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Le temps immobile de Claude Mauriac

12273203478?profile=originalIl s'agit du journal de Claude Mauriac (1914-1996), publié à Paris chez Grasset de 1974 à 1991.

Onze ouvrages constituent à ce jour le vaste ensemble du Temps immobile. Entre 1974 et 1978, chaque saison littéraire a vu paraître un tome: le Temps immobile, I (1974); les Espaces imaginaires (1975); Et comme l'espérance est violente (1976); la Terrasse de Malagar (1977); Aimer de Gaulle (1978). Les titres indiquent clairement qu'il s'agit à la fois d'un témoignage autobiographique, d'une rêverie qui embrasse les lieux privilégiés de l'enfance autant que la simple chronologie événementielle, et d'une réflexion, à travers le destin des grands hommes, sur les faits les plus importants de notre siècle. Alors que François Mauriac est mort en 1970, le Rire des pères dans les yeux des enfants est publié en 1981; Signes, Rencontres et Rendez-vous, en 1983; Bergère ô tour Eiffel, en 1985; Mauriac et Fils, en 1986; l'Oncle Marcel, en 1988. Ces Mémoires couvrent plus d'un demi-siècle et établissent, par-delà les années, un rapprochement émouvant entre l'adolescent qui traçait les premières lignes de son journal en 1927 et le septuagénaire qui les relit. Enfin le Temps accompli, paru en 1991, clôt le paradigme du «temps immobile» et couronne un brillant édifice auquel il apporte sérénité et sagesse.

Bien plus qu'une simple collection de souvenirs, le Temps immobile se présente comme une méditation sur le matériau brut de la vie affective dont il tente de reproduire le lent cheminement, les associations imprévisibles ou les brusques revirements. Parler d'immobilité peut paraître paradoxal face à un flux, par définition impossible à arrêter. C'est souligner, du même coup, les limites de l'écriture, incapable de rendre compte de l'inépuisable foisonnement du monde intérieur. Claude Mauriac semble profiter alors des techniques du Nouveau Roman, plus particulièrement celles de la polyphonie ou de la composition en canon de Michel Butor: «Je me demande si, dans l'impossibilité où je suis de composer le Temps immobile pour en donner, de mon vivant, quelques parties au moins orchestrées, la solution ne serait pas d'insérer ainsi, à leur place dans le temps _ le temps passé, le temps immobile _ les contrepoints dont je sentirais dans la symphonie l'utilité, là et pas ailleurs, à cette, à ces dates précises et pas à d'autres.» Les notes, lettres ou fragments de chapitres rédigés longtemps auparavant sont découpés et montés par l'auteur, éliminés ou réorganisés en fonction de sa vie présente. Ainsi le point de vue actuel a-t-il une importance décisive dans le choix et le traitement du passé. Mais celui-ci, à son tour, influe sur la façon dont l'homme adulte regarde le monde au moment où il retrouve les violentes émotions de sa jeunesse. Une partie, par exemple, de Bergère ô tour Eiffel (dont le titre, emprunté à Apollinaire, souligne le rôle de la poésie dans l'inspiration du mémorialiste) s'arrête plus longuement à la période de la guerre: «le Lac noir». A sa femme qui lui reproche, le 2 août 1983, sa mauvaise humeur, Claude Mauriac croit pouvoir répondre que ce n'est pas à son moi d'aujourd'hui qu'elle s'adresse, mais à ce moi errant jadis, dans Paris occupé, sous les bombardements et les tirs de DCA: «"Ce n'est pas sain", m'avait dit, la veille, une fois de plus Marie-Claude de mes descentes dans le temps. Ce qui n'est pas sain, c'est de laisser ces plaies suppurer. Mais il est vrai que cette spéléologie met mon équilibre en danger. [...] D'autres Français sont-ils encore comme moi, quarante ans après, à ce point malades de l'Occupation?»

Le rapprochement des dates, plus particulièrement rythmées par le retour des fêtes chrétiennes ou des saisons, permet d'établir des superpositions thématiques. Les événements disparates de la vie individuelle, s'inscrivant dans la longue durée des cycles cosmiques ou des mythes fondateurs de notre civilisation, prennent alors une dimension spirituelle. Une rencontre (Gilles Deleuze ou Borges), une lecture (Stendhal), un film (Godard), l'engagement politique (telle manifestation en faveur de prisonniers, un soir de Noël), épousent le mouvement de l'Histoire. Une confession ou le rappel d'une scène intimiste («4 janvier 1932. Pour ne pas empêcher Jacques, qui s'est couché, de dormir, je vais faire une version grecque au salon, à côté de papa qui corrige les épreuves du Noeud de vipères»), échappent à la simple anecdote et deviennent une tendre confidence qui semble appeler la réponse, au moins implicite, d'un chaleureux humanisme ou d'une foi religieuse. Transformée par l'écriture, l'existence acquiert un sens, se soumet à un ordre supérieur et trouve la paix - cette immobilité de l'âme - dans l'acceptation du destin.

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                                                       Il fallait donc battre en retraite, sauver les meubles au risque d’être dévoré, englouti par les mâchoires impitoyables et diaboliques de l’argent qui fabrique des monstres sans coeur. Guillaume se mit à chercher un peu partout les affaires bon marché qui entraient dans son enveloppe : le genre de bazar qui lui irait bien à lui, habitué au bazar de sa vie faite de tout et n’importe quoi. Et il trouva. Un ensemble restaurant-épicerie-salle-de-jeux-pompes-à-essence à Arromanches pour un bon prix, à l’état d’abandon, à n’en pas douter, au soleil pluvieux de la Normandie, mais tout de même sur la côte avec la mer, les galets et l’air du large ! Les voilà fourgués sans tambours ni trompettes dans le premier vol qui les délivrait de l’infâme sangsue qui se moquait de ces rêveurs du bout du monde croyant encore à une petite place pour leur grande ambition. C’était près d’ Arromanches : Saint -Hyppolite- Des- Pertes. Comme une prédestination à sourire rappelant ceux qui vivent dans des impasses ! Pas une âme qui vive sous la pluie. Une bâtisse quasi-abandonnée, un restaurant à la bonne figure en face. Mais il n’y avait pas de doute, les pompes rouillées étaient à côté de la bâtisse : donc c’était là. Guillaume n’avait pas pris la précaution de retenir la vente par une avance quelconque sur le prix. C’est en toute confiance qu’il avait traité avec l’agence qui disposait du bien. Elle lui avait assuré que sa parole suffisait, qu’elle retenait le bien pour lui. Judith et Marienka imaginaient des travaux à venir, comme des bruits familiers qu’elles avaient déjà entendus quelque part. Mais Guillaume, lui, s’imaginait différemment. Coiffé d’une toque, il tenait enfin son rêve entre les mains.

                                                       Animé de ces ressources étranges, intarissables qu’ont les créateurs visionnaires déployant un courage saisissant, Guillaume se mit à l’ouvrage. Aidé de quelques bras volontaires par le vin qui les soutenait, ils remirent l’affaire sur pied. L’étage disposait de quelques chambres à louer. Un équipement sobre comptant un lit, une modeste table de chevet, une lampe, sanitaires et douches sur le palier, des poutres apparentes donnaient à cet ensemble spartiate le cachet de cellule militaire. Mais n’étions nous pas sur une plage du débarquement ? Au rez-de-chaussée le restaurant avait pris des couleurs, il disposait d’un bar où quelques égarés de ce bled perdu prirent l’habitude d’y passer la journée. A coups de “oui” et de “non” ils redonnaient vie à ce placard de la mort. Pour ce qui était du restaurant il n’était pas encore au point et ne recevait que peu de monde. La fébrilité de ma tante et de ma cousine devaient y être pour quelque chose, peu rodées à un exercice requérant endurance, serviabilité et compétences diverses liées au commerce, à la gestion, elles découvraient ahuries leur nouvelle vie ! Guillaume, lui, aux fourneaux et en salle argumentait le peu de clients sur les chefs étoilés qui l’avaient formé. Ces braves gens voyaient donc le fils spirituel de Paul Bocuse, Alain Ducasse et autres sous lesquels il avait oeuvré, à Saint-Barthélémy dernièrement d’ailleurs !, expliquant à qui voulait l’entendre que lassé du monde et de ses fastes il venait apporter ici sa divine sauce à leur exclusive attention, ceci dans un silence quasi-religieux en les priant de garder le secret bien caché.

                                                       Progressivement avec le temps, cette dernière roue de secours se mit à tourner, du moins ce que nous en savions. Nous avions ici à Horaing des nouvelles de leur nouveau périple. Des invitations à venir. Je me demandais à la lumière de ce que j’entendais si nous n’étions pas nous aussi des clients qui devions taire un secret exceptionnel fondé sur une prodigieuse réussite, là-bas sur une plage d’un débarquement des troupes alliées aux couleurs du drapeau américain ? Et retentissaient dans ma mémoire des bruits de chenilles, de grenades, de tirs de mitrailleuses mais aussi de plaques de chocolat, d’oranges que les G.I distribuaient aux enfants. Je pensais à Marienka qui recevait dans son restaurant des américains venus en pèlerinage sur ces lieux mythiques.

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Procès à L'Aréopage

Jupiter entouré de sa divine cour,
Doit rendre son verdict avant la fin du jour.
Il s'agit du procès d'Espérance, accusée
De se jouer des hommes et de les abuser.

Tous les dieux sont présents. Pluton fut l'orateur,
Se montra c'est certain sévère accusateur.
Le splendide Apollon, affirma l'innocence,
De la nymphe affligée par tant de violence.

Est-elle ou non coupable? Elle a souvent déçu.
Échecs de projets cependant bien conçus.
Une foule partout dans un parfait silence
Attend que soit rendue l'imminente sentence.

Un message envoyé répand enfin la joie.
Jupiter a tranché en imposant son choix:
« Laissons-la s'envoler ! Qu'elle aille à ses affaires!
Elle aide les humains dont la vie est amère.

C'est pourquoi de nos jours, par sa seule présence,
Épargnée des soupçons et de la médisance,
La nymphe gracieuse apaise les douleurs
Stimule ceux qui osent et écarte les peurs.

10 mars 2004

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La Fureur de lire 2016, c’est un programme d’activités varié et foisonnant autour de la lecture dans toute la Wallonie et à Bruxelles, du mercredi 12 au dimanche 16 octobre. 

Cette année, la Fureur propose des activités autour du thème « Lire, c’est grandir » .

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Téléchargez le programme complet (2 megabites)

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La beauté des fleurs

Une force infernale, immonde,
Crée un univers de maudits
En nombreuses parties du monde.
Les rescapés restent meurtris.

Là-bas, dans l'horrible carnage,
Aucune présence d'un dieu
Venu mettre fin à la rage.
Seuls des martyrs sont sur les lieux.

Pour ceux des îlots épargnés,
Il convient de rester soi-même,
De partager les biens gagnés
Avec les proches que l'on aime.

On n'évite pas les souffrances.
Or il faut occulter les peurs,
Au cours d'agréables errances,
Contempler la beauté des fleurs

.

19 octobre 2005

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Requiem pour une perdrix

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Des plumes duveteuses, ailes d'ange brisées
et petit à petit, de la chair apparaît.
rose bonbon, devenue émouvante chose.

Le tueur sans mémoire et sans aucun remords,
offrira, à sa table, sans doute fièrement,
l'énergie retombée de ce bel oiseau mort,

Mais dans les bois touffus, colorés de l'automne,
le vent de vie ardent qui secoue et qui sème,
soufflera dans la nuit, un vibrant requiem.

25/10/1997

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Le château d’or

« N’aie pas peur, je ne te quitte jamais.

Je suis ton ange gardien de toujours,

Depuis la nuit des temps, jusqu’à la nuit des temps

Je t’accompagne à chaque pas et veille sur toi. »

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 Voici le septième ouvrage de La Lyre d’Alizé, un livre d’or lumineux illustrant avec éclat et douceur l’histoire d’anniversaire destinée autant aux enfants qu’à leurs aînés, tant il parle au cœur et le soutient pour accomplir son projet de vie à travers les péripéties de l’existence. L’artiste peintre apporte ici son inspiration empreinte de dévotion sous forme d’Imaginations vives et sensibles pour évoquer ce grand mystère de l’innatalité, de l’incarnation de l’âme qui vient, dotée de tous les dons divins et les cadeaux célestes des grands anges. Le texte poétique libre est conté à chaque petite fête d’anniversaire et les enfants de L’Oiseau Lyre écoutent avec intensité et participent joyeusement.

 

Texte de Rébecca Terniak
Aquarelles de Marie-Christine Serventi
40 pages couleur dont 20 aquarelles originales
format 240 x 240 mm
Ed. La Lyre d’Alizé, juillet 2016
Novoprint Juillet 2016 - 22 €
Pour enfants et familles

 

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Un signe

J'accueille ce jour la tendresse
D'une inconnue nommée Linda.
Sur les ondes la déposa
Avec grande délicatesse.

Un signe de la providence!
Venu d'un lointain horizon,
M'a surprise dans ma maison
Un baiser dissipant l'absence.

Une « légende personnelle »
S'accomplit dans la confiance
Qu'entretiennent à l'évidence
Les offrandes occasionnelles.

Mieux vaut demeurer en éveil
Pour percevoir ce qui arrive.
Ne pas laisser à la dérive
Un apport parfois sans pareil.

Alors que mon cheminement
Me conduit vers d'autres rivages,
Je reçois souvent davantage
Que ma part d'ensoleillement.

7 octobre 2016

 

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     La mode est dictée à Paris. C’est à Paris que sont installées les boutiques de luxe. Mais c’est à Dieppe (ivoiriers), et plus généralement en Normandie, ou à Sainte-Geneviève, Andeville, Méru (tabletiers), dans l’Oise, que se font les montures.
Rien que pour celles-ci, de nombreux ouvriers et artistes s’emploient pour obtenir une pièce unique. Débiteurs, Monsieur, pour le gros œuvre, puis façonneurs, polisseurs, découpeurs, graveurs, sculpteurs, ces derniers se trouvant bien évidemment au sommet de la hiérarchie, s’activent. Un teinturier, un doreur, un vernisseur, un joaillier peuvent s’y joindre pour les finitions. De l’ouvrier au maître, la division artistique du travail joue à plein.

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Enfin, des peintres, et des plus fameux, interviendront pour embellir la feuille, rehausser le dessin de délicates touches de gouache.
Parmi les peintres spécialisés dans ce délicat travail citons, pour l’exemple, Gustave François Lasellaz (1848-1910) ou Maurice Lenoir (1853-1940).

Mais tous ou presque, de la petite main au grand créateur, longtemps resteront dans l’ombre.


« Je décorais des éventails. »,
                                                                         Pierre-Auguste Renoir (1841-1919)

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Et Gauguin se languissait. Alors lui aussi en orna, et ne devint célèbre qu’après les Marquises.

De leur côté Katsushika Hokusai (1760-1849) ou Utagawa Kunisada (1786-1864) les faisaient rimer en de précieux poèmes visuels en réalisant des estampes sur éventail, uchiwa-eban, pendant les années de disette.

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 Deux carpes, ca 1833

Dans leur sillage, Monet, Van Gogh, Klimt…

Uchiwa-eban, Katsushika Hokusai (musée Guimet)


Ô temps suspend ton vol, laissez-nous savourer les rapides délices.

12273191277?profile=originalDessin de Félix Anthyme Aubert - ? - (1866-1940),
artiste membre du mouvement nommé, fort à propos, L’Art dans Tout

Ainsi Anthyme sera un peu moins anonyme

Et cependant réunis pour qu’élégantes, starlettes comme midinettes, se sentent transportées d’aise.

12273192278?profile=originalOn les retrouve aujourd’hui sur les étals de tous les pays.
Ici des modèles venus d’Asie, vus sur… les bords de la Mer Noire, en Bulgarie

Sur un Eventail de Mademoiselle Mallarmé, le poète développant un art épigraphique écrivit :


Vertige ! voici que frissonne
L’espace comme un grand baiser
Qui, fou de naître pour personne,
Ne peut jaillir ni apaiser.


Stéphane Mallarmé (1842-1898)

Le temps et les mots passant :


S’ouvre l’éventail enfoui.

Etais las, restant à t’attendre,
Le temps rongé par le malin.
Des échos se faisaient entendre.
Ensemble ont pris le dernier train.


Suzanne Walther-Siksou,
extrait de Pastiche de Eventail de Madame Mallarmé

A sa manière, Emile Gallé reprit cet art épigraphique sur ses verreries parlantes, affirmant par son savoir-faire porté au plus haut degré que « La matière pour nous est matière à poésie. »

Le vent clair
qu’est-ce donc ?
Quelque chose à aimer
sans lui donner de nom

Bienvenue au vent qui va de l’avant
Je lève ma coupe de vin à sa caresse
Je bois à la santé du vent qui va…


Su Dongpo (1036-1101)

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Chiné… à Lyon.

 

A la santé du vent qui va, donc…

A suivre…

 

Michel Lansardière (texte et photos)

 

Retrouvez ici mes trois premiers articles de fantaisies :

La surprise de l'été :

https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/la-surprise-de-l-t-articles-de-fantaisie-et-mode-de-paris-1-4

Je sème à tout vent :

https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/je-s-me-tout-vent-fantaisies-estivales-autour-d-un-ventail-2-4

L'art, la matière et le savoir-faire :

https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/l-art-la-mati-re-et-le-savoir-faire-fantaisies-autour-d-un

 

Merci Suzanne, à qui j’ai emprunté quelques vers. Qu’elle me pardonne d’avoir écorné son poème, Stéphane lui m’a déjà absout pour avoir interverti deux de ses vers dans mon précédent billet.

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Les villes de la gloire JGobert

Un crépuscule où la ville se dessine en ombre chinoise sur un ciel levant, rougi à l’horizon. Des villes dans des écrins de verdure d’une beauté incroyable, des rues jonchées de sacs poubelles et d’animaux cherchant leur nourriture. Des nuées d’enfant se déplaçant dans les rues pour faire un maigre commerce.

Assis par terre et portant fièrement le turban rouge ou jaune ou multicolore, l’indien nous sourit. Une bonne humeur se lit sur son visage.  Nous sommes émerveillés de tant de couleurs, de beauté, d’expressions agréables. Les femmes, parées de multiples bijoux, se sont faites belles pour sortir. Elles portent des saris multicolores. Un tableau bariolé, enchanteur, ponctué de chemises blanches sous un soleil radieux.

Un voyage aux couleurs de l’Inde, aux senteurs étrangères, aux merveilles centenaires et historiques, aux tonalités savoureuses que nos oreilles découvrent, redécouvrent. Un tintamarre bruant et à la fois harmonieux de klaxons de vélo, d’auto, de pousse-pousse, de bus, de camion et de cris d’humain. Le tout roulant à gauche. Les trottoirs couverts d’échoppes, de broderies multicolores, de fruits secs, d’épices, d’étals en plein air offrant des amuse-gueule épicés, des odeurs étranges, des colliers de fleurs. Un monde exotique  hors du temps et exceptionnellement vivant.

Dans les hôtels, le personnel est stylé. Nos moindres désirs sont satisfaits. Les indiens savent que les européens sont assez délicats vis-à-vis des nourritures pimentées, aromatisées, piquantes. Nos repas ne sont donc composés que d’aliments fades et insipides, poulet, riz, lentilles, quelques légumes cuits vapeur. Rien qui ne soit cuit et bien cuit. Les crudités sont interdites ainsi que l’eau courante. Quelques délicieux desserts au lait. Heureusement, notre guide, très attentionné, nous amène des bouteilles de rhum de son pays qui détend l’atmosphère, le soir, après les heures de route.

Delhi, capitale de l’Inde, est une ville ancienne et imprégnée d’histoire. En réalité, il y a deux villes, Delhi et New Delhi. De multiples bâtiments montrent l’évolution de cette région où ont combattu des princes de sang pour la possession de cet endroit. L’histoire est longue et pour un néophyte, il est impossible de la raconter tant elle fut dense et parsemée de batailles. Le pouvoir de certains rois, maharajas n’est plus à décrire que sous la forme de forts, bâtiments, richesses extraordinaires.

Notre première visite : Agra et le Taj Mahal. Un joyau d’une beauté exceptionnelle dressé le long d’un fleuve.  Marbre blanc d’une pureté incroyable, il se dresse fier, entouré de bassins d’eau où son reflet se transforme en or. Un endroit hors du temps. Une esplanade qui nous emmène loin du XXIème siècle et qui nous rend humble devant tant de beauté. De chaque côté, une mosquée et un hôtel qui ponctuent le site indien. Sanctuaire respecté de tous, chacun dans sa religion célèbre et honore cet endroit qui n’est pas un lieu de culte mais une sépulture.

A partir de cet instant, s’enchaînent  les villes du Rajasthan,  et les kilomètres dans une région incroyable, touristique, accueillante. Quelques noms de ce périple comme Jaipur, Phuskar, Udaipur, Kerjarla, Jodhpur, Mirvana,  Jaisalmer, Bikaner, Mandawa et tous les joyaux architecturaux compris dans ces villes. Toutes ces villes étaient des petits royaumes gouvernés par un maharadja, puissant et riche.

L’Inde ne se raconte pas, elle se vit. Sans oublier l’imposante, l’omniprésente vache indienne qui déambule partout dans l’Inde (avec néanmoins un interdit dans les très grandes villes). Cette vache sacrée est, à elle seule, un monument incontournable.  Elle est là où l’homme est. Dans les rues, sur les routes, elle est couchée sur l’autoroute, dans les ruelles étroites d’une Inde déjà malodorante  et tristement sale.

Raconter l’Inde et sa population, les castes, la richesse, la pauvreté, l’inégalité entre les hommes. Parler des intouchables qui ne récoltent que les pires boulots, les pires tâches et qui, malgré tout, vous gratifient d’un large sourire à chaque rencontre. Un univers d’un autre temps où tout le monde a son Gsm, sa tablette, sa moto. Dans ce périple, ce sont les gens les plus pauvres que nous avons eu la chance de rencontrer. Les riches, plus riches encore n’ont pour nous que la complaisance de savoir que nous remplissons leurs hôtels. Et que nous faisons vivre le tourisme qui est entre leurs mains.

Mais il faut admettre que la grandeur passée de l’Inde n’est pas morte. Au contraire, l’Inde s’éveille et a déjà beaucoup changé d’après le guide. C’est un pays immense qui doit être visité.  Reste l’absolue cassure entre les personnes, les castes qui entretiennent ainsi une main d’œuvre gratuite qui sert à enrichir les riches.

Lors de notre passage dans un village indien, notre guide Rakesh, Singh de naissance, deuxième caste après les seigneurs, nous a permis de visiter une école populaire, primaire où chaque enfant a son petit uniforme. Assis par terre et muni d’une ardoise et d’une craie, l’enfant apprend les bases de l’éducation, lire, écrire, calculer. Tous issus de castes pauvres, ils sont ici, pris en charge par le gouvernement qui, pour les attirer, leur donne un repas à midi.  Ces enfants sont éduqués jusqu’au certificat d’étude et pourront continuer dans des écoles supérieures. De nombreux instituteurs sont là à notre écoute. Ils regrettent que l’enseignement ne soit pas obligatoire. La pauvreté fait que les enfants aident les parents dans les taches de la vie courante et ne vont pas à l’école.

L’inde et ses invraisemblances comme les hôpitaux pour les vaches. Ce qui pour nous, est un peu aléatoire quand on voit la misère de ce peuple dans certaines contrées. L’Inde et ses paradoxes, richesse, pauvreté, beauté, laideur, religion.

Les crémations au bord du Gange, à Bénarès, sont « … ». Pour nous, chrétiens, voir des corps brûler ainsi n‘est pas dans nos coutumes et le commerce autour reste, comme partout, un moyen de s’enrichir.  Je n’ai vu qu’une crémation.

Notre guide Rakesh est natif de Bénarès. Sa famille, propriétaire terrien, cultive de grands espaces. Son père est ingénieur et ses fils dont Rakesh ont choisi le tourisme comme profession. Sa femme a été choisie par sa famille et il a un petit garçon de 4 ans.

Que dire de ce pays si attachant si ce n’est la cassure entretenue délibérément par les hommes. Dès l’arrivée à Bombay, les bidons villes sont autour de l’aéroport, entassés les uns sur les autres. Des amas de tôles, de bois, amassés et où vivent les employés les moins riches de l’aéroport. C’est foudroyant comme impression.

La visite du désert du Thar, une grande excursion dans un site semi-aride autour de Jaisalmer. Une ballade à dos de chameau. Un grand classique indien qui permet de voir le coucher de soleil dans les dunes du Thar. Monter sur le chameau ou dromadaire n’a pas été de tout repos. Les déplacements à dos d’éléphant se sont déroulés plus calmement.

Raconter les visites de tous ces petits royaumes où les maharajas ont bâti leurs forts, leurs chateaux, où la première dynastie islamique a construit une tour des cinq étages avec un minaret en grés rouge et rose, ornés de motifs géométriques et de versets du Coran. Un site exceptionnel à Delhi.

La Jama Masjid est la plus grande et la plus belle mosquée de l’Inde.  La visite d’un temple Jaïns en dit long sur l’érudition des tailleurs de pierre. Et de kilomètre en kilomètre, le Fort rouge. Aujourd’hui encore, c’est du haut de ces remparts que le premier Ministre actuel  préside au lever de drapeau le jour de l’Indépendance de l’Inde. C’est un endroit magnifique.

Le Fort Khejarla avec sa ville bleue sous un soleil de plomb. 40 à 45° par endroit. Phuskar, très connu, son temple, sa foire aux chameaux. Très célèbre dans le monde par ce commerce tous les ans en d’octobre.

L’imposant Fort d’Amber et sa montée à dos d’éléphant. Un endroit qui domine toute la vallée et qui renferme de grandes richesses.  Fort qui contient des multitudes de pièces, décorées d’or et d’argent, ventilées par des systèmes ancestraux. Elles sont des labyrinthes, un dédale extraordinaire. Le guide ne veut pas parler de sérails qui condamnaient les femmes à rester à l’intérieur. Celles-ci occupaient les nombreuses pièces de ce beau bâtiment.

 India Gate, qui ressemble à l’Arc de Triomphe à Paris, commémore les soldats morts pendant la 1ère guerre mondiale. Delhi et les bâtiments des ministères, des parades de chameaux et d’éléphants, couvert d’or. Quelle classe. Le très beau temple Bahai sous la forme d’un lotus sur le point d’éclore. Les temples hindous, les Sikks, le mausolée de Mahatma Gandhi, père de la nation et le fameux site Jantar Mantar, un observatoire astronomique construit en 1724 par Sawai Jai Singh2 de Jaipur.

L’atmosphère de ce pays entre modernité et tradition nous enveloppe et nous suit à chaque instant. Tout est envahi de sons, d’odeurs, de chaleur, de lumière, de beauté.

Mon plus grand souhait est d’y retourner.

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♦ In memoriam

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Ce qui est, ce qui n’est pas, et pourquoi, pourquoi pas

Bonjour, bonsoir, et le temps, les soleils et la brume

Les gens, les chercheurs d’or, les moineaux de bitume

Les résidents, les migrants, qui est au bon endroit ?

 

La vie, et l’Idéal mais avec l’âge, avec l’âge

S’en vont mourir les rêves si ce n’est le courage

 

Les pierrots de la plume, les décrocheurs de lune,

Les dés, les pas du hasard, les oiseaux déguisés

Croire au ciel, ne croire en rien, le fil de l’araignée

Les apprentis et les vieux, qu’est-ce donc, la fortune ?

 

La vie, et le Bonheur mais avec l’âge, avec l’âge

Si peu nous pouvons sauver et guère davantage

 

Qui parle fort, qui promet, qui tient à ses secrets

Les mystères du charme, du sourire à la larme

Une poignée de sable, un instant qui tout désarme

L’eau passant sous un pont, qu’en est-il des regrets ?

 

La vie, et les Amours, mais avec l’âge, avec l’âge

S’effacent leur romance et trois mots de marque-page

 

L’arbre, le vent, les saisons, les photos de famille

Les moulins de toujours, l’école du vrai, du faux

Un cheval au galop, les vagues et les bateaux

Les robes légères, les portraits de jeunes filles

 

La vie, et la Vie encore, avec l’âge, et avec l’âge

Qu’y a-t-il à se dire à la fois rebelle et sage ?

 

Au reste, je suis l’âge de l’effet papillon

Mon sanctuaire est ouvert aux détails qui traversent

Le temps, l’espace et qui avec aisance conversent

Avec ce qui m’est cher … En dehors de la raison

 

En dehors de la raison, ennemi de l’esprit

Libre, de ces élans, de ces ailes généreuses

Je n’aime qu’à déraison, la seule voie heureuse

D’un monde bien meilleur qu’il soit soleil ou bien pluie

 

La vie, et la Vie encore, avec l’âge et avec l’âge

Ce monde est-il sérieux si la raison n’est que rage ?

 

Fi de la raison, ce tort des idées toutes faites

Bien connues, bien pendues aux palabres attendus

Je veux encore et encore, augmenter mon vécu

Au menu des impromptus, des gros cœurs à la fête

 

Un carnaval, un bal, des manèges, des jardins,

Les guitares de rue, les gitanes de la danse

Les colliers de musique, les sentiments en balance

Le face à face à la mer, l’univers dans ta main

 

Et cetera, je ne sais mieux dire tout ce que j’aime

Mes attaches à tout, c’est toi, amour et poème

 

 

© Gil DEF - 07.01.2016

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Songerie face à l'image de Cosette


À Deashelle

Semble sur ses gardes, craintive,
L'enfant en haillons qui balaie.
Elle se méfie, attentive,
Tout peut sur elle débouler.

Certes, elle demeure occupée
À ce qu'elle est forcée de faire.
Ne rêve pas d'une poupée
Ou d'être bercée par sa mère.

Ne sait pas que les fées existent,
Quelles répandent de l'espoir
En survenant à l'improviste,
Imprégnées des parfums du soir.

Coule le temps au sablier!
D'étonnantes choses arrivent,
Parfois faisant tout oublier.
Ce qui est part à la dérive.

Se trouvant face à la misère,
Bien souvent, Hugo s'attristait,
Captait des rayons de lumière,
Des gestes qui l'attendrissaient.

6 octobre 2016

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Je plane....

Martine Rouhart, Proche Lointain.
Publié le 6 octobre 2016 | Par Joseph

Martine ROUHART, Proche lointain, Dricot, 2016, 156p., 14€.

—

Voilà un bien beau roman sur le thème délicat d’une amitié en souffrance.

Le narrateur marié avec Judith , père d’une grande fille Claire, entretient avec Jean-Louis une amitié, née par le plus grand hasard, vingt-trois ans plus tôt, au coin d’une terrasse.

Les amis ont tout partagé : sport, discussions, sorties. Et puis, un événement révélé au narrateur va tout faire basculer : est-il possible de voir s’effriter une si belle amitié ?

Le grand mérite de l’auteur de « Séparations » est de nous immiscer au sein d’une relation dense, très féconde, entre deux hommes que bien des idées séparent. Oui, ils se sont appréciés et aimés très vite, ont eu l’impression de gagner grâce à l’autre, de grandir.

La révélation ultime de ce court roman qu’on lit avec intérêt et sensibilité, nous interroge sur le devenir de toute relation de qualité : savons-nous tout de l’autre ? faut-il pardonner ? sommes-nous insensibles aux défauts de l’ami ? Le roman, bien charpenté, chronologiquement et thématiquement, tente de répondre à ces questions sans nous les assener.

Les sentiments sont traités avec suffisamment de pudeur et de recul, et la place qu’ils peuvent prendre dans l’âme du narrateur nous étreint fortement. Un ami compte beaucoup, quoi qu’il ait fait. La chute du roman, qui démarre sur un autre récit, ménage bien des surprises, et est bien à l’aune du talent de l’auteur qui a décrit remarquablement les liens si forts, si proches, si lointains entre deux hommes, sans une once d’ambiguïté. Aimer l’autre n’est pas si aisé, et l’écrire, sans tomber dans la mièvrerie, n’est pas un simple exercice de style.

Les qualités de style de la romancière subtile de « Séparations » explosent ici : pas un mot de trop, pas une once de facilité ni de sentimentalisme. Seule la vérité du cœur parle, et la lecture de ce livre peut être un baume pour toutes les amitiés perdues.

Un bien beau livre. Sensible et dur. Comme une amitié qui vit et s’interroge.

Philippe Leuckx

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administrateur théâtres

Le Festival Artonov vous ouvre ses portes dans des lieux d'exception!

 Ce riche festival interdisciplinaire  mêle musique et arts visuels, musique et architecture, fashion design, danse et théâtre, des Arts regroupés dans une démarche interdisciplinaire, sans  jamais négliger leur individualité. Il trouve son inspiration dans la période Art Nouveau d'abord, Art Déco ensuite, périodes où l'art était appelé à enrichir et faire évoluer nos société. 

Jeudi 6 octobre, 20h

Première à la Villa Empain avec "La Route de la soie". L'Osuna Trio ( Thomas Baeté, Emre Gültekin et Raphaël Decock ) et l'artiste de sable Colette Dedyn emmèneront le public sur les traces de Marco Polo.

Pendant ce concert, vous entendez ce que Marco Polo aurait pu entendre lors de ses voyages en direction de l’est à la fin du Moyen Age.

Trois personnalités musicales se rencontrent ici: Thomas Baeté, joueur de viole médiévale et chanteur de paroles de troubadours, Emre Gültekin, virtuose du saz, qui a grandi dans la tradition de la musique anatolienne, et Raphaël Decock dont la fascination pour les chants diphoniques et le jeu du chatkan ramène en vie les steppes de l’Asie centrale.

Au total, 9 spectacles où jeunes et professionnels confirmés de renommée internationale seront mis en présence.

La « série FRINGE » proposera 3 performances de jeunes artistes/étudiants en Art. Les performances seront  produites autour de l’installation d'une maison de Jean Prouvé, dans l’espace du CAB le Contemporary Art Center, bâtiment Art Déco dédié à l’art contemporain.

 La « série ARTONOV » prévoit 6 spectacles d’envergure en collaboration avec des artistes et ensembles que nous sommes pressés de découvrir. Le dimanche, c'est Eliane Reyes qui sera la glamour pianist de cette seconde édition du festival.  Ce très original concert-conférence sans entracte aura lieu  au Musée van Buuren, durant lequel la pianiste et l’écrivain Yann Kerlau redécouvriront l’histoire de la mode associée aux compositeurs de l’époque Art Nouveau et Art Déco.

Un concert ponctué d’anecdotes alliant mode et musique, au cours duquel Eliane Reyes interprétera  des œuvres de Chopin, Saint-Saens, Massenet, Fauré, Debussy avant de terminer par  ‘Printemps’  de Nicolas Bacri.

          Retrouvez  le programme détaillé  sur www . festival-artonov.eu . 


C'est un réel plaisir et un honneur d'annoncer ce festival  pour Arts et Lettres  qui a  déjà été invité l'année dernière, lors de son lancement.  Ce festival est à la fois innovation, quête d'excellence et oeuvre de transmission.

 

Vincenzo Casale son directeur artistique et fondateur,  a été invité ce matin par Xavier Vanbuggenhout sur la Première dans «Entrez sans frapper » pour vous parler de son projet ambitieux où l'art et l'humain sont si solidaires.

http://www.rtbf.be/auvio/detail_entrez-sans-frapper-l-integrale?id=2147945

minute 1h 31 52

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DOUCEUR FRILEUSE...

Sous le matin pâle et frileux

La pelouse scintillant de mille feux...

Le doux froissement de l'écureuil

D'un bruit feutré frappant le seuil!

Déjà l'automne qui éclabousse

Dame nature si belle en rousse!

Et sous la couette tous deux serrés

Ecouter nos cœur chavirer...

J.G.

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Aphorismes sur le bonheur


1)  Le bonheur est un composé d' L.S.C.(liberté, santé, confort)

2) En voulant du bonheur à tout prix, on prend parfois le risque de s'en offrir un faux.

 3) Le bonheur pour rester stable, ne doit pas être dérangé.

 4) Pour s'assurer un bonheur accessible, il faut se réserver des joies à portée de la main.

 5) On reçoit rarement le bonheur en paiement de l'indu ce qui nous autorise à en jouir sans avoir à rendre des comptes.

6) Savoir se rendre heureux c'est savoir se mijoter de petites joies quand le besoin s'en fait sentir.

 7) Le bonheur est un équilibre précaire que l'on risque de rompre en voulant le parfaire.

  8) Ce qui nous ensoleille est de la joie, le beau-fixe peut être du bonheur

  9) Quand on a le goût de chanter jour après jour et même par temps gris, c'est

  qu'on vit du bonheur.

 10) Avoir apporté du bonheur ne garantit nullement qu'on en recevra une part.

 11) Ceux qui ont compris que le bonheur est de n'avoir pas à endurer de grands ou de légers malheurs, distribués à tous inévitablement, se sentiront sans doute heureux.

 12 )Le bonheur de l'humanité viendrait d'un vent généreux, agissant partout à la fois, ce qui est contraire aux lois de la circulation des courants d'air.

 

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Une idée qui me divertit

Au cours de toute notre vie,
Nous ressentons bien des envies.
Elles sont plus ou moins actives.
Nombreuses fois, elles motivent.

Des hommes et des femmes espèrent
Ne pas devenir éphémères.
Ils ont du mal à supporter
Qu'on ignore qu'ils aient été.

Ce sont des existentialistes,
Souvent poètes ou artistes.
Ils ne cessent pas de créer;
Leur séjour doit être prouvé.

Sans doute pour me dérider,
J'accueillis soudain une idée,
Agir d'une manière telle
Que ma vie soit existentielle.

Sur un des murs de ma maison,
Largement ouverte aux saisons,
M'offrant un merveilleux silence
Et protégeant mon innocence,

Une plaque sera posée,
Mon identité exposée.
« Là vécut cette poétesse
Aimant la vie avec tendresse »

5 octobre 2016

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Citations: Alain. (Emile-Auguste Chartier)

[...] Je ne sais ce que c'est que vouloir sans faire.

Entretiens au bord de la mer (Gallimard).

 

Le petit mot "Je ferai" a perdu des empires. Le futur n'a de sens qu'à la pointe de l'outil.

Minerve ou De la sagesse (Gallimard).

 

La loi suprême de l'invention humaine est que l'on n'invente qu'en travaillant.

Système des beaux-arts (Gallimard).

 

Si les locomotives étaient conduites comme l'État, le machiniste aurait une femme sur les genoux.

Politique (P.U.F.).

 

Tout homme est sensible quand il est spectateur. Tout homme est insensible quand il agit.

Vigiles de l'esprit (Gallimard).

 

L' âme, c'est ce qui refuse le corps.

Définitions (Gallimard).

 

Cette autre vie qu'est cette vie dès qu'on se soucie de son âme.

Histoire de mes pensées (Gallimard).

 

Aimer, c'est trouver sa richesse hors de soi.

Éléments de philosophie (Gallimard).

 

Le plus bel amour ne va pas loin si on le regarde courir. Mais plutôt il faut le porter à bras comme un enfant chéri.

Esquisses de l'homme (Gallimard).

 

La connaissance craque, aussi bien que l'amour, aux hommes sans courage.

Sentiments, passions et signes (Gallimard).

 

Ma grande objection à l'argent, c'est que l'argent est bête.

Propos d'économique (Gallimard).

 

L'art et la religion ne sont pas deux choses, mais plutôt l'envers et l'endroit d'une même étoffe.

Préliminaires à la mythologie (Flammarion).

 

L'art d'écrire précède la pensée.

Propos de littérature (Gallimard).

 

Le langage absolu se retrouve en tous les arts, qui, en ce sens, sont comme des énigmes, signifiant impérieusement et beaucoup sans qu'on puisse dire quoi.

Vingt Leçons sur les beaux-arts (Gallimard).

 

En toute oeuvre d'art, la pensée sort de l'oeuvre, et jamais une oeuvre ne sort d'une pensée.

La Visite au musicien, les Arts et les Dieux (Gallimard).

 

L'erreur propre aux artistes est de croire qu'ils trouveront mieux en méditant qu'en essayant [...] Ce qu'on voulait faire, c'est en le faisant qu'on le découvre.

Avec Balzac (Gallimard).

 

Jamais un orateur n'a pensé en parlant; jamais un auditeur n'a pensé en écoutant.

Propos sur l'éducation (P.U.F.).

 

Nous n'avons pas toujours assez de force pour supporter les maux d'autrui.

Propos sur le bonheur (Gallimard).

 

La loi du juste avenir se trouve dans les consciences solitaires et libres et ne se trouve nulle part ailleurs.

Correspondance avec Romain Rolland, "Salut et Fraternité" (Albin Michel).

 

Je sus toujours mieux louer que blâmer.

Histoire de mes pensées (Gallimard).

 

Il n'y a de bonheur possible pour personne sans le soutien du courage.

Minerve ou De la sagesse (Gallimard).

 

On peut défaire n'importe quel bonheur par la mauvaise volonté.

Minerve ou De la sagesse (Gallimard).

 

Est bourgeois tout ce qui vit de persuader.

Les Idées et les Âges (Gallimard).

 

L'homme pense son propre chant, et ne pense rien d'autre.

Propos de littérature (Gallimard).

 

Résistance et obéissance, voilà les deux vertus du citoyen. Par l'obéissance il assure l'ordre; par la résistance il assure la liberté.

Propos d'un Normand, tome IV (Gallimard).

 

La tentation d'être un chef juste et humain est naturelle dans un homme instruit; mais il faut savoir que le pouvoir change profondément celui qui l'exerce; et cela ne tient pas seulement à une contagion de société: la raison en est dans les nécessités du commandement, qui sont inflexibles.

Souvenirs de guerre (Flammarion).

 

Les grands hommes sont plus grands que nature dans le souvenir. Ce que nous voyons en eux, c'est à la fois le meilleur d'eux et le meilleur de nous.

Préliminaires à la mythologie (Flammarion).

 

Les confidences [...] sont toujours de fausses confidences.

Histoire de mes pensées (Gallimard).

 

La connaissance craque, aussi bien que l'amour, aux hommes sans courage.

Sentiments, passions et signes (Gallimard).

 

Toute douleur veut être contemplée, ou bien elle n'est pas sentie du tout.

Propos sur le bonheur (Gallimard).

 

La loi du juste avenir se trouve dans les consciences solitaires et libres et ne se trouve nulle part ailleurs.

Correspondance avec Romain Rolland, "Salut et Fraternité" (Albin Michel).

 

On dit que les nouvelles générations seront difficiles à gouverner. Je l'espère bien.

Propos sur l'éducation (P.U.F.).

 

Tout pouvoir sans contrôle rend fou.

Politique (P.U.F.).

 

Le corps humain est le tombeau des dieux.

Système des beaux-arts (Gallimard).

 

Désordre dans le corps, erreur dans l'esprit, l'un nourrissant l'autre, voilà le réel de l'imagination.

Système des beaux-arts (Gallimard).

 

Il n'y a de bonheur possible pour personne sans le soutien du courage.

Minerve ou De la sagesse (Gallimard).

 

On peut défaire n'importe quel bonheur par la mauvaise volonté.

Minerve ou De la sagesse (Gallimard).

 

Ce qui est aisé à croire ne vaut pas la peine de croire.

Minerve ou De la sagesse (Gallimard).

 

Réfléchir, c'est nier ce que l'on croit.

Propos sur la religion (P.U.F.).

 

Les grands hommes sont plus grands que nature dans le souvenir. Ce que nous voyons en eux, c'est à la fois le meilleur d'eux et le meilleur de nous.

Préliminaires à la mythologie (Flammarion).

 

Les morts ne sont pas morts, c'est assez clair puisque nous vivons.

Propos sur le bonheur (Gallimard).

 

La vie est un travail qu'il faut faire debout.

Propos d'un Normand, tome I (Gallimard).

 

L'erreur de Descartes est de meilleure qualité que la vérité d'un pédant.

Propos d'un Normand, tome IV (Gallimard).

 

C'est la foi même qui est Dieu.

Éléments de philosophie (Gallimard).

 

Je voyais donc l'imagination à sa naissance, l'imagination qui n'est que naissance, car elle n'est que le premier état de toutes nos idées. C'est pourquoi tous les dieux sont au passé.

Histoire de mes pensées (Gallimard).

 

Je ne me suis proposé rien d'autre que de savoir ce que je disais quand je parlais comme tout le monde.

Propos d'un Normand, tome V (Gallimard).

 

Une idée que j'ai, il faut que je la nie: c'est ma manière de l'essayer.

Histoire de mes pensées (Gallimard).

 

Penser c'est dire non.

Propos sur la religion (P.U.F.).

 

Réfléchir, c'est nier ce que l'on croit.

Propos sur la religion (P.U.F.).

 

Le langage absolu se retrouve en tous les arts, qui, en ce sens, sont comme des énigmes, signifiant impérieusement et beaucoup sans qu'on puisse dire quoi.

Vingt Leçons sur les beaux-arts (Gallimard).

 

L'ennui est une sorte de jugement d'avance.

Minerve ou De la sagesse (Gallimard).

 

L'enseignement doit être résolument retardataire.

Propos sur l'éducation (P.U.F.).

 

Si on ne suppose pas que les hommes ont tous la même intelligence, et l'ont toute, il n'y a plus ni vérité ni erreur.

Cahiers de Lorient (Gallimard).

 

Il y a une forte raison de ne pas dire au premier arrivant ce qui vient à l'esprit, c'est qu'on ne le pense point.

Éléments de philosophie (Gallimard).

 

La morale consiste à se savoir esprit et, à ce titre, obligé, absolument; car noblesse oblige.

Lettres sur la philosophie de Kant (Flammarion).

 

C'est par l'esprit que l'homme se sauve, mais c'est par l'esprit que l'homme se perd.

Mars ou la Guerre jugée (Gallimard).

 

Il n'y a de paix qu'entre esprit et esprit.

Mars ou la Guerre jugée (Gallimard).

 

Nous n'aurons jamais trop de ces fiers esprits qui jugent, critiquent et résistent. Ils sont le sel de la cité.

Propos d'un Normand, tome I (Gallimard).

 

Tous les moyens de l'esprit sont enfermés dans le langage; et qui n'a point réfléchi sur le langage n'a point réfléchi du tout.

Propos sur l'éducation (P.U.F.).

 

Désordre dans le corps, erreur dans l'esprit, l'un nourrissant l'autre, voilà le réel de l'imagination.

Système des beaux-arts (Gallimard).

 

Si les locomotives étaient conduites comme l'État, le machiniste aurait une femme sur les genoux.

Politique (P.U.F.).

 

Exister, c'est dépendre, c'est être battu du flot extérieur.

Entretiens au bord de la mer (Gallimard).

 

Le style est la poésie dans la prose, je veux dire une manière d'exprimer que la pensée n'explique pas.

Avec Balzac (Gallimard).

 

L'homme pense son propre chant, et ne pense rien d'autre.

Propos de littérature (Gallimard).

 

[...] Un sage se distingue des autres hommes, non par moins de folie, mais par plus de raison.

Idées, Étude sur Descartes (Flammarion).

 

Un fou qui dit par hasard le vrai n'a pas la vérité.

Propos d'un Normand, tome V (Gallimard).

 

Nous n'avons pas toujours assez de force pour supporter les maux d'autrui.

Propos sur le bonheur (Gallimard).

 

Fondez une Société des honnêtes gens, tous les voleurs en seront.

Propos d'un Normand, tome III (Gallimard).

 

Toutes les passions, comme le nom l'indique, viennent de ce que l'on subit au lieu de gouverner.

Minerve ou De la sagesse (Gallimard).

 

Les grands hommes sont plus grands que nature dans le souvenir. Ce que nous voyons en eux, c'est à la fois le meilleur d'eux et le meilleur de nous.

Préliminaires à la mythologie (Flammarion).

 

L'histoire est composée de ce que les hommes font contre leur propre génie.

Correspondance avec Romain Rolland, "Salut et Fraternité" (Albin Michel).

 

L'individu qui pense contre la société qui dort, voilà l'histoire éternelle, et le printemps aura toujours le même hiver à vaincre.

Politique (P.U.F.).

 

L'homme juste produit la justice hors de lui parce qu'il porte la justice en lui.

Cent un propos, 5e série (Marcelle Lesage).

 

La bonne opinion que j'ai de mes semblables sans exception est corrigée par cette idée qu'ils sont bien capables de faire les imbéciles, et longtemps, s'ils en font seulement le stupide pari.

Histoire de mes pensées (Gallimard).

 

L'homme n'est heureux que de vouloir et d'inventer.

Propos sur le bonheur (Gallimard).

 

Le Prolétariat tient pour l'Humanité contre les Pouvoirs.

Mars ou la Guerre jugée (Gallimard).

 

Qui est mécontent des autres est toujours mécontent de soi; nos flèches rebondissent sur nous.

Propos d'un Normand, tome III (Gallimard).

 

Le pessimisme est d'humeur; l'optimisme est de volonté.

Propos sur le bonheur (Gallimard).

 

[...] Les idées, même les plus sublimes, ne sont jamais à inventer, et elles se trouvent inscrites dans le vocabulaire consacré par l'usage.

Histoire de mes pensées (Gallimard).

 

Le vrai poète est celui qui trouve l'idée en forgeant le vers.

Préliminaires à l'esthétique (Gallimard).

 

L'idée n'est pas au ciel de l'abstraction; mais plutôt elle monte des terres et des travaux.

Propos d'économique (Gallimard).

 

On doit appeler machine, dans le sens le plus étendu, toute idée sans penseur.

Propos sur la religion (P.U.F.).

 

Rien n'est plus dangereux qu'une idée, quand on n'a qu'une idée.

Propos sur la religion (P.U.F.).

 

Il n'est pas difficile d'avoir une idée. Le difficile, c'est de les avoir toutes.

Propos (Gallimard).

 

Je voyais donc l'imagination à sa naissance, l'imagination qui n'est que naissance, car elle n'est que le premier état de toutes nos idées. C'est pourquoi tous les dieux sont au passé.

Histoire de mes pensées (Gallimard).

 

Désordre dans le corps, erreur dans l'esprit, l'un nourrissant l'autre, voilà le réel de l'imagination.

Système des beaux-arts (Gallimard).

 

Il n'y a qu'une méthode pour inventer, qui est d'imiter. Il n'y a qu'une méthode pour bien penser, qui est de continuer quelque pensée ancienne et éprouvée.

Propos sur l'éducation (P.U. F.).

 

Les nations étant inévitablement plus bêtes que les individus, toute pensée a le devoir de se sentir en révolte.

Correspondance avec Romain Rolland, "Salut et Fraternité" (Albin Michel).

 

Ce sont les passions et non les intérêts qui mènent le monde.

Mars ou la Guerre jugée (Gallimard).

 

Nous n'aurons jamais trop de ces fiers esprits qui jugent, critiquent et résistent. Ils sont le sel de la cité.

Propos d'un Normand, tome I (Gallimard).

 

La loi du juste avenir se trouve dans les consciences solitaires et libres et ne se trouve nulle part ailleurs.

Correspondance avec Romain Rolland, "Salut et Fraternité" (Albin Michel).

 

Le plus difficile au monde est de dire en y pensant ce que tout le monde dit sans y penser.

Histoire de mes pensées (Gallimard).

 

Je hais sottise encore plus que méchanceté; mais réellement je ne crois ni à l'une ni à l'autre.

Propos de littérature (Gallimard).

 

Ce que j'appelle République, c'est plutôt une énergique résistance à l'esprit monarchique, d'ailleurs nécessaire partout.

Avec Balzac (Gallimard).

 

Réfléchir, c'est nier ce que l'on croit.

Propos sur la religion (P.U.F.).

 

Nous respectons la raison, mais nous aimons nos passions.

Propos (Gallimard).

 

J'aime mieux une pensée fausse qu'une routine vraie.

Propos d'un Normand, tome II (Gallimard).

 

Il y a une forte raison de ne pas dire au premier arrivant ce qui vient à l'esprit, c'est qu'on ne le pense point.

Éléments de philosophie (Gallimard).

 

Apprendre à ne plus penser, c'est une partie, et non la moindre, de l'art de penser.

Esquisses de l'homme (Gallimard).

 

Penser (peser) est fonction de peseur, non fonction de balance.

Histoire de mes pensées (Gallimard).

 

Un fou qui dit par hasard le vrai n'a pas la vérité.

Propos d'un Normand, tome V (Gallimard).

 

En toute oeuvre d'art, la pensée sort de l'oeuvre, et jamais une oeuvre ne sort d'une pensée.

La Visite au musicien, les Arts et les Dieux (Gallimard).

 

Il n'y a guère que le sublime qui puisse nous aider dans l'ordinaire de la vie.

Préliminaires à l'esthétique (Gallimard).

 

Réfléchir, c'est nier ce que l'on croit.

Propos sur la religion (P.U.  F.).

 

Le Prolétariat tient pour l'Humanité contre les Pouvoirs.

Mars ou la Guerre jugée (Gallimard).

 

Cette autre vie qu'est cette vie dès qu'on se soucie de son âme.

Histoire de mes pensées (Gallimard).

 

L'individu qui pense contre la société qui dort, voilà l'histoire éternelle, et le printemps aura toujours le même hiver à vaincre.

Politique (P.U.  F.).

 

L'homme juste produit la justice hors de lui parce qu'il porte la justice en lui.

Cent un propos, 5e série (Marcelle Lesage).

 

Je ne me suis proposé rien d'autre que de savoir ce que je disais quand je parlais comme tout le monde.

Propos d'un Normand, tome V (Gallimard).

 

Les grands hommes sont plus grands que nature dans le souvenir. Ce que nous voyons en eux, c'est à la fois le meilleur d'eux et le meilleur de nous.

Préliminaires à la mythologie (Flammarion).

 

Le style est la poésie dans la prose, je veux dire une manière d'exprimer que la pensée n'explique pas.

Avec Balzac (Gallimard).

 

Apprendre à ne plus penser, c'est une partie, et non la moindre, de l'art de penser.

Esquisses de l'homme (Gallimard).

 

Aucun possible n'est beau  ; le réel seul est beau.

Système des beaux-arts (Gallimard).

 

Ce qui est aisé à croire ne vaut pas la peine de croire.

Minerve ou De la sagesse (Gallimard).

 

Nous n'aurons jamais trop de ces fiers esprits qui jugent, critiquent et résistent. Ils sont le sel de la cité.

Propos d'un Normand, tome I (Gallimard).

 

Le plus bel amour ne va pas loin si on le regarde courir. Mais plutôt il faut le porter à bras comme un enfant chéri.

Esquisses de l'homme (Gallimard).

 

Les grands hommes sont plus grands que nature dans le souvenir. Ce que nous voyons en eux, c'est à la fois le meilleur d'eux et le meilleur de nous.

Préliminaires à la mythologie (Flammarion).

 

Nul ne pense pour soi  ; cela ne peut aller [...] L'universel est le lieu des pensées.

Propos de littérature (Gallimard).

 

Exister, c'est dépendre, c'est être battu du flot extérieur.

Entretiens au bord de la mer (Gallimard).

 

Le langage absolu se retrouve en tous les arts, qui, en ce sens, sont comme des énigmes, signifiant impérieusement et beaucoup sans qu'on puisse dire quoi.

Vingt Leçons sur les beaux-arts (Gallimard).

 

La loi du juste avenir se trouve dans les consciences solitaires et libres et ne se trouve nulle part ailleurs.

Correspondance avec Romain Rolland, «Salut et Fraternité» (Albin Michel).

 

La vraie méthode pour former la notion de philosophie, c'est de penser qu'il y eut des philosophes.

Éléments de philosophie (Gallimard).

 

Si on ne suppose pas que les hommes ont tous la même intelligence, et l'ont toute, il n'y a plus ni vérité ni erreur.

Cahiers de Lorient (Gallimard).

 

Je voyais donc l'imagination à sa naissance, l'imagination qui n'est que naissance, car elle n'est que le premier état de toutes nos idées. C'est pourquoi tous les dieux sont au passé.

Histoire de mes pensées (Gallimard).

 

La raison est virile devant l'objet, puérile devant le récit.

Vigiles de l'esprit (Gallimard).

 

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Suzanne qu'es-tu devenue?

 

 Vrai, mon passé ne m'émeut guère.

J'en ai capté bien des instants

Or aucun d'eux n'est important.

Ils concernent une étrangère.

 

Toujours dans un parfait silence,

Je suis ma seule compagnie.

Il est rare que je m'ennuie.

Sans en faire le choix, je pense.

 

Je suis devenue apathique

 Et certes cela m'étonne.

Mais je prends soin de ma personne;

     Elle me reste sympathique.

 

Je conserve pour la nature,

  Une admiration infinie.

                                            Quelquefois, je me sens bénie

                                                 Car ma sérénité perdure.

 

                                                          12273192480?profile=original 4 octobre 216

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