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Passé, futurn présent...

Passé, futur, présent

Mais il est où le temps?

Et s'il n'existait pas...

Murmurai-je tout bas!

L'idée est un poison

Bien loin de toute raison!

Et pourtant séduisante

Elle brouille les attentes...

Passé, futur, présent

Occupent tous les temps!

Un peu comme cet Amour

Censé durer toujours...

J.G.

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ADMINISTRATEUR GENERAL

 

Espace Art Gallery vous présente son sommaire :

 

 

1.4 Actuellement à EAG

2.4 Prochainement à EAG

3.4 Informations diverses :

Adresse, nouvelles, projets, liens, …

4.4 En pièce jointe : Bruxelles Culture octobre

 

 

1.4 Actuellement à EAG

 

 

Exposition octobre - novembre :

 

 

Brigitte BORSU (Fr) peintures

« Regards entre formes et couleurs »

 

Odile BLANCHET (Fr) peintures

« Interstellaire »

 

FCRN (Fr) photographies

« Voyage »

 

Jocelyne VERNAY (Fr) peintures

« REGARD – EMOTION »

 

 

Le VERNISSAGE a lieu le 19/10 de 18h 30 à 21h 30 et l’exposition du mardi au samedi inclus de 11h 30 à 18h 30. Et sur rendez-vous le dimanche.

 

Le FINISSAGE les 05 & 06 novembre 2016 de 11h 30 à 18h 30.

 

 

2.4 Prochainement à EAG

 

 

Exposition novembre - décembre :

 

La galerie poursuit son partenariat avec l’association culturelle Com2art (France), la deuxième exposition événement d’artistes internationaux dans toute la galerie du 09/11 au 04/12/2016. La première exposition ayant eu un beau succès l’association a poursuivi sur sa lancée en 2016 et même en 2017 ! Dans un prochain communiqué il en sera fait mention mais nous pouvons déjà dire que l’exposition événement célèbrera les 150 ans de la naissance du canada en 1867. Aura lieu à cette occasion différente animations culturels…   

 

 

Les artistes présents sont :

 

 

Le VERNISSAGE a lieu le 09/11 de 18h 30 à 21h 30 et l’exposition du mardi au samedi inclus de 11h 30 à 18h 30. Et sur rendez-vous le dimanche.

 

Vernissage qui sera agrémenté d’extraits de Musique Celtique interprétés par la harpiste Françoise MARQUET.  

 

Le FINISSAGE les 03 & 04 décembre 2016 de 11h 30 à 18h 30.

 

 

 

3.4 Informations diverses

 

 

Espace Art Gallery 35 rue Lesbroussart 1050 Bruxelles. Ouvert du mardi au samedi de 11h 30 à 18h 30. Et le dimanche sur rendez-vous. GSM : 00 32 497 577 120

 

Nouvelles de la galerie :

 

La galerie poursuit son partenariat avec l’association culturelle Com2art (France), la deuxième exposition événement d’artistes internationaux dans toute la galerie du 09/11 au 04/12/2016. La première exposition ayant eu un beau succès l’association a poursuivi sur sa lancée en 2016 et même en 2017 ! Dans un prochain communiqué il en sera fait mention…

 

Une première a été réalisée avec le dernier billet d’art de François Speranza sur l’artiste Rodrigue Vanhoutte. En effet celui-ci a été traduit en espagnol à l’initiative du réseau Arts et Lettres. Voir le lien : http://bit.ly/29pxe9q

 

La galerie a entrepris des travaux de rénovations, durant ses vacances 2016, pour rafraîchir son espace. Le dernier remontait à août 2011 ! Ainsi la rentrée culturelle se déroulera sous les meilleurs auspices. Et les belles expositions programmées dans les mois à venir seront présentées dans un espace complètement remis à neuf.    

 

La galerie va créer une nouvelle page « Événements », qui fait suite à la nouvelle page « Collections », sur son site. Ainsi toutes les activités autres que les expositions dans la galerie seront présentées. Tel que les vernissages événements avec reportage photos sur les participants présents et les ambiances, concerts, présentations de livres, soirées annuelles de remises des recueils d’art aux artistes présents dans les recueils d’art, présence à d’autres événements extérieurs, partenariats avec d’autres galeries ou associations culturelles, etc…

 

D’autres projets sont dans les cartons et seront annoncé prochainement dans cette même rubrique. Soyez attentif à la lecture de mes prochaines programmations…

 

Infos artistes et visuels sur :

 

Site de la galerie : http://www.espaceartgallery.eu

Le site de l’Espace Art Gallery se prolonge également sur

Le Réseau Arts et Lettres à l'adresse: http://ning.it/KUKe1x

Voir: https://artsrtlettres.ning.com/ (Inscription gratuite)

Les critiques de François Speranza sur Arts et Lettres :

Voir : http://bit.ly/265znvq

La galerie est devenue éditrice d’art pour fêter ses 10 ans :

Voir : http ://www.espaceartgallery.eu/editions/

Présentations des événements dans la galerie :

Voir : http://www.espaceartgallery.eu/category/evenements/

 

4.4 En pièce jointe : Bruxelles Culture

 

Découvrez en pièce jointe « Bruxelles Culture » le magazine qui facilite la vie culturelle des amateurs d’arts.

 

Au plaisir de vous revoir à l’un ou l’autre de ces événements.

 

Bien à vous,

 

                                                        Jerry Delfosse

                                                        Espace Art Gallery

                                                        GSM: 00.32.497. 577.120

                                                        Voir:         http://espaceartgallery.eu

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                                                         Les cousins, les cousines quand ils n’ont pas de frère ni de soeur sont eux-mêmes des frères et des soeurs. Dans leur maison, ils sont seuls. La batterie des jouets en plastique, des poupées et même des livres de la bibliothèque scolaire ne peuvent parvenir à combler l’absence des joies, des jeux, des amours qui s’installent au sein de la famille. Alors le cousin, la cousine prend la place de cette absence et devient le frère, la soeur manquante. Judith et moi étions donc frère et soeur. Du même âge presque, nous avons grandi ensemble. Ma mère lui avait donné le sein quand sa mère n’avait plus de lait et nous batifolions bébés dans le même parc pour nourrissons. En ces années là le parc était en bois et il ne fallait pas coincer sa tête entre les barreaux curieusement confectionnés pour la chose, intelligemment pensés à égayer les journées des mères par les pleurs et les cris des bambins coincés. Puis les têtes ont grossi, les parcs sont allés au grenier emportant les bleus et les pleurs. Puis cousin-cousine ont été vêtus comme des enfants de leur âge sans l’horrible couche volumineuse où l’on peut faire pipi dedans ! Nous nous regardions maintenant sans la grimace du condamné et nous nous trouvions bien élégants. Elle, avec sa robe à fleurs rouges qui flottait sur ses sandalettes blanches quand elle courait dans l’allée du jardin, moi en culotte mi-courte qui la poursuivait en frappant délicatement ses mollets avec un rameau de saule. Puis tout essoufflés nous nous prenions dans les bras marquant ainsi la trêve des combats.

                                                          Le temps passait avec enchantement. Nous allions en classe, à la messe ensemble, évoluions sur la route de l’adolescence en imaginant des scènes de grandes personnes : le mari qui part au travail et sa femme qui s’occupe des enfants et du ménage, le café chaud que l’on prépare et qui répand sa douce odeur dans la pièce réchauffant le coeur de ce mari dévoué, l’épouse charmante, fidèle et pure toute dévouée etc etc…Des rêves d’enfant en somme ! Mais très vite les adolescents poussés par d’indicibles pulsions découvrent un sentiment qui ne les lâchera plus de toute leur vie : l’amour. C’est la première magie et sans doute la dernière. Rien ne ressemblera plus à cet amour entre une fille et un garçon de treize ans que cet amour là. Celui-là est tendre, affectueux, d’une nouveauté réelle, d’une virginité unique, d’une pureté sans passé, sans expérience, sans tentative, d’une beauté de l’âme qui naît aux confins d’une grâce céleste. L’amour de deux enfants à la frontière de l’amour de deux adultes prenant soudainement conscience d’un danger qu’ils ne peuvent qualifier, qui les marquera au fer rouge à jamais sans retour possible à l’enfance et à son insouciance. Nous nous aimions. J’aimais Judith plus qu’elle ne m’aimait je le compris bien vite. Elle avait une longueur d’avance sur moi. D’où et comment tenait-elle tant de choses sur les garçons et les filles avec autant d’aplomb ? Elle ne découvrait rien, elle savait tout. Sa curiosité était méticuleuse, comparative et sans la moindre émotion. J’aurais pu la partager, m’enfoncer dans le plaisir sans états d’âme, sans la crainte d’être découvert ou de transgresser je ne sais quelle règle de morale qui se dessinait à mon insu. La transgression du sacré sans doute qui n’accepte aucune dissimulation mais affirme ses sentiments en plein jour aux yeux de tous. Déjà la paix de l’âme avait débuté son chemin et je m’arrêtais avant de basculer en enfer. Judith n’était pas fidèle et intempestive. Je n’aimais pas les esclandres et la légèreté. Je ne souffris pas longtemps de ses frasques. Je gardais d’elle le souvenir d’une effrontée qui ne craignait aucun scandale.

                                                        Nous étions dans l’année de la communion solennelle et la confession auprès du curé était obligatoire. Il fallait se libérer de tout péché pour avoir le droit de porter l’aube blanche et faire un pas vers le paradis. Je fus donc “convoqué ” par monsieur le curé- comme on disait à l’époque- pour m’expliquer sur ces “amours” que Judith avait confessé. Le prêtre d’Horaing brillait de curiosité à m’entendre dire que j’aimais ma cousine et que j’avais déposé un baiser au coin de ses lèvres. Brave homme qui m’avertit sur les dangers pouvant survenir par de tels commencements. Lui qui connaissait bien la question puisqu’il avait une liaison dans le village avec la mère d’un de mes copains de classe, liaison que tout le village savait et que j’appris bien plus tard. ” Cousin-cousine”, je l’aurais emmenée sur ma moto mais elle se serait envolée bien vite pour un hidalgo plus audacieux !

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Une souffrance à apaiser

En nous voyant souffrir nos parents désolés,
Quand un chagrin d'amour leur semble nous détruite,
Nous parlent tendrement et veulent nous instruire.
Mais leur sagesse, hélas, ne peut nous consoler.

Quand un chagrin d'amour leur semble nous détruire,
Nous sourions bien sûr pour le dissimuler.
Mais leur sagesse, hélas, ne peut nous consoler.
Un abandon soudain peut terriblement nuire.

Nous sourions bien sûr pour le dissimuler
Or il est résistant ce mal et il empire.
Un abandon soudain peut terriblement nuire.
Mais si c'était la mort qui nous l'avait volé?

Or il est résistant, ce mal et il empire.
Il incite à rester à l'écart isolé.
Mais si c'était la mort qui nous l'avait volé?
Cette horrible pensée nous conduit face au pire.

Aimer d'amour un être est le vouloir présent
En être séparé cause de la souffrance
Mais subsiste constant un espoir en la chance
Pourrait enfin finir ce tourment si pesant.

22 mars 2009

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INSAISISSABLE

 Je me prélasse un peu plus chaque matin,

le saut du lit se fait attendre sans savoir si !!!

 Le vif vite est devenu mou,doucement ,

 dans les couloirs du rêve .

Que se passe t'il,que m'arrive t'il ?.

je saisis des mots qui naissent dans ma tête ,

  les accroche sur le mur gris .

Le soleil se lève,la chaleur les fond ,

  ils coulent tout le long,

rejoignant le tapis de sable disposé sous mes pieds.

Ils ont disparu ,formant de nouvelles dunes.

Je me jette sur elles,voulant les reprendre;

              ----en vain.

Les grains de sable sans cesse les recouvrent ,les protègent.

 Que se passe t'il ,que m'arrive t'il ?

je renonce ,me retourne ;le mur a disparu ,

laissant apparaitre une grande avenue

ou les vaisseaux du désert circulent

pour se perdre sur la ligne d'horizon .

Je me sens si seul ,au milieu de ce rêve ;

 me risque à ouvrir un oeil ,juste pour voir .

Les bruits de la ville  ,la chaleur de ton corps

me disent que c'est fini ,que je m'en suis sorti!!!!

Tes bras m'ont enlacé ,ton souffle m'a réveillé;

enfin rassuré ,apaisé ,blotti tout contre toi ,

je me suis rendormi pour de nouveaux voyages .

                                               Bernard'auteur

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   A Eygalières

   une aquarelle

   d'Adyne Gohy

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a inspiré

un poème de

Raymond Martin

La Chapelle Saint Sixte

Là-haut, sur le tertre rocailleux parfumé aux senteurs provençales,

Domine sous la fraîcheur des cyprès, Saint-Sixte, romane chapelle

Dotée d’un porche bienfaisant et d’une baie campanaire déchirant l’azur

Mais hélas, frustrée du son de sonnailles de la cloche aujourd’hui disparue.

 

 

Les cigales alentours semblent remercier l’auteur d’inventaires prestigieux,

En craquetant d’olivier en olivier pour avoir gravé dans le marbre provençal,

Ce chef-d’œuvre aux fiers contreforts, à jamais éternel, ouvert aux prestigieuses  Alpilles.

Celto-Ligures, Romains, ont laissé leurs empreintes ; leurs esprits flottent encore sur  la Camargue.

 

 

Dévolution  étrange à un nom Papal, modeste chapelle, déclame à qui le comprend

Son espérance envers la sagesse universelle, la bonté, par une statuette sise sur le ‘fenestrou’  de la voûte épurée de l’autel outragé par les ans.   

 

Camargue, terre de mystères !  Saint-Sixte, les  Saintes …sont toutes proches ….. 

 

 

Raymond  Martin

 

  Juin  2016

Un partenariat d'

Arts 

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Lettres

                                                                 

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De bon matin



Par de bon matin je ferai quelque chose ;

Demain je prendrai mon courage à deux mains,
Même petit et si cela ne sert à rien,
Ce sera une grande et belle chose.

J'irai au jardin voir si l'automne est là,
Si le vent est frais ou quelque feuille morte,
Si le ciel est bleu ou peut-être gris et bas,
D'aventure, m'assoirai contre ma porte !

Demain si tout va bien j'irai n'importe où,
Sifflotant, léger, en ne pensant à rien,
Tantôt pressant le pas, tantôt à pas de loup,
M'égayant de la moindre chose qui survient.

Car pestant contre un jour vide qui me lasse,
Courrai au gré du vent tromper l'ennui moqueur,
Saisir le jour et sa lumière, rêver aux fleurs,
Et de bon matin défier le temps qui passe.

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Egypte : Découverte des Tombes Royales de Tanis

Sur les découvertes des tombes royales de TANIS

Etienne DRIOTON était alors Directeur Général du Service des antiquités d'Egypte, au Caire.

Sur les DECOUVERTES des TOMBES ROYALES DE TANIS
par le Professeur Pierre MONTET de l'Université de Strasbourg.

   

     Le 27 février 1939, Pierre Montet écrivait à Etienne Drioton, alors Directeur Général du Service des antiquités d'Egypte " Mon cher collègue, j'ai le plaisir de vous informer que nous venons de trouver le tombeau d'Osorkon II...Deux salles aux 3/4 remplies par la boue qui a coulé par le trou des voleurs. Le dos d'un sarcophage émerge ; les deux salles sont tapissées de hiéroglyphes et de personnages. Le monument est près de la porte monumentale, entre cette porte et le pylône I, au bout de l'axe..."
         C'est seulement quelques jours plus tard, le 17 mars que se produit ce coup de théâtre à Sân el-Hagar ! Une incroyable surprise , un tombeau royal inviolé ! un impressionnant sarcophage d'argent à tête de faucon brille, intact : deux momies étaient posées de part et d'autre ; sur le sol ont été déposés des ouchebtis et divers objets. La mission de Tanis venait de faire la plus prestigieuse découverte depuis celle de Toutankhamon....Pierre Montet ouvre le cercueil en présence du roi Farouk. On peut alors lire sur les bijoux le nom de Héqa-Kheper-Rê Chéchonq, roi de la XXIIè dynastie. Un masque d'or recouvre le visage de pharaon. Des pectoraux orfévrés, incrustés de lapis-lazuli, turquoise et cornaline, des colliers et bracelets recouvrent les restes de la momie royale. A ses pieds avaient été glissées des sandales d'or...Spectacle inouï !
          Les fouilles reprendront à la mi janvier de 1940. Dès l'arrivée de l'équipe de Pierre Montet, les ouvriers attaquent le bloc de granit qui empêchait l'accès à la tombe du roi Psousennès Ier. il ne fallut que quelques jours pour atteindre la chambre funéraire. Ici encore une énorme surprise les attend. Sur le sol, devant la cuve funéraire en granit rose, les fouilleurs aperçoivent de la vaisselle en métal précieux, les quatre vases canopes, une grande jarre d'albâtre. Un nombre impressionnant d'ouchebtis de bronze jonchent le sol. La tombe royale est intacte...
Puis le 16 avril1940, la sépulture d'Aménémopé, fils et successeur de Psousennès Ier est ouverte. Elle contient encore son trésor funéraire. (sarcophage d'argent, masque d'or, bijoux à la fois précieux et d'une délicate beauté)
La guerre stoppe les fouilles de Tanis.

           Elles reprendront en avril 1945. Le 7 février 1946 cette lettre de Pierre Montet parvient à Etienne Drioton "Cher ami, le tombeau de Psousennès n'a pas fini de nous étonner. Il contient dans l'épaisseur du mur de calcaire une chambre funéraire, qui est intacte. Ses parois sont tapissées d'inscriptions et l'or d'un sarcophage brille au fond..." C'était le tombeau du général Oundebaounded. Il avait été inhumé comme un roi. 
           A Tanis en quelques années ont été exhumés des trésors d'une grande valeur et d'un immense intérêt. Ces oeuvres qui datent du premier millénaire avant notre ère éclairent d'un jour nouveau l'histoire de l'art de cette période. On le croyait stérile, mineur ; il se révélait d'une rare beauté. Le décor allégé laisse apprécier la pureté des lignes, prémices de l'art saïte et de son retour au classicisme de l'Ancien Empire. Un art que Etienne DRIOTON qualifie de néo-memphite.

                                                               (Extraits de "Etienne Drioton, l'Egypte, une passion)

                             Etienne DRIOTON présentant au Musée du Caire le trésor royal de TANIS

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Les mains pleines

Depuis que je suis peu vaillante,
Non pas par manque de vouloir
Mais par énergie défaillante,
N'ai pour sentier que le couloir.

J'y circule sans allégresse,
Aller-retour, en pas perdus.
Je me convaincs que rien ne presse;
C'est souvent vrai, bien entendu.

Ce jour, je manque d'appétit.
Dois-je manger une salade?
Je grignote quatre biscuits
Et bois un peu de limonade.

Près de moi, surgit, les mains pleines,
En souriant, mon fils Alain.
Parfums et saveurs me parviennent.
Je savoure l'odeur du pain.

8 juin 2015

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Quand j'étais fraîche jeune fille

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Quand j'étais fraîche jeune fille,
Je portais des bijoux Burma,
Chaînes, bagues de pacotille,
Et ces robes que la mama
Nous cousait avec tant d'amour
Qu'elles nous semblaient des atours.

Il a fallu bien des années,
Pour que ma rude destinée
Devienne vraiment généreuse
Mais sans me rendre plus heureuse.

J'ai tout plein d'étranges trésors,
Vêtements, livres et tableaux,
Poupées, chaînes et bagues en or,
Mais mon visage n'est plus beau.

J'exultais, pauvrette, autrefois.
Or sur la fin de mon parcours,
S'élève un petit feu de joie,
Dès que j'évoque mes amours.

Sur des photos figeant le temps
Où j'étais fraîche jeune fille,
Qui gardent ma grâce d'antan
Et mes bijoux de pacotille,
Je retrouve mon allégresse
Que n'altère pas la vieillesse.

21/6/2004

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Un divin talent

Photos-2014 0158

 

En hommage à G Marich

 

 Sur un mur blanc de mon salon,

S'ouvre une nouvelle fenêtre

Qui attire, ravi, mon être,

Ailleurs, très loin de ma maison.

 

 D'un lieu qui, rayonne d'ardeur,

Un peintre, éblouissant artiste,

A pu, demeurant réaliste,

Capter l'irradiante splendeur.

 

 Il fallut un divin talent,

Venu d'une indicible grâce,

Pour offrir vivant un espace.

Un tel pouvoir est envoûtant.

 Seule, immergée dans la nature,

J'en ressens la vive énergie,

M'émerveille de la magie

Faisant que tout change et perdure.

 

 

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En ce matin de deuil

Mon jardin côté cour me semble un cimetière.
J'y demeure figée, seule avec ma tristesse.
Des souvenirs vivants planent dans le silence.
Le grand monsieur m'aimait; il ne m'écrira plus.

- Et comment va l'amie Suzanne? Au cours des ans,
Il ressentait pour moi toujours même tendresse.
Monsieur le Président, moi j'osais l'appeler
«Mon bon juge», en ce temps lointain de ma jeunesse

Et quarante ans après quand je pus l'accueillir,
Homme fort devenu un vieillard malheureux.
Rien ne le consolait du décès de sa femme.
Il en voulait au sort trouvé inéquitable.

En ce jour de printemps, tout me semble éphémère.
Je me sens déroutée, perdue dans le silence.
Mon âme est alourdie par le poids du chagrin.
Non voilé par les pleurs, mon regard reste clair.

Le ciel est nuageux. À la tombée du jour
J'assisterai sans doute à une apothéose.
La splendeur est toujours source de joie intense,
Lors je me sentirai baignant dans la tendresse.

28 mars 1995

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administrateur théâtres

Difficile de s’en passer…voici un festival croquignolet dirait-on dans le Routard, à propos du   Brussels Piano Festival

 

Hospitalité, cordialité et excellence sont les maître-mots de ce festival bruxellois qui se déroule chaque année dans un cadre bruxellois prestigieux, rien moins qu’une des plus belles salles de Belgique, la salle gothique de l’hôtel de ville de Bruxelles... L’initiateur de ce festival est  Marc Castelain, lauréat du Conservatoire Royal de Musique de Bruxelles (classe de piano d’André Dumortier) et licencié en Musicologie (ULB) qui pourrait sûrement dire avec Leonard Bernstein « On ne vend pas la musique. On la partage. » On l’a connu et écouté avec passion sur les ondes de la RTBF (Musiq3). Il était particulièrement connu pour ses présentations d’opéra et ses émissions consacrées au piano. Cet instrument  est son porte-bonheur  et le mène aux quatre coins de la planète  pour visiter festivals et concours internationaux de piano.

C’est là qu’il repère les talents qui ne sont pas encore « phagocytés par les circuits classiques ». Chaque artiste invité est une réelle personnalité et possède ce quelque chose de particulier que les autres n’ont pas. Ainsi à l’ouverture du festival, le public a pu s’en prendre plein les oreilles avec les fulgurances pianistiques gorgées de  plaisir du jeune pianiste belge Florian Noack, remarqué comme « l’un des pianistes les plus prometteurs de la nouvelle génération ».

Florian Noack découvre le piano dès l’âge de 4 ans. Il entre  à 12 ans à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth dans le cycle pour ‘jeunes talents exceptionnels’. Il suit des master class auprès d’A.R. El Bacha, D. Bashkirov, V. Margulis et Brigitte Engerer.  Alors qu’il n’a que 14 ans, celle-ci écrivait : « J’ai été très impressionnée par sa maturité, ses grandes capacités techniques, son intelligence et sa musicalité naturelle. Pour moi, son brillant avenir de pianiste ne fait aucun doute. »

Il remporte de nombreux prix et parcourt l’Europe : passionné par les œuvres rares du répertoire romantique et post-romantique (Medtner, Liapounov, Dohnanyi…), Florian Noack est également auteur de transcriptions d’après des œuvres de Tchaïkovsky, Rachmaninov, Rimsky-Korsakov, etc. Un créatif-natif !

Il est l’invité de nombreux festivals en France, en Allemagne, en Chine, en Corée et aux Etats-Unis. La Lettre du Musicien le qualifie de « tout jeune virtuose à la sonorité éblouissante », à la suite de son récital à Lyon.

A 20 ans, il remporte le 2ème Prix et le Prix du Public au concours Rachmaninov, et, l’année suivante, le 3ème Prix au Concours International de Cologne, le 2ème au Concours International Robert Schumann et enfin, en 2013 le 1er Prix du Concours Karlrobert Kreiten.

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noack-pianiste-1300x866.jpg?itok=9EIfU2CGIl est devant nous ce soir, pour partager lors de son récital tous  les facettes généreuses de  son âme et la virtuosité de son talent.  Il a réalisé la transcription pour piano du Concerto pour quatre clavecins BWV 1065 de JS Bach, œuvre elle-même transcrite de Vivaldi. La méditation centrale est entourée de carillonnements virevoltants, c’est un festin presque jazzy, bouillonnant de couleurs. On est conquis. Ensuite viennent  les Variations sur un thème de Hüttenbrenner  D. 576.   de Schubert ciselées avec  tendresse, rondes nostalgiques, couleurs franches et sonorités flûtées, réveils de cordes qui rappellent la harpe, mais il est au piano bien sûr. Il sème à tous vents  ses accords graves vifs et claquants. Le toucher est délicat, long et caressant. Voilà la mélodie qui saute à gauche, les accords à droite ont une saveur et un art de confiseur, puis la main gauche explose de notes frappées pendant la promenade d’arpèges à droite.   Le jeu de dynamiques sautille, cabriole ! Schubert est magnifique sous le regard des statues de bois sculpté de la salle gothique  et d’un public profondément heureux.

Le charme pianistique est contagieux dans les Danses polovtsiennes de Borodin qu’il interprète dans un  arrangement personnel éblouissant. Le deus ex musica déborde d’énergie vitale et de passion bondissante. Après l’entracte il y aura les Six des Douze Etudes Transcendantes op. 11  de S. Lyapunov: Berceuse, Carillons, Tempête, Nuit d’été, Ronde des Sylphes, Lesghinka. Un déluge de puissance et de ferveur, de mystère et de bonheur que l’on peut retrouver gravé dans son dernier CD.

Ce n’est pas tout: le musicien dans l’âme et le corps offre des encore avec une pièce à la manière de Borodine de Ravel et  le Nachtbilder No.8 de Theodor Kirchner!

Notez les prochaines dates de récital du Brussels Piano Festival  Infos www.brusselspianofestival.com :

Le 11/10 : Heejae Kim (Corée), dans Chopin, Bach, Bach/Busoni et Schubert

Le 18/10 : Alberto Ferro (prix Musiq’3 du Reine Elisabeth 2016) Italie, dans Chopin, Debussy et Chostakovitch

 Le 25/10 : Tomoki Sakata, dans Mozart, Liszt, Takemitsu et Granados 

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Nocturne

Sans bruit, sans vent, certes sans rage,
Sans la menace d'un orage,
Tout s'est enfoncé dans la nuit.
Je regarde couler la pluie.

Sans la menace d'un orage,
À l'abri des mauvais présages,
Je regarde couler la pluie.
Nulle étoile ne m'éblouit.

À l'abri des mauvais présages,
Je songe à l'ultime voyage.
Nulle étoile ne m'éblouit.
Oublié mon hymne à la nuit.

Je songe à l'ultime voyage,
Vers un ailleurs sans paysages.
Oublié mon hymne à la nuit,
L'âme débordant d'infini.

 19 octobre 2005.

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administrateur littératures

Allégresse, poème-confidence

Une gentillesse... Une caresse...

Sans maladresse...

Tout en délicatesse, avec souplesse...

Elle est mon altesse...

Ma maîtresse aux ravissantes tresses...

Tout en finesse...

Je suis en liesse...

Je conserve ma jeunesse...

Sache que je t'aime, princesse!

Que mon corps vibre sans cesse!

Que mon coeur se donne avec tendresse!

Et que jamais mon âme ne te blesse,

Toi, mon ivresse, mon allégresse!

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Une errance suave

 

Du ciel batik illimité,

D'un bleu grandement dilué,

 Sont descendues des formes roses

Fasciné mon regard s'y pose.

 

À l'horizon de l'or qui brille,

Rivages d'îlots qui scintillent.

Semblant d'une soie transparente

Des écharpes restent flottantes.   

 

Je sens pleinement que j'existe.

J'aimerais tant être une artiste,

Mettre sur toile la splendeur

Qui me captive avec douceur.

 5 avril 2015

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Amoureuse,

le sentiment amoureux qu'éprouve un

homme à l'égard d'une femme se pare

quelquefois d'un voile de pudeur,

 ce lainage sur sa peau, invisible et léger.

Un baiser à l'embrasure des lèvres,

bouleverse une féminité,

la trouble tout en l'ensoleillant ;

ambigüité et joie à l'unisson se lovent

 dans un corps qui pour l'autre s'élargit,

 créant une langue secrète, épistolaire souvent.

Qu'importe ne point comprendre, si s'exaltent

nos sens et s'envole notre tête !

Un regard tantôt donné, tantôt retenu,

dévêt l'imaginaire d'une féminité,

qui se consacrera ainsi à l'écriture d'un monde,

avec cet autre partagé, célébré.

La nudité s'abandonne, se donne,

s'alliance avec une autre,

dès lors que l'infini elle frôle,

 dans la pénombre de l'autre ;

tout lui semble possible.

Aimer n'est-il pas un acte de foi, d'engagement ?

NINA

 

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Les littératures (part I): la littérature de l'absurde

Les littératures (part II): la littérature d'Afrique du sud

Les littératures (part III); la littérature d'Albanie

Les littératures (part IV): la littérature alchimique

Les littératures (Part V): les littératures allemandes

Les littératures (part VI): la littérature allégorique

Les littératures (part VII): la littérature latine

Les littératures (part VIII): la littérature mystique

Les littératures (part IX): la littérature féministe

Les littératures (part X): la littérature messianique

Les littératures (part XI): les littératures du Canada

Les littératures (Part XII): la littérature de Suède

Les littératures (part XIII): la littérature bretonne

Les littératures (part XIV): la littérature victorienne

Les littératures (part XV): la littérature dramatique romantique

Les littératures (part XVI): la littérature des contes

Les littératures (part XVII): la littérature de la Suisse romande

Les littératures (part XVIII): les littératures apocalyptique et apocryphe

Les littératures (part XIX): la littérature de l'art poétique

Les littératures (part XX): la littérature de sapience

Les littératures (part XXI): la littérature scolastique

Les littératures (part XXII): la littérature gnostique, des mystères du monde divin, des êtres célestes et de la grâce divine

Les littératures (part XXIII): la littérature épique

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L'AVENTURE MISS LILY (14 ans de bateau)

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PETITE MERE

 

Couplet 1 :       Petite mère se lève tôt

                        Elle part à l’usine

                        Tant de poèmes sur son dos

                        Et sa vie dégouline

 

                        Petite mère vieillit un peu

                        Elle dort au soleil

                        Ses hublots coulent quand il pleut

                        Ou quand elle a sommeil

 

Couplet 2 :       Petite mère est sage et blanche

                        Ell’ voyage en rêvant

                        Son chant peut traverser les planches

                        Il joue comme un enfant

 

                        Petite mère romanichelle

                        Se cache entre les draps

                        Dès qu’un marin monte à l’échelle

                        Ell’ lui ouvre les bras

 

Refrain :           Attends-moi j’arrive maman

                        J’ai trop laissé passer le temps

                        Est-ce que tu m’aimes un peu encore

                        Quand tu t’ennuies au fond du port ?

 

Couplet 3 :       Petite mère est un bateau

                        L’océan la désire

                        Il l’emmènera sur son dos

                        Si çà lui fait plaisir

 

                        Petite mère laisse couler

                        Le canal sur ses reins

                        Quelqu’un est venu recoller

                        Ce grand corps presque humain

 

Refrain

 

Couplet 4 :       Petite mère se lève tôt

                        Elle part à l’usine

                        Tant de poèmes sur son dos

                        Et sa vie dégouline

 

                        Petite mère a rajeuni

                        Elle n’a pas sommeil

                        Derrière le hublot je souris

                        Elle danse au soleil

 

                        Elle danse au soleil !

écrit à Montillot en 2013

 

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                                      CE SERAIT BIEN

 

                        Ce serait bien si je

                               Pouvais garder tout le vert,

                               Tout le vert de tes yeux.

                               Dans tes yeux, je vois la mer.

 

                            Il faudrait qu’un matin,

                               Comme l’océan qui dort,

                               Je te prenne la main

                               Quand nous arrivons au port.

 

                          Ce serait bien si l’on

                               Faisait une place au rêve.
                               Le temps semble moins long

                               A l’homme heureux qui se lève.

                              Il faudrait un amour

                               Doux comme le vent d’été,

                               Plein de chaleur et d’humour

                               Et tremblant de volupté.

 

                         Ce serait bien si je

                               Pouvais garder ta présence,

                               Cacher tout au fond de

                               Mon coeur notre différence.

 

                              Il faudrait un beau soir

                               Brûler notre enfance morte,

                               Ranger dans un tiroir

                               Les clés restées sur la porte.

 

                                Ce serait bien si l’on

                               Faisait des châteaux de sable,

                               Des vers de mirliton,

                               Des bêtises sous la table,

 

                                   Des courses sur la plage,

                               Avec les cheveux défaits !

                               Il faudrait un voyage

                               Qui ne finisse jamais.

 

                          Ce serait bien si je

                               Pouvais garder tout le vert,

                               Ne pas oublier que

                               Le monde tourne à l’envers.

 

                                                                                Il faudrait qu’un matin

                               D’été chaud comme la braise,

                               Je vienne dans ta main

                               Goûter la première fraise.

écrit en 1997 à Paris

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ODE A LA LOIRE

J’ai trouvé la Loire

Comme elle était belle

J’ai trouvé la Loire

Sur un bateau blanc

Je l’aimais, c’est sûr

Mais je m’en vais loin d’elle

Je l’aime, c’est sûr

Jusqu’à la fin des temps

Je l’ai traversée

Avant le pont-canal

Ses rives ensablées

Ont tracé mon chenal

J’ai gardé la Loire

Elle m’était fidèle

J’ai gardé la Loire

Contre moi bien au chaud

Elle allait parfois

Loin du monde cruel

Elle passait parfois

Par-dessus mon bachot

Elle avait la peau douce

Et je dormais le soir

Entre elle et la grande ourse

Ma bonne vieille Loire

Dans un trou profond

Je suis tombé pour elle

Dans un trou profond

En faisant un faux pas

Tout près de l’écluse

Je pense à ses dentelles

Tout près de l’écluse

Je meurs entre ses bras

Le bois touchait les pierres

L’eau manquait ici-bas

Les marins étaient fiers

De mener ce combat

Je fais des voyages

Avec les hirondelles

Je fais des voyages

Mais pas le printemps

J’ai trouvé la Loire

Quand j’ai ouvert mes ailes

J’aimerai la Loire

Jusqu’à la fin des temps

Je l’aimais c’est sûr

Et je dors avec elle

Je dors avec elle

Jusqu’à la fin des temps

Je n’ai rien vécu

Mais cette histoire est belle

Je n’ai rien vécu

Car je suis maintenant

Trop loin de la Loire

Mais j’ai chanté pour elle

J’ai quitté la Loire

Car la Seine m’attend !

écrit en 2004 à Briare

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                               VOUS LARGUEZ LES AMARRES

 

    Vous larguez les amarres un matin du mois d’août.

    J’attends votre passage avec tant de douceur.
    Entre les deux écluses, un bateau devient fou ;

    Couché sur le flanc droit, il a mal, il a peur.

 

    Vous avez pris le nom d’un voilier, d’une femme.
    Je balance le seau vers l’eau sale du port.

    Il ne vous reste plus qu’à décorer votre âme:

    La mienne est mise à nu, alors je reste au bord.

 

                   Vous mettez  le contact  et  le monde  endormi

                   Peut crever de mensonge  et de sévérité.
                   J’imagine vos mains sur le cordage, amis,

                   Vous êtes loin mais vous ne m’avez pas quittée.

 

                   Vous êtes quelque part dans un coin de ma tête,

                   Braves marins d’eau douce  ou fringuants capitaines,

                   Vous laissez dans ma joie l’empreinte de vos fêtes.
                   Je vais m’y réfugier quand le temps se déchaîne.

 

                   Vous êtes déjà là, je ne vous attends plus,

                   Vous accrochez vos rêves à mon arbre ravi.
                   Mon hélice a tremblé, mes cordes se sont tues :

                   En nous reconnaissant, nous inventons la vie.

                   J’ai largué les amarres un matin du mois d’août.

                   Vous me voyez passer avec tant de douceur.

                   En sortant de l’écluse, un bateau vient vers vous,

                   Il a pris le départ, il vous ouvre son coeur.

 

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