Comme dans un mauvais rêve, le bruit, les cris, le silence. Sur cette route festive est apparue une faucheuse implacable, impitoyable, immonde et elle n’a laissé aucune chance à certains. Courir pour ne pas mourir, courir pour se mettre à l’abri, courir à perdre haleine et tirer derrière soi ce que l’on a de plus précieux. Surtout ne pas lâcher cette petite main d’amour qui nous bouleverse tant. Cette petite main tant aimée et qui nous donne tout le courage du monde pour affronter l’indicible.
Des petites mains se sont perdues et elles nous laissent sans voix, les yeux mouillés, le cœur serré. Nous nous interrogeons. Nous ne comprenons pas tant de haine. Ces petites mains ne sont pas parties sans raison. Notre colère n’est plus palpable. Anéantis mais pas sans amour, nous pleurons.
