Merci pour vos bons voeux, je vous souhaite ,la paix, le bonheur ,la création débordante pour 2011...Christiguey
Merci pour vos bons voeux, je vous souhaite ,la paix, le bonheur ,la création débordante pour 2011...Christiguey
LE COLLEGE COMMUNAL de Ham-sur-Heure-Nalinnes, à l’initiative de l’Echevin de la Culture, en collaboration avec le Comité culture et le Réseau communal de Lecture publique de l’Entité vous invite au neuvième cycle littéraire de Ham-sur-Heure-Nalinnes.
La première rencontre aura lieu le :
20 janvier : Michelle FOUREZ
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Vous êtes attendus nombreux, à 19h30, au château Monnom, Place du Centre, 14 - Nalinnes.
Le verre de l’amitié vous permettra d’échanger vos impressions, de bavarder avec les auteurs
et d’acquérir leurs œuvres dédicacées.
Entrée gratuite
Coorganisé avec la Communauté française, Service de la Promotion des Lettres et la Direction générale des Affaires culturelles du Hainaut.
C’est le temps d’envisager la transformation de l’air dans ma poitrine.
J’avais envie d’inspirer cette brise hallucinogène.
Le vent de l’oubli qui me lessive.
J’entendrai enfin les battements du cœur des gouttes de rosée matinale.
Je n’aurai pas peur d’être transpercée par les flèches de lumière.
écrit 14 décembre 2010, Sounya
Le sol a revêtu son duvet, ça sent l’hiver, la doudou et le bouillon de poulet. Les becs des oiseaux, comme les pattes de l’ours sur la banquise, essaient d’atteindre leur pitance … avec patience. Rien ne presse. Ils ont le temps, le soleil les réchauffe en attendant. Une ombre aux aguets s’installe sur cette blancheur. Les deux pattes bien plantées, le museau relevé, comme un bien mauvais prédateur, le chat attend. Je me réchauffe du spectacle, j’attends. Le bien-être s’installe tout doucement. J’entends le crépitement du feu, les clochettes du bonheur et par la fenêtre j’entrevois le chariot du Père Noël. La journée sera bonne. Il vient de loin. Il est ici pour vous, pour nous. Il sera chez moi ce soir. Je l’attends.
Il arrivera par la cheminée. Passera, passera pas ? J’entends ses pas sur le toit. Mon cœur se serre. Mes bras étreignent mon corps haletant. Et s’il ne m’apportait pas mes jouets ! Je sens se poindre des larmes. J’ai peur. Je suis remplie de regrets. Je me sens si petite. Sait-il que j’ai mordu ma sœur ce matin ? Et puis a-t-il su que je n’ai pas toujours été gentille avec ma maman ? Je sens des petits grelots dans ma gorge, des picotements dans mes yeux, je suis si triste. Et puis le 10 sous que j’ai dérobé à mon frère ! Je veux que le Père Noël m’aime. Je veux qu’il soit fier de moi. Je veux mes cadeaux. Je m’empresse d’aller embrasser mes parents. Je les aime tant. Je me colle sur ma mère tout en faisant la bise à ma petite sœur. J’espère que le Père Noël me voit. Ah ! que je suis fine ! Il me pardonnera sans doute, c’est le soir de Noël. Les lumières scintillent, le bruit approche, il arrive. J’entends sa grosse voix. Je suis si excitée. J’ai un peu peur. Il me sourit. Oufff, je suis sauvée, comme le petit Jésus, je serai aimée.
Mon cœur s’étreint en pensant à vous, à un Noël tout blanc remplie d’amour. Je songe à mes petits enfants. Un jour de l’an remplie de bises et d’émerveillement. Jouez dans la neige, allez glisser, patinez mais surtout aimez, aimez……les grands, les petits, les plus riches et les appauvris. Et quand vous serez fatigués, reposez-vous et aimez à nouveau, encore et encore, la bru, le gendre, le fils, la voisine, le beau-fils pas très beau, pas très fin mais aimez le quand même, il en a tellement besoin.
L’amour c’est le baume sur les blessures mais surtout de la nourriture pour l’âme, pour l’amour de soi, pour l’estime du soi. Amusez-vous, saupoudrez les gens qui vous entourent de tout l’amour que vous aimeriez recevoir et constatez le résultat durant la nouvelle année. Vous m’en reparlerez, n’est-ce pas ?
Juste pour la magie des dessins qui se font seuls, ou presque.
Je suis juste là pour poser sur le support quelques gestes furtifs, convulsifs. A eux par la suite
dessin encre et acry sur carton 29x21
de m'étonner.
Je n'attends peu d'autres choses que cela, un étonnement en voyant par exemple la forme du pistolet que cette de tête de profil avale.
à l'andalou
extrait des voyages de papier
Le feu courbe les balcons,
Forge des croix au front
Des vierges sages et patientes...
Ton âme à la guitare
Rythme , galope et sue
de mémoire gitane.
La folie monte à cru
Les flancs durs des moulins
Où tu as pris racine.
Ivre, la foule exulte
Quand la mort vient danser
Collante et rouge sur le sable.
Entends hurler l'Espagne
Le fusil à la bouche,
Des morts à la boutonnière!
Le temps reflue à flots
Exhumant nus les mots du sang
Ecrits en noir sur un mur blanc!
Et si l'herbe a poussé
Sur la fosse commune,
Le cante jondo crie ton nom:
FREDERICO GARCIA LORCA;
martine Sansnom
Si les hommes est une chanson de paix, qui rassemble les peuples.
Si les hommes voulaient bien écouter
Les mots d’il y a longtemps,
Si les hommes voulaient bien étudier
La science des temps,
Si les hommes voulaient bien respecter
La vraie marche du temps,
Si les hommes voulaient bien implorer
La venue d’autre temps.
Si le temps voulait bien pardonner
L’imprudence des hommes,
Si le Temps voulait bien effacer
Le sang versé par l’homme
Si le Temps voulait bien redonner
Une espérance aux hommes,
Si le Temps voulait bien accorder
Une autre chance a l’homme,
Si le Temps voulait donner aux hommes
Le temps de se reprendre,
Si le temps voulait donner le temps
Aux hommes de se comprendre,
Si les hommes voulaient vaincre l’instant
Pour mieux vivre le Temps,
Mais les hommes ont-ils encore le temps?
Si le Temps voulait encore de l’homme,
Si l’homme voulait le Temps,
Si le Temps ressuscitait la foi,
Et les hommes l’espoir,
Si les hommes voulaient bien commencer
A y croire tout à fait,
Si le Temps voulait bien effacer
Les folies du passé,
Si le temps voulait bien oublier
Les fausses lois de l’homme,
Si les hommes voulaient bien écouter,
La mémoire du temps,
Si le Temps voulait encore chanter
Les louanges de l’homme,
Si les hommes voulaient bien décrocher
Tous les cadeaux du Temps,
Si les hommes voulaient bien écouter
Les mots d’il y a longtemps,
Si les hommes voulaient bien étudier
La science des temps,
Si les hommes voulaient bien respecter
La vraie marche du temps,
Si les hommes voulaient bien implorer
La venue d’autre temps.
Si le Temps voulait bien consoler
La détresse de l’homme,
Si les hommes voulaient bien se rappeler,
La promesse du Temps,
Si le Temps faisait confiance à l’homme,
Si les hommes promettaient,
Si les hommes faisaient confiance au Temps,
SI LE TEMPS PARDONNAIT……
Robert Lauri/Chantal Allon
Extraits d' un Pinceau en Hiver.
Les oiseaux de mer envolent
du soleil sur leurs ailes
et ma nuit roule dessous.
Mort un sycomore
emporte au ciel le monde
qui têtait ses racines.
Le maïs
à la volée
ne fait chanter le merle.
Au clou
la solitude
un trou plus large que mon ventre.
Martine Sansnom (mon pseudo)
Depuis plus de trente ans, William Christie met à l’honneur les petits et grands maîtres baroques et démontre à quel point ils méritent autant d’égard et de passion qu’un Mozart ou un Haydn. Pour ce concert, pleins feux sur deux actes de ballet de Rameau, spécialiste du genre. Soirée de pur divertissement combinant à l’envi musique, danses et intrigue amoureuse ... un festival de l'Amour!
« La vraie musique est le langage du cœur » Jean-Philippe Rameau
De chaleureuses ovations conclurent ce concert de pur plaisir. On peut en effet décerner cinq belles
roses, plus que des étoiles, aux Arts Florissants dirigés avec enthousiasme, sûreté et bonheur par
William Christie.
« Le vol du temps qui nous presse nous fait mieux sentir le prix de l’instant fortuné que le destin nous
laisse ! » Ces paroles de l’Anacréon de Jean-Philippe Rameau sont fort appropriées à décrire le
ravissement que ce concert a suscité parmi les spectateurs. Ce moment de beauté musicale, de
lyrisme, de ressenti humain très intense a opéré comme un enchantement. Pourtant le fond
mythologique aurait pu nous détourner. Et c’est tout le contraire. « Je renonce à Bacchus s’il en
coûte à l’amour… » Anacréon, comme Pigmalion sont animés par l’Amour en personne, en être, en
substance immatérielle… Cette force, cette énergie sécrétée tant par les musiciens que par les
solistes a eu le don d’ouvrir tous les cœurs. Aussi des instruments anciens font parler la patine des
siècles, ou d’autres parfois très « ludiques » font presque éclater de rire. Pour exemple la machine
à pluie et orages d’Eole déchaîné et les tambourins légèrement coquins. Les spectateurs,
médusés écoutaient avec les yeux et le sourire aux lèvres. « Les vrais plaisirs ne sont dus qu’à
l’ivresse de nos âmes » chante Anacréon et toutes les âmes frissonnent. Dans la deuxième partie,
L’Amour explique la naissance à la vie de sa statue à Pigmalion :
« Du pouvoir de l’Amour ce prodige est l’effet, L’Amour dès longtemps aspirait à former par ses
dons l’être le plus aimable ; mais pour les unir tous, il fallait un objet dont ton art, seul était capable. Il
vit et c’est pour toi, pour toi ses tendres feux étaient de tes talents la juste récompense : tu servis
trop bien ma puissance, pour ne pas mériter d’être à jamais heureux. »
Chœurs, récitatifs, ariettes, sarabandes, gigues en vêtements du siècle, le nôtre, donnent un relief
particulier à cette musique du 17e siècle. Un choc du temps et une illusion d’éternel. « The power of
love ». La voix, mélange de velours et de joie intense, captivante et voluptueuse de Sophie
Karthäuser était un pur délice musical. Et pour ces dames, Ed Lyon dans le rôle de Pigmalion,
rayonnant de bonheur, en a séduit plus d’une par son timbre scintillant, ses sonorités colorées, sa
puissance tranquille. Son aisance, son charme. Une soirée rare, peut-être unique en son genre….
Que chacun voudrait retenir par devers soi! Au moins, l’inscrire dans nos fibres les plus profondes,
là où le profane côtoie le religieux. « L’Amour est le dieu de la paix, règne avec moi Bacchus, viens,
triomphe, embellis nos fêtes mais ne les trouble jamais… »
La nuit n'est jamais complète
La nuit n'est jamais complète
Il y a toujours puisque je le dis,
Puisque je l'affirme,
Au bout du chagrin, une fenêtre ouverte, une fenêtre éclairée
Il y a toujours un rêve qui veille
Désir à combler, faim à satisfaire,
Un coeur généreux, une main tendue, une main ouverte,
Des yeux attentifs, une vie, la vie à partager.
Voici le poème de Paul Eluard promis.
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L’Espace Art Gallery a le plaisir de vous présenter du 12/01/2011 au 30/01/2011 l’exposition
« Au départ de la terre ».
Le VERNISSAGE a lieu le 12/01 de 18 h 30 à 21 h 30
et l’exposition du mardi au samedi inclus de 11 h 30 à 18 h 30.
Joan Mariando (E)
Joan Mariando est peintre autodidacte qui a commencé très jeune ses premiers tableaux. Sa première exposition s’est organisée pour ses 33 ans. Ensuite son parcours l’emmène dans les principales villes espagnoles comme Madrid,
Barcelone, Valencia, Sevilla etc. Jusqu’à la Suisse, l’Italie, le Portugal, et même le Brésil et les Etats Unis en tant qu’exposition individuelles et collectives.
Les peintures de l’artiste sont dans les collections privées du monde entier, dans des banques et diverses municipalités dont celle de Mallorca. L’artiste a eu le soutien du gouvernement des Baléares pour la présentation de ses œuvres ainsi que pour la publication d’un catalogue, spécialement édité, pour cette exposition à Bruxelles.
Et à titre d’information voici les quatre prochaines expositions:
-Titre : « La collection permanente à l’espace Yen »
Artistes : collectif d’artistes de la galerie.
Vernissage le : 12/01/2011 de 18 h 30 à 21 h 30 en la galerie même.
Exposition du 12/01 au 27/03/2011à l’Espace Art Gallery II.
-Titre : « Abstractions colorées et Atmosphères intimistes »
Artistes : Salvatore Wayne (peintures), Pierre Soufflet (sculptures),
Riahi Behrouz (photographies) et Ann Geelen (peintures).
Vernissage le : 02/02/2011 de 18 h 30 à 21 h 30.
Exposition du 02/02 au 20/02/2011.
-Titre : « Sensations intemporelles et Explosions visuelles »
Artistes : Michel Folliot (peintures), Danijela Gasparovic dit « Deni »
(peintures) et Philippe Litou (sculptures lumineuses en verres).
Vernissage le : 23/02/2011 de 18 h 30 à 21 h 30.
Exposition du 23/02 au 13/03/2011.
-Titre : « Surréalisme et Sensualité »
Artistes : Jean-Paul Bodin (peintures) et Bernard Mery (sculptures).
Vernissage le : 16/03/2011 de 18 h 30 à 21 h 30 suivi du défilé de mode au 49 rue Lesbroussart (Restaurant Yen)
Exposition du 16/03 au 03/04/2011.
&
Défilé événement de la jeune et talentueuse styliste Cléopâtre
Pené-Risasi. Soirée comprenant le défilé de mode et la présentation de sa collection, sons et lumières et espace VIP le tout dans un agréable cadre architectural et chaleureux. L’adresse de cet événement à ne pas rater est à L’Espace Art Gallery II au 49 rue Lesbroussart à 1050 Bruxelles. Défilé le : 16/03/2011 de 21 h 30 à 22 h 30.
Exposition du 12/01 au 27/03/2011.
Ma Flo tourne en rond autour de ses bigoudis, c'est n'est pas une Flo mais un flop.. Voulant profiter de cette opportunité neigeuse du jour, je me suis pris les pinceaux dans le slosh..
Flo aux bigoudis 50x50 acry sur toile avec marouflage
Flo aux bigoudis
Monteverdi que j'écoute à l'instant me glisse à l'oreille que cette toile "Flo aux bigoudis" serait juste bonne pour Berlusconi..
Il est clair que de nos jours,
Certains se roulent une pelle
Et appellent ça de l’amour.
D’autres se prennent un râteau,
Un refus catégorique,
Une drague qui tombe à l’eau.
La pelle et le râteau
Sont pour moi des outils
Utiles quand il fait beau :
De la terre à étendre,
De l’herbe à ramasser,
Du gravier à épandre.
Aujourd’hui, c’est la pelle
Qu’il a fallu sortir
Pour contrer la rebelle.
Cette neige en abondance
Qui ne cesse de tomber,
Grand plaisir de l’enfance.
Des milliers de flocons
Se sont accumulés
Sans le moindre petit son.
Brillants et silencieux,
Ils virevoltent gaiement
Pour le plaisir des yeux.
Tenaces et très glissants,
Ils sèment la pagaille.
C’en est ahurissant.
L’épandage est en cours
Répète-t-on vivement,
La phrase-clé de nos jours.
Pour sortir de chez moi
Et pouvoir y rentrer,
Je ne peux compter que sur moi
Et sur ma chère vieille pelle
Qui en a plus qu’assez
De contrer la rebelle
Sur cet étroit chemin,
Petit cul-de-sac oublié,
Remis souvent à demain.
Le chasse-neige vient de passer
Sa toute dernière mission,
Il vient d’effectuer.
Me laissant en cadeau
Juste devant la barrière
Un mur de neige bien haut.
Ma pelle est fatiguée.
Et elle n'a plus envie
De se remettre à pelleter.
Ma toute petite maison
Perdue au bout du monde
Affronte seule les saisons.
Je prends soin de ma pelle
Et quand je la regarde
Eh bien, je la trouve belle.
Sans elle je serais bloquée,
Abandonnée là-haut
En attendant l’été.
07/12/2010
Seule, bien au chaud,
Par la porte-fenêtre,
J’observe les oiseaux,
Charmants petits êtres.
Dans mon grand jardin
Recouvert de neige,
Un joli serin
Semble l’âme en peine.
Le petit rouge-gorge
Cherche sa pitance,
Mais son mal de gorge
Le rend nonchalant.
Un pinson du nord
Venu de Finlande
Sautille sur le bord
Du bac aux lavandes.
Une grive litorne
À l’estomac plein
Dépasse les bornes,
Affame ses voisins.
Le pic vert rouspète
Quand il voit le geai
Faire de la trompette
Car lui, il ne sait.
Les mésanges repues
S’agrippent aux boules.
Aux branches suspendues,
Elles deviennent saoules.
Le gros bec s’applique
À casser des noix.
Le merle les lui pique,
Il est aux abois.
Les oiseaux sont là.
Mon cœur est en joie.
L’oiseau que voilà,
C’est toi qui l’envoie.
Dessous son aile brune,
Il y a un message,
Un sourire de lune,
Celui d’un grand sage.
16/12/2010
*** BATISSEURS DE CATHEDRALES ***
Des fondations à la charpente,
Jusqu’au faîtes du clocher,
O ! Bâtisseurs de cathédrales
Combien de génération pour que naisse Notre-Dame
Vous, qui dans la pierre, avez écrit notre passé ?
Lorsque je vois le temps qui s’acharne à tout briser
Lorsque l’on vous abandonne face aux intempéries,
Quel héritage va-t-on laisser ?
Maître maçons, maîtres verriers,
Forgerons et charpentiers
Qui avez bâti cette maison de foi et d’espérance,
O ! Bâtisseurs de cathédrales
Sans avoir vu votre œuvre inachevée,
Au prix de vos entrailles.
Dieu nous pardonne de laisser ses témoins du passé
Cathédrales, églises en pierres grises,
Doucement partir vers le néant !
Toi le sculpteur, toi l’ébéniste,
Maître orfèvre, graveurs, artistes
Représentant les Saints et le Christ
Vous qui aviez prêté serment
Compagnons d’un autre temps.
A la force du poignet, sorties de vos mains
Pourquoi laisser aux mains impies
Le travail de toute une vie ?
Les murs couverts de lierre,
L’eau fait éclater la pierre,
Noircissant le visage de statues
Dans les ruines, des arbres poussent
Dans des coins obscurs s’accroche la mousse !
Le vent efface la trace de vos pas,
Qui se souvient encor, de votre foi.
Pardonnez-nous notre lâcheté !
M.de L .
Plantes sauvages
Ou mauvaises herbes pour certains,
Ces herbes folles sont pulvérisées.
Plantes médicinales
Ou herbes aux mille vertus pour d’autres,
Ces herbes folles sont cultivées.
Fleurs de toute beauté,
Cadeaux de Dame Nature pour les passionnés,
Ces herbes folles sont protégées.
Bijoux colorés,
Jeux de lumière pour les yeux attentifs,
Ces herbes folles sont photographiées.
Touches de couleurs,
Palette naturelle pour les peintres,
Ces herbes folles ornent de belles toiles.
Biodiversité,
Espèces floristiques pour les botanistes,
Ces herbes folles sont étudiées.
Les mauvaises herbes
Ou herbes folles,
Moi, je les aime :
Un peu le bouton d’or aux pétales d’or,
Beaucoup le gentil coquelicot,
Passionnément, le bleuet fluet,
Tendrement la délicate violette,
À la folie l’orchis abeille.
Par contre, la marguerite,
Celle au grand cœur,
Les gens ne l’aiment pas du tout.
Croyant en elle assurément
Comme en un bon signe du destin,
Ils lui arrachent, l’un après l’autre,
Ses pétales qui ne leur disent rien.
17/12/2010
Comment écrire en écoutant Léo ferré interprétant Baudelaire..?
ce sein au souffle serein acry sur toile 2008

Regarder par la fenêtre et laisser tomber la neige. La vouloir s'épaissir tout simplement. Choisir au presque hasard la peinture qui accompagnera ce Génépi que je déguste en attendant le sommeil.
Les documents publiés hier par M. de Lavansy sont des oeuvres de membres "de la Plume aux Rêves" du Chant d'Oiseau -
"Le couple d'amour et de Paix" acrylique est dû à Minia Gabarz-Kaufmann et la Drôle de Bête à Marco, sculpteur à Kraainem.
Merci d'en prendre bonne note . Le petit rapporteur.
C’est l’ouvrage du sociologue français Claude Lévi-Strauss publié en 1967. Ce livre constitue le deuxième volume des "Mythologiques", et la suite de "Le cru et le cuit". Alors que le premier volume traitait des mythes se rattachant au feu et à la cuisine dans le continent sud-américain comme mythes du passage de la nature à la culture, ce deuxième volume, élargissant le champ de la recherche, est axé sur les mythes se rapportant au miel et au tabac. Si le miel et le tabac relèvent toujours du domaine alimentaire, ils échappent au domaine culinaire, le miel, "élaboré par des êtres non humains, les abeilles", se situant en deçà de la cuisine, puisqu'il est comestible tel quel, et le tabac constituant un au-delà de la cuisine, puisqu'il doit se consumer entièrement pour qu'on en absorbe la fumée. Il s'agit donc de l'opposition d'une infra-cuisine à une méta-cuisine. L'auteur commence par l'étude de la mythologie du miel.
Si la collecte du miel s'entoure d'une telle richesse de rites et de mythes, c'est que le miel, aliment des périodes de disette et chargé ainsi d'une grande valeur émotionnelle, est bien plus que le miel: en lui
s'inscrit pour l'homme le risque de la disjonction totale de la culture, de l'indistinction de l'humanité et de l'animalité, comme en témoignent les variantes du mythe de la fille folle de miel, où toujours la séduction d'une fille par un animal particulièrement expert dans la collecte du miel, sème la perturbation dans le groupe social. Dans ces mythes, où les bêtes parlent ou prennent forme humaine, le miel représente la puissance séductrice de la nature, et de l' amour en dehors des règles qui président à la distribution des femmes dans la communauté. Cette puissance séductrice de la nature représente un risque de dissolution pour la société, et c'est pourquoi la collecte d'un aliment riche d'une telle charge émotive s'entoure d'une mythologie et d'un rituel dans lesquels l'analyse structurale reconnaît une progression vers la formalisation et l' abstraction par rapport aux mythes de la naissance de la cuisine, qui constituaient une logique du sensible: en effet, si les mythes de la naissance de la cuisine utilisaient des catégories sensibles comme le sec et le mouillé, le brûlé et le pourri, etc., la mythologie et le rituel se rapportant au miel ne peuvent se contenter de catégories sensibles en face de la menance de dissolution qui vient de la puissance séductrice de la nature. Les rituels entourant la collecte du miel à travers la forme des récipients, les instruments à percussion qu'elle utilise, les critères pour distinguer les arbres à miel, établit une série d'oppositions: plein-creux, sifflé-frappé, contenant-contenu, exclu-inclu, interne-externe, dépassant en pouvoir de généralisation les oppositions sensibles. Ce progrès vers la formalisation met en évidence l'impossibilité pour la pensée sauvage de trouver dans le sensible même le moyen de penser la menace de dissolution de la culture par la puissance séductrice de la nature. Le progrès de la pensée vers l' abstraction viendrait donc de la nécessité toujours présente de redessiner la frontière entre l'humanité et l' animalité en face de la séduction de la nature. La formalisation des mythes et des rites qu'opère l'analyse structurale est lisible selon trois codes: le code alimentaire, le code sociologique, le code astronomique. Ces trois codes sont convertibles et traduisibles l'un dans l'autre: en effet, si l'alimentation est le rapport le plus proche que l'homme ait avec la nature et la contemplation des astres le plus lointain, la périodicité des constellations indique la régularité des saisons et le retour de la disette pendant la saison sèche, où le groupe social est le plus menacé dans sa survie, période, précisément, où la collecte du miel prend toute son importance.
De façon symétrique et inverse, les mythes et les rites concernant le tabac indiquent le risque d'une culture coupée totalement de la nature: dans plusieurs mythes d'origine du tabac, le tabac doit être volé à une société d' amazones qui, vivant seules dans une île, ne peuvent procréer et figurent donc le risque d' extinction de l'espèce humaine. De plus, le tabac est souvent consommé à des fins rituelles, médicales, magiques ou religieuses: nourriture, il peut être aussi toxique ou émétique, devenant par là une anti-nourriture. Pouvant être stimulant ou narcotique, il est ainsi symétrique du miel, qui, dilué et fermenté, donne l' hydromel. L'analyse structurale vérifie cette symétrie à l'aide de l'étude de nombreux mythes qui, par leurs redondances, permettent de déduire une grammaire qui les rend lisibles.
Ainsi, les mythes d'origine du tabac, liés d'une part à ceux d'une société de femmes stériles, d'autre part à ceux de l'origine des pouvoirs chamaniques, toujours acquis à travers une série d'épreuves, de dangers, de deuils qui en font une véritable quête, ces mythes côtoient toujours une anti-nature qui, risquant de disjoindre la société de la nature, la frapperait de stérilité et la condamnerait à mort. Les rites et les mythes concernant le tabac visent donc à penser et éviter sur le plan symbolique cette disjonction de la société et de la nature. Ils présentent par là une homologie avec les mythes et les rites entourant la collecte du miel, qui exprimaient le danger de dissolution de la société par la nature, la même propension à dépasser les catégories sensibles par la formalisation des oppositions. Lévi-Strauss rejette du côté de la contingence de l'Histoire les limites imposées à ce progrès et qui ont interdit la naissance d'une pensée scientifique véritable. Ainsi, l' analyse structurale constitue-t-elle une méthode qui, en s'incliant devant "la puissance et l'inanité de l'événement", s'interdit l'intelligibilité de l'Histoire, mais qui n'échappe cependant pas à toute dialectique, puisqu'elle situe à l'origine des progrès de la pensée humaine la difficulté de penser à la fois l'animalité de l'espèce et la mort de l' espèce.