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Art du nu

Je reviens de temps en temps sur mes dessins académiques, fouillant dans d'énormes stocks, je découvre des études qui datent de cette longue période ou je ressentais la nécessité de dessiner d'après nature.

Académie étude de nu féminin 65x50 pierre noire

nu-d--apres-nature.jpg

J'ai gardé de cette époque des automatismes qui me servent dans le geste intuitif..

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BOOKS LLC

Title & Author:


Title: Peintre Belge

Author:

Language: FR

Pages: 816

Year published: 2010

Reprinted: 2010, General Books, Memphis, Tennessee, USA

Chapters: Fernand Verhaegen, Eugeen Van Mieghem, James Ensor, Pierre Paulus, Alfred Ost, Georges-Émile Lebacq, Dieudonné Jacobs, Fabrice de Nola, Guy Peellaert, Henri Michaux, Jacques Lacomblez, Herri Met de Bles, Gabriel Van Dievoet, Charles Hermans, Jean-Claude Mornard, André Jolly, Roland Delcol, Georges Collignon, Frédéric Halbreich, Luc Tuymans, Gilles Brenta, Thomas Michael, Fernand Khnopff, Pol Bury, Luc Lafnet, Charlotte Beaudry, Yves Bossut, Pierre-Joseph Redouté, Henry Van de Velde, André Buzin, Jean-Michel Folon, Constant Montald, Maurice Pirenne, Rik Wouters, Eugène Laermans, Roger Dudant, Frits Van Den Berghe, Jean Robie, Jacques de Lalaing, Lismonde, Guy Ducaté, Mig Quinet, Luc Peire, Jean Delville, François-Joseph Navez, Léonard Defrance, Gérald Tron, Walter Sauer, Jan Vaerten, James Thiriar, Paul Delvaux, Clélie Lamberty, Guillaume Cornelis Van Beverloo, Hugo Debaere, Claude Hardenne, Gaston Bogaert, Eugène Boch, Henri Privat-Livemont, Groupe Des Xx, Pierre Devreux, Victor Regnart, Jean-Claude Pirotte, Taf Wallet, Gustave Fraipont, Alfred Bastien, Adolphe Crespin, Jacques Charlier, Hubert Olyff, Émile Salkin, Alfred Stevens, Michel Ghislain Stapleaux, Paul de Gobert, Joseph Coosemans, Remy Van Den Abeele, Joseph Lacasse, Roméo Dumoulin, Gustave de Smet, Georges Chaudoir, Lia Raiwez, André Kileste, Léon Frédéric, William Degouve de Nuncques, Frans Smeers, Gustave Van de Woestijne, Marthe Wéry, Antoine Cardon, Michel Liénard, Antoine Payen, Claudine Jamagne, Alfred Finch, Francine Holley, Rémy Cogghe, François-Antoine Bossuet, Hendrik Iii Van Cleve, Pierre-Joseph Witdoeck, Jean Provost, Émile Claus, Anto-Carte, Jean-Baptiste Madou, Joseph Warlencourt, Roger Wittevrongel, Georges Petit, Igor Swingedau, Piat Sauvage, Olivier de Nato, Edgard Tytgat, Léon Spilliaert, Victor Leclercq, Joseph Noiret, Jan Theuninck, Erik Pevernagie, Boris Mestchersky, Émile Fabry, Edmond Dubrunfaut, Constant Permeke, Alexandre Daoust, Jacques Calonne, Michel Huisman, Auguste Donnay, Armand Massonet, Jean François de Boever, Eugène Plasky, Gaston Rebry, Jodocus Sebastiaen Van Den Abeele, André Corneille Lens, Frans Depooter, Florent Willems, Louis Finson, Roger Somville, Auguste Oleffe, Francis Méan, Bellor, Anna Boch, Christian Otte, Henry de Groux, Gustave Camus, Karl Heeremans, Franz Kegeljan, Andrée Bosquet, Marcel Caron, Germain Joseph Hallez, Josse Impens, Jean Dupont, Firmin Verhevick, Ginette Javaux, Herman Richir, Philippe Waxweiler, Jean Donnay, Pierre Joseph Célestin François, François-Joseph Pfeiffer, Augustin Coppens, Desiro Artur, Jean Pierre François Lamorinière, Charles Van Den Eycken, Yvon Vandycke, Philippe Schott, Mathieu-Ignace Van Brée, Mariette Salbeth, Panamarenko, Jean Delvin, Adrien de Witte, Joël Kermarrec, Jean Colin, Erin Corr, Pierre-Willy de Muylder, Léon Tombu, Félix de Boeck, Eugène Smits, Robert Herberigs, Guido Maus, René Stevens, Marcel Gillis, Véronique Bernier, Ray Serste, Henri de Coene, Martine Van de Walle, Léon Navez, Daniel Pelletti, Hermann Courtens, Antoine François Cosyns, Didier Matrige, Marthe Donas, Guy Verton, Gaston Kuypers, Charles Delporte, Jules Schmalzigaug, Jan Van Beers, Julien Vande Veegaete, Luc-Peter Crombé, Jef Bouüaert, Marcel Marlier, Edwin Toovey, Léon Jamin, Maxime Berger, Léon Houyoux, Alfred Jonniaux, Joseph Paelinck, Cornelis Cels, Maurice Hagemans, Arsène Detry, Jan-Baptist Huysmans, Firmin Baes, Auguste Levêque, Fernand Allard L'olivier, Robert Marciat, Maurice de Meyer, Désiré de Keghel, Louis Tiberghien, Carole Dekeijser, Louis Crépin, Armand Apol, Louis Clesse, Richard Heintz, Adolphe Keller, Hendrik Van Der Haert, Henry Janlet, Louis Buisseret, Armand Rassenfosse, Félix Timmermans, Gilbert Decock, Floris Jespers, Freddy Conrad, Gaston Relens, Jef Vanderveken, Charles Swyncop, Théophile Lybaert, Jules Vandeleene, Edgar Bytebier, Eugène Verboeckhoven, Godefroid Guffens, Famille Baes, Jan Stobbaerts, Léon Becker, François Binjé, Gustave Joseph Biot, Henri Daoust, Joseph Stallaert, Pol Stievenart, Michel Bouillon, Alice de Keghel, Auguste Musin, Pierre Devis, Gustave Vanaise, Ramah, Marie-Jeanne Verton, Louis Van Dievoort, Léon Van Den Houten, Marguerite Putsage, Camille Wollès, Henry Stacquet, Alexandre Markelbach, Jean-Emmanuel Van Den Bussche, Louis Ricquier, Philippe Swyncop, Caroline Stiénon Du Pré, Alice Ronner, Michel Michaux, Serge Poliart, Paul Leduc, Lucien Dasselborne, Paul Mathieu, Maurice Langaskens, Antoine Van Hammée, Edmond Xhrouet, Jules Merckaert, Élisabeth de Groux, Émile Motte, Paul Clays, Edgar Scauflaire, Albert Baertsoen, Jean Ramey, Edgard Wiethase, Xavier Wurth, Jean-Joseph Hanson, Louis Dewis, Jan Claessens, Henri Thomas, Gérard Roosen, Famille Brice, Henri Van Assche, Jan Burssens, Léon Huygens, Fernand Wesly, Évariste Carpentier, Marcel Chevalier, Charles Delhaes, Isaak Van Oosten. Source: Wikipedia. Not illustrated.

Random excerpt from the book:
Alfred Ost (Zwijndrecht 1884 – Anvers 1945) était un peintre, dessinateur, illustrateur, lithographe et affichiste belge (flamand). Il est d'usage de subdiviser sa carrière artistique en trois périodes, suivant le lieu où s’exerça son activité. On distingue ainsi une période malinoise, qui correspond à la période d’avant la Première Guerre mondiale, et comprend une série de peintures, d’affiches et de dessins assez exubérants, aux couleurs vives et gaies, au trait clair et appuyé, figurant la réalité sans la déformer outre mesure, cernant avec netteté les figures, et représentant des scènes populaires, des épisodes de l’Évangile et des animaux, en particulier le cheval, son animal de prédilection; une période amstellodamoise, qui coïncide grosso modo avec la Première Guerre mondiale, période marquée par une activité créatrice intense et diverse, moins baroque, où Ost assimile dans une certaine mesure les tendances nouvelles de l’art pictural, mais sans adhérer à aucun mouvement ; et enfin sa période anversoise, qui se prolonge de 1919 jusqu’à sa mort en 1945, période moins fructueuse, marquée par la désillusion, et où sa thématique se fait plus sociale et morale, tandis que parallèlement, en partie sans doute sous l’influence du cubisme et de l’expressionnisme, sa manière change, devenant plus décousue, utilisant un trait plus fiévreux, plus détaché, et privilégiant l’intensité expressive, en même temps que sa palette s’assombrit. Dans ses dernières années, il réalisa d’impressionnantes fresques au fusain dans les couloirs de deux collèges de la banlieue anversoise. Estimée à quelque 30 000 pièces, l’œuvre d’Ost, tombée dans l’oubli après sa mort, connut un regain d’intérêt dans les années 1980. Alfred Ost : chevaux.Alfred Ost naquit à Zwijndrecht, non loin d’Anvers, d’un père malinois, marchand de charbon, issu d’une famille de mariniers, et d’une mère originaire de Rupelmonde, s’occupant du foyer. Il était le quatrième d’une fratrie de cinq enfants, dont Urbain Os...


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Le train de seize heures

Le train de seize heures


Le petit train à vapeur

En a fait rêver plus d’un.

Les enfants n’avaient pas peur

Mais n’aimaient pas son parfum.


La fumée qu’il dégageait

En s’engageant dans la pente,

De très loin, elle se voyait,

Sa dissipation très lente.


Les deux mains sur les oreilles,

Histoire de les protéger ;

Les coups de sifflet mis en veille

Annonceraient son arrivée.


Au fil du temps remplacé,

Pour toujours aller plus vite,

Par Dame électricité,

La vapeur a pris la fuite.


Obnubilée par cette vitesse,

Elle s’est mise à l’apprivoiser

Et elle en rêvait sans cesse

Son cœur étant désespéré.


Moyen de communication

Pour un ultime voyage,

Quitter ce monde en perdition

Et s'enfuir de son rivage.


Nadine pensait avoir perdu,

La vie lui ayant enlevé

Tout ce en quoi elle avait cru

Au fil des années écoulées.


Devant l’express de seize heures,

Elle s’est jetée corps et âme.

Ma petite sœur n’a pas eu peur,

Elle a vu s’envoler son âme.


Ayant laissé à ses enfants

Cette grande tristesse d’aujourd’hui

Son choix terrible ne comprenant

Surtout quand revient la nuit.


De là-haut, elle veille sur eux

Errant librement dans les cieux.

Elle souhaite les voir heureux

Les deux prunelles de ses yeux.


Dans mon cœur elle est restée

Malgré sa déconfiture.

Je n’ai pas su la persuader

De vivre une autre aventure.


Elle n’en faisait qu’à sa tête.

Elle n'a pas voulu m’écouter.

Elle aimait mieux faire la fête

Et choisir de me rire au nez.


09/10/2010

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L'amour

L’amour

L’amour est une belle flamme

Aux couleurs vives et rayonnantes

Qui crépite dans les cœurs tendres

Et réchauffe les corps mis à nus.


L’amour est un bel attachement,

Une fusion inexpliquée,

Une liberté vécue à deux

Qui met tous les sens en éveil.


L’amour est une friandise

Qui se savoure à bonnes doses,

Un mélange de parfums subtils

Dont les papilles se délectent.


L’amour est morceau de chocolat,

Aphrodisiaque de premier choix,

Capable de guérir subitement

La dépression la plus profonde.


L’amour est une île de beauté,

Un mirage dans le désert

Où corps et âmes se complètent

En oubliant le quotidien.


L’amour est une pulsion du cœur,

Élan physique et sentimental,

Qui rapproche deux inconnus

Pour leur faire vivre ses folies.


L’amour est source de passion

Apprivoisant caresses multiples,

Fougue de deux corps enlacés

Dans des instants si merveilleux.


L’amour se transforme parfois.

On n’en a plus la même vision.

Il devient subitement amer,

Indigeste et emprisonnant.


L’amour déchu devient venin,

Change la roue du destin,

Ronge le cœur de l’intérieur.

Des maux remplacent le bien-être.


L’amour coule à flot des yeux,

Élargissant les rondes pupilles.

Des larmes salées et amères

Effacent toutes traces de caresses.


L’amour se déguise en maudits mots

Qui blessent, insultent et dénigrent.

Les bouches goûtent à d’autres mets :

La rage, la peine et la haine.


L’amour frappe avec ces mains,

Sources de si bonnes caresses,

Qui savent aussi donner des coups

Et blesser l’autre pourtant aimé.


L’amour est sentiment fragile,

Soumis à beaucoup d’imprévus.

Il a besoin d’être câliné

Pour conserver toutes ses saveurs.


L’amour vrai est perle rare.

Offrons-lui le plus bel écrin.

Laissons-lui sa part de rêves.

Apportons-lui la joie de vivre.


01/11/2010

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messages d'amour


Les messages d'amour sont des étoiles,
Ils circulent à la vitesse de la lumière.
Ils mettent des millions d'années à disparaître.
J'aime à les ciseler dans la pierre de mes désirs,
Avec les mots les plus doux,
Les plus graves,
Les plus désespérés.
Mes mots d'amours voyagent en première classe,
En wagon lit,
Ils font escale dans chaque gare
Où les attendent d'autres mots d'amour,
Plus beaux, plus vrais.
Qui est sur le quai dans la vapeur du départ ?













Texte : Nadine-Lia LEJEUNE
dessin : Henry LEJEUNE - Encres de Chine
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administrateur théâtres

APPEL A PROJETS / CONCOURS MEDIATINE

Prix MEDIATINE 2011

Appel à projets: CONCOURS

PRIX MEDIATINE 2011
Concours – Appel aux talents

Délai : le 10 janvier 2011

Le Prix Médiatine s’adresse à des artistes de 18 à 40 ans, quels que soient leur parcours artistique et leur technique. Reflet de la recherche plastique contemporaine, ce concours fait appel aux jeunes plasticiens souhaitant dynamiser la création actuelle et confronter leur réflexion au regard d’un jury professionnel.

Quatre prix d’une valeur globale de 7.500 EUR récompenseront les lauréats, dont les œuvres seront exposées, ainsi que celles des artistes sélectionnés, lors d’une exposition à La Médiatine qui aura lieu du 18 février au 20 mars 2011.

Le règlement ainsi que le bulletin d’inscription peuvent vous être envoyés par Wolu-Culture sur simple demande au 02/ 761 60 15 ou encore via mediatine@gmail.com

http://www.wolubilis.be/prix_mediatine10_FR.pdf

Bulletin d’inscription à renvoyer avant le 10 janvier 2011.

Le Prix Médiatine a plus de 20 ans et vous fait à nouveau découvrir les artistes contemporains des plus sensibles, des plus prospectifs, des plus engagés et des plus novateurs. Leur regard n'a rien pour déplaire car, au-delà de l'inspiration qui les pousse dans leurs créations, ils révèlent les convulsions du monde. Interpellés par leurs manières de voir, qui nous sont peut-être étrangères, ils questionnent et interrogent. Aujourd'hui, le Prix Médiatine a acquis une place de choix dans le paysage artistique et vous fait découvrir les œuvres d'artistes inscrits dans leur temps. Aucun thème n'est imposé et toutes les disciplines artistiques y sont représentées.



Les oeuvres devront être déposées le 13 janvier entre 10 et 20h à la
Médiatine, Chaussée de Stockel à 1200 Bruxelles.

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administrateur théâtres

Le ciel de lit (Théâtre Comédie Claude Volter)

LE CIEL DE LIT

DU 01 AU 31 décembre 2010 Théâtre Comédie Claude Volter

« Le Ciel de Lit »

de Jan de Hartog – l’auteur de « Schipper naast God »

adaptation de Colette

Pièce fort divertissante malgré une analyse psychologique un peu à l’emporte-pièce dans ses débuts….Les décors, les meubles, les costumes, les maquillages sont très raffinés. Le plaisir théâtral d’une mise en scène soigneuse, suivant l’évolution d’une vie à deux qui se construit avec ses guerres et ses trêves est bien là. La documentation d’époque est un luxe de réminiscences de la vie de nos grands parents…Défilent devant nos yeux les cartes postales, almanachs et autres extraits du Petit Journal, couvrant 50 ans de vie commune avec ses sommets et ses creux, autant de plongées vertigineuses dans un demi siècle qui fut grandiose. C’est tout juste si on pense encore à la pièce pendant ces moments d’actualités déroulantes, tant on voudrait retenir les images de l’histoire qui passe…. Mais le train-train domestique dérisoire du couple est toujours à l’heure et nous rattrape inexorablement. Leurs maladresses s’accumulent : un cinéma dans le cinéma.

Et finalement c’est le dernier tableau, qui emballe surtout le spectateur. La scène s’est vidée de tous ses beaux décors, le ton des acteurs est descendu d’une octave - voix graves ou chevrotantes - avec des pointes d’accent régional : retour aux sources, découverte de l’essentiel, dévoilement de soi ? Enfin! Les sarcasmes se sont émoussés : c’est quoi ce chapeau ? Ce bonnet de nuit ? Ce casque de Morphée… ? La requête de la jeune mariée du début était prophétique : « Enlève donc ton chapeau ! »

Il fallait devenir « soi-même ». Les deux mariés ont abandonné les gangues des discours convenus. Leur vie était surtout une arène : tant au niveau de la découverte de la première nuit de noces, que de l’attente angoissante du premier-né, que des affres de l’éducation, que des soubresauts de liaisons illicites…

La vérité criante s’est fait jour quand les enfants se sont mariés. Mais réconciliés maintenant, les voilà qui sautent ensemble joyeusement pour fermer le bagage qu’ils vont emmener avec eux. A 80 ans, ils voudraient tant que le jeu continue, la vie quoi! L’assaut de tendresse péniblement gagnée pénètre comme une lumière les jeux d’influences de l’homme et de la femme. Vont-ils boire le champagne, savourer ensemble les bulles de la vie ? On est dans un climat surréaliste, où le bord de la tombe n’effraie plus, où la connivence est certaine, où la connaissance de l’autre brille dans de fausses disputes…et où tout recommence, autrement… ou pareil? C’est sans fin !

Avec : Stéphanie Moriau et Emmanuel Dekoninck

Mise en scène : Danielle Fire

Décors : Christian Guilmin

Création lumière : Sébastien Couchard

http://www.comedievolter.be/index.php?page=le-ciel-de-lit---photo

Avenue des Frères Legrain, 98 1150 Bruxelles
Représentations : du mardi au samedi à 20h15 - le dimanche à 16h00
Infos et réservations : 02/762.09.63 - www.comedievolter.be

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Comme dans un kaléidoscope

La neige est tombée

Grand champs de coton blanc

Toits de maisons habillés de satin nacré

Fumée fugace se dissipe dans le vent glacé

Une colombe égarée se confond dans les flocons irisés

Alors que la poudreuse sème ses cristaux sur l’allée

Je me suis agrippée à son bras

Son regard aux reflets bleutés scintille sur mon visage

Il me sert contre son âme

La vie se jette dans mes veines

Lorsque la poitrine givrée fond dans ses mains

Petits fragments rouge sang

Mon cœur s’illumine de nouvelles images

Comme dans un kaléidoscope

 

 Nada

03 /12 /10

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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A propos de la Correspondance de Paul Valéry

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De la correspondance de Paul Valéry (1871-1945) ont été publiées: 1° en 1952, diverses pièces, sous le titre: "Lettres à quelques amis"; 2° en 1955, les lettres échangées avec André Gide, de 1890 à 1942: 3° en 1957, avec Gustave Fourment, de 1887 à 1933.

 

On peut distinguer deux périodes, au tempo contrarié, dans la correspondance de Paul Valéry. Deux états.

L'un couvrant une quinzaine d'années (1890-1905), témoigne d'une sensibilité brute, incandescente, et donne le "détail" des points aigus de la crise. Ce qui caractérise les lettres de cette série -à André Gide, à

Gustave Fourment, à Pierre Louys -c'est leur extrême violence, leur emportement, leur passion, et toujours, comme pour atténuer le tragique de l'allure, ce sens très développé chez lui de la "blague". Le ton en est d'une franchise absolue, et les destinataires éprouvent quelque difficulté à suivre ce fougueux méridional qui pousse le phénomène nerveux de l'intelligence jusqu'aux limites du possible. Elles fument, ces lettres, comme lettres d'amour. En fait, elles en ont les sautes, les caprices, les défaillances, et jusqu'aux tendresses. Ces jeunes gens se sont aimés, comme seule l' amitié, qui est une passion, le permet. Valéry, aussi peu libérateur que sentimental, ne cache rien à ses meilleurs correspondants,

il ne semble pas devoir garder quelque chose pour l'oeuvre, et ce n'est pas la moindre séduction de ses pouvoirs d' amitié. Toute l'énergie dont il est capable, et qu'il serait malhonnête de diviser, comme il arrive, en séparant l' intellectuel du sensible, il la jette, il l'offre, puisqu'il aime, puisqu'il a choisi ceux qu'il aime. Ce n'est évidemment pas le cas d'André Gide, dont les lettres sont plus belles qu'arrachées au miracle de vivre. Insensiblement, à coups de malheurs, Valéry va comprendre et préparer l'état "second". Comprendre quoi? Qu'il est impossible de se livrer totalement dans le contact avec autrui, qu'on ne sait jamais assez à quel degré de possession on est parvenu. A partir de ce moment -qui dura des années- le ton change une cellule du "coeur de l'esprit", comme il dit, se rompt, ne répond plus. Comme s'il avait pris une décision, tendant à anesthésier une souffrance possible, désormais intolérable. Comme s'il

était passé, lentement, de l'autre côté de la tendresse humaine, du côté où le rapport avec tout semblable ressort plus du jeu que du hasard consenti, et fiévreusement encouragé. L'essentiel, peut-être, de la

correspondance initiale, c'est qu'elle réduit à rien l'absurde mythe de "l'homme sec", dont Valéry fut une des plus fières victimes, n'acceptant aucun compromis et devant finalement confier au plus secret du verbe ses trésors d' affection non déçue, non brisée, mais "rendue". Tout Valéry est dans l'oeuvre, pour qui a su la lire sans préjugés. La correspondance ne fait que confirmer, d'éblouissante manière, la très profonde détresse, électrique, imprenable, qui la nourrit. Des lettres "officielles", dont certaines ont paru dans le recueil: "Lettres à quelques-uns", nous retiendrons celles à Thibaudet, à propos de Mallarmé; à Albert Coste, vieil ami retrouvé, dans lesquelles l'homme de quarante-cinq ans fait le point, dit ses ambitions, ses efforts, ses regrets; au R. P. Rideau, auquel il "explique" une fois de plus, désespérant de jamais faire entendre sa vraie passion; et ce court envoi à une religieuse qui prend l'habit, envoi qui se termine ainsi: "Mais si vous voulez bien, sur le seuil du couvent, accepter l'hommage d'une pensée qui parfois s'écarte du monde... sans s'approcher de la religion, sachez que j' admire "sur toute chose" la force de choisir entre le tout et le rien, quand on a su, comme vous l'avez su, démêler en soi-même ce qui peut être "Tout" de ce qui doit être "Rien".

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Aux ris (Divinités présidant à la gaieté)

Aux ris (Divinités présidant à la gaieté)

Blanc, blanc, blanc,

Que boit la vache?

Du lait ou de l’eau?

— Hi-han, hi-han,

Dit l’ânesse qui brait

Sur le dos du baudet :

— C’est de l’eau!

De l’eau, de là,

Du lit de l’eau

Mais pas du lait.

— Bien vu l’ânesse!

La vache boit de l’eau,

C’est bien connu.

Mais qui boit le lait

Qui rend beau?

— Heu! Et bien Vous.

— Moi? Oui vous.

— Quand savez-vous?

— à votre pot de lait.

— Peau de lait!

Vous voulez dire :

Laid comme un pou?

— Mais non, dadais

Pot comme dans

Po-ésie.

— La poésie! Du lait?

Du lait d’ânesse, alors!

— Si vous voulez dit l’ânesse, ingénue,

Au baudet qui allait de pis en pis.

— Il y a, chez vous, comme une obsession du trayon.

— Un trayon pour dessin ânonna le baudet?

— Oui, c’est cela, dit l’ânesse dépitée.

Du lolo pour baudet dans un lit d’eau.

— Et la vache? Insista l’animal

Perdant ses illusions.

— Aux jachères, mon cher,

Pour faire du beurre…

— Au fait, dit-elle au baudet

Voyant l’enchère qui montait.

Topez là!… Vous êtes un âne,

La vache vous revient!

Et le baudet… Fut fait.

Philippe G. Brahy

Bruxelles, octobre 2001.

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Où vont les nuages ce soir?


Où vont les nuages ce soir?

Le vent emportera-t-il mes songes noirs?

Ciel morose et brisé arrosant la ville

Route éblouie sous les phares blanchâtres

Troublée par les afflux de lumières rouges

Assourdie par sirènes et klaxons

Javance seule sur le chemin mouillé

Tu as dérobé mon rêve bleu

Il pleut maintenant sur mon cœur esseulé

Je cherche ta main autour de moi

Lorsque ton image envahit ma mémoire

Et tes mots traversent mon âme

Alors que deux êtres senlacent sur lallée

Pépites de joie se dispersent dans le vent

 lundi 8 novembre 2010

Nada 

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administrateur théâtres

La très jeune commissaire, Laura Neve* s’est penchée sur les magiciens de l’art qui ont contribué à faire naître Paul Delvaux au génie de sa maturité. L’exposition se décline en neuf temps artistiques, chaque fois un éblouissement pour Delvaux qui se frotte aux influences, pour finalement secréter ses propres secrets artistiques. Lui et Magritte ont reçu tous deux l’empreinte du symbolisme de Montald à l’académie de Beaux-arts de Bruxelles. Mais tout commence dans la forêt de Soignes, au Rouge-Cloître, où l’artiste peint tous les jours et nous livre cette merveilleuse …. « Source de l’empereur », une œuvre pénétrante par la magnifique lumière qui s’en dégage. Delvaux est tributaire de ce groupe de pleinairistes sous la houlette d’Hippolyte Boulenger. Nous découvrons l’école de Tervuren. On peint la nature, avec réalisme, on est à la recherche du vrai, mais voilà que la toile de la source explose de beauté, d’une lumière presqu’impressionniste.

De sources en sources Laura Neve qui a imaginé toute cette exposition, met chaque fois en présence les affinités artistiques de Delvaux et ses œuvres produites dans l’effusion du moment. De ces dialogues picturaux naissent de très belles émotions. Nous pouvons ainsi saisir des couleurs fauves dans son « Paysage mosan », peint en 1925, entrevoir une influence de Cézanne dont il a sans doute vu des toiles lors de voyages à Paris, avec les aplats de couleurs dans son « Intérieur de Forêt ». Delvaux dit de lui : « Il a allié le style à la couleur, à l’idée ». Le parallèle des deux œuvres vibre comme de l’amitié.

Vint la période Renoir. « Le portrait de famille » de Delvaux dialogue avec « Les fillettes » de Renoir. Mêmes rythmes, mêmes incandescences, mêmes volutes picturales. Emotions partagées entre « Nus dans la forêt » et « Les baigneuses » de Renoir. Le détachement d’avec la réalité apparaît, les corps sont idéalisés, on pénètre dans une sorte de paradis terrestre fort éloigné des réalités industrielles, l’imaginaire parle avec la lumière. Et voici une nouvelle inclination, avec Modigliani, les visages ovales, les formes élongées, les grands yeux en amandes, les bouches en cœur et le regard absent. Tourné vers l’intérieur ou baigné d’absolu. « Les jeunes filles à la campagne » sont emplies de rêve et d’une lumière évanescente, sur un début de grisaille de plomb. Toute sa vie Delvaux idéalisera la figure féminine, souvenir cuisant d’un amour malheureux, mais qu’il finira par épouser… en 1952.

Il sera ensuite intrigué par le monde grotesque et caricatural de James Ensor. Il visite le musée Spitzner, les monstruosités d’une baraque foraine de la Gare du Midi, et c’est le choc. Les œuvres de squelettes se côtoient mais les squelettes de Delvaux vivent, dansent, s’amusent, ils ont des expressions très humaines, fort ludiques.

C’est maintenant la force primitive et la palette de Permeke qui le fascinent, malgré des préoccupations d’artiste divergentes. Ensuite c’est l’engouement pour le mysticisme et le raffinement de Gustave Van de Woestijne: même mélancolie raffinée dans « L’attente » et « Le rideau rouge » de Delvaux. En 1933, à la mort de sa mère plus d’une centaine d’œuvres disparaissent dont une Maternité.

« Les noces à Antheit » : son village natal est presque un noir et blanc avec quelques touches de couleur, le photographe est à l’avant plan, il a gelé les personnages dans une pose très guindée. La mariée est figée dans les interdits. On y voit probablement le peintre et sa première femme dont il divorcera après avoir retrouvé Anne-Marie Demartelaere en 1947, par hasard.

Mais en 1934 arrive la révélation du surréalisme avec la découverte de Giorgio De Chirico. Elle lui ouvre grand les portes de l’universalité et de la poésie. Dans les toiles de l’artiste italien, Delvaux se laisse emplir de silence, cloue l’angoisse dans les paysages déserts, sème des éléments d’architecture antique, fait naître l’étrange. Il se livre enfin au monde de ses rêveries intérieures, au culte du nu féminin. Il a trouvé sa voie. Côtoyer Magritte ne fait que le confirmer dans ses choix.

Les neuf étapes de la genèse de son œuvre sont accomplies. Multiple, il devient unique. Il ne se joint à aucun mouvement artistique, fuyant les –ismes et toute espèce d’étiquette. Une influence princière d’Ingres traverse aussi toute ses œuvres : la recherche de la perfection formelle, très classique, qui soutient son style inclassable, … et resplendissant.

Visiter cette exposition, c’est comprendre, aller de surprises en découvertes, c’est voyager dans le temps et les correspondances, c’est faire le plein d’émotions, se laisser porter et rêver…L’affiche est sublime, mais il n’y a pas qu’elle qui vous ravira!

http://www.ixelles.be/galerie/2010/20100930delvaux/

Jusqu’au 16 janvier 2011

Musée d’Ixelles, Van Volsem 71, 1050 Bruxelles

http://www.museedixelles.be

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C'est quoi l' "Amour"

Petit moment de lecture si la vie vous en en laisse le temps ?

Amitiés à tous,

Robert.

L’Amour ? Ou alors, simplement le besoin de parler, de vider mon cœur…

C’est quoi l’amour ?

Parmi les mots mystérieux, Je relève le mot amour.

Il est pour moi comme un nom « indéfini » !

Une destination aventureuse vers une contrée imaginaire comme le pays de « Rêves-roses », un pays où tout serait possible.

Comment cela se découvre-t-il, l’amour ?

Quand donc commence son apprentissage ?

Avec le premier sourire de la maman ?

Avec les gestes d’affection que l’on prodigue au bébé, ce petit bout d’homme encore incapable de répondre à cette question,… C’est quoi l’amour ?

J’en connais pas mal, je crois, des « amours » !

Il y a, l’amour simple, sans complication, l’amour jeune, celui qui fait dire : C’est qui ton amoureux ?

Il y a, à l’opposé, l’amour vieux, celui qui ne parle plus beaucoup, sinon, avec les yeux.

L’amour très vieux, qui fait dire : T’as prit tes cachets ? Et, tes gouttes pour les yeux ?

Un amour blanc !

L’amour d’un enfant, est-ce, du sentiment de l’enfant, dont on parle, ou d’un sentiment à son égard ?

Et l’amour « rare » Ah oui, le rare, c’est quoi ?

L’amour noir ! La haine, je crois que c’est son nom.

L’amour seul !

L’amour unique. L’inespéré, l’inattendu, le plus merveilleux, le plus rare, le plus sublime,

Le plus pur, celui que l’on dit, platonique.

L’amour des autres, de soi, de Dieu, des enfants, voir « des choses ».

C’est quoi l’amour ? Qui vous l’apprend, qui vous explique les différences, ses différences ou ses nuances ?

L’amour d’une nuit, l’amour gratuit :

Moi, je ne fais pas payer quand j’aime.

L’amour de soi. En ai-je parlé ?

Et celui que l’on dit ; l’amour inconnu. Il n’a pas sa tombe, ou son monument, celui là.

Dernièrement, j’ai même entendu dire, l’amour des mots. Pourquoi pas, puisque de toute façon je ne sais toujours pas dire, c’est quoi l’amour, ou, ce qu’est l’amour ?

L’amour de, ou pour, ma fille, vaut-il l’amour que je porte, à ma fille ?

Amour !

C’est fou ce qu’il y en a des amours, comment peut-on les classer, et par lequel faut-il commencer ?

Je ne suis même pas sûr d’oser dire si ce mot est beau, quelconque, ou banal, peut-être.

Pourtant je l’aime ce « mot » !

Je crois penser même, que je lui voue un culte sectaire….

Comme pour tout questionnement il faut bien tenter de donner une réponse, …

La sienne au minimum.

Voici donc ce que j’en crois.

L’AMOUR !

Pour moi est sentiment proche de celui que l’on appelle l’amitié, mais avec un degré d’importance en plus.

L’amitié c’est comme le « grand frère ». Celui que l’on se choisi, auquel on se lie à vie. Celui pour qui on peut tout renier, tout modifier du déroulement d’une vie, et faire en sorte de répondre à son appel !

Que son appel soit, soit un cri de désespoir, de frayeur, ou un besoin de crier ensemble, sa joie ou son bonheur.

Pour un ami on répond, je suis là mec. Que veux tu ami, …

Que veux tu que je fasse pour toi ?

Qu’en est il de l’amour alors ?

Lui, l’amour, il est, je pense, pareil et différent, un peu comme « le petit frère adoré, (une sorte de « rêve inaccessible, inimaginable ») que l’on espère parfois tout une vie sans jamais que celui-ci n’arrive, parce que la vie, parfois, vous le refuse.

L’Amour c’est un sentiment, comme l’amitié, presque! Mais c’est aussi un sentiment beaucoup plus « coûteux » que l’amitié.

C’est aussi un très beau et très noble sentiment, mais qui exige, un don de soi, total, absolu, inconditionnel.

C’est un sentiment auquel on adhère librement, mais qui, une fois le « contrat signé », vous prend tout ce qui fait ce que étiez jusque là, tout ce qui faisait votre être !

Votre cœur, votre âme, votre vie, tout est donné à la personne élue, à la personne que l’on choisi d’aimer, et pour elle, on ne s’autorise aucune concession.

Le cœur qui bat en vous n’a plus pour fonction, que de faire en sorte de se remuer, pour que celle que l’on aime puisse vivre.

L’âme qui est en nous, se met, pour l’infini, en prière avec les tous Dieux, afin que celle que vous aimez, puisse être couverte de toutes les grâces divines qui la rendront heureuse.

Ces souffles d’air qui entrent en vous, qui vous font vivre, n’existent plus que pour vous donner la force de porter celle que vous aimez dans vos bras.

Que vous puissiez lui tenir la main, là où le danger menace ! Lui offrir votre vie, pour qu’elle survive.

La tirer vers « là haut », pour qu’elle puisse mieux voir combien le monde est beau à l’entoure de ce que vous créez pour elle.

Elle est devenue, votre vie, et, elle sera votre mort.

Parce que, je crois, et il faut le savoir, quand on choisi d’aimer d’amour, on ne survit pas à la mort de « son Amour ».

Notre amour ignore la raison. Puisque l’amour n’a de raison que celle de l’autre, de celui que l’on aime.

L’amour n’est pas un « partage » comme l’amitié, c’est une « fusion de deux êtres » en une seule chose vivante, et qui porte le nom d’Amour.

L’amour, c’est la lumière, des arcs en ciel, des explosions de bonheurs absolus, des moments vécus de façon fusionnelle. Des extases, qu’il est difficile d’expliquer, parce que les mots que nous connaissons sont trop peu intenses, trop « pauvres ».

L’amour c’est si beau, que très rares sont ceux qui peuvent en parler avec précisions, car seuls, ceux qui ont eu l’ultime bonheur de le connaître, le connaître vraiment, dans sa réalité, pourraient tenter de le décrire.

Et, moi, je ne suis pas sûr, d’avoir eu ce bonheur là.

C’est pour cette raison que les mots que j’ai écris jusqu’ici sont, me semble-t-il, si peu ardents, manquant de puissance, et paraissent d’une banalité affligeante.

Alors je vous demande pardon, d’en avoir si mal parlé.

Pourtant je vous le promets, j’ai essayé d’être honnête avec les mots que j’ai employés.

Mais comme personne n’a jamais voulu m’expliquer ce sentiment que vous appelez « l’amour », j’ai agis comme un autodidacte. J’ai dis ce que crois, moi, être juste.

A, et, pour tous les amoureux du monde.

Robert.

Avec mes meilleurs sentiments.

Ceux qui arrivent à naître dans le cœur d’un « enfant battu » !

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sous l'emprise du blanc

Les corps virevoltent, ils sont trois, peut-être quatre... j'imagine d'avantage.

La dernière goutte de sang vient de se figer, le génie du froid s'empare de tout, de la première à la dernière goutte , celle qui perlait à l'instant n'est plus qu'une ancienne saveur.

Danse pour le blanc

les-3-plus-une-autre-.jpg

C'est aussi la fin des gargouillis, la naissance de froides gargouilles, effigiesdressées dans la déjà vieille tempête.

Corps blancs bleutés, conditionnés sous vide, aptes à l'éternel.

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Les hommes

J’ai rencontré un géologue

À la recherche de cailloux

Descendant dans des grottes étroites

Pour choisir une toute autre perle.


J’ai rencontré un musicien

Qui m’a offert un petit chat,

Un cher ami de longue date

Que j’ai toujours plaisir à voir.


J’ai rencontré un contremaître

Qui voulait juste tromper sa femme

Et moi, je l’ai envoyé paître

N’ayant nul besoin de ses services.


J’ai rencontré un professeur,

Le père dont toute fille peut rêver.

Il fait partie de mes amis,

Une rencontre qui me réjouit.


J’ai rencontré un bon maçon

Qui voulait réparer mes fissures

En oubliant sa petite famille.

Je l’en ai très vite dissuadé.


J’ai rencontré un policier

Au sein d’un groupe d’espérance

Que j’appelle désespérance

Tant ça sonne cette évidence.


J’ai rencontré un rectifieur

Qui voulait rectifier les femmes

En se servant de son petit bout.

Il n’avait rien compris aux femmes.


J’ai rencontré un brave juriste

Qui avait du mal avec Œdipe.

Il a pris ses jambes à son cou

Me prenant pour une femme fatale.


J’ai rencontré un historien,

Collectionneur de bouquins,

Qui faisait bien trop son malin

Avec son petit air de rien.


J’ai rencontré un scientifique

À qui j’ai donné des leçons.

C’était un réel profiteur

Qui aimait user de son charme.


J’ai rencontré un biologiste

Qui est un de mes meilleurs amis.

Avec lui au moins, je rigole

Et je ne me prends pas la tête.


J’ai rencontré un poète fou

Qui m’envoyait des textes chauds,

Bien trop salaces à mon goût

Et je m’en suis débarrassée.


J’ai rencontré un fonctionnaire

Qui vient de prendre sa retraite.

C’est un ami qui m’est très cher.

Je ris de sa femme qui le domine.


J’ai rencontré un garagiste

Qui me prenait pour une idiote

Qui allait lui envoyer de l’argent

Pour lui permettre de s’éclater.


J’ai rencontré un cuisinier

Qui a ouvert un restaurant.

J’aurais dû goûter à ses plats,

Je ne risquais pas de m’empoisonner.


J’ai rencontré un obsédé

Qui s’amusait avec les femmes

Ne pensant qu’à son sexe en érection

Qui était sa raison d’exister.


J’ai rencontré des naturalistes.

Nous partageons la même passion

Tant notre nature est belle

Et que nous voulons la protéger.


J’ai rencontré un jeune curé

Tellement fier de son petit « de »

Qu’il m’a fait boycotter l’église

Tant ses bonnes idées m’offusquaient.


J’ai rencontré un directeur

Qui m’a donné de bons conseils

Pour me permettre de gagner

Un procès contre une asbl.


J’ai rencontré un cycliste

Qui m’a offert une pâquerette

Me prenant pour la femme de sa vie

En me croisant sur le chemin.


J’ai rencontré un avocat,

Un type sordide et malicieux,

Pour un arrangement à l’amiable

Et j’ai gagné devant le juge.


J’ai rencontré un médecin

Qui voulait me faire choisir

Le nouveau traitement pour mon papa

Qui se mourait entre ses mains.


J’ai rencontré un croque-mort

Qui est un ami de mon frère.

C’est lui qui s’occupe du cimetière

Où repose mon pauvre père.


De toutes ces rencontres platoniques,

C’est l’obsédé que j’ai épousé

Ne sachant rien de ses habitudes

Et croyant à tous ses mensonges.


Des hommes, j’en ai rencontrés d’autres

Car on en croise tous les jours.

Beaucoup d’entre eux, je ne les vois pas

Et nous ne sympathisons pas.


J’ai rencontré la solitude

Après m’être royalement plantée.

J’espère un jour la câliner.

Il existe beaucoup d’autres métiers.


S’il-vous plaît messieurs, détrompez-vous,

Je suis une femme sérieuse.

Je cherche toujours la perle rare

Qui vit au sein de ce beau monde.


Je veux rencontrer un cardiologue

Qui prendra soin de mon petit cœur

Blessé par les mauvaises rencontres

Qui font partie de ce beau lot.

07/11/2010


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La petite dose

Chacun a bien besoin

De sa petite dose

Pour vivre ou survivre

Au sein de ce monde déjanté.


Quelle est votre petite dose ?


Une présence chaleureuse,

Un bon bol d’air,

Un feuilleton TV journalier,

Une cigarette destructrice,

Un morceau de chocolat,

Un peu de poudre blanche,

Un moment de tendresse,

Une pâtisserie calorique,

Une partie de jambes en l’air,

Un grand cornet de glace,

Un petit bout de fromage,

Une bonne heure de sport,

Un moment de silence,

Une discussion enrichissante,

Un peu de recueillement,

Une partie de cartes,

Une bûche qui crépite,

Un bruit si familier,

Une partie de pêche,

Un bon film au cinéma,

Un canari qui chante,

Un beau clair de lune,

Un rayon de soleil,

Un antidouleur,

Une promenade au bord de l’eau,

Un moment d’évasion,

Un parfum délicat,

Un sourire bienfaisant,

Une lueur dans les yeux,

Un être qui vous charme,

Un subtil jeu de mot,

Un fidèle stylo,

Un pinceau prêt à peindre,


Nous avons tous besoin

De nos petites doses.

Quoi qu’on en pense,

Ça ressemble à de la dépendance.


Ces habitudes prises

Au fil du temps et des années

Nourrissent notre moi profond,

Nous procurent un mieux être.


D’ailleurs, qu’arrive-t-il

Quand nous sommes privés

Ou en réel manque

De nos chères petites doses ?


Des sentiments négatifs,

Des émotions fortes,

Des sensations désagréables

Nous habitent et perturbent

Notre moi profond.


Il exprime sa colère

De différentes façons :

Soit il la retourne contre les autres

Soit il occasionne toutes sortes de maux,

Un mal-être puissant et destructeur.


Faut-il se priver de certaines petites doses

Ou continuer à les consommer

Sans tenir compte des avis extérieurs ?

21/11/2010

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Vision

La vision d’une chose

Peut être divergente.

Il faut si peu de choses

Pour qu’elle soit différente.


L’état de santé,

Quand il est fébrile,

Brise la volonté.

Elle devient inutile.


L’état de santé,

Quand il est au beau fixe,

Booste la volonté.

Elle devient idée fixe.


L’état d’âme,

Quand il est morose,

Il se pâme

Et plus rien n’est rose.


L’état d’âme,

Quand il est positif,

Il proclame :

« Tout est admiratif ! »


Par l’œil,

Quand il est fuyant,

Je cueille

Rien de bien marrant.


Par l’œil,

Quand il est attentif

Je cueille

Ce qui est positif.


Gardons les bonnes visions,

Refusons toutes les autres.

Au fil des quatre saisons,

Oublions toutes ces autres.


La vision positive

De tout ce que l’on perçoit,

Rend la vie bien plus vive.

On peut être fier de soi.

28/11/2010

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Avec Prévert...

Enfant, déjà curieux, je découvrais Prévert

Et cette liberté qu'il mettait dans ses vers...

Et si de son récit le discours nous surprend

Et que l'on imagine cet oiseau qui descend

Jouer avec celui qui l'appelle de ses cris!

On sait bien que ce n'est qu'un instant de sa vie!

Mais toujours cet enfant se souviendra de lui...

Et de cette lumière qui survient et s'enfuit!

Je me rappelle encore de ce jour peint en bleu

Où rien, non rien vraiment n'aurait pu être mieux!

Et dans le temps qui s'enfuit, cet instant béni

Et que l'on croit pouvoir garder à l'infini!

Adulte, presque vieux, je proclame l'impuissance

De cette liberté prônée jusqu'à l'outrance!

Je rêve d'un instant, flamboyant, comme avant!

Mais à l'horizon, le soleil déjà descend...

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Le grand dominateur



Le grand dominateur

Ne vous est-il jamais arrivé, de souhaiter être subitement

Transformé en un seul maître de l’humanité ?

Etre Maître de la terre, Maître du monde éternellement

Sans doute N’est ce pas ? Ou peut-être bien, en vérité !

Tuer, juste comme çà, d’un simple regard,

En fixant, à bout portant ou de loin, d’un balcon

De tuer et de tuer d’un clin d’oeil, à répétition et d’en rire.

Supprimer, vite et bien, jours et nuits, avec désire

Etre un puissant dominateur, c’est à convoiter

Fini les tarés, les mal aimer, les refoulés. Soyez heureux

Les affamés, Les moins que rien, les malchanceux

Imaginez-vous, détenir cette puissance de décider seul,

Qui doit vivre qui doit mourir. S’acharner et décimer à loisir

Quelle vengeance ! Quelle délectation !

Tuer les laids et Les mal formés. De l’être à venir aux vieillards, Eliminer les pauvres, les beaux et les riches,

Anéantir les religieux et les religions, Dieu et tous ses saints,

Les anges et les démons. Tuer par grappes entières

Les faibles, les souffrants, les vulnérables

Avec application, faire des coups doubles ou multiples

Avec habilité, faire des ricochets par jeux de miroirs,

Quel jeu ! Quelle jouissance !

Combien de temps cela prendrait-il ?

Une seconde par âme, 60, par minutes, 3600 par heures

Quelques mois, pour la planète entière

En se concentrant bien, quelques semaines

Imaginez-vous, posséder cette puissance d’extermination !

Le grand Dominateur ?

C’est vous, c’est moi, c’est les autres,

Sinon, notre mental, un monstre en sommeil !

Ne vous est-il jamais arrivé, de souhaiter être subitement

Transformé en un seul Maître de l’humanité ?

Qui irait cracher sur nos vies ?

Sûrement pas moi !


Lucien Ruth (29 Juillet 2007)

F I N


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Les nourritures terrestres

Publiée en 1897, « Les nourritures terrestres » est assurément l’oeuvre d'André Gide la plus célèbre de son auteur.

Dans la préface de l'édition de 1927, André Gide rapporte cependant que ce livre passa longtemps inaperçu et "qu'en dix ans, il s'en vendit tout juste cinq cents exemplaires". Peut-être s'étonnera-t-on plus tard de l'extraordinaire influence qu'exerça, principalement sur les jeunes esprits, pendant une cinquantaine d'années, "Les nourritures terrestres". Influence plutôt morale qu'esthétique: si l'on retrouve, chez beaucoup d'écrivains français, de Montherlant à Albert Camus, la marque des "Nourritures", il est certain que cette influence se manifeste de façon plus intime, en tant que livre de chevet de plusieurs générations d' adolescents.

Il semble que les choses se soient passées comme si l'on avait suivi à la lettre l'injonction finale que Gide fait à son lecteur idéal: "Natahnaël, à présent, jette mon livre, Emancipe-t'en. Quitte-moi".

Divisés en huit livres, une courte introduction, un "hymne" et un envoi, les "Nourritures terrestres" constituent une oeuvre didactique, un livre d' "enseignement", où Gide apprend au lecteur non seulement à se séparer de son livre, mais à se désinstruire, à se délivrer de certaines conduites morales et intellectuelles, afin qu'il puisse mieux "connaître" et le monde et lui-même, grâce à l'expérience vécue et à une forme de sensualisme qui n'exclut pas -bien au contraire- la générosité: "Que mon livre t' enseigne à t'intéresser plus à toi qu'à lui-même, -puis à tout le reste plus qu'à toi".

Gide prend appui sur ce jeune homme qu'il "n'a pas encore rencontré", qu'il nomme bibliquement Nathanaël, et sur un maître imaginaire: Ménalque; mais Gide est lui-même le héros principal de son livre. S'il lui a plu de donner aux "Nourritures" une forme poétique, - proche des textes orientaux, profanes ou sacrés, - nous savons par le reste de son oeuvre, datée de la même époque ou des années suivantes, qu'il s'est mis tout entier dans cet ouvrage d'imagination. Son "Journal", son autobiographie: "Si le grain ne meurt", des oeuvres comme "L'immoraliste" ou "Amyntas" recoupent de nombreux passages des "Nourritures. C'est cette prise de position personnelle, cette sincérité mal dissimulée par un style souvent précieux, qui donnent aux "Nourritures terrestres" leur valeur humaine.

Gide avait sûrement raison lorsqu'il disait, toujours dans la préface de 1927, qu'il fallait voir dans ce livre, non pas une "glorification du désir et des instincts", mais une "apologie du dénuement". Que l'on se rappelle en effet des formules fameuses comme: "Nathanaël, je t' enseignerai la ferveur", ou bien: "Que l'importance soit dans ton regard, non dans la chose regardée", ou encore: "Non point la sympathie, Nathanaël, -l' amour", et on s'apercevra que Gide met constamment l'accent sur la nécessité de l' effort personnel, sur le don total de soi. L' émerveillement panthéistique qui est exalté ici, ne va pas sans, ce dépouillement, sans cet abandon de tout confort matériel, moral ou intellectuel, qui rappellent les préceptes du Zarathoustra de Nietzsche. Lorsqu'on aura donné la première place à l'expérience personnelle de Gide, l'on pourrait mentionner au premier plan l'influence de Nietzsche et celle de Goethe. Un certain parti pris d'orientalisme -on se souvient de ce que doit Gide à l' Afrique du Nord- n'est pas à exclure des poèmes qui sont incorporés, sous la forme de Rondes et de Ballades, au texte en prose des "Nourritures".

Mais c'est aux grands textes bibliques, dont a été nourri l'enfance protestante de Gide, tels que le "Cantique des cantiques", l' "Ecclésiaste", et beaucoup de passages du Nouveau Testament, que l'on devra surtout penser pour comprendre pleinement ce livre, qui est avant tout celui d'un humaniste, au sens que le XVIe siècle, dans certaines de ses réactions païennes, avait donné à ce mot. Rappelons qu'en présentant de nouveau son livre au public en 1927, Gide, dans sa préface, précisa la portée des "Nourritures"; il entendit alors réduire son importance, en le situant et en le motivant d'une manière plus précise. Il ne faut pas oublier en effet que ce livre est l'oeuvre d'un convalescent, écrite à une époque où "la littérature sentait furieusement le factice et le renfermé", qu'au moment même où il l'écrivait, il aliénait cette liberté que son livre revendiquait. Surtout, Gide y demande instamment qu'on ne l'emprisonne pas dans cette oeuvre: depuis longtemps il s'en est lui-même détaché, elle n'est qu'une étape dans sa carrière, un moment de sa vie. Cette mise au point de l'écrivain, un peu effrayé du succès tardif mais éclatant des "Nourritures", surpris des interprétations plus ou moins outrées qu'on lui donnait et qui, selon lui, contribuaient plus à son succès qu'une saine compréhension de son propos, est tout à l'honneur de son auteur et montre bien les scrupules, la conscience extrême de Gide vis-à-vis de ses responsabilités d'écrivain et de maître à penser.

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