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Question forte: (cinéma Aremberg)

12272745876?profile=original>>>>>>>>>>>>>>>>>>> ALERTE TOTALE! 

LE CINEMA ARENBERG FERMERA-T-IL SES PORTES LE 31 DECEMBRE 2011 >>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>

 

  La question est forte: le Cinéma Arenberg est mis au pied du mur et voit son existence même mise en péril.

 

 

La situation.

- le bail du Cinéma Arenberg se termine le 31 décembre 2011.

- le Cinéma Arenberg a des dettes de loyer.

- le propriétaire, les Galeries Royales Saint Hubert, refuse de renouveler le bail et se propose de céder le lieu à un autre projet.

Dans un premier temps la Ville de Bruxelles, par la voix de l’Echevin Philippe Close et du Chef de Cabinet du Bourgmestre, Gilles Delforge, a tenté de négocier une reprise du bail par la Ville. Cette solution ne semble pas rencontrer les préoccupations actuelles du propriétaire. La situation est en voie de blocage. Est-il «en droit»? Oui, le droit est de son côté! Est-ce moralement et politiquement acceptable? Non!

Car le Cinéma Arenberg ce n'est pas seulement deux écrans et un lieu, c'est un «centre culturel cinématographique», un projet basé sur des valeurs portées par une action culturelle.

Les pouvoirs publics ont investi pendant plus de 25 ans dans ces valeurs, ce projet. Peut-on imaginer qu'ils ont investi «sans return», en pure perte ?

Car aujourd'hui c'est bien la stricte règle du marché qui fait trembler sur ses bases le projet.

Le Cinéma Arenberg considère que cela revient à «privatiser et confisquer un projet culturel» et à accélérer la marchandisation de la Culture.

Parlant d’un projet et de ses valeurs, que sera, en cas d’échec, le coût social d’un tel naufrage?

Le Cinéma Arenberg lance un appel aux Pouvoirs Publics pour qu’ils entament des négociations avec le propriétaire. Le Cinéma Arenberg fait partie du patrimoine culturel bruxellois, il faut le sanctuariser dans les galeries de la Reine en attendant d’autres développements.

 

L’Arenberg a un passé mais a aussi des projets d’avenir.

L’Arenberg vient de terminer, avec le soutien de BELIRIS, (service public fédéral pour Bruxelles) une étude de faisabilité architecturale pour une implantation sur le site des Anciennes Brasseries Wielemans Ceuppens d’un «centre de cinémas» comprenant: 5 salles de cinéma, des salles à usages multiples dédiées à la formation et à l’éducation, une brasserie, des locaux administratifs et un parking.

Il est urgent aujourd’hui que, dans la négociation, le Cinéma Arenberg puisse trouver avec ses différents partenaires, des solutions pérennes pour assurer un futur à un projet culturel historique et emblématique en Région Bruxelloise, par ailleurs Capitale de l’Europe.

 

 

LE CINEMA ARENBERG, UN PROJET D’ACTION CULTURELLE

La première expérience «d’exploitant de cinémas» de l’Arenberg commence au Cinéma Monty à Ixelles dans le courant des années 80, se poursuit au Studios Arenberg (actuel Nova) pour enfin creuser son sillon dans les galeries de la Reine dès 1987.

Issu d’une génération à forte conscience politique, sa «défense et illustration du cinéma comme art vivant» a toujours été menée de front avec une forte implication sociétale.

D’emblée, il est apparu au Cinéma Arenberg que pour mener à bon port son «action culturelle», une classique salle de cinéma ne pouvait répondre à son projet. Il fallait plus: un lieu. Lieu d’exposition de films, lieu de rencontres et d’échanges.

Bien que l’Arenberg parlait déjà «d’un devenir théâtre» des salles d’art et d’essai, sa vision d’une salle de cinéma restait largement emprunte de la pratique communément admise dans ce qui par la force des choses est devenu son «métier».

Il y a maintenant une quinzaine d’années, le Cinéma Arenberg a entamé une réflexion de fond sur le futur de ces lieux auxquels il est attaché, non par nostalgie d’ancien combattant, mais parce que celui-ci est convaincu que ce sont de rares lieux qui créent encore du «lien social» et qui peuvent participer à un projet culturel d’émancipation.

Le cinéma est une industrie, culturelle certes, mais régie par des règles liées à celles du marché. Pourtant, il est des films qui semblent indéniablement mériter le statut d’oeuvre d’art. C’est cette frange de la cinématographie, créative et réflexive, qui est l’objet de son travail.

Comment assurer la pérennité de cette démarche alors que la sociologie des publics a changé, que l’évolution économique et technique a modifié les modes de «consommation» du cinéma?

Le Cinéma Arenberg est convaincu que l’avenir d’une diffusion culturelle en matière

cinématographique doit passer par la mise en place de «centres culturels cinématographiques», lieux d’action culturelle, d’éducation permanente et d’initiation à l’art cinématographique.

 

Ainsi seulement, le cinéma gardera sa vocation à créer du lien social en partageant un fond culturel commun loin des lieux de simple consommation.

  

 

CATALOGUE INCOMPLET DES ACTIVITES DU CINEMA ARENBERG

 

LA PROGRAMMATION

Coeur de son activité. En dehors du festival Ecran Total et des scolaires, ce ne sont pas moins de 50 films d’auteurs par an qui sont ainsi proposés au public, offrant ainsi un large panorama d’une création contemporaine largement diversifiée.

 

FESTIVAL ECRAN TOTAL

Vingt deux ans que le Cinéma Arenberg organise le festival Ecran Total, un des événements

culturels incontournables de l’été à Bruxelles. L’édition 2010 d’Ecran Total s’est déroulée sur 11 semaines, avec 74 films très différents: grands classiques de toute nationalité, cycle autour de la folie au cinéma, carte blanche à Jonathan Nossiter, cycle de films documentaires, films inédits et reprises, rencontres, …

Pour l'édition 2011, 78 films programmés, 13 rencontres organisées dont une carte blanche à Marjane Satrapi, des partenariats avec Les amis du monde diplomatique / Aden / la revue Politique et une première décentralisation du festival au Plaz'art à Mons pendant 6 semaines....

 

ECRAN LARGE SUR TABLEAU NOIR

Depuis 1992, le Cinéma Arenberg organise à Bruxelles «Ecran Large sur Tableau Noir» (en

coproduction avec l’Asbl Les Grignoux). Il s’agit d’un programme de films destinés spécialement aux élèves, de la maternelle jusqu’au secondaire. Les films sont accompagnés de dossiers pédagogiques afin de fournir aux enseignants les outils nécessaires à une analyse pertinente et pédagogique des films vus.

Le bilan de cette activité est plus que positif: en 2010, ce sont plus de 34.500 élèves qui ont

participé aux projections qui sont également délocalisées à Flagey.

L’Arenberg propose également pour certains films des animations en classe. Des spécialistes se rendent alors dans les écoles afin d’approfondir avec les élèves les questions soulevées par le film. L’Arenberg travaille avec 600 établissements scolaires et est en contact avec 2.500 professeurs. Le projet bénéficie d’une reconnaissance importante et réelle dans le monde enseignant.

 

ON SE FAIT NOTRE CINEMA !

«On se fait notre cinéma !» est un projet d’initiation au cinéma. Partant de la salle, ce qui permet d’immédiatement plonger l’enfant dans une dimension de plaisir et de partage (on ne regarde pas un film de la même manière chez soi, sur un dvd ou en salle), le premier objectif est de provoquer la surprise en le confrontant à un type de film rarement vu, un moyen ou long métrage muet en noir et blanc. Malgré l’étonnement, les enfants réagissent toujours positivement à cette démarche.

Ensuite, tout au long de l’année, divers ateliers ont lieu en classe ; axés autour d’un thème

(l’apparition du son, les plans, la couleur), ils comportent un volet théorique et un autre pratique (ce n’est en effet qu’en l’expérimentant que la théorie s’intègre vraiment).

En ce qui concerne la partie pratique, les enfants réalisent deux courts métrages. Ils passent donc par les diverses étapes de la réalisation: écriture du scénario, réalisation du story-board, confection d’un éventuel décor, choix des accessoires, éclairage, utilisation de la caméra et de l’appareil photo, initiation au montage…

Plusieurs écoles de pédagogies et de quartiers différents participent au projet et sont très tôt

amenées à se rencontrer. La première rencontre se déroule dans la salle du Cinéma Arenberg.

D’autres rencontres suivront régulièrement, chaque classe rendant visite aux autres. La classe invitant les autres fait ainsi découvrir son école et les particularités de son quartier. Les participants sont ainsi amenés à casser leurs préjugés et à aller à la rencontre de l’autre.

 

LES P’TITS SAMEDIS DE L’ARENBERG

Le principe est simple: tous les premiers samedis du mois (sauf jours fériés), les enfants de 4 à 11 ans sont pris en charge par une équipe d’animation de 10h à 13h. La matinée est consacrée à la projection de courts métrages (à destination des enfants de 4 à 7 ans dans une salle, et à celle des enfants de 8 à 11 ans dans une autre) et suivie, après une petite pause collation, d’une activité en rapport avec les thèmes abordés dans les films et organisée par une animatrice professionnelle.

Durant toute cette période, les enfants sont encadrés par un effectif qualifié et expérimenté. L’accès est limité à 40 enfants de façon à conserver l’objectif éducatif de l’activité, il ne s’agit pas d’une simple garderie. Une activité menée en collaboration avec Indications et Kineteca.

 

PROJET FIPI

Depuis 9 ans, le Cinéma Arenberg développe également une collaboration ponctuelle avec le FIPI (Centre pour l’égalité des chances), celle-ci consiste en un travail d’animation dans les écoles en discrimination positive suite à la projection des films d’Ecran Large sur Tableau Noir.

 

FORMATION AU LANGAGE CINEMATOGRAPHIQUE

Depuis 2003, le Cinéma Arenberg propose une formation ouverte à tous à travers 8 modules répartis mensuellement sur l’année le samedi de 11h à 13h.

Ces modules de 2 heures chacun sont donnés par Thierry Odeyn, professeur à l’INSAS. Il propose, dans le même exposé, théorie et extraits de films en alternance, une véritable réflexion sur le langage cinématographique et ses différentes facettes (montage, usage du son, de l’image,...).

En 2010, plus de 300 personnes ont suivi cette activité avec régularité.

 

«LIRE ET ECRIRE»

A l’initiative de l’asbl «Lire et Ecrire», un cinéclub est organisé à l’attention des groupes d’alphabétisation (pour adultes) à raison d’une matinée par mois. La programmation est conçue autour de films francophones.

 

LES ENFANTS D’ABORD

La programmation des «Enfants d’abord» propose des films de qualité pour les enfants de 3 à 10 ans (nouveautés, reprises et classiques) le mercredi, samedi et dimanche après-midi ainsi que les après-midi de jours fériés.

 

ZINEGLÜB

Le ZinéGlüb est un espace de rencontres et d’échanges au cœur du cinéma d’art et essai.

Constitué par une équipe de jeunes d’horizons divers, le ZinéGlüb s’adresse principalement à la génération «multimédias», mais aussi à tous ceux qui se sentent attirés par une séance mensuelle de qualité, toujours accompagnée d'une soirée spéciale. Géré de façon semi-autonome et épaulé par l’équipe du Cinéma Arenberg, le ZinéGlüb est un collectif composé d’une dizaine de jeunes, pour la plupart étudiants en école de cinéma, d’art ou de communication. Une collaboration avec Indications.

 

RENCONTRES DOCUMENTAIRES

Il s’agit d’une collaboration avec Le P’tit Ciné. De manière bimensuelle, des rencontres sont

organisées autour d’une question, d’une thématique, afin de dépasser le concept de la «séance» (film et débat), et de créer un espace convivial d'échange où les films et la parole s'aménagent plus librement, plus intuitivement.

 

LE CINEMA D’ATTAC

Cinéclub mensuel organisé par la cellule Attac-Bruxelles: projection et débats autour d’un film «militant».

 

GENRES D’A COTE

Séance mensuelle organisée avec l’asbl «Genres d’à côté» consacrée aux auteurs gay et lesbien.

 

ECRAN D’ART

Cette activité a été initiée en octobre 2001 afin de rencontrer la demande forte autour de la diffusion de films sur l’Art ou d’artistes. Cette séance est organisée conjointement avec La Cambre et ARGOS, et, depuis 2009, le Beursschouwburg.

 

COURTS DU JOUR / COURTS DU SOIR

Créée fin 2008, cette nouvelle activité se consacre aux court-métrages. Deux séances mensuelles (12h – 18h30) comportant pour un prix réduit (6,60 euros), la projection d’une série de courtmétrages (durée approximative du programme: 60 minutes), un déjeuner à midi et un apéro le soir.

 

Et encore…

Le Cinéma Arenberg organise un nombre important d’AVANT-PREMIERES, toujours en présence de l’auteur ainsi que des débats thématiques en présence d’auteurs et d’acteurs clefs des sujets abordés.

 

De plus…

Depuis trois années déjà, l’Arenberg accueille la QUINZAINE DES REALISATEURS en décentralisation de Cannes.

Le Cinéma Arenberg accueille également le cinéclub du dimanche matin, «Ciné femme».

  Autant de raisons évidentes pour  aller  signer la pétition sur leur site :

http://www.arenberg.be/fr/118/Pétition---Sauvez-l'Arenberg!

Join the club! 

 S A U V E Z   l’ A R E M B E R G  !!!                                                          Deashelle               

 

 

 

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- 07/07/2011 - 25/08/2011

Chaque jeudi soir pendant l'été. Cinéma en plein air - en association avec CINEMATEK

Visite du musée et de cinéma en plein air

 

Tous les jeudis en Juillet et Août, Musée BELvue ouvre ses portes pour des soirées de divertissement passionnants.Avec la visite du musée, les gens peuvent assister aux vernissages de cinéma en plein air sur la terrasse à côté des jardins du Palais Royal. 
histoires belges de toutes sortes seront indiquées par une série composée de fictions, dessins animés, documentaires, courts métrages et même la publicité. De Manneken Pis à Tintin, la famille royale pour l'Expo '58 à la banlieue de Gand connu comme «Moscou» - les téléspectateurs auront une autre perspective sur la Belgique. Le cinéma muet sera accompagné en direct avec un piano, tout comme dans les temps anciens! salles consacrées à l'histoire de la Belgique sera ouvert de 20 heures. C'est une occasion de mettre les films dans leur contexte historique tout en marchant à travers le musée avant le film, vous pouvez vous plonger dans l'ère dans laquelle le film a été réalisé.

Détendez-vous sous le soleil couchant sur l'agréable terrasse de Belvue en attendant que le film commence.Rafraîchissements et collations seront servis pour votre plaisir.


Programme

07/07 : Manneken Pis L'Enfant Qui pleut (le "Manneken Pis, l'enfant qui pleut") - Anne Lévy-Morelle (BE 2008 / 90 '/ français sous-titré flamand) montrant spécial sur le site archéologique du Coudenberg au 14/07 : Tintin et le lac aux requins - Raymond Leblanc (BE-FR 1972-1973 "/ français avec sous-titres flamande) 21/07 : Nos Têtes couronnées(«Notre Royals») (Court métrage documentaire et le courant des affaires des segments) 28/07 : Ketjes de Bruxelles(«Bruxelles de l'ketjes) (Sélection de la publicité, courts métrages et des mini-documentaires) 08/04 : Moscow, Belgium - Christophe Van Rompaey (BE 2007 / 102 '/ flamand avec sous-titres français) 08.11 : Pub ! ('! Annonces ») (Compilation de la publicité belge de 1930 à aujourd'hui) 18/08 : Expo '58 (Films des années 1960, des mini-documentaires et films expérimentaux) 25/08 : Toto le Héros - Jaco Van Dormael ( BE-FR-DE / 1991 / 91 '/ français sous-titré flamand)

Informations pratiques

Tous les jeudis en Juillet et Août. 
Le prix est de 5 € qui comprend la visite du musée et aussi le visionnement de cinéma. Gratuit pour les enfants de moins de 12 ans. 
Musée ouvre ses portes à 20 heures. Le film sera montré au coucher du soleil. Longueur:. 50-110 minutes 
En cas de pluie, le film sera présenté dans l'atrium du musée. Bilingue. Pas de réservations.

Contactez

Personne à contacter: 

 - 070-22 04 92

 

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12272745487?profile=originalProfitant de sa dimension esthétique et de sa réalité historique, le domaine de Seneffe, est assurément le décor idéal pour la présentation d’une nouvelle édition de « La Nuit Musicale ».
Perle de notre patrimoine architectural, situé non loin de la périphérie bruxelloise, facile d’accès et synonyme de beauté, il réunit toutes les conditions nécessaires à l’organisation d’une manifestation de cette ampleur.
Construit entre 1763 et 1768 par l’architecte Laurent-Benoît Dewez pour Julien Depestre, homme d’affaires enrichi devenu comte de Seneffe et de Turnhout en 1767, ce bâtiment est un joyau qui abrite aujourd’hui le Musée de l’Orfèvrerie de la Communauté française de Belgique. La façade du logis, de style néo-classique, a été édifiée en pierre bleue de Feluy et d’Ecaussinnes. Elle est flanquée de deux longues galeries palladiennes à colonnes ioniques, qui abritent des statues et des vases sculptés à l’antique par Laurent Tamine, et conduisent respectivement à une chapelle et une conciergerie. La cour d’honneur est fermée par une grille en fer forgé qui s’appuie contre deux socles supportant des lions sculptés par Dubois. Le petit théâtre, parfait exemple de l’architecture néo-palladienne de la seconde moitié du XVIIIème siècle, accueille des concerts, des pièces de théâtre et des expositions. L’orangerie, autrefois destinée à abriter les orangers qui ornaient la cour d’honneur et les abords du château durant la belle saison, sert aujourd’hui de salle de concert, de séminaire, de conférence ou de réception. Le « jardin des trois terrasses » s’étend de la galerie droite à l’enceinte de la propriété. Le parc, aménagé en partie à la française et en partie à l’anglaise, s’étend sur 22 hectares; il comprend un grand bassin central et un étang orné d ‘une île romantique que l’on atteint en passant par une passerelle arquée en fer forgé.
Par l’intermédiaire du spectacle, l’occasion est belle de rendre hommage à la beauté de ce lieu et par conséquent aussi, d’attirer l’attention sur l’ensemble des efforts de rénovation et de conservation consentis au quotidien par les pouvoirs publics pour rendre à cet ensemble architectural son plus bel éclat.

 

Samedi 6 août 2011 de 18h à minuit

Rendez-vous au domaine du Château de Seneffe

La célèbre Nuit Musicale quitte Beloeil et fête ses 10 ans au somptueux domaine du Château de Seneffe. Le samedi 6 août, entrez dans la magie de cette soirée musicale unique. Imaginez votre balade entre les plus beaux trésors de  Beethoven, Tchaikowski,  Mozart, Brahms, Bach, Vivaldi, … au total, plus de 300 artistes vous attendent pour une centaine de concerts ! Ajoutez des centaines de figurants en costumes d’époque, des milliers de flambeaux, des découvertes gastronomiques … et en apothéose, un feu d’artifice magistral, vous êtes déjà dans l’univers féerique de la Nuit Musicale !

Au total, c’est plus de 300 artistes, répartis sur 10 scènes différentes, qui se mobilisent cette année encore pour assurer cette balade musicale prestigieuse à travers les plus grands airs de la musique classique. Etoiles du chant, de l’opéra, de la flûte, de la guitare, du piano, du violon… toutes s’harmonisent au firmament et vous proposent, l’espace d’une soirée d’enchantement, une balade musicale à la (re)découverte des grands espaces et des multiples coins et recoins des célèbres jardins du domaine. Durant toute une soirée, chaque lieu s’illumine au rythme des bougies et des notes de musique.

 

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L'Univers du chapeau en dentelle

 

L’univers du chapeau en dentelle 

                                                  Antonia Iliescu                                                                                                                                                

            Aujourd’hui je regarde pour la première fois la mer, cette année, sur une plage à Djerba. Je me trouve juste en face de l’hôtel, où la voix de Roah couvre le bruit des vagues :

- Venez mesdames et messieurs! Allez, bougez! Nior - notre danseur - vous invite à faire avec lui quelques mouvements d’aérobic.
              La mer, très froide et agitée, ne m’inspire aucun désir de baignade. Juste un petit baptême. Un, deux, trois et c’est fini. Je sorts de l’eau pour rejoindre ma chaise longue.         

Dans quelques minutes le soleil devient insupportable. Je cherche dans mon sac à main le petit chapeau en dentelle de ma grand-mère, tricoté par elle-même. Il est fait en macramé, avec des bords larges, tombant sur le front et sur les joues. Mamie n’est plus de ce monde mais le travail sorti de ses mains a duré et je m’en sers maintenant, après plus de 35 ans. Nous étions toutes les deux à Copacel, en vacances. Elle était assise sur une petite chaise, au soleil, qu’elle avait posée stratégiquement, devant la porte, là l’on pouvait apercevoir les sommets des montagnes Fagarasi. Elle crochetait, absente. De temps en temps elle levait ses yeux vers la montagne, pour ensuite les baisser sur la dentelle d’où elle tirait des histoires sur Jésus, sur la Vierge Marie, sur Lui, « celui vu par personne mais craint par tout le monde », sur les fleurs et les papillons et les oiseaux qui portaient dans leurs ailes le ciel et la terre. Elle crochetait. Le chapeau s’arrondissait sous ses mots, comme un vase d’argile sous la main du potier, en recevant de la profondeur et autre chose, beaucoup plus important, dont je ne savais rien à l’époque. Mamie y entrelaçait des mystères passés et futurs, qui tombaient au creux du chapeau. Au fur et à mesure qu’il prenait forme, il prenait aussi du contenu. C’était un chapeau magique, qui  m’a toujours accompagnée dans mes voyages à travers le monde, à travers la vie, comme un témoin silencieux et fidèle. Mais en ce temps-là, je ne savais pas que chaque mot de mamie allait se prendre à jamais dans les mailles de la dentelle.

            Je pose le chapeau sur le visage et je regarde à travers lui le soleil filtré. Des milliers de soleils minuscules comme la pointe d’une épingle, se glissent par les pores du chapeau et me percent les yeux. Au contact avec le tissu enchanté par la main de mamie, le soleil vole en éclats. Chaque grain de lumière a le scintillement aussi spectaculaire que la grappe d’un soleil entier. Je regarde le jeu enivrant de la broderie qui, aussi épaisse qu’elle soit, ne peut pas arrêter l’élan de la lumière solaire. Par la maille du tricot fin je prends en possession l’espace géométrique dessiné par deux disques transparents qui se superposent partiellement. Chaque disque est formé d’une infinité de cercles concentriques et segments de cercle, de couleurs différentes, couvrant la palette des sept couleurs de l’arc-en-ciel, enveloppées dans leur infinie traîne de nuances. Je regarde attentivement les deux disques transparents, dessinés d’une manière fantasque avec autant de maîtrise. Ils semblent identiques, pourtant ils ne le sont pas. Le disque d’en haut, faiblement déplacé vers la droite, ouvre une perspective inattendue. On dirait qu’il est une tranche fine, de taille nanométrique, taillée du tronc d’un arbre vieux comme le monde, qui s’ouvre en profondeur, comme un gigantesque entonnoir.

            Tout à coup, des scènes venant d’autres mondes commencent à défiler devant mes yeux grands ouverts. Non, il ne s’agissait pas d’hallucinations ! Ces visages étaient vivants et absolument convaincants ; c’était comme si je regardais le paradis par le trou de la serrure. Pendant que je les scrutais, j’attendais la voix de Roah, l’animateur de ce matin-là. Il nous invitait de sa voix un peu rauque :

- Venez, mesdames et messieurs! Venez jouer aux fléchettes!

Tout était réel et inexplicable. Il semblait que mon temps à moi et le temps éternel s’étaient donnés la main dans une maille du chapeau et l’espace de ma propre existence communiquait par un étrange principe de la physique, non encore découvert, avec le Grand Univers.

« C’est la brise », j’ai pensé, « c’est la brise qui se repose dans un pore du chapeau ».
            J’ai rapproché les cils les uns des autres et j’ai regardé à l’intérieur. Au centre de cet « espace » capté par hasard sur cette pellicule humide, le vrai monde s’est dévoilé d’une manière étonnamment normale. Ce monde commençait avec Jésus. Je ne lui ai aperçu que le visage : un homme jeune, barbu, aux cheveux bruns. Il regardait du côté droit, quelque part, sans une cible précise (où c’était moi qui ne voyais tout ce qu’Il voyait). Il était complètement séparé de notre monde. J’ai eu immédiatement la sensation gênante de L’avoir « surpris » en pleine méditation, par l’indiscrétion d’un phénomène physique espiègle. A-t-Il voulu se montrer à moi quelques secondes ? Pourquoi ? Le mystère reste entier, je ne peux pas le casser d’aucune façon. J’avais l’impression d’avoir commis une impiété, d’avoir pénétré, non invitée et par erreur, dans le Paradis, là où un brin d’éternité s’était dévoilé à mes yeux mal préparés pour une telle expérience extatique. Mon cœur battait fort. Non, ce n’était pas à cause du soleil que mon cœur tambourinait ainsi. J’étais pourtant à l’abri sous le chapeau de mamie. Mon cœur battait de stupeur, d’extase, de remord pour être entrée dans un monde trop saint, où je ne savais pas comment bouger, moi, la pécheresse. J’avais peur de respirer, car le mouvement d’aller-retour de la poitrine changeait sans cesse les images. D’autres  images se formaient par après, en dessinant d’autres visages qui ne duraient que le prix d’une apnée.

J’ai perdu Jésus beaucoup trop vite, mais voilà, un autre visage lui prend la place. Une femme avec voile – je rectifie : une femme triste avec voile – regardait dans la même direction. Elle avait le teint olivâtre et le voile brun rougeâtre, était tissé d’une toile molle, qui se moulait sur sa tête, en descendant sur les épaules et encore plus bas, vers un corps invisible. C’était La Vierge Marie, assombrie, préoccupée. Elle regardait toujours vers la droite, mais son regard descendait en bas. Nous regardait-elle ?

            Il est arrivé ensuite, dans cet espace, un vieil homme, portant de longs vêtements. Il regardait tout droit. Il marchait silencieux et seul par le désert. On voyait très clairement ses pas sur le sable et ses pas se perdaient dans des trous de plus en plus petits, dans les dunes lointaines.

Finalement, en perdant le contact avec le monde des saints et en m’enfonçant l’œil de plus en plus profond dans le cou de l’entonnoir, le premier homme m’est apparu. Il s’est montré entier, tout comme le vieillard du désert. Le premier homme était robuste, avec le corps blanc couvert seulement d’une feuille. Adam était le seul à être resté un peu plus dans l’entonnoir du temps. Il regardait tout droit, vers moi on dirait, moi qui étais de l’autre côté de l’espace découpé par le pore du chapeau. Mais je ne crois pas qu’il m’avait vu. Il était embarrassé, épeuré et seul. Désorienté, il a commencé à bouger sa tête vers la droite et vers la gauche, en ne sachant pas quelle direction emprunter. Il n’était pas décidé comment entamer sa vie terrestre. Il cherchait évidemment un semblable, quelqu’un pour communiquer.  Mais il était seul et avait l’air de se demander : « Comment suis-je arrivé jusqu’ici ? » Adam posa ses yeux sur moi. Il m’avait donc vue finalement ? Il a fait quelques pas en avant, avec une vague intention de pénétrer dans l’entonnoir du temps, pour s’y rapprocher. Etait-ce peut-être une impression ou un désir à moi. Se sentait-il tellement seul qu’il avait perçu le mouvement de notre monde, derrière lequel je l’examinais attentive?

            La belle voix de Roah me remet sur terre : «  - Carolina, la gagnante de ce jeu de fléchettes, reçoit un chameau magique. Mesdames et messieurs, applaudissements pour Carolina ! ». Carolina criait de joie pour avoir reçu le chameau magique où se mélangeaient huile et vinaigre de salade.

Le torrent d’applaudissements et les sifflements de Carolina m’ont fait tressaillir. Le chapeau de mamie a glissé, en tirant avec lui vers le sable blanc tout l’univers que j’avais eu sous mes yeux quelques secondes auparavant. Tout s’est passé avec une telle précipitation que je n’eus plus le moindre temps de murmurer à Adam-le-seul : - Ne te presse pas ! Ne pleure pas ta solitude. Que pourrais-tu faire dans notre monde ? Danser ta vie, les soirées, sur une scène d’un hôtel tunisien quelconque, où des vieilles femmes obèses viennent acheter, pour une nuit, des corps jeunes d’indigènes affamés ? Que ferrais-tu avec ton innocence d’enfant orphelin ? Trotterais-tu avec du génie suivant les rythmes diaboliques de la danse irlandaise ou de la danse berbère, jusqu’à ce que les gouttelettes de sueur mélangées à la poussière sortie du plancher dégoulineraient comme les larmes de boue sur ton visage, comme elles coulaient hier soir sur le visage de Roah ? Te débarrasserais-tu, soulagé, de ton sourire accroché à tes lèvres, te libérant ainsi de ce rictus fatigant, étant persuadé que le monde regarde uniquement tes pieds, comme Roah a fait hier soir ? Par leur langage qui leur est propre, tes pieds te trahiraient finalement en racontant avec art subtile ton drame, tout comme elles ont témoigné hier soir  du drame de Roah, celui au corps moitié adulte, moitié enfant. Tu vois Carolina ? Ce soir elle aura Roah dans son lit. Elle l’a déjà pris sur ses genoux (comme son petit neveu à la maison) et négocie un prix. Ici, dans notre monde, tout se négocie, surtout l’innocence. Reste comme ça, seul comme tu es. Ne regarde même pas ce que notre monde va devenir. Fuis tant qu’il est encore temps ! Et surtout ne te languis pas après Eve ou Caroline, ou… Roah n’a pas eu de chance. Il s’est peut-être aventuré lui aussi, voici quelque temps, à travers le pore d’un chapeau de soleil qui n’est pas tombé à temps du visage d’un touriste allongé sur la plage au sable blanc. Et ce serait peut-être comme ça que Roah est entré dans le tourbillon de l’opulence du 21-e siècle, avec son corps noir et maigre, sculpté par la danse et la famine, en se demandant pendant ses moments de lucidité : « Comment suis-je arrivé jusqu’ici ? Qui m’a emmené ici et pourquoi ? »

J’ai débarrassé le chapeau des quelques grains de sable et je l’ai remis sur le visage, en espérant qu’il me porterait à nouveau, comme un tapis enchanté, vers d’autres mondes meilleurs. Je regrettais de ne pas m’être attardée un peu plus au Paradis. Je m’étais hâtée, gourmande de voir ce qui fut avant Jésus, avant  La Vierge Marie et avant Moïse.

J’ai essayé de pénétrer une fois de plus au delà du tissu magique du chapeau… Mais le chapeau de mamie se tut. Et son silence était un reproche. De tout ce qu’il m’avait envoyé ce merveilleux matin de mars, seule la tristesse m’avait touché le cœur. Rien d’autre. Et le soleil était entré dans un nuage noirâtre.

 

23 mars 2006

 

(traduction du titre original “Universul din pãlãria de dantelã”, du volume de pensées et essais: "Stropi de gând si muguri de constiinta" - Ed. Pegasus Press, Bucuresti - 2010) 

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Pour tous les amateurs de musique, voici le fameux festival Midis-Minimes qui nous offre une très belle sélection de concerts cet été à Bruxelles.
Rappelons le principe: pendant  les 2 mois de vacances scolaires, juillet et août, un concert est programmé chaque midi en semaine, un concert court, de 35 minutes, pour se plonger dans les sons en un bref moment.

Cela permet à ceux qui travaillent, qui visitent la ville, qui flânent, de s'offrir une halte musicale bien agréable en été. 

La programmation est variée, allant du moyen âge à aujourd'hui, en passant par les musiques du monde.

Diversité, rencontres et découvertes sont les maîtres mots de ce festival qui souhaite réunir des personnes à l'écoute de ces trésors, dans l'église baroque des Minimes, pas très loin du Sablon.

Et maintenant, depuis 25 ans déjà, nous pouvons nous régaler de concerts pour un prix dérisoire, à la portée de chacun. En effet, dès 1986, ce festival eût l'idée originale d'y présenter ces concerts, courts, mais de qualité.

Chaque été, je m'y rends à plusieurs reprises, butinant çà et là, l'un ou l'autre de mes compositeurs préférés et allant aussi à la découverte d'autres richesses, moins connues.

D'autre part, les Midis-Minimes s'associent cet été, pour la 4ème année, à la ville de Wavre et y présentent là aussi un beau choix de concerts dans le cadre du Festival Maca-Minimes. Ces concerts auront lieu à Wavre alors, chaque mardi et jeudi à 12h15 dans le cloître de l'Hôtel de ville essentiellement.

 

Un aperçu des concerts à Bruxelles. En semaine, vous pourrez y écouter, entre autres:

Camille Saint-Saëns, la poésie d'Ovide en musique, Stamitz, Haydn, Khatchatourian, Fauré, Philippe Boesmans, une messe du 14ème siècle, la musique classique de l'Inde du Nord, de Turquie, de Perse, des chants polyphoniques géorgiens etc...

 

Pour leurs 25 ans, un CD est édité et reprend les moments forts de ces années, dans une sélection répartie en un coffret de 5 CD, la plupart enregistrés par Musiq'3. On pourra se le procurer sur place.

 

Alors, cet été sera musical à Bruxelles! Parmi toutes vos découvertes, pourquoi pas y déguster une sonate, le temps d'une respiration?

 

http://www.midis-minimes.be/


Pascale Eyben
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À l'ère de l'espoir

 

Mon âme s’est réincarnée,

Lors, je me trouve face à face,

Une ou deux fois, chaque journée,

Avec une femme qui passe.

 

Je la croise dans ma maison,

Sa vue ne m’est pas agréable.

Je dois me faire une raison,

Mais j’en suis encore incapable.

 

Je regarde, en un bref instant,

L’intruse qui semble chez elle.

Son visage est déconcertant,

Dans ses yeux, aucune étincelle.

 

J'ai souvenir de ma liesse,

Apercevant, dans un miroir,

Ma rayonnante joliesse.

C’était à l’ère de l’espoir.

 

27 juin 2011

 

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Printemps

Printemps
           Antonia Iliescu

Le printemps est partout - en nous,
dans l’air, dans le ciel, mais surtout
dans l’hiver même, qui s’estompe doux
dans les jardins frappés d’automne
dans les cloches d’église qui résonnent
pour annoncer la grande nouvelle :
le printemps a ouvert ses ailes
de papillons, de fleurs, de trilles,
de couleurs vives, d’amours subtils
qui naissent dans la rosée de l’herbe
niant toute raison du verbe.


le printemps sait qu’un jour mourra
mais il meurt quand il fleurira.            

 

(du volume "Nãscãtorul de perle" - Ed. Pegasus Press, Bucuresti - 2010) 

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Le coeur qui tue

Le cœur qui tue

                        Antonia Iliescu

 

La bonne-femme-de-neige sourit

Sourit et meurt petit à petit
Dans une rue calme et sibylline…

Meurt sans savoir, sans qu’on le sache

Dans une tranquille banale ville

Anonyme.

 

L’enfant lui a bâti son corps d’amas de neige,

De carotte, rouge de piment et noir charbon

Il lui a mis dans la poitrine un chaud cœur bon

Ayant comme unique enseigne

L’amour…

L’amour qui la caresse et qui la baigne

Dans un océan blanc, infini ;

Cet amour qui donnant, donne la vie

Mystère, jeu, souffrance et sainte magie.

 

La bonne-femme-de-neige sourit…

Ses lèvres-piment rouge, figées

Sourient, sourient sans cesse émerveillées ;

Embrasse inconsciente le ciel ensoleillé,

Tendis qu’elle s’écoule, - masse rêveuse -,

Avec sa robe blanche comme la lune

Doucement, silencieuse,

Vers la terre brune.

 

Elle meurt et rit, et rit et meurt, toute tendre,

Avec ses lèvres de piment et de filandres…

 

Ce n’est pas de sa faute

La faute est à l’enfant insouciant

Qui lui mit, en jouant

Dans la poitrine-cage,

Un cœur fou et vivant,

Un cœur volage

Aux battements trop forts,

Qui, lui donnant la vie,

Lui donne la mort.

 

(traduction, du volume "Nãscãtorul de perle", Ed. Pegasus Press - Bucuresti 2010)                                       

 

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journal de bord, lundi 27 juin 2011

Energie, énergie, énergie. Pile électrique qui se maintient, ou se consume, à l'intérieur, à l'extérieur de soi-même, selon le temps qu'il fait, ce qu'on a incurgité dans la matinée ...

 

Je m'en réfère toujours à mes tournées de facteur et à leurs moments insolites, pas toujours de doux repos, mais si enrichissants.

 

Ainsi, donc ...

 

Je constate, là, comme ailleurs ...

 

Autant il y a des gens qui vous épuisent en ne vous écoutant pas ...

Autant il y a des gens qui vous épuisent en vous écoutant.

 

Je m'attarderai sur le dernier point cité. Oui, oui, oui, tout dépend de la manière dont la personne "qui vous écoute" ... vous écoute.

 

Une situation, anecdotique, vécue sur ma tournée, y a quatre ou cinq semaines, me revient.

 

C'était un vendredi, je crois. J'avais démarré ma journée de boulot en super forme. Le tri au bureau, OK. Le début de la tournée, chaussée d'Ixelles, rue de Vergnies, OK.  Soleil sur la route, aussi.

J'arrive, c'est inévitable, au p'tit bistro, rue de Vergnies, où la dame du lieu m'offre chaque jour une petite soupe ou un café.

Pour ne rien gâcher, des tables, dehors, sont déjà installées devant la fenêtre principale du bistro. Je m'y assieds (dix minutes, pas plus), le temps de savourer la ... p'tite soupe. Des gens passent, me sourient. Je suis populaire dans l'coin, faut dire. Tout, tout, tout s'annonce bien.

 

Une connaissance (sympa), qui habite dans une rue pas loin, qui passe par la rue de Vergnies, s'arrête devant moi. Nous bredouillons quelques mots.

Et finit (de sa part) par me retomber (en souriant) l'affirmation classique : "On ne retrouve plus nos lettres au bon endroit" ou "C'est pas évident pour vous, les facteurs ..."

De manière générale, je ne m'attarde plus (trop) sur ces phrases. Je réponds en vitesse ... par une formule toute faite ou un sourire qui approuve. 

 

Ici, allez savoir pourquoi je me mets à répondre dans le détail à cette "connaissance sympa" qui s'est arrêtée (tout y passe, dans ma réponse) : 

Les contrats qui ne sont pas renouvelés ... les facteurs remplaçants qui n'ont que trois jours pour être initiés au métier, après quoi ils doivent se démerder sur le terrain ... les facteurs remplaçants qui sont soumis à des horaires stricts et serrés ... les facteurs remplaçants qui auront leur contrat renouvelé si on peut certifier qu'ils terminent le boulot dans les temps requis ... le temps qu'on passe avec les clients ou les services qu'on rend aux clients, ça n'est pas repris dans le futur plan de travail ...

Et j'en passe, et j'en passe ...

 

Oui, allez savoir pourquoi je réponds dans le détail, sans ret'nue, à cette "connaissance sympa" qui s'est arrêtée ...

Ca vient, ça sort même tout seul.

Je vais bien aujourd'hui, donc tout coule facil'ment.

Je vais bien aujourd'hui, donc je réponds facil'ment, donc je communique facil'ment.

Je vais bien aujourd'hui, donc je récupère toutes les heures, tous les instants où je n'ai pas pu communiquer facil'ment et où je m'en suis senti ... frustré.

Je suis assis sur une chaise de terrasse, donc je suis détendu, ça m'aide à répondre, à communiquer.

Et la "connaissance sympa", qui ne bouge pas, qui marque un regard souriant, disponible, attentif, curieux, à l'écoute ...

C'est si important de se rendre disponible, de partager.

Et je m'entends raconter, raconter. Mon souffle (asthmatique, au départ) est aujourd'hui en parfait accord avec mes phrases, mes mots.

Et la "connaissance sympa" qui continue à écouter, à sourire, à apposer ...

Et la "connaissance sympa" qui adresse parallèl'ment des sourires (polis) aux gens qui passent (ça me déstabilise un peu, mais bon ...)

 

Soudain, je me sens essoufflé. Je marquerais bien une pause. Je reprendrais bien ma soupe. Je reprendrais bien ma respiration. Je fermerais bien les yeux. Je me tairais bien. Mais ... je n'y arrive pas. Mais ... la "connaissance sympa", en face de moi, ne bouge pas, continue à sourire, à sout'nir mon regard, comme si ... j'avais encore quelque chose à dire (ou comme si ... je devais encore dire quelque chose). Je me sens désarmé. Incapable de marquer un arrêt (peur de vexer, peur d'être désagréable ?). Et ... je continue sur ma lancée : je donne encore des indications sur le boulot. La "connaissance sympa" continue à rester devant moi, à sourire, à garder son attitude d'écoute.

 

Voilà que ...

 

Le patron du bistro sort. D'un geste brusque, impulsif, il écarte mon caddy de la table où je suis assis (oui, mon engin lui bouche le passage). Il file vers le garage d'en face (où sa voiture se trouve), et revient, cinq minutes plus tard, avec une caisse d'un certain volume. Il a besoin, le gaillard, d'un minimum de place (et d'espace) pour rev'nir sur ses pas et réintégrer son bistro.

 

Je le connais, ce gars-là. Il est pas méchant pour un sou, mais y a pas un jour où il ne râle pas, où il ne peste pas (à cause d'une facture ou d'une taxe à payer, pour une pension qui lui arrive trop tard).

Je le sais.

N'empêche que, même en connaissance de cause ...

Les vibrations, à côté de vous, d'un gars qui ronchonne, on le sent dans la poitrine. Et on en est particulièr'ment affecté, perturbé quand ça vous interrompt brutal'ment au moment où vous parlez à quelqu'un. On en est tell'ment perturbé qu'on n'arrive plus à réagir, même. On en est tell'ment perturbé qu'on en d'vient sans voix.

 

Et pendant ce temps, la "connaissance sympa" reste devant moi, me sourit, soutient toujours mon regard.

Et pendant ce temps, la "connaissance sympa" sourit toujours parallèl'ment aux gens qui passent dans la rue au même moment.

Et pendant ce temps, la "connaissance sympa" sourit (sans plus) en direction du patron du bistro qui ronchonne devant mon caddy à la mauvaise place.

Jonglerait-elle sur tous les tableaux ?

Je veux garder mon cap. Ne pas me laisser écrouler.

Après trois ou quatre secondes de silence (ou de perturbation), je reprends mes explications sur les difficultés des facteurs.

 

Quinze secondes se passent.

 

Voilà que ...

 

Une dame sans âge, complèt'ment saoûle, sort du bistro. S'est-elle fait mettre dehors ? Plus que probable.

Pendant que je (re)cause à la "connaissance sympa" ...

La dame saoûle me met la main autour du cou. En sentant la bière, j'imagine.

La dame saoûle m'adresse des propos (de bistro) total'ment incompréhensibles.

Je suis à nouveau perturbé dans mon élan.

Bien sûr, le patron du bistro intervient (avec sa rouspétance habituelle) pour ... l'éloigner de moi.

En attendant ...

J'ai supporté, encaissé la mauvaise humeur du patron du bistro.

J'encaisse maint'nant une saoûlarde.

Je dois encore m'interrompre. Physiqu'ment, j'y arrive pas.

 

Et la "connaissance sympa" continue à me sourire, à sout'nir mon regard, à sout'nir les indications que je lui fournis ... sans me manifester extérieur'ment une réponse (qui me montre qu'elle suit mon explication).

Et la "connaissance sympa" continue à sourire devant les gens qui passent.

Et la "connaissance sympa" sourit aussi (d'une manière très très ... polie, très très ... sociale) devant la saoûlarde et son manège.

 

Jusqu'où va donc le degré d'écoute de la "connaissance sympa" ? En profondeur ? En attitude ? Visiblement, elle capte tout.

 

Toujours est-il que ...

Lorsque je termine ma "p'tite soupe" ...

Lorsque la "connaissance sympa" s'en va, quand même ...

Lorsqu'il est temps, pour moi, de me remettre en route et de poursuivre ma tournée ...

Je me sens claqué. Ebranlé. Court-circuité. Toute mon énergie a fichu l'camp.

 

Je réalise que ...

En temps normal, j'aurais fait face au patron de bistro qui ronchonnait.

En temps normal, j'aurais fait face à la saoûlarde.

Quand à la "connaissance sympa", j'ai un peu plus de réserves, de nuance.

 

Ce jour-là ...

Tout le reste de ma tournée, mon souffle trinquait.

Tout le reste de ma tournée, ça sifflait dans ma poitrine (l'asthme, ça ne vous épargne pas).

 

Bien entendu, j'ai survécu.

 

 

 

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journal de bord, dimanche 26 juin 2011

Des fleurs, des fleurs, des fleurs de toutes les couleurs. J'en vois ... des oranges.

 

Des espèces de grands morceaux de bois, plantés sur un carré de terre, prévus pour l'éclosion des haricots, qui font penser aux tentes de camping chez les scouts.

 

Ca chante aussi, dans l'jardin.

 

Le chat noir (du voisin) a grossi et attrapé un regard ... mauvais.

Sa collègue blanche est toujours aussi championne dans l'art de lécher les assiettes.

 

Paraît que c'est la saison des amours.

 

Tiens, nous sommes le 26 juin (bientôt le 27). Les jours déclinent-ils donc déjà ?

 

Les restes des cailloux (ser'vant pour faire du béton) forment un merveilleux tapis devant une des portes ... donnant accès au jardin.

 

Les flics peuvent jouer les douaniers un peu partout, on s'en fout.

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12272743274?profile=originalEn 1967, le philosophe et cinéaste Guy Debord publiait "La société du spectacle", "la seule théorie (selon lui) de la redoutable révolte de mai", qui inspira de fait plus d'un soixante-huitard. Vingt ans après, ses Commentaires sur la société du spectacle prolongent sa critique radicale du mode de vie et de pensée en vogue dans les sociétés contemporaines. Ennemi déclaré de l' "ordre" établi, Debord dénonce dans ce qu'il appelle "le Spectacle" un processus universel (et multiforme) de mystification sociale, à l'oeuvre dans toute société moderne quel qu'en soit le régime politique. Ce que Marx appelait "aliénation" ou "idéologie" atteint aujourd'hui son comble, son stade suprême, à l'époque précisément de la prétendue "fin des idéologies".

Le capitalisme en gloire, ou la tyrannie du Spectacle.
Pour Debord, l'apparition de la "société spectaculaire" (dans les années 20) constitue l'avènement du siècle, "et aussi celui qu'on s'est le moins aventuré à expliquer". Ses "Commentaires" s'ouvrent même sur un constat désabusé: depuis mai 1968, l'empire du Spectacle n'a cessé de s'étendre et de se renforcer.
Qu'est-ce que le "spectacle" au sens de Guy Debord? Ce n'est pas seulement l'omniprésence des médias, de la télévision, de la "communication" ou du divertissement, le règne des images, mais plus généralement un certain rapport social entre les personnes, médiatisé par des apparences et des images. Séparés du réel, de nos semblables et de notre être véritable dans la consommation d'un bonheur individuel et factice, nous ne vivons aujourd'hui qu'en représentation. Socialement, nous ne sommes plus, nous paraissons être et ne sommes que pour paraître. Le Spectacle est l'essence illusoire, fantasmatique, mensongère de toute la société moderne. Plus que jamais, la vrie vie est absente.
Cette conception de la vie moderne comme aliénation radicale repose sur une analyse de la société industrielle et marchande d'inspiration hégéliano-marxiste. Pour Debord, le capitalisme moderne a fondé une véritable religion terrestre: le culte de la Marchandise, de la Production pour la Production; le fétichisme de la valeur d'échange (dont l' argent est l'image symbolique et sacrée). Dans cette idolâtrie des produits échangeables, c'est la puissance du Capital lui-même qui se réalise sur le mode ostentatoire. Et la société entière, avec toute sa technique, tout son équipement, l'infinie profusion de ses biens matériels, n'en est que la représentation "spectaculaire" et triomphale.
Qu'est-ce alors que la marchandise-devenue-spectacle, sinon la forme très concrète de l'illusion sociale, la présence réelle de la fausseté, l'expression matérialisée d'une pure Idéologie, sans nom ni contenu, qui imprègne la pseudo-collectivité? Qu'est-ce que le "spectacle", sinon la dissipation de toute société réelle et le camouflage de la lutte des classes?
"L'expérience pratique de l'accomplissement sans frein des volontés de la raison marchande aura montré vite et sans exceptions que le devenir-monde de la falsification était aussi un devenir-falsification du monde."

Le nouvel ordre spectaculaire.
Or cette société où "le spectacle s'est mélangé à toute la réalité, en l'irradiant", correspond plus précisément au stade "post-moderne" du système de la "domination spectaculaire": celui du "spectaculaire intégré, qui désormais tend à s'imposer mondialement".
Dans "La société du spectacle", Debord distinguait "deux formes, successives et rivales, du pouvoir spectaculaire, la concentrée et la diffuse". Le "spectaculaire concentré" était représenté par les sociétés bureaucratiques totalitaires, qui entretenaient en fait un véritable capitalisme d' Etat, concentré idéalement autour de la personnalité d'un dictateur-vedette (Staline, Hitler, Mao, etc.). Le "spectaculaire diffus", quant à lui, correspondait aux sociétés libérales bourgeoises, sociétés d'abondance au mode de vie plus ou moins américanisé.
Mais, dès 1967, il était clair pour Debord que ces deux formes rivales en apparence reflétaient seulement le développement inégal d'un seul et même Système spectaculaire universel. Vérité qu'aurait pleinement vérifiée l'apparition récente, dans les Etats avancés, du "spectaculaire intégré", "unificatin fructueuse" des deux formes précédentes sur la base d'une victoire général de la forme "diffuse".

L'administration du mensonge.
Les "Commentaires" dégagent alors les caractéristiques particulières du "spectaculaire intégré", ou les "nouvelles techniques de gouvernement" d'un pouvoir "centralisateur par la force même des choses, et parfaitement despotique dans son esprit".
"Tendance la plus manifeste de ce siècle", la "fusion économico-étatique" est devenue le moteur du développement économique avancé. Progrès technique oblige: la gestion de la production et de la société requiert l'intervention de cohortes en tous genres. Mais ces derniers servent surtout de caution scientifico-médiatique aux décisions du pouvoir réel. Car tout projet important relève en fait des choix arbitraires et incontrôlables d'une poignée de décideurs-technocrates, qui sont les vrais "propriétaires du monde".
Du coup, la prétendue "communication" se fait toujours à sens unique. Leurre "spectaculaire" par excellence et simple monologue de l' ordre existant, elle "fait paisiblement admirer la décision déjà prise". D'une manière générale, l'information "autorisée", ponctuelle et invérifiable, n'est qu'une perpétuelle "désinformation", destinée à falsifier radicalement notre perception des choses.
Au fond, la toute-puissance du spectacle se mesure moin à ce qu'il montre qu'à ce qu'il cache. Debord l'affirme sans ambages, le spectacle "a fait triompher le secret", cet envers du décor spectaculaire. "Le secret domine ce monde, et d'abord comme secret de la domination." Les services secrets et tous les réseaux d'influence (y compris ceux de la Mafia!) ont des beaux jours devant eux.
Enfin, le "spectaculaire intégré" est le fossoyeur de toute pensée critique: "Jamais censure n'a été plus parfaite." Car, dans le monde dit "libre", il ne peut plus exister de vrai parti d'opposition, ni de programme politique vraiment alternatif. On voudrait même faire croire à la "fin de l'Histoire". Mais sur quoi repose ce très fallacieux "consensus spectaculaire", si l'on y regarde bien? Sur le recul de la conscience historique, l'appauvrissement d'une "pensée" engluée dans "un présent perpétuel" et en lui-même insignifiant. Sur la "paresse du spectateur", fasciné par le flux des "images(s) construite(s) et choisie(s) par quelqu'un d'autre", et qui fait ainsi "(l') expérience concrète de la soumission permanente". Et donc sur la liquidation du jugement, la "dissolution de la logique", la fin du dialogue et de la dialectique.
"Car in n'existe plus d'agora (...); nulle place où le débat sur les vérités qui concernent ceux qui sont là puisse s'affranchir durablement de l'écrasante présence du discours médiatique, et des différentes forces organisées pour le relayer."
L' opinion publique, est non seulment trompée, mais même impuissante à se constituer. Où est-tu, Démocratie?
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Le "Propos sur le Bonheur" d'Alain

12272743463?profile=original"Propos sur le bonheur" est un essai d'Alain, pseudonyme d'Émile Chartier (1868-1951), publié à Nîmes dans les Cahiers du Capricorne en avril 1925, et en volume, dans une version augmentée, à Paris chez Gallimard en 1928.

Alain commença à écrire ses premiers «propos», sous le titre de «Propos du dimanche» et «Propos du lundi» dès 1903: de Paris, il envoyait un article hebdomadaire au journal la Dépêche de Rouen et de Normandie. Il traitait les sujets d'actualité avec un grand sérieux. Puis Alain «invente» le «propos»: le 16 février 1906, dans les «Propos d'un Normand», désormais quotidiens, il laisse aller sa plume au gré de ses humeurs. Alain est alors un Normand, au propre et au figuré: originaire de Normandie, il incarne l'homme de bon sens par définition. Le «propos» renvoie à la tradition de l'essai selon Montaigne, où le «sage» s'analyse et exerce sa pensée en toute lucidité. De 1906 à 1936, les «propos» s'imposeront comme une sorte de commentaire, à chaud, de l'actualité politique: les «Propos d'un Normand» (16 février 1906-1er septembre 1914) furent suivis, après la guerre et une interruption due à la «tyrannie de l'opinion», par les Propos (d'avril 1921 à février 1927), puis les Libres Propos (de mars 1927 à septembre 1935) et les Feuilles libres (1935-1936). Certains seront réunis par thème et publiés en volumes: Propos sur la littérature, Propos sur l'éducation, Propos sur l'économique, etc. Dans ses textes, Alain exprime des opinions inspirées du radicalisme et dénonce les errements extrémistes des militaires et des politiques. Il lance aussi l'anathème sur le freudisme, qui ôte à l'individu toute liberté en prétendant le réduire à ses pulsions.


Nous nous irritons, nous nous agitons: preuve que nous méconnaissons les causes de notre mal-être. Or, tout est une question de tempérament. Si notre corps souffre, la dépression nous guette. Peu importent les motifs que nous pouvons avoir d'être malheureux: adoptons une vision positive des choses. Il faut vouloir le bonheur et non pas se laisser travailler par la peur de l'avenir. Ne laissons donc pas notre imagination errer, et alimenter sans cause nos appréhensions: rien ne perturbe davantage la santé physique et morale. Ne nous complaisons pas dans la tristesse. Oublions nos angoisses en identifiant leurs facteurs physiologiques, faisons du sport et pallions l'ennui mortifère en nous distrayant. N'accusons pas le sort: soyons lucide, rien ne nous détermine sinon notre propre nature et nous pouvons la transformer. Faisons de notre inquiétude le moteur de notre progrès et ne cessons d'oeuvrer pour notre félicité. Nous trouverons alors notre bonheur non dans une satisfaction illusoire mais, à chaque instant, dans l'action. Une fois en paix avec nous-mêmes, adoptons l'art de vivre que nous dictent la politesse et le respect d'autrui, sans nous laisser influencer par la rhétorique chère aux prêtres et aux poètes. Le bonheur est un devoir social qui se cultive grâce à un art de vivre bien entendu.


Les «propos» apparaissent comme des billets d'humeur où l'auteur exprime ses partis pris sur le ton de la conversation. D'une part, le «propos» se définit donc comme un essai libre de toute contention rhétorique, un fragment d'une «imprécision calculée» (Samuel de Sacy). D'autre part, il se veut le procès-verbal d'une réflexion consciente sur son être. Cette double caractéristique en fait le moyen privilégié de traduire une morale ou, plus précisément, un art de vivre. Il ne s'agit pas, pour Alain, d'imposer une norme mais de forger un instrument menant à la connaissance de soi. Dans les Propos sur le bonheur, Alain ramène toutes les angoisses à des troubles physiologiques. Qu'est-ce que le bonheur? Impossible à définir, jamais acquis, il vient d'une disposition de l'esprit, proche de la vertu antique, de la force d'âme virile. Comment forger cette aptitude au bonheur? Pour Alain, d'abord, il convient de se connaître soi-même, puis de cultiver, envers ses semblables, la politesse consistant à bannir des conversations tout motif d'inquiétude. Alain développe donc une philosophie de l'action: le bonheur est à conquérir, ici et maintenant. Quant à l'imagination, la folle du logis, elle fait extravaguer l'homme; elle l'incite à se projeter dans le passé ou l'avenir. De l'action conjuguée de la douleur physique et des délires imaginaires naît la métaphysique, qui se complaît dans la souffrance. Or l'inquiétude ne peut constituer qu'un aiguillon dans la chasse au bonheur. Puisant ses sources chez les stoïciens, Platon, Descartes et Spinoza, Alain incite l'homme à se détacher de ses passions et à les considérer comme extérieures au moi. Thèse évidemment peu compatible avec celles, contemporaines, du docteur Freud.

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galerie au delà des apparences

A l'heure ou j'écris cet article, quelques  nuages  encore assoupis d'une trop longue sieste traversent lentement le ciel..

L'atelier, mon atelier résiste à la  chaleur extérieure, des mouches grillent derrière la baie vitrée exposée N-W..

Belle exposition, parfaite lumière naturelle comme chacun sait .. Un bon atelier se doit d'avoir un éclairage  naturel venant du N..!

Belle exposition en bas .. dans la galerie vide, expo du vide  avec là aussi le souvenir de qqs mouches..

Anne Nourian l'artiste a choisi de décrocher avant la date du 3 juillet.. Je comprends sa décision provoqué par un vernissage désastreux..

Je  tire les leçons de cet échec, je constate que le choix de cette période de fin d'année scolaire est à bannir pour ce type de manifestation d'art. 
Le Pays de Gex   croulait sous les fêtes et kermesses de fin d'année.  Ferney Voltaire  fêtait Voltaire, le soleil n'incitait pas à fréquenter les lieux d'accrochage. Bref, cette expo avec une artiste de grande qualité, ce vernissage en musique, ce concert qui suivit.. Tout fut désert..

L'expo s'arrête donc ce soir à la galerie racines.

Je tire les leçons..

Nous devons nous recentrer sur des artistes de proximité, il en existe de bons ici aussi.

Le risque est trop grand pour les artistes qui ne sont pas connus dans la région. Il nous faut aussi revenir à des expo de type "collective".  de 3 ou 4 artistes de discipline différente.

Sans cela notre galerie qui a le mérite d'exister encore fermera comme tant d'autres actuellement.

Je parle de galerie, je voulais encore vous inciter à voir l'expo actuelle à Annecy.

Deux artistes au féminin. Anne Brérot Peintre

et Nathalie Gauglin sculpteur.

au-dela-des-apparences.jpg

Magnifique accrochage à voir absolument jusqu'au 3 juillet

Ensuite, une expo des artistes de la galerie prendra la place pendant tout l'été.

J'aurai le plaisir d'être présent sur les murs avec qqs autres, pour ne pas les citer " Bordaries, Brunet Brérot, Gauglin, Delepine, Labégore

www.galerie-audeladesapparences.comlink

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aea

Exposition actuelle

Avril 2011 - Juin 2011

Un des lieux parmi les plus dynamiques de la capitale: une vraie galerie dirigée par un passionné d'art... Et à des conditions parmi les plus attractives du marché.

Collectif%20Espace%20Yen%200604%20260612%20001.jpg

La Collection permanente 
Espace Art Gallery II 
à l'Espace Yen
peintures et sculptures 


Exposition du 06/04/2011 au 26/05/2011
de 12 h à 14 h 30
et
de 19 h à 22 h 30

Vernissage le 06/04/2011
de 18 h 30 à 21 h 30

 

 

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Art show Cabezas Gallery -New York- et ImagineYG'Art -Suisse
Collectifs

Exposition du 12/04/2011 au 17/04/2011

Exposition de 11 h 30 à 18 h 30

Vernissage le 12/04/2011
de 18 h 30 à 21 h 30

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Gilles Hirt
peintures

Exposition du 27/04/2011 au 15/05/2011
de 11 h 30 à 18 h 30

Vernissage le 27/04
de 18 h 30 à 21 h 30

 

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Gilbert Wenger
peintures et métal

Exposition du 27/04/2011 au 15/05/2011
de 11 h 30 à 18 h 30

Vernissage le 27/04/2011
de 18 h 30 à 21 h 30

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Urs Walter Huber
photographies et peintures

Exposition du 27/04/2011 au 15/05/2011
de 11 h 30 à 18 h 30

Vernissage le 27/04/2011
de 18 h 30 à 21 h 30

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Régine Caudwell
sculptures

Exposition du 27/04/2011 au 15/05/2011
de 11 h 30 à 18 h 30

Vernissage le 27/04/2011
de 18 h 30 à 21 h 30

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Grace Boica
peintures

Exposition du 18/05/2011 au 05/06/2011
de 11 h 30 à 18 h 30

Vernissage le 18/05/2011
de 18 h 30 à 21 h 30

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Patrick de Sagazan
peintures
Univers en question

Exposition du 18/05/2011 au 05/06/2011
de 11 h 30 à 18 h 30

Vernissage le 18/05/2011
de 18 h 30 à 21 h 30

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heSBé
peintures

Exposition du 18/05/2011 au 05/06/2011
de 11 h 30 à 18 h 30

Vernissage le 18/05/2011
de 18 h 30 à 21 h 30

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Margarita Bancells
sculptures et bijoux

Exposition du 18/05/2011 au 05/06/2011
de 11 h 30 à 18 h 30

Vernissage le 18/05/2011
de 18 h 30 à 21 h 30

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Christophe Challier
sculptures 
Le cirque de papier

Exposition du 08/06/2011 au 26/06/2011
de 11 h 30 à 18 h 30

Vernissage le 08/06/2011
de 18 h 30 à 21 h 30

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Pierre Passani
encres de Chine
Homage à Henri Michaux

 

Exposition du 08/06/2011 au 26/06/2011
de 11 h 30 à 18 h 30

Vernissage le 08/06/2011
de 18 h 30 à 21 h 30

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Jean-Pierre Cardinaux
mosaïques

 

Exposition du 08/06/2011 au 26/06/2011
de 11 h 30 à 18 h 30

Vernissage le 08/06
de 18 h 30 à 21 h 30

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Francine Chabloz
sculptures

 

Exposition du 08/06/2011 au 26/06/2011
de 11 h 30 à 18 h 30

Vernissage le 08/06/2011
de 18 h 30 à 21 h 30

         Ceci est une bonne adresse: 35 rue Lesb

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La mite Phoenix

La mite Phoenix

                        Antonia Iliescu

 

Par désir d’absolu

Par désir de soleil

Par la fugue d’argile

Par peur de l’échec

Je me colle à l’ampoule

Ce Dieu incandescent

Ce Dieu omnipotent.

 

J’en ai marre de ce corps

Qui brûle mes ailes chétives

Brûlant amours-secondes

Qui me semblent froids

Terrestres et possibles

Eternels, impossibles.

Le feu assassin de mes ambitions

M’empêche d’avancer

Réduite en miettes

Vers le bord d’un fossé

Rempli de vanités.

 

Un clin d’œil m’arrange

Avec la faucheuse,

Pour qu’elle me soulève

Vers le soleil-lumière ;

À l’éternelle ampoule

À cette ampoule céleste

Je donne comme offrande

Mes seules fleurs du jardin :

Une âme et mes restes.

 

Dans mes vols arrondis

Vers le ciel de chaux

Je joue ma vaine vie

Encerclant le verre ;

J’y tourne et j’y tourne,

Fais un tour dans mon sort,

Sort vert-noir pierre d’onyx…

Et je joue à la mort

Et je joue à la vie

En jouant au Phoenix.

 

22. 06. 2011

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