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L'éventail du Dey D'alger

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Le coup d'éventail du dey d'Alger (30 avril 1827)

Le 30 avril 1827, à Alger, le dey Hussein soufflette de son éventail le consul de France, un affairiste du nom de Deval qui avait refusé avec insolence de s'engager sur le remboursement d'un prêt. C'est le prétexte à une tension entre les deux pays qui débouche trois ans plus tard sur la conquête de l'Algérie.

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     L’éventail est aussi et avant tout un objet d’art qui fait appel aux meilleurs artistes et artisans pour les confectionner, ainsi qu’aux matières les plus nobles.
Poursuivons donc notre inventaire…

12273182092?profile=original… sur l’éventaire d’un antiquaire

Et autres souvenirs surannés, comme ce carnet de bal oublié…

Souvenirs d’une marguerite effeuillée

      Le moment est donc venu de rouvrir notre magasin des frivolités, de pousser la porte de l’atelier et nous remettre sur le métier.


      Les matériaux les plus précieux sont donc employés pour les brins (baguettes), panaches (branches extérieures), bouts ou flèches (la partie supérieure du brin, entre les branches), comme pour la feuille.

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Les brins formant la gorge et bouts seront en bois (prunier, citronnier, ébène, santal, palissandre…), en os ou ivoire, en corne, nacre ou écaille de tortue, laque ou vernis Martin, argent ou or, pouvant enchâsser diamant, rubis, topaze.

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La feuille pourra être de papier, tissu (taffetas, satin…), peau (vélin, peau de cygne, canepin, cabretille…), dentelles ou plumes, nacre ou ivoire... L’imagination est au pouvoir.
     On en trouvera de tout type, écran (fixe), brisé (des lamelles remplacent la feuille), squelette (à brins étroits et peu nombreux), sultane (à bouts décorés), à systèmes (à mécanismes), plié en aile de chauve-souris, palmette, cabriolet, cocarde, plein vol

On innove et lance sans cesse de nouveaux modèles stimulant ainsi tant les inventeurs que la clientèle.
Curiosité, certains sont même munis d’une lorgnette au théâtre des vanités.
Ah ! voir sans être vue tout en étant admirée…

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D’autres, de type carnet de bal, sont munis d’un stylet, niché dans le panache, permettant de noter, au dos de chaque brin, le nom du prochain invité.


Toutefois ne comptez pas sur moi pour en éventer tous les secrets. Je sais rester discret.


Munie de ce hochet,


A toute heure, en tous lieux, la coquette se montre ;
Il n’est point de plaisir où l’on ne la rencontre :
Allez au cours, au bal, allez à l’Opéra,
A la foire, il est sûr qu’elle s’y trouvera.
                                                                                   Charles Perrault (1628-1703)

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Les meilleurs artisans d’art seront au travail. Ce sont les tabletiers-éventaillistes, ivoiriers, dentellières, doreurs…

Je ne voudrais d’autre travail
Que d’agiter cet éventail
Pour faire une brise légère

Qui pousserait tout doucement
Le bateau vers un port charmant
Et vous seriez la passagère.
                                                                                            Paul Arène (1843-1896)


Alors,


Cet éventail si c’est lui
Aile tout bas la courrière*
                                                                              Stéphane Mallarmé (1842-1898)

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Il va bientôt pleuvoir bergère
Allons sous ma chaumière…

Et, vous qui à la plage peut-être, profitant des deniers beaux jours, encore vous prélassez, doigts de pied en éventail, postez, je vous en prie, quelques mots sur cette page.

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Michel Lansardière (texte et photos)

* Evente doucement la messagère (bienvenus sont les commentaires).
J’ai extrait et inversé ces deux vers de Eventail de Madame Mallarmé.

P. S. : retrouvez ici mes précédents billets autour d'un éventail :

La surprise de l'été :

https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/la-surprise-de-l-t-articles-de-fantaisie-et-mode-de-paris-1-4

Je sème à tout vent :

https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/je-s-me-tout-vent-fantaisies-estivales-autour-d-un-ventail-2-4

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Tableau vivant

 À Liliane

L'immensité ensoleillée semble figée.

Incommensurables, d'innombrables nuages
Décorent en désordre un bleu immaculé.

Les toits bas des maisons incrustent sur le ciel
Une sombre ligne parfaitement brisée.

Gris clair le macadam, reflète les érables,
Géants volumineux sagement espacés.

Scintillent des brillants sur le feuillage vert.

23 septembre 2016

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Le retour de l’automne. JGobert.

Le retour de l’automne s’annonce plus tardif cette année et sonne la fin des plaisirs estivaux. L’aménagement familier, habituel, dans un coin ensoleillé du jardin, se termine bientôt. J’en savoure les derniers beaux moments en toute quiétude. Les journées et les soirées ont pris une toute autre atmosphère. Avec le soleil finissant, le fond de l’air fraîchi, les jours se font plus courts.  J’ai hâte de retrouver ce plaid si doux et si chaud que j’ai abandonné au début de l’été dans un coffre en bois dans ma chambre.

La végétation change de ton avec douceur, délicatesse. Les dernières fleurs se fanent et tombent indolentes sur la terre nourricière. Seuls, les potirons, citrouilles et autres cucurbitacées aux couleurs chatoyantes égayent mon éphémère jardin.

La nuit a repris ses mystères, plus sombre, plus froide. Elle tombe rapidement sans crier gare et engloutit tous les secrets de la vie. Elle me replonge dans les méandres de mes rêves.

Au petit matin, une légère brume couvre la nature. Prairies et bosquets baignent dans une jeune rosée d’automne que l’on aime respirer et percevoir de bon matin à la campagne. Gouttelettes finies d’humidité posées délicatement sur les toiles d’araignées et sur les végétations et feuilles devenues translucides.

Le soleil est toujours présent avec moins d’ardeur, de ferveur. Ses rayons sont agréables, plaisants et sa lumière délicieuse. Les jours se font doux et propices à de grandes balades dans la campagne ou  en forêt. L’attrait de ce nouvel automne se fait sentir.

Marcher, avec cette belle saison qui débute, me rappelle tant de souvenirs attachés aux bruits exquis et aux bruissements des premières feuilles mortes. Avec les automnes d’antan, je me transporte et fais le lien de souvenirs intemporels, infinis d’êtres chers disparus.

L’odeur de cette nature familière se mélange et accède à mon cerveau faisant revivre ce temps béni de la jeunesse. Mes promenades en forêt avec mon père, mes balades entre amis et mes rencontres fortuites avec ces arbres centenaires me transportent de joie. Chaque rendez-vous est merveilleux. Mes poches pleines de marrons, châtaignes, faines et autres fruits des bois, ramenés comme des trésors, étaient des dons du ciel et de la nature.

Cet automne me mène dans des rêveries incroyables, singulières, dans des aventures imaginaires, où lutins, farfadets sont les acteurs. Je les devine cachés derrière les branches, sous les champignons les plus extravagants. Ils se déplacent rapidement, sans être vu, les bras chargés de pommes de pin et de fruits de la forêt. Pour les petits animaux, les réserves sont terminées et l’hiver peut venir. Il sera moins rude avec ces arches remplies de nourriture.

L’automne s’installe et sans regrets, j’en apprécie les jours sans fin. Tout est rentré, rangé, mis à sa place, à l’abri. Ces nouveaux jours ont déjà une saveur exceptionnelle.  Malgré moi, j’attends les intempéries qui rendent l’animation à ma vie, le vent, le bruit des feuilles mortes et la pluie sur mes carreaux.

Un premier feu de bois dans la cheminée redonne la gaieté à cette maison. Le bois ramené avec précaution et posé dans son panier est parqué avant d’être brûlé. Le crépitement des buches enflammées et le bruit des marrons qui éclatent dans les flammes m’offrent les sons bienveillants d’un orchestre peu ordinaire. L’odeur tranquille se répand, suave et chaude dans les pièces. Le bois finit de craquer dans la cheminée et part en fumée.

Un café bien chaud, sucré et l’hiver peut commencer.

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Le vent de vie est éprouvant


La pesanteur du corps, de l'âme et de l'esprit,
Me laissent éveillée mais dans la somnolence.
Paisible l'air n'affecte des arbres l'élégance.
Ni non plus ne perturbe un reposant silence.

La paix, la liberté de ne rien assumer
De vègéter stérile! Or soudain la mémoire
Indiscrète à nouveau, me raconte une histoire.
Il me semble évident qu'elle ne ment jamais.

Pourtant je me demande, incertaine, troublée
Si des événements, des amours et des rôles,
Le savoureux rappel d'émouvantes paroles,
Ne furent pas rêvés alors qu'ils me comblaient.

Face aux faits survenus, je ne peux pas confondre
Ce qui fut mon vécu, heureux ou oppressant,
Même s'il m'apparaît parfois époustouflant,
Et des comportements dont n'eus pas à répondre.

Me revient clairement la pensée de mon père
Dont les yeux trahissaient peine et mélancolie
Car il avait vécu l'enfer et la folie
Voyant mourir son frère à la première guère.

Il était convaincu, niant l'intolérable,
Que la vie est un rêve aux fausses vérités.
En pêchant, il goûtait à la félicité
Qu'un vent marin apporte quand il est favorable

22 septembre 2016

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AU BORD...

Au bord de toi

Lumière s'allume

Plein de saveur

Une sorte d'écume...

Au bord de moi

Bien trop d'attente

Tout cet émoi

Des mots qui chantent...

Au bord de nous

Le temps s'arrête

Alors ce goût

De perdre la tête...

Au bord de vie

Ne plus ramper

Pousse l'envie

De s'envoler...

J.G.

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administrateur théâtres

 Un  très grand moment flambant de musique, de rencontres et d’émotions 

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Dimanche 18 septembre 2016 au Château d'Argenteuil : une découverte. C’est  Le 21e Festival Mozart. Cette année, c'est une version promenade d’un jour qui nous est offerte, avec  4 superbes concerts  d’ensembles  d’excellence. La coutume voulait que se réunissent et interagissent une  trentaine  de musiciens  talentueux  internationaux  que l’on accueillait en résidence à Waterloo  en répartissant  leurs prestations sur deux semaines de liesse musicale. Cette édition-ci est un véritable élixir.  

Small is beautiful : le public, nullement retenu par  la Journée sans voiture à Bruxelles,  a investi les salles de concert et a pu apprécier l’intensité de  cet événement ramassé sur un jour,  se délectant du  ressenti  des artistes  donné avec tant de talent et de générosité. Dès l’entrée, les participants  étaient accueillis avec le sourire de jolies élèves du Conservatoire, toutes coréennes ou japonaises, servant boissons et  collations sucrées-salées. On  a  aussi rencontré la fondatrice de l’événement, Dalia Ouziel qui a fait une visite guidée des lieux. Elle  nous confie : «  La fondation du festival, c’était il y a 21 ans dans l’église Saint-Paul de Waterloo, une initiative de mon mari  et moi,  le duo   Rubenstein-Ouziel. La liste des participants aux 20 premières années, réunissant des artistes  tous de haut vol était plus qu’impressionnante quand on y pense. Cette journée unique a été préparée avec feu par notre  fils, Daniel Rubenstein, violoniste. C’est lui  qui prend la relève et a organisé cette fête musicale  qui nous tient tant à cœur ».

Journée d’émerveillement donc. Dès 12h15 le château d'Argenteuil résonnait  de vents et  cordes  avec la complicité de  la violoniste Tatiana Samouïl, lauréate du Concours Reine Elisabeth 2001, qui jouent le Quatuor pour flûte N°3 en Ut K.285b de Mozart et le Quintette pour clarinette et cordes opus 115 de Brahms.  

C’est ensuite le Quatuor Danel qui investissait les lieux en  interprétant successivement  Dissonance, le Quatuor à cordes n ° 19 de Mozart (K. 465), puis le Quatuor N°6 en fa mineur op. 60 de Mendelssohn. Marc Danel comme à l’accoutumée, joue de son instrument avec tout son corps, comme assis sur un nuage musical dont il s’envole par moments, tordant les phrasés avec l’énergie du désespoir, tandis que le violoncelliste Yovan Markovitch lutine son instrument le sourire dans l’archet. Des quatre tailleurs de bois précieux, émergent des  figures aux visages sacrés. Le public est subjugué.  L’expression est intense, audacieuse, et vibrante. Le Mendelssohn aux sonorités étranges est puissant et galvanisé par la passion et la douleur. On est au seuil d’une musique d’épouvante.  Les musiciens ne jouent pas pour passer le temps mais pour  le cueillir, insaisissable, du bout de l’archet. L’Adagio évoque  certes des souvenirs heureux, mais que peut donc évoquer d’autre que la révolte,  la mort prématurée d’une sœur ou d’un frère? Outcry! Le pied frappe le sol pour écraser les malédictions du ciel avant les dernières mesures qui évoquent une résistance courageuse.  

 Mais le charme de la Journée opère,  et l’on se dit que cette Journée  n’est pas sans rappeler la convivialité d’un autre festival belge,  hélas aujourd’hui disparu : Les concerts à l'Orangerie du Château de Seneffe  dont la dernière édition s’est tenue en juillet 2015. En invité de choix on y rencontrait Lorenzo Gatto, Jean-Claude Vanden Eynden, Eliane Reyes, le quatuor Danel, l’altiste Vincent Hepp, la violoncelliste Sarah Dupriez… que de merveilleux souvenirs! Et  qui retrouve-t-on brusquement en train de répéter près d’une colonnade si ce n’est Vincent Hepp en  personne!

Il nous donne rendez-vous avec l’Ensemble Mendelssohn à 17h 15 à la Chapelle pour écouter  Le Sestetto concertante en mi bémol majeur K 364 (dans sa transcription de 1808) de Mozart et le Quintette à cordes N°2 en si bémol majeur op. 87 de Mendelssohn. Superbe rythmique, charme et justesse. L’alto (Vincent Hepp) produit des sonorités larges, jubilatoires. Les crescendos sont enveloppants. La musique vient à déborder comme une corne d’abondance. Le violon de Daniel Rubenstein chante avec une pureté, une lumière et une chaleur extraordinaire dans ce lieu qui rassemble les mélomanes de l’après-midi, toutes fenêtres ouvertes.    Tout se termine, trop vite,  sur un rythme Marcato, tonifiant. Le tempérament  intense, c’est la résilience. Les dernières mesures  évoquent une résistance courageuse. On quitte le concert avec une consigne : ne jamais abandonner!

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 Et  puis le soir, c’est l’apothéose,  avec Eliane Reyes et Jean-Claude Vanden Eynden. Eliane Reyes, l’élève de Jean-Claude Vanden Eynden vient de recevoir une très haute distinction. En effet, elle a reçu les insignes de Chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres attribués à des personnes qui se sont distinguées par leur création dans le domaine artistique ou littéraire ou par la contribution qu’elles ont apportée au rayonnement des arts et des lettres en France et dans le monde. Eliane Reyes est la première pianiste belge à être ainsi honorée.  Face à face, professeur et ancienne élève vont développer avec chaleur et complicité  sur deux pianos imbriqués comme le yin et le yang les magnifiques harmonies du  Concerto pour 2 pianos N°1 en mi bémol majeur K.V. 365 de Mozart. La direction de l’orchestre - une toute nouvelle aventure à suivre, celle du Nco Orchestre -  a été confiée au  jeune chef  prometteur que l’on a pu entendre diriger Mozart  au festival de Moscou l’an dernier.  Il s’agit d’Ayrton Desimpelaere.  En première partie du concert de 20h15, Ayrton Desimpelaere a dirigé la création toute récente de  Nicolas Bacri: Cosi Fanciulli, allusion au Cosi Fan Tutte de Mozart  et L’Adagio en mi majeur pour violon et orchestre K.V261 de Mozart avec Daniel Rubenstein, violon soliste.

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Une journée  enfin sous le signe de l’art de vivre : Bertolt Brecht  ne disait-il pas que  "Tous les arts contribuent au plus grand de tous les arts : l’art de vivre". Car Marie  Chimkovitch  veille avec ses pinceaux. L’artiste-peintre, une « live art performance painter », croquait  sur le vif et avec  douceur et poésie les musiciens à l’œuvre, transportant son exposition improvisée d’une salle de concert à l’autre. Ravie, elle dépose sa palette et conclut : «  La journée fut un feu d'artifice d'émotions fortes : le bonheur de peindre en musique, la musique elle-même, les musiciens, les rencontres, la gentillesse, l'amitié ... Le Festival Mozart cette année fut mini, mais quelle densité ! »

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Tableau réalisé dans le cadre du Festival Mozart 2016 : Eliane Reyes, Jean-Claude Vanden Eynden et le Namur Chamber Orchestra sous la direction d’Ayrton Desimpelaere dans le concert pour 2 pianos n°1 K365 de Mozart, huile sur toile (sur carton), 50x70cm, Château d’Argenteuil à Waterloo, le 18.09.2016.

http://www.festival-mozart.be

 

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Nouveau roman: Proche lointain

12273185285?profile=originalJ’ai le grand plaisir de vous annoncer la parution de mon nouveau ROMAN, « PROCHE LOINTAIN ».

L’histoire d’un éloignement, de la fin d’une amitié. Des dissensions presque imperceptibles éloignent deux amis, jusqu'à la déception de trop, jusqu’à ce qu'un certain événement consomme la rupture.
Et après...qu’advient-il lorsque tout a été dit ?

Il y est question des petites blessures qu’on laisse passer par indulgence, vraie complaisance ou volonté secrète que rien ne change. Des fissures qui font mal, qu’on comble tant bien que mal mais qui creusent à la longue une brèche irréversible.
Le roman est construit sur trois temps : Le narrateur raconte l’éloignement progressif, ses interrogations et ses regrets, jusqu’à la survenance de l’événement. S’intercalent des passages où il s’adresse à Jean-Louis (monologue dans le vide ou long reproche direct ?), dans un temps déjà postérieur à l’événement en question. Le lecteur n’apprendra la teneur de celui-ci qu’aux deux-tiers du livre. A partir de ce moment, le roman repart sur un troisième temps, un nouveau présent, basé sur les nouvelles donnes…

Une histoire intimiste et en même temps un suspense ; le fil reste tendu tout au long du récit.
Les interrogations sur l’amitié jalonnent tout le livre. Jusqu’où doit-on/ peut-on accepter les déceptions, les manques de l’autre ?12273185092?profile=original

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Des instants exaltants

J'ai un passeport pour l'espace.
Peux y circuler librement.
M'y trouve accidentellement,
De la providence, une grâce!

Mon âme se métamorphose,
S'emplit d'une énergie nouvelle.
Un puissant courant se révèle,
Me mène à une apothéose.

Alors qu'elle plane en errance,
Mon âme écoute des propos,
Un éparpillement de mots,
Désassortis, sans connivence.

Est-ce le langage des anges
Qui ne se soucient que des sons,
Émis ou non à l'unisson?
Cette litanie semble étrange.

J'aimerais faire parader
Des mots voluptueux et tendres
Que l'on ne puisse pas comprendre.
Or ne sais comment procéder.

Me donne un répit ma raison.
Je me grise de liberté.
Je peux encore en profiter.
Se dore et rosit l'horizon.

20 septembre 2016

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Ivresse.

Je ne suis pas affamée de la vie

puisque je savoure l'instant,

depuis mon adolescence jusqu'à

maintenant, le promène dans ma tête,

partout en moi, à l'instar d'un

grand cru, d'un millésime exceptionnel !

pourquoi devrais-je courir après d'illusoires

richesses, qui me survivront, pour

après saouler quelqu'un d'autre ?

Je suis ivre de vie, mais point saoule de ce

tout qui n'est rien.

J'aime cet extraordinaire ordinaire ;

l'instant qui me grandit, m'ouvre à tous

les essentiels qui fleurissent et fleuriront en moi,

dans ce vaste jardin qui respire dans ma tête !

L'écriture respire ; ainsi j'écris la vie.

NINA

 

 

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Un dimanche paradisiaque

12273183696?profile=originalÀ Adyne

Sur les rives du Saint-Laurent,
On fait face à l'immensité
D'une indescriptible beauté.
Éblouissant est son courant.

Sous la voûte bleu, vaporeuse,
La nature offre mille grâces.
Elle féconde tout l'espace,
Crée des espèces fabuleuses.

Partout fleurissent des jardins
Offrant des images magiques,
Des compositions féeriques
Sorties de lampes d'Aladin.

Fasciné, on voudrait capter
La splendeur du ciel et de l'eau
Or on n'en saisit en photos
Que des parcelles découpées.

Pour satisfaire notre envie
Nous avons vogué sur le fleuve
Comme les canards le peuvent
Caressés du vent de la vie.

19 septembre 2016

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administrateur théâtres

Target: Quality Time!  Dans un décor  gentil et un peu avachi  style « Au théâtre ce soir », va éclore   une fleur vénéneuse et  invisible, celle de la vérité pas bonne à dire. Carnivore? Sans doute, elle  semble aussi  gourmande que le Temps. Comme échappée d’une boîte de Pandore elle se met à dévorer, tout ce qui lui tombe sous la dent. Et elle a la dent dure ! Elle sonde les amitiés,  explose la vie de couple trop tranquille, dévoile les tricheries amoureuses, ricane à propos de l’emploi du temps égocentrique et ridiculises les  grimaces sociales. Elle  frappe   les vanités de ce monde : vins millésimés,  psychanalyse, musique indienne, cacahuètes mortifères,  mythe du bon samaritain, écologie, rêves d’adoption dans les pays lointains et  nouvelles habitudes matrimoniales !  Tout en écrasant  au passage dans son engrenage infernal,  conventions confortables, habitudes et lâcheté. Avec cela, impossible de mentir, tant le texte est greffé sur le langage du corps. Les pitreries révélatrices et  la bouffonnerie  ne sont pas non plus absentes de ce texte  signé Matthieu Delaporte et Alexandre de la Patellière, les auteurs de la pièce à succès retentissant Le Prénom. Pierre Pigeolet  en vrai capitaine de la scène, se révèle être un maître en la matière, tout  concentrant dans son personnage toute l’humanité de la pièce. On se félicite de la mise en scène trépidante de Martine Willequet.

Un diner d’adieu - ©FabriceGardin 083.JPG 

Un peu comme on rénove sa garde-robe,  Pierre et Clotilde Lecoeur(-Sec) décident donc d’organiser des dîners d’adieu pour se débarrasser d’amis qui n’ont plus vraiment la côte. Sur la liste noire, c’est Antoine qui le premier fait les frais du vide-amitié. La fastueuse  cérémonie de rupture à sens unique  promet de se dérouler  dans  le plaisir jubilatoire pour les deux complices de la mise en scène. Dans une ambiance do it with class, on sort le  vin millésimé de l’année de naissance du cher ami - comme c’est triste, sa femme, Béa a été retenue par une répétition de théâtre -  on l’accueille avec sa musique préférée, on lui concocte un repas princier que l'on fera suivre  par la liquidation de la cible !

Un diner d’adieu - ©FabriceGardin 213.JPG

Sauf que, les choses dérapent. Pierre et Clotilde perdent peu à peu le contrôle, pire, c’est l’ami offensé qui subtilement prend sa revanche et organise une  séance  jubilatoire et cruel de role–playing thérapeutique pour « sauver l’amitié ! »

Pourtant, quelle superbe chimère, quelle  idée grisante d’imaginer que tout d’un coup, on va pouvoir maîtriser le Temps. Préférer au gaspillage et à la dispersion, le  véritable et authentique Quality Time avec famille et amis sincères! Rayer de sa vie angoisse, ennui et obligations. Faire le ménage du Time Managing et reléguer impunément aux oubliettes tout ce qui vous dérange... et se sentir enfin libres!

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 Dès le départ, Clotilde jouée avec férocité carnivore par Christel Pedrinelli  a préparé un coup de Jarnac. On le  perçoit dans ses intonations sarcastiques, sa fausseté, ses sollicitudes exagérées, ses rires artificiels,  ses postures protectrices avec son mari. Mais la séduction de la belle  a vite fait …de faire oublier tout danger. La comédienne au top de son talent de faussaire a aussi piégé le public !   Et dans le rôle du mari gauche, anxieux, et  rénovateur  Frédéric Nyssen fait merveille. Il s’en tire particulièrement  bien dans  ce  monologue  solitaire si inconfortable  face à un Pierre Pigeolet statufié qui reste, absolument imperturbable, pire qu’un psychanalyste, figé comme un cadavre assis!  Et puis … quelles résurrections flamboyantes!

Jusqu’au 09/10/16

AU THEATRE ROYAL DES GALERIES

Galerie du Roi 32 – 1000 Bruxelles

Infos Réservations : 02/ 512 04 07

http://www.trg.be/

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Une plaisante activité

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Illustration de Jacques Choucroun 

À Michel Lansardière

 On a recours aux mots d'usage

Dont abonde chaque langage.

Or on peut en faire un pillage

Pendant un jeu où l'on s'engage.

 

Ce jeu consiste au décollage

De mots jaillis sans décalage,

Porteurs de souvenirs, d'images,

Ayant même rime en partage. 

 

Le cerveau garde un héritage.

Sans faire de remue-ménage,

On trouve des vocables en age

En partant du mot éclairage.

 

En ce jour, cette rime sage,

Qui termine le mot hommage

Et aussi celui de courage

Nous fit faire un riche voyage.

 

18 septembre 2016

 

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Le temps n'existe pas.

Hier ; il y a trente ans,

Aujourd'hui ; un autre temps,

Demain ; l'échos d'un rêve ou pas,

tout ça mis ensemble ; l'écriture,

un livre, des images portées par l'encre,

cette drôle de vie qu'en secret,

toi et moi partageons.

Hier ; les heures adolescentes,

Aujourd'hui ; puissante féminité,

Demain ; l'échos d'une enfance, ses pas,

tout ça mis ensemble ; l'émerveillement,

l'instant du quotidien, par une rose, ébloui,

cette ampleur dans ma tête qu'en secret, je t'écris.

Hier ; l'absence d'une rencontre, de nous,

Aujourd'hui ; nos regards l'un dans l'autre, enchevêtrés,

Demain ; j'y crois enfin,

tout ça mis ensemble ; l'intimité d'un chant,

cet Opéra, ce bel enfant nourri de poésie,

de nos mots silencieux, de nos peaux musicales

dès lors qu'elles s'effleurent,

se touchent un peu.

NINA

 

 

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L’écrivain JGobert

 Si je n'écris plus, c'est que je n'ai plus rien à dire, à raconter dit l'écrivain.

Les heures sont creuses dans cette chambre vide. Les jours passent tristement.  Dans cette torpeur lancinante, son esprit se meut dans le vide de ses mots.

L'écrivain n'écrit plus. Il est prisonnier, censuré.  Il a l’impression d'avoir perdu son âme. Trop d'émotions négatives, de désarrois ont envahi sa vie. Trop d’injustices, de désordres, de confusions le paralysent. IL a le corps et l'esprit tourmenté, agité. Tout l'obsède. Il se sent isolé.

Destinée, où es-tu ? Pourquoi ce renoncement, ce rejet qui transperce son cœur et le laisse pour mort. Il ne voulait pas qu'il en soit ainsi.

Justice,  as-tu choisi de le réduire au silence et sans combat ? A-t-il acquiescé ta volonté et ta puissance ?

Dieu, est-ce un poète ou un prophète maudit qu'il faut punir pour ses mensonges ?

Démocratie, rend la certitude à ce fou pour qu'il retrouve ses inspirations, ses convictions pour transmettre la vérité, l’amour et la vie.

Les humains sont quémandeurs. Sans écrivain poète, les hommes sont seuls, orphelins, dépourvus de protection, d’éclat. Ils s'enfoncent dans le néant, la futilité, l'obscurantisme. Ils ont besoin de comprendre, d’interpréter et d’aimer. Ils doivent se sentir vivants et non dissimulés sous les corps des innocents.

Et qui peut mieux qu'un poète, par ses mots salvateurs, relever celui qui tombe, consoler celui qui pleure, rassurer celui qui souffre.

L'écrivain muselé, bâillonné doit se réveiller et crier au monde sa vérité.
Pardonne-lui sa désobéissance mais ne lui demande plus jamais de se taire. 

 

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L'YONNE (écrite à Misy en 2003)

L’YONNE  (écrite à Misy) 2003

                        C’est une rivière                                 

                        Nerveuse et tranquille,            

                        Rebelle et si fière,                                

                        Forte mais fragile.                               

           

                        Il peut faire mal,

                        Sauvage et placide,

                        C’est un animal

                        Posé mais rapide.

                                   

                        Quel est ce cours d’eau                      

                        Sensible et rieur,                                 

                        Menant les bateaux                             

                        Vers des temps meilleurs.        

 

                        A qui sont ces pattes,

                        Ces yeux de velours,

                        Cette allure de chatte,

                        Ce grognement sourd ?

 

Refrain :           Profonde et lointaine,

                        L’Yonne souveraine,

                        Si verte et si tendre,

                        Ne veut pas se rendre.

                        Lionne rugissante,

                        Lionne toujours partante,

                        Comment te bercer

                        Ou  t’apprivoiser ?

                        Comment t’abriter ?

                        Comment traverser ?

 

                       Quelle est cette eau vive                     

                        Qui change de nom ?                          

                        La Seine lui arrive                               

                        A peine au menton.                             

 

                        Sans craindre la mort,

                        Chasseur et rusé,

                        Quel est ce beau corps

                        Prêt à s’élancer ?  

 

             Au refrain

 

                      Perdu dans l’enfance,                         

                        C’était un ruisseau,                             

                        Une transhumance,                             

                        Le vol d’un oiseau.                             

                        Louve téméraire,

                        Félin survivant,

                        Vois comme cette mère

                        Défend ses enfants.

                      

                        Au refrain

 

 Anne David

 

 

 

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Une pensée pour mon père

Maintenant, lorsque je pense à mon père, une onde de tristesse nouvelle me traverse. Elle n’est pas seulement le mouvement de cœur qui porte vers le souvenir du parent disparu. Il y a autre chose, dont j'ai pris conscience depuis peu. C'est que j'ai dépassé depuis longtemps déjà l’âge que lui a atteint pour l’éternité.
Sans doute, lui ont été épargnées les souffrances quelquefois bien longues de la vieillesse et toutes les défaillances de l’âge. En partant si tôt, il s’est paré d’une sorte d’immortalité. A jamais je conserverai de lui la même image, faite d’esprit rationnel et de sensibilité enfouie.
Lorsque je pense à lui, je le revois, si proche et en même temps si lointain, assis devant son bureau, enfermé dans son silence, impressionnant de présence. Absorbé dans la correction de copies d'examen, ou dans la recherche du temps perdu...
Il est parti trop tôt et il est désormais trop tard. J’ai définitivement raté le temps où nous aurions pu discuter vraiment d’égal à égal. Où il aurait tenu entre ses mains l'un de mes romans et s'y serait plongé avec le même sérieux et la même attention qu'il lisait et relisait Les nourritures terrestres ou Lucien Leuwen.
L’amour des livres, l’héritage le plus précieux qu’il m’ait transmis.

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