Statistiques google analytics du réseau arts et lettres: 8 403 746 pages vues depuis Le 10 octobre 2009

Toutes les publications (16073)

Trier par

Plus.mp3  PLUS  (chanson écrite le 19 septembre 2016)


Plus belle que la gloire,
Les honneurs et l'argent,
Cette rose à la main
Qui vient nous recueillir.


Plus chaude que l'eau noire
De tous ces tristes gens,
Cette joie de carmin
Qui sait pleurer de rire.


Plus libre que la nuit
Sans lune et sans ivresse,
Ce petit rêve offert
Au vent léger du soir.


Plus riche que l'ennui
Dans l'aube, la caresse
Sur le livre entrouvert,
Le début de l'histoire.


Plus douce que la peau,
La présence attendue,
Inscrite sur la feuille
Marquée d'un caillou blanc.


Plus solitaire et beau
Que la ville abattue,
Ce grand chemin. Notre oeil
Est sur le même plan.


Plus légère, emportée
Par les charmants écrits,
Cette ombre malheureuse,
Sans corps, inaccessible,


Plus claire que nos idées
Dans les nuages gris,
La rivière amoureuse
Qui cherche l'impossible.

12273186663?profile=original
Plus belle que la gloire,
Les honneurs et l'argent,
Cette rose à la main
Qui vient nous accueillir !

Lire la suite...

12273036458?profile=original

Il y a plusieurs moteurs de recherche dans le site.  c'est très riche:

entre autres, par exemple cliquez sur le grosse loupe rouge: cela donne 10 pages de recherche en mode Google.

Si on clique dans le champ tout en haut à droite de la maître page

12273186292?profile=original

(image non cliquable sur ce blog. Il faut faire la recherche sur la page de garde réseau).

cela donne tous les résultats. Le réseau est aussi une banque de données.

Lire la suite...
administrateur théâtres

Après avoir dépeint le Japon dans Madame Butterfly, Giacomo Puccini met le cap sur la Chine, son dernier voyage, car il  mourra à Bruxelles,  laissant  son dernier opéra inachevé. Le compositeur parvenu au terme de sa vie déclare « Toute la musique que j’ai écrite jusqu’à présent me semble une plaisanterie en comparaison de la musique que j’écris en ce moment » Turandot a été composé entre 1921 et 1924. Toscanini en dirigea la première, en avril 1926.

 turandot_site_c_lorraine_wauters_-_opera_royal_de_wallonie-53.jpg

 Cet opéra est  l'un des plus  vibrants  exemples d’exotisme musical. Résolument moderne et stupéfiante, l’architecture orchestrale est particulièrement efficace  et souligne une judicieuse alternance entre l’atmosphère de conte et le drame insoutenable,  cette  marche  inexorable vers un destin fatal. Une ultime expression de souffrances  longuement tues.  Une débauche d’instruments à percussions,  une débauche de couleurs, une débauche de tableaux sonores.  Voilà ce qui nous est offert par  Paolo Arrivabeni dans la fosse  à la tête de   l’Orchestre de l’Opéra Royal de Wallonie. Les chœurs dirigés par Pierre Iodice,  sont composés de soixante chanteurs majestueusement costumés (Fernand Ruiz). Ils  sont placés de part et d’autre, dans les galeries mystérieuses qui entourent le palais de la Cité Interdite. Le luxe d’éclairages miroitants module à la perfection les mouvements sur le plateau et aux fenêtres du palais ainsi que  la débauche de sentiments exacerbés.   

  A Pékin, une princesse hautaine et cruelle, nommée Turandot,  promet d’épouser un prince qui résoudra trois énigmes. Les prétendants sont décapités s’ils échouent.

 turandot_site_c_lorraine_wauters_-_opera_royal_de_wallonie-56.jpg

Calaf, prince en exil rêve de reconstituer son pouvoir perdu. "Tu m’as pris mon royaume, tu nous as mis en cage mon père et moi, tu tues mon peuple, donc me voici pour te frapper en retour."  Mais il est fasciné par la princesse jusqu’au délire et veut tenter sa chance. En première partie, on la voit apparaître dans une tenue - large tunique et pantalon - d’une blancheur étincelante et glaciale. Elle est porteuse d’un sceptre qui ressemble à une faux. Comme la personnification de la mort. La mort blanche même, aussi  implacable et dévastatrice que la cocaïne ou l’héroïne. Le prince est halluciné. "Pour la dernière fois, vaincs cette fascination" supplie son père! Et les trois magnifiques mages...

turandot_site_c_lorraine_wauters_-_opera_royal_de_wallonie-50.jpg 

L’histoire de la femme de glace remonte à plusieurs générations. Une transmission toxique a eu lieu. Il y a des milliers d’années son aïeule a été trahie par un conquérant tartare. Après avoir mis la ville à sac, il l’emmena dans son lointain royaume  où elle mourut de chagrin. C’est pour venger cette infamie, que la princesse Turandot a imaginé l’épreuve. Elle porte avec elle le lourd fardeau d’un trauma transgénérationnel que pour rien au monde elle ne voudrait lâcher car il la protège de la capitulation face à l’homme. Et plus que tout, elle  rêve d’indépendance et craint l’amour charnel avec tout ce qu’il représente. Elle utilise le viol mythique de son aïeule pour haïr  tous les hommes…C’est un  être féroce mû par la vengeance « Je venge sur vous, cette pureté, ce cri et cette mort ! » Ironiquement,  la princesse a sauvagement  besoin de  victimes  expiatoires   pour parvenir à accepter la part féminine  d’elle-même qu’elle renie. L’interprète de Turandot est Tiziana Caruso, un rôle qu’elle maîtrise totalement.

turandot_site_c_lorraine_wauters_-_opera_royal_de_wallonie-58.jpg

 

Le metteur en scène José Cura, incarne avec flamboyance le prince sans nom. José Cura est passé maitre à la fois dans le chant, la direction d’orchestre, la mise en scène et la scénographie.  Calaf, dont personne ne connaît l’identité, résoudra les trois énigmes mais ne veut pas forcer la glaciale beauté à qui il lance lui aussi un défi : il s’avouera vaincu et acceptera la mort si Turandot  réussit à découvrir son nom, ce dont elle ne doute nullement: elle possède toutes les armes de torture pour faire avouer le moindre de ses sujets.  Lui - péché d’orgueil ? -  ne veut recevoir la princesse que par amour. Il est sûr de sa victoire et bouillant d’impatience.  

 turandot_site_c_lorraine_wauters_-_opera_royal_de_wallonie-59.jpg

Une  seule personne connaît ce nom : l’esclave Liù, amoureuse de Calaf «Parce qu’un jour, dans le palais, tu m’as souri ! ».Elle est fragilité, innocence et  sincérité.  Elle se trouve dans la foule, avec son maître, un vieillard,  le roi détrôné Timur (Luca Dall’Amico), père de Calaf. Une foule bruissante comme en Chine,  qui commente, admire et  se repaît d’imprécations, comme dans la tragédie grecque.  Le  fameux air de Calaf Nessun Dorma  atteste que personne à Pékin n’est autorisé à dormir, sous peine de mort tant que le nom du prince  ne sera révélé. La tension est au maximum. Liù, la jeune esclave se sacrifie pour l’homme qu’elle aime. C’est  l’exquise Heather Engebretson,  jeune soprano américaine, diplômée de la célèbre Julliard School qui l’incarne. Liù est symbole de pureté, de bonté et de beauté morale. Archétype du sacrifice par amour. Celle par qui la malédiction familiale peut être vaincue.

 turandot_site_c_lorraine_wauters_-_opera_royal_de_wallonie-60.jpg

 Les magnifiques éclairages d’Olivier Wery font vivre cette cité impériale légendaire,  plantée en bord de scène,  d’enfants de notre siècle -  une quarantaine d'enfants de la Maîtrise de l'opéra-  qui construisent des maquettes, dessinent, peignent, dorment et chantent … sous le regard attendri d’un professeur-mandarin (Roger Joachim). Une façon élégante et astucieuse  de relier deux époques, de montrer que les enfants gardent cette capacité de voyager dans l’imaginaire, de  souligner  que tout ceci est un conte  mais que les contes ont toujours une morale!  La morale, c’est la jeune et bouleversante  Liù qui la détient : « Liù, bonté, pardonne et oublie ! »  Et Timur,  en habits noirs la suit dans le couloir de la mort « pour attendre à ses côtés, la nuit sans le matin. »

http://www.operaliege.be/fr/activites/turandot

Lire la suite...

De l'obscurité à la vie.

12273180887?profile=original

Ruisseau du passé, fleuve du futur,
L'écoulement du temps flue entre tes mains claires.

Dans tes profondeurs frissonnantes,
Les premiers jours du monde croient
Comme une onde sismique et du jaillissement
Vertigineux de tes eaux vives débonde la mosaïque
De la sphère de l'existence.

De présages sans visage en songes obscurs,
Entre les roches témoins de l'histoire de la terre
Ta force souveraine précipite nos valeurs détruites
À un présent factice
Doté d'une fausse conscience.

Ô gardien des valeurs, oracle des limbes,
Avant que l'humanité mystifiée
Diluée dans l'insignifiance
Ne se décompose en substrat génétique ;
Avant que par l'abêtissement sociétal
L'espoir ne s'éteigne,

Au virtuel mit en mots qui s'impriment
En pointillés au-delà de la fin,
Impulse ta puissance animique au pandémonium
De notre superficialité réticulaire,
Afin que l'unité et l'identité transcendent
Notre chaos lacunaire.

Nom d'auteur Sonia Gallet

recueil © 2016
Lire la suite...
ADMINISTRATEUR GENERAL

Nouvelles de la galerie septembre 2016 bis

12273182264?profile=original

12273182696?profile=original

Espace Art Gallery 35 rue Lesbroussart 1050 Bruxelles. Ouvert du mardi au samedi de 11h 30 à 18h 30. Et le dimanche sur rendez-vous. GSM : 00 32 497 577 120

 

Nouvelles de la galerie :

 

La galerie poursuit son partenariat avec l’association culturelle Com2art (France), la deuxième exposition événement d’artistes internationaux dans toute la galerie du 09/11 au 04/12/2016. La première exposition ayant eu un beau succès l’association a poursuivi sur sa lancée en 2016 et même en 2017 ! Dans un prochain communiqué il en sera fait mention mais nous pouvons déjà dire que l’exposition événement célèbrera les 150 ans de la naissance du canada en 1867. Aura lieu à cette occasion différente animations culturels…   

  

Une première a été réalisée avec le dernier billet d’art de François Speranza sur l’artiste Rodrigue Vanhoutte. En effet celui-ci a été traduit en espagnol à l’initiative du réseau Arts et Lettres. Voir le lien : http://bit.ly/29pxe9q

 

La galerie a entrepris des travaux de rénovations, durant ses vacances 2016, pour rafraîchir son espace. Le dernier remontait à août 2011 ! Ainsi la rentrée culturelle se déroulera sous les meilleurs auspices. Et les belles expositions programmées dans les mois à venir seront présentées dans un espace complètement remis à neuf.    

 

La galerie va créer une nouvelle page « Événements », qui fait suite à la nouvelle page « Collections », sur son site. Ainsi toutes les activités autres que les expositions dans la galerie seront présentées. Tel que les vernissages événements avec reportage photos sur les participants présents et les ambiances, concerts, présentations de livres, soirées annuelles de remises des recueils d’art aux artistes présents dans les recueils d’art, présence à d’autres événements extérieurs, partenariats avec d’autres galeries ou associations culturelles, etc…

 

D’autres projets sont dans les cartons et seront annoncé prochainement dans cette même rubrique. Soyez attentif à la lecture de mes prochaines programmations…

 

Infos artistes et visuels sur :

 

Site de la galerie : http://www.espaceartgallery.eu

Le site de l’Espace Art Gallery se prolonge également sur

Le Réseau Arts et Lettres à l'adresse: http://ning.it/KUKe1x

Voir: https://artsrtlettres.ning.com/ (Inscription gratuite)

Les critiques de François Speranza sur Arts et Lettres :

Voir : http://bit.ly/265znvq

La galerie est devenue éditrice d’art pour fêter ses 10 ans :

Voir : http ://www.espaceartgallery.eu/editions/

Présentations des événements dans la galerie :

Voir : http://www.espaceartgallery.eu/category/evenements/

Lire la suite...
ADMINISTRATEUR GENERAL

 

Espace Art Gallery vous présente son sommaire :

 

1.4 Actuellement à EAG

2.4 Prochainement à EAG

3.4 Informations diverses :

Adresse, nouvelles, projets, liens, …

4.4 En pièce jointe : Bruxelles Culture 15 septembre

 

 

1.4 Actuellement à EAG

 

 Exposition en septembre - octobre :

 

 

Marc BREES (Be) peintures

« Florilèges surréalistes »

 

Michèle WILSON (Be) photographies

« L’Iran se dévoile »

 

DARLOU (Fr) sculptures

« Trajectoires »

 

Le VERNISSAGE a lieu le 29/09 de 18h 30 à 21h 30 et l’exposition du mardi au samedi inclus de 11h 30 à 18h 30. Et sur rendez-vous le dimanche.

Vernissage qui sera agrémenté d’extraits de Musique Celtique interprétés par la harpiste Françoise MARQUET.  

Le FINISSAGE les 15 & 16 octobre 2016 de 11h 30 à 18h 30.

 

 

2.4 Prochainement à EAG

  

Exposition octobre - novembre :

 

 

Brigitte BORSU (Fr) peintures

« Regards entre formes et couleurs »

 

Odile BLANCHET (Fr) peintures

« Interstellaire »

 

FCRN (Fr) photographies

« Voyage »

 

 

Le VERNISSAGE a lieu le 19/10 de 18h 30 à 21h 30 et l’exposition du mardi au samedi inclus de 11h 30 à 18h 30. Et sur rendez-vous le dimanche.

Vernissage qui sera agrémenté d’extraits de Musique Celtique interprétés par la harpiste Françoise MARQUET.  

Le FINISSAGE les 05 & 06 novembre 2016 de 11h 30 à 18h 30.

  

 

3.4 Informations diverses

 

 Espace Art Gallery 35 rue Lesbroussart 1050 Bruxelles. Ouvert du mardi au samedi de 11h 30 à 18h 30. Et le dimanche sur rendez-vous. GSM : 00 32 497 577 120

 

Nouvelles de la galerie :

 

La galerie a une nouvelle page « Collections » sur son site Internet. Ainsi tous les artistes ayant laissé une œuvre, en dépôt-vente après leurs expositions, seront repris ou vont être repris dans la première galerie présentée. De plus les artistes qui vont prochainement exposer seront également présents pour annoncer leurs événements dans la seconde galerie d’œuvres. Cela constitue la nouvelle promotion que la galerie offre à ses artistes. Voir le lien : http://www.espaceartgallery.eu/collection-de-la-galerie/

 

Une première a été réalisée avec le dernier billet d’art de François Speranza sur l’artiste Rodrigue Vanhoutte. En effet celui-ci a été traduit en espagnol à l’initiative du réseau Arts et Lettres. Voir le lien : http://bit.ly/29pxe9q

 

La galerie a entrepris des travaux de rénovations, durant ses vacances 2016, pour rafraîchir son espace. Le dernier remontait à août 2011 ! Ainsi la rentrée culturelle se déroulera sous les meilleurs auspices. Et les belles expositions programmées dans les mois à venir seront présentées dans un espace complètement remis à neuf.    

 

La galerie poursuit son partenariat avec l’association culturelle Com2art (France), la deuxième exposition événement d’artistes internationaux dans toute la galerie du 09/11 au 04/12/2016. La première exposition ayant eu un beau succès l’association a poursuivi sur sa lancée en 2016 et même en 2017 ! Dans un prochain communiqué il en sera fait mention mais nous pouvons déjà dire que l’exposition événement célèbrera les 150 ans de la naissance du canada en 1867. Aura lieu à cette occasion différente animations culturels…   

 

D’autres projets sont dans les cartons et seront annoncé prochainement dans cette même rubrique. Soyez attentif à la lecture de mes prochaines programmations…

 

Infos artistes et visuels sur :

 

Site de la galerie : http://www.espaceartgallery.eu

Le site de l’Espace Art Gallery se prolonge également sur

Le Réseau Arts et Lettres à l'adresse: http://ning.it/KUKe1x

Voir: https://artsrtlettres.ning.com/ (Inscription gratuite)

Les critiques de François Speranza sur Arts et Lettres :

Voir : http://bit.ly/265znvq

La galerie est devenue éditrice d’art pour fêter ses 10 ans :

Voir : http ://www.espaceartgallery.eu/editions/

Présentations des événements dans la galerie :

Voir : http://www.espaceartgallery.eu/category/evenements/

 

 

4.4 En pièce jointe : Bruxelles Culture

 

 

Découvrez en pièce jointe « Bruxelles Culture » le magazine qui facilite la vie culturelle des amateurs d’arts.

 

Au plaisir de vous revoir à l’un ou l’autre de ces événements.

 

Bien à vous,

 

                                                        Jerry Delfosse

                                                        Espace Art Gallery

                                                        GSM: 00.32.497. 577.120

                                                        Voir:         http://espaceartgallery.eu

Lire la suite...
ADMINISTRATEUR GENERAL

Nouvelles de la galerie septembre 2016...

12273186488?profile=original

12273186092?profile=original

Espace Art Gallery 35 rue Lesbroussart 1050 Bruxelles. Ouvert du mardi au samedi de 11h 30 à 18h 30. Et le dimanche sur rendez-vous. GSM : 00 32 497 577 120

Nouvelles de la galerie :

 

La galerie vient de créer une nouvelle page « Collections » sur son site Internet. Ainsi tous les artistes ayant laissé une œuvre, en dépôt-vente après leurs expositions, seront repris ou vont être repris dans la première galerie présentée. De plus les artistes qui vont prochainement exposer seront également présents pour annoncer leurs événements dans la seconde galerie d’œuvres. Cela constitue la nouvelle promotion que la galerie offre à ses artistes. Voir le lien : http://www.espaceartgallery.eu/collection-de-la-galerie/

 

Une première a été réalisée avec le dernier billet d’art de François Speranza sur l’artiste Rodrigue Vanhoutte. En effet celui-ci a été traduit en espagnol à l’initiative du réseau Arts et Lettres. Voir le lien : http://bit.ly/29pxe9q

 

La galerie a entrepris des travaux de rénovations, durant ses vacances 2016, pour rafraîchir son espace. Le dernier remontait à août 2011 ! Ainsi la rentrée culturelle se déroulera sous les meilleurs auspices. Et les belles expositions programmées dans les mois à venir seront présentées dans un espace complètement remis à neuf.    

 

La galerie vient de créer une nouvelle page « Événements », qui fait suite à la nouvelle page « Collections », sur son site. Ainsi toutes les activités autres que les expositions dans la galerie seront présentées. Tel que les vernissages événements avec reportage photos sur les participants présents et les ambiances, concerts, présentations de livres, soirées annuelles de remises des recueils d’art aux artistes présents dans les recueils d’art, présence à d’autres événements extérieurs, partenariats avec d’autres galeries ou associations culturelles, etc…

 

D’autres projets sont dans les cartons et seront annoncé prochainement dans cette même rubrique. Soyez attentif à la lecture de mes prochaines programmations…

 

Infos artistes et visuels sur :

 

Site de la galerie : http://www.espaceartgallery.eu

Le site de l’Espace Art Gallery se prolonge également sur

Le Réseau Arts et Lettres à l'adresse: http://ning.it/KUKe1x

Voir: https://artsrtlettres.ning.com/ (Inscription gratuite)

Diaporama des plus belles expositions de l'Espace Art Gallery:  

Voir: http://ning.it/KHOXUa

Les critiques de François Speranza sur Arts et Lettres :

Voir : http://bit.ly/265znvq

La galerie est devenue éditrice d’art pour fêter ses 10 ans :

Voir : http ://www.espaceartgallery.eu/editions/

Lire la suite...

Ce qui bien souvent me déçoit

Propos à Martine Rouhart

On ressent toujours du regret
Quand une joie qu'on espérait
Ne se réalisera pas.
Reste calme le coeur qui bat.

On montre ou non qu'on est déçu
Aussitôt qu'on s'est aperçu
Qu'une attente est devenue vaine.
S'attrister n'en vaut pas la peine.

Plus nombreux qu'on ne l'imagine
Sans cesse des maux nous chagrinent.
Les désagréments sont peu graves
Mais s'y attarder les aggrave.

Rien d'attendu n'est garanti.
Le temps rend les gens avertis.
Certains ne rêvent jamais plus
Lors ils sont rarement déçus.

Ce qui bien souvent me déçoit
Est la médiocrité qui croît.
Je la supporte à faible dose.
Elle me rend certes morose.

27 septembre 2016

Lire la suite...
administrateur théâtres

Fifties, Sixties,  Seventies…

"Ces années-là"  ont été le terreau de notre société actuelle ! 

14322632_1202476509804224_6756012671517565687_n.jpg?oh=1328f52dc7de27a78f38730dfd050976&oe=58662DE1Clara Buflash est la  présentatrice d’une émission de télé incontournable : « Les conseils flash de Clara » où à l’instar de femmes comme  Coco Channel, elle s’investit pour donner à la femme une  nouvelle place dans la société et la libérer enfin  de l’esclavage des tâches  domestiques. Son discours est timide : vous allez, grâce aux innovations techniques, retrouver du temps libre… mais surtout, mesdames soignez votre cou,  vos bras et votre diction, en un mot, soyez toujours pimpantes pour charmer votre mari ! Voilà « Les secrets du bonheur »!

14322199_1202476519804223_4237844958477299892_n.jpg?oh=8bd1c322de049afb66f1436d70d2f103&oe=5878D8C6

 

 Mais voilà,  égarée parmi les hommes, la femme en fichu (noué sur chignon monté en banane) sanglée dans un  imper bleu pétrole rencontre Jean-Pierre Fleurimont, le chef de gare. On lui a fait entendre que l’audimat est sacré et  qu’il n’y a vraiment  pas loin  du Capitole à la roche tarpéienne.    Il faut qu’elle  innove encore, qu’elle utilise ce citoyen lambda, curieux naïf et serviable pour fabriquer  des émissions encore plus vivantes et captivantes. Le  texte  au passage en profite pour balayer de  coups de projecteurs  mi-amusés, mi désabusés  les grands tournants d'une époque  qui avance à grands pas (Perette es-tu là ?) tandis que  le pouvoir des médias infiltre toutes les strates de la société de consommation.

 

 Reconstitution d’une époque révolue, ce spectacle est une parodie la société contemporaine sous forme de sociologie souriante.  Le  duo absurde  fait nettement  référence à Jacques Tati, Pierre Etaix ou Marabout Flash, vous vous souvenez?   Des petits livres format carré: «  Savoir recevoir », «  Vacances sous la tente », « J’apprends toutes les langues », « Savoir acheter », «En pleine forme », « Réussir dans la vie »… Et les cadeaux Bonux, la famille Duraton, "Bonne nuit, les petits!" les golden sixties avec les transistors et tourne-disques, Salut- les-copains et les  yéyé! Toute une époque se trouve cristallisée dans ce spectacle vif, enlevé et drôle. Du sucre d’orge ! Un peu plus d’une heure passe dans une curiosité grandissante et sans la moindre sensation d’ennui. Au contraire, le plaisir évident  et la connivence dans la salle font bourdonner les rires. Et la fin poétique et profonde de la fin de la pièce laisse une empreinte  de dimension  universelle. Car  Marie-Christine Baeyens et  Luc Van Grunderbeeck alias Claire et Jean Pierre jouent, mine de rien,  une comédie de plus en plus sérieuse et poignante. 

http://lesrichesclaires.be/evenement/le-cha-cha-cha-du-chef-de-gare/

Lire la suite...

Une chimère poétique


Pantoum

Clarté rousse, paupières closes.
Ma mémoire fait table nue.
L'envie, la même revenue,
Dans la douceur plane, s'impose.


Ma mémoire fait table nue.
Calme, mon âme se repose.
Dans la douceur plane, s'impose,
Une aspiration saugrenue.

Calme, mon âme se repose.
Depuis longtemps entretenue
Une aspiration saugrenue:
Faire éclore une apothéose.

Depuis longtemps entretenue,
L'idée d'une métamorphose.
Faire éclore une apothéose.
Rêve innocent d'une ingénue.

27 septembre 2016

Lire la suite...

On entend, de loin en loin "Je suis déçue, elle me déçoit,…": Qu’est ce que cela signifie véritablement ? Il y a des amertumes qu’on se fabrique tout seul, d’autres qui sont des désenchantements vrais.

Oui, on peut être déçu de n’avoir pas atteint un objectif alors qu’on pensait sincèrement avoir tout mis en œuvre, y avoir impliqué toute son énergie et son cœur. Parfois, c'est simplement les occurrences, une sorte de fatalité, mises en travers du chemin. La déception, toute légitime qu’elle soit, porte alors plutôt vers l’action, à réagir pour faire échec à ce qui nous a fait obstacle. Notre persévérance finira par triompher!

Les défaites, de toute manière, proviennent de l’essence de l’humanité. La désillusion n’est parfois que le reflet de notre manque d’humilité, de n’avoir pas voulu reconnaître ce qu’on n’est pas … Il faut accepter que rien ne soit parfait.
Et puis, on dit que les échecs font grandir, et c'est souvent vrai.

En tout cas, je n’appellerais pas déception l’échec d’un projet qui survient tout simplement parce que l' on n’a pas mis en jeu toutes ses potentialités, pas été au bout de l’effort ; qu'en plus, on "n'a pas eu de chance"! Tant pis, alors. Il me semble qu’il y a une certaine mauvaise foi à "se dire déçu" de l’issue. On ne dit pas ce qu’on croit, et on ne croit pas ce qu’on dit. Il arrive naturellement ce à quoi il fallait s’attendre. Plutôt la " chronique d’une déconvenue annoncée"…

En fait, les déceptions les plus douloureuses sont peut-être celles qui nous échappent...Oui, on a le droit d’être déçu si "l’autre", en qui on avait investi une certaine confiance ou affection, agit mal envers nous, un peu gratuitement, et en sachant qu'il fait mal ; par des actes ou des paroles, ou par simple légèreté ou négligence quasi voulues.
Mais attention, l' égocentrisme serait pour une grande part responsable de la déception si on avait placé dans autrui, sans respect pour ses préoccupations et sa nature propres, des attentes disproportionnées ; lorsque la perception de l'autre ne s’accorde pas entièrement avec l’image qu'on en avait modelée.

Il faut bien se garder alors de ne pas réagir de notre côté par dépit, d’une manière qui pourrait vraiment "décevoir", de ne pas faire refluer comme une marée sans cesse grossissante les rancœurs, un cycle sans fin.
Mais sans céder à trop de complaisance ; à trop s’accommoder des manquements, à trop consentir, on finit par assécher la relation. Un équilibre subtil et fragile à atteindre, entre exigence et indulgence …

Quoiqu'il en soit, les vraies déceptions ne rendent sans doute pas meilleur, mais peut-être plus profonds, en nous incitant à nous remettre en cause et quelquefois, à faire le choix de se détourner de l’autre.

Martine Rouhart

Lire la suite...

Visites à deux amis

Nous ne nous étions jamais vus
Pourtant des proches devenus.
Bernard Lanza, Christian Cally
Étaient et restent mes amis.

D'être vrais avaient le mérite.
Je les retrouve sur le site
Où atterrissaient leurs émois
Du temps présent et d'autrefois.

Cally était un romantique.
L'exil le rendit nostalgique.
Lanza, un charmant bon vivant,
Me fit sourire bien souvent.

Ils étaient emplis de tendresse
Et porteurs de délicatesses.
Je me trouble les écoutant.
Ils ont échappé au néant.

26 septembre 2016

Lire la suite...
administrateur théâtres

Les « Petits lieux », créateurs de création, vous les connaissez à Bruxelles ? Sûrement que les noms suivants vous évoquent quelque chose : L’Arrière-scène , L’Atelier de la Dolce Vita, Le Cabaret aux Chansons, La Ferme de la Dîme, Le Théâtre de la Flûte Enchantée, Le Jardin de ma soeur, Le Petit Chapeau Rond Rouge, La Soupape, Le théâtre de Toone, qui n’est pas immense, et ? Le Théâtre littéraire de la Clarencière ...

http://www.laclarenciere.be/laclarenciereORIGINE.htm

Extrait d’une critique : « L’idée de départ était de mettre en scène une rencontre improbable entre intellectuels du XVIIIe siècle... Si le sujet peut faire peur à ceux qui ont gardé un mauvais souvenir des cours de philo, qu’ils se rassurent. Ce patchwork de textes et d’anecdotes savamment compilés touche le spectateur droit au coeur (et à la Raison). L’humour grinçant et la fausse légèreté qui règnent sur scène permettent à tous, adolescents comme adultes, d’aborder cet univers d’esprit et de réflexion des Lumières. Les talentueux… habilement mis en scène par …  sautent d’un personnage à l’autre avec une spontanéité assez déconcertante et procurent au spectateur une subite envie de (re)plonger dans les oeuvres des grands penseurs… »

Mais tout ceci pourrait subitement s’arrêter en juin 2017. Ne laissez surtout pas faire….

 

Les « Petits lieux » de programmation culturelle, ce sont des initiatives privées d’intérêt général. Elles sont nées de l’enthousiasme d’un ou plusieurs passionnés qui ont mis leur énergie au service d’autres citoyens - spectateurs et artistes -, ces structures atypiques font partie intégrante du tissu culturel de la Communauté française. Celle-ci les reconnaît sous le vocable assez flou de « petits lieux de programmation ou de diffusion ». Ils sont pour les artistes des tremplins vers une reconnaissance à grande échelle et des occasions de tourner un peu partout, avec un cachet assuré. L’accueil y est particulièrement chaleureux, l’ambiance conviviale et la proximité favorise la rencontre. Le public - qui ne se rendrait peut-être pas ailleurs et qui dépasse de loin le public local -, se presse à leurs portes pour découvrir avec bonheur les « coups de cœur » de ces « passeurs de culture » et partager leurs émotions. Ces petits lieux proposent une autre manière de vivre la culture et participent au renforcement du lien social. Les médias nationaux ne répercutent jamais leurs activités. Ces petits lieux ne disposent d’ailleurs pas de moyens promotionnels. Par contre, les médias spécialisés ou locaux leur consacrent souvent de larges espaces. Malgré les difficultés, ils réussissent à se maintenir parce qu’ils partagent une envie, un besoin : celui d’une culture à visage humain, loin de tout décor d’apparat, effet de mode ou manifestation de prestige.

 Hélas aujourd’hui, au théâtre de la Clarencière, l’humeur est sombre pour ne pas dire désespérante car il apparaît que  son infatigable directrice,  Fabienne Goovaerts,  ne pourra sans doute pas organiser sa saison  complète. Elle s’explique : «  Depuis 17 ans le petit théâtre de la Clarencière accueille les jeunes artistes issus des écoles d'art dramatique mais également les compagnies qui souhaitent créer un nouveau spectacle.
Depuis toutes ces années nous œuvrons avec passion pour maintenir la qualité et l'accueil dans des circonstances toujours difficiles avec un maigre budget.
Mais depuis 4 ans toute subvention de la Fédération Wallonie Bruxelles a été totalement supprimée. Et nos difficultés n'ont fait que s'accentuer. »
C’est pourquoi elle ose courageusement aujourd’hui faire appel à vous tous, politiques, institutions, privés, toute personne pour qui la transmission et la création font sens. Ecoutez son appel et engagez-vous à l’aider financièrement comme elle vous en conjure ! Voici la suite de son message, et je joins notre voix à la sienne :
« C'est pourquoi aujourd'hui, forts de notre expérience et toujours avec le même désir de création, nous avons décidé d'entamer un processus de crowdfunding auprès de Kisskissbankbank.

KissKissBankBank : Pour que vive en harmonie le théâtre de la Clarencière en 2016-2017


Nous nous permettons donc de venir vers vous pour vous proposer ce projet participatif afin de maintenir notre salle et l'accueil avec les résidences et les créations bruxelloises.
Nous n'avons jamais demandé aucun soutien et nous espérons vivement que vous répondrez " présent " à cette demande de partenariat.

Pour que vive la Clarencière et, que Fabienne Govaerts  puisse continuer les projets qui ont  donné du sens à sa si  généreuse  vie d’artiste!

Pour que continue la même dynamique d'accueil et de création avec le même enthousiasme, la même qualité et la même Joyeuseté !

Nous comptons sur vous et déjà vous en remercions chaleureusement car toute participation aussi infime soit elle apportera une énergie complémentaire à notre élan.

Au plaisir de vous accueillir pour cette nouvelle saison 2016-2017 dont nous formons le vœu et osons espérer qu’elle ne sera pas la dernière. »

 

                                                            Si la plupart des opérateurs culturels sont salariés, les artistes et les responsables de petits lieux ne le sont pas et partagent les mêmes problèmes de statut et de précarité. Pensez-y et agissez !  L’étape suivante pour nous tous, ses partenaires de cœur et d’esprit, c’est A G I R !  

C'est un havre de paix aux passions tourmentées
Du coeur, de la sueur donné par des âmes étoilées
Ca fait d'une cave voûtée un vaisseau déchaîné
Sur l'océan des mots, cinglant vers la beauté

Il n'y a ni fausses stars, ni vaines prétentions
Rien que des artisans, des faiseurs d'émotions
Qui allument au couchant des milliers de lampions
Et font cogner une heure nos âmes à l'unisson

C'est un petit théâtre en plein coeur de Bruxelles
Auprès de l'église, comme protégé par Saint-Michel
On s'y retrouve ensemble, le soir, entre fidèles
Nos spectacles chevauchent au-delà du réel
Les rêves jamais ne verseront dans l'ornière
Puisque Fabienne est là, on aime la Clarencière

Entrez public, entrez badauds, entrez chalands,
Vous trouverez ici bien plus que du talent
Au bout de la soirée, quand nous boirons une bière
Vous comprendrez pourquoi on aime notre galère

Allons, c'est l'heure, il faut descendre l'escalier
Hugo, Musset sont soigneusement couchés
Les retardataires, Geoffrey, sont enfin arrivés,
Monte la lumière, les comédiens viennent jouer

C'est un petit théâtre en plein coeur de Bruxelles
Auprès de l'église, comme protégé par Saint-Michel
On s'y retrouve ensemble, le soir, entre fidèles
Nos spectacles chevauchent au-delà du réel
Les rêves jamais ne verseront dans l'ornière
Puisque Fabienne est là, on aime la Clarencière

KissKissBankBank : Pour que vive en harmonie le théâtre de la Clarencière en 2016-2017

 

Lire la suite...

De l'écriture

Quand on écrit depuis toujours, revient souvent une même question : pourquoi diable écrit-on ? Quel curieux ange du bizarre nous fait choisir la feuille blanche plutôt qu’une sortie en boîte ou une soirée entre copains ? Quel satanique diablotin nous fait bouder la vie réelle pour chevaucher cette chimère qu’est l’écriture ? Après une telle question, qui demeure en suspens, en vient souvent une autre qui hante tout écrivain et qui pourrait se résumer ainsi : suis-je vraiment écrivain ? Vaste interrogation, toute aussi épineuse que le pourquoi écrire. Par là, on se demande qui, hors Montaigne, Rabelais, Racine, Voltaire, Hugo, Vallès, Zola, Proust, Céline (je ne peux tous les citer), peut se prétendre réellement écrivain ? D’ailleurs qui en décide : les autres ou soi ? Hugo s’était promis d’« être Chateaubriand ou rien ». Zola voulait laisser dans son sillage sa Comédie Humaine ; Proust devenir le Saint-Simon du faubourg Saint Germain et Nabokov, dans Ada, fait dire à son héros qu’il veut jouer les petits Proust. Fort de tous ces exemples, l’aspirant écrivain a tôt fait de se dire : eux c’est eux, moi je ne suis que moi. Et quand bien même on sent le doux frémissement de l’écriture vous frôler de ses ailes, ces écrasants aïeux vous renvoient dans les cordes. Ce serait même grotesque de se hausser du col. La postérité joue des tours à qui flirte avec elle ! Alors reste l’ultime et lancinant questionnement, (si tant est que l’on ait répondu aux deux premières questions que je viens d’évoquer) : comment, à quel âge, selon quelle circonstance, suite à quelle blessure, quel éblouissement est née en moi la vocation d’écrire ? Quelle influence décisive a concouru à me pousser vers cette porte étroite ? Evidemment, on ne répond jamais à ces questions, ou mal ou à moitié. On ébauche des pistes, des semblants de réponses qui mènent à des impasses ; puis on en vient à des constatations, incontestables pour qui écrit. Ecrire, c’est un peu vivre à côté de ses pompes. Par-là, j’entends : ne jamais vivre simplement, en live comme tout un chacun. C’est toujours vivre en décalage pour engranger, capter et collecter des bribes d’existence, des moments de bonheur, de joie ou de tristesse, des éclats de soleil, des gouttelettes de pluie sur une peau aimée, des rêves, des souvenirs... pour les restituer un jour prochain, sans trop savoir comment, ni vraiment à quelle fin, dans ce qui deviendra peut-être un texte ; et de savoir qu’on a tout ça dans sa besace rassure, quand le besoin d’écrire s’affirme. Un peu comme le flambeur qui a plus d’un tour dans son sac et qui, à tout moment, vous sort une carte de sa manche. Y a-t-il aussi chez l’écrivain la tentation naïve d’arrêter le Temps ? Sans doute. Je crois même savoir que l’écrivain se prend parfois au jeu de remonter le temps. « Attendez, nous dit-il. Voyez plutôt comment les choses se sont passées. Non pas comme vous croyez que tout est arrivé, mais comme je vais vous raconter. Lisez-moi, vous verrez ! » Ou encore - ce qui n’est qu’une variante pour suspendre le temps : « Une minute, je vous prie ! Si vous prenez le temps de m’écouter, vous apprendrez à regarder le monde bien autrement ». Si ce n’est pas se réapproprier le cours du temps, ça y ressemble. Ecrire, dit Aragon - qui sait de quoi il parle - n’est pas tant une activité qu’un état permanent. Autrement dit, un écrivain est toujours en état d’écriture sans pour autant écrire concrètement. Quand il regarde, quand il écoute, quand il mord dans un fruit ou même quand il vous parle, il est déjà en train d’écrire. Je le soupçonne même de se donner le luxe de vivre tel amour pour nous le raconter après. Proust, avant Swann, a dû aimer quelqu’un qui n’était pas son genre avec l’arrière pensée d’en nourrir la Recherche. Et, en écho, quand Aurélien rencontra Bérénice, il la trouva franchement laide ; elle lui déplut enfin. On peut penser que l’auteur de Blanche ou l’oubli vécut une même situation avant que de l’écrire. Au vu de ces exemples paradoxaux, je crois qu’il y a de l’apprenti-sorcier chez l’écrivain en devenir car il est prêt à être lui-même l’objet sacrificiel de l’expérience littéraire qu’il mènera un jour. Tout de ce qu’il voit, ressent et vit est matière pour écrire. On dit souvent que l’écrivain est l’affabulateur de sa propre existence. En fait, c’est un illusionniste qui bricole le réel, le dévie de son cours, le magnifie, le rapetisse et souvent l’escamote. Il le modèle comme une glaise pour Golem, ce qui tend à prouver qu’il se prend pour un dieu. Autrement dit, on n’écrit pas sans aspirer à l’air puissant et vivifiant des hauts sommets dont parle fièrement Zarathoustra.

Lire la suite...

Passé, mon présent t'efface !

Passé tu as vécu ! Mon présent t'efface !

En toute logique le passé est derrière nous, il ne nous poursuit pas ; il ne doit pas nous poursuivre, il est simplement présent dans notre mémoire inconsciente. Il a accumulé dans ses tiroirs toutes nos erreurs, nos débordements, nos bienfaits, nos coups de cœur ou de folies, nos amours, nos désamours, nos échecs, nos réussites, nos offrandes et nos vols, nos bonnes actions et nos méfaits, nos bonnes pensées et nos pensées négatives qui souvent sont dévastatrices car elles nous guident vers une mauvaise solution !

Mais ce passé n'est plus, puisque en toute évidence il est impossible de revenir en arrière, il n'existe que dans les moments ou en pensée consciente, nos souvenirs reviennent, et sortent des tiroirs. Et ce simple fait est souvent négatif, car l'humain est ainsi fait qu'il à souvent tendance à regretter certaines choses, plutôt que de se repasser en pleine conscience les bons moments. Ces bons moments du passé sont toujours présents en nous, ils sont notre source de joie ou de lumière, et nous font vivre au mieux le temps présent. A l'inverse les mauvaises pensées ou les regrets, influence notre temps immédiat.

Le passé dans sa globalité, n'existant plus, il nous faut vivre au mieux le temps présent. Si nous réussissons à l'améliorer en conscience et inconscience, nous améliorerons ainsi notre futur par simple acquis des expériences, échecs ou réussites qui sont sagement rangées dans les tiroirs de notre passé. Tiroirs qu'il faut savoir ouvrir et vider, car il ne sert à rien ne garder en soi, les mémoires grises qui empêchent nos mondes intérieurs de s'épanouir !

Tous les thérapeutes expliquent ces fameux tiroirs par trois mots simples : Faire le vide ! Ce ne sont que trois mots, certes, mais savoir faire le vide, c'est très long et difficile à programmer dans notre mental ; on vide un tiroir, et quelques temps après, il est à nouveau rempli. Alors il faut refaire le vide pour se sentir en paix. C'est une pensée mécanique que nous devrions toutes et tous apprendre à appliquer. Notre paix du temps immédiat ne dépend que de notre volonté à se servir des bases positives du passé, pour imaginer un futur construit sur des actions et pensées positives, offrant ainsi à notre présent la pleine conscience de nos mots, de nos gestes, et de nos maux, oubliés ainsi dans le délire des sens !

Enfin, ce que j'en dit aujourd'hui, 24 septembre 2016, c'est très certainement pour vider des tiroirs.   Voilà qui est fait !  

Gérard BRETON

Lire la suite...
administrateur théâtres

Fabuleux! Du théâtre bilingue Fr/Es au théâtre de la Clarencière:  

b7abaff22890521ecd50d8b99ba9d0aeec32f1cf.jpg?wl=1024"Je m’appelle Federico García Lorca. Je suis né en 1898 près de Grenade. Grenade mes amours, Grenade blanche, Grenade mauresque, Grenade,
ma Grenade, Grenade des neiges, de l’olive et du vin. Je suis mort en 1936. Près
de Grenade aussi. Grenade pillée, déchirée, violée. Grenade noire, chrétienne,
balayée par le bruit des fusils et le silence des poignards dans la gorge."

Un texte époustouflant écrit en hommage à  F.G.Lorca, vibrant de résistance à toutes les dictatures, 5 comédiens, de la musique, de la tension, et tant de sincérité dans le jeu! Une création du théâtre de la Clarencière et un  superbe  spectacle, comme toujours! Avec Laurence Briand, régisseur et actrice passionnante.

Il y a 80 ans…

Le poète et dramaturge espagnol, ami de Manuel de Falla, Luis Buñuel, Salvador Dalí,  également peintre, pianiste et compositeur avait 38 ans quand il fut assassiné le 19 août 1936, il y a 80 ans,  à Viznar près de Grenade, par les milices franquistes. Il s’appelait Federico García Lorca.

Lorca, le vagabond du verbe… plutôt Laurence Briand  la vagabonde, ne veut pas mourir. Il/Elle n’est pas un(e) hérétique! Et pourtant son procès se tient bien au cœur souterrain de la Clarencière, un mur noir taché de sang plus noir encore, devant une  salle comble et silencieuse. Laurence Briand dans le rôle de Federico est entourée de François Mairet, Ruy Peres, José Peres et Marguerite Topiol.  

14424871_10154641282259797_4911452868289098600_o.jpg

 A la lumière de cierges, l’audience est prête à suivre le protocole habituel de la mise en accusation de l'hérétique, comme l'étaient avant le poète andalou, les Juifs, les Marranes, les Cathares.   Voici démontée la mécanique bien rodée d'un procès d'Inquisition, avec toutes ses étapes qui vont de la présentation de l'hérétique, de celle de l'Inquisiteur, de l'autodafé - temps de grâce pour l’« actus fidei » à l'exécution et à la mise à l'index des œuvres du poète en passant par l'indispensable délation. Après abjuration des convictions et des écrits de l’accusé, tortures à l'appui, on passe à  l’application  des peines dont on ne ressort jamais vivant et les écrits sont brûlés sur la place publique. Tout cela  ne se passe  pas  au Moyen-Âge, comme on pourrait le penser, mais il y a  moins d’un siècle, dans la très sainte et  catholique Espagne franquiste, que des milliers de personnes ont  dû quitter pour sauver leur vie et se réfugier dans d’autres pays.

14372280_10154641282849797_8018054754687647476_o.jpg   

Jugements sommaires, exécutions sanglantes.

Entre 1998 et 2001 Les talibans détruisirent les 55.000 livres rares de la plus vieille fondation afghane et ainsi que celles de plusieurs autres bibliothèques publiques et privées. Au Mali en janvier 2013, en Irak en 2015, l'organisation djihadiste Etat Islamique brûle 2000 livres à Mossoul. « Art is the signature of civilizations.» La Turquie ne se prive pas d’user de méthodes similaires en 2015-2016.  La meilleure couverture de la dictature, c’est la foi ; la meilleure couverture de l’oppression de la femme, c’est encore la foi.

14409917_10210841593812813_4447965855775554794_o.jpg

Dans ce  spectacle où s’affrontent  les 5 comédiens exaltés,  le spectateur  est plongé malgré le sujet  terrifiant,  dans la douceur de vivre andalouse par le verbe poétique et la beauté de la gestuelle. On  y découvre en effet une très attachante Marguerite Topiol.    Elle danse, chante, mime, raconte  un rêve de  femme libre et belle. Elle est un  modèle de bonheur et de joie de vivre.  Elle est un modèle de larmes versées pour la terre qui l’a vu naître.    Car on plonge aussi évidemment dans la manipulation exécrable des tribunaux d’exception qui pratiquent une justice expéditive et destructrice, souvent aux noms de dieux ou d’idéologies meurtrières. Il faudrait se rendre compte qu’aucune  dictature n’a de place pour la femme.  Hommes et femmes, devraient s’en convaincre.  Si non, partout et toujours,   la femme sera  reléguée, privée de liberté de parole et d’action, interdite de toute manifestation de libre-arbitre sauf à être l’esclave de  l’homme. Voilà ce que   toutes les  dérives  extrêmes nous proposent. Voilà  ce qu’il est primordial de combattre.

14362731_10154641282089797_5609891414994126217_o.jpg

La pièce se déroule dans les tonalités chaudes des rythmes espagnols, la  mélodie de la langue espagnole est  fortement présente et chante la nature et la beauté. Même si on n’est pas bilingue on a l’impression de tout comprendre ou presque : la magie de l’interprétation?  La magie du lieu, qui oblige les comédiens à donner la quintessence de leur art. Chaque fois que l’on quitte La Clarencière, on a   goûté  une large rasade d’intense théâtralité de proximité qui vous pénètre et vous enivre jusqu’au fond de l’âme. Remercions son infatigable directrice, Fabienne Goovaerts qui trouve toujours la manière de galvaniser la pensée ou le cœur car  son théâtre est fait, ici ou ailleurs,  pour réenchanter le monde: le poète a dit la vérité…

14444890_10154641282899797_7713787682110408553_o.jpg

Et l’auteur s’appelle ...José Peres.

Site de la Clarencière

Drame de José Perez
Par : Laurence Briand, François Mairet, Marguerite Topiol, José Perez et Ruy Perez
Chant : Cécile Rigot 
Mise en scène : Laurence Briand
Assistanat : Marguerite Topiol 
Production : Toc Toc Art

  

Photos de Christian Snoeckx

Lire la suite...

La brillance

Songerie

L'or est un métal attrayant.

Le cuivre a la même brillance
Mais se ternit sans surveillance,
Il a besoin de soins constants.

Quand on admire une personne,
Merveilleusement éloquente,
On déclare qu'elle est brillante.
Souvent, celle-ci s'en étonne.

À force de l'entendre dire,
Elle réalise qu'elle a
Un talent que d'autres n'ont pas.
Se garde certes  de prédire.

Cette brillance- là perdure
En dépit des métamorphoses
Qui à tous les êtres s'imposent.
Une grâce de la nature!

Rare est à présent l'allégresse
D'être séduit par l'éloquence,
Bien inutile à l'évidence.
Ne l'a pas connue la jeunesse.

25 septembre 2016

Lire la suite...

Ma Muse

Nos deux mains sont unies,

nous tirant vers des montagnes bleues,

là,ou un matin d'été;il a tant neigé,

emprisonnant notre amour,

sous un monde caché.

Ce sont mon coeur et mes doigts,

tordus de douleur,qui t'ont délivrée .

Ces pauvres mots au travers de ce temps,

celui que l'on nous accorde;

mais,jusqu'à quand.

Je t'aime....

                   bernard'auteur

Lire la suite...

♦ Les amours de porcelaine

12273185283?profile=original

Quand les amours se reconnaissent, il est plutôt improbable

D’y poser des mots, de percer leurs mystères en tourbillon

Il est plutôt rare qu’on leur accorde un droit à la déraison

Pourtant, la conjugaison d’aimer, c’est à l’invraisemblable

 

Tout a été dit des amours, mais je ne dirai pas, c’est trop

Je ne veux rien oublier de mes instances amoureuses

De celles qui m’ont fait la grâce d’y être les charmeuses

Du temps, des espaces, du sentimental à fleur de peau  

 

Quand les amours se reconnaissent, elles sont de porcelaine

Tremble le premier pas de se retrouver d’un coup sujet

A tant de maladresses, à tant d’accidents, de forfaits

Quand bien même la sincérité de l’aveu que l’on aime

 

Porcelaine précieuse et fragile, l’amour l’est d’autant

Ce passage de l’un à l’autre au besoin des accordances

Même pensées, mêmes gestes, mêmes vibrantes présences

De l’esprit et du corps pour s’apprivoiser au mieux le temps

 

La porcelaine, combien d’actes précis en cette matière,   

Mais d’un rien, elle se brise, et d’en ramasser les morceaux

C’est peine perdue, ainsi sont les amours, in extenso

Bonheur et malheur d’aimer, la loi des grâces éphémères

 

Quand les amours se reconnaissent, un et un qui font deux

De même façon à trembler et à compter l’un pour l’autre

En toutes circonstances, mais combien d’erreurs, de fautes

De méprises aussi pour se maudire d’être amoureux

 

L’amour est toujours à l’âge des apprentis de mille choses

Sans logique, sans certitude de savoir les besoins,

Les désirs, de l’un, de l’autre, tant tout peut changer d’un rien

Tant l’on peut aimer des rêves et s’absenter de sa cause

 

Quand bien même ce que l’on sait, et le bien que l’on fait

Au nom de l’amour, demeurent les questions incontournables

De chance et de malchance, des accidents inséparables

De la vie, et bien plus encore en tout attachement parfait

 

Combien d’amours à l’obligation de perdre leurs adresses

L’un part, l’autre reste, c’est une histoire brisée à mille regrets

Si dérisoires, c’est un accident, et rien d’un procès

Contre le sort n’empêchera les fleurs coupées de tristesse

 

L’un part, l’autre reste, et l’amour en vagues, si loin, si là

Si là et si loin, l’amour qui résiste et l’amour qui s’affale

Mais le mal n’est pas le même, de s’éloigner d’une étoile

Ou de l’éteindre à jamais même si on la garde en soi

 

Il est des amours à ne pas juger, amours impossibles

Amours brèves, amours qui ne veulent pas se refermer

Sur la conclusion amère des amours inachevées

Amours de trêve qui ne veulent pas des adieux pénibles

 

Il n’y a pas de long et délicieux voyage en amour

Sans un jour fatidique qui l’arrête, l’un part, l’autre reste

Mais vivre entièrement, c’est aimer toujours et on l’atteste

Tant à rire qu’à pleurer jusqu’au seuil de son dernier jour   

 

© Gil DEF - 25.03.2016

Lire la suite...

Le temps a suspendu son vol

12273180492?profile=original

Haïkus


Vaporeux nuages
tendresse du bleu céleste
le fleuve se strie.

Caresse du vent
tous les peupliers frétillent
ombres géantes mêlées.

Symphonie de verts
subtiles métamorphoses
s'assombrit le jade.

L'eau est anthracite
une jetée scintillante
effets de miroirs.

Le silence stagne
le soleil ne bouge pas
L'harmonie perdure.

24 septembre 2016

Police
Taille
Lire la suite...
RSS
M'envoyer un mail lorsqu'il y a de nouveaux éléments –

Sujets de blog par étiquettes

  • de (143)

Archives mensuelles