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Petites excuses

je voudrais m'excuser auprès de tout ceux qui m'on adressé un message, et mon retard a y répondre, ce n'est pas de l'indifférence du tout mais un grand manque de temps, je ne suis pas une super dactylo, déjà !
entre l’atelier de bijouterie (activité de base ),la galerie avec les RV, l’ouverture publique le mercredi toute la journée, les devis, les créations a faire pour les clients et mes propres créations et bien j’avoue ne pas toujours trouver le temps pour internet !
je regarde, j’apprécie les talents, et je tarde a y répondre, mea culpa !
j’espère que vous ne m’en tiendrez pas rigueur, je vais essayer de m’organiser sur cette question,
à bientôt
mes amitiés à tous
christiguey
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Le Temple Perdu


Le Temple Perdu

La capsule intergalactique  vient d’atterrir. Le voyage a été long, très long… 
Trois femmes et deux hommes quittent le navire…. Ils sont vieux…ils sont courbés, leurs chevelures sous leur casque est blanche, leurs visages est ridés. A leur départ de la planète mère ils étaient jeunes, le plus âgée avaient trente deux ans…..Le voyage a été long, très long…
Les appareils indiquent que les conditions atmosphériques de ce nouveaux monde ne nécessitent pas le port  de casques ou d’habits spéciaux. Allégés, ils commencent leur inspection.
Ils savent que le retour au point du départ n’est pas réalisable.  Ils traînent la capsule à la lisière  d’une forêt à quelque distance de leur atterrissage, avec les moyens de bord ils créent un camp.  A part la faune aucune sorte de vie alentour, le stock de pilules d’alimentation tiendra encore quelque années. Certains appareils de communications peuvent encore envoyer des signaux…
La vie s’organise doucement, on découvre une source d’eau, les analyses prouvent qu’elle est potable, ont se désaltère, ont se lave, ont s’éclabousse comme des enfants, ont rit….
Des pierres posées géométriquement attirent leurs attention. Ils découvrent un hexagone caché par une abondante végétation, au sol une immense pierre. Une phrase aux caractères   indéchiffrable est gravée: cela a l’air d’un commandement, un seul….L’image est envoyée à la centrale de la planète mère…
Papa regarde c’est maman…elle nous sourit, regarde comme elle est jolie….elle est arrivée… elle nous envoie une image….
L’image sur l’écran se rapproche…le commandement….un seul… 
Soyez Humain…..
          
 
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Il s'agit d'u recueil poétique de Victor Hugo (1802-1885), publié simultanément à Bruxelles chez Alphonse Lebègue et Cie et à Paris chez Pagnerre et Michel Lévy en 1856.

 

Les 11 000 vers des Contemplations furent écrits dès 1834, mais surtout pendant l'exil à Jersey, puis à Guernesey, en particulier à partir de 1853 alors que Hugo composait les Châtiments. Mettant fin au silence lyrique qu'il observait depuis les Rayons et les Ombres (1840), le recueil, sommet de sa production poétique, somme de sa vie, de sa sensibilité et de sa pensée, se présente comme «les Mémoires d'une âme» (Préface). Si «une destinée est écrite là jour à jour», le recueil s'érige aussi en expression d'une expérience, celle d'un homme qui se veut comme les autres: «Quand je vous parle de moi, je vous parle de vous.»

 

Si l'exil politique se fait de plus en plus figure du hors-lieu ou du hors-jeu, s'il se métamorphose en poème, et informe les Contemplations, un autre exil, affectif et moral celui-là, la mort de sa fille Léopoldine, tragiquement noyée à Villequier avec son mari Auguste Vacquerie le 4 septembre 1843, rend nécessaire la reconstruction par l'écriture poétique d'un sens de la vie.

Mais ce deuil n'est que la terrible image d'une mort encore plus essentielle, celle d'un moi sublimé en poète. Le recueil transcrit l'itinéraire spirituel d'un «je» poétique tout en accumulant les expériences du moi personnel. La contemplation devient le point de vue d'une âme après la mort, une posture poétique qui équivaut à l'activité poétique même: «Ce livre doit être lu comme celui d'un mort» (Préface).

 

La structure du livre, cette «grande pyramide» (A Hetzel, 31 mai 1855), reflète cette démarche. Si en 1854 Hugo pensait à quatre sections («Ma jeunesse morte», «Mon coeur mort», «Ma fille morte», «Ma patrie morte»), il s'arrête finalement à un dyptique articulé autour de deux parties d'égale ampleur, «Autrefois» (77 pièces) et «Aujourd'hui» (59 textes), diptyque centré sur la mort de Léopoldine («Un abîme les sépare, le tombeau», Préface). Chacune de ces parties comporte trois livres qui sont autant d'étapes de ce cheminement «sortant de l'énigme du berceau et aboutissant à l'énigme du cercueil» (Préface), et dont les poèmes se voient attribuer une date fictive de rédaction, ceux de la première partie étant censés avoir été rédigés avant 1843. Le recueil, livre d'un mort, se donne aussi comme le livre d'une morte, encadré par les poèmes-dédicaces, "A ma fille", "A celle qui est restée en France".

 

 

Livre de la jeunesse, «Aurore» (29 pièces) évoque les souvenirs de collège ("A propos d'Horace"), les premiers émois amoureux ("Lise"; "Vieilles Chansons du jeune temps", avec l'un des plus beaux poèmes érotiques de Hugo ("Elle était déchaussée, elle était décoiffée"), rappelle les combats littéraires, mais chante aussi le printemps ("Vere novo"), la rêverie devant la nature ("Le poète s'en va dans les champs. Il admire") ou un spectacle en plein air ("la Fête chez Thérèse").

 

Livres des amours, «l'Ame en fleur» (28 pièces) embrasse la passion pour Juliette Drouet, la déclinant depuis les premiers temps de leur union, leurs promenades en forêt de Fontainebleau ou dans la vallée de la Bièvre ("Viens! - une flûte invisible"), joies, extases et épreuves, querelles et réconciliations. Pour elle, il note des impressions de voyage ("Lettre"), ou écrit un "Billet du matin". Tantôt il lui laisse la parole ("Paroles dans l'ombre"), tantôt il rappelle "le Rouet d'Omphale", pérennisant les moments heureux ("Hier au soir"; "Mon bras pressait ta taille frêle").

 

«Les Luttes et les Rêves» (30 pièces) constituent le livre de la pitié pour la misère moderne ("Melancholia"; "le Maître d'études", "A la mère de l'enfant mort"), flétrissant les persécutions infligées aux hommes de bien, dénonçant ces fléaux, la guerre et la tyrannie ("la Source"; "la Statue"), ou ce scandale, la peine de mort ("la Nature"). Décrivant le châtiment des maudits ("Saturne"), Hugo interprète philosophiquement le mal comme une épreuve ("Explication").

 

Après la béance de la séparation, c'est «Pauca meae» - «quelques vers pour ma fille» - (17 pièces), le livre du deuil. Tantôt se révoltant contre la cruauté du destin ("Trois Ans après") ou évoquant la terrible épreuve ("Oh! je fus comme un fou dans le premier moment"), n'oubliant pas son gendre ("Charles Vacquerie"), tantôt s'attendrissant au souvenir du passé ("Elle avait pris ce pli"; "Quand nous habitions tous ensemble"; "Elle était pâle, et pourtant rose"; "O souvenirs! printemps! aurore!"), tantôt se soumettant à la volonté divine ("A Villequier"), il associe enfin à l'idée de la mort l'espoir dans l'au-delà ("Mors").

 

«En marche» (26 pièces) met en scène l'énergie retrouvée, qui apparaît dans le passage de "Charles Vacquerie", le gendre, à " Aug. V.", le compagnon d'exil. Le poète l'investit dans la méditation, depuis les impressions de promenade ("Pasteurs et Troupeaux") jusqu'aux pensées sur la condition humaine ("Paroles sur la dune"), depuis le spectacle quotidien ("le Mendiant") jusqu'à l'"Apparition", sans oublier le souvenir d'enfance ("Aux Feuillantines") ni le chien familier ("Ponto").

 

Le livre VI nous mène «Au bord de l'infini» (26 pièces). Livre des certitudes, itinéraire ("Ibo"), il se peuple de spectres, d'ombres, d'anges et, franchissant "le Pont", ouvrant sur le gouffre, parcourt l'espace métaphysique entre angoisse ("Hélas! tout est sépulcre") et espérance ("Spes"; "Cadaver") pour prophétiser ("Ce que dit la bouche d'ombre"), comme "les Mages", l'universel pardon.

 

 

Le livre VI, plus qu'il n'équilibre les autres, en constitue l'aboutissement. Tout le mouvement du recueil mène à ces révélations ultimes. Approfondissement ménagé par une progression et de subtiles symétries ou échos, trop nombreux pour être énumérés ("Melancholia", III, 2, et "les Malheureux", V, 26; "Halte en marchant", I, 29, et "Ibo", VI, 2; "Magnitudo parvi", III, 30, et "les Mages", VI, 23), mais qui érigent le recueil en combinatoire selon une stratégie de significations entrecroisées. La circularité se trouve supérieurement illustrée par l'ultime pièce, "Ce que dit la bouche d'ombre", composée la dernière, et datée du jour des Morts (2 novembre 1855).

Retournement qui superpose conquête des vérités révélées et réitération du point de départ.

Comme les Châtiments, qui annonçaient la République universelle, assomption de l'Histoire, les Contemplations anticipent sur la mort en mimant la production et le progrès d'une parole. Au lieu de renvoyer «Aujourd'hui» vers le passé aboli de la poésie «pure», celle d'un moi personnel, cet achèvement, ou cet accomplissement poétique, récupère tout le livre comme lyrisme désormais pertinent, assumé parce que sublimé, pour le nouveau «je», celui que la double fracture, politique et affective, a fait naître.

 

L'ouvrage cependant ne saurait se réduire à cette architecture certes complexe mais épurée, trop lisible. La multiplicité des thèmes, des entrées possibles, des recoupements, la dispersion autant que les rassemblements le rendent foisonnant, vertigineux. De "l'Enfance" (I, 23) à l'au-delà ("Voyage de nuit", VI, 19), de "Horror" à "Dolor" (VI, 16 et 17), des bruissements de la nature ("En écoutant les oiseaux", II, 9), de ses voix ("Mugitusque boum", V, 17) aux "Pleurs dans la nuit" (VI, 6), de "la Vie aux champs" (I, 6) aux "Baraques de la foire" (III, 19), "Crépuscule" (II, 26), "Lueur au couchant" (V, 16), "Éclaircie" (VI, 10), "Insomnie" (III, 20)... tout accède à la dignité poétique, en une immense "Religio" (VI, 20), car tout est un temple.

 

Le sacré ou la référence à l'antique, comme pour mieux s'approprier l'éternité, se manifeste dans les titres latins "Quia pulvis est", III, 5; "Dolorosae", V, 12; "Nomen, Numen, Lumen", VI, 25 et douze autres; mais depuis la désignation du modèle ("Épitaphe", III, 15) jusqu'au "?" (III, 11), entre les odes dédiées (depuis "A André Chénier", I, 5 jusqu'"Aux arbres", VI, 24) et l'indication programmatrice ("la Chouette", III, 13), une gamme titulaire jalonne les sentiers du recueil, pistes de la rêverie, de la réflexion, du souvenir, de la mélancolie, de la souffrance ou de l'élévation.

 

Tout un éventail d'inspirations et de résonances s'ouvre entre les vers simples et poignants du célébrissime "Demain dès l'aube" (IV, 14) et les développements cosmiques et métaphysiques de "Ce que dit la bouche d'ombre" (VI, 26), entre le badinage libertin ("la Coccinelle", I, 15) et la véhémence ("Écrit en 1846", V, 3), entre "Aimons toujours! aimons encore!" (I, 22) et l'interrogation de "Saturne" (III, 3), entre la déréliction de "Veni, vidi, vixi" (IV, 13) et les enchantements des "Joies du soir" (III, 26).

 

A ce déploiement prodigieux correspond un festival prosodique. Tous les mètres et les genres lyriques (parfois exhibés comme dans "Églogue", II, 12 ou "Chanson", II, 4), idylles, élégies et odes étant les plus nombreuses, toutes les combinaisons strophiques, toutes les ampleurs se répartissent dans ce livre-monde. La langue hugolienne embrasse le réel et le surnaturel, le haut et le bas, opère la révolution dans les lettres, comme le revendique vigoureusement "Réponse à un acte d'accusation" (I, 7). L'alexandrin sait se grandir jusqu'à la période rhétorique ou suggérer le vertige de l'infini, montrer sa charpente ou ménager des brisures. Art superbement maîtrisé du contraste entre les grâces plastiques et les visions olympiennes, l'écriture hugolienne offre toutes les capacités du "Poète" (III, 28), géant monstrueux de la taille d'un Shakespeare. Peinture de l'humanité et prise en charge de ses destinées, forme du temps, les Contemplations sont en définitive l'oeuvre du«secrétaire de Dieu» (P. Albouy). Hugo, homme crucifié, peut dire «Homo sum»: il réunit les deux mondes, le gouffre obscur et l'espace lumineux.

 

Le texte intégral des Contemplations

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Epave de.. mouche

Juste une photo de cette épave que je n'osais voir réellement.. Hier au N-E de l'île. Cette carcasse imprégne le livre de Johan Theorin.

Cette carcasse que j'ai imaginé et représenté sur plusieurs peintures présentes ici en Suéde. 

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photo de la seule vision que j'ai eu de cette épave.. Belle rencontre 

 après tant de peintures autour de son existence présumée

comme celle là

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Réveil

 

Scintillements en teintes claires

et quelquefois
La poudre d'un souvenir maussade ou désabusé
Alors  il pourrait suivre le vent si un parfum l'appelle

 

Il imagine un envol
un long voyage sans but
très  lointain

Ou à l'inverse
La sensualité d'une eau claire
Bleue ?

... Verte plutôt
en espoir d'algues

 

Décidément ses narines
sont gourmandes d'un océan
ou d'un espace

Il flâne
ses doigts  se désaltèrent de la rosée du matin
les feuilles attendent sa caresse

 

Il s'est déchaussé pour que l'herbe
soit douce à son pas

et la vie le pénètre

 

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Nous Étions Différentes

 

Nous Étions Différentes

 

Tu es née ici enfant d’émigrants échappés des Pogromes, une famille d’intellectuelles aidant un nouveau pays à se construire.

Je suis arrivée bien plus tard par amour pour ce même pays.  

Ta langue maternelle est la langue morte réveillée et renouvelée, moi j’ai appris cette langue avec mes enfants.

Nous cuisinions différemment.

On m’a dit que tu as écrit sans publier, moi j’écris sur le net.   

Nous Étions Différentes mais nous étions mères.

Mon fils à rencontré ta fille, on est devenus une famille.

Nous avons en commun trois petites filles, qui te ressemblent et me ressemblent.

Hier soir tu es partie vers la Lumière.

Aujourd’hui en t’accompagnant vers ta dernière demeure je voudrai de remercier….

Pour ta part dans la perpétuation de nos deux branches….de l’humanité 

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puisque j'y habite...

"ABYMES "... D'ANNECY

 

 

Rocaille de fleurs en clairière

blottie près de son lac en source de fraîcheur

et de lumière

 

Ile sans océan

chantournée de soie d'eau

soutache à l'italienne

 

Entrez  dans la cluse entrouverte

à l'abri du vent si souvent

et de la pluie sous les arcades

pierres anciennes

Tables de mémoire  éternelle

 

Rousseau, François de Sales, tant d'autres

des vieux quartiers ont foulé le pavé

l'air en reste embaumé votre cœur le saura.

 

Elle vous surprendra soudain 

moderne en son quartier de verre

ses transparences sur cinémas

ses conforts de néons

Accords du dernier millénaire 

Artifices nés  d'aujourd'hui

 

Mais  retrouver  serein la charmante terrasse

blottie derrière un pont fleuri de géraniums

rival en cascatelle  avec le flot du Thiou

vantant sa promenade.

 

Vous installer,

prendre un verre . . .

 

 

 

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12272744683?profile=original« Les faux-monnayeurs «  est un roman d'André Gide (1869-1951), publié à Paris partiellement dans la Nouvelle Revue française de mars à juin 1925, et en volume chez Gallimard la même année (mis en vente en février 1926).

 

Gide rédige son roman, auquel il a commencé de travailler dès 1919 et dont l'idée est plus ancienne encore, entre octobre 1921 et juin 1925. Il s'agit, de l'aveu même de l'auteur, du seul «roman» qu'il ait composé, ses autres ouvrages de fiction étant des «récits» ou des «soties». Les Faux-Monnayeurs constituent pour Gide une sorte de testament littéraire: «Il me faut, pour écrire bien ce livre, me persuader que c'est le seul roman et le dernier livre que j'écrirai» (Journal des «Faux-Monnayeurs», 1927).

 

 

Première partie. «Paris». Le jeune Bernard Profitendieu, ayant découvert par hasard qu'il est un bâtard, quitte le foyer familial. M. Profitendieu, juge d'instruction, après une conversation avec son collègue Molinier - le père du meilleur ami de Bernard, nommé Olivier - au sujet d'une affaire impliquant des mineurs, rentre chez lui et trouve la lettre d'adieu de Bernard. Ce dernier vole, à la gare Saint-Lazare, la valise d'Édouard, écrivain et oncle d'Olivier. Vincent, le frère aîné d'Olivier, a eu une aventure amoureuse au sanatorium de Pau avec Laura, épouse de Douviers. Laura et Vincent sont maintenant à Paris et la jeune femme est enceinte mais Vincent ne l'aime plus. Il est désormais l'amant de Lilian Griffith que son ami Passavant, un écrivain à succès, lui a fait connaître. Édouard est venu à Paris car il a reçu un appel de détresse de Laura. On apprend dans le journal d'Édouard - trouvé par Bernard dans la valise - que celui-ci et Laura partageaient de tendres sentiments, mais que la jeune femme a pourtant épousé Douviers sur les conseils d'Édouard. Bernard décide d'aider Laura et lui rend visite. Édouard fait la connaissance de l'adolescent et l'engage comme secrétaire. Pendant ce temps, Passavant propose à Olivier de diriger une revue littéraire. Un vieux professeur de piano, La Pérouse, charge Édouard de rechercher son petit-fils Boris en Suisse.

 

Deuxième partie. «Saas-Fée». Bernard, qui a accompagné Édouard et Laura à Saas-Fée, en Suisse, écrit à Olivier et lui raconte leur rencontre avec Mme Sophroniska, sa fille Bronja et Boris. Édouard cause de ses projets littéraires avec ses compagnons et note la présence d'un certain Strouvilhou. Bernard avoue son amour à Laura mais celle-ci le repousse. Édouard décide de placer Boris dans la pension Vedel-Azaïs où Bernard est embauché comme surveillant. Olivier, quant à lui, est devenu le secrétaire de Passavant.


Troisième partie. «Paris». Georges, le jeune frère d'Olivier et de Vincent, écoule avec ses amis de la fausse monnaie. Strouvilhou, un anarchiste, est à la tête de l'affaire. Bernard devient l'amant de Sarah Vedel, la jeune soeur de Laura. Olivier tente de se suicider. Édouard et Olivier s'avouent et partagent enfin un amour qu'ils éprouvent depuis longtemps l'un pour l'autre. Édouard commence à rédiger son roman. Laura retourne auprès de son mari. Vincent tue Lilian. Boris apprend par une lettre que celle qu'il aime, Bronja, est morte. Les élèves de la pension Vedel, qui martyrisent Boris, imaginent une cruelle plaisanterie à l'issue de laquelle le jeune garçon, victime consentante en raison de son désespoir, est tué. Georges se repent et est pardonné. Bernard réintègre le foyer familial.

 

L'intrigue des Faux-Monnayeurs, tout comme celle des Caves du Vatican, le roman précédent de Gide, est fort complexe. Elle se présente comme une sorte de vaste système combinatoire dont les divers éléments finissent par se rassembler, au gré de coïncidences multiples. Peu soucieux de vraisemblance et de réalisme, Gide réalise une composition subtile et stylisée - l'écrivain Édouard veut présenter dans son ouvrage l'«effort pour [...] styliser la réalité» - qui remet ironiquement en question la tradition romanesque. L'entreprise gidienne participe des interrogations du moment relatives au genre romanesque et procède d'un refus identique à celui que l'on trouve exprimé en 1924 dans le premier Manifeste du surréalisme d'André Breton. A bien des égards, les Faux-Monnayeurs, roman qui porte en lui la contestation du roman, sont, selon la formule de Sartre, un «antiroman» et annoncent le Nouveau Roman.

 

Construction compliquée dont l'Art de la fugue de Bach offre une métaphore - «ce que je voudrais faire, c'est quelque chose qui serait comme l'Art de la fugue», dit Édouard -, les Faux-Monnayeurs requièrent une active collaboration de la part du lecteur. Gide note dans le Journal des «Faux-Monnayeurs» qu'il n'écrit «que pour être relu»; il précise qu'il entend «s'y prendre de manière à lui [le lecteur] permettre de croire qu'il est plus intelligent que l'auteur». Ainsi le système narratif propose souvent une sorte de duplication légèrement décalée des péripéties: trois adultères, deux duels et trois suicides sont par exemple relatés; Bernard écrit à Olivier qu'il est le secrétaire d'Édouard et Olivier écrit à Bernard qu'il est celui de Passavant; la nuit que passe Olivier avec Édouard est aussi celle que Bernard passe avec Sarah. Ce procédé de variation vaut aussi pour les personnages, souvent redoublés: il y a deux romanciers (Édouard et Passavant), deux grands-pères (le vieil Azaïs et La Pérouse), deux bâtards (Bernard et l'enfant de Laura). En outre, les faits parviennent au lecteur par le biais de multiples points de vue: «L'indice de réfraction m'importe plus que la chose réfractée», écrit Gide à R. Martin du Gard le 29 décembre 1925. A travers dialogues ou missives, les personnages deviennent temporairement narrateurs, si bien qu'un même fait peut recevoir divers éclairages, simultanés ou successifs: l'aventure amoureuse de Vincent et Laura est racontée par Olivier à Bernard, par Lilian à Passavant, puis dans des lettres de Bernard à Olivier, de Lilian à Passavant... L'intrigue se nourrit également de divers modèles littéraires. Avec Bernard Profitendieu, qui quitte le giron familial pour découvrir l'existence et accéder à la constitution de sa propre identité à travers les événements dont il est témoin, les deux professions qu'il exerce et les deux femme qu'il aime, les Faux-Monnayeurs tracent le parcours d'une initiation et rappellent le roman d'apprentissage. De plus, les différentes intrigues amoureuses qui se nouent octroient une large place à l'aventure sentimentale. Enfin, l'énigme de la bande des faux-monnayeurs, résolue grâce à la découverte progressive de divers indices, confère au livre des allures de roman policier.

 

Complexes tant par les faits qu'ils relatent que par les procédés narratifs dont ils usent, les Faux-Monnayeurs trouvent en partie leur centre dans le personnage de Boris - «Tout aboutit au suicide du petit Boris; directement tout y amène» (lettre à Martin du Gard, 9 juin 1925) -, de même que les Caves du Vatican avaient Amédée Fleurissoire pour «carrefour». Toutefois, Gide précise ailleurs que le coeur du roman est bien plutôt à chercher dans la construction en abyme sur laquelle il est fondé: «Il n'y a pas, à proprement parler, un seul centre à ce livre, autour de quoi viennent converger mes efforts; c'est autour de deux foyers, à la manière des ellipses, que ces efforts se polarisent. D'une part, l'événement, le fait, la donnée extérieure; d'autre part, l'effort même du romancier pour faire un livre avec cela. Et c'est là le sujet principal, le centre nouveau qui désaxe le récit et l'entraîne vers l'imaginatif» (Journal des «Faux-Monnayeurs»).

Roman dans le roman et roman du roman, l'oeuvre d'Édouard, qui s'intitule les Faux-Monnayeurs, tout comme celle de Gide - celui-ci refuse toutefois qu'on le confonde avec son personnage -, est au service d'une méditation sur la problématique frontière entre la réalité et l'imaginaire. Le roman d'Édouard aura en effet pour sujet «la lutte entre les faits proposés par la réalité, et la réalité idéale». Gide note dans son Journal, le 20 décembre 1924, une remarque qui pourrait s'appliquer à nombre de personnages des Faux-Monnayeurs: «Le monde réel me demeure toujours un peu fantastique [...]. C'est le sentiment de la réalité que je n'ai pas. Il me semble que nous agissons tous dans une parade fantastique et que ce que les autres appellent réalité, que leur monde extérieur n'a pas beaucoup plus d'existence que le monde des Faux-Monnayeurs.» En outre, le procédé de la mise en abyme permet au roman de se commenter lui-même. Ainsi, l'effort pour «styliser» la réalité que se propose de fournir Édouard, Gide le met en oeuvre dans les Faux-Monnayeurs. Le cadre romanesque, jamais décrit, réside entièrement dans le pouvoir mythique ou symbolique des noms de lieux. Les personnages sont eux aussi l'objet d'une sorte d'abstraction dans la mesure où ils n'existent que par leur voix: «J'ai cherché l'expression directe de l'état de mon personnage - telle phrase qui fût révélatrice de son état intérieur - plutôt que de dépeindre cet état» (Journal des «Faux-Monnayeurs»).

 

Les Faux-Monnayeurs sont le roman de la crise du roman mais aussi de la crise de la jeunesse, ou plutôt d'une certaine jeunesse, intellectuelle et bourgeoise, partagée entre ses valeurs chrétiennes et nationales et la tentation de l'anticonformisme et de la révolte. Plus largement, l'oeuvre aborde des sujets chers à Gide et déjà présents dans les romans antérieurs: la famille, la religion, le bien et le mal, la sincérité, la liberté et, on l'a vu, le rapport entre la littérature et le monde réel. Elle porte cependant plus loin que les ouvrages précédents deux composantes que ces derniers contenaient en germe: l'une, formelle, est le procédé moderne de la mise en abyme; l'autre, thématique, est l'expression directe de l'homosexualité.

 

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JADIS

JADIS, NULLE PART ET MAINTENANT

 

A l'horizon hypothétique du soldat fourbu. Romain

Ou Herbert peut-être, godillots baillant aux corneilles, crottés

Lassés de cheminements incertains, de la Somme au pays Lorrain,

Se dessine leur destin obscur par le clairon sonné.

 

L'ondée câline s'annonce sur la pourpre colline

Zébrée par le vol des corbeaux aux becs belliqueux.

Le caracol surpris par la rude fraîcheur se remet en coquille,

Prenant son parti d'espérer en un moment plus heureux.

 

Les entrailles de la terre épuisée ont mauvaise mine.

Trouée de toute part sous les assauts puissants de la cheddite.

Violée sans détour ni vergogne pour qu'elle abandonne son opaline

De son ventre assailli, flétri, et crache ses précieuses pépites.

 

La trappe béante du trou noir, aspirateur cosmique

Piège l'esprit humain constellé de folles utopies

La nature intelligente par essence, réfutant la causalité Déiste

Se suffit à elle-même pour vibrer à l'infini.

 

« Dieu est mort » déclama Nietzche, atteint de lucidité soudaine.

Inutiles sont les massacres d'innocents proférés en son nom.

Maintenant, peut-être, homme, tu vis seul et dois oublier ta peine.

Bénis cette sphère unique et bannis le talion.

 

Jadis et naguère, parallèlement, est-il mort le poète,

Que ses vers  ne circulent plus en nos bouillantes veines

Rabougries et exsangues de mots à la sonie parfaite

Qui résonnaient en un vieux temple antique en l'honneur de Verlaine ?

 

 

Raymond MARTIN

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AXEL

AXEL

 

Rien de saint dans la démarche des chats de Paul,

A l'affût des rats nichés sous les tréteaux

De la cantatrice chauve braillant ses airs frivoles,

Vers la foule en écoute des fadaises et des « do ».

Ostinato métallique de la clarinette mélo.

 

Ragots ! S'écria le chef d'orchestre ulcéré de colère,

Dont la baguette s'engouffre dans le trombone à coulisse.

Carmen ne doit pas mourir pour ses instants frivoles.

Au diable la passion éphémère, que l'être s'assouvisse.

Et le tambour excité roule tel un cigare.

 

L'après-midi, aphone, le ténor au regard félin,

Est à la recherche du « la » comme finalité de son rêve.

Tragiques moments aux tonalités d'airain.

Semées au gré du vent tel le sable fin sur la grève.

 

Axel, en quête du savoir et des arcanes d'antan,

Porte à ses lèvres la coupe mortelle

Que la glaciale Sarah lui offre d'un élan sublime,

Vers la destinée des deux amants,

Pour l'adieu d'ici-bas vers la révélation éternelle.

 

Raymond MARTIN

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LE PHARE ET LA RAISON

LE PHARE ET LA RAISON

 

Porte vermoulue entr'ouverte au soir

D'où flamboient des raies de chandelles,

Lueurs d'espoirs du lecteur de nouvelles

Attentif aux ragots du glacial grimoire.

 

Un marque page coincé entre les mots

Retient son souffle interrogatif au terme « sarcophage »

Craintif qu'il est de la marche des chameaux,

Le long du Nil où s'étirent des roseaux hydrophages.

 

Ne disperse pas tes pensées en paroles inutiles

Suggéra un sage égyptien, face au délire de Pharaon

Car de la diversité, l'Unique est intangible.

Foutaises, s'écria l'Oracle ! Il en perdit la raison.

 

« Après la nuit, le jour, parole d'Oracle ! »

S'écrie l'homme barbu à la foule en délire,

Fier qu'il est de sa sentence, sans miracle.

Mais déçue, la foule l'enfouit dans le sable.

 

Foi de philosophe, un marque page coincé,

Fût-il quelque part près du Nil,

Ne présage rien de bon sous ce ciel étoilé.

Etrange endroit pour jouer l'imbécile.

 

Il n'est nulle part que l'esprit n'atteigne.

Une molécule de vie imprégnée de félicité,

Frisson mystique et magnanime de l'universel règne

Au sortir de la torpeur de l'être calomnié.

 

De l'Oracle digéré, surgit un point d'eau fraîche.

Trahisons, suspicions, guerre. Pour qui sera ce point tragique ?

Parents, cousins, amis s'envoyant des flèches,

Juraient par Dieu ne vouloir de ce combat inique.

 

Byzantines, grecques ou romaines, les voiles érigées

Ornaient l'immensité bleutée de la mare-nostrum.

Myrtes et pacotilles voguaient contre vents et marées,

Disputées pour parfaire l'insolente aisance de Rome.

 

Alexandrie, phare prolifique de Méditerranée

Para de ses feux les jeux du vent, des vagues et de la mer :

Fortes et juvéniles émotions de jeunesse de Ravel

Et de Trenet plongeant sans retenue dans la féerie du jardin extraordinaire !

 

Raymond MARTIN

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EOLE

EOLE

 

Dans le néant profond de nos paroles,

S'envolent les mots en farandole.

Sont dispersées au vent les pensées habiles

En vaines paroles inutiles.

 

Fumées des critères aux cratères d'Italie,

Pain, amour et fantaisie.

Demeure mon âme sur le glacial Ventoux,

Le Dieu Eole y souffle son courroux.

 

De la fraîcheur du moulin de Maussane,

Au moulin de Daudet disparut le petit âne.

Timide et calme, Maillane la provençale

Se pare de neuf pour honorer Mistral.

 

Il n'y a plus d'escarbilles

Dans la plaine bigarrée des Alpilles.

Dans le néant profond de nos dialogues

Disparut le nerveux pinceau de Van Gogh.

 

 

Raymond MARTIN

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Sur les sandales de tes pas.

Sur les sandales de tes pas, mon aimée,

Je posais mon pied menu, pour grandir de toi,

Et marcher sur tes durs sentiers, affamée,

De partager tes souvenirs avec émoi.

 

Ton manteau noir montait la côte du partir,

Jusqu’au chez toi non loin des châtaigneraies,

Nous séparant, désolation du repentir,

D’avoir dans tes cheveux blancs tracé des raies.

 

Tu te retournais sans cesse vers l’enfant blond,

Aux yeux bleus azur et griffes de tigresse,

Qui tous les jours s’impatientait, tournait en rond,

Pétillante de joie, pleine d’allégresse.

 

Les signes de la main et de la menotte,

S’échangeaient, hou hou, jusqu’enfin ne plus se voir,

Je rentrais triste tête de gelinotte,

Craignant à chaque fois de ne plus te revoir.

 

Les années passaient sur ton dos qui courbait,

La ligne du temps m’échappait et l’image,

De la séparation peu à peu se gravait,

Dans la montée de la côte de l’âge.

 

La douleur à l’avance de ton sourire,

Absent de ma vie à jamais, jour fatal,

Du chagrin pesant que mon âme soupire,

Me déchirait déjà le cœur de son signal.    

 

Les jours ont séchés ton corps usé de vie,

Vaine, je te regardais mourir pas à pas,

Mèmère t’accompagner j’avais envie,

De me coucher, sur les sandales de tes pas.

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L'écriture est un dessin.

 

Pendant longtemps, on a cru le dessin, apanage de l'artiste. Lui seul pouvait entreprendre le délicat travail de l'ébauche et parachever son ouvrage en un chef d’oeuvre pour le plaisir des yeux. Pourtant, le peintre ou le dessinateur ne sont pas les seuls à donner vie au papier, au tableau ou à tout autre support d'ailleurs...

 

Au fil des phrases, le texte crayonne les traits, les courbes et la couleur des mots car au bout du compte, le lecteur se fait sa propre esquisse du contenu. Un contenu qui certes, demeure identique pour tout le monde mais qui selon l'inventivité du moment et l'attrait du lecteur, deviendra image ou suite d'images plus ou moins explicites. Cela peut passer par les traits de caractère des personnages, par les multiples courbures d'une histoire à rebondissements, par la tonalité d'une ambiance : Du bleu au gris les jours de pluie, du rouge au noir : amour ou désespoir.

 

Qui mieux que l'écrivain peut vous donner une vue de ce qu'il écrit ?

 

Les lettres se font points et placés côtes à côtes, définissent les formes et les lignes que constituent les phrases. Le texte incite tout naturellement à l'élaboration d'une fresque de l'esprit, résumant nos acquis au moment ou nous cessons de lire. Et bien que virtuelle, cette composition artistique n'en reste pas moins en constante évolution jusqu'à ce que l'ode prenne fin, ou que se referme le bouquin.


La prochaine fois que vous lirez un livre, prenez le temps de fermer les yeux... Prenez le temps de regarder le paysage estampillé par l'auteur. Pages après pages, observez cette aquarelle prendre forme en devinant le pinceau de l'écrivain caresser le mouvement et l'instant. Car lire un roman, un poème, une pensée philosophique, c'est aussi une magnifique façon de tisser mentalement la toile construite en de multiples dimensions, et dont les caractéristiques semblent s'entrecroiser au fur et à mesure que progressent les interlignes. In fine, l'illustration de l'artiste donne un aperçu mais l'écriture quant à elle, crée l'animation, fait bouger l'imaginaire.

 

Alors oui, l'écriture est un dessin.

 

 

A découvrir sur www.imagine-revuedart.com

 

 

Henri Collignon,
Auteur de « Retournements », paru aux éditions Baudelaire.
ISBN 978-2-35508-468-3

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Tempêtes, naufrages et sauvetages en mer

Au Musée Eugène Boudin à Honfleur jusqu’au 31 octobre 2011 à l’occasion du 150ème anniversaire de la Société des Marins.

La mer, ses dangers, l'inconnu, l'aventure qu'elle représente, ou la dureté de ses métiers, a inspiré beaucoup d'artistes.

Les histoires de naufrages sont ainsi très présentes. Les bateaux rencontraient régulièrement des récifs, et certains de ces accidents n'en était pas. Pendant des siècles, des histoires d'habitants naufrageurs ont circulé, notamment en Bretagne. Des lanternes étaient accrochées aux vaches et aux ânes, pour attirer les navires, et faire croire à des phares ou des appels... Une fois échoués sur la plage, les victimes et cargaisons étaient pillées. Au XIIème siècle, le duché de Bretagne a même inventé un "droit de bris" : l'embarcation ou ses restes qui échouaient sur la plage d'un seigneur lui revenaient. Ce qui aurait poussé certains à provoquer les accidents...

(Document Culturebox)

 

 

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La belle saison

 

img22201y3.jpg 

Chaque année, tous les gens et surtout les enfants

Sont heureux en voyant arriver le printemps.

C’est qu'après le printemps, il fera chaud longtemps.

La chaleur au soleil et la fraîcheur de l’eau,

La détente à la ville ou mieux à la campagne,

Le gazon reverdi et les jardins en fleurs,

Les voyages parfois très loin de la maison,

                                             Ah l'été!Quelle belle saison!

 

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Ottenby

Le sud du sud de Öland, son phare blanc et ses moutons noirs. La brume au petit jour qui dévore le silence.. 

 Très belle impression qui devrait servir mon travail du jour. Vendu 2 peintures hier, ouf il n'y a pas que des touristes suçeurs de ice cream.. mais ici aussi de réels amateurs d'art.. On les distingue assez vite au temps qu'ils passent devant certaines peintures. Encore une aquarelle faite hier, à toute vitesse comme passe l'ombre  de l'oie sauvage..

Comme toutes les aquarelles, de ce futur carnet  de voyage, les peintures sont faites au retour de ballades et pas sur "le motif"

gegout© adagp2011SDC10422

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