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Passé, mon présent t'efface !

Passé tu as vécu ! Mon présent t'efface !

En toute logique le passé est derrière nous, il ne nous poursuit pas ; il ne doit pas nous poursuivre, il est simplement présent dans notre mémoire inconsciente. Il a accumulé dans ses tiroirs toutes nos erreurs, nos débordements, nos bienfaits, nos coups de cœur ou de folies, nos amours, nos désamours, nos échecs, nos réussites, nos offrandes et nos vols, nos bonnes actions et nos méfaits, nos bonnes pensées et nos pensées négatives qui souvent sont dévastatrices car elles nous guident vers une mauvaise solution !

Mais ce passé n'est plus, puisque en toute évidence il est impossible de revenir en arrière, il n'existe que dans les moments ou en pensée consciente, nos souvenirs reviennent, et sortent des tiroirs. Et ce simple fait est souvent négatif, car l'humain est ainsi fait qu'il à souvent tendance à regretter certaines choses, plutôt que de se repasser en pleine conscience les bons moments. Ces bons moments du passé sont toujours présents en nous, ils sont notre source de joie ou de lumière, et nous font vivre au mieux le temps présent. A l'inverse les mauvaises pensées ou les regrets, influence notre temps immédiat.

Le passé dans sa globalité, n'existant plus, il nous faut vivre au mieux le temps présent. Si nous réussissons à l'améliorer en conscience et inconscience, nous améliorerons ainsi notre futur par simple acquis des expériences, échecs ou réussites qui sont sagement rangées dans les tiroirs de notre passé. Tiroirs qu'il faut savoir ouvrir et vider, car il ne sert à rien ne garder en soi, les mémoires grises qui empêchent nos mondes intérieurs de s'épanouir !

Tous les thérapeutes expliquent ces fameux tiroirs par trois mots simples : Faire le vide ! Ce ne sont que trois mots, certes, mais savoir faire le vide, c'est très long et difficile à programmer dans notre mental ; on vide un tiroir, et quelques temps après, il est à nouveau rempli. Alors il faut refaire le vide pour se sentir en paix. C'est une pensée mécanique que nous devrions toutes et tous apprendre à appliquer. Notre paix du temps immédiat ne dépend que de notre volonté à se servir des bases positives du passé, pour imaginer un futur construit sur des actions et pensées positives, offrant ainsi à notre présent la pleine conscience de nos mots, de nos gestes, et de nos maux, oubliés ainsi dans le délire des sens !

Enfin, ce que j'en dit aujourd'hui, 24 septembre 2016, c'est très certainement pour vider des tiroirs.   Voilà qui est fait !  

Gérard BRETON

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administrateur théâtres

Fabuleux! Du théâtre bilingue Fr/Es au théâtre de la Clarencière:  

b7abaff22890521ecd50d8b99ba9d0aeec32f1cf.jpg?wl=1024"Je m’appelle Federico García Lorca. Je suis né en 1898 près de Grenade. Grenade mes amours, Grenade blanche, Grenade mauresque, Grenade,
ma Grenade, Grenade des neiges, de l’olive et du vin. Je suis mort en 1936. Près
de Grenade aussi. Grenade pillée, déchirée, violée. Grenade noire, chrétienne,
balayée par le bruit des fusils et le silence des poignards dans la gorge."

Un texte époustouflant écrit en hommage à  F.G.Lorca, vibrant de résistance à toutes les dictatures, 5 comédiens, de la musique, de la tension, et tant de sincérité dans le jeu! Une création du théâtre de la Clarencière et un  superbe  spectacle, comme toujours! Avec Laurence Briand, régisseur et actrice passionnante.

Il y a 80 ans…

Le poète et dramaturge espagnol, ami de Manuel de Falla, Luis Buñuel, Salvador Dalí,  également peintre, pianiste et compositeur avait 38 ans quand il fut assassiné le 19 août 1936, il y a 80 ans,  à Viznar près de Grenade, par les milices franquistes. Il s’appelait Federico García Lorca.

Lorca, le vagabond du verbe… plutôt Laurence Briand  la vagabonde, ne veut pas mourir. Il/Elle n’est pas un(e) hérétique! Et pourtant son procès se tient bien au cœur souterrain de la Clarencière, un mur noir taché de sang plus noir encore, devant une  salle comble et silencieuse. Laurence Briand dans le rôle de Federico est entourée de François Mairet, Ruy Peres, José Peres et Marguerite Topiol.  

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 A la lumière de cierges, l’audience est prête à suivre le protocole habituel de la mise en accusation de l'hérétique, comme l'étaient avant le poète andalou, les Juifs, les Marranes, les Cathares.   Voici démontée la mécanique bien rodée d'un procès d'Inquisition, avec toutes ses étapes qui vont de la présentation de l'hérétique, de celle de l'Inquisiteur, de l'autodafé - temps de grâce pour l’« actus fidei » à l'exécution et à la mise à l'index des œuvres du poète en passant par l'indispensable délation. Après abjuration des convictions et des écrits de l’accusé, tortures à l'appui, on passe à  l’application  des peines dont on ne ressort jamais vivant et les écrits sont brûlés sur la place publique. Tout cela  ne se passe  pas  au Moyen-Âge, comme on pourrait le penser, mais il y a  moins d’un siècle, dans la très sainte et  catholique Espagne franquiste, que des milliers de personnes ont  dû quitter pour sauver leur vie et se réfugier dans d’autres pays.

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Jugements sommaires, exécutions sanglantes.

Entre 1998 et 2001 Les talibans détruisirent les 55.000 livres rares de la plus vieille fondation afghane et ainsi que celles de plusieurs autres bibliothèques publiques et privées. Au Mali en janvier 2013, en Irak en 2015, l'organisation djihadiste Etat Islamique brûle 2000 livres à Mossoul. « Art is the signature of civilizations.» La Turquie ne se prive pas d’user de méthodes similaires en 2015-2016.  La meilleure couverture de la dictature, c’est la foi ; la meilleure couverture de l’oppression de la femme, c’est encore la foi.

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Dans ce  spectacle où s’affrontent  les 5 comédiens exaltés,  le spectateur  est plongé malgré le sujet  terrifiant,  dans la douceur de vivre andalouse par le verbe poétique et la beauté de la gestuelle. On  y découvre en effet une très attachante Marguerite Topiol.    Elle danse, chante, mime, raconte  un rêve de  femme libre et belle. Elle est un  modèle de bonheur et de joie de vivre.  Elle est un modèle de larmes versées pour la terre qui l’a vu naître.    Car on plonge aussi évidemment dans la manipulation exécrable des tribunaux d’exception qui pratiquent une justice expéditive et destructrice, souvent aux noms de dieux ou d’idéologies meurtrières. Il faudrait se rendre compte qu’aucune  dictature n’a de place pour la femme.  Hommes et femmes, devraient s’en convaincre.  Si non, partout et toujours,   la femme sera  reléguée, privée de liberté de parole et d’action, interdite de toute manifestation de libre-arbitre sauf à être l’esclave de  l’homme. Voilà ce que   toutes les  dérives  extrêmes nous proposent. Voilà  ce qu’il est primordial de combattre.

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La pièce se déroule dans les tonalités chaudes des rythmes espagnols, la  mélodie de la langue espagnole est  fortement présente et chante la nature et la beauté. Même si on n’est pas bilingue on a l’impression de tout comprendre ou presque : la magie de l’interprétation?  La magie du lieu, qui oblige les comédiens à donner la quintessence de leur art. Chaque fois que l’on quitte La Clarencière, on a   goûté  une large rasade d’intense théâtralité de proximité qui vous pénètre et vous enivre jusqu’au fond de l’âme. Remercions son infatigable directrice, Fabienne Goovaerts qui trouve toujours la manière de galvaniser la pensée ou le cœur car  son théâtre est fait, ici ou ailleurs,  pour réenchanter le monde: le poète a dit la vérité…

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Et l’auteur s’appelle ...José Peres.

Site de la Clarencière

Drame de José Perez
Par : Laurence Briand, François Mairet, Marguerite Topiol, José Perez et Ruy Perez
Chant : Cécile Rigot 
Mise en scène : Laurence Briand
Assistanat : Marguerite Topiol 
Production : Toc Toc Art

  

Photos de Christian Snoeckx

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La brillance

Songerie

L'or est un métal attrayant.

Le cuivre a la même brillance
Mais se ternit sans surveillance,
Il a besoin de soins constants.

Quand on admire une personne,
Merveilleusement éloquente,
On déclare qu'elle est brillante.
Souvent, celle-ci s'en étonne.

À force de l'entendre dire,
Elle réalise qu'elle a
Un talent que d'autres n'ont pas.
Se garde certes  de prédire.

Cette brillance- là perdure
En dépit des métamorphoses
Qui à tous les êtres s'imposent.
Une grâce de la nature!

Rare est à présent l'allégresse
D'être séduit par l'éloquence,
Bien inutile à l'évidence.
Ne l'a pas connue la jeunesse.

25 septembre 2016

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Ma Muse

Nos deux mains sont unies,

nous tirant vers des montagnes bleues,

là,ou un matin d'été;il a tant neigé,

emprisonnant notre amour,

sous un monde caché.

Ce sont mon coeur et mes doigts,

tordus de douleur,qui t'ont délivrée .

Ces pauvres mots au travers de ce temps,

celui que l'on nous accorde;

mais,jusqu'à quand.

Je t'aime....

                   bernard'auteur

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♦ Les amours de porcelaine

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Quand les amours se reconnaissent, il est plutôt improbable

D’y poser des mots, de percer leurs mystères en tourbillon

Il est plutôt rare qu’on leur accorde un droit à la déraison

Pourtant, la conjugaison d’aimer, c’est à l’invraisemblable

 

Tout a été dit des amours, mais je ne dirai pas, c’est trop

Je ne veux rien oublier de mes instances amoureuses

De celles qui m’ont fait la grâce d’y être les charmeuses

Du temps, des espaces, du sentimental à fleur de peau  

 

Quand les amours se reconnaissent, elles sont de porcelaine

Tremble le premier pas de se retrouver d’un coup sujet

A tant de maladresses, à tant d’accidents, de forfaits

Quand bien même la sincérité de l’aveu que l’on aime

 

Porcelaine précieuse et fragile, l’amour l’est d’autant

Ce passage de l’un à l’autre au besoin des accordances

Même pensées, mêmes gestes, mêmes vibrantes présences

De l’esprit et du corps pour s’apprivoiser au mieux le temps

 

La porcelaine, combien d’actes précis en cette matière,   

Mais d’un rien, elle se brise, et d’en ramasser les morceaux

C’est peine perdue, ainsi sont les amours, in extenso

Bonheur et malheur d’aimer, la loi des grâces éphémères

 

Quand les amours se reconnaissent, un et un qui font deux

De même façon à trembler et à compter l’un pour l’autre

En toutes circonstances, mais combien d’erreurs, de fautes

De méprises aussi pour se maudire d’être amoureux

 

L’amour est toujours à l’âge des apprentis de mille choses

Sans logique, sans certitude de savoir les besoins,

Les désirs, de l’un, de l’autre, tant tout peut changer d’un rien

Tant l’on peut aimer des rêves et s’absenter de sa cause

 

Quand bien même ce que l’on sait, et le bien que l’on fait

Au nom de l’amour, demeurent les questions incontournables

De chance et de malchance, des accidents inséparables

De la vie, et bien plus encore en tout attachement parfait

 

Combien d’amours à l’obligation de perdre leurs adresses

L’un part, l’autre reste, c’est une histoire brisée à mille regrets

Si dérisoires, c’est un accident, et rien d’un procès

Contre le sort n’empêchera les fleurs coupées de tristesse

 

L’un part, l’autre reste, et l’amour en vagues, si loin, si là

Si là et si loin, l’amour qui résiste et l’amour qui s’affale

Mais le mal n’est pas le même, de s’éloigner d’une étoile

Ou de l’éteindre à jamais même si on la garde en soi

 

Il est des amours à ne pas juger, amours impossibles

Amours brèves, amours qui ne veulent pas se refermer

Sur la conclusion amère des amours inachevées

Amours de trêve qui ne veulent pas des adieux pénibles

 

Il n’y a pas de long et délicieux voyage en amour

Sans un jour fatidique qui l’arrête, l’un part, l’autre reste

Mais vivre entièrement, c’est aimer toujours et on l’atteste

Tant à rire qu’à pleurer jusqu’au seuil de son dernier jour   

 

© Gil DEF - 25.03.2016

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Le temps a suspendu son vol

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Haïkus


Vaporeux nuages
tendresse du bleu céleste
le fleuve se strie.

Caresse du vent
tous les peupliers frétillent
ombres géantes mêlées.

Symphonie de verts
subtiles métamorphoses
s'assombrit le jade.

L'eau est anthracite
une jetée scintillante
effets de miroirs.

Le silence stagne
le soleil ne bouge pas
L'harmonie perdure.

24 septembre 2016

Police
Taille
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L'éventail du Dey D'alger

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Le coup d'éventail du dey d'Alger (30 avril 1827)

Le 30 avril 1827, à Alger, le dey Hussein soufflette de son éventail le consul de France, un affairiste du nom de Deval qui avait refusé avec insolence de s'engager sur le remboursement d'un prêt. C'est le prétexte à une tension entre les deux pays qui débouche trois ans plus tard sur la conquête de l'Algérie.

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     L’éventail est aussi et avant tout un objet d’art qui fait appel aux meilleurs artistes et artisans pour les confectionner, ainsi qu’aux matières les plus nobles.
Poursuivons donc notre inventaire…

12273182092?profile=original… sur l’éventaire d’un antiquaire

Et autres souvenirs surannés, comme ce carnet de bal oublié…

Souvenirs d’une marguerite effeuillée

      Le moment est donc venu de rouvrir notre magasin des frivolités, de pousser la porte de l’atelier et nous remettre sur le métier.


      Les matériaux les plus précieux sont donc employés pour les brins (baguettes), panaches (branches extérieures), bouts ou flèches (la partie supérieure du brin, entre les branches), comme pour la feuille.

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Les brins formant la gorge et bouts seront en bois (prunier, citronnier, ébène, santal, palissandre…), en os ou ivoire, en corne, nacre ou écaille de tortue, laque ou vernis Martin, argent ou or, pouvant enchâsser diamant, rubis, topaze.

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La feuille pourra être de papier, tissu (taffetas, satin…), peau (vélin, peau de cygne, canepin, cabretille…), dentelles ou plumes, nacre ou ivoire... L’imagination est au pouvoir.
     On en trouvera de tout type, écran (fixe), brisé (des lamelles remplacent la feuille), squelette (à brins étroits et peu nombreux), sultane (à bouts décorés), à systèmes (à mécanismes), plié en aile de chauve-souris, palmette, cabriolet, cocarde, plein vol…

On innove et lance sans cesse de nouveaux modèles stimulant ainsi tant les inventeurs que la clientèle.
Curiosité, certains sont même munis d’une lorgnette au théâtre des vanités.
Ah ! voir sans être vue tout en étant admirée…

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D’autres, de type carnet de bal, sont munis d’un stylet, niché dans le panache, permettant de noter, au dos de chaque brin, le nom du prochain invité.


Toutefois ne comptez pas sur moi pour en éventer tous les secrets. Je sais rester discret.


Munie de ce hochet,


A toute heure, en tous lieux, la coquette se montre ;
Il n’est point de plaisir où l’on ne la rencontre :
Allez au cours, au bal, allez à l’Opéra,
A la foire, il est sûr qu’elle s’y trouvera.
                                                                                   Charles Perrault (1628-1703)

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Les meilleurs artisans d’art seront au travail. Ce sont les tabletiers-éventaillistes, ivoiriers, dentellières, doreurs…

Je ne voudrais d’autre travail
Que d’agiter cet éventail
Pour faire une brise légère

Qui pousserait tout doucement
Le bateau vers un port charmant
Et vous seriez la passagère.
                                                                                            Paul Arène (1843-1896)


Alors,


Cet éventail si c’est lui
Aile tout bas la courrière*
                                                                              Stéphane Mallarmé (1842-1898)

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Il va bientôt pleuvoir bergère
Allons sous ma chaumière…

Et, vous qui à la plage peut-être, profitant des deniers beaux jours, encore vous prélassez, doigts de pied en éventail, postez, je vous en prie, quelques mots sur cette page.

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Michel Lansardière (texte et photos)

* Evente doucement la messagère (bienvenus sont les commentaires).
J’ai extrait et inversé ces deux vers de Eventail de Madame Mallarmé.

P. S. : retrouvez ici mes précédents billets autour d'un éventail :

La surprise de l'été :

https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/la-surprise-de-l-t-articles-de-fantaisie-et-mode-de-paris-1-4

Je sème à tout vent :

https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/je-s-me-tout-vent-fantaisies-estivales-autour-d-un-ventail-2-4

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Tableau vivant

 À Liliane

L'immensité ensoleillée semble figée.

Incommensurables, d'innombrables nuages
Décorent en désordre un bleu immaculé.

Les toits bas des maisons incrustent sur le ciel
Une sombre ligne parfaitement brisée.

Gris clair le macadam, reflète les érables,
Géants volumineux sagement espacés.

Scintillent des brillants sur le feuillage vert.

23 septembre 2016

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Le retour de l’automne. JGobert.

Le retour de l’automne s’annonce plus tardif cette année et sonne la fin des plaisirs estivaux. L’aménagement familier, habituel, dans un coin ensoleillé du jardin, se termine bientôt. J’en savoure les derniers beaux moments en toute quiétude. Les journées et les soirées ont pris une toute autre atmosphère. Avec le soleil finissant, le fond de l’air fraîchi, les jours se font plus courts.  J’ai hâte de retrouver ce plaid si doux et si chaud que j’ai abandonné au début de l’été dans un coffre en bois dans ma chambre.

La végétation change de ton avec douceur, délicatesse. Les dernières fleurs se fanent et tombent indolentes sur la terre nourricière. Seuls, les potirons, citrouilles et autres cucurbitacées aux couleurs chatoyantes égayent mon éphémère jardin.

La nuit a repris ses mystères, plus sombre, plus froide. Elle tombe rapidement sans crier gare et engloutit tous les secrets de la vie. Elle me replonge dans les méandres de mes rêves.

Au petit matin, une légère brume couvre la nature. Prairies et bosquets baignent dans une jeune rosée d’automne que l’on aime respirer et percevoir de bon matin à la campagne. Gouttelettes finies d’humidité posées délicatement sur les toiles d’araignées et sur les végétations et feuilles devenues translucides.

Le soleil est toujours présent avec moins d’ardeur, de ferveur. Ses rayons sont agréables, plaisants et sa lumière délicieuse. Les jours se font doux et propices à de grandes balades dans la campagne ou  en forêt. L’attrait de ce nouvel automne se fait sentir.

Marcher, avec cette belle saison qui débute, me rappelle tant de souvenirs attachés aux bruits exquis et aux bruissements des premières feuilles mortes. Avec les automnes d’antan, je me transporte et fais le lien de souvenirs intemporels, infinis d’êtres chers disparus.

L’odeur de cette nature familière se mélange et accède à mon cerveau faisant revivre ce temps béni de la jeunesse. Mes promenades en forêt avec mon père, mes balades entre amis et mes rencontres fortuites avec ces arbres centenaires me transportent de joie. Chaque rendez-vous est merveilleux. Mes poches pleines de marrons, châtaignes, faines et autres fruits des bois, ramenés comme des trésors, étaient des dons du ciel et de la nature.

Cet automne me mène dans des rêveries incroyables, singulières, dans des aventures imaginaires, où lutins, farfadets sont les acteurs. Je les devine cachés derrière les branches, sous les champignons les plus extravagants. Ils se déplacent rapidement, sans être vu, les bras chargés de pommes de pin et de fruits de la forêt. Pour les petits animaux, les réserves sont terminées et l’hiver peut venir. Il sera moins rude avec ces arches remplies de nourriture.

L’automne s’installe et sans regrets, j’en apprécie les jours sans fin. Tout est rentré, rangé, mis à sa place, à l’abri. Ces nouveaux jours ont déjà une saveur exceptionnelle.  Malgré moi, j’attends les intempéries qui rendent l’animation à ma vie, le vent, le bruit des feuilles mortes et la pluie sur mes carreaux.

Un premier feu de bois dans la cheminée redonne la gaieté à cette maison. Le bois ramené avec précaution et posé dans son panier est parqué avant d’être brûlé. Le crépitement des buches enflammées et le bruit des marrons qui éclatent dans les flammes m’offrent les sons bienveillants d’un orchestre peu ordinaire. L’odeur tranquille se répand, suave et chaude dans les pièces. Le bois finit de craquer dans la cheminée et part en fumée.

Un café bien chaud, sucré et l’hiver peut commencer.

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Le vent de vie est éprouvant


La pesanteur du corps, de l'âme et de l'esprit,
Me laissent éveillée mais dans la somnolence.
Paisible l'air n'affecte des arbres l'élégance.
Ni non plus ne perturbe un reposant silence.

La paix, la liberté de ne rien assumer
De vègéter stérile! Or soudain la mémoire
Indiscrète à nouveau, me raconte une histoire.
Il me semble évident qu'elle ne ment jamais.

Pourtant je me demande, incertaine, troublée
Si des événements, des amours et des rôles,
Le savoureux rappel d'émouvantes paroles,
Ne furent pas rêvés alors qu'ils me comblaient.

Face aux faits survenus, je ne peux pas confondre
Ce qui fut mon vécu, heureux ou oppressant,
Même s'il m'apparaît parfois époustouflant,
Et des comportements dont n'eus pas à répondre.

Me revient clairement la pensée de mon père
Dont les yeux trahissaient peine et mélancolie
Car il avait vécu l'enfer et la folie
Voyant mourir son frère à la première guère.

Il était convaincu, niant l'intolérable,
Que la vie est un rêve aux fausses vérités.
En pêchant, il goûtait à la félicité
Qu'un vent marin apporte quand il est favorable

22 septembre 2016

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AU BORD...

Au bord de toi

Lumière s'allume

Plein de saveur

Une sorte d'écume...

Au bord de moi

Bien trop d'attente

Tout cet émoi

Des mots qui chantent...

Au bord de nous

Le temps s'arrête

Alors ce goût

De perdre la tête...

Au bord de vie

Ne plus ramper

Pousse l'envie

De s'envoler...

J.G.

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administrateur théâtres

 Un  très grand moment flambant de musique, de rencontres et d’émotions 

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Dimanche 18 septembre 2016 au Château d'Argenteuil : une découverte. C’est  Le 21e Festival Mozart. Cette année, c'est une version promenade d’un jour qui nous est offerte, avec  4 superbes concerts  d’ensembles  d’excellence. La coutume voulait que se réunissent et interagissent une  trentaine  de musiciens  talentueux  internationaux  que l’on accueillait en résidence à Waterloo  en répartissant  leurs prestations sur deux semaines de liesse musicale. Cette édition-ci est un véritable élixir.  

Small is beautiful : le public, nullement retenu par  la Journée sans voiture à Bruxelles,  a investi les salles de concert et a pu apprécier l’intensité de  cet événement ramassé sur un jour,  se délectant du  ressenti  des artistes  donné avec tant de talent et de générosité. Dès l’entrée, les participants  étaient accueillis avec le sourire de jolies élèves du Conservatoire, toutes coréennes ou japonaises, servant boissons et  collations sucrées-salées. On  a  aussi rencontré la fondatrice de l’événement, Dalia Ouziel qui a fait une visite guidée des lieux. Elle  nous confie : «  La fondation du festival, c’était il y a 21 ans dans l’église Saint-Paul de Waterloo, une initiative de mon mari  et moi,  le duo   Rubenstein-Ouziel. La liste des participants aux 20 premières années, réunissant des artistes  tous de haut vol était plus qu’impressionnante quand on y pense. Cette journée unique a été préparée avec feu par notre  fils, Daniel Rubenstein, violoniste. C’est lui  qui prend la relève et a organisé cette fête musicale  qui nous tient tant à cœur ».

Journée d’émerveillement donc. Dès 12h15 le château d'Argenteuil résonnait  de vents et  cordes  avec la complicité de  la violoniste Tatiana Samouïl, lauréate du Concours Reine Elisabeth 2001, qui jouent le Quatuor pour flûte N°3 en Ut K.285b de Mozart et le Quintette pour clarinette et cordes opus 115 de Brahms.  

C’est ensuite le Quatuor Danel qui investissait les lieux en  interprétant successivement  Dissonance, le Quatuor à cordes n ° 19 de Mozart (K. 465), puis le Quatuor N°6 en fa mineur op. 60 de Mendelssohn. Marc Danel comme à l’accoutumée, joue de son instrument avec tout son corps, comme assis sur un nuage musical dont il s’envole par moments, tordant les phrasés avec l’énergie du désespoir, tandis que le violoncelliste Yovan Markovitch lutine son instrument le sourire dans l’archet. Des quatre tailleurs de bois précieux, émergent des  figures aux visages sacrés. Le public est subjugué.  L’expression est intense, audacieuse, et vibrante. Le Mendelssohn aux sonorités étranges est puissant et galvanisé par la passion et la douleur. On est au seuil d’une musique d’épouvante.  Les musiciens ne jouent pas pour passer le temps mais pour  le cueillir, insaisissable, du bout de l’archet. L’Adagio évoque  certes des souvenirs heureux, mais que peut donc évoquer d’autre que la révolte,  la mort prématurée d’une sœur ou d’un frère? Outcry! Le pied frappe le sol pour écraser les malédictions du ciel avant les dernières mesures qui évoquent une résistance courageuse.  

 Mais le charme de la Journée opère,  et l’on se dit que cette Journée  n’est pas sans rappeler la convivialité d’un autre festival belge,  hélas aujourd’hui disparu : Les concerts à l'Orangerie du Château de Seneffe  dont la dernière édition s’est tenue en juillet 2015. En invité de choix on y rencontrait Lorenzo Gatto, Jean-Claude Vanden Eynden, Eliane Reyes, le quatuor Danel, l’altiste Vincent Hepp, la violoncelliste Sarah Dupriez… que de merveilleux souvenirs! Et  qui retrouve-t-on brusquement en train de répéter près d’une colonnade si ce n’est Vincent Hepp en  personne!

Il nous donne rendez-vous avec l’Ensemble Mendelssohn à 17h 15 à la Chapelle pour écouter  Le Sestetto concertante en mi bémol majeur K 364 (dans sa transcription de 1808) de Mozart et le Quintette à cordes N°2 en si bémol majeur op. 87 de Mendelssohn. Superbe rythmique, charme et justesse. L’alto (Vincent Hepp) produit des sonorités larges, jubilatoires. Les crescendos sont enveloppants. La musique vient à déborder comme une corne d’abondance. Le violon de Daniel Rubenstein chante avec une pureté, une lumière et une chaleur extraordinaire dans ce lieu qui rassemble les mélomanes de l’après-midi, toutes fenêtres ouvertes.    Tout se termine, trop vite,  sur un rythme Marcato, tonifiant. Le tempérament  intense, c’est la résilience. Les dernières mesures  évoquent une résistance courageuse. On quitte le concert avec une consigne : ne jamais abandonner!

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 Et  puis le soir, c’est l’apothéose,  avec Eliane Reyes et Jean-Claude Vanden Eynden. Eliane Reyes, l’élève de Jean-Claude Vanden Eynden vient de recevoir une très haute distinction. En effet, elle a reçu les insignes de Chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres attribués à des personnes qui se sont distinguées par leur création dans le domaine artistique ou littéraire ou par la contribution qu’elles ont apportée au rayonnement des arts et des lettres en France et dans le monde. Eliane Reyes est la première pianiste belge à être ainsi honorée.  Face à face, professeur et ancienne élève vont développer avec chaleur et complicité  sur deux pianos imbriqués comme le yin et le yang les magnifiques harmonies du  Concerto pour 2 pianos N°1 en mi bémol majeur K.V. 365 de Mozart. La direction de l’orchestre - une toute nouvelle aventure à suivre, celle du Nco Orchestre -  a été confiée au  jeune chef  prometteur que l’on a pu entendre diriger Mozart  au festival de Moscou l’an dernier.  Il s’agit d’Ayrton Desimpelaere.  En première partie du concert de 20h15, Ayrton Desimpelaere a dirigé la création toute récente de  Nicolas Bacri: Cosi Fanciulli, allusion au Cosi Fan Tutte de Mozart  et L’Adagio en mi majeur pour violon et orchestre K.V261 de Mozart avec Daniel Rubenstein, violon soliste.

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Une journée  enfin sous le signe de l’art de vivre : Bertolt Brecht  ne disait-il pas que  "Tous les arts contribuent au plus grand de tous les arts : l’art de vivre". Car Marie  Chimkovitch  veille avec ses pinceaux. L’artiste-peintre, une « live art performance painter », croquait  sur le vif et avec  douceur et poésie les musiciens à l’œuvre, transportant son exposition improvisée d’une salle de concert à l’autre. Ravie, elle dépose sa palette et conclut : «  La journée fut un feu d'artifice d'émotions fortes : le bonheur de peindre en musique, la musique elle-même, les musiciens, les rencontres, la gentillesse, l'amitié ... Le Festival Mozart cette année fut mini, mais quelle densité ! »

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Tableau réalisé dans le cadre du Festival Mozart 2016 : Eliane Reyes, Jean-Claude Vanden Eynden et le Namur Chamber Orchestra sous la direction d’Ayrton Desimpelaere dans le concert pour 2 pianos n°1 K365 de Mozart, huile sur toile (sur carton), 50x70cm, Château d’Argenteuil à Waterloo, le 18.09.2016.

http://www.festival-mozart.be

 

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Nouveau roman: Proche lointain

12273185285?profile=originalJ’ai le grand plaisir de vous annoncer la parution de mon nouveau ROMAN, « PROCHE LOINTAIN ».

L’histoire d’un éloignement, de la fin d’une amitié. Des dissensions presque imperceptibles éloignent deux amis, jusqu'à la déception de trop, jusqu’à ce qu'un certain événement consomme la rupture.
Et après...qu’advient-il lorsque tout a été dit ?

Il y est question des petites blessures qu’on laisse passer par indulgence, vraie complaisance ou volonté secrète que rien ne change. Des fissures qui font mal, qu’on comble tant bien que mal mais qui creusent à la longue une brèche irréversible.
Le roman est construit sur trois temps : Le narrateur raconte l’éloignement progressif, ses interrogations et ses regrets, jusqu’à la survenance de l’événement. S’intercalent des passages où il s’adresse à Jean-Louis (monologue dans le vide ou long reproche direct ?), dans un temps déjà postérieur à l’événement en question. Le lecteur n’apprendra la teneur de celui-ci qu’aux deux-tiers du livre. A partir de ce moment, le roman repart sur un troisième temps, un nouveau présent, basé sur les nouvelles donnes…

Une histoire intimiste et en même temps un suspense ; le fil reste tendu tout au long du récit.
Les interrogations sur l’amitié jalonnent tout le livre. Jusqu’où doit-on/ peut-on accepter les déceptions, les manques de l’autre ?12273185092?profile=original

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Des instants exaltants

J'ai un passeport pour l'espace.
Peux y circuler librement.
M'y trouve accidentellement,
De la providence, une grâce!

Mon âme se métamorphose,
S'emplit d'une énergie nouvelle.
Un puissant courant se révèle,
Me mène à une apothéose.

Alors qu'elle plane en errance,
Mon âme écoute des propos,
Un éparpillement de mots,
Désassortis, sans connivence.

Est-ce le langage des anges
Qui ne se soucient que des sons,
Émis ou non à l'unisson?
Cette litanie semble étrange.

J'aimerais faire parader
Des mots voluptueux et tendres
Que l'on ne puisse pas comprendre.
Or ne sais comment procéder.

Me donne un répit ma raison.
Je me grise de liberté.
Je peux encore en profiter.
Se dore et rosit l'horizon.

20 septembre 2016

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Ivresse.

Je ne suis pas affamée de la vie

puisque je savoure l'instant,

depuis mon adolescence jusqu'à

maintenant, le promène dans ma tête,

partout en moi, à l'instar d'un

grand cru, d'un millésime exceptionnel !

pourquoi devrais-je courir après d'illusoires

richesses, qui me survivront, pour

après saouler quelqu'un d'autre ?

Je suis ivre de vie, mais point saoule de ce

tout qui n'est rien.

J'aime cet extraordinaire ordinaire ;

l'instant qui me grandit, m'ouvre à tous

les essentiels qui fleurissent et fleuriront en moi,

dans ce vaste jardin qui respire dans ma tête !

L'écriture respire ; ainsi j'écris la vie.

NINA

 

 

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Un dimanche paradisiaque

12273183696?profile=originalÀ Adyne

Sur les rives du Saint-Laurent,
On fait face à l'immensité
D'une indescriptible beauté.
Éblouissant est son courant.

Sous la voûte bleu, vaporeuse,
La nature offre mille grâces.
Elle féconde tout l'espace,
Crée des espèces fabuleuses.

Partout fleurissent des jardins
Offrant des images magiques,
Des compositions féeriques
Sorties de lampes d'Aladin.

Fasciné, on voudrait capter
La splendeur du ciel et de l'eau
Or on n'en saisit en photos
Que des parcelles découpées.

Pour satisfaire notre envie
Nous avons vogué sur le fleuve
Comme les canards le peuvent
Caressés du vent de la vie.

19 septembre 2016

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