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Les fleurs-oiseaux

Les fleurs-oiseaux

   Antonia Iliescu

Venez au rendez-vous
Avec ces fleurs gracieuses,
Aux ailes-pétales rondes
Qui dansent dans la corolle
Neigeotant généreuses
Leur parfum sur le monde.

Venez voir les oiseaux
captifs sur des tiges
Fines, longilignes, légères,
Aux plumages bariolés
Oiseaux muets, figés
Dans un lambeau de terre
Perdu dans une forêt.

On les connaît à peine
Ces fleurs modestes sans nom ;
Accélérez le pas,
Dépêchez le regard,
Demain elles périront…

11. 07. 2011

 

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Poème " de la Plume aux Rêves"

LE VENT DE LA POUSSIERE

 

 

Faites de la poussière et de cendres

Que le vent souffle

Vers les flots vides de nos mémoires

Engourdies de sanglots

Où je suis venue mourir

Pour cette nuée de pluie

Qui reluit, là

Sur la rose aux pétales brisés

En éclats de glace

Qui se fond

En étoffe de neige

Où seul en ses yeux

Je vois  s’évanouir un souvenir lointain

Qui prépare déjà

Les nuits éternelles

Que les roses se ferment

Sur leurs mémoires

Qui ont souffert .

 

Vide de nos espaces

Et du néant profond de nos vies enfuies

Où vent de poussière

Qui ouvrent les portes des ombres

De l’inconnu

 

Lumineux qui habille de ciel

Et de feu qui s’éclore en bouquet

D’étoiles

 

 Viviane Demol.

 

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Lettre ouverte

 

 

A Léon  (Mon papa)

 

 

 

Non, il n’est pas mort,

 il est juste parti un peu plus loin.

 

Mais il reste près de toi, éparpillé tout autour,

                                               dans ce jardin qu’il regardait

avec tant d’amour et de fierté le matin.

 

-Quand la pluie ruissellera sur ton visage,

 elle sera comme des larmes sur tes joues…

les tiennes, et les siennes mêlées.

 

-Quand une fleur s’ouvrira, ce sera son sourire

 

-quand le brouillard viendra,

ce sera comme son haleine sur ton visage.

 

-Quand il neigera,

          les flocons seront des baisers un peu froids.

 

-Quand tu marcheras pieds nus sur la pelouse,

                                               ce sera comme la caresse de ses doigts !

 

Non, il n’est pas mort.

                                   On ne sait pas mourir tant

                                               qu’une personne ici bas pense à nous

et continue de nous aimer.

 

 

Eric Wynants ( mal-entendant)

(j’ai écris cette lettre pour la femme de mon papa)

 

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LA MEMOIRE DES PIERRES

 

LA MEMOIRE DES PIERRES                                       

 

 

De longs murs de pierres,

Enserrent les cimetières

Où dorment les martyrs,

Pierres, croix du souvenir,

Tombées à même le sol.

Murs de pierres, en protection,

Remparts contre les invasions.

Pierres brutes des maisons,

Murs comme une prison !

 

Menhirs, kerns, Dolmens

Lieux de recueillement,

Calvaires, bornes des champs.

Gisants abandonnés,

Recouverts de lichens,

Ou enfouis sous le lierre

Pierres grises des églises,

Dressées vers le ciel.

Un appel, un cri, une prière !

 

Pierres blanches des carrières,

Rongées par les vents,

Marquées par les pluies,

En rigoles rougeâtres,

Coulant comme du sang

Au long des façades vieillies,

Aux statues d’albâtre,

Surgissant du passé,

Fantômes de la mémoire !

 

Toutes ces vieilles pierres

Sont chargées d’histoire,

Mémoires de tant de vies,

Témoins de moult conquêtes,

De jours de deuil, de jours de fête.

Ces pierres sont l’Espérance

En des jours meilleurs,

Pour bâtir des Empires,

Protéger l’innocence,

 

A la fois si fragiles et résistantes.

Certaines ont traversé le temps,

De nombreuses tourmentes,

Pour parvenir jusqu’à nous.

Souvent meurtries, parfois détruites,

Ces pierres sont des témoins vivants 

Ne dit on pas « Marquer ce jour d’une pierre blanche ?

Afin de nous rappeler leur existence !

 

                                                                                             

 

Micheline de Lavansy

 

 

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The darkest room

Nattfäk en Suédois, The Darkest room en anglais, et l'Echo des morts en Français.. Je ne sais pas encore le titre en Italien ou Espagnol, Chinois Russe et Javanais.. Peu importe..Je suis bien sur l'île ou fut écrit ce noir  bouquin qui a inspiré cette expo en Suéde.

 Je l'avais imaginé un peu comme cela, pas déçu vraiment.. juste un peu désappointé par l'aspect bocage Normand de la partie centrale de l'île. La cote est comme je l'ai peinte, le soleil en plus.. Le livre se passe en hiver , nous somme en été. 
 L'eau de la Baltique était à 21° quand nous somme arrivés..!

 Aujourd'hui, je l'ai testé à 16°..! Suis pas resté longtemps dans l'eau..! et vite un ptit coup d'aquavit..

 Beaucoup de passage , les touristes Scandinaves déambulent sagement sans bruit, de la part de certains, le regard s'attarde  sur une vision de l'île qui semble leur correspondre.. Bons contacts dans l'ensemble.

 Je crois que je ne vais pas m'ennuyer pendant ces 2 semaines d'expo. Je vous reparle de l'atmosphère bientôt.

 Qqes images du lieu à Himmelsberga, un centre culturel avec musée et galerie.. 

juste avant le vernissage.

a galerie sur l'île de Öland

la galerie sur l'île de Öland

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Billet de la semaine : Evasion furtive

 

J’écoute les nouvelles, je m’énerve, je vois mourir mon pays…  Mais non, cette semaine je ne parlerai pas de cette situation dramatique, ce serait trop facile.

Comme souvent quand je veux me changer les idées, je prends ma voiture pour nulle part, me laisse guider au grès de mes coups de cœur et des invitations du paysage.   Je parque mon véhicule et continue mon chemin à pieds, suivant les détours d’un chemin rocailleux.  Je n’ai plus qu’une envie, faire le vide, oublier ce monde de fou.  Je repense soudain au film d’Yves Robert, et à l’instar de Philippe Noiret dans son rôle d’Alexandre, je me surprends à observer une fleur, à la faire tournoyer dans un rayon de soleil, et à me dire que finalement la vie cela devrait être beau et simple comme cette fleur.

Je m’étends sur l’herbe, je laisse le vent me caresser et les odeurs de l’été m’enivrer.  Les grillons m’offrent leur mélopée.  Soudain je me sens envahi par un sentiment de bien-être.   Je ne suis plus cet homme révolté par cette société en déroute, mais bien l’enfant poète et émerveillé qu’au fond je n’ai jamais cessé d’être.

Je ferme les yeux, j’ai 10 ans, je courre à travers champs !

Quelques longues minutes plus tard, retour à la réalité, j’ai bien 40 ans…  mais à jamais un regard d’enfant rêveur…

 

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journal de bord, dimanche 10 juillet 2011

La chaleur caniculaire (qui ne s'éternise jamais trop) a, certains jours, de fortes répercussions sur les humeurs et la manière dont on reçoit ce qui nous arrive.

 

Juillet (ou l'été, en général, peut-être) a ses revers.

 

Un p'tit aperçu ...

 

Mardi ou mercredi dernier ...

 

Sur le coup de seize/dix-sept heures, peut-être ...

 

Avenue des Celtes, Etterbeek. Je traverse. Je franchis les bandes blanches. Les voitures qui passent ne sont pas trop dang'reuses.

Je tombe sur une personne que je connais. Sympa. Avec laquelle le courant passe franch'ment, quand je la croise. Je me réjouis, rien qu'en l'apercevant. Je crie son prénom. Elle me répond en souriant. Elle s'arrête. On se fait la bise.

Et voilà que ...

Brusquement, elle me dit au revoir. Dans un moment où je n'ai pas le temps de terminer la dernier bout de phrase que je lui adressais. Elle s'en va. Sans se retourner. Elle file même d'un pas ... décidé.

 

Je reprends ma route. Faut dire : j'ai ma guitare et mon ukulélé sur le dos. Je m'entraîne, pour la deuxième journée consécutive, en vue des chemins de Saint-Jacques de Compostelle, que je (re)démarrerai lundi prochain. J'ai décidé de marcher jusqu'au Parc du Cinquantenaire, de le contourner, de monter peut-être ensuite jusqu'à la rue des Tongres. Pour la suite, on verra bien. J'ai mes sandales aux pieds. J'ai retiré mes chaussettes. Je porte le short et le tea shirt de service. Les trottoirs d'Etterbeek deviennent, par la force des choses, des chemins de Compostelle. Psychologiqu'ment, ça me fait du bien. Allez, HUgues, encore deux jours de boulot, et ensuite, les voies de la liberté s'ouvriront à toi.

 

Et je monte l'avenue des Celtes.

Et j'arrive au Parc du Cinquantenaire.

 

Et ... cette personne qui est partie brusquement, sans se retourner, évidemment, j'y pense. J'ai mal au coeur. Encore une que je trouvais sympa, en qui je voyais une future pote et ... je suis tombé, une fois de plus, sur un bec de gaz. Ca ne m'empêche pas de marcher, d'avancer. Je sais que le climat et mes huit heures de boulot ne sont pas innocents, non plus, dans cette espèce de "mal au coeur" que je me suis (une fois de plus) enfilé. Bon, ça pass'ra. Y en aura d'autres.

Et ... je dois surtout me préparer aux futurs chemins de Compostelle, où ce type de scénario, que je connais en long et en large, se répétera, à l'occasion, d'une manière ou d'une autre, à Rocroi, ou à Signy l'Abbaye, ou à Reims, ou à Vézelay. D'accord, d'accord. Ca fait partie de la vie. D'accord, d'accord.

 

Mais voilà. Faut avoir le coeur solide. Surtout que ... la douleur ressentie, suite à cette "personne sympa qui m'a tourné le dos", elle me travaille, au fur et à mesure que je marche. Dans le Parc du Cinquantenaire, que je contourne, j'aperçois plein de jeunes assis sur l'herbe. Dans le Parc du Cinquantenaire, que je contourne, je vois des gens assis sur des bancs. Plein de visages, plein d'horizons, peut-être. J'aurais tell'ment besoin, en ce moment, que l'un(e) d'entre eux (ou d'entre elles) se retourne sur mon passage et me souhaite la bienv'nue. J'ai beau tendre mon regard vers l'un ou l'autre, personne ne réagit à ma présence. Mais non : je suis un prom'neur parmi tant d'autres. Basta, Hugues !

 

Et ... le sac-à-dos, que j'ai fixé à ma guitare, avec des tendeurs, semble faire des siennes, derrière.

 

Je quitte le Parc du Cinquantenaire. J'arpente la rue des TOngres. Ca monte. Les boutiques sont toujours ouvertes.

 

Je m'arrête pour vérifier le problème de mon sac-à-dos. En effet, il est tout de travers. Le ukulélé, que j'ai mis dedans, qui dépasse d'une tête, peut tomber à tout moment.

En plein dans la rue, au vu des passants, je prends le temps de réajuster, sur le trottoir, le sac-à-dos et la guitare.

Mouis : un second tendeur ne serait pas de trop.

 

Je me remets en route. Je m'arrange pour passer à un distributeur de banques et prendre des sous. Je marche, je marche. Je croise des gens. Sans plus.

Je commence à fatiguer. Allez, HUgues, juste le temps de rentrer chez toi et de refaire la route en sens inverse !

 

Je n'ai pas spécial'ment faim, non. Mais ... lorsque j'aperçois, Place Saint-Pierre, un resto avec des tables à l'extérieur, j'ai besoin de m'arrêter. Faut dire : marcher sur une rue et une avenue en une traite (même si ça ne fait même pas un kilomètre), ça paraît parfois si long, si épuisant, parfois. Faut trouver des haltes, des repères pour respirer, se détendre. Un repas, ça y contribue vach'ment, parfois !

Manque de pot : la table du resto, où je m'assieds en général quand je passe, est occupée.

Manque de pot : les autres tables, non occupées, sont recouvertes de parasols. Manque de pot : je ne supporte pas les parasols, ça me donne un sentiment d'étouff'ment, de cloche à fromage.

Manque de pot : la seule table libre, sans parasols, à côté de l'entrée du resto, est un peu en diagonale et ne tient pas beaucoup. Oui, elle est ... bancale.

Comme je suis épuisé, comme il faut que je m'asseye le plus vite possible (oui, ça d'vient une urgence), je choisis encore la solution la "moins mauvaise" : je m'assieds à la table "un peu en diagonale qui ne tient pas beaucoup". Oh, je peux me débrouiller ! Suffit de faire attention aux mouv'ments de pied ! Et je m'arrange pour poser ma guitare et mon sac-à-dos dans un axe où je peux ... les surveiller.

 

Une serveuse sort et me balance : "Mais, monsieur, il ne faut pas vous mettre là ... allez près des parasols !".

Merde merde merde. J'aime pas qu'on me donne des conseils. J'aime pas qu'on me commande. J'aime pas qu'on me dise ce que je dois faire.

Elle peut pas comprendre, la serveuse ?

Non, Hugues ! Elle est de bonne foi. Elle agit en commerçante logique, qui ne connaît pas l'histoire personnelle des clients, et qui, par habitude, par déformation professionnelle, lance des formules générales, de formules bâteau ... a priori adaptées à la moyenne des clients.

N'empêche que ... ça m'énerve. N'empêche que ... ça me gonfle. N'empêche que ... ça me met au bord de l'explosion.

 

Les secondes, les minutes passent. Voilà que ... la table, qui était occupée quand je suis arrivé, où je m'assieds toujours quand je passe dans ce resto, se libère.

Je trouve (encore) le cran, l'énergie de déplacer mon assiette, mon verre, mes couverts, ma guitare, mon sac-à-dos jusque là.

L'éclaircie revient, oui. Le TRès Haut pense quand même à ses enfants, de temps en temps.

Cinq, dix minutes se passent. L'escalope que j'ai commandé ne va pas tarder à v'nir.

 

Trois personnes (des jeunes) arrivent. S'arrêtent à la table (sous parasol) à côté de moi. Ils ont faim, j'imagine.

Spontanément, je retire ma guitare et mon sac-à-dos (qui se trouve dans leur axe), pour leur laisser le loisir de s'asseoir.

L'un des trois me fait un signe, qui semble me dire : pas la peine.

Donc, je retourne à ma place.

Voilà que "celui des trois qui semblait me dire : pas la peine" prend ma guitare, la déplace, assez ... fermement. Je ne comprends pas. Mais ... je bouillonne toujours. Au quart de tour, je me lève, reprends mon instrument et l'installe ailleurs (moi-même). J'aime pas qu'on s'occupe de mes affaires. J'aime pas qu'on me mette le grappin d'ssus. Le gars essaie de s'expliquer avec moi, en gardant un ton ... ferme. J'aime pas beaucoup ça. Je réponds. Je rétorque. Je prends mes effets et les place ailleurs.

 

Mon plat est arrivé. A la table à côté, ça fulmine. Le gars, qui a voulu déplacer ma guitare, parle très haut. Il crie : "T'as entendu ce con ? Je le retrouve un autre jour, je lui casse la gueule". Il parle de moi, c'est clair. Ses copains lui disent "ça suffit". Ca dure cinq, dix minutes.

Délicat comme situation ! Oui, je me suis énervé (sûr'ment à tort) quand il a voulu déplacer ma guitare. On s'est sûr'ment mal compris.

Pendant que je mange, je me dis : et si tu allais présenter tes excuses !

Et quelque chose en moi n'y arrive pas. Il est tell'ment violent, en paroles, le gars. Je l'entends, assis à ma chaise, en m'efforçant de ne pas tourner l'oeil dans sa direction. Et puis, j'ai si souvent vécu des situations, dans ma vie, où j'ai voulu m'excuser et où ma demande n'a pas été entendue, reconnue. On a beau être humble, lucide, on n'est pas forcément prêt à recevoir un nouveau râteau dans la gueule.

Et quelque chose en moi n'y arrive pas. Il est tell'ment violent, en paroles, le gars. Même quand je cesse d'alimenter sa violence, je l'entends encore dire "C'est un con !" ou "C'est un imbécile !", lorsqu'il s'adresse à ses copains, en évoquant ... une autre situation ou quelqu'un d'autre.

Et vingt minutes plus tard, ils sont toujours là, les gars de la table à côté.

Et vingt minutes plus tard, à cette table, le "gars qui a déplacé ma guitare" réenfonce le clou du point de départ : "Ah, j'ai pas digéré ce con, t'as vu comme il m'a répondu, je le retrouve, je lui fous mon poing sur la gueule". J'ai compris. Ca me concerne.

 

J'ai passé donc tout un temps, en mangeant, à me recentrer, à me dire "Hugues, tiens bon !", respire, savoure ton repas, prends le temps qu'il faut. Au pire, si le gars venait te "casser la gueule", tu pourrais encore porter plainte.

Au final, je suis allé payer l'addition à l'intérieur du resto.

"Vous avez bien mangé, monsieur ?", m'a-t-on demandé.

"Oui, madame, absolument", ai-je du répondre.

 

Et ... je me suis dirigé vers "chez moi".

 

Et ... je suis retombé sur la fille sympa, que j'avais croisée, quelques heures auparavant, Avenue des Celtes, qui m'avait brusquement tourné le dos.

Je trouve la force de lui dire : "tu m'as fait mal au coeur, tout à l'heure ...".

Et ... elle m'explique que ... elle a reçu une lettre d'huissiers quelques heures auparavant, qu'elle doit payer (dans les vingt-quatre heures qui suivent) une histoire de 5000 euros (sans quoi ses meubles sont saisis), qu'elle n'était pas au courant de tous les paiements qu'elle devait faire depuis quelques années (on lui écrivait toujours à son ancienne adresse) ...

Je tombe, évidemment, sur le cul.

Brusquement : l'éclaircie. Quand elle m'avait tourné le dos, j'en avais fait une affaire personnelle. La pauvre, elle était dans une toute autre histoire !

Là, je me relâche. Là, même, j'en pleure. Son problème devient brusquement le mien. Je crie franch'ment à l'injustice, quand j'entends son cas. Et je ne sais rien faire. Sinon la ... rassurer un peu.

La pote était réell'ment une pote ... et le restera.

 

Elle est longue, la route qui m'attend !

 

 

 

 

 

 

 

 

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Au gré du vent

 

Quand seulette, j’écris pour capter un instant,

Les mots, en s’assemblant d’eux-mêmes, me surprennent.

Ma mémoire, en éveil, les a chosis sans peine.

Ils deviennent tableaux ou murmures chantants.

 

Les mots, en s’assemblant d’eux-mêmes, me surprennent.

Engendrent, quelquefois, un fabuleux élan.

Ils deviennent tableaux ou murmures chantants.

Je me sens habitée par une joie sereine.

 

Engendrent, quelquefois, un fabuleux élan.

Plongée dans l’harmonie naturelle, si saine,

Je me sens habitée par une joie sereine.

Mes vers, en liberté, s’en vont au gré du vent.

 

Plongée dans l’harmonie naturelle, si saine,

Je savoure, ravie, des plaisirs émouvants.

Mes vers, en liberté s’en vont au gré du vent.

Je les sais recueillis sur des rives lointaines.

 

9 juillet 2011

 

 

 

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journal de bord, samedi 9 juillet 2011

J'ignorais que les Pyrénées, vis-à-vis de la Belgique, étaient aussi rapprochés en kilomètres.

 

Faut dire : les rêves ont leur logique.

 

Et arriver aussi loin, en quelques heures, en restant frais, le soir, c'est peut-être normal dans certaines zones du cerveau.

 

Ceci dit, dans le rêve en question ...

 

Quand on se rappelle qu'on avait, le lendemain (ou le surlendemain), autour de midi, un engagement (à Bruxelles) qu'on ne souhaitait pas vraiment honorer (pour des raisons encore obscures), brusquement la loi des kilomètres rejoint.

 

Symbolique !

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Dans LE NON-DIT n° 92, juillet 2011

Itinéraire d'une Bruxelloise : un véritable bonheur !

 

Le parcours de Jacqueline De Clercq est somme toute bien ordinaire : "Désormais éloignés de Bruxelles, berceau de ma filiation ascendante et descendante, d'une vingtaine de kilomètres, c'est en traversant la forêt de Soignes que nous retrouvons nos habitudes et itinéraires familiers.."

 

D'où nous vient donc ce "fumet" particulier que dégagent les vingt-trois pages de cette sorte de carnet de voyage où les Bruxellois vont nécessairement se retrouver, voire s'identifier ? Mais de la vérité du propos, pardi ! D'une connaissance intime des pavés de Bruxelles, des strotjes maroliennes aux beaux quartiers ! Sans oublier le premier baiser sur une plateforme de tram bondé !

 

L'auteur trouve naturellement la parole juste quand il associe son lieu de naissance au "temps de l'occupation nazie" mêlant ses propres souvenirs à des images de rafles nocturnes, de bombardements par les V1, ces bombes volantes qui visaient les travaux de la Jonction toute proche... L'écriture, volontairement familère, est mue ici par une énergie libératrice et réjouissante. Bruxelles nous est contée par une succession de tableaux vivants articulés autour d'une famille et de son destin. On fait la connaissance d'une grand-mère maternelle "qui tenait une mercerie dans la quartier du Jardin Botanique, le Bota actuel" et on apprend que la boutique était une " île aux trésors avec ses murs couverts de petits tiroirs sur la face apparente desquels étaient accrochés des dizaine de boutons de toutes formes, grandeurs et matières, d'agrafes, de pressions, d'aiguilles à coudre, d'épingles, d'échantillons de fil, de coton à broder, de laine, de rubans, de galons, de brandebourgs, de dentelles et même... de petites plumes d'oiseaux à manipuler avec d'extrêmes précautions." Presque un inventaire à la Colette ! Et puis, la libération et la reconstruction, l'Expo'58, les maisons de quartiers et de tant d'autres choses, la construction européenne...

 

Le lecteur sera sensible aux accents libertaires qui balisent le récit d'une jeune fille bien élevée dans un lycée bruxellois de renom, niché dans le quartier du Sablon : "Connue comme le loup blanc dans cet établissement scolaire que je fréquentais depuis la première année primaire, et par ailleurs bonne élève, je m'y sentais en terrain familier et y pris l'une ou l'autre privauté qui fut peu appréciée". (...) Et puis, Mai 68, "son printemps libertaire, ses pavés sous lesquels se devinait la plage, ses assemblées libres marathoniennes dans l'université que nous occupions nuit et jour, son parfum révolutionnaire d'utopie en voie de réalisation, ses slogans" et "ses expériences alternatives de vie communautaire où le communisme des biens se doublait de celui des corps". On la suit avec passion, cette jeune fille rebelle : "... je laissai mes parents à leurs rêves de petits bourgeois satisfaits dans leur prestigieux hôtel de maître pour m'installer à Saint-Gilles, un retour aux sources bien dans l'air du temps, avec mon copain gauchiste, assistant comme moi à l'ULB et fils d'amis très proches de mes parents, ce qui permit aux deux familles de se lamenter de concert sur l'ingrate trahison de leur rejeton respectif..."

 

Encore et encore... Mais le présent culmine après la plongée dans un passé collectif qui nous déconstruit si voluptueusement Bruxelles, "ville aimée et d'autant mieux appréciée depuis que je vis en sa proche banlieue campagnarde. Là où mes voisins wallons m'ont surnommée la Brusseless..." Merveilleuse histoire, toute sonore  encore des courses de Tintin, des colères de Vaneigem, des marteaux-piqueurs qui retentissent du Juste Lipse à Schuman, du passage à l'euro, des imprécations politico-communautaires... Sans oublier le dernier mot de ce petit livre palpitant : "Non, peut-être !..."

 

Michel Joiret, in LE NON-DIT, n° 92, juillet 2011.

Itinéraire d'une Bruxelloise, Jacqueline De Clercq, éd. MaelstrÖm, coll. de booklegs, Bruxelles se conte, 2011 (3 €).  

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Là-bas

12272743862?profile=original« Là-bas » est un roman de Charles Marie Georges, dit Joris-Karl Huysmans (1848-1907), publié à Paris en feuilleton dans l'Écho de Paris en 1891, et en volume chez Tresse et Stock la même année.

 

Là-bas inaugure un cycle de quatre romans dont le personnage principal, Durtal, reflète l'évolution heurtée qui conduisit Huysmans à la conversion au catholicisme: En route (1895), la Cathédrale (1898) et l'Oblat (1903) ponctuent cet itinéraire où mysticisme exaspéré et frénésie charnelle occupent une place déterminante. Là-bas se nourrit largement des expériences de l'auteur: pendant l'été 1888, Huysmans, en voyage dans les villes d'Allemagne du nord, a vu à Cassel la Crucifixion de Grünewald, qui lui a donné l'idée d'un «réalisme surnaturel» ou «naturalisme spiritualiste»: la même fonction inspiratrice sera dévolue au tableau dans la méditation de Durtal au premier chapitre. De plus, l'année 1888 coïncide avec l'intérêt que commence à éprouver Huysmans pour les milieux occultistes: élargissant alors progressivement ses connaissances en matière d'ésotérisme, il entend parler d'un prêtre satanisant, l'ex-abbé Boullan, avec qui il entre en relation; d'une manière similaire, le personnage principal du roman n'accordera de consistance et de crédit à son enquête sur la démonologie qu'après avoir rencontré le terrifiant chanoine Docre.

 

Succès de librairie considérable, Là-bas consommait irrémédiablement la rupture de Huysmans et de Zola: l'auteur de l'Assommoir ne pouvait plus désormais, ainsi qu'il l'avait fait après la publication d'+ rebours, rappeler son jeune ami et disciple à un naturalisme plus strict.

 

 

Écrivain dégoûté par son siècle, Durtal a entrepris une biographie de Gilles de Rais, et se réfugie dans l'évocation d'un Moyen âge où la «bourgeoisie de l'âme» n'avait pas cours. Il n'entretient de relations amicales qu'avec Des Hermies, médecin désabusé qui est un peu son alter ego. Les deux amis se rendent régulièrement chez les époux Carhaix, comme dans un havre préservé des déliquescences urbaines: le mari est sonneur de cloches à Saint-Sulpice, et déplore que l'Église ne confie plus cette fonction qu'à des goujats dépourvus d'oreille autant que de culture religieuse; et tandis que la femme régale les convives d'un pot-au-feu rituel, les conversations portent sur la symbolique et la mystique chrétiennes. C'est au cours de ces soirées que Durtal rencontre l'astrologue érudit Gévingey, et qu'il entend parler des envoûtements pratiqués à distance par le chanoine Docre.

 

Un jour, Durtal reçoit la lettre exaltée d'une femme qui déclare admirer ses livres et aspire à le rencontrer. Après quelques manoeuvres dilatoires, il apprend que sa mystérieuse correspondante n'est autre que Mme Chantelouve, qu'il a rencontrée plusieurs fois dans les salons; il devient finalement l'amant de cette femme dont le comportement étrange l'irrite et le fascine à la fois.

Lorsqu'il apprend par Des Hermies que Mme Chantelouve a été en contact avec le chanoine Docre, il n'a de cesse d'obtenir de sa maîtresse les moyens d'approcher le prêtre réprouvé: son enquête sur Gilles de Rais exige en effet un surcroît d'information en matière de satanisme.

Mme Chantelouve se laisse convaincre et emmène Durtal à une messe noire célébrée par le chanoine Docre. Choqué par l'hystérie et l'obscénité qui y règnent, Durtal rompt avec sa maîtresse.

 

Le roman s'achève par un dîner chez les Carhaix: tandis que la foule parisienne se réjouit bruyamment de l'élection du général Boulanger, Durtal, Des Hermies et Carhaix se demandent comment le siècle pourra échapper à sa propre «pourriture».

 

 

Là-bas parachève l'expulsion des formes narratives traditionnelles entreprise dans A rebours. Le roman enchaîne moins des situations qu'il n'orchestre des descriptions, évocations et dialogues reliés par le questionnement du personnage principal. Tout se passe, en fait, comme si les lieux, les objets ou les relations nouées entre les protagonistes se voyaient assigner une fonction plus haute que le simple déploiement de leurs virtualités dramatiques: loin de toute intrigue romanesque, leur accumulation suscite un milieu de résonance et d'expansion où l'enquête spirituelle du héros trouve progressivement son régime propre. Il est significatif à cet égard que Durtal se défie de la relation amoureuse comme d'une distraction à la fois mièvre et harcelante: «Est-ce qu'on peut prévoir dans quels guêpiers mènent ces entreprises?» Par un effet de mise en abyme, le personnage écarte avec lassitude la mécanique de l'intrigue et relaie efficacement l'exigence esthétique de son créateur; si frénétiques que soient les élans de Mme Chantelouve, l'amante insatiable se verra éliminée dès qu'elle aura fait office d'intermédiaire entre le héros et les régions troubles qui le fascinent: le développement romanesque de la liaison amoureuse n'aura pas lieu.

 

Le «roman» apparaît ainsi comme la déclinaison multiforme du paradigme de l'«aspiration vers les là-bas»: l'enquête sur Gilles de Rais, les repas rituels au sommet des tours de Saint-Sulpice et l'exaspération érotique de Mme Chantelouve répercutent, sur trois modes distincts, le dégoût du siècle et lui cherchent une issue «Toute l'efflorescence d'un mysticisme inconscient, laissé jusqu'alors en friche, partait en désordre à la recherche d'une atmosphère nouvelle, en quête de délices ou de douleurs neuves!». Refusant la linéarité au profit de l'«efflorescence», le roman déroule des séries parallèles qui entretiennent les unes avec les autres des rapports d'analogie ou de contraste: l'histoire de Gilles de Rais, qui égrène ses épisodes au fil de la recherche de Durtal, sert de miroir sinistre au mysticisme désorienté dont l'enquêteur se sent lui-même atteint; d'une manière similaire, le satanisme de Mme Chantelouve et la tranquille compagnie de Carhaix incarnent les postulations contradictoires qui se disputent l'esprit de Durtal. Les différentes expériences où se ramifie l'interrogation du personnage n'ont que peu de points de contact: Des Hermies ne saura rien de la liaison de Mme Chantelouve avec son ami. Loin de se réduire à une afféterie esthétique, ce système de contrepoints procède de ce qu'on pourrait nommer une éthique de l'exploration: en soustrayant la matière romanesque aux facilités de l'entrelacement narratif, il garantit à chacun des élans du personnage sa pleine dimension investigatrice.

 

L'axe essentiel de cette investigation est une critique impitoyable de la modernité triomphante.

Durtal enveloppe dans une même excommunication l'esthétique naturaliste et l'esprit positiviste.

Car l'un et l'autre, produits d'un siècle dévoyé, «dénient le rêve» et ne comprennent pas que «la curiosité commence là où les sens cessent de servir»: seul le «réalisme surnaturel» du Moyen âge - celui d'un Ruysbroeck ou d'un Grünewald - peut permettre d'échapper aux impasses dans lesquelles un XIXe siècle imbu de lui-même s'est précipité. Si le mouvement qui anime Durtal est indiscutablement régressif et nostalgique («Ah! s'écrouer dans le passé, revivre au loin, ne plus même lire un journal...»), l'écrivain misanthrope ne va pas moins traquer dans le présent les vestiges encore frémissants de l'âge médiéval; il découvrira avec fascination que des pulsions obscures grouillent sous le vernis de la rationalité conquérante: «C'est juste au moment où le positivisme bat son plein que le mysticisme s'éveille et que les folies de l'occulte commencent.»

Toute la difficulté de la position de Durtal vient au fond de ce qu'il refuse de tirer les conséquences de cette fascination: entraîné vers le «supranaturel» et hanté par la mystique médiévale, il demeure cependant rétif à la dogmatique chrétienne. Il y a en lui un spiritualisme rebelle à la spiritualité.

C'est pourquoi le roman donne l'impression de poser des prémisses dont il diffère la conclusion: si Durtal s'est déjà projeté hors d'un monde dont il dénonce les «trombes d'ordure», il lui reste à accomplir la distance qui sépare les «là-bas» de l'«au-delà».

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Hop signor!

"Hop signor!" est un drame en un acte et en prose de Michel de Ghelderode, pseudonyme puis patronyme d'Adémar Adolphe Louis Martens (Belgique, 1898-1962), publié dans les Cahiers du Journal des poètes à Bruxelles en 1938, et créé à Bruxelles en 1942.

L'idée de cette pièce fut soufflée à l'auteur par la coutume brabançonne du «bernement» qui consiste à faire sauter une personne à la conduite répréhensible dans un drap sur la place publique.
Elle s'appuie aussi sur un fait historique: le procès intenté à Anvers en 1555 contre une criminelle d'une grande beauté ayant commis un meurtre «indéchiffrable».


Au cours d'une sarabande menée par deux nains grotesques et acerbes, apparaîtJureal, sculpteur difforme et rabougri, appelé par dérision «le Signor». Deux nobles, Helgar et Adorno, venus lui rendre visite, le flattent grossièrement mais leur but réel est de courtiser sa femme Marguerite.
Celle-ci apparaît, humilie son mari, le traitant de «cro» et de gargouille. Puis elle provoque les deux seigneurs, racontant un rêve dans lequel l'un d'eux, métamorphosé en loup-garou, se précipite sur elle; mais elle se déclare en même temps «sans curiosité» pour les jeux de l'amour. Elle révèle  ensuite à Jureal que tout le monde en ville se gausse de sa couardise, tandis que survient le moine Pilar, brûlant d'un désir refoulé pour Marguerite: il la proclame «marquée par le Malin». Jureal, devant qui les nains ont repris le thème du cocuage, se rend à la kermesse pour se venger.
Marguerite pendant ce temps déclare au bourreau Larose la fascination qu'il lui inspire: elle sait qu'il éprouve en accomplissant son office une sorte d'extase sexuelle et, lui, indifférent à ses avances présentes, sait qu'elle lui est «promise». Adorno et Helgar, refusant de se battre avec un manant, font «berner» Jureal par la foule qui scande «Hop Signor!»: il en meurt. Marguerite ricane devant la dépouille de son époux et s'offre à ses deux soupirants. Ils se battent devant sa chambre, Helgar tombe, Adorno s'enfuit. Marguerite, à demi-nue, étreint Helgar moribond, puis se jette sur le moine terrorisé par l'ardeur de cette chair. Mais il a fait appeler la justice qui châtiera la veuve scandaleuse.


A ceux qui ont voulu voir dans cette pièce une illustration du masochisme, Ghelderode a répondu que ce drame était celui de l'impuissance. Impuissants le mari, les seigneurs, le bourreau, le moine, mais aussi cette femme qui rêve de viol et côtoie pour ainsi dire le rut en permanence, jusqu'au déchaînement final de sa luxure frustrée. Mais, ajoute l'auteur, son tempérament n'est pas aussi singulier qu'il y paraît: comme beaucoup de femmes, elle ne peut assumer son désir que dans la transgression, par le sacrilège, la mort, la dérision. A cet égard, elle forme avec Jureal un couple idéal à rebours: ce mari «inachevé», affublé de toutes les disgrâces et de tous les ridicules, ce  sculpteur génial qui ne saurait produire autre chose que des visions d'enfer, la révèle à elle-même par l'ignominie dérisoire de sa fin: «Le sang est le grand révélateur» et ouvre la porte par où «le songe joue un instant dans le réel». La transgression s'inscrit naturellement dans l'espace de la fête,  et les nains rehaussent le drame de leur hilarité corrosive. La perfection de la construction dramatique est telle qu'on a pu qualifier Hop Signor! d'«épure».

 

A voir aussi:

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Signor de Max Elskamp

Collection Robert Paul - Reproduction interdite

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Art, culture et foi billet à revoir

Art, Culture et Foi / Paris

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L’association, créée en 1989 à la demande de l’Archevêque de Paris, a pour objet de favoriser et de soutenir toutes les activités culturelles et artistiques du diocèse de Paris.

Confiante dans la capacité de l’Église à poursuivre le dialogue entamé dès les origines et jamais interrompu avec les artistes vivants, elle reçoit avec respect et admiration l’héritage laissé par les générations précédentes dans les églises, et les églises elles-mêmes, comme des témoins de la vie et de la foi de ses prédécesseurs.

Ces œuvres d’art, dont beaucoup sont exceptionnelles, construisent un langage propre à chaque époque, langage qui trouve sa source dans la Bible et dans la liturgie. Elles sont toujours significatives pour qui sait les lire. Les équipes d’accueil sont disponibles pour aider les visiteurs à entrer dans cette intelligence de l’art qui est aussi intelligence de la foi.

L’accueil dans les églises, au fil des jours ou, plus exceptionnellement, lors de la Fête de la musique, des Journées du Patrimoine ou de la Nuit Blanche ; la rencontre avec les artistes, plasticiens, musiciens, comédiens ou poètes ; l’élaboration de cycles de conférences au Collège des Bernardins pendant l’hiver ; l’organisation de la semaine du Marais chrétien en mars avec une quarantaine de manifestations ; l’animation du Festival chrétien du XVe arrondissement ; et la réalisation d’innombrables concerts de musique religieuse toute l’année sont autant de lieux où vivre ensemble dans le diocèse de Paris les rapports toujours nouveaux et toujours féconds de l’art, de la culture et de la foi. 

Isabelle Renaud-Chamska 
Présidente d’Art, Culture et Foi / Paris 

 

En juillet et en août Art, Culture et Foi / Paris propose des visites guidées gratuites des églises de Paris. Des paroissiens guides bénévoles fournissent des explications historiques et artistiques sur de nombreux édifices et transmettent le message dont ces monuments sont porteurs.

Visites commentées des églises de Paris avec Art, Culture et Foi

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1er juillet au 31 août

La nouvelle édition du Guide des visites d’églises 2011 "Patrimoine religieux de Paris" publié par Art, Culture et Foi / Paris, est disponible dans les églises de Paris depuis le 8 janvier. Brochure gratuite
Découvrez chaque mois les églises à visiter.

 

 

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Visites de juillet et août 2011

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Saint-Merry ACF-P © MB
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Eglise réformée de la Visitation. ACF-P © ADP



Église Saint-Merry 
78 rue Saint-Martin - Paris 04 - Tel 01 42 71 93 93 
Visite guidée à 17h30 le 2e et le 4e dimanche du mois en juillet et août. 


Église réformée du Marais (ancienne église Notre-Dame-de-la-Visitation) 
17 rue Saint-Antoine - Paris 04 - Tel 01 42 74 40 82 
Visites guidées tous les samedis de 15h30 à 17h30 en juillet et août. 


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Saint-Paul – Saint-Louis ACF-P © ADP
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Saint-Joseph-des-Carmes. ACF-P © MB



Église Saint-Paul - Saint-Louis 
99 rue Saint-Antoine - Paris 04 - Tel 01 42 72 30 32 
Visite guidée générale à 15h30 les deux premiers dimanches du mois en juillet et août. 




Église Saint-Joseph-des-Carmes 
70 rue de Vaugirard - Paris 06 - Tel 01 43 36 88 52 
Visite guidée à 15h tous les samedis en juillet et août, excepté le 2 juillet.


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Saint-Sulpice. ACF-P © MB
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Saint-Laurent. ACF-P © ADP


Église Saint-Sulpice 
2 rue Palatine - Paris 06 - Tel 01 42 34 59 60 
Visite guidée à 15h tous les dimanches en juillet et août. 
Guides bénévoles à la disposition des visiteurs le samedi après-midi de 14h30 à 17h30, y compris en juillet et août. 
- Auditions d’orgue le dimanche à la suite de la messe solennelle de 10h30. Programmes de juilletProgrammes d’août 

Église Saint-Laurent 
68 boulevard Magenta - Paris 10 - Tel 01 46 07 24 65 
Visites guidées de 15h à 17h les samedis 16 juillet et 20 août 2011. 




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Saint-Esprit. ACF-P © MB
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Notre-Dame-du-Travail. ACF-P © ADP


Église du Saint-Esprit 
1 rue Cannebière - Paris 12 - Tel 01 44 75 77 50 
Visites guidées à 16h le 2e dimanche de chaque mois (sauf août). 




Église Notre-Dame-du-Travail-de-Plaisance 
59 rue Vercingétorix - Paris 14 - Tel 01 44 10 72 92 
Visite guidée à 15h les dimanches 3 juillet, 7 août et 4 septembre 2011.

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CONSOLATION...

A l'horizon un regard qui se perd

Une attitude si fragile et si fière

Les oiseaux passent, frôlant la mer au loin

Elle est si lasse, cherche la paix en vain!

 

A l'horizon, le soleil qui se couche

Tant de splendeur infiniment la touche...

Des larmes coulent et sèchent dans l'instant

La peine est moindre emportée par le vent!

 

Le chemin court au long des dunes sauvages

Cet infini l'aide à garder courage...

Des perles d'eau qui roulent sur un visage

Une émotion... rien d'autre qu'un hommage!

 

Rien n'est perdu quand perdure la beauté

L'air est si pur et doux comme un baiser

La vie se cache en chaque grain de sable

Et tout à coup le soir est délectable...

J.G.

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chaque vie est un retour...

Chaque mots que l'on utilise , chaque geste a son sens

l'attention que l'on donne aux autres est un échange...

 

Apporter du bonheur autour de soi, même quand rien ne va

fait tourner la terre et elle nous en est reconnaissante...

 

Chaque acte posé peut faire changer le monde

l'univers entier peut sombrer ou décoller...

 

Ecouter son coeur c'est grandir chaque jour

c'est améliorer son destin ...

 

Et si tu entends une parole déplaisante

dis toi qu'elle ne t'est pas adressé directement

parler n'est pas vérité et vérité n'est pas toujours dévoilée.

 

Alors pourquoi continuer à se détester quand seul

avec le monde nous ne sommes que l'ombrage de notre propre ombre.

 

Ouvrir son esprit c'est grandir avec la pensée

la pensée de s'écouter..oui s'écouter avec sagesse et amour

car Aimer passe toujours par se respecter...

 

Voilà des mots , des paroles qui résonnent pour toi qui est au creux de la vague...

Alors voilà ma parole celle de te sortir du naufrage, avec la force des vagues.

 

 

 

 

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journal de bord, vendredi 8 juillet 2011

Les pélerinages de Saint-Jacques de Compostelle auraient p'têt parfois plus de sens (encore) s'il n'y avaient pas ... les pél'rins.

 

Paradoxal, OK. Réaliste, hélas, aussi.

 

Le premier jeudi de chaque mois, dans le Centre Ville, rue Saint-Laurent, bon nombre de pél'rins, qui ont fait, qui refont les pélerinages, se retrouvent dans un endroit. Dans une optique ... d'accueil. Oui, oui. On voit ces pélerins (on les reconnaît) avec un badge sur leur tea shirt ou leur chemise. Ils sont là pour accueillir ceux qui envisagent, dans les temps à v'nir, de partir sur les routes de Saint-Jacques. Ils sont là pour les éclairer, prendre un temps pour parler avec eux, pour informer.

 

Le système pratique, de ce point-de-vue, tient vach'ment la route.

 

Mieux, encore : on présente toujours, à cet endroit, un film, ou plutôt un montage dias, sur les ch'mins de Saint-Jacques. Avec les lieux où on passe, les conditions pratiques à remplir pour que le pélerinage se passe le mieux possible.

 

Oui, oui, c'est très intéressant.

 

Ce qui, par contre, me paraît hélas plus regrettable, dans ce contexte, c'est le côté lourd, pompeux de plus d'un pélerin officiel.

 

On voit, par exemple, deux gars (âgés), à l'accueil. On souhaite s'adresser à eux pour obtenir un renseignement pour obtenir une revue (qui sort quatre fois par an, je pense). Il faut attendre parfois de cinq à six secondes avant que ces gens ne lèvent la tête vers vous, veuillent bien vous montrer qu'ils vous accordent leur temps (de préférence, pas trop longtemps) afin de vous accorder leur temps (ils sont si occupés !). Un peu comme dans les systèmes hiérarchiques officiels, où les gens en fonction vous mettent dans un état de dépendance.

 

Ah oui ! Certains prennent leur tâche très très au sérieux !

Ah oui ! Certains se prennent vach'ment au sérieux !

 

Ca, je l'avais observé, y a quelque temps, déjà ...

 

Hier soir, quand je me suis rendu à nouveaun sur ces lieux, afin de me procurer le carnet de route (le "credencial"), grâce auquel on peut, sur les routes de Saint-Jacques, se présenter chez certains habitants pour loger ...

 

Aïe aïe aïe ...

 

Je me suis hélas encore farci cette mentalité effroyable, minable, désastreuse.

 

Je reconnais, dans toute cette assistance, des pélerins que j'ai déjà aperçus, à d'autres occasions.

Je reconnais, notamment, des pélerins que j'avais rencontrés, lors d'un week-end, à Tilff, dans une auberge de jeunesse (ou un gîte), où j'avais participé.

Spontanément, je vais les saluer. En souriant.

Spontanément, je dis à plus d'un : "Tiens, j'ai chez moi de très belles photos"

Oui, j'avais pris des photos lors de ce week-end de pélerinage, où certains (que je retrouvais) se trouvaient.

Eh bien, après avoir fait ma démarche, j'ai eu droit à un sourire de '"politesse", après quoi ces messieurs ont coupé court (de manière très très tranchée) pour se retrouver entre eux.

 

Non, je n'étais pas dans leur axe.

 

J'ai été franch'ment éconduit.

 

La notion de fraternité est franch'ment ... relative. Mais, sans doute que ... ma longueur d'ondes, à ce sujet, n'est pas la leur.

 

Faut dire que : dès qu'un mouv'ment prend de l'ampleur, s'officialise, souvent, d'autres valeurs fichent le camp.

Faut dire que : dès qu'un mouv'ment prend de l'ampleur, s'officialise, ça devient plus accessible à pas mal de monde (ce qui n'est pas mal, en soi), mais ... pas forcément pour le meilleur.

 

Le réseau des pélerins de Compostelle s'étend. Bien, bien. Beaucoup vont marcher. Bien, bien.

 

Mais les retrouvailles entre pélerins ressemblent parfois volontiers à des confréries d'hommes d'affaires, de directeurs d'école ou de touristes.

Et je n'y trouve plus ma place.

 

Ceci dit : j'ai, avec moi, le carnet qui me permettra d'accéder à plus d'un hébergement, la s'maine prochaine. Je ne me suis pas déplacé pour rien. Des jours heureux m'attendent.

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Delirium - extrait diurnes 5

Helmut

 

C’est le poids du monde qui pèse sur sa nuque

Et leurs regards toujours à l’affût

Leurs longs ongles aiguisés qui griffent

Quand les pieds s’écartent du chemin

 

C’est le poids d’un âge qui n’est pas le sien

Il sait ses torts et ses esquifs

Il sait la merde et l’or brut

Il craint la bête, pas la dispute

 

C’est le poids des anges aux ailes nues

Et pourtant voyez sa fierté

Son accent et ses racines

Voyez comme il sait bien ce qu’il sait

 

C’est le poids d’un homme, d’une voie lactée

Au sourire millésime

Et voyez sa croix portée

A bouts de bras sur la rue !

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Delirium - extrait diurnes 3

Palabres I

 

Ardu chemin maladroit de nos doigts

Sentier brisé, sens brûlés pourquoi

Semi conscience et le monde à moitié

Pourri de ses propres exploits.

 

Nuit noire au soleil de nos jours les plus riches

Rien de plus qu’un caillou laissé en friche

Rien de moins qu’une bombe à faire exploser

Et mon cœur sur ton cœur te souffle « c’est de la triche »

 

Au mur sombre de mes pensées, ton mur d’éclairs

Le chocolat glacé sur ta peau qui s’enfièvre

La délicate odeur de nos corps emmêlés

Il n’y a que toi qui fasses que mon âme désespère

 

Au liquide brûlant ma salive qui apaise

A tes membres tendus mes caresses sur ta peau

Au plus fort de la vie, porter notre flambeau

Au plus chaud de l’osmose, sans amour de synthèse
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Delirium - extrait nocturnes 4

 

I. L’écrivain est un esclave,

Un masochiste, une tour de garde

Qui lance la clé de sa porte

A l’ennemi quand il approche.

 

Il offre son cou au billot,

Sa tête à la guillotine,

A la fière police des mots

Il tend ses fins poignets fébriles.

 

Et quand la muse s’empare de lui

Ô firmament, ô frénésie,

Il se soumet, soudain dompté

Lui qu’on médit se fait objet

 

On lui reproche ses libertés

Et son comportement d’artiste

Quand il est pieds et poings liés

Sur l’autel du verbe et du rythme.

 

Car a-t-il seulement le choix,

Lui qui est né réceptacle ?

A-t-on vu rien qu’une seule fois

Démissionner un oracle ?

 

Par lui la muse lie deux mondes

En lui l’irréel s’entend

Il traduit dans une langue immonde

Le parler aérien des anges.

 

A bout de force il s’abandonne

A la plume et ses farandoles

Et il s’épuise pour sa survie

S’il n’écrit pas il dépérit.

 

Ainsi attaché aux syllabes

Comme le chanteur aux octaves

Comme le peintre à ses couleurs

 

L’écrivain est un esclave

Volontairement otage,

Il livre son âme aux lecteurs.

 

 

 

II. Et s’il sombre dans les vices

Jusqu’à en perdre la raison

C’est que la peine s’est faite complice de sa passion.

 

Il écrit nu sur son lit de mort

S’il expire il écrit encore

Rien ne le libère du serment fait à son don grandissant.

 

Plus conscient même que la conscience

Il voit ce qu’on dit invisible

Et dépèce d’une plume acide le meurtre autant que la naissance.

 

Face aux mots, ses frères, impuissant,

Il dirige lui-même ses tyrans

Qu’il soit vicieux ou vertueux ce cercle le fait roi et gueux

 

Recroquevillé dans un coin

Les mains crispées sur la tête

Il ne peut calmer la tempête s’il veut écrire et ne peut point.

 

Indicible sentiment

Jouissance vomitive

Parfois le texte est testament et l’encre se fait parricide.

 

Il peut fuir mais pas se cacher

Il peut mentir  mais pas tromper

Il sait si bien être vivant qu’il croit mourir en respirant.

 

Sa sensibilité est son alliée et son ennemie,

Son âme sœur et sa moitié

Le poing et le fard qui maquille.

 

Jusqu’au plus profond de la nuit

Il nourrit de sang l’insomnie

Pour autant que la muse l’appelle

 

Quand les mots planent dans son esprit

Il se fait douceur ou furie

Pour pouvoir chanter avec elle.

 

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