
C'est la fête de la Nature;
Tous les arbres sont somptueux
On est surpris et puis heureux,
en voyant tous ces coloris :
de l'or, de l'orange, du rouge
du brun foncé et du vert clair.
Quand nous marchons, en souriant,
Notre sourire dit merci.

C'est la fête de la Nature;
Tous les arbres sont somptueux
On est surpris et puis heureux,
en voyant tous ces coloris :
de l'or, de l'orange, du rouge
du brun foncé et du vert clair.
Quand nous marchons, en souriant,
Notre sourire dit merci.
Le coeur a ses raisons qui restent ses secrets
Et que nous respectons confiants et discrets.
Ô saisons des récoltes riches et savoureuses,
Mémorables à jamais, tellement généreuses!
Quand arrive l'automne, à l'étrange senteur,
On s'étonne ébloui du feu de ses couleurs.
On se trouve plongé dans cette transcendance
Que crée le merveilleux dans un parfait silence.
L'énergie automnale agit comme une grâce
Si l'âme sans émois, sans défis était lasse.
Elle donne souvent un regain de ferveur,
Qui incite l'esprit à être créateur.
Or graduellement, la féerie prend fin.
Des tapis déchirés recouvrent les jardins,
On y trouve des fleurs flétries, des feuilles mortes.
Mais l'énergie subsiste rendant l'âme plus forte.
21/9/2004
Je m’appelle Pipina et je suis la porte-parole de ma maîtresse, Antonia Iliescu.
Elle a le plaisir de vous inviter à une séance de dédicace lors du baptême de son bambin, « L’arche de Naé » ou « Les souvenirs d’un chien émancipé », né en juin 2016, aux Éditions Edilivre.
L’heureux évènement aura lieu le 27 novembre 2016 à la Foire du livre de Mons, entre 10 h et 18 h, au stand de l’éditeur Edilivre.
Adresse (Entrée visiteurs) :
Avenue Abel Dubois
7000 Mons (Belgique)
Entrée libre.
(détails pratiques : http://www.monslivre.be/informations-pratiques_4727775.html )
Pour un premier contact avec le bébé, je vous invite à regarder le clip :
https://www.youtube.com/watch?v=86S9FhfJBHI
et à lire l’interview écrit de ma maîtresse :
https://www.edilivre.com/communaute/2016/06/24/rencontre-avec-antonia-iliescu-auteur-de-larche-de-nae/#.V_JEWs5OI1I
Au commencement cet automne,
La tiédeur de l'air nous étonne.
Sa puissante magnificence
Nous fascine dans le silence.
Sont flamboyantes ce matin,
Les montagnes, vastes jardins.
Sur leurs pentes multicolores,
Des arbres fleurissent encore.
L'harmonie plane parfaite
Pendant cette brillante fête.
Je la ressens avec émoi.
Elle contribue à ma joie.
Des photos captent des couleurs,
Des parcelles de la splendeur,
De grisantes métamorphoses,
De l'indicible apothéose.
2 octobre 2016
LE CIEL EST BAS
Le ciel est bas
Si haut naguère
Je ne sais pas
Si c'est la guerre
Les champs sont froids
Ils n'ont pas l'air
D'être les rois
De cet enfer
Les apparences
Seraient trompeuses
Incohérences
Joies malheureuses
Sur le billot
L'âme dispose
D'un rêve idiot
Pour une rose
La terre est morte
Et j'ai du sang
Dans l'oeil. La porte
M'ouvre en passant
Montrant les dents
Serrant les poings
Un livre attend
Sur le chemin
Qu'est-ce que tu fais
Tout seul poème
Toi tu savais
Dire je t'aime
Dans l'aube grise
L'hiver te prend
Après la crise
Tu es plus grand
Le monde change
Ou s'habitue
Ici un ange
Serait perdu
Pourtant ma peau
S'est refermée
Le monde est beau
Quand vous l'aimez
Le ciel est bas
Mais la chaleur
Conduit mes pas
Vers une fleur
Elle m'a dit
C'est la saison
Je suis sortie
De la maison
Le ciel est bas
Au hasard d'une promenade ,je vis un champ de fleurs
qui s'étendait à perte de vue et semblait avoir englouti la terre.
Pourtant,à y regarder de plus près,une fleur se distinguait des autres.
Elle était plus haute,plus corpulente et semblait régner en ce lieu.
Je m' en approchai ,et me surpris à lui parler
"Bonjour , dame fleur ,je vous vois si belle que l'envie de vous cueillir
m'est venu à l'esprit...
Une voix,douce et mélodieuse,venant de nulle part,me tint ce langage .
"N'en faites rien mon bon monsieur,il y aurait outrage".
Le vent s'étant levé ;
elle se mit à danser ,elle ondulait;
Sa tige ,si finement sculptée ,balayait l'air;
de gauche à droite,elle se pliait aux caprices du vent ;
ses feuilles dotées d'un vert criant, frémissaient;
elles semblaient applaudir cette danse sacrée;
ses immenses pétales étaient tous déployés ,
d'un léger mouvement ,ils montaient et descendaient
en un rythme orchestre.
"Dites moi belle et majestueuse fleur des champs,
je vous vois si frémissante que je persiste à vouloir vous prendre".
Sachez,monsieur,que je ne puis m'en défendre ;
Sachez que par cet acte,vous me tueriez,
je ne pourrais plus danser et ravir les yeux des badauds"
" Tant pis ,je ne puis résister ".
La pluie se mit à tomber avec violence ;
comme pour laver ce geste insensé.
Bernard'auteur
"Debout dans le tunnel sans Manche, je me place face au chevalet pour ne voir qu'un carré blanc telle une sorte d'invitation à ne pas montrer ou bien une sorte de balcon dans le vide (un film : réalisateur J.B. Leonetti).
C'est cela une dérive dans une atmosphère, un environnement qui devient une image cérébrale ou bien une abstraction céleste.
S'il y a une croyance, elle serait (peut être) divine.
Mais après coup, je ne vois qu'un tableau uniforme pour ceux qui accompagnent le semblant.
Puis à vrai dire, comme à faire, je vois dans cette plasticité, un univers subtil jusqu'à prononcer le titre de ce carré d'œuvre dés lors coloré : "l'arbre du tonnerre"(*).
J'avais seulement épluché les pêches de notre arbre qui avec le temps, accompagné d'une ondée prononcée, s'est évertué à produire, l'alchimie d'une sève et d'un fruit.
Nous en avons transformé la chaire en une compote suave surmontée d'une odeur pudique.
Et delà je me suis éclipsé; sans même, une correspondance à la dissimulation d'une source de lumière, dune 'inspiration, par un objet concret et, d'une transformation inouïe.
Alors je vois en ce format devenir une addiction de l'abstraction unique qui me confond en rien de couleurs.
J'y vois par delà se simple fait, une immensité de mouvements, de curiosités dans le fond des plis, des couleurs froissées, étirées et fondues.
Le couteau que je manipule avec fermeté, emporté par le vent de la musique à proximité, je coupe, étale et étire la pâte de sa viscosité.
Une abondance".
(*) Tableau en cour
E.D.
Écriture prompte.
10/2016
"Comme disait Georges Didi-Huberman - de qui m'a beaucoup fait réfléchir - un objet, une image ne peut pas être modeste en soi : c'est le regard, c'est notre regard qui les rend modestes"
Propos d'Hervé Di Rosa dans Art Press n°437 2ème Cahier".
La terre est grande, le monde est beau.
Les dames aux beaux chapeaux
Toisent des messieurs en leurs enclos
Qui parient sur des chevaux.
La ville est belle, les rues vivantes.
Des commerces aux vitrines luisantes
Appellent aux affaires urgentes
Des règles d’argent grisantes.
Les bureaux sont nombreux, majestueuses bâtisses.
Des têtes penchées s’y glissent
Dans des mots qui s’immiscent
Et des yeux en bas qui frémissent.
Les champs sont vastes, le blé est mûr.
Cette année le sol est dur,
Il pleut moins nous en sommes sûrs,
La route se fend aux pas plus durs.
La terre est grande, le monde est beau,
La ville est belle, les rues vivantes,
Les bureaux sont nombreux, majestueuses bâtisses,
Les champs sont vastes, les pas plus durs !
Du 07 – 09 au 25 – 09 -16, l’ESPACE ART GALLERY (Rue Lesbroussart, 35, 1050 Bruxelles), a eu le plaisir de présenter les œuvres de l’artiste peintre française, Madame MARIE-CLAIRE HOUMEAU, au cours d’une exposition intitulée TRANSPARENCES.
TRANSPARENCES est avant tout une étude extrêmement fouillée sur la matière. Il faut entendre par là une étude sur la philosophie de la matière. En cela, son œuvre atteint une dimension métaphysique. A la fois par l’éclairage apporté au sujet traité, à savoir le verre, mais aussi par la mise en situation spatiale du même sujet.
Le verre, décliné sous les traits de l’ampoule et de la bouteille, le dénominateur commun entre ces deux objets, réside dans le fait qu’il s’agit de verre brisé, lequel, une fois reconstitué par le truchement de l’imaginaire, recompose la forme initiale : l’ampoule et la bouteille telles qu’elles existent dans la réalité.
L’artiste se sert de la peinture pour nous rappeler une leçon de physique : le verre, qu’il compose une forme définie ou qu’il soit réduit en brisures, demeure toujours du verre. Dès lors, l’artiste rend la matière virginale, virtuellement inaltérée. Forme et idée, même désarticulées, retournent à l’entité originelle.
L’AMPOULE BRISEE (80 x 80 cm – huile sur toile),
gisant au sol rappelle sa fonction première : celle de diffuser la lumière. A la fois par ce qui reste de sa forme initiale : le verre ayant gardé sa morphologie convexe, avec ses côtés clair et obscur évoquant l’intérieur et l’extérieur de l’ampoule. Le ressort permettant le passage du courant et le culot destiné à être vissé à la lampe. Cela vaut pour la forme ou si l’on veut, pour le « concept ». Quant à l’idée, elle est exprimée par la brillance à outrance de l’arrière-plan, conçu dans un blanc éclatant, mettant en exergue la destination première de l’objet : celle d’illuminer l’espace.
Il en va de même en ce qui concerne la BOUTEILLE BLEUE (90 x 90 cm – huile sur toile).
Ses débris reposent à même le sol. On éprouve le sentiment d’avoir devant soi les différentes pièces d’un puzzle devant être monté pour retrouver la forme originale. Le rôle de l’arrière-plan demeure le même : il met en relief les pièces éclatées pour en relever leur matérialité.
A l’instar de l’ampoule, la couleur acquiert une symbolique inconsciente. Le bleu de la bouteille contraste avec le blanc de l’espace enveloppant.
Ce qui confère à l’ensemble une atmosphère assez froide. Peut-être même dangereuse par certains aspects, car à effleurer la toile du doigt, on a le sentiment de pouvoir se couper.
Le verre est conçu dans toutes ses anfractuosités et ses transparences (d’où le titre de l’exposition). La symbolique menaçante et mystérieuse du bleu de la bouteille excite notre désir, en conjuguant notre peur du verre tranchant au désir de nous y plonger pour ressentir physiquement les effets de cet univers. Tandis qu’en ce qui concerne l’AMPOULE BRISEE (citée plus haut), la chaleur (même éteinte) qu’elle dégage nous inspire un sentiment de réconfort.
La matière (servante absolue du concept) et l’idée se conjuguent pour établir à partir de l’image, tout ce qu’il y a de faussement désagrégé et de déstructuré, obligeant ainsi le visiteur à lui conférer une âme, c'est-à-dire une dynamique à cet univers en suspension.
L’ensemble des pièces occupe, à la fois, le centre ainsi que les extrémités de l’espace. Le traitement de la bouteille est conçu presque en diagonale. Tandis que l’ampoule s’étale sur tout le centre de la composition, laissant à l’espace enveloppant (à l’avant comme à l’arrière-plan) la tâche de centrer le sujet dans un halo de lumière.
PLANETE EN FUMEE (80 x 80 cm – huile sur toile)
participe de ce qui distingue la plupart des artistes d’aujourd’hui, à savoir la mise en scène d’une symbolique personnelle, très souvent associée à des problématiques contemporaines. Cette œuvre exprime symboliquement la décision irrévocable d’arrêter de fumer de la part de l’artiste. La sphère représente notre planète de laquelle s’échappe de la fumée. Il s’agit de la manifestation d’une libération personnelle associée au drame de la pollution. A l’instar de la BOUTEILLE BRISEE (citée plus haut), nous retrouvons la même note bleue mais exprimée en dégradés entremêlée au blanc. Santé personnelle et écologie sont ici intimement liées.
Techniquement considéré, l’artiste a d’abord abordé l’espace par le noir de l’arrière-plan, sur lequel elle a défini la sphère à la fois corporelle et terrestre, laquelle va en se libérant des chaînes de la pollution tabagique. Le bleu est ensuite appliqué par transparence, à partir de l’arrière-plan noir, représenté comme toxique. Cette œuvre se définit dialectiquement par rapport au mal (personnel et universel) à combattre. La lumière devient son aboutissement.
TRANSPARENCES est le résultat par lequel l’ombre se dilue pour faire place à la clarté. Elle participe d’une « brisure » (comme l’artiste le définit elle-même) dans sa vie personnelle.
Mais la fracture n’est pas destinée à demeurer telle quelle. La brisure n’est pas condamnée à suinter dans le pus du désespoir : elle devient la condition sine qua non à la reconstruction. Et cela se perçoit dans le sentiment du « puzzle » que le visiteur est tenté de reconstituer pour revenir à l’image basique de sa propre existence. Autodidacte, l’artiste peint depuis quinze ans. Elle a débuté par l’aquarelle qu’elle a pratiquée pendant cinq ans pour se diriger ensuite vers l’huile, utilisée de façon pure, sans adjuvants. Elle a voulu entamer son parcours créatif sans se référer à aucun nom de la peinture. Ce n’est qu’aujourd’hui, en constatant sa progression créatrice, qu’elle visite les principaux piliers de l’histoire de l’Art. Nul doute que le visiteur aura remarqué que l’artiste est attirée par les formes sphériques. Cela s’explique par la symbolique de la sphère, laquelle est, à la fois, une métaphore du globe terrestre ainsi que de l’œuf et du ventre féminin en gestation. Par conséquent, l’image de la sphère nous ramène à la vie. A la recherche de nouvelles idées, l’artiste compte persévérer dans ce cheminement créateur. Ses sujets précédents sont drastiquement différents de sa production actuelle. Mais on y décèle déjà la grande maîtrise du trait et surtout de la couleur dont elle semble être amoureuse. De son propre aveu, c’est la première fois qu’elle expose la thématique des sphères, curieuse de découvrir la réaction du visiteur.
MARIE-CLAIRE HOUMEAU analyse la brisure humaine et la met en scène à l’intérieur de l’espace pictural, lequel devient, par la sensualité à vif du traitement qu’elle lui accorde, celui de l’espace de l’âme.
Lettres
N.-B.: Ce billet est publié à l'initiative exclusive de Robert Paul, fondateur et administrateur général d'Arts et Lettres. Il ne peut être reproduit qu'avec son expresse autorisation, toujours accordée gratuitement. Mentionner le lien d'origine de l'article est expressément requis.
Robert Paul, éditeur responsable
A voir:
Focus sur les précieux billets d'Art de François Speranza
François Speranza et Marie-Claire Houmeau: interview et prise de notes sur le déjà réputé carnet de notes Moleskine du critique d'art dans la tradition des avant-gardes artistiques et littéraires au cours des deux derniers siècles
(25 septembre 2016 photo Robert Paul)
Exposition Marie-Claire Houmeau à l'Espace Art Gallery en septembre 2016 - Photo Espace Art Gallery
Vernissage de mon exposition à la salle Quirin de Spa
J'ai eu la joie de faire connaissance de Nanson Jacqueline et de retrouver ma fidèle Adyne Gohy
Des joies pourraient éclater continuellement, si on savait, si on était plus attentif. Une constellation infinie de petits points lumineux qui s'allument et s'éteignent, un incessant clignotement.
Des instants quelquefois très brefs et toujours radicalement neufs, qui régénèrent comme une bourrasque secoue les feuilles mortes ; des joies minuscules et qu'on n'attendait pas, qui reconstituent le bonheur ébréché par les épreuves, les chagrins ou les désillusions ; une foule de petites choses qui, sans procurer le bonheur, remplacent le manque de bonheur.
"Le mot 'joie': prendre le temps de penser à ce mot. Surpris qu'il me revienne tout à coup" (Ph Jaccottet, Carnets 68-79 )
" Que n’as-tu donc compris que tout bonheur est de rencontre et se présente à toi à chaque instant…Le rêve de demain est une joie, mais la joie de demain en est une autre, et rien heureusement ne ressemble au rêve qu’on s’en était fait, car c’est différemment que vaut chaque chose " (André Gide, Les Nourritures terrestres).
C'est bien souvent dans la nature
Que nous surprend la poésie.
Par la grâce de l'écriture,
Elle peut être recueillie.
Des mots précis rendent sensibles
Les sentiments qu'elle provoque.
Or impropres ou inaccessibles,
En font des émois équivoques.
L'imaginaire poétique
Peut créer de l'exaltation
Mais s'il est trop énigmatique,
Il produit de la confusion.
De fervents intellectuels,
Qui se cloîtrent dans leur maison,
Se fabriquent du surréel
N'ayant ni rimes ni raison.
Mon âme reste nostalgique
Du beau langage de naguère,
Ballades, chansons romantiques,
Des troubadours et trouvères.
30 septembre 2016
Songerie
Lumière! Éveil à la vie
Dans une joyeuse tendresse.
M'y lover est ma seule envie.
Bien installée dans la paresse.
Pareil aux autres, un nouveau jour,
Un cadeau de la providence.
Des doux plaisirs, j'ai fait le tour,
Aime observer dans le silence.
Je prends ma part de tous les dons
Que la prodigieuse nature
Offre sans cesse à profusion.
Ses fruits donnent des confitures.
Sans conteste, j'ai mérité
La liberté dont je dispose,
Aussi de rester en santé.
Je crois profitables mes pauses.
Bien sûr, j'ai rarement l'humour
De trouver drôles les disgrâces
Qui m'enlaidissent tout à tour.
Aimerais me voiler la face!
Je vis pleinement chaque instant
Certains attendus, désirables.
La nuit me revient, trop souvent,
Une souffrance détestable.
Alors, je refais le bilan
De ce que je dus accomplir,
Courageuse pendant longtemps.
Suis heureuse de m'applaudir.
30 septembre 2016
Un peu de fraîcheur, une feuille morte...
Et cette lumière indécise
Quand bel automne franchit la porte
Les parfums du monde nous grisent.
Sur les épaules passe un frisson
Le vent léger nous a surpris
Nos pensées volent à l'unisson
De notre cœur soudain transi!
Comme un sourire une feuille flotte
Elle nous dépose sa blondeur...
Il semblerait que rien n'importe
Si la beauté est de rigueur!
Dans ton regard une étincelle
Elle dévore ma timidité
Aussi tendrement me rappelle :
Y a pas de saison pour aimer...
J.G.
En cette soirée fraîche, obscure,
Alors que frémit la nature,
Je marche prés de ma maison.
Soudain s'éclaircit l'horizon.
Apparaît une immense toile
Ayant en son centre une étoile.
D'autres tableaux se créent sans cesse.
Me sens en un état d'ivresse.
J'accueille lors une évidence,
Qui rend erronée ma croyance.
Je pensais: après, il n'est rien.
Un autre monde existe bien!
Face au ciel redevenu noir,
Je médite voudrais savoir.
Étaient-elles signe ou message,
Ces surnaturelles images?
29 septembre 2016
Le Coin des Pêcheurs
une aquarelle
d'Adyne Gohy
a inspiré
Les Barques
un poème
de
Raymond Martin
Le capitaine au long cours marchant le long du quai de misère,
Grommèle à la vue des rafiots désœuvrés et vermoulus,
Vestiges d’un lointain passé où l’on prenait la mer comme on prend le train.
Il n’y a pas de fumée sans feu se dit-il, comme dans le foyer de la Pacific 231 ou dans la pipe en terre
De mon second buriné par les embruns.
Des coups de tabac, nous en avons eu sans sombrer sur la ligne d’horizon.
Mille sabords! De Terre-Neuve à Camaret par sept ou dix Beaufort, le coup nous avons tenu.
De la crête endiablée des vagues au tréfonds de celles-ci, toujours nos esprits avons gardé.
Désœuvrés, désolidarisés de leurs chalutiers, les voilà maintenant à ce point du quai presque sans âme
Parmi ce fatras de déchets maritimes auquel elles n’ont pas droit, pouvant encore servir comme un
Dernier honneur. Rien ne les habite. Si, un rat trottinant sur ce quai de misère, un squelette de hareng
Dans la bouche, loin de la dernière fraîcheur. Une mouette au loin bataille avec une autre pour gagner Le dernier morceau de l’encornet déchiqueté.
Leur destinée n’est pas encore dessinée ; l’un flotte le long du quai avec l’espérance d’un nouvel
Avenir. Repartir solidaire du chalutier vers une énième course aux maquereaux, près des côtes
Irlandaises où abonde aussi le merlan bleu qui deviendra « surimi », ou alors, armé d’équipements
A vocation touristique, pour les marins d’occasion désireux d’une balade en barque dans un Aber
Protégé du vent mauvais.
L’autre, presque gisant sur le quai de misère, attend, attend, attend, jusqu’au jour où son corps
Vermoulu sera rongé par son passé qui ne sera plus qu’un souvenir pour le capitaine au long cours.
Irréversible et tragique avenir pour un passé si fertile en majesté marine.
Un partenariat d'
Arts
Lettres
Pantoum
Clarté rousse, paupières closes.
Ma mémoire fait table nue.
L'envie, la même revenue,
Dans la douceur plane, s'impose.
Ma mémoire fait table nue.
Calme, mon âme se repose.
Dans la douceur plane, s'impose,
Une aspiration saugrenue.
Calme, mon âme se repose.
Depuis longtemps entretenue,
Une aspiration saugrenue:
Inventer une apothéose.
Depuis longtemps entretenue,
L'idée d'une sublime chose.
Inventer une apothéose,
Rêve innocent d'une ingénue.
27 septembre 2016
encore un autre moteur de recherche: dans tous les billets de blogues: recherche par exemple de Montaigne:
résultat:https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blog/list?q=montaigne#
Dans le petit monde des Lettres, l’auteur ne peut échapper à d’étranges rituels. Celui notamment de la dédicace du livre qui vient de sortir en librairie et qu’il faut accompagner pour qu’il fasse son chemin. Curieux exercice en fait que de rencontrer lecteur ou lectrice futurs. Il y a ceux qui passent et qui repassent, sans oser s’arrêter. D’autres qui vous guettent du coin de l’œil, livre ouvert entre les mains, entre deux rayons. Ceux qui se détournent, pensant - à raison peut-être - que l’auteur se prostitue en vendant ses livres. Il y a ceux qui viennent flairer le livre, en lire un extrait avant de s’en séparer sans un seul regard pour le malheureux auteur. Une signature est souvent une rencontre entre deux timidités : celle du lecteur que l’auteur perçoit et qui est du coup lui-même intimidé par l’extrême réserve de son lecteur. En fait, c’est une sorte d’intimité qui se tisse entre ces deux, chacun partageant un même amour de la lecture, car il n’y a pas d’auteur qui n’ait été – ou ne soit encore – lecteur. Je dirais même que l’auteur serait la forme accomplie du lectorat et qu’il ne chercherait bien qu’à rendre hommage au lecteur qu’il fut, entre huit-douze ans. Donc, une alchimie se crée, et la certitude partagée d’atteindre le domaine du rêve ou de la rêverie grâce aux mots écrits, porteurs d’une totale et infinie félicité. Quand l’auteur signe son ouvrage, il y a du mage en lui qui donne une clé secrète à son lecteur, parfois sans même échanger un mot. Un sésame muet, censé entrouvrir enfin la caverne d’Ali Baba au nouvel et tout friand adepte. Ce n’est pas un signe cabalistique, mais presque ! Mais il y a aussi de belles rencontres, bien rondes, bien goûteuses comme je sais les apprécier : ainsi, avant-hier, apparut, là devant moi, une charmante octogénaire, fraîche, espiègle, l’œil plein de malice, (j’ai pensé à la délicieuse Maud dans Harold et Maud), m’assurant que bien qu’elle ne fêtât jamais Noël – un bon point pour elle – elle voulait « marquer le coup » auprès de son Claude d’époux, éternel lecteur qui gardait le chien, mais avec une dédicace « humoristique » et en l’incluant aussi (« Je m’appelle Monique, on m’appelle Moon »). Un bonheur ! Je me suis exécuté, on le comprendra, avec délices, tâchant d’être à la hauteur. N’empêche, grâce à l’elfe de toujours qu’était Moon (« car je le lirais aussi » m’a-t-elle promis) j’eus le sentiment de n’avoir pas perdu mon temps ni ma journée. Mon après-midi en fut illuminé quoique n’ayant signé que six ouvrages !
SOUS LE MASCARA (1993)sous%20le%20mascara%20mp3.mp3
Je me couvrirai de bijoux et de solitude.
Notre lien sera doré jusque dans l’habitude.
Je maquillerai mes ombres de rose et de bleu.
Mes yeux réinventeront le soleil quand il pleut.
Qui verra la tristesse
Sous l’habit d’apparat ?
Qui saura la faiblesse
Cachée sous le mascara ?
Pour que le plaisir prenne les couleurs d’une fête,
Je recouvrirai mes sens d’une jolie voilette.
Je me parerai de tissus fins comme une fleur
Qui regarde le ciel en attendant quelques pleurs.
Qui doutera des mots,
Même s’ils sonnent faux ?
Qui lèvera le mystère,
Tâche d’or sous la poussière ?
J’assombrirai mes courbes de toile amidonnée.
Où s’enfuir à jamais lorsque l’on a tout donné ?
J’arrondirai les angles, fermerai l’échancrure.
Par quel vide passer pour trouver un peu d’air pur ?
Seul le regard façonne
Nos corps dans l’abandon.
Seul le désir étonne
Ceux qu’anime le frisson.