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L'écume des jours

Il s’agit d’un roman Boris Vian publié en 1947. Dans un étrange pays s'ennuie un jeune homme répondant au nom charmant de Colin. Son coffre-fort contient la coquette somme de cent mille doublezons. Son cuisinier, Nicolas, n'a pas son pareil pour mettre au point, dans le secret de son laboratoire, des petits plats aussi succulents que déconcertants. Son "pianococktail" lui procure de vives satisfactions. (Ce subtil et irremplaçable instrument, qui débite à volonté des cocktails, non quand on introduit une pièce de monnaie dans la classique fente prévue à cet effet, mais quand on joue au piano un air de jazz, -lequel, remplissant la fonction d'un programme, permet à la machine de composer une boisson adaptée à la musique -unit avec un rare bonheur deux plaisirs également raffinés et particulièrement complémentaires).
Mais comment ce confort et cette liberté suffiraient-ils à faire le bonheur d'un homme de son âge? Quelle chance a eue son ami Chick de plaire à la jolie Alise! Combien lui paraît enviable le sort de ce garçon qui n'a pourtant ni doublezons ni cuisinier ni pianococktail et doit gagner son pain à la sueur de son front! Il veut aimer, lui aussi, être aimé. Cette pensée le tourmente sans répit. Quand on est à ce stade, l'occasion,
généralement, ne tarde pas à se présenter. Il rencontre Chloé. Timidité, aveu, fiançailles. Depuis que "toutes les rues mènent à Chloé", la ville et la vie lui paraissent merveilleusement gaies et légères. Il donne vingt- cinq mille doublezons à Chick pour qu'il puisse vivre tranquille avec Alise. Ainsi le bonheur régnera autour de lui et sa félicité sera sans nuage. Mais prendre femme est prendre souci. Allant en voyage de noces visiter le sud du pays, Colin, Chloé et Nicolas -qui, tel Maître Jacques a troqué sa livrée de cuisinier contre celle de chauffeur- traversent en chemin un lugubre pays minier. Le matin suivant, à cause d'un carreau malencontreusement cassé par Colin, Chloé se réveille glacée. Elle tousse. Les vacances et le soleil du Sud sont si loin de la guérir qu'elle doit s'aliter sitôt rentrée en ville. Le médecin diagnostique une maladie grave: un nénuphar pousse en elle, rongeant un de ses poumons. La seule façon de la guérir est de lui faire respirer des fleurs, des brassées de fleurs, vite fanées. Colin se ruine à les acheter. Au fur et à mesure que baisse, dans son coffre, le niveau des doublezons, son appartement subit une étonnante métamorphose. Il devient sombre et exigu. Nicolas, qui ne peut plus élaborer, dans la cuisine dépouillée de ses appareils, que de fort médiocres saucisses, vieillit de plusieurs années en quelques jours.
Tristement, il finit par obéir à Colin, qui le presse d'offrir ses services à de nouveaux maîtres. De son côté, Chick a pareillement tout dépensé, non pour Alise mais pour se procurer les éditions de luxe et les
manuscrits du très prolifique écrivain Jean-Sol Partre, les enregistrements de ses innombrables conférences, les vieilles pipes et les vêtements élimés qui, à en croire les libraires, lui ont appartenu. Colin
et lui se résignent à chercher du travail. Ayant un diplôme d'ingénieur, Chick en trouve aisément. Mais quatre ouvriers sont victimes d'un accident imprévisible et le rendement de l'atelier dont il a la charge baisse de 0,8%. Conformément aux règles en vigueur, il est congédié. Quant à Colin, sa tâche consiste à faire pousser, en les couvant, des fusils. Son obsession le trahit: au bout de ceux qu'il obtient se dresse, délicate et dérisoire, une fleur d'acier. Il ne réussit pas mieux comme veilleur de nuit parce qu'il ne marche pas assez vite pour arriver à temps aux rendez- vous fixés avec des voleurs très ponctuels. Les événements se précipitent.
Alise tue Jean-Sol Partre et met le feu aux librairies de la ville. Chick meurt pour avoir voulu s'opposer à la saisie de ses livres pour le compte du percepteur. Talonné par la nécessité, Colin se résout à occuper le
poste bien rétribué mais particulièrement déprimant d'annonceur de mauvaises nouvelles. Suivant les indications d'une liste qui lui est remise chaque matin par l'Administration, il va prévenir ceux qu'un
malheur doit frapper le lendemain. Un jour, son nom figure sur cette liste. En ce pays plus encore que d'autre, les cérémonies, suivant qu'on a de l'argent ou non, sont fastueuses ou bâclées. La fortune de Colin ayant fondu comme beurre au soleil, l'enterrement de sa Chloé est aussi sinistre que ses noces furent belles. Près de sa tombe, un étang où des nénuphars s'épanouissent attire le jeune homme. Il est toujours à les contempler, à se pencher. Depuis l'époque lointaine où il était encore célibataire, une souris grise à moustaches noires vivait avec lui. Elle s'était attachée à Chloé. Elle lui a tenu compagnie jusqu'au bout. Maintenant elle voit la détresse de Colin. Il ne résistera pas longtemps à l'appel de l'eau. Elle va trouver un chat qui, se faisant violence, consent à ce qu'elle lui propose. La laissant s'allonger entre ses dents, il déroule la queue sur le trottoir, où presque aussitôt apparaissent et s'approchent en formation compacte, incertaine et lente onze orphelines aveugles.

Emouvant et merveilleux, étrange et angoissant, spontané et pur de toute fausse note, désinvolte mais par pudeur, plein de fantaisie et profondément triste, ce livre, qui nous conte avec une rigueur et un tact parfaits une histoire extrêmement simple, est à ranger parmi les plus admirables romans d' amour jamais écrits. Il nous plonge dans un monde neuf et déroutant, un univers de science-fiction où tout serait poésie et rien lourdeur, un univers dont les lois absurdes et impitoyables parodient celles du nôtre. Au début, la vie y semble libre et facile, mais on s'inquiète de constater que la mort s'abat sans crier gare sur des multitudes d' innocents. Au fil des pages on découvre d'autres fléaux. L'amitié est parfois déçue. L'amour cause bien des tourments. La maladie invente des tortures raffinées. La pauvreté contraint à fournir un travail stupide et abrutissant, expose à la laideur, à la faim, aux humiliations. L'opiniâtreté, le courage sont inutiles, bafoués. Ailée comme un rêve, cette oeuvre tout à fait hors série est comme les rêves les plus beaux: poignante, lourde de sens, inoubliable.

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journal de bord, dimanche 26 décembre 2010

Les nuits sont parfois (souvent) trop courtes.

 

A peine le temps de s'installer sous la couette, le soir, avant de partir au pays du ... sommeil.

 

De régler sa mise en scène ...

 

Mon marchand de sable est une route, un sentier ... j'y suis escorté detrois ou quatre bonshommes en chapeau ... qui me mènent, le soir, versun camion ... je me sens protégé ... à l'intérieur de ce camion, y a unlit qui m'est préparé ... quand, derrière, quelqu'un ferme la porte del'arrière du camion à clé, je me sens protégé de tous ceux quipourraient me chercher, me traquer, m'attaquer ... le bruit du camionqui part est doux ... il me mène vers la délivrance ...

 

Je refais ce scénario mental pratiqu'ment tous les soirs, depuis déjà un bon bout d'temps.

 

Mais ... très vite, mes yeux lâchent.

 

Et ... très vite, il est déjà ... trois heures du matin.

 

Et ... très vite, il est déjà ... sept heures du matin.

 

La réalité journalière revient trop vite.

 

Avec son lot de réjouissances ...

 

Avec son lot de peurs infantiles, qui ressemblent au trac.

 

Je ne sais toujours pas si je vais reprendre le boulot demain (épaules oblige !).

 

Je ne sais toujours pas ce que je vais acheter pour le Nouvel An ... aux membres de ma famille que le tirage au sort a désigné.

 

N'allons pas plus loin. Il est question d'aller, vers quatorze heures trente,voir une pièce de théâtre ... et l'entrée est de douze euros. Et l'idéed'aller au "Mister Cash" retirer de l'argent me paraît le bout du monde(le vertige, même).

 

Et pourtant ...

 

Jeme doute, je sais que tout s'accomplira en temps voulu ... et que, dansle tourbillon de l'action, ça ira vite, ce s'ra simple comme bonjour.
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journal de bord, vendredi 24 décembre 2010

Une question m'a été posée une ou deux fois ces derniers temps :

 

"Tu écris pour toi ou pour les autres ?"

 

Question logique, question pertinente.

 

"Tu écris pour toi ou pour les autres ?"

 

En effet ...

 

Y en a qui écrivent d'abord pour eux, sans forcément montrer leurs écrits à leur entourage.

 

Y en a qui, dans leur démarche d'écriture, ciblent leur public (auteurs de romans policiers ?), en utilisant leur plume pour axer leurs écrits dans une direction précise, parec qu'ils savent (sans doute) que ça marche, parce qu'ils savent (sans doute) que ça se vend.

 

Toutes les optiques, en soi, tiennent la route.

 

"Tu écris pour toi ou pour les autres ?"

 

Chez moi, la question reste ... complexe.

 

Dans le rapport que j'ai, que j'entretiens avec l'écriture ...

 

La frontière entre "moi" et "les autres" est très infime (nulle, peut-être).

 

Bien sûr, quand j'écris, j'obéis à une motivation intérieure, à un élan, à une pulsion. Et je traite les sujets, les émotions, les observations qui me tiennent à coeur à ce moment-là, j'utilise les mots qui me semblent les plus justes à ce moment-là. Je ne m'impose aucun compromis (de base) en fonction du lecteur.

 

Mais ...

 

Aussi personnelles soient mes bases d'écriture (je ne pourrais pas fonctionner autrement), il y a toujours, chez moi, le besoin, l'envie de confronter ce que je fais avec la rencontre de "l'autre" (au sens le plus général).

 

Ce n'est même pas le désir absolu de félicitations, de louanges. Même pas vraiment celui de ... reconnaissance (enfin : ce désir intervient, mais pas de manière disproportionnée).

 

"L'autre" m'attire, avec tout ce qu'il comporte de surprenant, d'inconnu, d'imprévisible ... d'au delà de moi.

 

Même la personne qui ne me répond pas.

Même la personne qui ne m'aime pas du tout.

 

Besoin de partir de "moi" pour aller à la rencontre de 'l'autre"

 

Et quand "l'autre" répond, quand je me mets à l'écoute de ses réponses, que j'accepte, que je digère (parfois douleureus'ment) ...

 

Ce sont de nouveaux signaux que je capte, que j'emporte avec moi.

 

"L'autre" entre en "moi"

 

"L'autre" est un peu "moi".

"L'autre" est carrément "moi"

 

Et "l'autre", sans l'savoir, me procure des ailes nouvelles, une énergie nouvelle, qui alimentent mon désir d'écrire.

 

Maint'nant ...

 

Je connais aussi, dans ma vie personnelle, des rapports que j'entretiens essentiell'ment avec moi. Je pense à ces instants, le matin, où je sors du lit, où je circule dans les deux pièces, en parlant tout seul, en revisionnant les évén'ments de la veille, en m'inventant un interlocuteur ...

 

Là, je peux dire : je fais le point, je me recentre. Dans un espace qui m'appartient (et dans lequel je ne souhaite pas forcément qu'on entre).

 

Et j'aurais du mal, en ces instants, à prendre une feuille de papier et tout retranscrire.

 

Entre la vitesse à laquelle mon cerveau carbure et celui qui m'est nécessaire pour retranscrire mes pensées sur un papier, ma main ne suivrait pas (et mon souffle respiratoire, non plus).

 

Et en écrivant, en retranscrivant (rien que pour moi) des pensées qui s'agitent (et que je résous dans ma tête) sur du papier ...

J'aurais l'impression de faire du sur place, de me répéter, de végéter.

 

L'écriture (qui vient après) a besoin d'un autre stimulant.

 

 

Donc ..."l'autre", qui peut me recevoir, intervient peut-être à juste titre, alors. Et ... sans l'avoir rencontré, rien qu'en sachant qu'un écrit va lui être destiné, et que des retours me sont peut-être destinés ... je suis heureux comme un gamin, comme un cheval de Troie.

 

 

10 heures 40 (du matin).

 

 

 

Mon épaule tire toujours.

 

En attendant ...

 

J'écoute les chansons de Thomas Fersen (j'adore).

 

En attendant ...

 

J'ai rêvé, la nuit dernière, que mon ami Thibaut (qui chante pour les enfants) répondait froidement à un de mes mails, pour me dire ... qu'il était indisponible.

A la lecture, ça me faisait ... quelque chose.

Et ... au même moment ...

Je le croise (c'est le soir) dans la rue, il fait noir.

On se regarde et on se prend dans les bras.

Et ... le pote portait un chapeau et un long manteau ... noirs.

 

 

 

En attendant ...

 

Ce soir, c'est le réveillon de Noël.

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fausse pudeur

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Par peur de la transparence,

Elle cache son visage, son âge.

Elle joue avec l’ambivalence

Et la pose paraît plus sage.

Sa beauté est sa nudité,

Il n’y a pas d’autre critère,

Car, son mystère est sa beauté

Et sa nudité son mystère !

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Benedictions

Bénis Ô mon âme Seigneur, quand cette veillée de Noël

que ma parole ou ma plume ne tarisse point d'éloges

Qu'à tout jamais je demeure en ta grâce,

que ta paix inonde mon âme ainsi que celle de ce

monde où tu m'as fait naître

que ton renouveau perpétuel, Amour, Lumière

et douce humilité soient à tout jamais miens

Merci de bénir chacun de tes enfants,

de les garder en ta paix et tendresse éternelle

Que tous unis en un même esprit de fratenité

nous chantions à la réssurection de ta création

le coeur allégé et joyeux......

Mes mains ouvertes vers toi Seigneur pour

accueillir ce doux baiser"

Mamyblue

24.12.2010

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Chant de Noël

"Chant de Noël" est le plus fameux des contes de Noël de Charles Dickens, publié en 1843.

Scrooge, un vieil avare, est visité la veille de Noël par le spectre de Marley, son ancien associé. Celui-ci lui annonce qu'il sera également visité par toute une série de visions du passé, du présent et de l'avenir: il recevra ainsi une sorte d'avertissement, et apprendra ce que sera sa propre mort, s'il ne change pas bientôt de vie.

Immédiatement transformé, Scrooge se révèle un autre homme, le matin de Noël: il envoie un dindon à son employé, Bob Cratchit, qu'il a toujours malmené; il se réjouit de participer aux oeuvres de bienfaisance de la Noël et se comporte comme un vieillard sociable et charitable.

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Le conte est un apologue et sa moralité est contenue dans les paroles du spectre: "Il est demandé à chaque homme que l' esprit qui est en lui voyage en long et en large derrière ses semblables; et si cet esprit ne sort pas ainsi de lui-même, il est condamné à le faire après sa mort. Il est obligé de voyager par le monde -Ah, malheur à moi!- et d'observer ce à quoi il ne peut plus prendre part, mais à quoi il aurait pu prendre part sur la terre, en en retirant du bonheur."

C'est un message de fraternité humaine qu'apporte le "Chant de Noël".

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Poudreuse

Poudreuse éparpillée sur le paysage figé

Nichant dans les sapins du jardin

Au petit matin baiser frais

D’un flocon sur ma pommette rose

La neige crisse sous mes pas

Alors qu’une frimousse au bonnet rouge

Appelle : « maman regarde »

Lorsqu’une luge glisse

Sur la pelouse blanchâtre

23/12/10

Nada

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"bravo, bravo, ai-je entendu"

 "C'est super, Hugues", ai-je entendu, y a déjà une paire d'années, "tu donnes des spectacles, tu chantes dans la rue, tu vas partout ... je te tire mon chapeau ... tout le monde ne le f'rait pas ... bon, faut dire aussi ... t'es au chômage, tu as tout ton temps libre ... t'as pas un boulot qui te bouffe à plein temps ... si t'avais un boulot, Hugues, crois-moi, ce s'rait différent ... tu n'aurais plus l'temps"

 

"Chemin faisant, j'ai du accepter, un jour, une offre d'emploi ... à plein temps ... et en m'organisant, j'ai encore trouvé, en dehors, un certain temps ... pour écrire quelques chansons, sortir de temps en temps ma guitare et donner quelques spectacles"

 

"C'est génial, c'est vraiment super, Hugues", ai-je, dès lors, entendu, "tu bosses et tu fais de la musique ... tout le monde ne le f'rait pas ... je te tire mon chapeau ... bon, faut dire aussi ... t'es célibataire ... t'as du temps libre en dehors de ton boulot ... si t'avais un ménage à t'nir, ce s'rait différent, Hugues ... tu n'aurais plus l'temps"

 

"Chemin faisant, je me suis un jour mis en couple, tout en gardant mon boulot à plein temps ... et ... en m'organisant,  j'ai encore trouvé, en dehors, un certain temps ... pour écrire quelques chansons, sortir de temps en temps ma guitare et donner quelques spectacles"

 

"C'est la gageure, génial franch'ment génial, plus que super y a pas, Hugues", ai-je, dès lors entendu, "t'es en couple, tu bosses à plein temps et tu fais de la musique ... oui, je te tire mon chapeau ... non, tout l'monde ne le f'rait pas ... bon faut dire aussi ... ta femme et toi vous êtes indépendants et vous n'avez pas d'enfants ... si tu avais des gosses à plein temps, Hugues, ce s'rait différent ... tu n'aurais plus l'temps"

 

"Je n'ose imaginer ce que j'aurais peut-être entendu si j'avais été père d'un ou deux enfants, tout en approfondissant mon couple (à plein temps), tout en gardant mon boulot (à plein temps) ... et qu'en m'organisant, j'aurais peut-être peut-être peut-être encore de temps en temps trouvé un certain petit temps ... pour ... écrire l'une ou l'autre chanson, sortir de temps en temps ma guitare et donner encore un ou deux ... spectacles"

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Le texte de l’apôtre  illustré par la tapisserie d’Angers . Un ouvrage précieux qui séduit les amateurs d’art et les lecteurs en quête de spriritualité.

 

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Les visions prophétiques de St-Jean inspirent au XIVe siècle le peintre Hennequin de Bruges. Il conçoit un ensemble de tapisseries pour le duc Louis 1er d’Anjou. 84 panneaux. 6 grands personnages. L’oeuvre mesure à l’époque 130 m de long sur 6 m de haut. L’ouvrage reproduit l’intégralité des panneaux subsistants. Vingt-sept miniatures extraites de manuscrits anglo-normands du XIIIe siècle pallient l’iconographie manquante.

 

Avec Paule Amblard, Un chemin de renouveau : L’Apocalypse de saint Jean illustré par la tapisserie d’Angers à l'occasion de la sortie de cet ouvrage aux Editions Diane de Selliers.

Premier épisode : Le livre de notre destin Introduction :  Jean prisonnier sur l’île de Patmos reçoit des visions. Ce message du Ciel il va l’adresser à ses amis, ces petits enfants comme il les appelle, les communautés chrétiennes de l’époque et au-delà à tout chrétien, à tout homme. Ce qu’il raconte dans sa situation d’exil, donc de souffrance, est un chemin d’espoir. Chemin intemporel, puisqu’il révèle le cœur de l’homme dans sa vastitude, sa dimension spirituelle. Ainsi ce texte n’a pas d’époque. Il parle de nous et vient nous trouver dans nos difficultés de vie où nous sommes souvent exilés de nous-mêmes.   Le vieil homme : Le grand lecteur nous conduit. Nous sommes dans la nuit mais guidés sous la lumière du ciel et comme l’indiquent les papillons : signe de résurrection, nous sommes destinés à renaître. Le Christ au glaive : Jean tombe comme mort devant le Christ, lui qui est le premier et le dernier, le Vivant. Explication de la symbolique du glaive, des chandeliers, des arbres sous l’autel, du visage et pieds rouges du Christ. Le chemin de l’Apocalypse nous conduit vers celui qui est la lumière du monde et qui révèle le vivant en nous, notre lumière. Les larmes de Jean : Le livre qui contient le destin de l’homme est scellé et nul dans l’univers n’est capable d’ouvrir le livre. Jean pleure. Après être tombé comme mort aux pieds du Christ, il y a ses pleurs. Ces larmes sont aussi une prise de conscience de notre condition, de notre pauvreté, de notre manque. Sans elle il n’y a pas de chemin vers autre chose. L’Apocalypse nous oblige à quitter nos conforts, nos certitudes de nous-mêmes et du monde pour aller vers. Comme Abraham, il faut se quitter et se mettre en route. Le chemin vers le renouveau commence par une souffrance, celle de notre incapacité spirituelle. C’est au cœur de nos difficultés que le travail commence. Alors nous aussi, on a envie de suivre Jean et le vieil homme qui l’entraîne par un pan de manteau. Le vieil homme est un des 24 vieillards. Explication du vieil homme. Il entraîne Jean vers celui qui est capable d’ouvrir le livre : l’Agneau. Le Christ ouvre le chemin de vie à nous qui sommes comme morts.

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pédophilie 2

 

 

Je n'avais pas menti, maman

Quand mon coeur d'enfant

Tombé droit des étoiles

Tremblait sous l'aile de l'oiseau...

 

Je n'avais pas menti, maman

Et tu coupas ma langue

Avec ton infatigable couteau

A trancher le cou des poules...

 

 

 

Martine Sansnom le 23 décembre 2010

Extrait d'Irelande

 

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Pédophilie

 

 

 

 

Ouate d'enfances vierges

D'avant les premiers sangs,

D'avant le crime d'Innocence

Dont la victime porte charge de

Coupable

Par Votre silence

Qui Le disculpe

Et Vous

Absout

 

 

Martine Sansnom

 

(extrait d'Irelande)

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administrateur théâtres

Les noces de vent (théâtre de l'Espace Delvaux)

Les Noces d’étain ? Non  ... celles de   v e n t !                          Le vent qui pousse chaque couple, dans une direction bien différente de ce qu’ils ont vécu dans leur jeunesse au château des parents. Mais  Léopold, Albert, Baudouin et Astrid ne peuvent s’empêcher de retrouver avec ravissement cette connivence enfantine  et nous la faire partager au travers de leurs jeux retrouvés… malgré leurs apparences d’adultes confirmés… ( ?)  Le vent du passé au charme désuet, le vent de l’avenir si incertain souffle tantôt des bourrasques, tantôt des effeuillements de rêves brisés. C’est touchant, drôle et tendre. L’entrée de jeu était une pose ravissante  prise le  jour du mariage des quatre jeunes gens  à travers l’image projetée et solaire des marches du château. C’était  juste avant la mort accidentelle  des parents qui fêtaient leurs noces d’or.  Image éphémère, tout de suite transformée en ruine de château, façon capitaine Fracasse où se déroulera l’action. On s’y amusera autant !

 Cette pièce, fracassante de rires, raconte les couples et leurs tribulations au bord du pathétique, les caractères dissonants, les relations houleuses, les manques,  les phrases qui tuent, les gestes qui sauvent…. Et surtout l’humour qui fait vivre, si bien représenté par Olivier Leborgne, dans le personnage de Yanne «  Jan Van Damme, le plaisir de ces dames ! », la pièce rapportée d’Astrid, joyeux flamand bon vivant,  toujours prêt à donner un coup de main pour faire la noce et  que la fête soit bonne.

Il y a Evelyne, une anorexique fragile, complètement tarte,  et  très gourmande de plaisirs vivants que son mari , Baudouin, dit Doudoune, est incapable d’assouvir, tant il est coincé. Un psy.  Il y a Albert le frère aventurier qui se fout de l’argent, du château et qui est revenu du Togo… mais sa relation avec Malou est fort à mal, ils ont perdu un premier enfant, enterré avec les parents dans la chapelle du Château. Il y a Astrid, maîtresse femme, à l’affut des papillonnages de son mari,  terre-à- terre : … mais où est passé le service en Limoges ? Il y a l’ineffable Léopold,  spécialiste en répartition des tâches sans que lui  ne lève jamais le  moindre  petit doigt, médecin de son état et dissipateur des biens familiaux. L'hypocrisie personnifiée. Sa femme, mélancolique, rêve d’un Rodolphe disparu en Louisiane… Il y a le vin, le château, l'argent, les rêves.... Les interprétations des huit comédiens sont étincelantes, le rire désopilant envahit la salle… on voudrait rester baigné dans cette comédie douce–amère tellement proche de nos cœurs, car tous jouent vrai et juste, avec talent intense et générosité. C'est un spectacle dont l'auteur est le vent, une co-écriture qui est  digne des  plus grandes scènes.

Ecriture Eric De Staercke   Avec Catherine Conet, Patricia Dacosse, Eric De Staercke, Caroline Lambert, Olivier Leborgne, Vincent Raoult, Victor Scheffer, et  Pascale Vander Zypen.

 

 http://www.lavenerie.be/index.cfm?r1=1&r2=101456

http://www.lavenerie.be/static_images/fv267.pdf

 

jusqu'à la fin décembre et aussi pour le réveillon,  le 31 décembre à 22h!  Amusez-vous!

et vive le VENT !

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journal de bord, jeudi 23 décembre 2010

En marchant, en flânant, en m'arrêtant, en écoutant ...

 

Quelque part, au hasard d'un comptoir ... hier soir ...

 

J'ai entendu quelqu'un dire, à propos de quelqu'un d'autre :

 

"Le problème c'est qu'elle est trop romantique ... et ça ne va pas ... qu'on soit romantique dans des chansons, des poèmes, OK ... mais dans la vie, ça ne va pas"

 

J'écoute.

 

Je digère.

 

"Le problème c'est qu'elle est trop romantique ... et ça ne va pas ... qu'on soit romantique dans des chansons, des poèmes, OK ... mais dans la vie, ça ne va pas"

 

Y a du vrai dans le propos. La vie est tout, sauf ... romantique. Je suis bien placé pour le savoir. Et l'art (la chanson ou autres) est une chouette manière de canaliser son romantisme, d'en faire quelque chose. Ca fonctionne même très fort. Surtout quand on se rend compte, à l'autopsie, que les publics sont truffés de gens romantiques, qui se reconnaissent, s'identifient au "romantisme" exprimé en chansons, en poèmes ...

 

Alors ?

 

"Le problème c'est qu'elle est trop romantique ... et ça ne va pas ... qu'on soit romantique dans des chansons, des poèmes, OK ... mais dans la vie, ça ne va pas"

 

Je nuancerai le propos.

 

La vie n'est pas romantique, non.

On est entouré, chaque jour, de gens pas très romantiques, OK.

Et ... le plus grand des romantiques en est le premier informé.

 

Mais ...

 

Au prix où l'univers est peuplé d'individus à la fois très semblables et très différents ...

 

Au prix où les romantiques ne manquent pas sur cette planète ...

 

Au prix où les romantiques, qui ne manquent pas sur cette planète, existent, ont besoin d'être reconnus (dans leur romantisme) et ne pourraient pas fonctionner autrement ...

 

Au prix où, malheureusement, plus d'un romantique est prêt, hélas, à offrir tout son romantisme à un partenaire (du sexe opposé ou autres) qui n'est pas forcément prêt à le recevoir ...

 

Au prix où tout romantique est hélas un peu "sauveur" ...

 

Et j'en passe ...

 

Je ne dirai pas : "dans la vie, ne soyons pas romantiques"

 

Je dirai, encore ce matin : "assumons notre romantisme, il est précieux, pour nous, pour nos semblables ... mais soyons assez vigilants pour savoir, pour deviner à qui on l'offre, à qui on le donne ..."

 

Dix heures vingt.

 

 

 

 

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LaM - Collections du musée d'art moderne, d'art contemporain et d'art brut Lille métropole

LaM - Collections du musée d'art moderne, d'art contemporain et d'art brut Lille métropole

AgrandirPar un collectif d'auteurs Aux Editions Hazan

Le musée d'Art moderne de Villeneuve-d'Ascq a réouvert en septembre 2010 sous une nouvelle identité : le LaM, musée d'art moderne, d'art contemporain et d'art brut Lille Métropole.

transparent.gifAvec une surface d'accrochage totale avoisinant les 4 000 m², le LaM est désormais le premier musée à présenter simultanément des collections d'art moderne, d'art contemporain, ainsi que la plus grande collection française d'art brut issue de la donation L'Aracine en 1999.

Cette présentation concomitante de ces collections permet une approche renouvelée de l'art du XXe et du XXIe siècle.

Cette publication célèbre cette réouverture et offre une sélection d'oeuvres donnant à voir la pluralité et l'étendue des collections du musée, qui n'ont eu de cesse de s'accroître au fil des donations, des acquisitions et des dépôts.
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Last Flo 2010

La voici, égale à elle même. Seule et libre, sans les couleurs qui la laissent fragile, vulnérable..

 last flo

Les couleurs sont des particules qui meurent trop vite. Je les refuse aujourd'hui, juste pour marquer mon désir d'immortalité.


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Torture (extrait du recueil "EQUATIONS")

                                                                     

                                   TORTURE                              

Torture-moi mon  âme

pour ce que je t'ai fait.

Mais tu es le maître en torture

et un blanc de semaine sans mot

me laisse sans visage. 

 

Un poème dans tes yeux

et la torture naît.

Mais la torture existait

bien avant la naissance du poème.

 

Le silence emplissait la cage de mes mains

dans le roulement de la ville bruyante

Les néons du soir absorbaient la Vérité.

Nombreux ils épiaient, les saltimbanques du désir

Mais les "occases" ont été écartés, rejetés

dans le néant de la route sans méandre

de la route droite.

 

Seul, le seul, l''ABSOLU

te taraudait, oh mon âme

 

 

Le goût du souvenir

te fragmentait aussi le coeur.

Ces "occases" fragments, ces saltimbanques du désir,

jamais, ne m'ont effleurée.

 

Il me fallait un TOUT

Seul, l'ABSOLU a pu me retenir

 

Mais j'étais devenue l'Intouchable

L'ABSOLU est torturé

REGRETS, regrets, regrets .

 

Des lames de regrets se prennent dans la nuit.

.

L'ABSOLU pense : 

"Ces lèvres sont mensonges"

Il pense faux 

 

L'ABSOLU  crie :

"Sacrée fille"

Il aurait dû crier : "Fille sacrée, sacralisée, sacrifiée". 

 

L'ABSOLU dit :

"Poème tu me tortures"

Et le maître en torture, c'est lui, l'ABSOLU

 

Alors mon âme crie :

 

"Me laver de toutes ces contraintes,

Me laisser absorber

sans me voiler la face.

Laisser faire le temps me défaire,

Me libérer, n'être plus RIEN

 

QU'UNE POUSSIERE DE COSMOS DANS L'ABSOLU

 

Me diluer, me fondre dans l'INSTANT ....

sur le jeu de patience que je suis devenue".

 

Rolande Quivron ler mai 1980

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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Ecce homo. Comment on devient ce que l'on est

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C’est l’autobiographie de Frédéric Nietzsche, écrite en 1888 et publiée après sa mort en 1908. Dans la première partie, intitulée "Pourquoi je suis si sage", Nietzsche distingue les éléments de
sa propre personnalité et relève en lui deux tendances opposées: l'une, décadente et qui le conduirait à l'apathie, déterminée par son déplorable état physique (il fut souvent et longtemps malade); l'autre, anti- décadente et combattive, développée par la volonté de salut qui veille en lui et marque toute sa philosophie, volonté qui lui a fait surmonter la compassion et le ressentiment. Avec une fierté qu'il ne cache pas, il attribue la diversité de son caractère au sang polonais qu'il a hérité de ses aïeux paternels et qui se révèle dans son physique. Doué d'un instinct aigu de propreté qui lui permet de découvrir la boue cachée sous l' hypocrisie des formes morales, il aspire avec passion à la solitude.

Dans la seconde partie: "Pourquoi j'en sais si long", Nietzsche se déclare "immunisé" par nature contre les problèmes de la transcendance. Une espèce d' "excursus" psychophysiologique lui montre la vie libre au grand air comme au travail spirituel le plus noble; il en arrive que l'air sec favorise la naissance du génie, alors que l'humide chaleur germanique tue les germes de la grandeur. Quant à la "récréation" de l'esprit, Nietzsche pense que la lecture est la forme la meilleure, puisqu'elle aide l'homme à se séparer de lui-même, et lui permet de pénétrer les sciences et les âmes étrangères; toutefois il ne faut pas laisser la pensée des autres "escalader les murs" de notre esprit quand celui-ci est sur le point de créer des conceptions nouvelles.

Quelques livres donc forment sa bibliothèque, tous français. Comme récréation, il accepte encore la musique de Wagner, durant les jours de leur accord à Triebschen; mais Wagner, en réalité, n'est que l'héritier du romantisme français tardif et décadent, alors que la musique dont rêve Nietzsche doit être profonde et sereine comme un après-midi d'octobre. Nietzsche recherche enfin l'origine de sa propre sagesse; celle-ci tient dans sa géniale habileté à exclure de
soi ce qui devrait toujours être nié: il faut se garder de toute passivité, qui pourrait infirmer la liberté de l'individu. Pour devenir ce que l'on est, il n'est pas besoin de s'étudier: même les erreurs de la vie ont leur valeur, pace qu'à travers elles se développe et grandit, s'alimentant des capacités artistiques de l'instinct, "l'idée organisatrice" qui s'épanouira ensuite spontanément au moment de la maturité.

Dans la troisième partie: "Pourquoi j'écris de si bons livres". Nietzsche reconnaît que l'incompréhension que rencontrent ses oeuvres est juste, puisqu'il s'est élevé à un niveau humain supérieur à celui que les hommes modernes peuvent atteindre, et son parfait lecteur devrait être un monstre de courage et de curiosité. Il a façonné la langue allemande par des
moyens artistiques incroyables, et il a découvert le grand style des périodes. C'est à cette partie que sont annexées les fameuses préfaces des oeuvres, à travers lesquelles on peut suivre l'évolution de la philosophie nietzschéenne.

La quatrième partie: "Pourquoi je suis une fatalité", explique l'importance que Nietzsche attribue à sa propre philosophie: il sent qu'il a commencé quelque chose de prodigieux: sa vérité est terrible, "parce qu'auparavant on appela vérité le mensonge". Il est le premier immoraliste
et, s'il a mis en tête de son plus grand ouvrage le nom de Zarathoustra, de celui qui créa la fatale erreur de la moralité en expliquant le monde par le concept métaphysique de la lutte du bien contre le mal, il l'a fait délibérément, car il était juste que celui qui erra et fut le plus sincère
des penseurs, se surmontât lui-même par amour du vrai jusqu'à se transformer en son contraire, le Zarathoustra nietzschéen, lequel a découvert et dénoncé la morale chrétienne et, par cela même, représente le destin. L'impératif de Nietzsche a cette signification: il faut avoir la
force de concevoir la réalité telle qu'elle est; ce n'est que par cette voie que l'homme peut trouver la grandeur. Et "Ecce homo" se termine par ces mots: "M'a-t-on compris? Dionysos en face du Crucifié..." Dans cet ouvrage -ainsi qu'il l'affirme lui-même dans une lettre, -Nietzsche a voulu se présenter "avant l'acte funeste et solitaire de la transmutation des valeurs": en traçant en lignes hardies son portrait pythique il entendait appeler l'attention sur lui et rompre ainsi l'absurde silence qui s'était fait autour de lui.

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