Quand j’offre du pain de bon cœur,
Qu’il soit de seigle ou au sésame,
S' en nourrissent des voyageurs,
Fragiles, chères petites âmes.
Lors, profitant de mon absence,
Assurés qu’ils auront leur part,
Ils se régalent en silence,
Aucun ne restant à l’écart.
Quand j’offre à des amis lointains,
Colorés et voulus non fades,
En les laissant à leurs bons soins,
Des pantoums, sonnets ou ballades,
J’épie, dans mon vaste jardin,
Les promeneurs de divers âges.
Peut-être l'enchanteur Merlin.
Y est-il aussi de passage.
Quelques uns paraissent ravis.
Éprouvent un plaisir visible
Et applaudissent à l'envi.
D'autres demeurent impassibles.
6 juillet 2005
Commentaires
Charmant ! Merci de votre partage, Suzanne ! Doux dimanche à vous ! Cordialement, Nicole