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SOLITUDE.

La solitude, c'est...

Un repos, une arme

Un défit, une compagne

Une crainte, un refuge...

Un remord, une plénitude

Une quête, une conquête!

Une sentence, une évidence...

Une gueuse, une tueuse

Une folie, une amie...

Un repaire, une hantise

Un gage, une bêtise...

Une gamelle, une poubelle!

Une consolation, une illusion

Une froideur, une peur...

Un réveil, une merveille

Un hasard, un départ...

Et même...

Si ce n'est pas une envie!

C'est précieux, comme la vie...

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Bas les masques

Vous n’y aviez jamais été ?

Et bien, vous voilà dans cette ville d’une autre époque, Venise vous reçoit…

Peut être dans mes rêves mais qui sait ?

J’y ai vécu quelques jours et je vous assure qu’à tout âge on peut vivre ses amours et s’il n’y en a pas, les rêver !

Ville tout aussi ésotérique que ces dessins, le mystère y règne dans chaque ruelle, sur chaque canal. La moindre place visitée vous emporte à imaginer croiser un de ses fantômes. Pas des fantômes malveillants, ceux-ci ont passé le pont des soupirs et sont enfermés à double tours dans ces geôles interdites aux amoureux. Et oui puisque même Casanova, les Plombs n’ont pas réussi à le garder car il fut l’unique prisonnier à s’évader de ses horribles cachots. Cet éternel amoureux n’aima pas qu’une seule femme, il courtisa des demoiselles, des dames plus mûres et osa même envoûter des épouses, alors cette évasion, jugement de Dieu ou délivrance du Diable ?

Mais l’amour est-ce un péché ?

Même adultère, je ne le pense pas s’il est partagé par ces amants d’un soir ou pour ces amoureux interdits de s’afficher au grand jour !

Ces fantômes libres que l’on croise, sont sans doute ces amants interdits qui ne veulent sans doute pas encore être reconnus, d’ailleurs, ils portent des masques ?

Maintenant, ils sont pourtant admirés quand ils sortent au grand jour et avouez qu’ils ont fière allure !

Je vais les rêver dans leur intimité quand…

Mais, excusez-moi, belle dame, ce ne sera que la vision d’un homme, je ne me vois pas me mettre dans votre peau, la mienne est trop masculine. Et puis, la vôtre est si douce, si…

Ah, je voudrais moi aussi pouvoir être ce conquérant, être le nouveau Casanova mais pour cela il faut ne pas avoir trop de scrupule, il a dû en décevoir et rendre ces femmes tristes, désespérées. Je ne supporte pas vous voir les yeux humides, alors, imaginez, des larmes ?

Non, je vais simplement rêvez être ainsi, enfin, rêvez être chaque fois un autre homme pour ne pas vous blesser et ainsi ces aventures commenceront, auront lieu, n’auront pas de fin et se vivront simultanément. Aujourd’hui, c’est vous, belle dame, demain je vous verrais telle…

Mais, demain est un autre jour !

Alanguie

Vous rêvez ?

La chaleur imposait cette sieste et ainsi étendue, dévêtue à en rester sensuelle, Mademoiselle, l’homme s’est emparé de l’artiste. Le rapace est toujours présent mais il n’a pas ce regard habituel, il semble simplement vous admirer. Tien, il a même ce fil rouge, ce lien entre l’artiste, son modèle et ses rêves vous étant destinés. Lien aussi avec l’homme et je me demande si ce rapace, ici, ne représenterait pas que ce dernier ?

Rester de marbre, métaphore tellement désuète, sculptez-le et vous verrez que c’est est une matière bien plus facile à transformer que le granit !

Oh, je crois que vous devinez mon regard qu’allez-vous faire ?

Vous couvrir de ce drap ?

Non, je vous en supplie, je vous fais la promesse de ne plus vous admirer que comme artiste mais comme l’artiste et l’homme ne sont qu’un, je ne peux que vous le promettre, pas de le jurer !

Merci, Mademoiselle, de me comprendre et ne bougez pas, je vais vous poser telle que sur le papier !

Je vous vois

Je vous vois telle que je souhaiterais vous voir mais pour cela il faut vous convaincre !

Je ne vous vois pas comme ce pantin femme, obéissante, non, c’est tellement plus fabuleux si vous preniez l’initiative et même, devineriez être selon mes désirs !

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Ecritoire

J’ai lu du Maupassant

Comme je lisais ses mots

J’ai vu un roitelet

Devenir un du Roy

Au prix de pas grand-chose

Quelques rôles chaotiques

Quelques faux catholiques

Pour de fausses trahisons

Que trahiraient un traître

Des griseries moustachues

Une franche piétinade

En guise de rigolade

Je lis du Jules Vallès

Qui dit qu’il est enfant

Que pour la tête en bas

Au fouet il consent

Je suis dans une cage

On l’appelle atelier

Où des quelques idées

Que j’avais lapidées

Viennent des choses usées

Et que je dilapide

De mes rances errances

Des prés au fond des caves

Remonte nous un peu

D’une Amérique ou deux

Tapisse-nous de bleu

Un palais d’ « entres » creuses

Jusqu’à nous définir

Comme indéfinissable

Jusqu’à figer les mots

Qui s’envolent sur le sable

Jusqu’à nous réchauffer

O bois de la table

Tu sers d’écritoire

Aux drôles de fables

Frédéric Halbreich 05-12-2010

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"Ne restera de nous qu'un peu de cendres grises"

Ne restera de nous qu'un peu de cendres grise

Quand notre amour se meurt

au déclin de la vie

Les rêves de grandeur

s'effritent au fil du temps

Il flotte dans les coeurs

des pleurs de nostalgie

Et nous rêvons parfois

à nos anciens printemps

Oui nous traînons en nous

des fleurs en pamoison

Comme elles nous vivons

au seuil d'une chimère

Nous buvons le soleil

aux prismes du poison

de notre finitude

où sombre l'éphémère.

"Ne restera de nous

qu'un peu de cendres grises"

Comme elles nous seront

entaînés vers la mer

Et dans un tourbillon

nous atteindrons la rive ....

Poussières d'un instant

vers l'ULTIME DERIVE ...."Ne restera de nous qu'un peu de cendres grises" 26/12/2007

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Être fous.

Se conjuguer la vie à tous les temps,
La jouer comme à la marelle,
Sauter pieds joints dans le délire,
Dans le rêve.
Être fous,
Goûter la vie,
La parfumer de nos désirs,
Entrer serein dans l’irréel
Être fous,
Se conjuguer la vie à tous les temps
N'en retenir que le jour même.
Ne plus compter,
Ne plus attendre,
Être fous.
Encore,
Toujours,
Être fous.

Nadine-Lia LEJEUNE
©


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Le Discours de la méthode de Descartes

Le « Discours de la méthode pour bien conduire sa raison et chercher la vérité dans les sciences » (1637) est l’oeuvre fondamentale de René Descartes qui ouvre l'ère de la philosophie moderne. Elle fut publiée dans les "Essais philosophiques" en 1637. Après la condamnation de Galilée et "la résolution que M. Descartes", nous dit son biographe Baillet, "avait faite de ne point laisser imprimer ses ouvrages de son vivant, il semble qu'il ne s'agissait plus que de le tuer pour mettre le public en possession d'un bien qui devait lui appartenir". S'il cède, en 1637, aux instances de ses amis en publiant une anthologie de ses recherches, il tient à ne faire part de la mise en question totale qui en est la base, qu'en lui laissant le sens d'une démarche singulière, toute personnelle. A cette prudence nous devons la saveur exceptionnelle du "Discours", cette proximité avec l'homme dont les grands textes de la philosophie s'appliquent ordinairement à effacer les pas. L'exposé de la méthode est adhérent au départ et à l'aventure intellectuelle d'un "magnifique et mémorable Moi", dont la présence même, aux yeux de Valéry, nous est plus précieuse que l'enseignement. Et, à vrai dire, le dessein cartésien "n'est pas d'enseigner ici la méthode que chacun doit suivre pour bien conduire sa raison, mais seulement de faire voir en quelle sorte j'ai tâché de conduire la mienne". Mais si cette méthodologie est une autobiographie, "celle-ci n'est proposée à elle-même qu'à titre de "fable", où chaque péripétie n'est retenue que pour sa signification universelle.

La première partie du "Discours" s'ouvre par un acte de confiance en la capacité d' universalité et

de vérité inhérente à l'esprit humain; mais c'est pour devoir constater aussitôt qu'en l'absence d'une conduite méthodique de la raison, cette possibilité peut rester vide, et se perdre dans la diversité des opinions. L'inventaire des disciplines constituerait la culture scolaire de son temps et prend acte de cette dispersion spirituelle où demeure l'esprit, aussi longtemps qu'il ne s'est pas résolu un jour à "étudier aussi en lui-même". Seules les mathématiques étaient en mesure de lui donner un goût de certitude et d' évidence: il s'étonne que, sur ces fondements solides, l'on n'ait "rien bâti dessus de plus relevé". Il est frappé par le contraste entre ces assises presque inutilisées et l' insécurité des "palais fort superbes" élevés sans fondements par les moralistes antiques -par le décalage entre les certitudes mathématiques et les valeurs humaines. C'est ainsi qu'il se résout à chercher dans les voyages et la méditation solitaire ce qu'il n'avait pas trouvé dans la culture: une connaissance claire et assurée de tout ce qui est utile à la vie.

La seconde partie trace l'épure de l'extraordinaire mouvement qui s'empara de sa pensée en novembre 1619, dans la solitude où il avait pris ses quartiers d'hiver, sur les bords du Danube où l'avait conduit le couronnement de l'Empereur. La méthode cartésienne est née dans un accès d'inspiration fiévreuse, au milieu des guerres bavaroises. C'est dans la nuit du 10 novembre, qu'après avoir trouvé la nuit "les fondements d'une science admirable", dont la Méthode et la Géométrie publiée à la suite du "Discours" ont été le développement, il eut trois songes où il vit comme une confirmation paradoxale de ses découvertes rationnelles.

Rien ne nous est confié de ses transes dans la deuxième partie du "Discours": elle dessine l'itinéraire d'une sagesse contrainte à une révolution intérieure qui entreprendra d'ôter toutes les opinions de sa créance, afin de les ajuster au niveau de la raison. Dans cette tâche de récupération critique des certitudes, la logique aristotélicienne lui paraît un instrument inadéquat plus propre à l'expression qu'à la découverte. La servitude de la géométrie est d'être "astreinte à cette considération des figures" dont précisément la géométrie cartésienne la délivrera, -et c'est là que la Méthode à la fois fait son apparition et trouve son application, en mettant les éléments des figures géométriques en correspondance avec les termes des équations algébriques. Du même coup les problèmes de l'algèbre s'en trouvent éclaircis: elle cessera d'être "l'art confus et obscur" qu'on en avait fait à partir du moment où l'on saura déduire les solutions de la supposition du problème résolu. Ainsi sera annoncée une réforme des Mathématiques, qui fera de matières "qui ne semblent d'aucun usage" la source d'applications pratiques incessantes.

Le fil conducteur qui a délivré Descartes du labyrinthe de la vieille logique le conduit à quatre préceptes: "Le premier était de ne recevoir jamais aucune chose pour vraie que je ne la connusse évidemment être telle, c'est-à-dire d'éviter soigneusement la précipitation et la prévention"; cette adhésion stricte à l'évidence actuelle exige "de ne comprendre rien de plus en mes jugements que ce qui se présenterait si clairement et si distinctement à mon esprit que je n'eusse aucune occasion de le mettre en doute". La clarté et la distinction de l'idée présente à l'acte d' intuition intellectuelle fournit le critère à l'aide duquel seront exorcisées les illusions de l' imagination.

"Le second, de diviser chacune des difficultés que j'examinerais en autant de parcelles qu'il se pourrait et qu'il serait requis pour les mieux résoudre". "Le troisième, de conduire par ordre mes pensées, en commençant par les objets les plus simples et les plus aisés à connaître pour monter peu à peu comme par degrés jusques à la connaissance des plus composées". Les deux préceptes sont étroitement apparentées, car il faut d'abord découvrir le simple afin de pouvoir ensuite en partir. Dans les "Regulae ad directionem ingenii", notes de jeunesse publiées après la mort de Descartes, il nous sont donnés comme les deux moments d'une seule et même règle: ils contiennent à eux seuls toute la méthode. Le second impose la réduction des questions incomplètement déterminées à des questions complètement déterminées qui ne demandent rien de plus que ce que l'on peut déduire à partir de ses données; puis leur simplification et leur division en parties aussi petites que possible. Le troisième nous impose moins une vérité abstraite qu'une habitude intellectuelle à acquérir: l'invention des coordonnées rectangulaires, dites coordonnées cartésiennes, est précisément le procédé qui permet, après avoir obtenu la simplification des problèmes par l'expression des relations géométriques sous forme d'équations algébriques, de s'élever par ordre du plus simple au plus composé dans l'étude des courbes géométriques. Au lieu de se perdre dans le détail de "toutes ces sciences particulières qu'on nomme communément mathématiques", le génie de Descartes s'est élevé à examiner seulement les proportions en général, "sans les supposer que dans les sujets qui serviraient à m'en rendre la connaissance plus aisée". C'est ainsi que la jointure entre l'analyse et la synthèse est rendue possible par une double représentation des proportions que, d'une part, "pour les considérer mieux en particulier", il faut "supposer en des lignes, à cause que je ne trouvais rien de plus simple"; qu'il faut d'autre part, "pour les retenir ou les comprendre plusieurs ensemble", "expliquer par quelques chiffres, les plus courts qu'il serait possible". Et dans la théorie des équations contenue dans la Géométrie, Descartes va mettre au point le système d'écriture algébrique dont nous usons encore. La quatrième règle de la Méthode, symétrique de la seconde, prescrit "de faire partout des dénombrements, si entiers et des revues si générales qu'il fusse assuré de ne rien omettre": l' intuition peut ainsi vérifier les étapes de la déduction avec le scrupule d'un esprit accoutumé à "se repaître de vérité et de ne se contenter point de fausses raisons".

La troisième partie du "Discours" est comme un repos que s'accorde Descartes pour s'inquiéter de vivre malgré tant de rigueur, -car la vie ne peut être mise en sursis jusqu'au moment où chacun des problèmes qu'elle recontre sera pourvu d'une solution certaine. Mais pour que le souci de vérité ne la laisse pas suspendre à l'issue problématique de la recherche, il faut bien se munir d'une morale "par provision"; ainsi l'homme pourra vivre parmi les hommes, tandis que son esprit sera reclus dans la suspension du

jugement. Après les quatre règles de la Méthode, les maximes de cette morale provisoire sont les thèmes qu'on ne se lasse pas de redire, de ce monologue de l'esprit qui est ainsi celui d'un honnête homme et d'un fidèle sujet de la monarchie française. "La première était d' obéir aux lois et aux coutumes de mon pays, retenant constamment la religion en laquelle Dieu m'a fait la grâce d'être instruit dès mon enfance et me gouvernant en tout autre chose, selon les opinions les plus modérées et les plus éloignées de l'excès"... "Ma seconde maxime était d'être le plus ferme et le plus résolu en mes actions que je pourrais"... "Ma troisième était de tâcher toujours plutôt à me vaincre que la fortune, et à changer mes désirs que l'ordre du monde".

Ce pacte loyal avec le monde et la "fortune" le laisse "aussi solitaire et retiré que dans les déserts les plus écartés", pour affronter l'aventure spirituelle dont la quatrième partie retrace l'itinéraire. La suspension du jugement que nous impose la première règle de la Méthode au seuil de tout problème, il lui faut la pousser une fois dans sa vie jusqu'à l'extrémité d'un doute radical. Les erreurs des sens l'imposent en présence du monde de la perception; les méprises du raisonnement rendent nécessaire de l'étendre aux mathématiques elles-mêmes. Tout le champ de la pensée est ainsi réduit à ne plus être qu'un songe; mais "aussitôt après" l'évidence vient surgir, de la nécessité au moins d'"être", pour pouvoir penser, ne fût-ce qu'un songe. Et rien n'est plus ferme et plus assuré que cette vérité originelle: "Je pense, donc je suis". Le scepticisme a atteint là sa limite, au terme de sa plus grande extension, fournissant lui-même un point de départ inébranlable à la reconquête de la certitude.

Ce premier principe me révèle en même temps ma nature véritable: "substance dont toute l'essence ou la nature n'est que de penser"; il fonde la distinction de substance pensante et de substance étendue, de l' âme et du corps. Il fournit, dans cette rencontre première avec l'évidence claire et distincte, le critère de toute vérité, celui que définissait la première règle de la Méthode: celle-ci est retrouvée et vécue dans l'acte même de la recherche. Mais cette présence évidente révélée par le "Cogito, ergo sum" est une présence imparfaite, car c'est une plus grande perfection de connaître que de douter. Et si je ressens cette imperfection, ce ne peut-être que par référence à une idée du parfait dont je ne puis être la source. Je puis feindre que les choses hors de moi ne soient que des dépendances de ma nature, ciel, terre, lumière,

chaleur, "ne remarquant rien en elles qui me semblât les rendre supérieures à moi". Mais il est impossible que le plus parfait soit une suite et une dépendance du moins parfait: il faut donc admettre que cette idée de la plénitude de toutes perfections, complémentaire de mon "cogito" doutant et limité, me révèle l'existence d'une nature "véritablement plus parfaite que je n'étais", c'est-à-dire, en un mot, qui fut Dieu. Cette preuve, Descartes la retrouve par un biais différent, destiné au lecteur accoutumé aux démarches de la pensée aristotélicienne et scolastique. Ce deuxième exposé de la preuve s'appuie non sur la seule présence en moi de l'idée du parfait, mais sur mon "existence" d'homme et, en elle, sur la contradiction vivante entre mes limitations effectives et la présence absente de "tout le surplus que je connaissais me manquer". Comme les preuves scolastiques, elle part de l'existence finie pour en appeler à une réalité qui la fonde, mais cette existence est celle d'un être ayant l'idée de Dieu -l'idée de ce qu'il n'est pas, infini, éternel, immuable, tout connaissant, tout-puissant. Ainsi la cause première à laquelle elle permet de conclure, est-elle d'emblée comme l'infini spirituel, qui fonde par une création continuée la subsistance des existences limitées et imparfaites.

Assuré de l'existence de Dieu par ses effets, Descartes s'enquiert de trouver la vérité de ce monde des corps étendus dont il a au moins l'image. Mais la méditation de l'espace géométrique le conduit à une deuxième preuve de l' existence de Dieu. Car si l'idée du triangle me contraint à reconnaître que la somme de ses angles est égale à deux droits, rien en elle ne m'assure qu'il ait jamais existé de triangle dans le monde. L'idée de Dieu au contraire impose son existence avec la même force que celle du

triangle, l'égalité de ses angles à deux droits. Elle est en effet si "abondante", comme Descartes le dira à ses objecteurs, qu'elle inclut l'existence comme l'accomplissement même de sa perfection.

Existence plus certaine que celle des corps, dont nous avons bien une assurance morale, mais sur laquelle nous ne pouvons avoir de certitude intégrale, c'est-à-dire métaphysique, tant que l'existence divine ne nous garantit pas la validité de nos évidences claires et distinctes. Elle seule nous permet de compter sur un monde extérieur, dans la mesure où il est compris par l'entendement comme une pure substance étendue dont tous les modes sont réductibles à la figure et au mouvement; car il est impossible de supposer que le Dieu tout parfait me laisse dans l'illusion au moment où l'évidence m'est présente. Si le Dieu qu'atteignait la preuve par les effets signifiait l'infinité de l'Esprit, le Dieu de la "vérité divine", selon le mot de Brunschvicg, n'est plus qu'un bon diable.

La cinquième partie ébauche le développement de cette vision mécaniste du monde corporel par des aperçus sur la physique et sur la physiologie. Elle rend flagrante la secrète contradiction entre la première règle de la Méthode et les deux suivantes: la confiance souvent naïve que Descartes accorde au crière de l' évidence l'a conduit à trahir sa consigne de prudence et à construire une physique imaginative, faisant crédit à "certaines lois que Dieu a tellement établies en la nature et dont il a

imprimé de telles notions en nos âmes, qu'après y avoir fait assez de réflexion, nous ne saurions douter qu'elles ne soient exactement observées en tout ce qui est ou qui se fait dans le monde". Et sans doute la sixième partie, conclusion de ce manifeste de la révolution cartésienne dont "Le discours de la méthode" a tenu le rôle, fait-elle appel aux mécènes de la science en invoquant l'utilité des expériences, "d'autant plus nécessaires qu'on est plus avancé en connaissance". Mais la jonction de l'expérimentation et de l' hypothèse n'est pas encore réalisée dans la méthode cartésienne. Il reste qu'elle a permis le renouvellement de l' analyse sans laquelle la constitution d'une physique mathématique, dans les siècles suivants, eût été impossible. Et la grandeur de sa démarche métaphysique nous est toujours présente.

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administrateur théâtres

Sokolov (concert au palais des Beaux-arts de Bruxelles)


Communiquer toute une soirée avec un être qui projette une musique habitée, un génie rempli d’humilité qui sait transmettre tous les replis de l’émotion, voilà ce que la grande salle des Beaux-arts de Bruxelles a donné à 2000 spectateurs complètement envoûtés. Sokolov est un créateur de beauté dans l'essence de la musique.

On dit de lui : ‘un titan du piano’ mais quelle douceur sous ses doigts! « Il entre, muré en lui-même, dans l'espoir d'aller puiser dans les tréfonds de son être la vérité des œuvres. Vérité subjective qui tient d'abord dans une sonorité abyssale qui fait résonner Bach comme une cathédrale, le ressuscite du plus profond des touches et le porte au ciel par un jeu de pédales décomplexé. » L’alchimiste de la musique est penché sur son clavier comme sur des alambics. Sous ses cheveux d'un blanc pur, il murmure, il ronronne. Les lumières sont très tamisées, la salle est presque obscure. L’instrument est un Steinway tout neuf. Il déroule la magie de la Partita de J-S Bach N° 2 en ut mineur, BWV 826 en six mouvements : Sinfonia, Allemande, Courante, Sarabande Rondeau, Caprice. Il me reste des impressions très nettes de toucher feutré, de caresses veloutées, de rythmes qui dévalent comme une rivière en crue, de moments très mélodiques, de notes liquides, volubiles et galantes. Les mains rebondissent sur le clavier comme s’il y en avait quatre et le Capriccio se termine comme un long voile de notes étincelantes. Where Angels Fear ToTread.

Pour suivre, c’est Johannes Brahms avec les Fantaisies, op 116 (1892), pièces que Clara Schumann jugeait « pleines de poésie, de passion, de sentiment et d’émotion. » La puissance et la fougue alternent avec des moments plus intimes où l’on bascule presque dans le silence avant que ne perlent les notes. Cette œuvre respire la tendresse, la main droite convoque des ruissellements de notes aigrelettes tandis que la main gauche creuse des échos profonds. Gregory Sokolov savoure son jeu comme s’il goûtait du vin. Puis c’est la brillance qui éclate de façon presque théâtrale. La frappe chromatique s’enchaîne à des déclarations du plus pur romantisme avant de retourner dans de profondes méditations. Nous avons ici toute la palette des émotions les plus fines. Grégory Sokolov va de temps en temps chercher l’émotion en l’air comme si elle y était suspendue avec de très gracieuses envolées de mains. Sommes-nous avec Paul Valéry ? Ce sont des oiseaux blancs qui volettent sur le clavier, des roucoulements avant la légèreté infinie du dernier envol. Le mouvement suivant est celui d’une ascension de marches gravies pensivement, contemplation, illumination peut-être, bruissements de nature. On aurait envie de tout décrire…Quelques mugissements du monde rappellent à la réalité. Qu’importe, la dernière note est bleue! Le dernier mouvement est celui de la frénésie de tout un orchestre joué d’un seul instrument. Une mélodie de harpe se transforme en grondement de tonnerre. L’homme est si petit devant la nature.

L’humoresque en si bémol majeur, op. 20 commence elle aussi avec une infinie douceur. « J’ai été toute la semaine au piano, composant ; écrivant, riant et pleurant tout à la fois. Tu trouveras une bonne description de cet état des choses dans mon opus 20 écrit Robert Schumann à Clara, le 11 mars 1939. » Notes brillantes déferlant d’une corne d’abondance, et pourtant la légèreté ne manque pas, ni l’humour, évidemment. Caracolades, douce apparition d’une licorne ? Tout se tait autour d’elle, la paix ? La tendresse ? Invulnérable, qui m’aime me suive!

Le tout s’achève dans de légers sifflotements piqués comme des cordes de violons pincées, d’un bout à l’autre du clavier pour le dernier morceau du récital : Klavierstücke, op.32 (1838-39). On est dans le ravissement, comme au début d’une féerie. Coule la musique chaude et généreuse du pur bonheur qui s’évanouit dans une seule note de fuite….

C’est le délire, la salle explose sa joie, dans des applaudissements frénétiques, toujours dans la pénombre envoûtante d’une salle des mystères. Il y aura six bis !

Grigory Sokolov
Mardi 07.12.2010 20:00
Palais des Beaux-Arts / Salle Henry Le Bœuf

Grigory Sokolov piano
Johann Sebastian Bach Partita n° 2, BWV 826
Johannes Brahms Fantasien, op. 116
Robert Schumann Humoreske, op. 20, 4 Klavierstücke op. 32
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Le bonheur

«Le plus grand bonheur est celui que le soleil est en train de vivre: sans regarder si les gens en ont profité ou non, il continue à distribuer sa chaleur et sa lumière.»– Omraam Mikhaël Aïvanhov
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Retransmission de la séance de rentrée solennelle de l’Académie française 2010

avec les discours de Florence Delay, Hélène Carrère d’Encausse et Jean-Luc Marion

Le 2 décembre 2010, l’Académie française a tenu sous la Coupole sa séance publique annuelle, présidée par Jean-Luc Marion.

Dans cette retransmission intégrale, vous entendrez successivement le discours sur les prix littéraires par Florence Delay, le discours « mystère de l’Académie » : pouvoir intellectuel, pouvoir politique par Hélène Carrère d’Encausse, Secrétaire perpétuel. Et le traditionnel Discours sur la vertu, par Jean-Luc Marion.

Lien direct du discours (1 heure 44 minutes) (fichier mp3)

Fichier de 96 mégas téléchargeable en 17 secondes)

Source: "Canal Académie"

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« La difficulté d'être » est un essai de publié en 1947. "Je sens une difficulté d'être", c'est, nous rappelle Cocteau, ce que répond Fontenelle, centenaire, lorsqu'il va mourir, et que son médecin lui demande: "Monsieur Fontenelle, que sentez-vous?" et l'auteur ajoute "seulement la sienne est de la dernière heure, la mienne date de toujours". Ce boîtement intérieur, l'auteur ne le soumet à aucune radiographie, n'en recherche nullement le pourquoi. Retiré dans un hôtel à Morzine, malade -"la douleur me harcèle et je dois penser pour m'en distraire"-, Cocteau lance son esprit à la recherche de tout ce qui, passé ou présent, témoigne en lui de cette nécessité de toujours: "accepter l'inextricable et s'y soumettre au point qu'il s'en dégage un charme et que la brousse rejoigne par son innocence sauvage les attraits de la virginité".

Ayant pris conscience de son âge et accepté de ne plus être jeune, le magicien se fait botaniste patient pour nous offrir les fleurs étonnamment vivaces d'un passé qu'il prospecte avec sérénité. Pour cet être qui se loue de "mieux faire l' amitié que l'amour", chaque souvenir lui impose un aveu de partage, de fidélité à une recontre, que ce soit celle de Proust, de Gide, Radiguet, Satie, Diaghilew, Nijinski,Apollinaire, ou Picasso, Bérard, Genêt, Colette. La qualité de ses hôtes, le plaisir et le bonheur avec lesquels Cocteau nous les présente par le dedans, ne le distraient nullement de son investigation. Elle nous vaut des pages brillantes sur l' amitié, la lecture, la mort, les mots, la jeunesse, les moeurs, la responsabilité, pages où le désordre s'ordonne avec une candeur contrôlée, où le moraliste dévoile l'homme qui n'en conserve pas moins élégance et mystère.

A une jeunesse qui le prend pour exemple et l'oblige à marcher droit, Cocteau s'adresse sans ménagements pour lui déclarer qu'elle manque à son devoir lequel est "d'être l'armée des grandes aventures de l'esprit" et non de siffler l'audace, d'organiser des monomes, de vivre dans une anarchie farceuse et de surface-, "je conseille donc aux jeunes d'adopter la méthode des jolies femmes, et de soigner leur ligne, de préferer le maigre au gras... par ligne, j'entends la permanence de la responsabilité... chez l'écrivain, la ligne prime le fond et la forme...c'est pourquoi je répète incessamment que le progrès moral d'un artiste est le seul qui vaille, puisque cette ligne se débande dès que l'âme baisse son feu".

Ces textes qui ont le chatoiement et la séduction d'une conversation brillante sont-ils autre chose que les propos d'un homme d'esprit –vivant selon l'esprit? En effet pour Cocteau, sensible aux mots et aux images, "l'animal, le végétal, le semence ou l' oeuf "ne sont que rébus". Si la solitude l'entraîne au jardin, ce n'est que pour "y contempler l'absurde génie des fleurs", et seule la crainte du vide l'incite à "parler aux chiens... comme on lit des livres d'enfants". Arrivé au terme de cette oeuvre, Cocteau s'interroge et se juge "intrépide et stupide... toujours en fuite de quelque chose, en route vers quelque chose... tu as voulu ne te priver d'aucune cause. Te glisser entre toutes et faire passer le traineau... Eh bien avance. Risque d'être jusqu'au bout."

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Le Médaillé de Sainte-Hélène

Bonjour Chers Amis et Amies,

Onzième livre édité de Boris Nicaise, voici tout juste publié avant les fêtes de fin d'année, "Le Médaillé de Sainte-Hélène", biographie historique d'un conscrit napoléonien de l'an 13, grenadier devenu officier, fidèle à Napoléon jusqu'à sa dernière bataille.

Fruit de dix annnées de recherche et deux ans d'écriture, ce travail retrace la vie de nos aïeux engagés dans l'épopée napoléonienne, depuis la conscription dans nos régions (le Hainaut, dans le cas présent) jusqu'à l'enrôlement, puis l'entraînement, suivi des marches et des combats.

Rien n'est inventé, tout a été écrit sur base des nombreuses sources analysées en Belgique, en France, en Angleterre, en Espagne et au Portugal.

Ce conscrit a fait les campagnes du Portugal (schrapnell dans la jambe à Vimeiro), d'Espagne (coup de sabre à la tête à Salamanque), du Sud-Ouest de la France (baïonnette dans la cuisse ...à Bayonne), et de Belgique (balle dans le bras à Ligny).

Ayant survécu suffisamment longtemps, il a reçu la Médaille de Sainte-Hélène avant de décéder à l'âge de 82 ans.

82, chiffre du régiment de ligne qu'il ne quitta jamais !

Cet ouvrage intéressera nombre de lecteurs de notre pays, en raison de son ancrage dans le vécu de nos ancêtres directs.

Il compte 350 pages aux nombreuses illustrations noir et blanc, plus un cahier couleur central.

Il sera distribué en librairie en janvier 2010, mais l'auteur a déjà quelques exemplaires à votre disposition, que vous pouvez commander en versant 24 euros (plus 3 euros de frais de port pour la Belgique, 9 pour l'Europe) au (BE27) 001-1627075-73 (GEBABEBB) , en précisant bien votre nom et votre adresse, et si vous désirez une dédicace.

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administrateur théâtres


Hector Berlioz : Episodes de la vie d’un artiste

Symphonie fantastique, opus 14 – Lélio ou « Le retour à la vie », opus 14b

Un concert sublime au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles L Le dimanche 5 décembre 2010

L’immense plateau de la salle Henry Le Bœuf est noire de musiciens et de choristes. Du jamais vu. Le piano est relégué aux confins à gauche, au pied de deux magnifiques harpes. Aux quatre coins, des ensembles de percussion préparent leurs fulgurances. Lumières très tamisées, on va rêver avec l’artiste qui est venu s’assoir dans un large fauteuil au bord de la scène où il s’est endormi, un livre à la main.

C’est l’histoire d’un jeune musicien qui suite à un amour malheureux s’est empoisonné à l’opium. Pas tout-à-fait mort, ses visions de plus en plus terrifiantes se traduisent en images musicales. La femme aimée est une sorte d’idée fixe qu’il entend partout.

L’œuvre est divisée en cinq actes, comme une tragédie : rêveries, passions, un bal, scène aux champs, marche au supplice , songe d’une nuit du Sabbat. Elle s’ouvre en douceur, comme une caresse de Morphée. Alternances de vagues fracassantes et d’accalmies. Le ton est dramatique. Le personnage semble sortir du rêve pendant les rythmes de valse du bal. Une danse soyeuse des heures! Suivent de mystérieux frottements de cordes, puis les violons mélodiques s’élancent, ponctués de pincements vifs et nets. Certes tous les esprits des champs et des bois ont été convoqués et sautillent derrière les yeux fermés de l’artiste. La marche au supplice engage cuivres et percussions. Une énergie folle en ressort pour se terminer en apothéose fracassante. On est en plein fantastique, comment oublier une telle après-midi musicale? Ce n’est pas fini. Méphisto, le chef d’orchestre emporté par une fringante énergie se démène pour régler les facéties de la danse de Sabbat. Le son d’une cloche moqueuse rature les bonds de la liberté de la danse. Euphorie! Puis cette musique prend des accents de lourdes prémonitions, le crescendo des cuivres a repris le dessus, bruits de feuilles mortes craquantes dans les bois et le dernier paroxysme.

Sous le choc, la salle respire avant d’applaudir. Mais voici la deuxième partie qui s’enchaîne aussitôt. Multiples jeux de lumières. Lélio s’étonne : « Et l’inexorable mélodie retentissant à mon oreille jusque dans ce léthargique sommeil, pour me rappeler son image effacée et raviver ma souffrance endormie… » Amour sublimé.

Il revient à la vie grâce à la musique et à la littérature. « Vivons donc, et que l’art sublime auquel je dois les rares éclairs de bonheur qui ont brillé sur ma sombre existence, me console et me guide dans le triste désert qui me reste à parcourir! Ô musique! Maîtresse fidèle et pure, respectée autant qu’adorée, ton ami, ton amant t’appelle à son secours! Viens, viens, déploie tous tes charmes, enivre-moi, environne-moi de tous tes prestiges, sois touchante, fière, simple, parée, riche, belle! Viens, viens, je m’abandonne à toi. »

Il veut réhabiliter Shakespeare qu’il considère comme le plus grand. « Ô Shakespeare! Shakespeare! Toi dont les premières années passèrent inaperçues, dont l’histoire est presque aussi incertaine que celle d’Ossian et d’Homère, quelles traces éblouissantes a laissées ton génie! Et pourtant que tu es peu compris! De grands peuples t’adorent, il est vrai; mais tant d’autres te blasphèment! Sans te connaître, sur la foi d’écrivains sans âme, qui ont pillé tes trésors en te dénigrant, on osait naguère encore dans la moitié de l’Europe t’accuser de barbarie!... »

Textes chantés et chœur vont se partager la ballade de Goethe, le chœur d’ombres, la chanson des brigands, l’hymne du bonheur, la harpe éolienne et la fantaisie « The tempest » de Shakespeare. Le récitant ponctue la musique de ses méditations poétiques. Déçu par l’absence de femme à ses côtés : « Oh! que ne puis-je la trouver, cette Juliette, cette Ophélie, que mon cœur appelle! » l'artiste s’est réfugié dans la création de ‘The tempest’.

Lélio est épuisé mais a retrouvé la vie après tous ses tourments. Il est heureux et prêt à recommencer. Il s’est adressé au chœur, galvanisé par l’envie de créer : « (au chœur) Les chanteurs ne doivent pas tenir leur cahier de musique devant leur visage; ne voyez-vous pas que la transmission de la voix est ainsi plus ou moins interceptée?... N’exagérez pas les nuances, ne confondez pas le mezzo-forte avec le fortissimo! Pour le style mélodique et l’expression, je n’ai rien à vous dire; mes avis seraient inutiles à ceux qui en ont le sentiment, plus inutiles encore à ceux qui ne l’ont pas... Encore un mot: Vous, Messieurs, qui occupez les derniers gradins de l’estrade, tenez-vous en garde contre votre tendance à retarder! Votre éloignement du chef rend cette tendance encore plus dangereuse. Les quatre premiers violons et les quatre seconds violons soli ont des sourdines?... Bien, tout est en ordre... Commencez! »

Du jamais vu aux Beaux-Arts.

Et une distribution éblouissante :
Daniel Mesguisch (le récitant), Julien Behr (ténor), Stephen Salters (baryton)
Le chœur régional Nord-Pas-de-Calais, L’orchestre national de Lille, Jean-Claude Casadesus (direction)

http://www.bozar.be/activity.php?id=9756&selectiondate=2010-12-5

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De la première ouverture, le 03 avril 2010...

L’Espace Emile Verhaeren a été inauguré le 31 mars 2010. Ce lieu fait revivre le souvenir du poète dans le cadre où il passa printemps et automnes - qu’il appelait les belles saisons - de 1899 à 1914. Il invite le visiteur à découvrir ou redécouvrir l’écrivain à travers des reproductions, documents historiques et toiles témoignant des relations de Verhaeren avec des gens comme Signac, Seurat, Van Rysselberghe et Rodenbach, Maeterlinck, Zweig ou Verlaine…On y donne à lire des extraits de l’œuvre du poète.
L’entendez-vous, le menu flot sur les cailloux ?/ Il passe, il court et glisse / Et doucement dédie aux branches / Qui sur son cours se penchent / Sa chanson lisse …
Extrait de : Les blés mouvants

La visite est gratuite.
D’avril à octobre :
Week-ends et jours fériés de 15 à 17h30
Du lundi au vendredi : uniquement sur rendez-vous (Tél : 065 52 92 90)
Hors saison : uniquement sur rendez-vous (Tél : 0476 59 82 66)
Au départ du site provincial du Caillou, à deux pas du musée, serpente un sentier balisé de pierres gravées de strophes du poète – balade en boucle téléchargeable sur votre GPS : www.tourismegps.be
Cette balade de 4 km longe le cours boisé de la Grande Honnelle entre des rochers escarpés, dont le plus célèbre est le Caillou-qui-bique, et prend quarante-cinq minutes à une heure. Le départ et l’arrivée : rue Emile Verhaeren, 23, à 7387 Roisin
Adresse de l’ASBL : Rue E. Prévost, 16, 7387 Roisin – legrandrene@skynet.be

Merci à Isabelle Fable qui a rédigé cet article sur l'Espace Emile Verhaeren, qui paraîtra prochainement dans la revue Reflets Wallonie Bruxelles, la revue de l'AREAW (Association royale des Ecrivains etArtistes de Wallonie) tout prochainement.

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Ca ce passe près de chez vous

Infolettre n°29 de maelstrÖm reEvolution | Prix ROSSEL des Jeunes & ouverture Boutique-Librairie maelstrÖm 4 1 4 les 9, 10 & 11 décembre à Bruxelles !
Salve, Goedendag, Bonjour, Hola, Gooood morning, Shalom, हैलो, Salam aleikoum!

Mais comment rêver meilleure manière de terminer l'année 2010 ainsi que de conclure le cycle des festivités autour des 20 ans de maelstrÖm?
Quelle joie de voir Chantal Deltenre recevoir le Prix Rossel des Jeunes 2010 la semaine dernière pour son magnifique La Maison de l'Âme!
Et quelle surprise de voir le roman Charly Solo de Gaetan Saint-Remy & Mathieu Pierloot recevoir le même jour le Prix Gros Sel du public (le prix des Internautes)!Les auteurs fraîchement primés seront présents les 9, 10 & 11 décembre, à Bruxelles, lors de l'inauguration de notre toute première boutique-librairie ! Un petit lieu au grand coeur, comme maelstrÖm l'a toujours été. Bienvenus dans ce nouveau tourbillon, nous vous y attendons !


***Inauguration les 9, 10 & 11 décembre 2010 à partir de 18h07***
Lectures, musique, sangria & vin ch! aud et autres délices... avec des dizaines d'auteurs présents pour fêter !
Ces 3 soirs, comme au fIEstival, TOUS les livres de maelstrÖm sont en vente au prix unique de 10€ !

Avec la présence de Mme Fadila Laanan Ministre de la Culture & de l'Audiovisuel de la Communauté française de Belgique qui nous fera l'honneur de couper le ruban magique lors du 1er soir de l'inauguration le 9 décembre à 18h07 !
bouTique maelstrÖm 4 1 4 | chaussée de Wavre, 364 (piétonnier place Jourdan)
B-1040 Etterbeek | gsm +32(0)498.60.72.53 | tél. +32(0)2.230.40.07
La Boutique a été conçue par l'architecte David Tondeur Joyeux, le graphiste Nicolas Fourré & Dante Bertoni © 2010

Programme de l'inauguration...
Jeudi 9 déc >18h07 : Inauguration par Mme la Ministre de la Culture et de l'Audiovisuel Fadila LAANAN + Soirée spéciale Prix Gros Sel 2010 "Charly Solo" avec Gaetan Saint-Remy et Mathieu Pierloot et... Vincent Tholomé | Laurence Vielle | Alain Anciaux | Évelyne Wilwerth ! | Évelyne Guzy | Giulietta Laki & David Tondeur (musique)
Vendredi 10 déc >18h07 : Soirée Speciale 2011 : programme, activités boutique, publication, fiEstival #5 et... Thomas Depryck | Julien Moulard | Théophile de Giraud | Zur | Tom Nisse & Silvia Platzer (musique)
Samedi 11 déc >18h07 : Soirée spéciale Prix ROSSEL des Jeunes 2010 "La Maison de l'Âme" avec Chantal Deltenre et... Philippe Remy | Serge Noël | Antoine Wauters | Jah Mae Khan & Jerzy (musique)


Une échoppe, une chaloupe de la poésie, du livre, de l’art et de l’esprit.
Fêtons en folie et fanfare la 20e année d’existence de maelstrÖm qui inaugure ses premiers locaux !
Des livres, des CDs, DVDs et autres mystérieux objets vous y attendent...
Un lieu où vous trouverez TOUS les livres, booklegs et compActs de maelstrÖm reEvolution !

Mais aussi, toutes les productions de nos éditeurs partenaires : La 5e Couche (Bande dessinée), Asteline (livres illustrés pour enfants), L’Arbre à Paroles (poésie)
Ainsi qu’un choix de livres d’autres éditeurs amis : Quadrature (nouvelles), éd. Éoliennes, Les Carnets du Dessert de Lune, Délits éditions, Citylights Italia & USA…
Principalement des livres ou CDs en français mais également en anglais, italien, espagnol, allemand, néerlandais… Un lieu où se rencontrer autour des sorties et publications d’auteurs et d’artistes.
Lectures, soirées conte, animations enfants, débats, conférences, projections… à la boutique ou en partenariat avec l’Espace Senghor et le Poème 2…
À partir de mi-janvier, un programme complet des activités sera disponible sur notre site internet, notre page Facebook ainsi qu’à la Boutique…

*** DEUX PRIX POUR DEUX LIVRES parus chez nous***

Quelle joie ! 2 de nos livres viennent de recevoir les des deux derniers prix francophones de la sa! ison!

Prix Rossel des Jeunes
Prix de la régie Rossel et du Journal Le Soir.
La Maison de l'Âme de Chantal Deltenre a donc remporté le Prix Rossel des Jeunes. Elle avait déjà été sélectionné de par le passé pour son magnifique deuxième roman, La Cérémonie des Poupées… et avait reçu le Prix Jean Muno du 1er roman pour La Plus que Mère.
Le jury était composé de treize rhétor! iciens qui tranchera, pour ce livre qui a été présélectionné par le ju ry «adulte»…



Prix Grossel - le prix des Internautes
Prix concurrent, à l'humour décalé, mais faisant découvrir de vrais livres, et un véritable travail d'éditeur. Il est dédié à des livres votés par des internautes.
Ici c’est Charly Solo, de Mathieu Pierloot et Gaetan Saint-Remy qui a remporté le prix.







*** PREMIÈRE ACTIVITÉ À LA BOUTIQUE MAELSTRÖM 4 1 4 ***
Oui, nous commençons doucement mais sûrement nos activités dans notre petite boutique qui vient de naître!

Vendredi 17 Décembre | Soirée Bruxelles se conte
à partir de 18h09 avec la sortie des nouveaux booklegs de la série et les aut! eurs : Thomas Depryck/Julien Moulard | Évelyne Guzy | Daniel Simon et Agnès Draver

Et bientôt le programme complet... pour la période de Janvier à Mars 2011...

***notez déjà les dates du fiEstival #5 La 5e Essence du 12 au 14 mai 2011 à l'Espace Senghor et dans toute la ville de B! ruxelles...***

Nous venons d'apprendre que Rezolibre.com, notre portail de ventes sur Internet cessait ses activités. Cela comporte le fait que pendant quelques semaines il ne vous sera plus possible d'acquérir vos livres par ce moyen-là. Vous pouvez cependant commander en librairie ainsi que vous adresser directement à nous pour l'étranger. Merci pour votre compréhension...

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Le grain veille

L'aube recueille ton silence

martèle le souffle du vivant

nos mains serrent la branche

scrutent les pétales pantelants

mémoire furtive d'un été.

Abondance au grenier

le grain veille, enivré

face au courroux du fleuve.

Sur le seuil, un peu de sable

des mouvances du jour.


P. Eyben

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administrateur théâtres

concours création de "L'affiche EuroFeria Andaluza 2011

l’EuroFeria Andaluza de Bruxelles est heureuse de vous annoncer son grand concours

Création de “l’Affiche EuroFeria Andaluza 2011”

Ce concours est ouvert à tous les artistes/graphistes désirant accéder à la large visibilité que donne l’Euroféria, à ceux intéressés par la prime de 500€, ou tout simplement aux mordus de compétitions désirant tester leur « savoir faire ».

Format: A2 (420 x 594 mm ) ou A3 (297 x 420 mm ).

Normes: Laisser un espace ou insérer en grand “EuroFeria Andaluza” et laisser un espace de +/- 20% pour insérer des logos et le texte (Bruxelles, l'Atomium, l'année, date, etc.)

Allégories: Farolillos, Atomium, drapeaux européens et Andalous, chevaux Andalous, danseuses de Sevillanas

Prix: 500€, la reproduction et distribution de l’affiche à plus de 300.000 exemplaires (+la signature de l’auteur sur l’affiche), remise du prix par les autorités compétentes et diffusion de l’affiche dans les journaux et autres médias.

Date limite: Toute l’année, le Comité fait le choix de l’affiche le 15 janvier 2011 avant l’EuroFeria.Envoyer ou déposer à: EuroFeria Andaluza, Quai de Marimont, 22 - 1080 Bruxelles.Vous pouvez aussi l’envoyer par Internet (2.000 x 3.000 pixels minimum) à:
info-euroferia@skynet.be (affiches)

Pour vous inspirer, veuillez consulter les affiches des années précédentes sur notre site Web.

http://www.euroferia.net/archivo/2010/fr/carteles.html

Les œuvres ne seront pas retournées. Une fois sélectionnée, l’ASBL EuroFeria Andaluza se réserve les droits d'auteur de l’affiche gagnante. Nous restons bien évidemment à votre disposition pour tous renseignements complémentaires,

Fédérico Gallo

Président de l’Euroferia

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administrateur théâtres

Causerie sur le lemming (théâtre du Rideau)

Les lemmings, affolés : « Nos rangs sont décimés ! » « On a le nez par terre, on avance, on ne peut plus reculer ! » « Même les saumons et les brochets mangent les lemmings ! » « Les caribous nous piétinent ! »

Victor Hugo, calme : « l’instinct c’est l’âme à quatre pattes, la pensée c’est l’esprit debout ! »

Nimbé de boucles en bataille le professeur-conférencier apparaît plus vrai que vrai. C’est lui l’auteur de la causerie. Il crèvera l’écran par la profondeur de ses démonstrations mi –homme, mi-rongeur, totalement satiriques. Ce qui fait de lui un acteur-professeur sans pareil. Visuels, auditifs, kinesthésiques, il y en a pour tout le monde. Ses messages subliminaux atteignent le cœur de tous. La satire douce fait merveille, distillée sans y paraître. La maladresse apparente de l’auteur-acteur baisse aussitôt la garde du spectateur et lui ouvre le cœur. Nous sommes tous des lemmings et nous rongeons placidement nos ressources. « Nous, infiniment naïfs et de bonne volonté, éco-sujets indûment baptisés éco-citoyens aux gestes salvateurs tant dérisoires, nous plongeons dans la combine et nous nous regardons dans la glace : avec notre compost et notre petit vélo, nous nous trouvons beaux ! » Personne n’ose aborder le sujet de la vulnérabilité des lemmings : celui de la pression démographique, du réchauffement de la planète, du dysfonctionnement alimentaire … on se contente de brandir le mythe du suicide des lemmings! Si absurde, surtout dans les pays où il n’y a pas de falaises !

Belle excuse pour ne pas changer nos comportements environnementaux ! Et que la mémoire collective devienne source de sagesse !

Sous les dehors d’une causerie sur la biologie des lemmings (mais qui y croyait, puisque c’est du théâtre …) François-Michel van der Rest nous entraîne, tel Hamelin sur le chemin de la réflexion à propos de l’avenir de notre espèce humaine. La parodie animale a toujours marché depuis le roman de RENART, laissons-nous donc, grâce à cette causerie sur la Vie, gagner par la lucidité de l’analyse et convaincre sur la nécessité d’agir. Ne nous endormons pas dans nos galeries inondées…. devenues notre dernier caveau, puisque la neige n’arrête pas de fondre. Il est plus noble de s’envoler dans les griffes d’un harfang ou de se jeter d’une falaise !

causerie sur
le lemming

auteurS elisabeth ancion & françois-michel van der rest

mise en scène elisabeth ancion

http://www.rideaudebruxelles.be/saison1011/causerie/resume.php

http://www.notre-planete.info/actualites/actu_1814_rechauffement_climatique_menance_lemmings_norvege.php

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DANS LES DUNES SAUVAGES...

Dans les dunes sauvages

Il y avait ces chemins...

Où s'amusaient les lapins!

Et puis ces fleurs citronnées

Toutes ces brousailles colorées!

Dans les dunes sauvages

Il y avait au petit matin...

Mes pas dans ceux de mon chien!

Et puis la joie de ces senteurs...

Qui réveillaient sa bonne humeur!

Dans les dunes sauvages

Il y avait mes yeux ouverts...

Sur cette splendeur de l'univers!

Et puis un rien de mélancolie...

L'apprentissage de la vie!

Dans les dunes sauvages

Il y aura ma solitude...

Qui cherchera sa fortitude!

Et puis, j'espère encore sourire

Aux petits lapins en train de courir!

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Trésor

Tu trouveras le bon trésor.

Ne lève pas les yeux au ciel.

Ce trésor qui vaut de l'or

Se trouve au pied de l'arc-en-ciel.


Mais tu te moques de moi !

Un arc-en-ciel n'a pas de pied !

C'est une légende, tu me déçois.

Il est ailleurs, en vérité.


Inutile de creuser

A cet endroit, mon cher.

Le trésor désiré

Ne se trouve pas en terre.


Regarde cette étoile.

Elle éclaire le chemin.

C'est elle qui le dévoile,

Viens, donne-moi la main.


C'est dans le coeur des hommes

Que se cache ce trésor.

C'est très facile en somme,

De partager cet or.


Dans le ventre des femmes

Grandissent d'autres trésors.

Pour partager leur flamme,

Il faut aimer encore.


Range donc cette carte

Bonne pour les pirates.

Tire la bonne carte,

Fleur d'amour délicate.


15/10/2010

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