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Dans le noir de la nuit

Pantoum

Me trouve en ce moment dans un état joyeux.
Inactive au dehors j'accueille la tendresse.
Un radieux rayon qui prés de moi paresse,
Dore le vert feuillage en le rendant soyeux.

Inactive au dehors j'accueille la tendresse.
Dans le parfait silence elle surgit du bleu,
Dore le vert feuillage en le rendant soyeux.
La grâce passagère éloigne la tristesse.

Dans le parfait silence elle surgit du bleu.
L'énergie qui surprend me ranime sans cesse.
La grâce passagère éloigne la tristesse.
La nuit, le sort humain peut sembler odieux.

L'énergie qui surprend me ranime sans cesse.
J'ai l'âme satisfaite et l'esprit curieux.
La nuit le sort humain peut sembler odieux.
Dans le noir de la nuit, l'inacceptable oppresse.

17 octobre 2011

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ENCORE...

Oui, je suis lasse

Du temps qui passe

J'aimerais chanter

Aussi rêver!

Et ne plus vivre

A la dérive

De ces regrets

De ces secrets...

Et si l'émoi

Résonne en moi...

Toutes ces envies

Me tiennent en vie!

Mais dans la nuit

Où tout s'enfuit...

Quand ciel est noir

Fragile l'espoir!

Ne pas couler

Encore vibrer

Le monde est beau

Est mon crédo!

Alors suis lasse

Et le temps passe...

Il faut danser...

Et puis aimer!

J.G.

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Vers autrefois

Doux ami,

Si tu le peux, emmène-moi
Où tu aimes à flâner toi-même.
Nous y glanerons sans problème,
Encore en pensée, cette fois.



J'ai perdu le goût du voyage,
Ne le retrouverai jamais.
Or fréquemment, je me permets,
Une errance en ton voisinage.



Là, en t'apercevant, je fais
Les gestes vrais de ma jeunesse,
Empreints de charme et d'allégresse
Et j'en recueille les effets.

Malgré ma tendresse pour toi,
Je ne quitterai plus mon monde.
Viens me rejoindre sur les ondes,
Emmène-moi vers Autrefois!


8 janvier 2009

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administrateur théâtres

eventon16122.jpgThéâtre promenade convivial, théâtre de voyageurs spirituels qui trinquent ensemble …et avec le public. Année 1789 -10 : le roman Jacques le Fataliste et son maître en huit journées et quatre motifs, met en scène deux passagers d’une époque.  Ils cheminent en discutant de tout et de rien, tandis  que sortent pêle-mêle  de leurs malles d’osier histoires d’amour et de trahison, parenthèses, digressions, protagonistes  pittoresques hommes et femmes, apostrophes au lecteur et la reconstitution fragmentée d’un crime. Entre gaieté et profondeur, on découvre le siècle de Diderot  en costumes d’époque avec ses convictions et ses interrogations.  

Au cours de  ce voyage vers nulle part, le réjouissant questionnement du maître et de son valet sur la liberté individuelle débouche sur   une   certitude de l’époque que Diderot, l'un des premiers, veut contester.

 « Comment s’étaient-ils rencontrés ? Par hasard, comme tout le monde. Comment s’appelaient-ils ? Que vous importe ? D’où venaient-ils ? Du lieu le plus prochain. Où allaient-ils ? Est-ce que l’on sait où l’on va ? Que disaient-ils ? Le maître ne disait rien  et Jacques disait que son capitaine disait que tout ce qui nous arrive de bien et de mal ici-bas était écrit là-haut. » C’est l’histoire écrite sur le  Grand Rouleau : “Nous croyons conduire le destin, mais c’est toujours lui qui nous mène.”

 

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 Si le valet  futé joué par Jean-Pierre Baudson est terriblement bavard, son maître,  un noble riche et maladroit qui se refuse de lacer  le moindre brodequin, est passé virtuose dans l’art de le  faire parler. Il est campé par Patrick Donnay. Ainsi  l’amitié vraie née de la parole,  relie  ces deux extrêmes qui deviennent vite inséparables et  oh! stupeur   même dépendants l’une de l’autre, question d’abolir avant la lettre, tous les privilèges de classe. Le sujet de 1779 vit sous la dépendance de son maître,  mais le citoyen de 1789 dont on attend l’avènement, sera  celui qui affirme sa liberté, et, partant, sa souveraineté.

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 Grand déballage de malles …très emballant! Vers une aube inconnue ? A  travers  l’errance picaresque de ce duo en scène plein de verve et d’usage, le spectateur participe à une joyeuse farce sociale et philosophique où les postures intellectuelles savoureuses  de l’un et de l’autre fusent  en un énorme festin vocal. Choc des idées, hallucinante frénésie de paroles, gestuelle débridée, imaginaire au pouvoir, la  riante dissertation en live est bel et bien jouissive.  La mise en scène impeccable de Jean Lambert – elle commence dans la salle avant même le début de la séance  soutient avec talent les équilibristes du verbe qui ont su préserver  un  charme 18 ème.  Les applaudissements  fournis  de l’assemblée témoignent de la générosité des artistes qui ont tout joué, y compris les rôles désopilants d'une flopée de joyeuses dames qui n’ont vraiment pas froid aux yeux!  

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 du 06/09/16 au 29/10/16  Offrant une plongée originale et pleine de surprises dans l’univers d’un géant des Lumières, ce spectacle du Théâtre National  a rencontré un vif succès à sa création en 2013. Amusez-vous des aventures de deux compagnons qui se baladent dans la vie en méditant gaiement sur nos amis, nos amours, nos emmerdes ... et notre destinée. 

https://www.theatrelepublic.be/play_details.php?play_id=454&type=1

 

 

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Autant en emporte le vent!

Certes pour paraître à la page,
À Facebook ai ouvert un compte.
Ne sais pas ce qui s'y raconte
Mais reçois de nombreux messages.

Ne peux directement les lire
Leur contenu étant caché.
Il me faudrait les rechercher
Pour savoir ce qu'on veut me dire.

S'affiche une offre d'amitié.
Je l'accepte sans commentaire.
M'en advint de peu ordinaires;
À des proches me suis liée.

Étions devenues étrangères
Mes cousines germaines et moi?
Je pense avec un doux émoi
À mes deux tantes restées chères.

Étonnamment en peu de temps,
Ceux nés dans la même famille,
À tire d'aile s'éparpillent.
Lors s'ignorent ses descendants.

16 septembre 20016

 

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quelques nouvelles de mes dernières écritures....
Des Comédies pour distraire, et des Textes de Théâtre pour émoustiller les neurones…

Carré de Couples et Demander la Main de ta Femme sont les dernières écrites
Carré de Couples : 4 couples, en un lieu anonyme, évoquent 4 étapes de vie sans jamais se parler...
Demander la Main de ta Femme : Alice, épouse de Maël le macho, vit un amour platonique avec Hugo ami de Maël…

Vous pouvez en lire de larges extraits depuis mon site…et si embryon d’intérêt me demander la fin
http://www.mes-pieces-de-theatre-a-jouer.com/#!du-theatre-a-jouer/cjul

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Une évidence émouvante


Moi qui existe solitaire,
Je me déplace sans bagages,
Et fais de savoureux voyages,
Tout en demeurant sédentaire.

Dans un silence harmonieux,
Je reçois l'énergie solaire.
Sans recours à l'imaginaire,
Je rencontre le merveilleux.

Partout, non loin de ma maison,
De nouvelles grâces surgissent.
Des canards sur le fleuve glissent,
Même en la plus froide saison.

Des mouettes offrent des ballets
Et quand arrivent les outardes,
Bien accueillies, elles s'attardent
En cet espace qui leur plaît.

Ces magnifiques créatures,
Tout près des promeneurs avancent.
Je m'émeus de leur confiance.
Que surprenante est la nature!

15 septembre 2016

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La Flèche du Temps expliquée

du Temps quantique au temps macroscopique

(D'après l'université de Bâle)

Une acrylique

d'ADYNE GOHY 

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Inspirée

par un Poème de

RAYMOND MARTIN

LE TEMPS

 

 

Primordial, étal, étant, partiel et infini.

 

Défini, rationnel, indéfini du relatif, éternité absolue.

 

Par la réflexion humaine asservie à l'esprit.

 

Le cherche-t-on pour qu'il soit perdu ?

 

 

 

Courir prestement d'un point à un autre

 

Piège le temps dans le filet de la raison.

 

Est-ce irraisonné le retour au point initial, faux !

 

Présent, là, ici, là-bas, immuable et immobile, déraison !

 

 

 

Eternité, simultanéité de tous les temps.

 

Passé, présent, futur présent, futur antérieur,

 

Indicatif, pointé au tableau noir de la classe,

 

Du professeur pensant que « c'était le bon temps ».

 

 

 

De l'élève au tableau noir, déjà hors du temps,

 

Multiplicité de temps, temporalités différentes, parallèles.

 

Vacances au passé, à la récréation future approchant.

 

L'esprit virevolte, léger, à tire d'ailes.

 

 

 

L'origine du temps passé, n'est-ce pas le temps d'avant ?

 

Le futur du temps passé, n'est-ce pas le temps présent ?

 

Le futur du temps présent, c'est l'avenir.

 

Le passé de l'avenir, n'est-ce pas le temps présent ?

 

 

 

Alors, faut-il prendre le temps au temps ?

 

Mais son temps, je le lui laisse,

 

Car je prends le mien, en prenant mon temps.

 

Mais le temps presse, pour autant qu'il passe.

 

 

 

Autant en emporte le temps : dilemme !

 

Quel temps faut-il prendre, quel temps fait-il ?

 

Assurément il a fait son temps, indemne.

 

S'il a fait son temps, je lui prends son temps : futile !

 

 

 

Translation dans le temps, utopie humaine, servile,

 

A la recherche obstinée du méson perdu,

 

Initiation mystique du questeur en perpétuel devenir,

 

Vers la recherche de la parole perdue.

 

 

 

Translation dans le temps du «de mon temps» du Grand Père,

 

Au «il était une fois des comptes pour enfants»,

 

La tête dans les nuages, cotonneux de la sphère,

 

Les pieds sur terre, boueux par mauvais temps.

 

 

Poète, prends garde de ne pas retrouver le temps perdu,

 

Car alors ta quête n'aurait plus de sens,

 

Tu ne pourrais plus rêver au temps disparu,

 

Mais tu soupçonneras sa présence.

 

 

 

Je reprends mon temps et vous laisse au vôtre,

 

Vaquez, chantez, riez, à vos réflexions,

 

Chacun d'entre vous aura son bon apôtre,

 

Retour au temps béni des illusions.

 

 

 

Raymond MARTIN

Un partenariat d'

Arts 

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administrateur théâtres

play_434_lisbeths_(2).jpg« Lisbeths » (2006) de Fabrice Melquiot au théâtre Le Public  

 La douce canicule de cette mi-septembre se meurt vite dans l’atmosphère renfermée de la salle des voûtes du théâtre Le Public et la pièce devient vite  irrespirable, …entendez, dans le sens de l’absence de respirations! En effet, les deux comédiens vont mener train d’enfer, aspirés dans la fébrilité de leur poursuite amoureuse à travers les ronces de la vie.

George Lini et Isabelle Defossé ont tout donné ! La langue  est haletante, truffée d’interruptions, de rires trompeurs,  de lapsus, de choses échappées à l’inconscient, de bulles effarouchées, d’hésitations essoufflées, de précipitations  vertigineuses dans un jeu théâtral intelligent et juste.  Ils ne savent pas comment s’approcher, coincés dans leurs carapaces bourrées d’épines. Pas facile l’amour chez les oursins, comment remonter à la surface ?

 Les giclées de « enfin bref » sont autant de cris d’alarme brûlants. Le sol du plateau est un lit de braises. « Enfin bref », c'est le mot qui assassine le présent, qui court haletant vers un futur qui se dérobe, qui angoisse et qui terrorise.  A lui seul il symbolise  l'urgence d'un désir inassouvi, sans jamais l'ombre d'un espoir de contentement, avec à la clef la déception comme clef de voûte de la vie, dans une course absolue et effrénée, à l'assaut des ombres et non des choses et des gens, tels qu'ils sont! 

 Le duo fantastique des deux comédiens Georges Lini & Isabelle Defossé détient un  puissant pouvoir d’invitation à la réflexion. Cette pièce fulgurante du savoyard  Fabrice Melquiot pourrait-elle briser le cycle infernal de nos temps pressés et utiles... ?   Et si on éduquait les gens au contentement et non à l’avidité permanente ? Une avidité stimulée par la publicité, qui affirme qu’il nous manque toujours impérieusement quelque chose.  Une civilisation du besoin chronique et permanent, sans cesse ressassé, qui  instille dans les esprits la dure sensation de manque.  Ils ont les yeux dans les yeux, le corps à corps, mais pas la sérénité de  l’accord ! Le spectateur ne ressortira pas indemne, touché, mais heureusement pas coulé !

 « Ils ont tout et pourquoi cela ne marche pas » se demande-t-on?  Cette question ne cesse de hanter le spectateur souvent pris à témoin par les comédiens, ballotté dans l’ivresse des mots, des dialogues et des narrations croisées au cours de joutes qui ne sont pas que verbales puisque le corps est maître à bord. Ainsi, le spectateur est entraîné, troublé, subjugué par  l’énergie théâtrale époustouflante du  ballet des amoureux qui évoluent tels des papillons de nuits affolés, dans un clair-obscur plus livide que le désespoir. Et pourtant  la fille avait des rêves, elle avait su larguer les amarres, et pourtant elle avait - mine de rien- semé la lumière, rêvé d’un enfant dans la blancheur d’une innocence retrouvée,  galbée de verres de laits à la chaîne et de craies blanches prêtes à écrire une nouvelle vie.

Le phénomène de l’amour - ce qui fait que nous existons à nos yeux et aux yeux des autres - devrait être la tendre aspiration de chaque homme et de chaque femme. Mais la pièce  se fait de plus en plus pessimiste  et l’inaccessible étoile reste bel et bien inaccessible pour les deux personnages, à force de se concentrer sur leur propre désir et non sur celui de l’autre. Et pourtant tout avait  si bien commencé, un peu comme dans L’Ecume des jours: sur les  sentiers peu fréquentés  du fantastique et de la poésie.

lisbeth

 

 Petits commerçants, petits consommateurs d’amour, ils s’éteignent aussitôt allumés, des lucioles perdues dans le grand noir !  Et l’homme est impuissant  devant son destin, vissé à une  angoisse obnubilante comme un coquillage sur son navire car sa Lisbeth, tout d’un coup, n’est  plus la Lisbeth qu’il connaissait dans les moindres recoins : elle a changé ! Elle est une Lisbeth plurielle et réelle. Et cela  Pietr ne l’accepte pas! …S’il pouvait se dire qu’elle est  tout bonnement vivante, traversée par le désir d’enfant et assoiffé de  lui ! Incapable de renoncements, il la fige dans son imaginaire, la cloue comme un papillon sur la planche de l’entomologiste, alors que la vie, c’est justement l’adaptation perpétuelle et le changement! Pauvres humains plus piquants encore,  mais bien moins sages, que les oursins!

 

http://www.chargedurhinoceros.be/index.php?option=com_content&view=article&layout=edit&id=118

...À plus de quarante ans, Pietr se contente de brèves aventures : représentant de commerce, ce n’est pas un métier pour être en couple, on n’est jamais là. Lisbeth fait irruption alors qu’il n’attendait plus rien. Ils se plaisent et décident rapidement de faire un enfant, dans un hôtel, face à l’océan. Elle patiente sur le quai de la gare. Quand il descend du train, il voit cette femme qui vient vers lui, tout sourire, toute lumière. Ce n’est plus Lisbeth, c’est une autre Lisbeth, c’est une inconnue. Mais il reste pourtant l’envie d’atteindre cet amour absolu …

De Fabrice Melquiot, mise en scène de Georges Lini, avec Isabelle Defossé et Georges Lini

Du 6 septembre au 29 octobre 2016 à 20h30 au Théâtre Le Public à 20h30

http://www.theatrelepublic.be/play_details.php?play_id=434

https://fr.wikipedia.org/wiki/Fabrice_Melquiot

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12273181857?profile=originalBergen blottie au cœur de juillet

Oslo, Bergen

Décollage d’un avion blanc, le soir,
puis ce couché de soleil rose et parme,
inouï, triomphal,
apparaît puis s’étend ; une pure merveille.

12273182256?profile=originalVol au-dessus de l’infinie Scandinavie

Des paysages polaires, entre l’Est et l’Ouest,
des maisons en bois, coquettes, multicolores,
dévalent joyeusement ;
alentours des vallées, des prairies, des jardins,
du vert à profusion, des espaces infinis,
de simples fleurs sauvages, à l’instar de ballerines,
gracieuses et féminines, sous mes yeux se
mettent en scène, s’illuminent, dansent et bruissent !

12273181899?profile=originalBergen multicolore, Bergen technicolor

Autour d’elles, le soleil adapte sa lumière,
les nimbes de tout son or, les caresse, les honore.

12273182477?profile=originalPrécieux soleil, parcimonieux soleil

Puis ces neiges éternelles sur ces monts
vertigineux et bleus ; c’est l’été de l’hiver,
Le soleil mesuré.

12273183500?profile=originalA bras ouverts, Norvège

Ce sont ces regards clairs, grand-ouverts,
dont les yeux bleus-glacier donnent
le vertige aux sombres,
puis étonnent et à la fois subjuguent
la Méditerranéenne que je suis, que je reste ;
l’ombre là-bas embaume encore la neige,
même en plein cœur de juillet.


12273184075?profile=originalPaysage hivernal, huile sur toile
Sophus Jacobson (peintre norvégien, 1833-1912)

La blondeur est partout ;
les chevelures, l’air que l’on respire,
les corps, les gestes ensoleillés des gens d’ici,
jusqu’à leur mots si chauds, si ronds ; des bateaux.

12273184683?profile=original« Les rues sont remplies d’amour », prince Haakon de Norvège
Oslo

La Norvège est paisible, blanche et verte,
pacifique.

NINA

12273185671?profile=originalRosemarsjen, Oslo, 25 juillet 2011
Marche blanche, marche des roses…
Du blé en herbe fauché au regain de la jeunesse,
aux promesses de blonds épis

J’ai vu le poème de NINA, émoi.
Les images tournaient, qui défilaient en moi sur l’écran des nuits blanches.
Et moi… tandis que le film repassait, je déposais les photos sur les mots.
Et voici le résultat d’un nouveau partenariat…
De vous à nous, qu’en pensez-vous ?

Michel Lansardière (photographies)

Un partenariat d'

Arts 

12272797098?profile=originalLettres

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Les modes passagères

Attristées de vieilles personnes,
En ce temps de l'évolution,
Favorable aux révolutions,
Silencieusement s'étonnent.

Restées sensibles à la beauté,
Qui abonde dans la nature,
Tous ceux qui la caricaturent
À leurs yeux paraissent frustrés.

Pour les détromper, on leur dit,
En montrant de la complaisance,
L'art s'adresse à l'intelligence
Et ne connaît pas d'interdit.

Se souvenant des Dadaïstes
Elles pensent: cela est vrai.
La bêtise ne peut durer
Vont se reprendre les artistes.

14 septembre 2016

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Nocturne

Je voudrais dire le bruit de la pluie dans les petits matins,

Quand le café noir fume encore dans les tasses

Et que son goût âcre m’emporte bien loin.

 

Je voudrais dire les figures tristes croisées dans le métro

Quand les rêves se sont trompés d’aiguillages

Et que j’ai oublié le goût de tes baisers.

 

Je voudrais dire les grands bateaux blancs qui se perdent en mer

Quand le soleil se couche

Et engloutit tous nos espoirs.

 

Je voudrais dire.

 

Mais enfermé dans le silence immobile,

Je contemple les dernières étoiles mortes

Qui brillent au milieu de nulle part.

 

Là-bas, dans la brume nocturne,

On entend la rivière,

La belle rivière de nos enfances

Qui n’en finit plus de ronger les paysages.

 

Insomniaque à ma fenêtre

Je rêve du temps passé.

La nuit d’août s’achève.

Bientôt, les cerfs brameront dans les clairières de feu

Et l’automne venteux s’infiltrera sous les portes de ma mémoire.

 

Je voudrais dire, encore une fois,

L’immensité de la forêt,

Sa rumeur, ses soupirs et son éternel mystère.

 

Je voudrais dire les chemins parcourus par les aventuriers

Depuis les ruines de Carthage

Jusqu’aux steppes infinies de l’Asie centrale.

Je voudrais dire tant de choses…

 

Mais qui entendra ma voix ?

J’aurai beau crier du haut de la falaise,

Le bruit des vagues, toujours, l’emportera,

Monotone et éternelle clameur des mondes.

 

Demain est aussi loin qu’un pays étranger.

Seule existe la rumeur des feuillages dans la brise d’été,

Rumeur semblable au ressac de l’océan

Contre les murs du temps.

 

Tout près de moi, un oiseau de la nuit a frôlé les cimes

Puis s’est perdu dans l’immensité,

Emportant avec lui son cri mystérieux

Chargé de tous nos désespoirs.

 

Il faudrait dormir.

Minuit est passé depuis longtemps

Et la lune elle-même s’en est allée,

Poursuivant son éternelle course incompréhensible.

 

Le ciel, maintenant, est vide et noir.

Seule subsiste dans mon cœur une petite musique intérieure,

Sonate composée de quelques notes seulement,

Mais qui me dit de croire à la vie.

 

Alors je me souviens que les yeux des femmes brillent

Parfois, dans la pénombre des chambres.

Je voudrais dire leurs gestes tendres et gracieux,

Le son de leur voix,

Et le parfum qui imprègne leurs vêtements

Quand lentement elles se déshabillent

Et s’avancent nues dans l’immensité du monde.

 

 

Le vent se lève et il fait plus froid.

Bientôt le beau chêne près de la fenêtre perdra ses feuilles.

Celles-ci tomberont une à une, inexorablement,

Comme les minutes qui avancent au cadran de la vie.

Dans le ciel passeront des oiseaux en partance

Vers des cieux improbables.

 

Tout n’est que départ, mouvance et éternel recommencement.

Seul je demeure au milieu du silence.

Une ancienne blessure s’est rouverte,

Blessure d’amour qui saigne au milieu de la nuit

Et qui colore l’horizon d’une encre rouge.

 

Voilà le soleil qui se lève au-dessus des abîmes.

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Des îlots se teintent de rose

Devrais-je avoir honte de moi?
Ne peux surmonter ma faiblesse,
Sans souci du temps, je paresse,
M'abandonnant à mes émois.

Je reste passive, en éveil,
Ressentant une douce grâce,
À contempler l'immense espace
Que rend splendide le soleil.

Les célestes métamorphoses
Se réalisent en silence.
Je savoure mon existence.
Des îlots se teintent de rose.

Quand harmonieux, un instant
Est imprégné de poésie,
C'est certes en vers que je choisis
D'en capter le charme chantant.

13 septembre 2016

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Poème ou chanson?

Attention, danger de vie!

Ne fais pas ça laisse tomber
tu sais bien que c’est risqué
Mais on n’a pas l’éternité
moi sur les doutes je veux danser!


J’ai besoin de m’élargir,
de m’étonner, savoir,
penser du matin au soir,
éveiller d’autres désirs.
Je veux aimer et chérir,
sans me retenir tout donner,
me raréfier exister,
offrir et accueillir.
Je rêve de partir
tenter ma vie, ma chance ailleurs,
braver la mort les peurs,
inventer d'autres souvenirs.

Ne fais pas ça laisse tomber
tu sais bien que c’est risqué
Mais on n’a pas l’éternité
moi sur les doutes je veux danser!

Martine Rouhart

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Une pensée attendrissante

Le vieillissement prive l'être
De choix qui étaient importants.
On peut s'habituer pourtant
À vivre en un moindre bien-être.

J'essaie toujours de satisfaire
Mon âme dont certains émois,
Surtout la rayonnante joie,
Dépendent de mon savoir-faire.

En éveil, je prends ma part
Des surprises de la nature.
Très souvent, grâce à l'écriture,
J'en sauve la beauté, sans fard.

Je ne finirai pas ma vie,
Naissant à chaque aube nouvelle,
Impondérable, ayant des ailes.
Or cette pensée m'attendrit.

12 septembre 2016

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De sublimes créatures

Dans un vaste espace exotique,
Oiseaux et poissons fantastiques
Dont aucuns ne sont identiques,
Me mettent en état mystique.

Je médite sur le mystère
Qui rendit sublimes ces êtres.
Je dis arjib! Qui put le faire?
Certes pas un dieu solitaire.

Ni de longues métamorphoses.
Jamais la beauté ne s'impose.
C'est la nature qui dispose
Ses lois autorisent ou s'opposent.

Ma croyance reste pareille;
Suis une agnostique en éveil.
Arjib signifie merveille,
Ce mot semble plein de soleil.

11 septembre 2016

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Marie à Pierre,

Etre éprise à ce point de vous,

à mes lèvres impose le silence,

à mon corps cette fébrilité secrète,

l'attachement  à mes gestes,

pourtant si attachés aux vôtres,

La fulgurance de mes yeux

lorsque les vôtres y plongent un peu ;

 tout cela est devenu un

bien triste jeu !

Etre éprise à ce point de vous,

oblige mon cœur à vivre

en assumant solitaire son rythme

accéléré, effréné, lorsque le vôtre

amical, raisonnable,  lui somme

d'être plus sage !

Etre éprise à ce point de vous,

m'a fait devenir femme en une

seconde permanente,

à l'ombre de votre ensoleillement,

 qu'à tous vous destinez.

NINA

 

 

 

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