent-ils faire partie d’un produit à base d’œufs de poules en liberté ? Par ailleurs, quelle est l’interprétation de la multinationale du concept de la liberté des poules ? Autant de questions sans réponse … poule aux yeux … Ironie ! Hellmann’s est une marque de commerce détenue par :

« Unilever Canada Inc. qui est une filiale à cent pour cent de Unilever PLC dont le siège social est à Londres (Angleterre). Unilever PLC et Unilever NV, entreprise hollandaise de Rotterdam, forment le groupe Unilever, l’une des plus grandes entreprises de produits grand public au monde, implantée dans une centaine de pays. Unilever vise à être la première entreprise pour satisfaire les besoins quotidiens des consommateurs du monde entier sur les marchés qu’elle a choisis[1] ».

Si vous désirez devenir actionnaire, vous devez contacter la maison mère, l’adresse est sur le site. Vous pouvez en profiter pour les questionner sur le concept de la liberté.

Les multinationales doivent présenter un minimum de conscience sociale si elles veulent garder leur crédibilité auprès du public. Cependant, nous savons tous qu’elles attendent les développements technologiques pour régler la plupart des problèmes environnementaux et qu’elles sont friandes des produits chimiques pour développer des addictions.

Il y a 30 ans, nous étions plusieurs à aller déposer à l’autre bout de la ville nos déchets sagement classés en matières recyclables. Trente ans plus tard, la planète est encore plus affectée par la consommation de ses habitants. Drôle de situation, moi qui pensais changer le monde dans les années 80. Je ne crois plus que les habitudes individuelles peuvent changer quoi que ce soit dans la détérioration de la planète. La responsabilité appartient plus au monde industriel. C’est à mon tour de leur lancer la balle.

Il y a 30 ans, je posais de bons gestes pour l’environnement non seulement pour ma planète, mais aussi pour l’éducation de mes enfants. Il y a quelques années, une grande frustration a surgi du fond de mes entrailles, une rébellion de tant d’efforts anéantis sous la force consommatrice de nos sociétés. Combien de fois me suis-je coupée les mains en lavant les boîtes de conserve ? Combien de fois me suis-je privée de lys sauvages offerts par mes enfants au nom de la préservation de la flore indigène ? Mais pour qui et pourquoi ai-je fait cela ? Au nom de beaux principes qui n’ont rien donné en bout de ligne !

Pourquoi devrais-je continuer à faire attention à la planète ? Pourquoi ne pas attendre comme certains de nos politiciens et toutes les multinationales que la technologie atténue les dégâts ? Pour qui et pourquoi je choisirais d’embellir le monde ? Quand j’ai fait part à mes enfants, gendre et bru inclus, de ma frustration et de mes doutes, inutile de vous dire que j’ai été fusillée non seulement par leur regard mais aussi par leurs mots autant que par leurs lamentations sur le vécu des « babyboomers ayant détérioré la planète » et blablablablabla. Et j’ai gardé ma frustration.

Il y a 30 ans, j’ai choisi par le sens de responsabilité et par le sens du devoir de recycler, de composter et de prendre soin de nos forêts et de nos étendues d’eau et pourtant les résultats n’ont pas été probants.

Pour qui et pourquoi continuerais-je d’agir en personne responsable ? J’ai trouvé une réponse : par Amour et par Respect de mes petits-enfants que voilà.

L’Amour est, à mon avis, le seul bien durable qui développe sainement tout autour de lui. Son effet sur les personnes est gage d’actions plus grandes que nature. Socialement, c’est le bien le plus évocateur de transcendance du mal à autrui ou à la planète. L’Amour est l’essence même de l’être humain et, jamais, il ne peut engendrer d’épreuves. Que l’Amour se répande sur la planète et l’environnement ne s’en portera que mieux et bien. Ne dit-on pas que parler à ses plantes avec Amour les rend resplendissantes. Songez à tous ces champs labourés avec Amour qui éradiqueraient les famines. Maintenant, imaginez l’effet de l’Amour sur l’économie mondiale. Les richesses seraient enfin partagées. Ne serait-ce pas magnifique ? Le partage des richesses ne peut être atteint qu’avec l’Amour. Oui, définitivement l’Amour est un exemple limpide de Développement durable.

Quand je vois la confiance et l’amour dans les yeux de mes petits-enfants, mon cœur chavire et ne souhaite qu’une chose : qu’ils aient la chance et le bonheur de profiter de tout ce dont j’ai profité dans la vie et sur la planète. Je ne peux espérer qu’une seule chose, c’est que mes habitudes et mes efforts fassent grand bien à cette Terre qui sera encore et toujours demain la leur et la nôtre à tout jamais.

Pour qu’en aucun temps une planète interstellaire ne soit la solution retenue à la surconsommation, je prendrai soin d’embellir le monde.

Elric et Océanne, je vous aime gros comme l’univers. Votre MammyJo xx.



[1] Unilever. Notre histoire.

http://www.unilever.ca/fr/aboutus/Copy_of_ourhistory/?WT.LHNAV=Notre_histoire.

Site visité le 21 août 2010.

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L'art et moi




Un monde sans art, est un monde qui cesse de respirer.

L'art et l'homme ont été intimement liés dès l'aube des temps, dès la pré et proto-histoire.

Souvent je repense aux grottes de Lascaux, magnifique expression des hommes par l'art rupestre.
J'ai eu la chance de les visiter, il y a longtemps, dans les années 1980,c'était Lascaux II, déjà, la copie à l'identique des grottes dont lepublic ne pouvait plus voir l'originale, pour la préserver d'une maladie qui se développait sur les parois..

J'ai été saisie, face à cette beauté, cette réalisation d'il y a40.000 ans, avec les moyens du bord imaginés déjà par les hommes, face àdes représentations dont on ne connaît pas encore toutes lessignifications ni les symboles.
La fresque s'adaptait à chaque relief des parois de la grotte, donc desdénivelés, les tons chauds cernés de noir, tout prenait vie, comme sion assistait "en réel" à une scène de chasse...
Un grand moment d'art, face à nos ancêtres, une rencontre qui reste gravée en moi encore aujourd'hui.

L'arttranscende l'homme, l'art donne à voir, l'art surprend, l'art posequestion, et l'artiste a un rôle de catalyseur, de philosophe, detroubadour, de rassembleur...et devrait d'abord être un homme libre...

Où commence l'art, où s'arrête-t-il, est une autre grande question, etles critiques, savants, philosophes de l'art ne sont même pas souventd'accord entre eux. On ne peut l'enfermer dans une définition, il est aussi de l'ordre d'un certain mystère.

La vie a besoin d'art, l'être humain estlui-même art, par la façon dont il fonctionne déjà, et si l'artdisparaissait, l'être humain serait réduit à bien peu de choses...
Plus que jamais, nous avons besoin de l'art, surtout en temps de crise, pour résister à l'apathie et à la résignation.

L'art est une respiration, au coeur de l'humain.

Pascale Eyben
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Un Ricochet à Divonne les Bains

Voici en avant première les dessins pour le prochain N° du Ricochet, un journal trimestriel de contre information réalisé par Jean-Claude Pruvost.


Lutopic a l'honneur de faire les illustrations.

voici une des dernières en date d'hier

Il s'agit du projet de démolition d'une salle des fêtes placée au centre de Divonne les Bains. Cette construction au style marqué ne convient plus aux décideurs actuels..

Pas assez prestigieux pour le saigneur des lieux..

Et comme on dit , quand la démolition va, tout va.. Ils vont certainement planter des arbres sur le site .. on peut rêver.. Lutopic est là pour ça..!

démolition salle des fêtes

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Parfum

Un jour de grand cafard,

Entrant au grand bazar,

Je découvre par hasard

Un parfum, perle rare.

Parfum de bonne senteur,

Parfum de mille fleurs,

Parfum de grand bonheur,

Parfum pour mon petit cœur.

Adopté de ce pas,

Je n’en changerai pas

Tant qu’il existera

Et qu’on me le vendra.

Il illumine les yeux.

Il envoûte les lieux.

Il réalise les vœux.

Il rend les gens heureux.

Ses effluves, ma foi,

Procurent autour de moi

Des petits frissons d’émoi.

Je me demande bien pourquoi.

Je m’attire des yeux hagards

Qui sont preuve de cafard,

Leur vie est un bazar.

Ce n’est pas un hasard.

C’est l’effet du parfum.

Il en guérit plus d’un

Dans ce monde où chacun

Peut saisir l’opportun.

Je diffuse sa senteur

Avec un grand bonheur.

S’il peut guérir les cœurs,

C’est qu’il est le meilleur.

28/11/2010

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Un petit poème sur l'amour. et un deuxième en prime

Je ne suis pas poétesse mais j'ai eu envie de vous faire partager deux petits poèmes écrits il y a quelques années, au risque de m'exposer à des critiques peu flatteuses!


L’amour

L’amour est un homme dangereux

Surtout si vous le rencontrez sous peu,

Débrouillez vous pour résister au mieux

Attention, il est paré de paroles de feu

Qui vous embrasent le cœur et plus,

Qui vous laisse un désert, là où Vénus

Semait fleurs , bonheur et douces muses

Si vous le rencontrez, croyez moi, tuez le ou plus.


Le HERON écrit il y a 10ans


Le héron s’ennuyait sur le portail rouillé

De l’ hôtel- restaurant abandonné

Morose il écoutait d’un air penché

Les notes égrenées d’une musique oubliée

Mélodie perdue de chants désespérés,

Je me suis arrêtée et lui ai lancé

Un petit bout de mon cœur déserté




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courrier du cœur

Fin de cette installation en raz campagne , pour un art en campagne qui devenait un sorte de retraite de Russie..

photo prise le 26 NOV, je tenais avant de démonter l'ensemble voir la neige se poser sur mes boites à lettres.. Je suis comblé..! gegout©adagp

courrier du cœur sous la snw

L'art et la campagne ne font pas toujours bon ménage, et je ne parle même pas de la pérennité des œuvres exposées à tout les vents plus ou moins mauvais..

Mon "courrier du cœur" se souviendra longtemps de cette édition 2010.

Moi aussi..!

La prochaine édition se fera sans moi.. Je serai en Juillet invité à exposer mon travail en Suède, sur l' Ile de Ölands au musée Himmelsberga.


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Le travail

Le travail d’une mère

Commence par des contractions,

Douleurs qui lui sont chères

Nourries de vives attentions.


Elles sont de plus en plus fortes

Permettant au petit être

De sortir par la petite porte

Car il a envie de naître.


Ce travail douloureux

Est aussi angoissant.

Bientôt, ils seront deux.

Bienvenue à l’enfant


Qui a su tout affronter :

Le cordon autour du cou,

Les secousses pour l’expulser,

Le passage par l’étroit trou.


La maman est soulagée

Car le travail est fini.

Son bébé vient de crier,

Elle sourit au tout petit


Avide de goûter au sein

Qui le rendra beau et fort

Assurant ses lendemains

Sans devoir faire trop d’efforts.


Sans la toute petite graine

De son papa tout heureux,

Cette merveilleuse scène,

Elle n’aurait jamais eu lieu.


Le miracle de la vie

Se renouvelle chaque jour.

C’est le fruit de nos envies,

L’accomplissement de l’amour.

27/11/2010

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administrateur théâtres

Le jardin parfumé (théâtre du Grand Midi)

« Les regards langoureux mettent en communication une âme avec une autre et les tendres baisers servent d’intermédiaires entre ton ardent jardinier et mon jardin parfumé... »


"Apprends ô vizir – que Dieu te prenne en sa miséricorde – que les femmes sont de différentes sortes : on loue les unes, on blâme les autres. La femme qui est louée par les hommes est celle qui se porte bien physiquement, qui a une bonne stature, une chair généreuse avec un teint blanc et brillant. Elle sentira bon. Ses épaules seront éloignées l’une de l’autre, ses bras seront larges, les deux os de l’avant-bras renflés. Sa bouche sera étroite, avec des lèvres tendres d’une couleur rouge cramoisie, épaisses, chaudes, équilibrées, charnues. Elle aura un nez étroit et gracieux, des joues lisses d’un blanc éclatant, rehaussé de rose, de grands yeux. Son visage sera majestueux et, d’après certains, il devra être de forme ronde. Ses sourcils seront bien arqués, sans être séparés par trop d’espace. Son front sera vaste, sous une chevelure d’un noir semblable à celui du fard pour les cils. Son cou sera long, et rond à la base. Cette femme aura les épaules larges, la poitrine spacieuse et bien développée, ainsi que la ceinture, les deux seins debout, la taille et les plis du ventre bien proportionnés, les hanches larges et fortes, le sein arqué, le nombril en fond de gouffre, les mains et les pieds menus…." Notre actrice, Nathalie Stas incarne avec humour cette femme idéale, et nous conte avec sagacité toute la théorie de l’érotologie de ce manuel peu connu dans notre monde occidental : « Le Jardin parfumé » de Cheikh Nefzaoui , écrit vers 1510. Un art d’aimer. Une recherche de paradis. Elle a le charme, la séduction des 1001 nuits, l’opulence de l’amour et navigue dans le décor oriental comme une reine, plutôt que comme une esclave ou une courtisane promise à la mort. ... Qui est le maître dans ce monde d’hommes, dans ce traité écrit par un homme pour les hommes ? Nathalie Stas provoque et renverse les rôles avec finesse et drôlerie. Sous une coupole d’étoiles, les tissus transparents d’une tente dans le désert, les coussins magiques, les bâtons d’encens, et les timbres de musiques d’ailleurs, et un déshabillé de rêve. Pruderie envolée, le vocabulaire est poétique ; les confidences, détaillées ; les conseils, humoristiques ; les descriptions, précises. Le corps sculptural retrace le bonheur des mots. Et la voix, et la danse. Le texte est garant de la vie. La curiosité du vizir, sa seule chance de survie. Ce vizir, c’est chacun de nous. Elle sent déjà le fil de la lame sur sa gorge offerte. Un spectacle étonnant dans la froidure glacée de notre mois de novembre ! Ne soyez pas frileux, et déposez les mineurs d’âge au cinéma avant de pénétrer dans la tente de l’amour!

LE JARDIN PARFUMÉ


du 16 novembre au 11 décembre à 20h30, uniquement les jeudis, vendredis et

samedis. Relâche dimanche et lundi

Librement et coquinement adapté par Bernard Damien

Pour et avec Nathalie Stas dans le rôle de la belle et mystérieuse Shéhérazade

Scénographie Ateliers du Vrai-Semblant Costumes Véronique Biefnot
Photographie Nicolas Toussaint Régie Alexis Couvrat
Dossier de presse
Nicole Palumbo



http://www.xltheatredugrandmidi.be/index.php?pid=36

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Vite, Trop vite


La maison bien rangée,

Les idées bien en place


Mon cœur dépoussiéré

Sans plus la moindre trace


Le temps a fait son œuvre

Vite,

Trop vite


J'ai oublié ta main, ton regard

Et ta voix.


La raison bien rangée

La vie refait surface


Un amour est parti

Un amour prend sa place


Vite,

Trop vite

La saison bien rangée

Nos amours dans la glace


Sous les feuilles tombées

Ma mémoire s'efface


Vite,

Trop vite



Nadine-Lia Lejeune

"Le Prochain"




Dessin d'Henry LEJEUNE

Encres de Chine





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J'ai mes rêves de cœur


J'ai mes rêves de cœur

Et mes désirs charnels

Les premiers sont en peine

Les autres se consolent

Dans des bras de passage



La vie ne serait-elle

Qu'habile substitution

Que moments de douceur

Volés à la sagesse

Que rêves éveillés

Doux et tendres à souhait!


Le cœur est masculin

La chair est toute femme

Qui de ces deux l'emporte ?

Qui nous fait le plus mal ?

L'amour ne serait-il qu'oubli ?

Que rêve de fusion

Qu'un impossible accord

Entre la chair et l'âme ?



J'aime par intermittence

Ces bras qui me rassurent

Qui aiment mes rondeurs

Exultent et s'enthousiasment

Qui prennent,

Qui donnent

Et qui reprennent encore



J'ai mes rêves de cœur

Et mes désirs charnels

Les premiers sont en peine

Les autres se consolent
Le cœur s'en accommode
S'illusionne

Imagine

Se gausse rien qu'un instant
Du corps, faible vainqueur

Dans cette parodie.



Aimer au cœur est impossible,

Le corps est maître de ces lieux


Nadine-Lia Lejeune

"Le prochain"



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Solitude


Ma solitude se prélasse au creux de mes draps,

S’en fait des écharpes de tendresse inassouvie,
De douceur inavouée, de chagrins consommés.

Je n'attends plus que l'ombre de la nuit,
L’ombre de mains qui frôlent l'absence,

L’ombre de souvenirs qui n'en sont pas,

De la mémoire qui n'a pas encore vécu.


Nadine-Lia Lejeune
extrait de "Je dois vous dire..."


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Elle est partie
gracile, fausse fragile

fleur des champs

Elle a rejoint cette terre
dont elle aimait le fruit

Elle a gravé pour nous
mille et un paysages

On adorait
ses carrés de légumes
et ses cosses de pois

Ses feuilles diaphanes
nous révélaient
un monde éphémère

Le blanc pur de ses feutres
nous disait
la fraîcheur de son âme

Tu es là, maintenant,
c'est ta place cette terre
celle que tu as aimée
avant que d'y renaître

Je ne m'étonnerai pas
qu'il y pousse
un joli pommier blanc


B.L.


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administrateur théâtres

12272699863?profile=original

 

Qui est Monsieur Schmitt ?

 

représentations du lundi 22/11 au samedi 27/11 à 20h30

le dimanche 28/11 à15h30

Centre Culturel d'Auderghem

Bld du Souverain 183 - 1160 Bruxelles

Que nous promet M. Schmitt ?

Une soirée pleine de comique sérieux, de promenade avec Kafka et Raymond Devos à la fois. Délectable ! La famille Machin, pardon, Bélier, déguste silencieusement son dîner du soir dans un appartement bien rangé. Pas un pli: « passe-moi le sel » en gestes, réponse en haussement d’épaules de Madame. La circulation de la communication va bon train! « Qui es-tu » n’importe plus dans l’enlisement du quotidien. Résonne un téléphone surréaliste. Voilà que le quotidien et les identités sautent d’orbite soudainement. La logique craque, tout devient fou autour des Schmitt. D’abord une saine connivence ressoude le couple assoupi, les fait se parler … puis tout d’un coup la femme hantée par les exigences de la société, le conformisme, la peur de faire à l’envers, déserte son mari et prépare consciencieusement de la choucroute. « On n’est pas des saumons. » Il faut se laisser porter par la rivière… Elle prend parti pour un fils sorti de nulle part. Elle a endossé le rôle donné à la perfection. Le mari complètement déstabilisé, Richard Berry en vrai, devient fou. On le serait à moins, avec les photos de familles transformées en chien-loup, les habits qui se sont fait la malle, et les livres qui ont changé de propriétaire et ce pays qui n’est pas la France! Le psychiatre, l’auteur de la pièce, Sébastien Thierry, s’en mêle et achève méthodiquement le patient. Le spectateur va-t-il douter à son tour ? « Ceci n’et pas un papillon, c’est une brosse à dent ! » L’autorité de la médecine, de la flicaille font froid dans le dos. Que ne fait-on pas sous la pression ? Que deviennent nos convictions devant la force de l’autorité ?

Richard Berry est sublime et nous prend par l’émotion : « Je préfère notre actualité à l’actualité des autres ! » Il dessine avec finesse toute la détresse dans laquelle l’ont plongé le flic et le psy. Il et prisonnier, de sa femme, ensuite. A lui de prouver qu’il n’est pas coupable… tiens ! Kafka ! A lui de recomposer point par point son identité imposée… dans un carnet de notes surréalistes. A lui d’accepter qu’il a tout rêvé ! « Une bouffée psychiatrique ! » La mise en scène est brillante. Le spectateur est tantôt compatissant, tantôt mort de rire devant les absurdités, tantôt plonge dans l’interrogation existentielle. Ce cocktail est capiteux ; la densité du jeu laisse pantois, la subtilité des phrases anodines creuse les questions… tiens, Devos! Qui décide qui nous sommes?

La salle est comble, et craquante d’applaudissements car le bouche à oreille a dit toute la portée de cette pièce riche et si légère à la fois! Les talents parisiens étincellent à Bruxelles.

 

 

Abonnement Paris-Théâtre / 7 spectacles

 

Le concept de Paris-Théâtre est de vous offrir un échantillon du meilleur théâtre français en général et parisien en particulier. Une saison basée sur le divertissement, la découverte, les coups de coeurs et la diversité !! Le Centre Culturel souhaite entourer les "têtes d'affiches" par des spectacles de qualité à la distribution probablement moins connue, mais où le talent ne fait pas défaut. Au CCA, la curiosité un excellent défaut.

http://www.cc-auderghem.be/

 

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administrateur théâtres

Primé meilleur spectacle de danse 2009/2010 par les Prix de la Critique !

Voici : l’assaut des cieux ! Au théâtre Marni

Ce magnifique spectacle largue toutes les amarres des conventions. Depuis quand jette-on quelques matelas au fond d’une scène pour que s’y réveillent des ouvriers ? Des prisonniers, des chômeurs ? Des réfugiés, des conjurés? Ils sont six au pied du mât du bateau ivre, ils vont à l’assaut des cieux, revisitent le rêve d’Icare, convient le peuple ailé, par le geste, le mouvement, le mime et le jeu. Tiens voilà un faucon: tout en plumes et en vol plané! Grâce, mystère poignant de la vie. A moins que ce ne soit pour Prométhée…

Arthur Rimbaud nous souffle: « J'ai tendu des cordes de clocher à clocher, des guirlandes de fenêtre à fenêtre, des chaînes d'or d'étoile à étoile, et je danse. » Illuminations. Elévation, les six danseurs veulent percer le mystère de ce ciel s’il existe. Ils sont libres, jeunes, musclés, barbus, vêtus d’aventure et de blue jeans . Ils deviendront par la danse tous les miroitements du Bleu infini. Ils se délivrent de la pesanteur! Le talc vole, les mains et les pieds blanchissent ! A chacun son voyage. Depuis les acrobatiques figures frôlant la mort sur le mât chinois, jusqu’aux jeux innocents de marelle. Un christophore? Un géant radieux ? Le courage humain pour appréhender les mystères n’a pas de limites. The sky is the limit !

Élans, culbutes, transports. Arc-en-ciel inlassables, les corps à corps sont souples, presque aquatiques, mais pas d’étreintes, l’autre échappe toujours…vaines luttes. Les danseurs ont beau se mettre des étoiles aux pieds, des chaussons magiques, les pyramides éphémères basculent, Ciel où es-tu ? Les danses infusent et deviennent harmonies, mais la mort fondra soudain sur les danseurs sans prévenir. Non ce n’était pas de l’orgueil, comme Icare. L’espoir, tout simplement ! Une fatalité roulera leurs corps épars sur la terre hostile, terrassés par le désespoir et un souffle destructeur. Mais les voilà qui se relèvent avec courage pour aller mourir debout, dans la lumière et l’éternité du sable qui coule.

Et la musique ?

Une composition moderne de Yves De Mey…. Elle évoque les travaux et les jours, les constructions de sable, la lutte contre l’enlisement le triste terre à terre, tandis qu’Haendel, puissance musicale mythique transporte chorégraphie et spectateurs dans la surprise de l’envol. Dans un premier chant : « Rejoice ! » il nous mène droit au ciel avec la voix sublime d’une jeune femme de 20 ans, une véritable révélation, qui remplaçait ce soir-là Elise Gabele. D’autres chants lyriques suivront, postés aux portes du ciel, épanouis, ailés, d’une vérité et d’une profondeur sublimes.

Conception et chorégraphie Claudio BERNARDO

Création et interprétation Benjamin KAHN, Diogo DOLABELLA, Mikael BRES, Ondrej VIDLAR, Benoit FINAUT, Steven BERG,

Chant et conseil musical Elise GABELE,

Musique originale Yves DE MEY, Musique Georg Friedrich HAENDEL, Henry PURCELL, Jim MORRISSON

www.theatremarni.com

http://www.balsamine.be/site/spip.php?rubrique12

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Seule

Bien seule

Dans ce grand lit,

Elle a froid

Et se camoufle

Sous l’épaisse couette.

Ses livres,

Elle les chérit.

Étalés à ses côtés,

Ils lui tiennent

Compagnie.

Très seule

Dans ce grand lit,

Elle dévore les mots

De ses amis littéraires

Qui la font voyager.

Harlan au New Jersey,

Lev à Boston,

Albert en Égypte

Et Douglas qui souhaite

Lui faire quitter ce monde.

Si seule

Dans ce grand lit,

Elle pense à tous ces hommes

Seuls aussi quelque part

Dans le vaste monde.

C’est alors

Que son stylo

La nargue

Puis se tortille de joie

Entre ses petits doigts.

Trop seule

Dans ce grand lit,

Elle laisse couler les mots.

Ils glissent de son cœur

Sur la feuille de papier.

Elle écrit

Par plaisir,

Pour partager de tout cœur

Ses modestes mots

Avec ceux qui la lisent.

Car seule

Dans ce grand lit,

Elle rêve qu’un jour il viendra

Celui qui la comprendra

Et elle n’aura plus froid.

Elle l’attend

Depuis si longtemps

Ce compagnon parfait

Pour lequel elle sera

La parfaite compagne.

26/11/2010

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