Aphorismes - Tumulte et symphonie du genre humain
Bonjour A TOUS !
Pour admirer une oeuvre,
Reculez de quelques pas.
Pour faire l'objet d'admiration,
Ne comptez plus vos pas.
Excellente Journée A VOUS.
Aphorismes - Tumulte et symphonie du genre humain
Bonjour A TOUS !
Pour admirer une oeuvre,
Reculez de quelques pas.
Pour faire l'objet d'admiration,
Ne comptez plus vos pas.
Excellente Journée A VOUS.
Quand j’offre du pain de bon cœur,
Qu’il soit de seigle ou au sésame,
S' en nourrissent des voyageurs,
Fragiles, chères petites âmes.
Lors, profitant de mon absence,
Assurés qu’ils auront leur part,
Ils se régalent en silence,
Aucun ne restant à l’écart.
Quand j’offre à des amis lointains,
Colorés et voulus non fades,
En les laissant à leurs bons soins,
Des pantoums, sonnets ou ballades,
J’épie, dans mon vaste jardin,
Les promeneurs de divers âges.
Peut-être l'enchanteur Merlin.
Y est-il aussi de passage.
Quelques uns paraissent ravis.
Éprouvent un plaisir visible
Et applaudissent à l'envi.
D'autres demeurent impassibles.
6 juillet 2005
Pause café, sans croissants.
Un ciel gris à cent pour cent,
Aucun souffle caressant.
Le soleil demeure absent,
L'espace inintéressant.
L'ennui se fait grandissant.
Le calme reste innocent.
Pas de flux appétissants,
De rayons divertissants.
Je comprends, en y pensant,
Un désir que je ressens,
Un besoin rafraîchissant.
Un fort jet d'eau jaillissant
Rendrait mon corps frémissant,
Exalté, en ce jour sans.
8 juillet 2015
Le vihâra (monastère bouddhique) de Rajamaha, Dambulla
Le bouddhisme s’est donc répandu depuis l’Inde où il est né, au troisième siècle avant Jésus-Christ, et s’est profondément enraciné au Sri Lanka.
L’art du Sri Lanka s’est donc naturellement inspiré de l’art indien. Et c’est particulièrement vrai à Sirigiya où les fresques de la fin du Ve siècle peuvent être comparées à celles d’Ajantâ, datant du Ve au VIIe siècles.
Mais à Dambulla, cet art s’est mêlé d’influences tamoules très marquées. Tamouls qui se répandirent d’Inde du Sud à l’île de Ceylan, particulièrement à l’est et au centre du pays.
D’où un style original, dit de l’ « Ecole kandyenne ».
Dambulla est par ailleurs situé au centre géographique de l’île. Point culminant à 160m au-dessus de la plaine et rayonnant sur tout le territoire. Rangiri, le « Rocher doré », ainsi appelé dans les temps anciens pour ses statues recouvertes d’or, était le lieu tout indiqué pour porter la doctrine. Bien sûr, peintres et sculpteurs, tout à leur vénération, sont restés anonymes, suivant ainsi la voie du renoncement.
Dambulla, peinture à la détrempe, XVIIIe siècle
Au 1er siècle avant J.-C., au temps du royaume d’Anuradhapura, les moines, qui déjà occupaient les grottes, offrirent leur protection au roi Vattagamani Abhaya en exil. En retour, rétabli sur son trône, il y fit bâtir un temple. Qui depuis ne cessa d’embellir et de rayonner.
Bouddha, lors de ses pérégrinations, fit trois fois halte à Lanka.
Et trois fois par jour battent les tambours en l'honneur de Bouddha.
L’art populaire s’est développé, que l’on retrouve notamment dans les danses et les masques.
Une tradition qui perdure et un rapprochement entre certaines peintures, ces masques, la danse et la musique kandyennes peut être pertinent. Ce que je vais tâcher de démontrer ici.
Avec ces figures de danseuses célestes au masque « princier »…
Les fleurs qu'elles tiennent semblent exprimer la fertilité de la terre.
Dambulla, peinture à la détrempe, XVIIIe siècle
L'influence tamoule s'y fait sentir.
Dambulla, peinture à la détrempe, XVIIIe siècle
Les gandharvas, quant à eux, étaient les compagnons des apsaras, musiciens et chanteurs au paradis d’Indra, Seigneur du Ciel, dieu de la guerre et de la foudre, le Svarga. Le Svarga était situé au-dessus du mont Meru, montagne mythique dont, selon la légende, le sommet se serait détaché pour former le… Sri Lanka.
Mais permettez-moi de poursuivre mon interprétation…
Si les masques sri-lankais sont généralement peints de couleurs vives, j’ai préféré photographier ces pièces brutes qui nous paraissent plus authentiques.
... Ou masques grimaçants (démons, des moines et des merveilles)…
L’armée de Mâra, l’esprit du Mal, et ses démons attaquant le Bouddha
Plafond de la grotte principale, Dambulla, XVIIIe siècle.
Asuras ou rakshasas (démons)
Masques traditionnels utilisés dans les danses de démons du sud de l’île.
N’ayez crainte, mes amis… laissez-vous entraîner sur la piste et entrez dans la transe…
« Tel un peintre que terrifie l’effroyable monstre qu’il vient de peindre,
le vulgaire est épouvanté par le samsâra* »
Mahâyânavinsikâ
Danseur masqué (Kandy)
Le pouvoir des charmes sur l’enfer
et sur les 27 démons qui accablent l’humanité.
Ces danses, rythmées au son des tambours et autres percussions (athrabane, pantheru, udekki), visent à s’attirer la bénédiction des divinités protectrices, tout en luttant contre les influences maléfiques.
Rites de conjuration issus d’un fonds ancien accordé aux usages bouddhiques qu’accompagne une musique aux motifs, là aussi, répétitifs, organiques, à la force hypnotique.
Instruments traditionnels, déjà présents dans les festivités de la Cour**, et danses exécutées par les hommes. Ces dernières s’ouvrent aujourd’hui aux femmes.
Formellement, on peut m’objecter qu’un septième précepte bouddhique veut que l’on s’abstienne de danse, spectacle, musique et chant. Qu’il est donc peu probable que ceux-ci aient influencé la peinture d’un monastère. Mais, outre que je ne suis pas un spécialiste, il n’entre pas dans les cinq règles de base du bouddhisme (ne pas nuire aux êtres vivants ou tuer, ne pas prendre ce qui n’est pas donné, ne pas avoir une vie sexuelle désordonnée, ne pas mentir ou blesser, ne pas s’adonner aux drogues), strictement applicables à tous. Cette observance ne serait donc réservée qu’aux seuls bonzes. Les peintres n’étaient pas nécessairement moines, une certaine perméabilité aux empreintes extérieures induites possible (d’où un emprunt dans l’enduit !), n’empêchant pas de se conformer au canon. Et, comme aurait dit le Bouddha lui-même :
« L’enseignement est semblable à un radeau qui est fait pour traverser,
mais auquel il ne faut pas s’attacher. »
A 29 ans Bouddha renonça à sa vie princière pour l'ascèse.
Mais seule la "voie médiane", entre luxure et ascèse,
le recours à la méditation, lui permit de gagner l'illumination.
Fermez le ban !
Au final, ce sont donc cinq grottes aménagées en sanctuaires abritant 157 statues et des peintures murales sur plus de 2000m2 (dont 153 représentations du Bouddha), le tout formant le Temple d’Or de Dambulla, classé au Patrimoine Mondial de l’Humanité. Les trois principales sont le « Temple du Roi divin » et son Bouddha couché de 14 mètres, sculpté à même le roc avec de subtils plis qui lui donnent grâce et mouvement. Le « Temple des Grands Rois » et ses 53 statues du Maître, dont là encore un Bouddha couché de 15m et des fresques du XVIIIe siècle. Le « Nouveau Grand Temple », toujours des statues et 1800m2 de fresques relatant les épisodes de la vie du Bouddha. Les deux autres grottes sentent la peinture trop fraîche, mais montrent que l’art est toujours vivant.
Temps arrêté, peinture « tempérée » qui se déploie sur les parois ondulantes, ces fresques vous emballent de l’intérieur, vous enveloppent, déroulant les scènes de la destinée de L’Illuminé en autant de contes de l’anté-Christo (pardonnez ce vilain jeu de mots) qui s’attachent à l’esprit et l’invitent à méditer.
Grand Bouddha couché
dans l’attitude du parinirvâna
La quiétude de L’Eveillé dans un somptueux plissé.
Sculptures à profusion et voute peinte dans le moindre recoin.
Envoûtant, non ?
Alors certes le tracé est souvent un peu gauche, les couleurs trop tranchées, les thèmes récurrents, la lecture des œuvres difficile à appréhender, les repeints plus ou moins récents fréquents, mais l’effet d’ensemble est saisissant et j’espère vous avoir finalement montré combien ce peuple et cette culture étaient attachants.
Quoiqu’il en soit, de la visite de ce temple rupestre, le plus important du pays, se dégage une impression de grande sérénité.
Vous pouvez retrouver la première partie de cet article sur :
Ayubowan…
* Samsâra : cycle sans fin des naissances et des morts, dans lequel les actes de vie antérieurs (karma) entraînent les vivants jusqu’à ce qu’ils parviennent à la délivrance finale (nirvâna). Les exégètes remarqueront par ailleurs que cette citation se rapporte au mahâyâna, le bouddhisme du « Grand Véhicule », suivi au nord et à l’ouest de l’Asie. Or le Sri Lanka embrasse l’hînayâna, la voie du « Petit Véhicule ». Mais, sans rejeter cette réfutation possible d’un revers de la main - c’est pas bien, tends-la plutôt à ton prochain -, allez trouver des citations abordant la peinture ! Qui après tout est mon sujet.
** Le dernier roi de Kandy fut déposé par les Anglais en 1815. Quant au mouvement nationaliste cinghalais, il naquit ici, à Dambulla, en 1848, un siècle avant l’indépendance du pays.
Michel Lansardière (texte et photos)
Traverser une rue...
Ses erreurs ou la vie
Avec audace, folie,
Ne pas être perdue!
Chanter sous la pluie
Et manquer de patience!
Partager l'insouciance
Se noyer dans l'ennui!
Vivre pour le moment
Oublieux et fragile
A toutes fins utiles
Se perdre dans l'instant!
Car ne sommes que poussière
Lumière brillante et folle
Joyeuse et sans bémol
A jamais éphémère...
J.G.
Soliloque
En ce jour, je sens que l'existe.
Me prend l'envie de témoigner.
Si du néant fus épargnée,
J'éprouve un vide qui subsiste
Me prend l'envie de témoigner.
Certes, je vis en égoïste.
J'éprouve un vide qui subsiste.,
En ma résidence assignée.
Certes je vis en égoïste.
Tiens de moi l'horreur éloignée,
En ma résidence assignée.
Aux fous du temps rien ne résiste
.
Tiens de moi l'horreur éloignée.
Le feu détruit routes et pistes.
Aux fous du temps rien ne résiste.
Or de l'espoir veux témoigner.
Le feu détruit routes et pistes.
Les brûlés seront à soigner.
Or de l'espoir veux témoigner
Partout l'abnégation persiste.
Les brûlés seront à soigner.
Rien n'assure une réussite.
Partout l'abnégation persiste
Réconforte les résignés.
7 juillet 2016
Dans le Sud
Une aquarelle d'Adyne Gohy
a été inspirée
par
Au gré des Herbages
Un poème de
Raymond Martin
Dans la terre du Sud, bleu, blanc, blés dorés
Le temps s'écoule au gré des herbages
Où les flèches de l'histoire piquent les tournesols ensoleillés ;
La colombe sereine ajuste suavement son plumage
La flèche du maïs érigé côtoie dans l'azur un clocher effilé,
Le temps vainqueur s'écoule au gré des herbages,
La voix du bouvier ne s'entend plus en chemin
Une frêle mésange offre de tourner la page
Le temps s'écoule au gré des herbages
Pour le fier berger façonnant son 'greulh'.
Le parpalhol aux ailes mordorées survole sans ambages,
L'olivier tenace à l'allure courbée et le saule pleurant un linceul
Une frêle mésange offre de tourner la page
Du livre de la vie des cazaux décimés,
Le pardon silencieux modèle les nuages
Mais pas d'oubli naïf pour les bourreaux affamés.
Le livre de la vie s'égrène de page en page au soleil rougeoyant
Plaines et bories placides maintenant, offrent un visage avenant
Richesse du passé, joyau de l’avenir, la terre du Sud retrouvée
Offrira sans peine au glaneur averti ses Vers Dorés.
Raymond MARTIN
09/2013
Un partenariat d'
Arts
Face à certains évènements, Jeanne reste sans voix. Une légère torpeur l’envahit et l’isole de l’actualité malgré elle. Elle veut prendre de la hauteur pour mieux comprendre la situation. Il en va de même pour les petits bonheurs qui parfois la paralysent. Petits bonheurs qui traversent sa vie avec gaieté mais sans excès pour ne pas les dilapider, les gaspiller.
Ce matin, un rayon de soleil tombe des nuages et illumine une partie de cette belle nature. Une peinture de maître sous un ciel matinal. Une légère rosée est posée sur le jardin. L’air est frais mais pas froid, agréable à respirer avant les heures chaudes de la journée.
Jeanne en profite pour faire quelques pas. Elle savoure ainsi ce temps qui paraît infini. Son esprit s’envole vers des souvenirs plaisants. Son visage dessine un léger sourire de contentement. Oui, les petits bonheurs sont toujours là.
Malgré sa léthargie, comme un automate, son esprit essaie de démêler tout ce qu’elle a vécu et tente de l’expliquer. Elle n’arrive toujours à parler franchement, à franchir cette barrière de mots qui lui ont lacéré le cœur. Souvent, les yeux plein de larmes, elle revient sur ces moments terribles, sur ce bruit insensé.
Jeanne se promène dans ce matin plein de promesses, dans cette douceur de vivre qui revient vers elle. Au loin, un champ de blé couvert d’or et de coquelicots se balance. Une rangée de peupliers bruisse doucement. Le soleil a pris possession du ciel et déjà la chaleur s’installe. Les hirondelles sont là, dansant dans cet espace démesuré.
C’est son premier été loin de cette ville meurtrière, son premier été seul. Elle aime la campagne et a toujours voulu y habiter. Son travail l’a retenu loin de ce paradis et maintenant, c’est un bonheur d’y être même s’il est incomplet.
Le soleil est au plus haut et une dense chaleur recouvre tout. A l’abri d’un vieil arbre jadis frappé par la foudre, elle s’est installée dans cette ombre bienfaisante. Les petits plaisirs sont partout. Jeanne a des projets insensés depuis quelques jours. Son esprit s’emballe. Loin de parler de départ, elle a compris que son existence prenait un nouveau départ ici. Cette maison lui plait, son environnement également. Elle n’est pas insensible aux personnes de son voisinage qui ont la tête sur les épaules et les pieds sur terre. Un réconfort appréciable pour recouvrer confiance dans ce monde qui tourne de plus en plus vite et qui parfois devient fou.
Cette halte bienfaisante la fait sourire. C’est bon d’être là, assisse dans l’herbe comme dans sa jeunesse. Reprenant sa promenade, Jeanne s’arrête au bord d’un petit ruisseau qui pétille au soleil et qui emmène avec lui les souvenirs douloureux. L’eau y est transparente, étincelante, tranquille. Un bruit éthéré flotte dans l’air et ramène Jeanne dans le présent. De bienfaisants souvenirs l’envahissent aujourd’hui et elle ne veut garder que ceux-là.
De retour dans sa demeure, installée sur la terrasse, elle est enfin chez elle, apaisée, sereine. Sa vie reprend un chemin qui n’aurait jamais dû être transgressé, violé. Elle n’est plus en colère. Un amour nouveau a envahi son cœur qui a tant subi. Jeanne l’a découvert au plus profond de sa peine, de sa détresse et y a puisé une force, une puissance hors du commun.
D'une énorme capacité,
Ma mémoire est peu inventive.
Quand en douceur, elle s'active,
Je me surprends à méditer.
J'accueille des réminiscences
Et distinctement des décors;
Des mimosas offrant leur or,
Le firmament de mon enfance
.
Mon être a changé de nature.
J'aurais tendance à écouter
Ce qui me fait parfois douter
De mes superbes aventures.
Je me convaincs, les écrivant,
Que je tire des avantages
De mes intimes bavardages
Qui certes ne sont pas savants.
Me satisfait et me rassure
Le fait que je n'ai pas perdu
Ce que depuis longtemps je sus:
Garder en tout temps la mesure.
5 juillet 20016
Notre mission sur terre.
Chacun de nous a t-il une mission à effectuer ? Un devoir de mémoire à maintenir ? Une épine à traîner sous le pied toute sa vie ? Un soleil à donner et/ou à partager avec les autres !
Et si en relisant ces quatre propositions, il y avait en définitive un assemblage à faire de ces questionnements ? Si notre vie sur cette terre (maudite parfois et merveilleuse en d'autres moments) se résumait en définitive à choisir de vivre en harmonie avec les autres, mais de façons différentes !
Si chacune (un) de nous (Comme c'est un mec qui écrit, cette inversion est faite pour emmerder les machos). Si chacune (un) de nous, dans sa vie de tous les jours apprend à transmettre ce qu'il a apprit des autres, si les petits bobos de tous les jours sont soignés en enlevant l'épine, et si nous partageons nos moments de bonheur sans jamais (ou en évitant de) transmettre le côté négatif de notre mental, alors, nous irons vers une autre société. Pourquoi ?
Que se passe t-il quand vous rencontrez quelqu'un dans la rue ? Vous commencez par lui demander de ses nouvelles mais plusieurs cas se présentent ;
* S'il a 20 ans, il va vous dire que tout va bien, que sa dernière copine est un canon et qu'il pense arrêter ses études pour bosser, quoi que, il va peut-être continuer encore un petit peu pour avoir un diplôme supplémentaire. Et puis chez papa / maman, les courses sont déjà dans le placard !
* Si vous rencontrez une copine ou un copain de 40 piges, les « nouvelles » vont glisser vers le boulot qui va mal, voir le chômage, ces abrutis de barbus qui se font sauter, et ce jardin ou décidément rien ne pousse cette année à cause du dérèglement climatique ! Et après il vous demandera de vos nouvelles.
Trop tard le débat est lancé, le train de la morosité ou du négatif est en marche et la discussion va en définitive n'avoir servi qu'à repasser en boucle ce que les médias nous font avaler à longueur d'antenne.
* Si vous rencontrez une copine (in) de 60 printemps (C'est plus gai), il y a fort à parier qu'en plus de la discussion ci-dessus, vienne se greffer une liste de médicaments et donc de maladies plus ou moins graves. Sans omettre qu'à cet âge là, bien souvent quelques anciens ont rejoint le grand Manitou, ajoutant ainsi une petite couche de gris sur le fond du tableau déjà mal éclairé.
Alors, comment faire pour que le soleil quitte cette barre de nuages obscurcissant le haut de nos crânes ? Ce matin j'ai la solution, mais elle ne vaut que pour cet unique temps présent. A moi de faire en sorte de chercher la lumière du soleil éclairant ainsi ma vie et celle de mon entourage, et de reproduire à l'envie ce petit moment de bonheur, à chaque nuage gris qui cachera mon soleil.
Comment faire ? … Écrire ! Écrire comme ça, pour rien, tout ce qui te passe par la tête, puis le relire et le faire partager … ou pas !
Puis en reconnaissant vraiment, je dis bien vraiment, que parler ou écouter des nouvelles grises déjà connues n'a strictement rien de constructif. En se bouchant les oreilles on a déjà fait un pas vers le soleil. Oser arrêter la conversation en cours basée sur la maladie, ou la mort de Jean Valjean, de De Gaulle, d'un vieux crooner ou d'un politicien en disant :
STOP ! Tu n'as pas quelque chose de plus gai ?
Changez radicalement de sujet pour lui montrer le côté clair de son monde, mais Il y a de forte chance pour que votre interlocuteur du moment, brisé sur sa lancée vous quitte à regret, ne pouvant finir de vider son sac de tristesse. Mais c'est tant mieux pour vous, ce sont quelques minutes de négatif en moins, et un temps de réflexion supplémentaire sur l'existence du soleil caché derrière les nuages !
Je pense qu'il faut partager nos émotions certes, mais un court instant, pour que ce soit les autres qui vous ouvrent les portes, et que l'essentiel de notre vie soit tournée vers le côté positif du négatif (ce qui l’annule ou l'affaiblit). A chacune (un) de savoir si c'est la bonne porte et si on peut la franchir. Mais ça, avec un peu de confiance en soi et surtout le plaisir d'écouter ou de lire ce que l'on voulait lire ou entendre, le soleil se lève à l'horizon !
C'était, en direct de mon clavier un petit moment de délire personnel que je partage avec vous !
Merci à Annie pour l'ouverture d'une bonne porte !
Les dialectes sont souvent présentés comme vulgaires et populaires, dans le sens péjoratif du terme: le brusseleir n’y échappe pas.
J'ai toujours rêvé d'un livre qui traite du bruxellois à la fois de manière scientifique et humoristique, qui illustre une pédagogie rigoureuse par des exemples hilarants mais authentiques.
Ce livre n'existe pas.
J'ai donc décidé de l'écrire.
Docteur ès Sciences, auteur de conférences, Bruxellois dans l'âme, Jean-Jacques De Gheyndt est aussi l'adaptateur en brussels vloms, «Poje en Mamzelleke Beulemans», le 24e volume de la série de bande dessinée Poje de Louis-Michel Carpentier.
Détails et informations pratiques, cliquez ici: Schieven Architek !
N'espère plus me corriger.
Si je ne suis pas engagée
Par un besoin qui est extrême,
Je me consacre à ce que j'aime.
La même envie vient me tenter,
Pendant que je suis occupée
À une tâche nécessaire.
Lors la suspends, l'âme légère.
L'énergie qui me fait agir
Me permet à temps de saisir
Des vers chantant en mon espace.
L'important est ce qui se passe.
Me tient en éveil la brillance,
La splendeur de la voûte immense,
Les grâces qu'offre une saison.
L'infini n'a pas d'horizon.
Je constate, en fin de journée,
Que suis demeurée à flâner.
J'ai ressenti de la tendresse,
Dans le silence et la paresse.
Le plus souvent, fut satisfait
Ce plaisir intense que j'ai
À déposer sur une page
Des sensations et des images.
4 juillet 2016
Il s'agit d'un ouvrage du philosophe allemand Emmanuel Kant (1724-1804), publié en 1785, dans lequel est affirmée la nécessité d'une philosophie morale pure, "libérée de tout ce qui est empirique et qui appartient" à ce que l'on peut appeler l' anthropologie. En effet, l' éthique doit rechercher non ce qui advient, mais ce qui doit advenir. Le fondement de la philosophie morale pure, ou métaphysique des moeurs, consiste à rechercher et à déterminer le principe suprême de la morale. La "Métaphysique des moeurs" comprend une préface et trois parties. Dans la première, analysant la conscience morale commune, Kant y décèle les concepts de bien inconditionné (autrement dit, la bonne volonté), de devoir, de loi morale. Il ne s'agit en rien de concepts empiriques, puisqu'ils ne sont pas tirés de l'expérience, mais sont purs ou "a priori", car présents à toute conscience humaine. Toutefois, la conscience commune peut être facilement induite en erreur, n'étant pas armée contre les sophismes qu'on pourrait lui opposer. Une connaissance philosophique des éléments premiers de la morale est donc indispensable pour doter la conscience morale d'une certaine fermeté. Le passage à cette connaissance se trouve exposé dans la seconde partie. Seul un être raisonnable peut agir d'après la représentation de lois, autrement dit, selon des principes: il est donc doué de volonté. Or, cette volonté n'est autre que la raison dans son usage pratique, la raison pratique. Mais, du fait que sa volonté, outre la représentation des lois, peut être déterminée par des impulsions de nature empirique, la rationalité se présente à l'homme sous forme de loi contraignante, ou d'impératif, dont l'objet, pour être moral, ne peut être que la forme même de la loi, en d'autres termes, la nationalité et l' universalité de nos actions. Un impératif dépendant d'impulsions empiriques ne pourra qu'être hypothétique ("si tu veux atteindre ce but, tu dois faire cela"), et partant, dénué de valeur morale. En revanche, l'impératif moral est catégorique et s'exprime en ces termes: "Agis selon une maxime, telle que tu puisses vouloir en même temps qu'elle devienne une loi universelle". Et puisque la raison est une fin en elle-même et constitue ce qu'il y a en l'homme de proprement humain, l'impératif catégorique pourra également s'exprimer dans une seconde formule: "Agis de telle sorte que tu uses de l'humanité, en ta personne et dans celle d'autrui, toujours comme fin, et jamais simplement comme moyen". Mais étant donné en outre que la raison, dans son usage pratique, n'est autre que la volonté, cette dernière devient la législatrice suprême, et l'impératif de la moralité sera formulé en ces termes: "Agis de telle sorte que ta volonté puisse se considérer elle-même, dans ses maximes, comme législatrice universelle". C'est là, selon Kant, le principe d' "autonomie", principe suprême de la moralité. En effet, grâce à lui, l'homme est à la fois souverain, parce que législateur dans un domaine de pure rationalité, et sujet, car obéissant aux lois qu'il se donne en tant que raison. Kant opère alors une classification de tous les principes possibles de la moralité, dérivés du concept fondamental d' "hétéronomie", opposé à l' "autonomie", pour passer, dans la troisième partie (de caractère déductif), à la critique de la raison pure pratique. En elle, Kant place l'idée de liberté entendue comme clé permettant l'explication de l' autonomie de la volonté, le concept de moralité rejoignant ainsi celui de liberté. Avec ce petit ouvrage, Kant jetait les bases de sa deuxième oeuvre fondamentale, "La critique de la Raison pratique" et, en même temps, de toutes les philosophies de la liberté qui se succédèrent au cours du XIXe siècle.
inspiré par le poème « Au cours d'une pause »
J'avais pris plaisir à un jeu
Sans adversaires ni enjeu.
Pour sortir de mon indolence
J'activais une consonance.
Je reçois ce jour un dessin
Qui imagine une autre fin
À mon errance poétique.
Il est d'un charme humoristique.
4 juillet 2016
http://lichen-poesie.blogspot.be/p/gaetan-faucer-5.htmlRevue Lichen
Un mince rayon de lumière encore timide
Se met à chatouiller les feuilles endormies.
Quelques bulles de coton se mettent à bleuir,
C'est un réveil en fanfare de piaillements.
Au loin un coq en retard annonce le jour,
Et tout cet orchestre ne demande qu'à rire.
En ouvrant la fenêtre sur le jardin
Les geais et les merles surpris s'envolent,
Un milan noir plane en silence,
Porté par l'air frais du matin,
Toutes ailes déployées dans la paix de ce dimanche.
Et comme un décor qui se lève, c'est le réveil ;
Des pas dans le jardin crissent sur le gravier,
Alors la vie sans ailes se déploie sur terre aussi !
Ce matin, au cours d'une pause,
Alors que mon corps se repose,
Pour chasser l'ennui, je suppose,
J'accueille un jeu qui se propose.
Certes, des mots chacun dispose,
Les marie, en vers ou en prose.
Certains se terminent en ose,
M'y mènent des pivoines roses.
Tout près de moi se décomposent
Ces fleurs nouvellement écloses
Dont de me détourner je n'ose.
Je pense au mot métamorphose.
La mémoire qui entrepose
Ouvre des portes longtemps closes.
Imprévisible, elle transpose.
Fidèle ou non, elle s'impose.
À forte ou à petite dose,
L'énergie est dans chaque chose.
Des forces qui se superposent,
Avec fureur souvent explosent.
Que tombe la pluie et arrose
Les recoins fades et moroses.
À la fêter me sens dispose.
De doux rayons sur moi se posent.
2 juillet 2016