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Les voix qui ne se sont pas tues

Soliloque

À la fin de l'automne sont
Considérables les ravages
Que le vent soufflant avec rage
Et la pluie en tornade font.

Si chaque fois, l'on s'en émeut,
On sait que les métamorphoses,
Qui ponctuellement s'imposent,
Auront nouvel aspect sous peu.

La mystérieuse énergie,
Qui se manifeste sans cesse,
Crée, reproduit, embellit, blesse,
Se retirant prive de vie.

Peut rester audible une voix,
Grâce à des paroles écrites
Dont magiquement on hérite.
Elle provoque des émois.

D'êtres aimés qui ne sont plus,
Des propos parfois nous parviennent.
Notre âme veut qu'on se souvienne.
Non leurs voix ne se sont pas tues!

20 mai 2013.

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Pastiche de Mallarmé


Ton éventail

En substituant des images,
S'attaque aux anges l'odieux.
Refoulés vers d'affreux rivages,
Rires explosant mystérieux.

Massacrés dans des souricières.
Le soleil brûlant éblouit.
À terre courent des sorcières.
S'ouvre l'éventail enfoui.

Étais las, restant à t'attendre,
Le temps rongé par le malin.
Des échos se faisaient entendre.
Ensemble ont pris le dernier train.

La nature te fit déesse
La grâce auprès de toi paresse.

24 août 2016

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À l'élévation du coeur de pensée

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Comme le funambule s'empare de l'invisible,
l'encre du poète imboit les pages de la géhenne
découlant de la déhiscence de son être et sa pensée intense.

Sur le fil de ses errances, il plaidoie ses écrits
où vertige et transcendance, surgis du néant,
lacèrent la soie du masque d'apparence.

Entre ses lignes et dans ses mots, l'ivresse de sa vaticination
atteint le seuil de notre sensibilité et le rayonnement
de son idiolecte évanescent et insaisissable
nous donne la mesure de sa constance.

Avant que la suffisance de la raison qui tend à manifester
la fragmentation entre deux finalités ne se déliquesce,
affleure en nous la systole et la diastole du truisme
de ses vers ainsi que la résonance de son syllogisme
devenus le corps, seul unité de son oeuvre.

Nom d'auteur Sonia Gallet

recueil © 2016
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Un convive heureux

Pantoum

J'existe sans utilité.

Me plais à demeurer passive,
Aux métamorphoses attentive.
Me fascine l'immensité.

Me plais à demeurer passive.
Ô douceur de la liberté!
Me fascine l'immensité.
Plane mon âme à la dérive!

Ô douceur de la liberté!
Glisser dans l'instant qui arrive!
Plane mon âme à la dérive,
Mon moi présent réinventé!

Glisser dans l'instant qui arrive,
Parfois chargé de volupté!
Mon moi présent réinventé
Est encore un heureux convive.

23 août 2016

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Mes Récits historiques de l'Orléanais,

Val de Loire, Beauce, Sologne

publiés aux Editions du Jeu de l'Oie

ont eu les honneurs de la radio

 RCF Loiret Orléans.

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sound

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Ils ont été soumis, en juillet dernier, à la question de

Sophie Deschamps

que je remercie beaucoup.

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deschamp sophie

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En voici l'intégralité en suivant ce lien :

[audio mp3="https://librebonimenteur.files.wordpress.com/2016/08/balade-rc3a9cits-de-lorlc3a9anais.mp3"][/audio]

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© Jean-Louis Riguet 23 août 2016

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres  et membre de la Maison de l’Ecrivain et de la Littérature

Liens :

http://librebonimenteur.wordpress.com/

https://sites.google.com/site/sitejeanlouisriguetauteur/home

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De l'insomnie, agression passagére

Soliloque

Ne pouvoir dormir quand pourtant il le faut
Incite à des efforts bien souvent inutiles.
Défier l'insomnie n'est pas chose facile.
Mieux vaudrait l'accueillir dans le calme, plutôt.

L'insomnie est l'état où, se trouvant couché,
On espère se laisser glisser dans l'innocence,
Rêver qu'on est heureux, si l'on a de la chance.
Une force perverse agit.Tout est gâché.

On donne un nom de femme à l'énergie nocturne
Émanant du cerveau qui semble délirer.
Défilent des pensées, confuses, accélérées
Qui sont exaspérantes et rendent taciturne.

Le corps peut s'agiter d'une manière folle,
Sans prendre de repos parfois jusqu'au matin.
Or comment retrouver un équilibre sain?
La raison sur l'esprit a perdu tout contrôle.

Il faut se souvenir de ce qui réconforte
Cela permet de faire flèche de tout bois.
Appel au tout puissant, lancé à haute voix,
Recours à des chansons, aux charmes qui emportent.

À l'aube, les humains qui vivent dans la paix,
Oublieux des démons passagers qui agressent,
Dans la lumière font le plein de l'allégresse,
Se sentent en harmonie, contemplant la beauté.

22 août 2016

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Fil

En équilibre sur un fil.

Je marche vibrante et légère.

Fil de soie caressant mes pieds.

Fil de désir qui nous relie.

Chemin de traverse qui mène au plaisir.

De détours en retours.

Fil solide et fin tissant sa toile telle une araignée.

Fil de désir qui nous relie.

Au petit jour, sentier boisé.

Fil invisible perlé de rosée.

Sous le ciel étoilé.

Fil lumineux se déroulant au gré de nos envies.

Fil de désir qui nous relie.

Sur un petit nuage, pas loin du soleil.

Fil de satin entourant de douceur nos secrets.

Fil de désir qui nous relie.

Fil du temps et fil du désir s'emmêlent joyeusement.

En rêvant d'éternité.12273189860?profile=original

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Maman, j'ai peur JGobert

Depuis quelques jours, je suis ici, rescapé sous un soleil de plomb. Mon passé m'a lâché sur ce sol ensablé. Je ne suis pas seul. D‘autres comme moi, sont venus s’échouer sur cette plage de sable fin. Ils sont agars, épuisés, perdus. Leurs visages portent les traces du malheur et la laideur de ce qu'ils ont vécu se lit sur leur front. Ils ont faim et soif.

Maman, je te cherche et j’ai peur.

Je me suis égaré dans ce monde d‘adultes qui s’ouvre à moi de façon étrange et cruelle. Ton doux repère me manque.

Beaucoup de gens me disent que tout va s’arranger mais je saisis dans leurs regards qu’ils n’en savent rien. Ces gens sont trop occupés pour penser à demain. Les nouvelles ne sont pas bonnes. Chaque jour, d’autres naufragés se déversent sur la côte. D’autres embarcations arrivent sur cette eau noire la nuit et si bleue le jour. Un abysse qui engloutit certains.

J’ai posé les pieds sur du sable chaud et cette chaleur m’a réconforté.

Malgré ma détresse, mon désespoir, je pense à toi . Comme j’ai besoin de consolation, de tes bras protecteurs. Afin de me réconforter, j’ai trouvé dans ce camp, une place à l’abri du vent, du soleil, de mes souffrances. Un endroit pour toi et moi, très petit mais suffisant pour pleurer.  C’est ici que je m’endors le cœur gros en pensant à toi.  

Une personne d’un village voisin a croisé mon regard. Sa figure ne m’est pas inconnue. Mon cœur s’est mis à battre tellement fort que j’ai failli défaillir. J’ai espéré ta présence mais cet homme ne te connait pas. J'ai appris que d'autres campements existent et j’ai repris espoir.

Depuis mon arrivée, un petit garçon ne me quitte plus. Lui aussi a perdu sa famille durant cet exode. Son langage m’est inconnu. Il vient d’un autre ailleurs que nous, il vient de là-bas. Nous sommes deux déracinés,  deux laissés pour compte, sur cette langue de terre entre deux continents. Deux grains de sable jetés à la face des éléments et que personne ne perçoit plus comme humain. Un nombre sans racine qui dérive vers d’autres nombres.  

Là-bas sous les bombes qui n’arrêtent pas de tomber, l'avenir de cette terre se réduit au néant. Une terre maltraitée, frappée aveuglément afin d’en extraire, d'en ôter le mal.

Maman, des enfants y vivent aussi et y meurent. Sont-ils responsables de la folie des hommes ? La vie ne tient plus qu’à un fil. Dans l'impossibilité de se sauver, ils sont témoins de l'anéantissement de la vie. Jamais ils n'oublieront ce que leurs yeux ont vu et n'accepterons le bien fondé de ces actes. Images de mort, de chaos, de détresse que le film de la terreur leur impose.

Maman, je ne comprends plus. Le pays où nous allons n’est pas en paix. Les gamins y meurent aussi, assassinés par ceux que l'on dit "fou" On tue des enfants sans raison également.

L’humanité est-elle devenue si barbare qu’elle s’acharne ainsi sur tous les enfants. Les hommes ont-ils perdu le sens de la vie ? Tuer pour tuer. Rendre la mort palpable à ceux qui n’y sont pour rien. Punir, châtier pour venger les enfants de là-bas. Fustiger le monde et faire couler le sang sur la terre.

Maman, j’ai peur.

 



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La poésie qui va au coeur

 

À Rébecca

Je lis émue la poésie,
Traduite harmonieusement,
De jeunes hommes de Russie,
Décédés dramatiquement.

Leur sincérité fut totale.
Ils ne forcèrent pas les mots.
Sans images transcendantales,
Leurs vers mélodieux sont beaux.

Ces êtres sensibles, fragiles,
À l'écoute de leurs émois,
Qui évitaient les scènes viles,
Étaient conteurs de bonne foi.

Inévitablement, je pense
À de grands poètes d'ailleurs,
Prétendant avec insouciance,
Comme de simples rimailleurs.

«Elle était pâle et pourtant rose»
Et alors qu'elle était enfant,
«Elle disait souvent je n'ose»
Hugo mentit effrontément.

La poésie est un mystère.
Ne touchent l'esprit ni le coeur,
Les vers ne semblant pas sincères,
Ou engendrés dans la noirceur.

20 août 2016

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Sans davantage vouloir crâner, je ne suis pas devenu ékraventuphile, juste fan, le sujet mérite d’être déployé...

12273186892?profile=originalVenderosas de rosquillas en un rincon de Sevilla, 1881.
Manuel Wssel de Guimbarda (1833-1907)

Musée Carmen Thyssen, Malaga.

« Manœuvrer un éventail… Les Espagnoles y excellent ;
l’éventail s’ouvre, se ferme, se retourne dans leurs doigts si vivement,
si légèrement, qu’un prestidigitateur ne ferait pas mieux. »
                                                      Théophile Gautier (Voyage en Espagne, 1843)

12273021066?profile=originalRecién casados, 1905
Ricardo Lopez Cabrera (1864-1950)

Musée Carmen Thyssen, Malaga.

« L’éventail les suit partout, même à l’église où vous rencontrez des groupes de femmes de tous âges, agenouillées ou accroupies sur leurs talons,
qui prient et s’éventent avec ferveur. »
                                                                                 Théophile Gautier (1811-1872)


     L’éventail permet à la belle Andalouse comme à l’hirondelle des faubourgs parisiens de se rafraîchir, quoi de plus anodin, dans les chaleurs de l’été, au bal ou aux terrasses des cafés. Mais aussi d’échapper au carcan imposé du chaperon ou de la duègne. En toute discrétion, de solliciter la conversation ou de répondre au larron ainsi émoustillé.


12273187072?profile=originalFemme à l’éventail (Après le bal, 1908)
Pablo Picasso

Musée de l'Ermitage, Saint-Péterbourg.

« Nous les Espagnols, c’est la messe le matin, la corrida l’après-midi, le bordel le soir. Dans quoi ça se mélange ? Dans la tristesse. »

                                                                           Pablo Picasso (1881-1973)

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     Sans chichi, sans flafla, ni lourd flabellum. Juste un léger, tout petit-petit triangle de tissu avec lequel on joue, qu’on plie et replie, qui déferle et papillonne dans un froufrou de dentelle devant le fringant fripon frissonnant.
Ainsi on pourra, dans le langage tel que codifié au XIXe siècle dont j’extrais ces cinq ou six conseils à la frétillante frivole :


Appeler à se montrer prudent,
en faisant tournoyer l’éventail dans sa main gauche :
Nous sommes épiés
Puis, le mettant devant son visage de la main gauche :
Si nous avions une conversation privée…
Alors, peut-être, l’éventail passant à main droite :
Suivez-moi !
Que déjà elle le porte à ses lèvres !
Embrasse-moi idiot !
Puis, le plaçant sur la joue droite…
Oui !…
Se pâme-t-elle aussitôt, emportée par le vent des soupirs…
… ?
Trop tard ! L’objet des désirs tournant dans la main droite :
J’aime un autre que vous !
Mon Dieu, quelle girouette, direz-vous ! Comme la plume au vent…
Mais que la coquette prenne garde, dans son courroux, de s’en battre l’œil !

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Avec pour tout langage

Rien qu’un battement aux cieux*

... Sans ambages, Maupassant, qui connaissait les vertus et ne s’en laissait pas conter par la première bécasse venue, se pavanant, se prenant pour Vénus, inscrivit :


Sur un éventail


… Je n’écrirai rien que mon nom ;
Pour qu’en vous éventant la face,
Votre œil le voie et qu’il vous fasse
Sous le souffle frais et léger,
Penser à moi sans y songer.
                                                                             Guy de Maupassant (1850-1893)

* Nota : les deux premiers vers sont empruntés à Stéphane Mallarmé (1842-1898)

A la parade, peut-être aurait-il été mieux inspiré s’il avait pensé à un de ses devanciers :


Cinq ou six soupirs, cinq ou six fleurettes,
Cinq ou six : Hélas, je meurs d'amour...

                                                                         Jean François Sarasin (1615-1654)

Bah, « Dans la douleur, les sentiments se déploient comme un éventail. Ce que l’on vit est terrible, mais décuple aussi les sentiments. »
                                                                                   Marie Deroubaix (1953-2011)

Car « Si les plaisir du corps sont si vifs, quels sont ceux de l’âme ! Je parle de cette tendresse pure, de ces goûts exquis qui semblent faire distiller la volupté goutte à goutte au fond de nos âmes. »

Julien Offroy de La Mettrie (1709-1751)

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Passant sur cette page, si cela vous a plu, déposez donc ici un petit mot.
Et retrouvez là mon premier billet à cet accessoire dédié :

https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/la-surprise-de-l-t-articles-de-fantaisie-et-mode-de-paris-1-4?xg_source=activity

Michel Lansardière (teste et photos)

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Mon scooter électrique

Petite fille de cinq ans,
Me déplaçais en pédalant.
J'allais le plus vite possible,
Ma fierté certes visible.

J'essaie vainement de trouver
Le nom du merveilleux jouet,
Fait de bois de vive brillance
Qui fut à moi dans mon enfance.

De la chance un rare présent,
Accueilli dans l'enchantement.
Hélas! m'en priva un voleur.
Je me souviens de mon malheur.

Devenue une vieille dame,
Je ne pédale ni ne rame
Mais marche quotidiennement,
En y trouvant de l'agrément.

Or mon fils qui me croyait lasse,
Dans l'espoir que je m'y prélasse,
Me fit l'offrande d'un jouet,
Étonnement perfectionné.

Pus avancer ou reculer,
En me laissant véhiculer.
Je ressentis l'exubérance
Qui fut celle de mon enfance.

19 août 2016

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FRISSON DANS LE DOS...

Le temps qui passe

Frisson dans le dos

Être si lasse...

Besoin de repos!

Un cri d'alarme

Drôle de lien...

Rendre les armes

Est-ce anodin?

Douceur de l'air

Un soir d'été

Loin des misères

Rien qu'un baiser!

Le temps se perd

Non, le chemin

N'est pas pervers...

Juste, le destin!

J.G.

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Dictionnaire de rimes

Je reçus, il y a longtemps,
Un livre qui me fit sourire.
Il devait m'aider à écrire.
Rimer juste est certes important.



Ma poésie étant naïve,
Je l'exprime en mots usuels.
Ils ont un parfum naturel,
Une fraîcheur qui reste vive.

Je n'ai pas à faire d'efforts
Car dans ma langue familière,
Ils abondent dans la lumière.
De chercher ailleurs, aurais tort.

Sans l'usage de transcendance,
Les émois qui viennent du coeur
Sont accueillis dans la douceur.
Semble apaisante l'innocence.

Or les poètes du grand style,
D'une éloquence éblouissante,
Emploient des rimes flamboyantes.
Ont-ils un assistant utile?

Sans préjugés apparemment,
Avait recours aux rimes faites
Gautier, romantique poète,
Qui écrivait abondamment.

17 août 2016

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Pour une plateforme contributive en art et design

 Ayant la conviction qu'il est indispensable de partager les compétences, les savoir-faire pour continuer à concevoir des projets culturels et ainsi contribuer à construire une économie de la connaissance, je partage cet article pour réfléchir ensemble à propos d'un sujet qui fonde mon engagement personnel et professionnel.

À cet égard, ma réflexion se porte sur l'invention de moyens efficaces et innovants, à la mesure des enjeux pour notre société mondialisée du développement d’un accès durable à la culture, pour contribuer au partage des savoirs ainsi qu’à la formation dans le domaine de la création pour les Industries culturelles.

Il est ici question d’un rapport renouvelé à la création et sa réception (arts plastiques et visuels, design, artisanat d’art, musique, architecture, cinéma, écriture littéraire, etc.) orienté  vers une approche contributive contextualisée par l’histoire de l’art et des idées, la philosophie ainsi que l’économie appliquée à ces champs. Un objectif essentiel me parait d'insister sur des pratiques concrètes pragmatiques et professionnelles portées par les nouveaux moyens de la création et de la diffusion.

Mon expérience de l'analyse des besoins des acteurs culturels publics et privés, adossée à mon parcours professionnel articulée avec le travail effectué avec de nombreux auteurs pour la conception et la médiation de leurs réalisations, mon approche de la création, m'ont amené à définir le concept de "confluences". J’entends ici un concept  essentiel pour entreprendre l'abord des publics avec l'objectif de construire les moyens de l’accès à des objets culturels en les pilotant avec des ressources adaptées.

Par exemple, appréhendons les arts plastiques et visuels. J’entends l’art, les artistes, leurs créations et ce qui anime leur démarche. Il me parait essentiel pour accéder à un travail artistique de réfléchir à ce qui intrinsèquement le constitue en tant que réalisation créée pour une diffusion auprès d’un public amateur ou expert. Dans un premier temps, elle est l’expression de l'intervention de l’artiste engagé dans une démarche articulée à des convictions déterminées par le chemin parcouru entre l’inspiration et la réalisation. Par ailleurs, l’œuvre est nécessairement reliée aux contextes qui influent de manière directe ou indirecte, temporelle ou intemporelle, consciente ou inconsciente sur sa création mais aussi sur sa réception. Dans un second temps intervient le public avec ses différentes sensibilités, opinions ainsi que son niveau social ou d’éducation. Cela constitue une part non négligeable de la contexture d’une œuvre qui existe in fine par sa réception. Une autre donnée essentielle dépend directement de « l’évolution des goûts » et des ruptures inhérentes à un monde en perpétuelle mutation. L’histoire des idées est ici un moyen privilégié de compréhension car cette discipline effectue un travail de synthèse éclairant.

Ainsi, j'entends le phénomène de "confluences" essentiel pour entreprendre une médiation auprès des publics avec l'objectif de construire les moyens de l’accès à des réalisations dans le domaine culturel en les abordant avec des ressources adaptées tellement il est problématique de proposer un discours simplificateur ou au contraire incompréhensible en dehors du cercle restreint de la critique et des experts.

J'ai la conviction qu'une intelligence partagée de la réception d’un projet culturel doit rassembler les composants inhérents aux démarches des auteurs avec des clefs qui ouvrent vers d’autres disciplines: histoire, philosophie, sciences, littérature, musique, culture populaire etc. pour partager un savoir nécessaire à l’appréhension des œuvres.  Dans cette perspective, il est aussi essentiel que le public interagisse par une démarche contributive pour devenir un véritable acteur de la réception. Bien entendu, il est important d’imaginer un processus qui n’étouffe pas le travail des auteurs et n’élude pas sa complexité. L’approche heuristique devient primordiale pour favoriser une démarche collaborative entre les œuvres et le public.

 Je questionne ici ce que j'entends par l'intervention dans un espace de confluences entre la culture et sa réception. Dans ce contexte, je propose d'orienter notre réflexion vers un mode d’action qui a pour vocation de favoriser le développement d'approches collaboratives entre les prestataires culturels et les publics. L'objectif étant de bâtir des dispositifs au sein des Industries culturelles économiquement viables qui définiraient par un engagement pour une éthique forte en particulier non discriminante ainsi que collective.

La conception d’une intelligence partagée autour de la réception d'objets culturels me semble nécessiter de concevoir au moins dix principaux leviers qui représentent autant de niveaux d’intervention:

  • la veille stratégique,
  • la méthode,
  • le modèle économique,
  • le pilotage,
  • la créativité,
  • la contribution,
  • l'innovation,
  • la pédagogie,
  • la communication,
  • la médiation.

Déterminé à intervenir à partir de cette analyse, j'ai fondé P&o culture et création pour proposer une prestation de service bâtie autour de trois expertises:

Conseilanalyse, montage et gestion de projets culturels,

Créations: créations en art et design,

Ressources: veille dans le domaine des industries culturelles.

Voici mon site: http://www.tlapan.jimdo.com qui présente mon parcours ainsi qu'une description détaillée de mon concept professionnel. N'hésitez pas à réagir à ce post et à me contacter pour continuer cette réflexion. Enfin, je suis bien entendu ouvert à l'étude de toutes collaborations.

Olivier de Monpezat

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Phénomènes paranormaux


Propos

La réalité rarement,
Plutôt exceptionnellement,
Peut enfermer dans une sphère
Un être face à un mystère.

Dans un espace bien réel
A surgi le surnaturel;
Une forme, une présence,
Parfois une énergie intense.

Phénomène certes troublant.
Aucun point d'appui rassurant,
La raison est ailleurs, en fuite.
Crainte d'une folie subite.

Or, il n'est point de faits sans cause.
Le fantastique qui s'impose
Est le résultat de rapports
Que lient de rigides ressorts.

Les hasards faisant frissonner,
Que le vilain a façonnés,
Font des histoires époustouflantes
Mais qui laissent certes en attente.

16 août 2016

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Marie

Cela faisait trois jours qu’ils se retrouvaient sur un banc, dans le parc communal. Trois jours qu’il la découvrait petit à petit, lui posant mille questions sur sa vie. Et elle, elle répondait ingénument, le plus honnêtement du monde, ce qui la rendait encore plus attrayante. Car il n’y avait pas à dire, elle était belle à croquer et quand le soir tombait et qu’ils se séparaient, il mourait d’envie de l’embrasser. Mais bon, ce n’était encore qu’une connaissance, même pas encore une amie et il ne fallait pas brûler les étapes. Et puis tout ce jeu de l’approche et de la conquête était délicieux et il convenait de le faire durer. Pourtant, une fois seul sur le chemin qui le ramenait chez lui, il n’arrêtait pas de rêver au moment où il la prendrait enfin dans ses bras pour l’enlacer.

Aujourd’hui, il avait appris son nom : Daverdisse. Son prénom, Marie, il le connaissait déjà. Marie Daverdisse ! Il se répétait ces syllabes avec délectation et il lui semblait que plus il les prononçait, plus la jeune fille lui devenait proche et familière. C’était comme si en apprivoisant son nom, il devenait intime avec la personne elle-même.

Tout en marchant, il tentait de se remémorer l’histoire qu’elle venait de lui raconter, une histoire qui avait eu lieu il y a très longtemps, pendant la guerre de 14-18. Il ne savait pas très bien pourquoi elle lui avait parlé de cela, ni même comment elle avait eu connaissance de ces faits horribles. S’il avait bien compris, un officier allemand avait été tué par des résistants et en représailles les soldats avaient rassemblé toute la population du village sur la place de l’église. Ensuite, ils avaient tiré dix numéros au sort et avaient fait sortir des rangs ceux qui occupaient la place correspondant au numéro. Ils étaient donc dix, neuf hommes et une jeune fille, qu’on avait poussé sans ménagement vers le mur de l’église. Pour les hommes, ce fut vite réglé : il y eut quelques détonations et ce fut tout. Pour la fille, ce fut un peu plus long, mais quand elle ressortit de l’église, les vêtements déchirés, elle n’eut pas le temps de raconter ce qui lui était arrivé : une balle derrière la tête la fit taire à tout jamais.

Voilà l’histoire lugubre que Marie lui avait racontée, sans qu’il sache exactement pourquoi. Le lendemain, qui était un jeudi, elle ne vint pas s’asseoir comme d’habitude sur le petit banc, dans le parc communal. Le vendredi non plus, ni les jours qui suivirent. Redoutant un malheur, le pauvre amoureux se mit à sa recherche, mais il eut beau interroger les passants, personne ne semblait connaître son amie. Le village n’était pourtant pas si grand que cela ! Complètement désemparé, ne sachant où aller, il finit par se réfugier près de l’église. Assis, le dos appuyé contre le fameux mur où avaient été fusillés les habitants de 1914, il regardait distraitement les tombes qui s’alignaient devant lui. Soudain, mu par un pressentiment, il se leva d’un bond et se dirigea vers la tombe la plus proche. L’inscription gravée dans la pierre le laissa sans voix et le plongea dans une grande perplexité :

Marie Daverdisse

1898 -1914

Assassinée par l’occupant.

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Les grandes et les petites choses

Rêverie

Chacun sait que les grandes choses
Sortent d'un travail assidu,
D'efforts produits à fortes doses.
Tout défi remporté est dû.

Pour acquérir un savoir-faire,
La volonté ne suffit pas.
Certains avancent à bons pas,
D'autres piétinent en arrière.

Il apparaît à l'évidence
Que pour survivre les humains
Sont, en assumant leur destin,
Guidés par leur intelligence.

Cette énergie indispensable
Commune généralement,
Parfois, inexplicablement,
Engendre un pouvoir remarquable.

Des doués, qui sont en grand nombre,
Sans acclamations ni mercis,
De la gloire n'ayant souci.
Ensoleillent des zones d'ombre.

Les artistes passent leur temps
À créer le beau qui ravit,
Offrent des grâces inouïes,
Demeurent pauvres bien souvent.

Ceux qui font de petites choses,
Quand elles étaient nécessaires,
Reçoivent en retour un salaire.
Or l'art pour l'art est-il en cause?

16 août 2016

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Soliloque sur un interdit

Pour la baignade est interdit
Le port du maillot burkini.
Il satisfaisait les attentes
De femmes enfin souriantes.

Même dans leur pays, chez elles,
Jeunes dames et demoiselles
Ne peuvent pénétrer dans l'eau,
Cachant entièrement leur peau.

Rêvaient-elles de profiter
De l'amour de la liberté,
De la tolérance de celles
Qui à leur gré se montrent belles?

À l'ère des calamités
Chacun vit son humanité
En se détournant des disgrâces.
Nombreux interdits prennent place.

15 août 2016

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Un grand mystère

Il est un grand mystère à trouver.
Mais où est-il donc, le pourrons-nous ?
La foi la voulu différemment percer,
L'effort du travail, la fatigue au bout ...

Mais rien n'y fait, la question reste,
Sans arrêt elle se manifeste ;
Plus elle se pose moins de réponse vient,
Et le clou s'enfonce sans fin !

Les prophètes, eux, ont reçu de curieux messages.
Seuls à parler avec cet "au-delà "qui nous inquiète,
N'ont eu de cesse d'écrire sur leurs tablettes
Des lignes et des lignes dictées par les nuages.

Craints toujours ils le furent et déclenchèrent des vocations.
Des hommes, sous leur bannière moururent à foison,
Laissèrent à leurs enfants des billets sous la pierre,
Que gaiement comme tous les enfants ils trouvèrent !

Emmenant les fous, les simples, les désoeuvrés
A des combats de costumes différenciés,
D'autres guerriers, tout aussi illuminés de hargne
Succédèrent par orgueil à leurs maîtres d'armes.

Alors les artistes sont arrivés, sauveurs de l'humanité.
Ils ont peint, sculpté, chanté, mis en musique
Tous les imaginaires parfois aussi fantastiques
Que leurs dieux en leur esprit avaient composés !

Détenant, selon eux, la clef de tous les mystères
Les calculateurs sont alors apparus de toute leur science drapés.
Mesurant, pesant, cherchant au coeur de la matière
Le chemin nous conduisant à la Vérité !

Quant aux philosophes armés de sagesse légendaire,
Ils mirent tout le monde d'accord,
Comblèrent avec leur savoir-faire
Des abîmes suscitant bien des désaccords !

Il est un grand mystère à trouver.
Mais où est-il donc, le pourrons-nous ?
Il semble bien qu'il s'agisse indéfiniment de le chercher ;
Il semble bien que tout oublier pourrait s'agir de le trouver !

Tout oublier comme un rêve s'achevant au réveil :
Quelques têtes éparses, quelques sourires, quelques tendresses,
Sans regrets, comme une lumière plongeant dans une douce allégresse,
Enlaçant le grand mystère de ses bras vermeils !

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                                                               Illustration de Jacques Choucroun

Soliloque

Pour animer ma joie de vivre,
Un très beau présent ce matin,
Un volumineux récent livre.
J'accueillis un plaisir certain.

Sur Maupassant un autre ouvrage;
Ses récits offerts, commentés
Par des auteurs du nouvel âge,
Eux-mêmes connus et cotés.

J'avais hâte de tout entendre
Et tout d'abord l'introduction.
Je mis peu de temps à comprendre,
Avec effroi, ma répulsion.

Maupassant fut un criminel,
Pas d'occasion mais d'habitude.
Ses actes odieux, démentiels
Sont décrits avec certitude.

Répulsion d'Edmond de Goncourt.
Nul ne réclama la potence.
Tant de victimes sans secours
Et pourtant aucune sentence.

Face à l'horreur qui m'apparut
Je perdis mon envie de lire.
Le doux plaisir furtif que j'eus
Fit place à une triste ire.

14 août 2016

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