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Cet ouvrage, plus connu sous le titre de "Maximes", obtint dès sa parution, en 1664, un succès où le scandale avait la plus grande part. Il avait pour auteur un très grand seigneur, François VI, duc de la Rochefoucauld (1613-1680), mais il était né de circonstances très particulières dont il faut dire quelques mots. François de La Rochefoucauld, qui venait d'atteindre la cinquantaine, avait fait pendant longtemps carrière d'ambitieux. Non content d'appartenir à une des premières familles de France, il avait comploté, lorsque Richelieu, puis Mazarin ne lui avaient pas accordé les faveurs auxquelles il croyait avoir droit. Il se lance à corps perdu dans la Fronde, appartenant à la cabale des Importants, devenu lieutenant-général de l'armée rebelle, tentant de soulever la noblesse de sa province; non seulement il ne tira aucun bénéfice de ces hauts faits, mais il jugea prudent de se retirer pendant quelque temps dans ses terres. Enfin, il fit sa paix avec le roi et revint s'installer à Paris. Définitivement écarté de la scène politique et des champs de bataille, La Rochefoucauld se tourne vers les lettres, en écrivant ses "Mémoires", qui ne furent publiées qu'au XIXe siècle. Il fréquente assidûment les saisons du temps, ceux de Mlle de Scudéry, de Mlle de Montpensier, de Madame de Sablé. C'est chez cette dernière et surtout à partir de 1659 que La Rochefoucauld rencontra l'abbé Esprit, l'abbé d'Ailly, le jurisconsulte Domat, la maréchale de Schomberg, la duchesse de Longueville, les Montausier. Si chez la Grande Mademoiselle, on faisait des "portraits", ches Madame de Sablé on se passionnait pour les maximes. Quelqu'un proposait une opinion, sur une question de morale, les habitués le discutaient. Chez soi, entre deux scéances, on tentait de mettre par écrit son sentiment sur le sujet traité et de lui donner un tour vif et piquant. Tous le monde s'y mettait. On rassemblait ensuite ce qui avait été trouvé de meilleur. C'est ainsi que parurent, après les "Maximes" de La Rochefoucauld d'ailleurs, les "Maximes de Madame la marquise de Sablé", publiées par l'abbé d'Ailly, qui y joignit les siennes, celles de l'abbé Esprit de Domat, de Méré et d'autres. Mais, dans ce petit groupe, c'était La Rochefoucauld qui remplissait le plus souvent la charge de "greffier"; aussi, avant de publier son recueil consulta-t-il ses amis sur ces "Maximes" où ils avaient eu tant de part. Mais, avant même que La Rochefoucauld ait remis son manuscrit à son éditeur, Barbin, une édition en avait paru, sans le consentement de l'auteur chez Stencker à La Haye (1664). La véritable première édition est de 1665, mais il y en eut, presque aussitôt après, trois contrefaçons; La Rochefoucauld revit lui-même et à plusieurs reprises les "Maximes". Sous l'influence de Madame de La Fayette, à qui l'unissait une tendre liaison, il en atténua quelque peu le ton très absolu et l'amertume excessive, en se contentant d'ailleurs d'ajouter des mots tels que "presque", "le plus souvent", ou "la plupart". Chaque nouvelle édition fut enrichie de nouvelles maximes: c'est ainsi qu'il parut, du vivant de La Rochefoucauld, quatre éditions en plus de la première, en 1666, 1671, 1675 et 1678. Celle-ci, la dernière que revit l'auteur, est donc l'édition définitive; elle est la plus coplète, comprenant 504 maximes alors que l'édition de 1665 n'en comptait que 371.

Pour expliquer le caractère intransigeant des jugements de La Rochefoucauld sur l'espèce humaine, ainsi que l'aigreur, voire le cynisme qu'il y distille, il faut se souvenir que lorsqu'il compose son oeuvre, La Rochefoucauld est un homme revenu de tout, vieilli avant l'âge, à demi-aveugle, mélancolique, circonspect, habituellement silencieux, mais laissant tomber des sentences profondes, des propos sans mansuétude. Il n'avait conservé de ses folles aventures d'ambitieux, de ses entreprises guerrières, et de ses exploits d'amoureux toujours déçu et trompé, qu'une amertume sans remède. C'est cette absence totale d'illusions, cette sévérité brutale qui heurtèrent les contemporains et valurent aux "Maximes" le succès que l'on sait. En effet, l'image idéalisée de l'homme, telle que l'avait imposée les romans précieux, les tragédies de Corneille, et l'éblouissante gloire d'un jeune roi en qui elle semblait prendre corps, tombait, d'un coup, de son piédestal. Venant du grand seigneur qu'il était, cela parut une trahison. "Nos vertus ne le sont le plus souvent que des vices déguisés", telle est l'idée maîtresse de l'auteur; il la reprend sans cesse sous des formes diverses: "Ce que le monde nomme vertu n'est d'ordinaire qu'un fantôme formé par nos passions, à qui on donne un nom honnête pour faire impunément ce qu'on veut". Selon lui, tous les hommes sont menés par l' intérêt, c'est-à-dire par l'amour-propre, et, en cherchant bien, on retrouvera ces sentiments à la source de toutes nos actions et de nos soi-disant qualités. Ainsi la sincérité n'est "qu'une dissimulation pour attirer la confiance des autres"; la bonté, "une paresse ou impuissance de la volonté"; l' humilité, "une feinte soumission, dont on se sert pour soumettre les autres,... un artifice de l' orgueil qui s'abaisse pour s'élever". La libéralité "n'est le plus souvent que la vanité de donner, que nous aimons mieux que ce que nous donnons"; la pitié, "un sentiment de nos propres maux dans les maux d'autrui,... une habile prévoyance des malheurs où nous pouvons tomber". La Rochefoucauld ne croit pas à l' amitié (qu'il appelle "un ménagement réciproque d' intérêts,... un commerce où l'amour-propre se propose toujours quelque chose à gagner") et encore moins à l' amour. Les maximes qu'il lui consacre sont la négation des théories cornéliennes qui fondent l' amour sur l' estime, sur le mérite de la personne aimée. La Rochefoucauld met l'accent au contraire (et dans le siècle, il est un des premiers à le faire) sur l' irrationalité de la passion; c'est un "enchantement", sur lequel notre volonté n'a pas prise... du moins quand elle est sincère: en effet "il en est du véritable amour comme de l'apparition des esprits: tout le monde en parle, mais peu de gens en ont vu". Les femmes prennent souvent la coquetterie pour de l' amour, car elles sont toutes coquettes et leur sévérité, quand elles en montrent, n'est "qu'un ajustement et un fard qu'elles ajoutent à leur beauté"; leur honnêteté "n'est souvent que l' amour et de leur réputation et de leur repos". Rappelons que ces "souvent", ces "d'ordinaire" légèrement restrictifs, ne figurent pas dans les premières éditions. C'est Mme de La Fayette qui le lui avait demandé: l'auteur de "La princesse de Clèves" croyait à la vertu. Mais ce fut là tout ce qu'elle obtint de son ami et l'affection de quinze années qu'elle lui voua ne semble pas avoir suffi à convaincre ce misanthrope qu'il existait des femmes fidèles et des attachements durables et désintéressés. Peut-être aussi l'auteur, en La Rochefoucauld, s'insurgeait-il à l'idée de changer un iota à ces maximes qu'il avait mis tant de soin à polir (il n'est que de lire ses lettres à Mme de Sablé, qui fut sa collaboratrice, pour s'en rendre compte: certaines pensées furent refaites plus de trente fois!). En effet, ce grand seigneur, qui méprisait les gens de plume, en était devenu un lui-même avec tous les travers inhérants à la profession. Mais n'était-il pas destiné de tous temps à devenir auteur? Ce "je ne sais quoi", cette "irrésolution habituelle" que lui reprochait pendant la Fronde son ennemi le cardinal de Retz, c'était déjà le défaut ou la qualité du moraliste qui, réfléchissant trop, aperçoit, avant d'avoir agi, le néant de toute action. Sa trop grande lucidité, aurait toujours empêché La Rochefoucauld d'être le grand ministre ou le grand diplomate qu'il aurait voulu être. Il était au fond, comme nous dirions aujourd'hui, un "intellectuel". Sa disgrâce, en le retirant de la vie publique, lui fut moins néfaste qu'il croyait. Car s'il n'avait écrit, qui connaîtrait aujourd'hui La Rochefoucauld? Bien plus, ses échecs et ses déceptions ont fait une partie de son talent: sans eux, il n'aurait pas ce ton d' amertume farouche et hautaine qui s'empare du lecteur et le force à réagir, à moins qu'il ne l'émeuve; souvent, en effet, on sent, derrière une réflexion générale, le souvenir personnel d'une expérience malheureuse, dont les "Mémoires" nous donnent parfois la clé. Ainsi "Il est plus facile de paraître digne des emplois qu'on n'a pas que de ceux qu'on exerce"; "Il n'y a guère de gens qui ne soient honteux de s'être aimés quand ils ne s'aiment plus"; "Il y a de bons mariages, mais il n'y en a point de délicieux". Voltaire a dit des "Maximes": "On lut rapidement ce petit recueil; il accoutuma à penser et à renfermer ses pensées dans un tour vif, précis et délicat. C'était un mérite que personne n'avait eu avant lui, en Europe, depuis la renaissance des lettres". En effet, la grande production littéraire du XVIIe siècle ne commence qu'en 1669. La Rochefoucauld est donc, avec Pascal, le premier psychologue classique. Le premier, il fait preuve de cette lucidité, de cette concision, de cette vivacité qui seront l'apanage de la grande prose française. Il a, de plus, un humour, un don de l'image et de la présentation qui lui permettent de rajeunir et de donner une force nouvelle à des pensées souvent assez communes. Ainsi "il est quelquefois agréable à un mari d'avoir une femme jalouse: il entend toujours parler de ce qu'il aime"; "L'enfer des femmes, c'est la vieillesse"; "Le soleil, ni la mort ne peuvent se regarder fixement". La Rochefoucauld cependant regarda assez "fixement" la mort. "Croyez-moi, ma fille, écrivait Mme de Sévigné, ce n'est pas inutilement qu'il a fait des réflexions toute sa vie; il s'est approché de telle sorte de ses derniers moments qu'ils n'ont rien de nouveau, ni d'étranger pour lui". Courage tout humain, et auquel les sacrements reçus par pure bienséance, n'ajoutèrent rien. Car, si La Rochefoucauld se rapproche des penseurs chrétiens et de Pascal en ce qu'il nous peint la faiblesse et la misère de l'homme, il s'en écarte en ce qu'il ne recourt pas à la grâce pour y remédier. La Rochefoucauld ne nie pas Dieu: il s'en passe, tout simplement. D'aucuns s'autorisent de cela pour dire qu'il lui manque une dimension et qu'on ne saurait le ranger parmi les philosophes. Laissons-le donc parmi les moralistes, où il occupe sans peine l'une des premières, sinon la première place.

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L’influence de Bruxelles sur le français en Belgique

Le lexique d’origine flamande ou néerlandaise
« Ostracisme ! Ostracisme ! Ouille, moi je n’aime pas ce garçon ! », cette phrase du Mariage de Mademoiselle Beulemans met en scène le rapport difficile du Bruxellois à la langue française. M. Beulemans vit mal l’aisance langagière de son employé, lui qui apparaît comme malhabile avec les mots. Loin de cette caricature, on peut se demander si Bruxelles, en tant que ville bilingue mettant au contact des langues germanique et latine, ne peut être considérée comme une réelle source de richesse pour le français de Belgique.
Michel Francard, dans le numéro 45 de Brussels Studies, s’interroge ainsi, non seulement sur les particularités lexicales des parlers français à Bruxelles, mais aussi sur leurs apports au vocabulaire du français de Belgique.
Quels sont les belgicismes spécifiquement bruxellois et quelle est leur pénétration en Wallonie ? Telles sont les deux questions principales abordées dans ce texte. L’auteur y apporte une réponse nuancée, montrant à quel point il est malaisé de définir quelle est la langue source d’une série d’expressions. Les pratiques bruxelloise et wallonne du français apparaissent en effet intimement liées.
Par ailleurs, Bruxelles est une zone de contact entre néerlandais et français, mais elle met également en présence nombre d’autres langues, dont l’impact n’est aujourd'hui pas étudié. La richesse lexicale du melting pot bruxellois demeure largement inexplorée. Un appel à se pencher sur la richesse linguistique de notre ville !

Brussels studies numéro 45 décembre 2010

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André GOB: "Le musée, une institution dépassée?"

L’exposition « Jardin d’hiver » propose de découvrir au MAMAC une sélection d’oeuvres contemporaines du Bonnefantenmuseum de Maastricht du 26 novembre 2010 au 27 février 2011.

A côté de la série de photographies de Marcel Broodthaers sur le Limbourg du Sud, on retrouvera entre autres le travail de Hugo Debaere, Paul Chan, Sol LeWitt, Mario Merz, Michael Krebber, Roman Signer, Pawel Althamer & Artur Zmiejewski ou encore Bas de Wit. Le plus grand ensemble d’igloos de Mario Merz, issu d’une collection privée anglaise et à disposition du Bonnefantenmuseum pour un prêt de longue durée, sera aussi exposé spécialement pour l’occasion.

Dans le cadre de cette exposition, Monsieur André GOB, professeur à l’Université de Liège, donnera une conférence le jeudi 16 décembre à 18h: Le musée, une institution dépassée ?

L'auteur présente les lignes essentielles de son dernier ouvrage, qui interroge la place du musée dans la société du XXIe siècle, notamment dans ses rapports avec l'économie, avec la politique internationale, avec la société hyper-médiatique que nous connaissons. Le projet du Louvre Abou Dabi servira de point d'ancrage de l'exposé.

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Wikileaks : quand l'heure est venue de choisir son camp

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« Les sociétés démocratiques ont besoin de médias forts, et WikiLeaks fait partie de ces médias. Les médias aident à préserver des gouvernements honnêtes. WikiLeaks a révélé des vérités solides à propos des guerres d'Irak et d'Afghanistan, et a sorti des affaires de corruption de la part d'entreprises ».

Julian Paul Assange, spokesperson and editor in chief for WikiLeaks

La chasse est ouverte. La guerre contre Wikileaks est engagée.

Un certain nombre d'actions » pourraient être menées.

Victime de nombreuses attaques informatiques, sous la pression des autorités de plusieurs pays, le site a perdu son adresse Wikileaks.org et a été transféré sur Wikileaks.ch.

Wikileaks est décrété « menace pour l’armée » par le pentagone...


La France par l’intermédiaire d’Eric Besson, nain politique et ministériel, propose de mettre un terme à l’hébergement sur le territoire français du site Wikileaks ; une France qui est passée en cinq ans, dans le classement de Reporters sans frontières, du 11e rang au 44e rang de la liberté d'informer…

Jusqu'où la classe médiatique et la classe politique dans son ensemble entendent-elles laisser filer cette liberté ?

***


« Dans une décision-clé concernant les documents du Pentagone, la Cour suprême américaine a déclaré que “seule une presse libre et sans restriction peut efficacement révéler ce que cache un gouvernement”. Aussi, la tempête qui entoure WikiLeaks aujourd'hui renforce le besoin de défendre le droit de tous les médias de révéler la vérité. »

Julian Paul Assange, spokesperson and editor in chief for WikiLeaks

wikileaks-notes-diplomatie.jpgCertes, WikiLeaks n'est pas à l'abri de critiques, pas plus que n'importe quel autre média.

Mais qu’il soit ici permis de rappeler ce qui suit :


Sans briser le off, sans « indicateurs », sans le vol, sans le recel, sans la dénonciation de clause de confidentialité ou du devoir d’une quelconque réserve, sans la rupture de la loi du silence, sans « traitres "...

PAS D'INFORMATION !


Ou bien alors : quelle information ?!

Celle qu'on aura bien voulu nous concéder au journal de 20H ?!


En France, les 50 ans d’activité du “Canard enchaîné” (Claude Angeli, son rédacteur en chef, parle d’une "société molle" dans sa défense de la liberté d’information et d’opinion) et plus récemment le journalisme d’investigation de Rue89, Bakchich et Mediapart sont là pour nous le confirmer.


Quant à ceux qui tentent d’amalgamer (*) le souci de transparence chez ceux qui soutiennent mordicus Wikileaks (souci propre au régime démocratique : droit à une information indépendante et honnête pour le plus grand nombre) avec le fascisme et les régimes nazi, stalinien et maoïste, on leur rappellera que ces régimes n’ont jamais cultivé cette transparence mais bien plutôt la propagande, la falsification, le mensonge, l’intimidation, l’assassinat et le meurtre de masse.

* – Ce sont l'identité et l'idéologie mêmes des détracteurs de Wikileaks (la droite autoritaire et toute la classe médiatique) qui nous poussent aujourd'hui à soutenir cette agence d'information : à ce sujet, il suffit de se reporter à la revue La règle du jeu de BHL qui publie un article d’une imbécilité sans nom.


En revanche, si on oublie un moment les amalgames malhonnêtes ou plus simplement des rapprochements qui ne sont que le fruit d’une ignorance crasse, un parallèle peut être fait : le parallèle entre certaines des révélations de Wikileaks et les « Pentagon papers », diffusés à l'époque de la guerre du Vietnam, et qui ont joué un rôle important dans l'évolution de l'opinion publique américaine contre cette guerre aussi cruelle que stupide.

***


Les journaux partenaires qui se font les relais de Wikileaks - Der Spiegel, The Guardian et The New York Times l’attestent : Wikileaks fait vivre la démocratie bien plus sûrement que ceux qui comptent dans les mois et les années à venir, s’acharner à détruire cette agence.


Et même si de nombreuses défections sont déjà attendues à Gauche (et plus particulièrement au Parti Socialiste qui n'a de cesse depuis trente ans de cultiver non pas le courage mais... la dérobade et les compromis proches du déshonneur politique et moral)...

Il semble bien que l'heure soit venue pour chacun de choisir son camp.

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La quadrature du sexe

Il s’agit d’une oeuvre de l' humoriste américain James Thurber publiée en collaboration avec EB White, en 1929. La préface, due à un hypothétique lieutenant-colonel français, après avoir énoncé l'axiome suivant lequel "les hommes et le femmes ont toujours cherché, par un moyen ou par un autre à être ensemble plutôt que séparés", pose aussitôt la question: "Qu'est-ce qui ne va pas dans la sexualité?"

Huit chapitres vont exposer les données de ce problème fondamental: le premier traite de la triste situation du mâle américain qui, pour son malheur, ne sait plus faire descendre la femme du piédestal où il a eu le tort de la mettre; le second, tout classique, porte sur l' "agréable confusion dont nous savons qu'elle existe", c'est-à-dire sur l' amour, et sur l'erreur capitale qui consiste à le confondre avec la passion. Puis vient une discussion sur les différents types de femmes, qui arrive à la navrante conclusion qu'"une chose est sûre [c'est qu']elles ne sont jamais du Type Calme". Les auteurs passent ensuite à la révolution sexuelle, qui "commença avec la découverte par l'Homme qu'il n'avait rien d'attirant pour la Femme en tant que tel", mais aboutit, comme n'importe quelle autre entreprise féminine, au mariage -donc à l'asservissement de l'homme. Trois édifiants chapitres sont consacrés aux préjugés: d'abord la méconnaissance, chez les jeunes gens des deux sexes, des aspects purement matériels de la sexualité (ou Psychose des Oiseaux Bleus), due à la pudibonderie de leurs parents et susceptible de faire naître entre les jeunes mariés des difficultés quasi insurmontables; le corollaire en est que la difficile éducation sexuelle des parents incombe aux enfants et doit être poursuivie avec "tact et intelligence"; et enfin mise en garde devant la claustrophobie masculine, ou ce que toute jeune femme doit savoir ("un homme grandit avec le désir d'être libre et sans chaînes"). Le traité se clôt sur une étude courte -mais capitale- sur la frigidité de l'homme qui a pour manifestations le "genou rétractile" et le "refus d'embrasser", et dont il ressort qu'elle est "infiniment plus préoccupante" que la frigidité féminine. Un glossaire et une note de E. B. White sur les dessins du livre, dus à Thurber, complètent cette étude finalement très incisive malgré son travestissement humoristique. En effet, elle fut écrite à une époque où, aux Etats-Unis, la vulgarisation des théories psychanalytiques suscitait chez le grand public une floraison de névroses. Or, loin de se contenter de faire de l'esprit sur un sujet à la mode, l'ouvrage, avec une feinte naïveté, met en lumière bon nombre des aspects les plus négatifs des relations entre femmes et hommes américains, tout en indiquant au lecteur le vrai remède à ses faux problèmes: la thérapeutique du rire.

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Prométhée est l'une des plus puissantes figures nées de la légende et dont la littérature et les différents arts n'ont cessé de s'inspirer depuis la plus haute antiquité jusqu'à nos jours. A l'origine, divinité du feu, les poètes et les conteurs lui ont peu à peu conféré maintes attributions et un sens philosophique et moral: il en est venu à symboliser l'esprit humain aspirant à la connaissance et à la vertu.

C'est dans le "Prométhée enchaîné" d'Eschyle que le mythe s'offre avec le plus de grandeur et de vérité. C'est à la fois la plus facile et la plus difficile des tragédies d'Eschyle (525-456 av JC): la plus facile quant à l'interprétation littérale, la plus difficile quant à l'interprétation critique. Elle fit partie d'une trilogie dont nous savons exactement l'ordre de composition; ce qu'il est permis d'affirmer, c'est que le "Prométhée délivré" suivait le "Prométhée enchaîné". Quant à savoir si le "Prométhée porteur de feu" ouvrait ou terminait cette trilogie, l'une et l'autre hypothèse sont également valables. La date à laquelle Eschyle l'écrivit est de même inconnue, mais il est permis d'en situer la composition entre celle des "Perses" et celle des "Sept contre Thèbes". Les personnages en sont tous des divinités: Kratos, Bias (rôle muet), Héphaïstos, Prométhée, le Choeur des Océanides, Océan, Io (fille d' Inachos), Hermès. La scène se passe dans une région désertique de la Scythie, sur les flancs d'une montagne, non loin de la mer. Nous sommes aux premiers temps du règne de Zeus qui, aidé de Prométhée, a renversé depuis peu la tyrannie de Cronos et des Titans. Prométhée, coupable d'avoir ravi le feu céleste et d'en avoir enseigné l'usage aux mortels, est conduit en ces lieux par Kratos et Bias, les deux principaux serviteurs d'Héphaïstos, qui est lui-même aux ordres de Zeus. Tandis qu'on l'enchaîne, Prométhée se tait; mais sitôt il commence son long et célèbre monologue: "Ether divin, vents à l'aile rapide, eaux des fleuves, sourire innombrable des vagues marines, Terre, mère des êtres, et toi, Soleil... je vous invoque ici". Du fond de la mer, les Océanides ont entendu sa plainte et les voilà qui surviennent. Prométhée leur fait le récit de ses fautes et reconnaît avoir révélé aux hommes les bienfaits du feu. Océan paraît à son tour. Il conseille au Titan de se montrer moins fier de cet exploit, de faire preuve d'humilité et de repentir; à cette seule condition, il lui viendra en aide. Prométhée ironise et le repousse, ainsi que ses conseils, puis continue à raconter aux Océanides les nombreux services qu'il a rendus à la race infortunée des mortels. "Ne va pas, Prométhée, pour obliger les hommes, jusqu'à dédaigner ton propre malheur". Un jour viendra aussi où Zeus devra céder au destin, répond fièrement le Titan et, le plus mystérieusement du monde, il fait allusion à un terrible secret qui sera l'arme de sa délivrance. A cet instant même, une jeune fille, dont le front est orné de deux petites cornes, entre en scène en courant, affolée: c'est Oi (la lointaine aïeule d' Héraklès, le futur libérateur de Prométhée). Condamnée à parcourir la terre, elle est inlassablement poursuivie et piquée par un taon: telle est la vengeance de la jalouse Héra qui a connu sa liaison avec Zeus. Si Io se trouve en ces lieux, c'est par hasard; elle ignore devant quel captif elle se trouve et s'étonne fort en apprenant son nom. Comme elle se lamente et pleure sur elle-même, Prométhée lui annonce que le règne de Zeus prendra fin quand, lui, sera libéré: ce mystère lui a été révélé un jour par Thémis, sa mère. "Mais qui serait capable de te délier en dépit de Zeus?" demande Io. -"Un de tes descendants..., trois générations après le petit-fils d'Io à la douzième génération). Ainsi le voile du destin s'entrouvera-t-il légèrement; le drame approche de sa conclusion: Zeus envoie Hermès auprès du Titan pour qu'il révèle le secret qu'il prétend si orgeuilleusement détenir; mais, tandis que Prométhée refuse, voici qu'un cataclysme boulverse le ciel et la terre, et que le rocher auquel Prométhée est enchaîné se fend: on voit disparaître le prisonnier dans l'abîme. Nous le retrouverons sur le Caucase dans la tragédie suivante; c'est là qu'il fera connaître son secret et qu'Héraklès brisera ses liens. Plus que toutes les autres pièces d'Eschyle, le "Prométhée enchaîné" connut une vogue immense, il y a un demi-siècle environ dans les cénacles à tendances révolutionnaires dressés contre toute autorité établie (en particulier l' autorité religieuse). Inutile de dire que, de toutes les façons d'interpréter le drame, celle-ci, pour opposée qu'elle puisse être à la pensée d'Eschyle en général et au sens de son Prométhée en particulier, n'en est pas moins valable, prouvant aussi combien le mythe de Prométhée est fécond et bien propre à exalter l'imagination.

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administrateur théâtres

Je t'appelle Citadelle (grand concours)

Grand concours de slam de la Maison de la Francité

Rompant avec les habitudes, le concours 2011 de la Maison de la Francité sera consacré au slam. Venu de la rue et parfois qualifié de « poésie urbaine », ce genre est largement ouvert aux non-professionnels. Proche du texte de chanson, fait pour être déclamé en public, le texte de slam exprime en toute liberté des thèmes comme le vécu personnel de l’auteur, son expérience de la vie et de la société, dans un langage où dominent le rythme saccadé et les jeux de sonorités.

En forme d’interpellation, le titre « Je t’appelle citadelle » amorce une chaîne de rimes avec des mots comme « elle », « aile », « infidèle », « passerelle », « Bruxelles », « fraternel », etc. Quant au contenu, le « tu » pourra désigner une personne, une ville, l’Europe, ou encore le bonheur, etc. La citadelle, en effet, peut être vue comme une réalité concrète ou morale, sous un angle positif (observatoire, protection, refuge) ou négatif (domination, enfermement, inaccessibilité) ; chacun d’entre nous peut donc avoir sa (ses) citadelle(s). Enfin, le verbe « appeler » a au moins deux sens différents : « héler » ou « nommer »…

Le concours se déroulera en deux étapes :

envoyez-nous pour le 31 mars 2011, par poste, fax (02/219.67.37) ou courriel

(mdlf(at)maisondelafrancite.be) votre texte (entre 25 et 50 lignes) avec la fiche d’identité. Ils feront l’objet d’une sélection visant à retenir les 30 meilleurs.

Chacun des 30 lauréats sera alors invité à déclamer son texte et à envoyer l’enregistrement à la Maison de la Francité pour le 9 mai. Un jury classera les lauréats en 3 catégories

(cadets, juniors, adultes)

en tenant compte de la qualité des textes et des interprétations.

Les lauréats seront invités à la remise des prix, fixée au 1er juin 2011, où les attendent des chèques, des livres, entrées gratuites, etc.

Découvrez le règlement complet du concours et la fiche d’identité.

www.maisondelafrancite.be
Tél. 02/219 49 33 - mdlf(at)maisondelafrancite.be


avec l’aide de la Commission communautaire française et de la Communauté française

(from Deashelle!)


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Les Préparatifs de noce à la campagne de Kafka

Kafka à l'âge de 5 ans

Il s’agit des divers cahiers posthumes de Franz Kafka que Max Brod a réunis sous ce titre. Ils sont très proches du "Journal" mais ne lui appartiennent pas directement, car, tout en contenant un certain nombre d'observations datées, ils sont surtout composés de textes qui font partie intégrante de l'oeuvre, qu'il s'agisse de récits (plus ou moins inachevés), de notations autour des thèmes habituels ou d'esquisses de travaux futurs. L'intérêt de ce volume est de nous permettre de saisir sur le vif l'inspiration même de Kafka et de nous découvrir le cheminement de son écriture.

La nouvelle qui ouvre le livre, et qui lui a donné son titre, est probablement l'une des premières oeuvres de Kafka et sans doute la plus ancienne dont le manuscrit ait été conservé; son texte bourré de lacunes porte déjà la marque de cet univers singulier où tout s'accorde pour traquer le "personnage". Les "Méditations sur le péché, la souffrance, l' espoir et le droit chemin" se composent d'une suite de cent neuf aphorismes réunis et classés par Kafka lui-même; le dernier -qui peut situer le ton de l'ensemble- indique peut-être la méthode ou l' "espoir" de Kafka: "Il n'est pas nécessaire que tu sortes de ta maison. Reste à table et écoute. N'écoute même pas, attends seulement. N'attends même pas, sois absolument silencieux et seul. Le monde viendra s'offrir à toi pour que tu le démasques, il ne peut faire autrement, extasié, il se tordra devant toi." Les "Huit in-octavo" et les "Cahiers divers et feuilles volantes" (deux cent cinquante pages) sont parsemés de notations sur les événements de la vie courante, mais ces notations se limitent à quelques mots et Kafka avait pris le soin de les écrire en caractères minuscules pour souligner leur peu d'importance. L'essentiel de ces cahiers consiste en récits d'imagination (les plus achevés ont pris place dans les volumes mis au point par Kafka ou ses éditeurs) et en considérations philosophiques, mais on y relève des projets divers: lettres, listes de titres et plans de lecture. Max Brod a joint à ce volume la célèbre "Lettre au Père" que Kafka rédigea en 1919 mais n'adressa jamais, bien qu'il l'ait réellement écrite pour son destinataire. Cette lettre est le plus vaste essai autobiographique qu'ait entrepris Kafka et il semble bien qu'elle nous fournisse à la fois la clé de sa vie et celle de son oeuvre. L'importance de ce document n'est pas tant dans la rigueur du réquisitoire que dans cette volonté de toucher les extrêmes à laquelle ne cessa d'obéir Kafka et qui lui fit écrire un jour: "Dans le combat entre toi et le monde, assiste le monde."

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LA FORCE CENTRIFUGE

Tous les soirs pendant mes vacances chez lui, nous allions avec mon grand père, chercher le lait a la ferme voisine.

Mon grand père était directeur de l'école élementaire du village, toujours avide de tenter de m'inculquer quelques principes fondamentaux en vigueur sur cette planète. A cette époque, dans les années 60, il représentait une sorte de personnage incontournable du village. Tout le monde le saluait sur son passage, une sorte de notable.

Donc un jour, en rentrant de la ferme, avec le bidon de lait en fer blanc, rempli a ras bord, grand père me dit:

" Mon petit Gilles, sais-tu ce qu'est la force centrifuge ? "

" Non pépé"

" C'est très simple, tu vois ce bidon rempli de lait ?"

" Oui"

Et grand père enlève le couvercle, et fait tournoyer le bidon en grands cercles a bout de bras, sans qu'une seule goutte du précieux breuvage ne s'échappe du bidon.

JE SUIS SIDERE PAR LA DEMONSTRATION.

Tout a coup, la poignée du bidon cède, elle reste dans la main de grand père, alors que le bidon voltige dans les airs, pour s'écraser lamentablement dans une propriété voisine...

Grand père reste consterné par l'expérience.

Finalement, la force centrifuge c'est très simple, il va falloir expliquer a grand mère, qui n'était pas une femme facile, que rentrer du lait avec une poignée, sans bidon et sans lait, grand père devra faire preuve de toutes ses connaissances physiques, techniques, mathématiques et j'en passe pour être crédible...

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Croissant de lune

Attardés sur le seuil de notre adolescence,

En ce temps, nous vivions en parfaite innocence,

Enchantés de pouvoir choisir en liberté

Avec qui partager notre félicité.

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Avant qu’un premier homme y ait marché, un jour,

Ce fut pour nous l’endroit de rendez-vous d’amour.

Le soir, en me quittant, l’âme emplie de tendresse,

Tu me disais souvent: même heure et même adresse.

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À huit heures, nous devions arriver jusqu’à elle,

Espace lumineux, minuscule parcelle

De l’immense univers, se révélant la nuit,

Nous laissant sans un mot, fascinés, éblouis

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Hier soir, par hasard, en tirant un rideau,

J’ai aperçu la lune, en croissant pas très haut.

Ce ne fut certes pas avec indifférence.

Émue, je suis restée figée dans le silence.

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10 décembre 2010

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administrateur théâtres

Cinquante bougies et le titre royal

Trois anciens directeurs de L’Orchestre Philharmonique Royal de Liège se sont joints pour une fête fracassante au palais des Beaux- arts de Bruxelles hier soir.

Pierre Bartholomée créant donc une œuvre dont la composition lui a été commandée :« Symphonie », tandis que Louis Langrée a choisi de diriger la deuxième suite de Daphnis et Chloé de Maurice Ravel et alors que Pascal Rophé reprend (toujours sans baguette) « Le sacre du printemps » de Stravinsky

Les cinquantes bougies ... encore !

Musique visuelle et volcanique, voici une représentation musicale en trois mouvements.

D’abord la forêt fantastique de Bartholomée en folie, pleine de chuchotements, de craquements, de hululements, de crécelles et de jaillissements de sons isolés qui semblent parfois se répondre quand ce n’est pas l’assaut auditif de la cacophonie organisée. Dans la sarabande percutée le chef d’orchestre ressemble à un échassier sautillant à qui répondent des couinements de batraciens espérant ne pas être mangés. Soudain une volière entière s’est abattue dans un champ labouré, ou est-ce une troupe d’oiseaux migrateurs épuisés, mais heureux de se poser…Il faut être bien malin pour reconnaître qui le scherzo, qui la sonate classique.

Enfin, voilà le deuxième mouvement, le délice de Daphné et Chloé, murmures, longs arpèges sucrés, installation de grandes arabesques, magnifique solo de flûte traversière, échos, poursuites et les pam pa pààààààààà chers à Ravel. Une féerie sous la baguette hallucinante de Louis Langrée…. dont toutes les femmes sont sans doute tombées amoureuses ce soir-là ! Un tel sourire ravageur, et une telle humanité, que c’en est du sabotage !

Troisième et dernier mouvement, le printemps sibérien qui éclate façon volcan dans la musique de Stravinsky. Des fantômes du ballet de Béjart sont au rendez-vous, mais comme la musique est belle à découvrir de visu! Un violoncelle bat la mesure avec un plaisir démesuré. Tous ces musiciens, mûrs ou jeunes, choisis sur concours fort sérieux, bien installés dans leur vie aux airs pépère se sont lâchés. Marche inexorable, aboiements lancinants. Le spectateur est suspendu à l’étonnement. La musique sacrificielle déferle sur les corps, les yeux et les oreilles n’en peuvent plus de couleur, voire de fureur tribale et de violence de la nature. De l’homme? Des druides de tout poil ? … A la radio, cela ne donnerait rien… Ici, au concert cela devient sublime ! On est ému par la classe de Pascal Rophé, les chefs en nœud papillon blanc ont tous lancé leurs bouquets aux musiciennes. Fin de représentation exceptionnelle.

consultez le magnifique programme en pdf:

http://www.opl.be/uploads/media/PGR_PDF__13__7_9_dec_10_Concerts_du_50e_anniversaire.pdf

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Au Musée des Beaux-Arts de Montréal Dimanche famille

Musée des beaux-arts de Montréal
Dimanche famille



DIMANCHE-FAMILLE


Le portrait
féérique
de Noël



Le dimanche 12 décembre
LE PORTRAIT EN FAMILLE
Des activités gratuites à votre portée !
Un dimanche par mois, le Musée des beaux-arts de Montréal
vous offre un rendez-vous inoubliable, à la croisée de la créativité,
de l'apprentissage et du plaisir !



L'ATELIER D'ART : TU EN FAIS UNE TÊTE !
Le portrait féérique de Noël
Le portrait est depuis longtemps une source de
créativité pour les artistes. Maintenant, c’est
à votre tour de vous exprimer artistiquement.



De 13 h à 16 h
Bilingue, atelier continu
Entrée libre. Premier arrivé,
premier servi. Passage culturel.
Pavillon Jean-Noël Desmarais, niveau S1
LA VISITE CLIN D'ŒIL
Portrait, portrait, dis-moi qui tu es ?
Les guides vous invitent à découvrir les portraits de la collection d’art européen du XIIIe au XXe siècle.

13 h et 14 h
En français et en anglais
Durée : 30 min
Laissez-passer distribués dans le hall du
pavillon Jean-Noël Desmarais dès 12 h 30.
Photo : Michel Dubreuil


Le Musée des beaux-arts de Montréal remercie René Malo
et Marie Gagnon pour leur soutien financier aux activités culturelles.



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La flo loup

Une Flo, une de plus...

Flo dans dans tous ses états, pas folle la Flo. Sur le fil de la folie seulement tellement seule.

La Flo loup 100x80 acry et marouflage sur toile

SDC10447

Issue de ma folie, de ma peur de la folie, de couleurs qui éclairent notre solitude.

Je ne veux plus les voir ceux qui font la queue dans les big centers à la recherche du père Noël. Je voudrais passer toute cette période vomitive dans mon atelier..calfeutré..

Rien ne m'en empêche..

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Entre jour et nuit par Martine Salendre


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Nos ingénieurs nous ont fourni un éditeur de texte plus évolué, intuitif et performant: ce projet a mis 5 mois avant d'aboutir.
En espérant que ce nouvel outil vous facilitera l'édition plus conviviale sur le réseau des Arts et des lettres.
Cordialement vôtre
Robert Paul
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Programme des cours du Collège Belgique pour 2011

Programme des cours du Collège Belgique pour 2011

Le programme des cours du Collège Belgique pour l'année 2011 est prêt.

Pour son troisième cycle annuel, le Collège Belgique propose non seulement un grand choix de cours-conférences, mais aussi un colloque consacré aux Arts du spectacle vivant ainsi que plusieurs sessions spéciales articulées autour de thématiques de grande actualité.

Trois d’entre elles se dérouleront à Bruxelles. La première, organisée en collaboration avec le barreau de Bruxelles, en février et mars, traitera de « La justice en vérités ». La deuxième, intitulée « Invariants de l'énergie et ses limites objectives pour un développement durable. Aspects sociéto-politiques et perspectives de l'énergie nucléaire », se déroulera durant le mois de mars. La troisième session abordera différents aspects des « Lumières révolutionnaires », tout au long du mois d’octobre.

Le colloque « Arts du spectacle vivant » se tiendra quant à lui, les 28 et 29 avril, à Bruxelles.

À Namur, deux sessions spéciales sont également prévues : en mai, « Géosphère et hydrosphère » ; en septembre et en octobre, « L’Antarctique dans tous ses états ».

À cela s’ajoutent encore les leçons données par les Professeurs du Collège de France au Collège Belgique.

Nous vous informons par ailleurs qu’à Namur, les leçons se donneront dorénavant de 17 à 19 heures, comme c’était déjà le cas à Bruxelles.

Pour une vision détaillée des activités, nous vous invitons à parcourir ce nouveau programme, téléchargeable ci-dessous.

Documents téléchargeables

Programme de la troisième session annuelle du Collège Belgique

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administrateur théâtres

Venise sous la neige

Une comédie de GILLES DYREK

Mise en scène: Victor Sheffer avec Gauthier de Fauconval, Justine Plume, Audrey d'Hulstere, Thomas Demarez.

Pièce très courue en France pour sa drôlerie à Toulon, Paris, Bordeaux, voici une comédie de boulevard – plutôt d’impasse – qui repose sur un quiproquo à nombreux tiroirs.

Patricia vient de se fâcher avec son copain Christophe, car elle est encore rentrée en retard. L’attaque est la meilleure défense. Ils sont attendus pour dîner chez Nathalie et Jean-Luc, vieux couple béat et un peu niais après 5 ans de vie, très commune. Jean-Luc, c’est le vieux copain de fac, mais qu’auront-ils à se dire ? Patricia ne connait personne. Nathalie est préoccupée. Apparaissent insidieusement les premières rides dans leur paysage béni, à cause du spectre de l’organisation de leur futur mariage. Ce qui les empêche presque d’accueillir Christophe et sa copine avec civilité.

Invité, Christophe veut faire bonne figure mais Patricia a juré de plomber la soirée et n’en lâche pas une, histoire de faire enrager tout le monde. Conséquence inattendue de ce mutisme, Nathalie la prend innocemment pour une étrangère. Patricia se venge à sa façon et joue la carte « Chouvène, Chouvénie, capitale Chougrad ». Christophe a perdu les commandes. On nage dans l’absurde et dans le malentendu. Le couple qui se surnomme Chou-Chou et s’embrasse à tire larigot est vraiment pathétique mais leurs contenances bien réglées vont voler en éclats et les révéler à l’état brut! Tandis que la situation ubuesque relève de ses cendres l’improbable couple Christophe – Patricia, car elle s’amuse enfin dans sa vie, le couple de Jean-Luc commence à battre de l’aile et finit par se déclarer leur première guerre monstrueuse. Malgré la caricature extrême, le décor complètement nul – de « l’après guerre » qui connaîtrait les DVD – les quatre comédiens arrachent des rires inextinguibles au public pendant toute la pièce. Et pourtant ce n’est pas le texte qui tue! Mais le déjà vécu ou vu, très lucide et très incisif qui remue nos fibres….et la construction machiavélique du maître de cérémonie: Patricia.

Petit Théâtre Mercelis du 1 au 22 décembre 2010 à 20h30
Infos et Réservations: www.argan42.be ou 070/75.42.42

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