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Complicité.

 

J'ai pris la main de l'eau,

tant sa peau était claire,

cet irisement superbe l'égalait

au soleil, à la neige éternelle.

Les nuages étant bleus,

 de quelle couleur alors peut se vêtir le ciel ?

Assise au bord de l'onde,

 j'ai vu vos amples yeux s'ouvrir

 tout au fond d'elle et votre voix superbe

mêlée à ses bleus chuchotements.

Ce chant là m'a touchée.

Mes pensées amoureuses,

 pour elle sont nourricières, d'où ses

vagues argentées de plus en plus

audacieuses, légères et claires.

La puissance du monde alors m'est

apparue, son invulnérabilité, son

caractère sacré !

M'est apparue aussi,

 son impénétrabilité aux esprits aveuglés ;

ce désert sans soleil, ni clarté.

NINA

 

 

 

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Haïkus

Immobilité
harmonie silencieuse
tendresse accueillie.

Rayons de l'instant
jaune safran et vert doré
des fleurs s'ensoleillent.

Touffus des érables
à la parure trouée
masquent des nuages.

Émois veloutés
abandon dans le réel
aux ombres figées.

29 juillet 2016

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Tout passe...

Tout passe...A chaque minute des êtres disparaissent et d’autres naissent, la roue tourne, le temps est circulaire et le monde peut être tranquille, il se régénère sans cesse.Le monde est immuable, oui, mais..."Les lilas une fois de plus se sont ouvertsmais ce n'est plus une assurance pour personne" (Notes pour des poèmes, Jaccottet)Nos bonheurs et nos drames? Ils ne sont rien pour le reste du monde.Et pour nous?En définitive, tout passe..."A tout instant les choses peuvent de nouveau se défaire, c'est à peine si je les tiens, si j'en tiens l'ombre. Je dévore comme nourriture souhaitable ce qui n'est peut-être qu'absence (Carnets 54-67, id.) (...)Toute joie est très loin. Trop loin probablement déjà, comme il se dit qu'il l'a toujours été, même enfant, s'il se rappelle mieux le parfum d'une pivoine humide effleurée alors du genouque le visage de sa jeune mère" (le Mot joie, id.).Tout passe... , et le temps charrie aussi avec lui les peines et les chagrins, leur poids finit par s'alléger, un peu, en dépit de tout, jour après jour. Même si une petite flamme est à jamais éteinte.Et,"Puisque tout passe, faisonsla mélodie passagère ;celle qui nous désaltère,aura de nous raison.Chantons ce qui nous quitteavec amour et art ;soyons plus viteque le rapide départ" (Rilke)
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40 minutes sur

RADIO PASSION

Radio Passion est une antenne qui émet en FM, en Belgique Francophone, à partir du Brabant Wallon.

http://www.radiopassion.fm/index.php

Sur le site internet de Radio Passion, l'émission "Les fruits de ma passion", à laquelle j'ai participé est écoutée au Canada, en France et en Afrique, en réalité dans toute la francophonie. Cette émission est diffusée le lundi à 15 h 00.

En voici le lien : 

[audio mp3="https://librebonimenteur.files.wordpress.com/2016/06/lesfruitsdemapassion1613-06-2k16.mp3"][/audio]

Cette émission est animée par Philippe de Riemaecker, un belge joyeux, qui l'a créée pour surmonter un handicap de parole et de prononciation, après plusieurs opérations à la mâchoire.

Philippe a en commun avec moi de "vouloir réaliser ses rêves et dépasser sa timidité. Il rencontre des êtres exceptionnels parce qu'ils rêvent, inventent, créent, volent, en prenant tous les risques au risque de tomber pour mieux se relever ensuite."

Philippe est humble et dit merci à la vie en découvrant l'humanité, aux écrivains, acteurs, chanteurs, poètes, artistes, inventeurs ... parce qu'ils sont des géants. Il pense que la littérature mérite beaucoup plus que sa modeste émission qui n'est qu'un grain de poussière.

Philippe fait un rêve et un vœu : "que les artistes soient présents dans les grands messes qui régentent le monde, et peut-être, oui peut-être ?, que l'avenir porterait plus de couleurs ?"

Philippe anime aussi une autre émission de cinq minutes sur Radio Compile.

http://www.radiocompile.net/

Je remercie sincèrement Philippe de m'avoir donné l'opportunité de dire quelques mots sur Radio Passion dans son émission.

Jean-Louis Riguet

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Le Dénouement des Jumeaux

LE DÉNOUEMENT DES JUMEAUX

Jean-Louis RIGUET

Le Dénouement des jumeaux

Bataille de Coulmiers 1870

Docu-fiction

éditions du Masque d'Or – Collection la France en guerre

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1ère Le dénouement des Jumeaux Coulmiers 1870.docx

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Jean-Louis RIGUET

Le Dénouement des jumeaux

Docu-fiction

éditions du Masque d'Or – Collection la France en guerre

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Les jumeaux sont issus d’une famille de négociants à Orléans pendant la guerre de 1870. L’un part à Paris pour un stage d’agent de change, l’autre, souhaitant être avocat, est incorporé dans les Mobiles. La guerre survient.

Une terrible bataille (celle de Coulmiers en Loiret) se déroule avec l’armée de la Loire et l’un des jumeaux. L’autre subit le siège de Paris par l’armée prussienne.

Comment les jumeaux réagiront ils à cause des phénomènes relationnels de la gémellité ? Survivront-ils ?

Un docu-fiction historique est le cadre de ces échanges particuliers.

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123 pages – ISBN 978-2-36525-053-5 – 21,50 € port compris

.

N'attendez pas pour commander votre docu-fiction !

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Récits Historiques de l'Orléanais

Couverture Récits Historiques 1

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Il y a 7 récits historiques

La Butte des élus (Mézières-lez-Cléry)

A quelle époque remonte la coutume

qu'observent encore les jeunes femmes,

qui escaladent la Butte des Elus, pour avoir un enfant ?

La Grotte du dragon (La Chapelle Saint-Mesmin et Saint-Pryvé-Saint-Mesmin)

D'où provient le nom de la grotte du dragon

de la Chapelle-Saint-Mesmin ?

Le Pigeonnier (Boigny-sur-Bionne)

Savez-vous que le roi Louis VII épousa en deuxièmes noces Constance de Castille

à la Commanderie de Boigny-sur-Bionne,

après son mariage et son divorce calamiteux

avec Aliénor d'Aquitaine ?

Les Jeanne (Orléans et partout en France)

De toutes les légendes qui courent

sur Jeanne d'Arc,

laquelle est la plus vraisemblable ?

La Pierre du Duc (Saint-Hilaire-Saint-Mesmin)

Connaît-on vraiment les circonstances

dans lesquelles le duc de Guise

trouva la mort à Saint-Hilaire-Saint-Mesmin,

pendant les guerres de Religion ?

Lapin le balafré, chauffeur (Orgères-en-Beauce)

La terrible réputation qui poursuit

les chauffeurs d'Orgères-en-Beauce

est-elle méritée ?

Le Vaillant général (Loigny-la-Bataille)

Se souvient-on encore des tragiques événements

de la guerre de 1870

qui se déroulèrent en Beauce ?

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C'est à ces questions que ces "Récits historiques de l'Orléanais" tentent de répondre.

Des récits courts.

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EDITIONS DU JEU DE L'OIE

ISBN  978-2-36831-043-4

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Hommage à Henri Focillon

Plus d'un siècle après sa naissance, l'importance de la pensée d'Henri Focillon, théoricien et historien d'art, apparaît mieux. Sur le plan des méthodes, son « formalisme » a connu, en France, une certaine désaffection, à laquelle mirent fin les travaux de Jean Bony et de Robert Branner sur l'architecture gothique ; en Amérique, où prévalurent les méthodes issues de Ernst Cassirer sur la fonction symbolique du langage de l'art, George Kubler, Charles Seymour Jr., George H. Hamilton prolongèrent dans une large mesure la pensée de Focillon. Mais, plus que sa méthode - ou les idées de la Vie des formes  -, ce sont sa pénétrante vision de l'oeuvre d'art en tant qu'elle est le centre de l'étude - et non son prétexte - et la générosité de ses vues historiques qui se sont imposées à un grand nombre d'historiens de l'art.


Un écrivain, un professeur

Né à Dijon, Henri Focillon, fils d'un graveur de renom, fut marqué, dès son enfance, par la culture artistique d'un milieu où il rencontrait Eugène Carrière, Claude Monet, Auguste Rodin et l'écrivain et critique Gustave Geffroy. Il fit des études de lettres classiques à la Sorbonne et à l'École normale supérieure, mais s'orienta dès ce moment vers l'histoire de l'art, en entreprenant une thèse de doctorat sur Piranèse. Il séjourna à Rome, enseigna à Bourges et à Chartres, avant d'être appelé en 1913 à l'université de Lyon comme professeur d'histoire de l'art. Pendant ces années de jeunesse, il fit du journalisme politique, de la critique d'art, écrivit quelques essais littéraires et publia un ouvrage sur Benvenuto Cellini. A Lyon, de 1913 à 1925, il enseigna l'histoire de l'art moderne, s'intéressa à l'Orient et à l'Extrême-Orient, dirigea le musée des Beaux-Arts de la ville, rédigea une étude sur Raphaël, une autre sur l'art bouddhique, commença les deux volumes - parmi les plus importants de son oeuvre historique - sur la peinture au XIXe et au XXe siècle. En 1925, il fut appelé à la Sorbonne pour succéder à Émile Mâle à la chaire d'histoire de l'art médiéval, qu'il occupa jusqu'en 1937. C'est au Moyen Age qu'il consacra désormais son principal effort de professeur et d'écrivain, sans abandonner pour cela l'étude de la gravure et de l'art moderne. Professeur, en outre, à l'université Yale à New Haven et, entre 1937 et 1939, au Collège de France (où il succédait à son ami Paul Valéry), il forma de nombreux disciples, tant en France qu'à l'étranger. En 1940, Focillon rejoignit, aux États-Unis, la France libre et s'employa, jusqu'à sa mort à New Haven, à lutter par la parole et par la plume pour la victoire des Alliés.


L'oeuvre théorique : « Vie des formes »

Orateur prestigieux et écrivain d'une rare qualité, Focillon voulait être surtout historien. Et pourtant son livre le plus célèbre et le plus lu n'est pas La Peinture aux XIXe et XXe siècles  ni l'Art d'Occident , synthèses historiques d'une puissante originalité, mais sa Vie des formes  (1934), essai de méthodologie et de doctrine. Issu de l'expérience du critique et de l'historien, ce livre ne propose point de système fondé sur une pensée esthétique ou philosophique rigoureuse ; il fut salué, au moment de sa parution, comme une tentative d'interprétation « formaliste » de l'art et de son histoire (N. Worobiow). En effet, pour Focillon, le caractère essentiel de l'oeuvre d'art est qu'elle a une forme, et que sa principale signification est formelle ; elle n'est pas signe (quoiqu'elle puisse être légitimement interprétée comme tel), mais réalité, réunissant en elle des données matérielles spatiales ou visuelles, et mentales, qui sont originales et autonomes, en ce sens qu'elles ne résultent pas des conditions extérieures à la création et ne reflètent pas des activités non artistiques. Focillon refuse ainsi le déterminisme sociologique de Taine (ou tout autre déterminisme social) et se place à l'opposé de l'historicisme de l'école viennoise de Dvorak, comme aussi à l'opposé des méthodes iconologiques de l'école de Warburg, celles en particulier de E. Panofsky.

Si l'oeuvre d'art peut et doit être étudiée dans sa réalité présente, et en quelque sorte « statique », en tant qu'interprétation de la matière (matériau, outil, procédé...) et interprétation de l'espace réel ou figuré (dimension, volume, lumière, couleur...), elle ne peut être comprise que dans le contexte temporel, reconnue comme un « fait historique », événement placé sur le parcours d'un développement. Elle est, toujours, le point d'aboutissement et le point de départ de séries d'expériences liées entre elles. Ces « généalogies » formelles complexes, ces enchaînements que Focillon appelle des « métamorphoses » donnent à la forme sa vraie signification, car si chaque oeuvre est « unique », elle participe à l'universalité de l'évolution.

On peut certes, schématiquement, voir dans ces évolutions formelles plusieurs « états » : état primitif ou expérimental, état classique qui est celui de la maturité et de l'équilibre, état baroque qui est celui de la luxuriance et du déséquilibre ; mais, en fait, la vie des formes (ou la structure de l'évolution) est bien plus complexe. L'inégalité des vitesses d'évolution formelle - selon les milieux, ou selon les contraintes matérielles -, les phénomènes de « survivance », de « renaissance » ou de « réveil », etc., substituent au « temps historique » une trame évolutive sui generis , à laquelle le « temps naturel », ou astronomique, ne sert que de référence. Certaines de ces vues furent développées en 1962 par George Kubler. La « vie des formes » contredit d'ailleurs souvent ces schémas, car elle peut être modifiée par la liberté d'invention des grands artistes ou par leurs affinités au sein des « familles » spirituelles.


L'oeuvre historique

On ne trouve de véritable application de cette pensée que dans quelques articles de Focillon (« Généalogie de l'unique », 1937 ; « Les Sciences sociales en France », 1937 ; introduction au livre posthume Survivances et réveils , 1943) ; mais la méthode et les principes sur lesquels elle était fondée sous-entendaient tout son enseignement et son oeuvre d'historien. Celle-ci est très vaste, embrasse plusieurs civilisations, va du haut Moyen Age jusqu'à l'époque contemporaine ; pourtant, l'essentiel de ses écrits concerne l'art occidental du Moyen Age, le XVIIIe et le XIXe siècle européen.

L'histoire de la gravure intéressa tout particulièrement Focillon : son dernier article présentait un graveur américain, Brenson, et sa première étude, en 1906, était consacrée à la lithographie du XIXe siècle ; deux ouvrages importent surtout, dans ce domaine : sa thèse de doctorat sur Giovanni Battista Piranesi  (1918) et le volume Les Maîtres de l'estampe  (1930). D'une certaine manière, toute la méditation de Focillon sur l'art fut dominée par son amour pour la gravure, et en particulier l'eau-forte, « où il voyait un moyen particulièrement apte à faire apparaître le contact entre l'esprit et la matière, la sensibilité et la technique », le domaine où les contraintes du métier laissaient mieux transparaître l'apport personnel de l'artiste. Mais son Piranèse  est, en même temps, une étude de la société italienne et romaine au XVIIIe siècle, fond sur lequel l'artiste se détache par contraste, comme s'il était étranger à ce temps ; et l'influence de ce « visionnaire » ne se propage pas en lignes droites, elle agit par secousses, grâce aux affinités qui défient l'histoire conçue comme un développement continu et uniforme. En fait, les fondements de la Vie des formes  sont déjà posés dans ce livre.

Des nombreuses études sur l'art du XIXe siècle, on retiendra surtout les deux volumes sur La Peinture aux XIXe et XXe siècles  (1927-1928). Le XIXe siècle était pour Focillon le « grand siècle », celui dont les mouvements intellectuels et artistiques apportèrent à l'histoire les enrichissements essentiels. Le livre est « engagé », en quelque sorte, par la conviction de l'auteur à affirmer ses préférences idéologiques ou esthétiques. Ce fut, en langue française, la première synthèse de la peinture européenne moderne ; peut-être ne fut-elle pas dépassée. Sur le plan de la méthode, toutes les divergences et les convergences entre la « vie des formes » et les courants de l'évolution sociale ou intellectuelle se dessinent clairement, la peinture n'illustrant pas le siècle, mais apparaissant comme une forme qui, parmi d'autres, l'anime et lui « donne forme ».

Mais c'est à l'art médiéval que Focillon a réservé, pendant les vingt dernières années de sa vie, les réflexions les plus fécondes. Il renouvela les méthodes françaises d'étude de l'art roman par son Art des sculpteurs romans  (1932), en dépassant les considérations archéologiques sur la chronologie, les filiations et l'iconographie, par les définitions formelles du style et de son équilibre instable. La notion de « stylistique monumentale » (à laquelle Jurgis Baltrusaitis ajoutait, au même moment, la notion de « stylistique ornementale ») détermine un système formel dont on peut étudier les origines, la formation, la maturité et le déclin. Focillon entreprit, en 1934, avec ses élèves, une vaste enquête sur la sculpture romane ; mais la guerre empêcha la poursuite de ce travail. L'architecture gothique, à laquelle il réservait une place importante dans son enseignement, ne lui fournit que la matière de quelques articles (tel « Le Problème de l'ogive », 1935) ; ce fut pourtant le domaine privilégié de sa démonstration méthodologique, unissant dans la même recherche les problèmes matériels (structure), formels (masses et effets) et historiques (« métamorphoses »). La dernière grande synthèse de Focillon fut son Art d'Occident  (1938). Embrassant cinq siècles d'histoire, cherchant à définir la cohérence de la notion d'Occident et à décrire la diversité des milieux géographiques et la richesse de variations successives, Focillon y démontrait une fois de plus que l'art est un « monde cohérent et actif », animé surtout par son propre mouvement, auquel l'histoire politique ou sociale sert seulement de cadre ou de référence. A beaucoup d'égards, l'art définit le plus fortement l'originalité de l'Occident médiéval ; il l'actualise aussi le mieux, puisque ses monuments sont actuels.

 


A voir aussi:

Relire Focillon: moyen âge, roman et gothique


La vie des formes

Quand Henri Focillon évoquait l’art des sculpteurs romans

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TRISTE ETE...

Et ce matin il a plu...

C'est bien un temps apaisé

Qui aujourd'hui nous est dû

Le ciel gris est parfumé...

La fraîcheur est de mise

Canicule s'en est allée!

Quand je me suis assise

Une pie s'est envolée...

Le jardin respire le vert

Et il n'y a pas de vent

Seuls les oiseaux sont diserts

Je me fonds dans ce présent!

Une minute pour oublier

La folie de certains hommes

Combien est cruel l'été

Quand c'est le deuil qui résonne...

J.G.

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À l'ère des atrocités

Soliloque

 

À l'ère des atrocités

Effroyable réalité,

Disparaissent des millions d'êtres,

Lors se présentent des peut-être.

 

Ignorés partout for des leurs,

Ils ont souvent subi l'horreur.

Leur mort baigne dans le silence.

Avait-elle peu d'importance?

 

Assortis de fleurs, les hommages

Sont devenus le témoignage

Que les citoyens d'un pays,

Rendent à leurs voisins meurtris.

 

Ne leur faudrait quelques mots,

Prononcés au moment qu'il faut

Par un sensible missionnaire,

Pour que d'autres, ils soient solidaires.

 

Pourtant cela ne se fait pas

Si l'important n'était pas là.

 Certes il se peut que le déplorent

Ceux que trop de fois l'on ignore

 

26 juillet 2016

 

 

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Le besoin de m'alléger


Rêverie

Jamais punie pour ma paresse.
Durant et après ma jeunesse,
Que cela puisse m'arriver,
J'ai dû bien souvent le rêver.

Certes, il fallut que je subisse,
À la limite du supplice,
D'oeuvrer utilisant le temps
Toujours parcimonieusement.

Est pauvre celui qui ne peut,
En agissant selon ses voeux,
Découvrir au cours d'une pause,
Un espace où rien ne s'impose.

Silencieux coule le temps.
Ne restent pas insouciants
Ceux qui journellement s'affairent
Espérant devenir prospères.

N'ayant plus rien à désirer,
Laisse ma barque chavirer
Là où émergent les secondes
Devenues étoiles sur l'onde.

26 juillet 2016

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Exposition Rêves entre la nuit et l’aurore

Chers amis de l’art,
L’été et automne est riche en expositions. Si vous avez envie de visiter Crupet, un des village sur la liste de plus beaux village de Wallonie, n’hesitez pas de faire un crochet chez une de mes exposition.

Exposition
Rêves entre la nuit et l’aurore

01.-31.08.2016
au Moulin des Ramiers
Rue Basse 31, 5332 Crupet
tous les jours de 8h30 à 10h30 et de 15hh30 à 18h30.

http://www.moulindesramiers.be/
https://heiketiede.wordpress.com

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Même choix en ce jour maussade

À Béatrice Joly

N'avoir pas le coeur à l'ouvrage
Est certainement ennuyeux
Quand l'inaction rend soucieux
Et cause des désavantages.

Quand j'éprouve de l'indolence,
Le besoin d'être sans rien faire,
J'accepte de le satisfaire,
Reste en attente, esprit et sens.

Gardant immobile mon corps.
Je deviens soudain attentive
Et bien souvent méditative,
Confuse en pensant à mon sort.

Je ne peux douter du passé;
Me le restitue ma mémoire.
Me semble un conte, mon histoire
Emplie de souhaits exaucés.

L'endroit où j'habite est béni.
Au Québec, la joie se partage.
D'un incomparable courage
Son peuple avance épanoui.

En ce jour terne, même choix.
Ma douce liberté perdure.
Hier, contemplant la nature,
J'ai vécu d'émouvants émois.

 15 juillet 2016

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Les Rapides de La Chine (Québec)

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administrateur théâtres

13716208_10154384289081542_4027188396695618803_n.jpg?oh=8a98939f5adc1a83661fedf520233920&oe=581915E1Ascension: la jeune actrice provinciale (une sulfureuse Deborah De Ridder) qui est montée à Buenos Aires rencontre le colonel Juan Perón (l’excellent Philippe d’Avilla) lors d'une vente de charité organisée afin de récolter des fonds pour les victimes du tremblement de terre  dans la région de San Juan. Chassant sa dernière  maîtresse (nommons l’exquise Maud Hanssens, la fille du metteur en scène), elle l'épouse le 21 octobre 1945. Elle contribue grandement à son élection comme président en 1946. Elle met en avant ses racines modestes afin de montrer sa solidarité avec les classes les plus défavorisées et crée la Fondation Eva Perón dont le rôle est d'assister les pauvres.

Win-Win situation: nombre d'hôpitaux et d'orphelinats créés par la Fondation ont survécu à la mort prématurée d'Evita. Elle devient le centre d'un culte de la personnalité. Elle brigue  la vice-présidence en 1951, ce qui irrite vivement les  militaires haut placés qui ne souhaitaient pas voir  une  femme gagner de l'influence.  En même temps on lui connait un côté moins reluisant. Elle est celle qui, après son  « Rainbow tour » en Europe en 1947 - de l’Espagne à Zurich, hormis l’Angleterre mais en passant  longuement par  le Vatican - a  facilité l’émigration et  la fuite des Nazis et de leur or vers l’Argentine.

 La Chute: l’ambassadrice auprès des nazis transformée en Madone mourra d’un cancer à 33 ans le  26 juillet 1952. Son corps embaumé disparaîtra après le coup d’état de 1955 pendant 17 ans nous dit l’histoire, quelque part non loin du Vatican en Italie...

Et cette vertigineuse histoire d’ambition et d’adoration démesurée est contée malicieusement par le personnage rebelle du nom de Che (Steven Colombeen)  mais en vrai, Evita n’a jamais rencontré le révolutionnaire cubain.

 13718723_10209909251959043_7057514991468654303_n.jpg?oh=c7ab444fd1a24f4e6df1db1753dfba61&oe=582D6AE7

Très sensibles à l’interprétation magico-romantique des versions anglo-saxonnes de ce musical, et notamment le  “monumental show” selon le Sunday Express avec Madalena Alberto (2013–2014 UK Tour), nous attendions avec impatience la version française en première mondiale. Elle est signée Daniel Hanssens & Jack Cooper.  Elle est tout, sauf romantique, il y a peu ou pas de chimie amoureuse. Elle donne la preuve tangible que les mots sont menteurs.  Elle est un élixir de réveil de citoyens. Acide et caustique, elle combat la drogue du pouvoir absolu, antidote des mal-aimés, elle combat la dictature et sa haine des classes moyennes ou aisées. Elle combat à la racine  la manipulation qui siège  déjà au sein même des couples  humains. Elle expose sans concessions la mélodie du malheur quand les décisions politiques  sont motivées d’abord par des intérêts personnels. Le texte, une adaptation dramaturgique très soigneuse d’Olivier Moerens,  est chanté d’un bout à l’autre du spectacle avec beaucoup de naturel - oui, on en oublie l’anglais. La superposition est parfaite, sur le mode  James Ensor, avec tout son sarcasme. Notre interprète préféré est ce Che (Steven Colombeen), le narrateur frémissant des désillusions en série qui met à nu toutes les tactiques manipulatrices. Un travail d’orfèvre  que l’on suit avec jubilation. Est-ce à dire que l’émotion artistique n’y est pas ? Que du contraire ! L’habileté de la mise en scène (…il y a un magicien aux commandes!), les fabuleuses chorégraphies de danses argentines, les costumes et les coiffures d’époque, les chœurs, la musique - les douze musiciens sont orchestrés par Pascal Charpentier - ont tout pour séduire et enchanter. Aucune distorsion dans la sonorisation, ce qui permet de suivre le moindre détail du texte, c’est une qualité rare pour un musical ! Et le vol des perruches par-dessus les toits !

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 Foule assoiffée d’idéal, ce spectacle est pour vous. Les comédiens sont tous animés d’un enthousiasme délirant, et cela fait chaud au cœur! Ils ont, chacun à sa place, trouvé le parfait équilibre d’une production vivante et tonifiante. Daniel Hanssens explique : «  Il y a de nombreuses choses à admirer chez Eva Peron : la personne. Sa détermination à réussir malgré des obstacles presque insurmontables. Sa défense de la femme dans une société dominée par les hommes. Son soutien des classes populaires dont elle est issue, dans une société très hiérarchisée. Son courage face à la maladie et à la mort. Et non des moindres, son apparence physique. Mais il est aussi impossible de ne pas être dégoûté par de nombreux comportements péronistes dont elle était le symbole assumé : la torture, la corruption, la tromperie et la mauvaise gestion d’un pays riche. »

  On  espère pour la formidable équipe que ce spectacle tournera beaucoup et partout! Like a  Rainbow tour?

 1489073330.jpgEVITA Du 11/07 au 06/09

 Une œuvre originale d’Andrew Lloyd Webber (musique) et Tim Rice (paroles)

 en 21 scènes et 40 artistes

 DISTRIBUTION

 Deborah De Ridder (Evita)

 Steven Colombeen (Che)

 Philippe d’Avilla (le colonel Juan Perón)

 Antonio Interlandi (Magaldi)

 Maud Hanssens (maîtresse de Perón)

 Jade Monaco (l’enfant)

Ensemble de 22 danseurs/chanteurs avec Marie-Laure Coenjaerts

 

 Equipe de création :

 Mise en scène : Daniel Hanssens & Jack Cooper assistés de Simon Paco

 Dramaturgie : Olivier Moerens

 Directeur musical : Pascal Charpentier, assisté de Julie Delbart

 Coach vocal : Fabrice Pillet

 Chorégraphie : Joëlle Morane, assistée d’Alexia Cuvelier, Kyliah Campbell

 Dance Captain : Alexia Cuvelier, Kylian Campbell

 Coach Tango : Michael Guevara Era

 Scénographie : Dimitri  Shumeleinsky

 Direction technique : Yves Hauwaert

Costumière : Françoise Van Thienen, assistée de Sylvie Thévenard, Carine Duarde, Margaux Vandervelden, Annick Leroy, Anne-Marie Hubin, Laure Clerebout, Simon Paco

Création lumière : Laurent Kaye

Ingénieur du son : Marco Gudanski, assisté de Xavier Gillis

Perruques et maquillage : Véronique Lacroix

Construction des décors : Ateliers du Théâtre Royal des Galeries.

Photographe : Gregory Navarra

Superbe programme–souvenir au prix de 5€

 

AU CHATEAU DU KARREVELD

Avenue Jean de la Hoese 3 -1080

Molenbeek – Saint-Jean (Bruxelles)

Infos Réservations : 02 / 724 24 24

 

Goed om te weten: Nederlandstalige boventitels op 28 en 29 juli en 21 (avond), 22, 25, 26 Augustus. http://musicalvibes.ovh/evita/

http://www.bruxellons.be

 

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Soliloque ludique

À Jacqueline Nanson

L'harmonie résulte d'accords.
Les êtres, subissant leur sort,
Ne ménagent pas leurs efforts
Pour se créer un doux confort.

Or, souvent poussés vers un port,
Sans bagages ni passeport,
Ils auront à se rendre forts.
Ne s'attirant jamais de torts.

Prendront un langage incolore,
Semblant un déroutant folklore.
N'oseront dire qu'ils déplorent
Ce qui se produira encore.

La mémoire en son coffre-fort
Garde scellées ses règles d'or.
Sous l'effet d'un brusque ressort,
S'unissent des mots en essor.

24 juillet 2016

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administrateur théâtres

Le 30ème spectacle d'été de l'Abbaye de Villers-la-Ville, AMADEUS, de Peter Shaffer, est mis en scène par ...Alexis Goslain.13691099_1116661748421338_7257732583696250803_o.jpg  

Cloches divines et chuchotements,  génie versus talent : suspense tragique.  Antonio Salieri souffre d’un mal terrible, une souffrance hélas très humaine : un mal profond, nourri au sentiment d’injustice,  au désenchantement, au dépit, à la frustration, à la vanité et à l’envie, à l’incompréhension et finalement à la colère amplifiée de scène en scène jusqu’à l’apothéose finale. Un mal du siècle?

Cette jalousie maladive nourrit sa colère contre Dieu et la voix de son interprète, le jeune et joyeux Mozart. L’adepte malgré lui de la Médiocratie passera-t-il à l’acte? Devant la foule des « ombres du futur » il  rejoue, pas à pas, mot à mot, affect par affect, sa propre mise à mort. Il est rongé par la culpabilité. Il tente de se faire comprendre et explique pourquoi il devint l’assassin de Wolfgang Amadeus Mozart.12273175856?profile=original

 Un rôle en force, en nuances, en reliefs psychologiques intenses et noirs qui s’opposent merveilleusement au brillant personnage de Mozart, enfant gâté, génie  spirituel exhibé à travers l’Europe par son père, au rire ravageur mais vulgaire, à la limite de l’obscénité, coureur de jupons, incapable de gérer sa famille, caustique vis-à-vis de ses prédécesseurs,  cinglant en paroles, mais aussi libre et lumineux que l’autre est sombre et diabolique. L’adolescent gonflé de gloire enfantine est en effet  incapable de se prendre en charge, notamment  à cause d’un père abusif, omniprésent, régentant toute la vie de son fils jusque dans les moindres détails et vivant une célébrité factice au travers de la gloire de son fils, au moins jusqu’au mariage non autorisé avec la douce Constance Weber. Comme on le sait, son opéra Don Juan et d’autres comme Mitridate Re di Ponto témoignent de ce malaise intense et de l’absolue nécessité de la clémence. Ironie du sort, au cours de la pièce, on assiste à un développement poignant où Salieri  passe presque aux yeux de Wolfgang comme un père de substitution, sans savoir que ce dernier complote à sa perte.

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Le ballet psychologique des deux personnages principaux est un combat de héros qui ne plait   pas  seulement aux jeunes générations ! Ainsi, Didier Colfs dans le rôle de Salieri et Denis Carpentier dans celui de Mozart sont totalement gagnants dans leur interprétation masculine. Affublés de merveilleux costumes, signés Thierry Bosquet, ils virevoltent devant les décors irréels  et pourtant si  évocateurs de François Jaime Preisser, qui  emportent l’imaginaire en défilant sur la muraille de la grande scène de Villers-la-Ville. Les « Venticelli », sortes d’oiseaux de malheur,  ces espions à la solde de Salieri, forment une sorte de chœur antique  très dynamique. Le tout est cadré par un  flux d’extraits de la divine musique de Mozart, symbole de lumière parmi les ombres que nous sommes. Le décor sonore est de Laurent Beumier.     

Antonio Salieri, nanti d’un  défaut d’Hubris démesuré,  aimait tant  la musique qu’il voulait l’inscrire dans une vie consacrée à Dieu. Mais  il commit  l’erreur fatale de mettre  Dieu au défi.  Dieu ne l’entendit pas de cette oreille, on n’achète pas le Seigneur!   De plus,  il déteste les pharisiens. Donc, malgré son mode de vie chaste et exemplaire en surface,  Salieri  déploie une âme immonde. Constance Weber, la jeune épousée de Wolfgang qui s’est  résignée à venir lui demander de l’aide, en témoigne. Julie Lenain dans ce rôle est un bijou de vivacité et de féminité, elle est au mieux de sa forme.  Mais de manière  hypocrite, perfide  et insidieuse, Salieri va faire en sorte que Mozart et sa jeune famille  sombrent dans le désespoir et la déchéance. Il  rejoue devant nos yeux, nous les  « ombres du futur »,  le  crime  pervers et parfait. L’italien s’approprie la mort de Mozart à défaut d’avoir pu égaler sa musique, afin qu’à tout jamais, son nom, associé à celui de Mozart, se fraie un chemin d’éternité.

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Le spectateur se trouve comblé de toutes parts. Tout d’abord bien sûr par la beauté estivale de  l’écrin des  ruines abbatiales mais surtout  par le texte de Peter Shaffer si bien mis en scène et interprété par  une  équipe de comédiens  enthousiastes que l’on a envie d’applaudir encore et encore: Maroine Amini, Camille Pistone, Michel Poncelet, Marc Deroy, Jean-François Rossion, Lucas Tavernier en très germanique Empereur d’Autriche, et un majordome … Anthony Molina-Diaz, ravi de participer  à ce  30ème spectacle d'été de l'Abbaye de Villers-la-Ville, une production de Del Diffusion.  Vu le succès, le spectacle se prolongera jusqu’à la mi-août! 

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http://www.villers.be/fr/spectacle-amadeus

http://www.deldiffusion.be/

http://www.rtbf.be/culture/scene/theatre/detail_wolfgang-amadeus-mozart-s-invite-aux-ruines-de-l-abbaye-de-villers-la-ville?id=9354391

http://www.rtbf.be/musiq3/article/detail_amadeus-a-l-abbaye-de-villers-la-ville?id=9356579&utm_source=musiq3&utm_campaign=social_share&utm_medium=fb_share

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Alouette

Mon Alouette

O mon alouette des lointains champs
Façonne moi de ta voix sauvage,
De cet appel doux et si ardent
Et prend ma vie dans ton sillage
Dans ton immense et déserte plage
je germerai en toi en mille sons
je grandirai en toi en échelle de tons,
chavirant ,sur mille rivages,
En braises de vagues en rage ,
Attisées à jamais par la brise du temps

Abdennour Mezzine

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La nuit

La nuit

 

La nuit,

 Tu t’étales, en cette vaste côte laiteuse, vierge, câline et sauvage. 

La nuit,

Tu te lèves en moi, en ce voile de lumière, ce calme serein, en cette vie qui façonne à nouveau la malandre de mon âme en naufrage.

La nuit,

Ô la nuit,

La voile qui me chavire, me lance ensorcelé de ton feu, aux plus loin de tes rivages.

La nuit,

Cette chanson de tes vagues, mon éternelle résurrection, ma

nostalgie, la mélancolie et le faux silence des coquillages.

La nuit, frétillement à ton infatigable ressac, ta douce turbulence et la danse de mon âme dans ton sillage.

La nuit,

Ce chant matinal des brises des champs d’eau lointaine et solitaire, qui me narre sans cesse le secret de tes braises enfouies dans la

Ô la nuit, Cette merveilleuse danse, des marées hautes et basses, un doux soleil qui se lève et m’inonde, de ton visage.

Tanger 24.12.2013

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