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Poéme Ô temple du soleil

        Ô temple du soleil

 

 

Ô temple du soleil

Paradis des cieux

Le mal est sur sa chaise

Ô pauvres malheureux

Se cachent des douleurs

Sous l’effigie des dieux

Que l’âme humaine est laide

Ô tristes innocents

Je jure sur cette terre

Que ma foi est un don

De ne pouvoir me taire

Je hais d’avoir raison

 

                  Ghislaine Lechat

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Sérénité des Lieux

Une aquarelle

d'Adyne Gohy

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a inspiré

Les Marais Poitevin

Haïkus

de

Raymond Martin

Sinus  pictonum

Santons givrés d’absinthe

Bri bleuté vaseux

 

Tourbe mojhettes

Polder portes à flots eau

Moutons équilibre

 

Ragondins ravageurs

Anguilles sous roches

Frênes têtards

 

Bosselles de mort

Pibales disséminées

Danger imminent

 

Argiope en beauté

Hérons  haut  perchés

Ventres  affamés

 

Venise verte

Celtique Latine

Buttes  calcaires

 

Marais Poitevin

Petite Camargue

Cigale rouge

 

 

 Raymond Martin  octobre 2016

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Au soleil de l'été!

Demain sera c'est sûr

Juste ce qu'on en a fait

Pour que la vie perdure

Et si on la dansait?

Après quelques années

Le temps refait surface

Et l'on se sent  paumée

Si blues reprend sa place...

Parfois du fond des temps

Surgit l'idée brillante!

Pour maitriser l'instant

La plume est bienfaisante...

Douceur est repartie

Rien qu'un tour de manège...

Dans des yeux...brille la vie

Même si dehors, il neige...

J.G.

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Un espace enchanté

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23 février 2017

Carrefour Laval (Québec)

Durant le sommeil, quelquefois,
Notre esprit invente un espace
Dans lequel se mettent en place
Des tableaux nous comblant d'émois.

Ils se transforment, s'évaporent

Et disparaît leur poésie.
Les fascinantes fantaisies
Sont dans l'oubli quand naît l'aurore.

Or je contemple des photos
Montrant des grâces oniriques,
Des créations humoristiques,
Sous un transparent chapiteau.

On y voit d'admirables fleurs,
Certaines feuilles fascinantes.
La brillance reste constante
Ensoleille l'âme en douceur.

23 février 2017

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administrateur théâtres


12273213069?profile=originalDans la course au bonheur, Silvia, la fille d’un gentilhomme et Dorante, de même naissance, seront-ils finalement faits l’un pour l’autre en ce qui concerne la qualité de leurs sentiments ? C’est la seule chose dont veut s’assurer la belle Sylvia : que de nobles sentiments mutuels soient équitablement partagés. Angoisse qui ne cesse, à vrai dire de traverser les siècles, jusqu’à nos jours, dans une habile mise en scène de Stéphanie Moriau, fine organisatrice du carnaval des sentiments.

Double observation. Afin d’étudier le prétendant à loisirs, la jeune fille a décidé de prendre la place de Lisette, sa servante, et celle-ci, ravie de la récréation, jouera le rôle de la maîtresse. Mais, Dorante a eu la même idée : il s’est travesti en Bourguignon tandis que son valet, Arlequin, ravi lui aussi d’avoir l’occasion de malmener son maître, jouera sublimement au « Monsieur ». Le choix de Julien Besure ne pouvait pas faire mieux dans ce rôle de bouffon vaniteux, parfait malotru, sot et trivial, dont le jeu de jambes et de postures est éblouissant. Les habits et les manières, certes, peuvent contrefaire, mais la langue ne peut trahir. Du côté des nantis, c’est la qualité de la langue courtoise, vive et raffinée, qui révèle malgré les déguisements, la délicatesse et la sincérité des sentiments. Marivaux, l’esthète ! Serge Daems à la machine à coudre de costumes de rêve ! Et un rêve d’interprétation, tant pour la qualité de la diction que pour la qualité des intonations et la vérité de jeu, incarné par Caroline Lambert. On se souvient avec ravissement de l’espiègle servante espagnole de « Comme s’il en pleuvait », joué dans le même théâtre par la même exquise comédienne, qui a fait le cours Florent et ne déparerait pas à La Comédie Française ! Lumières et régie : l’impeccable Sébastien Couchard.

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Mais, si le délicieux Dorante (Jules Churin, qui lui résisterait ?) a eu le coup de foudre et meurt d’amour pour une prétendue femme de chambre nommée « Lisette », la joueuse et vindicative Silvia ne laissera tomber son masque de domestique que lorsque Dorante, ayant eu l’imprudence (?) et la franchise de lui avouer son identité, ira jusqu’à la demander en mariage malgré son statut de domestique et après avoir même dû essuyer …les affres de la jalousie ! C’est ici, que Marivaux pousse à l’extrême le marivaudage, c’est-à-dire, non vraiment ce que l’on entend par badinerie, mais le plaider le faux pour savoir le vrai ! Car voici que Mario, le frère de Sylvia, lui aussi pousse le jeu en déclarant tout à coup qu’il est amoureux de « Lisette » et prétend être son amant ! Un Abel Tesh de haut vol et de haute stature ! Quelles tempêtes sentimentales, quels quiproquos, quelles manipulations… c’est la société entière qui est dépecée sous le scalpel de Marivaux, l’anatomiste !

 

Ce qui apparaît sous les traits débonnaires et rieurs de Michel de Warzée, c’est une nouvelle sorte de père qui met le bonheur de sa fille au-dessus des conventions sociales et de l’appât de gains matériels. Mais ce père garde toutes les commandes car lui et son fils sont les seuls à connaître les dessous des déguisements croisés, et à jouir de la comédie dont ils sont les maîtres. Voilà Sylvia, qui pensait être passée maître à bord, en proie à un jeu qu’elle ne dirige plus, pas plus qu’elle ne semble capable de contrôler la nature de ses sentiments. Elle enrage lucidement de se savoir aux mains d’un destin qu’elle ne contrôle plus… Sort fatidique et éternel des femmes, en général ? Marivaux, féministe ?

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Du côté des serviteurs qui jouent aux maîtres, l’imposture est de taille et très douloureuse. Comment ? Se laisser aimer d’un seigneur ? Est-ce pensable ? Lisette, dite « Sylvia » ne répond bientôt plus de rien, car elle fait confiance à son trouble et ses émotions ! Elle supplie Orgon d’arrêter le « jeu ». Elle n’en peut plus ! Dans ce rôle qui lui va comme un gant, Stéphanie Moriau est palpitante d’émotion et de satire. Accepter les avances d’une Dame ? Impensable pour le très leste Arlequin, dit « Dorante » ! Shocking ! Dans son jeu de salon aux allures de carnaval, Marivaux se gausse ouvertement des barrières sociales ! Ah, le visionnaire ! 

 

"Le Jeu de l'Amour et du Hasard"

22-26 Février et 7 au 26 Mars 2017

Comédie ClaudeVolter - Bruxelles

avenue des Frères Legrain, 98

1150 Woluwe-Saint-Pierre

http://www.comedievolter.be 


secretariat@comedievolter.be 


02-762.09.63

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Pourquoi j'écris

Pourquoi j'écris.

J'écris pour m'échapper de l'absurdité
du temps qui passe et glisse immuablement ;
Pour que ce temps, de moi soit mnésique...
du fait de mon tatouage sur lui gravé ;
le temps est l'immatérielle matière,
sur laquelle je travaille, je m'inscrit, j'écris.
J'écris pour m'inscrire dans l'instant,
devenant alors infini, pour y laisser ma voix que certains
peut-être entendront grâce à ce livre unique, non
publié, ces feuillets ; une vie.
J'écris pour devenir d'une certaine façon plus libre
et aérienne, pour dire l'instant reçu et ressenti ;
le don de soi. J'écris pour ne jamais me perdre,
sans doute aussi, pour sans vous exister.
L'infinitude du temps, la finitude de la femme et
de l'homme, donc d'une relation, d'un amour,
m'oblige à l'écrire vite, presque clandestinement,
véhiculé par l'encre, simplement pour qu'il puisse respirer,
s'étirer à l'infini, ne jamais finir.

NINA

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Le dernier jour



Il n'y a qu'un seul vrai jour et c'est le dernier.
En ne comptant pas toujours le nombre de pieds,
L'histoire suit son cours le long des poèmes,
Rimant les amours, pluies et soleil même.

Ce jour-là n'a plus d'avenir ni de passé,
Ni veille pareille ni pareil lendemain,
L'étrange figure au visage usé
Parle aux ombres et à des brouillards mâtins.

Le dernier jour annoncé est venu frapper.
Tant attendu comme aussi tant redouté,
Il nous prend la main, ce seul ami fidèle,
Et las écrit serein l'âme immortelle.

Alors les fleurs par la fenêtre au jardin
Clament la vérité ce labeur quotidien ;
Sourient vers nous et sous la brise du vent
Ferment nos yeux fatigués vers des cieux chantants.

Il n'y a qu'un seul vrai jour et c'est le dernier.

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Ma pause matinale


Au cours de ses métamorphoses,
Chacun ressent divers besoins,
Auxquels il apporte ses soins
Grâce aux moyens dont il dispose.

Et accueille aussi des envies,
Rêve d'exaltations nouvelles,
Différentes de toutes celles
Déjà savourées dans sa vie.



Un désir suggère un plaisir
Aisé ou non à satisfaire.
Or en éveil à ne rien faire
On peut souvent se divertir.

Pour passer le temps qui s'écoule,
En ma sereine compagnie,
Alors que ne crois ni ne nie,
Dans la brillance je me roule.

La reposante indifférence
Me permet la facilité
De rester dans l'oisiveté.
Or mon esprit fait que je pense.

Suite à une ancienne habitude
J'attends la phrase musicale
Dite d'une voix amicale
Servant mon désir d'écriture.

21 février 2017

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Voix.

De moi, la voix est cet entrebâillement, en

direction de vous ; ce geste immatériel, cette

caresse secrète au milieux de la foule,

sûrement l'aurore d'un baiser !

NINA

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Que reste-t-il des Vivants? (Laurent Plumhans ... DROITDANSLEMUR)
14-25-Février-2017  @Théâtre de la Vie (1210 BRUssels)
Les 4 comédiens entrent en scène ensemble, dépareillés, quand la musique donne d’entrée de jeu le tempo, le musicien-compositeur Camille-Alban Spreng est presqu’à lui seul le métronome cette mise en scène.
Scènes défilant au rythme de séquences, on embarque immédiatement, ou pas... Pas le temps de penser à demain. Demain de toute façon c’est déjà hier, nos existences de con_sommateurs interprétées avec brio et tout le cynisme qui caractérise le propos aux termes techniques bancaires.
Ere de ’la financiarisation de nos existences’, sur le fil de l’endettement, de l’entêtement à vouloir posséder à tout prix, n’importe quel prix, l’humain pas dans la norme est un animal, l’animal en devient un humain. Main dans la main, comédiens au rôle solidaire et l’ambiance anxiogène tantôt aux néons aveuglants, tantôt dans l’obscurité d’un texte d’une écriture intelligente, nous entraînent vers presqu’une ’Chute Libre’ du banquier à la batte de baseball.
Allez les voir... certains y verront le miroir, les écouter... vous vous entendrez, les observer... vous vous reconnaîtrez, et puis ... les applaudir, ils (inclus Laurent Plumhans, tous.tes Droitdanslemur) ne l’auront pas volé, contrairement à certains banquiers... ils n’apportent pas de solution car nous sommes la solution, action !
On aime Christophe Menier ou pas, il prend notre regard, notre attention comme certains prennent la lumière en photographie, son timbre de voix de quoi en devenir fou.folle.
>>> Infos: jusqu'au 25-Février 2017
http://www.theatredelavie.be/saison.asp

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J'ai renoué...

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J'ai renoué
Avec ce qui semblait passé
 
J'ai renoué
Alors que rien n'était effacé
 
J'ai renoué
Tous les liens créés
 
J'ai renoué
Ce que rien ne semblait avoir altéré
 
J'ai renoué
Pour encore plus les resserrer

J'ai renoué
Cessé de lutter
 
J'ai renoué
Afin de ne plus y penser
 
J'ai renoué
Et, tous les noeuds déliés
 
J'ai renoué
Pour ne jamais plus oublier...
 
Marianne Leitao©
Ecrit le 8 février 2017

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administrateur théâtres

Image may contain: 1 person, sitting, child, table, shoes and indoorTempête dans un café. Cela se joue dans l’arrière-salle d’un café parisien, dans un décor et des costumes de Lionel Lesire. Imaginez un jukebox et des sofas et table basses faits avec des palettes de récupération. Un grand mur de briques blanches et une fenêtre pour le temps qu’il fait. Elles sont belles, les comédiennes d’ "Un temps de chien", une comédie contemporaine de Brigitte Buc ! Naissance de vies de jeunes femmes ? Joyeux et délirant comme un enterrement de vies de jeunes filles.

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 Avec Sophie DelacolletteCécile Florin and Christel Pedrinelli et Fred NyssenImage may contain: 3 people, people sitting

La mise en scène de ce texte bien rythmé est signée Fabrice Gardin. Dehors : la pluie, la neige, les giboulées. Dedans : le chaos de vies sous pression qui explose sous le regard narquois du garçon de café misogyne mais compatissant (Frédéric Nyssen) qui a eu de nombreux déboires avec les femmes et n’est pas de bonne humeur, aujourd’hui. Big Bang bénéfique, car au fur et à mesure des partages gourmands de ces commensales fortuites et bavardes, le monde se redessine autrement, grâce à l’humour !

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Hélène (Christel Pedrinelli) est la wonderwoman débordée par son boulot haut de gamme et sa famille égocentrique. Un optimisme forcené l’aide à gérer, ou presque. Loulou (Sophie Delacollette) est la jolie bringue, mère célibataire, craquante de charme, travaillant dans un magasin de lingerie. Elle n’aime que son fils, et lui donne tout ce qu’elle-même n’a jamais reçu, étant une enfant de la Ddass, brinqueballée de famille d’accueil en famille d’accueil. Après des tas d’aventures ratées, Gabrielle (Cécile Florin) est seule, méfiante et paumée. Au cours du huis-clos les regards se mesurent, se comprennent ; les cœurs fondent, les rancœurs crépitent et les langues se délient. De chiens de faïence, elles se changent en saint-Bernard et vont se solidariser à vue d’œil, à coups de bonne chère et d’Armagnac. Crises de nerfs, burnout, tout y passe avec des uppercuts bien assénés sur les maux du siècle. Quelle meute ! On fête un non anniversaire délirant, décidément, le meilleur de leur vie. Elles sont hors du temps : elles dansent, elles fument, elles s’éclatent sans la moindre honte ! Elles prennent le bon temps à bras le corps. Le peps et le champagne coulent à flots, le garçon de café est atterré et finit par fuir les lieux, non sans les avoir enfermées par erreur ! Et la fin… justifie les moyens, à vous de juger ! 

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http://www.trg.be/saison-2016-2017/un-temps-de-chien/en-quelques-lignes__7004

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administrateur théâtres

                                        Reines de pique ou de cœur ? Croisement de sensibilités assuré. Une nouvelle guerre des roses se prépare-t-elle ? Voici les retrouvailles piquantes, sur un plateau piqué de 900 roses rouges, de deux roses particulièrement fabuleuses de notre scène belge : Jacqueline Bir et Janine Godinas. La méditation sur leur vie respective de riche …et de servante va les réunir comme d’inséparables yin et yang.

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La mise en scène économe et intelligente de Philippe Sireuil fait ruisseler le texte serré et exaltant de Jean-Marie Piemme spécialement écrit pour le duo de divas. A part les roses, le reste du décor est une tour de Babel, faite de valises de l’ancien temps, falaise imaginaire de Douvres-Dover, de l’autre côté de la mer. Le texte embrasse l’art théâtral à l’ancienne, dans une étreinte royale. Le roi Lear est ce fantôme omniprésent qui n’a pas raté son rendez-vous avec l’éternité ni avec les deux femmes qui ont consacré leur vie entière au théâtre. A écouter les dialogues des deux voyageuses du temps, on ne peut s’empêcher de penser aux joutes verbales de Jacques le fataliste et son valet, de Sganarelle et Dom Juan,  deVladimir et d'Estragon… et à tout le non-dit du théâtre qui ne cesse d’éclairer nos propres choix par effet miroir. La quête de la vérité – sur soi et sur le monde – passe par le verbe, l’expérience théâtrale, la mise à distance, la sublimation des souvenirs que l’on ranime, revit, répare et range pour la jouvence éternelle.

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Un jour, Madame a décidé que l’argent ne la dominerait plus. Madame n’a plus d’argent, c’est la fin du voyage. Faisant preuve de virtuosité dépensière elle a dilapidé tout l’héritage de son défunt mari. Majestueuse, Alpenstock à la main, Madame frappe à la porte de sa servante à trois heures du matin pour lui enjoindre de la suivre séance tenante jusqu’à Douvres, retrouver le roi Lear et « battre le fer des vielles formes sur l’enclume de l’éternité ! » Au fil des années, l'orgueilleuse Elisabeth a été hantée par le dernier souvenir de son père avec qui elle a vu la pièce étant gamine. 

Flambeuse : pour elle « Le vertige ultime est perdre et sourire en partant ! » Elle expectore toutes ses hallucinations au cours de ce pèlerinage improvisé ou imaginaire. Dans une ultime jouissance, elle va accomplir une sorte de sabbat de la vengeance maritale avec la férocité d’une mégalomane. Mais Marie, sa servante restée fidèle, a percé ses multiples secrets. Sous ses dehors de maîtresse inaccessible, elle est transparente et tellement vulnérable. Devant  sa camériste, Elisabeth se montre à nu, inquiète de tout, se posant les questions existentielles « qui suis-je, où est ma place ? » La force de Marie est de lui confier « Mon théâtre, à moi, c’est vous ! » Pour rester vivante et rêver de nouvelles aventures.

Les deux pôles opposés ne cessent de s’attirer avec un même choc d’arrimage. Le scorpion et la cigale partagent la lucidité ,et quelle entente cordiale sauf la distance sociale ! « Nous serons deux exploratrices passionnées, nous serons nouvelles dans un temps nouveau. N’est-ce pas bien de rêver ensemble ? Tu étais le maître et j’étais l’esclave ! Elles ont quinze ans d’âge ! « Restons ce que nous sommes » Elles ont choisi le défi éternel, le coup de foudre, trouvé l’accord et les étincelles du frottement mutuel.

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Une coproduction du Théâtre Le Public et du théâtre de Namur.

(Photo : ZvonocK)  http://bit.ly/2l49NVM

Du 14 février au 18 mars 2017

au Théâtre Le Public
rue Braemt, 64-70 1210 Saint-Josse-Ten-Noode

http://www.theatrelepublic.be 
info@theatrelepublic.be 
0800-944.44

Les prochains spectacles: 

Moi Pirandello : https://www.theatrelepublic.be/play_details.php?play_id=461&type=1
Legs maternels : https://www.theatrelepublic.be/play_details.php?play_id=463&type=1
Reines de Pique : https://www.theatrelepublic.be/play_details.php?play_id=462&type=1

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Marie à Pierre,

 

Désenlacement de mon cœur,

 bien plus grand que mon corps,

par le vôtre en secret.

Depuis, ma voix devenue blanche, hivernale ,

se tait à l'ombre de vous même ;

dans l'encre elle murmure ce deuil,

ce désamour de vous, mais de moi pour vous,

son inconditionnel attachement ,

ce chant mélancolique.

En amour je suis entrée !

NINA

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Lire,

Oh voix tantôt sombre, tantôt claire,

tu t'éternises, t'approfondis, lorsque

dans un livre, un cahier, tu te glisses,

échancrée, voire nue,

pour à l'instar d'un soleil vulnérable,

saoul de pluie, y résonner complice et libre.

D'elle naissent des silhouettes, des

visages, tout un monde, des senteurs vertes,

des enlacements.

En l'absence de voix, défunts seraient les livres ;

des nuits fermées.

Lire est une démarche libératrice, un acte créatif ;

c'est l'élargissement  d'un chemin, une rencontre ou pas ;

certains livres nous tombent des mains,

alourdissent  nos paupières,

 ne nous donnent ni chaud ni froid,

en nous ne rentrent pas,

alors que d'autres leurs voix nous donnent,

enchantent nos silences, nous accompagnent,

font parfois même écrire à force de les aimer !

Ne déchirez, ni ne brulez jamais un livre car sait-on jamais !

C'est une vie qui bouleversera peut-être la nôtre.

NINA

 

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Errance sur la toile

Soliloque

Le monde est empli de splendeurs
Qui exaltent ou qui émeuvent.
Or en créent d'autres ceux qui peuvent
Marier formes et couleurs.

Leur nombre est certes époustouflant
Car ce grand art est difficile.
Comment y devenir habile?
Il requiert plus que du talent.

Méditant, je crois que pourrait,
Envoyé par la providence,
Invisible dans la brillance,
Un esprit me dire un secret.

Me parlerait de l'énergie
Que reçoivent tous les artistes.
Ils défient ce qui les attriste
En captant de la poésie.

20 février 2017

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UN THEATRE DE COULEURS ET DE FORMES : L’UNIVERS D’EDOUARD BUCHANIEC

Du 08 – 02 au 19 – 02 -17, l’ESPACE ART GALLERY (Rue Lesbroussart, 35, 1050 Bruxelles) a consacré une exposition dédiée à l’œuvre de Monsieur EDOUARD BUCHANIEC, un peintre français qui vous dévoilera l’univers décapant de sa fantaisie. 

Ce qui fait la signature de cet excellent artiste, c’est avant tout, la conception physique qu’il confère à ses personnages, à savoir un corps volumineux surmonté d’un visage qui rappelle la conception du masque. Le tout présenté comme une sorte de terrain délimité par une suite de zones chromatiques parfaitement indépendantes les une des autres. Un jeu de mains extrêmement évocateur anime l’entièreté de son œuvre exposée. Ceci est présent à un point où les mains sont si vivantes qu’elles pourraient, par la matérialité de leur gestuelle, remplacer la parole pour former un langage.

Il y a manifestement un dialogue entre la couleur et la forme. Celle-ci se définissant dans une hypertrophie du volume opposée à un vocabulaire chromatique composé de couleurs tendres, se signalant par une unité dans chaque zone considérée. Couleurs et forme s’interpellent, s’enserrent l’une dans l’autre comme des poupées russes : LA LISEUSE AUX POISSONS (100 x 81 cm – huile sur toile),

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le fauteuil dans lequel est assise la femme, sert en quelque sorte, de « soutien », encadrant le personnage dans son volume, le faisant ainsi ressortir. Dans ce tableau, quatre plans se superposent l’un sur l’autre :

1)    la table (zone brune)

2)    le personnage féminin (dominé par le bleu, en dégradés, et le blanc)

3)    le fauteuil (note verte)

4)    l’arrière-plan (dominé par le bleu, en dégradés clairs et foncés, pour signaler les poissons)

Masculins ou féminins, le traitement des visages présente une constante, à savoir qu’ils sont bouffis et plongés dans une même attitude procédant de la même technique : COUPLE A LA CRAVATE ROUGE (97 x 130 cm – huile sur toile),

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le balayage au pinceau délimite parfaitement les zones chromatiques. Le burinage laissé sur le visage par le pinceau lui confère une luminosité reprise dans la totalité de l’ensemble pictural, composé de vert, de bleu, de blanc, « dilués » dans un balayage savant, faisant ressortir la lumière d’une âme tout intérieure.       

La conception du visage concernant le personnage de gauche – la femme – témoigne d’une influence (même indirecte) avec Francis Bacon. La bouche « en cœur », le nez proéminent, les yeux alignés sur le même plan et le menton se terminant presque en « colimaçon », terminent ce visage empreint d’un expressionnisme interrogatif, lequel nous renforce dans l’idée qu’il y a effectivement une signature « Buchaniec », témoignant de l’identité de l’artiste. Il y a dans son art une dimension « brut » en révolte contre tout académisme.

PORTRAIT DE GROUPE (114 x 145 cm – huile sur toile),

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nous propose, à titre d’exemple, le personnage de droite dont le visage est totalement désaxé par rapport au tronc : les trois boutons (de couleur blanche) fermant son manteau (de couleur verte), axés verticalement, accentuent ce déphasage.

NU AU FAUTEUIL (100 x 81 cm – huile sur toile)

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est une apologie du volume et de la couleur à l’origine de la forme. Par sa translucidité, le corps nu de la femme anime la toile. Le trait circonscrit le volume en englobant la cuisse gauche du personnage jusqu’au pied, conférant au corps une dimension « naissante » du moment, lequel ne devient « présent » que par l’arrêt du visiteur sur l’image. Comme pour LA LISEUSE DE POISSONS (mentionné plus haut), l’œuvre se structure sur quatre plans :

1)    le sol sur lequel repose les pieds de la femme (« encadrés » par les deux pattes avant du fauteuil)

2)    le corps blanc de la femme irradiant l’ensemble de la composition

3)    le fauteuil « enveloppant » la femme de son chromatisme noir

4)    l’arrière-plan - vert foncé - se distinguant du vert plus clair de l’avant-plan

Le visage, penché sur sa droite, fixe le visiteur du regard aux orbites oculaires rapprochées. Est-ce la blancheur de son corps qui irradie sa féminité ? Est-ce cette même blancheur qui irradie le regard du visiteur ? Les deux questions s’entrecroisent car il s’agit ici d’une « féminité » au-delà des canons esthétiques conventionnels.

L’artiste s’efforce de retrouver la perception originelle de la « féminité » par une luminosité mystique ainsi que par l’hypertrophie d’un volume mettant en exergue l’identité iconique de la Femme issue de la pensée « primitive ».

Il y a rencontre entre le diaphane du chromatisme corporel et le regard du visiteur à l’intérieur d’une étreinte épiphanique.

Les mains reposent chacune sur les deux côtés du fauteuil (la zone noire « enveloppante »), attestant d’une possession totale de l’espace qui propulse l’image vers le regard.

Les deux pieds, tournés vers la droite, « déstabilisent » le corps (tronc de face, cuisses de profil) pour rencontrer le visage, tourné dans la même direction. Une légère excroissance du ventre se perçoit du côté gauche de sa personne ainsi qu’un court avancement de son bras droit par rapport au gauche, créant une torsion presque imperceptible des épaules, à l’origine d’une esquisse du mouvement dans son amorce, sa suspension ou son accomplissement.

Pour l’artiste, la couleur détermine la forme et vice versa. De même qu’une couleur peut en déterminer d’autres quitte à les retravailler pour rétablir un équilibre avec la forme. Forme et couleurs se répondent mutuellement. Un détail n’échappera point au visiteur, à savoir le rapprochement stylistique dans la conception à la fois sculptée et peinte du corps chez l’artiste. En effet, ce dernier pratique également la sculpture et cela se ressent à la vue d’une telle masse volumineuse pour affirmer le physique notamment dans la conception des mains. Depuis le début du 20ème siècle, bien des artistes pratiquant la peinture en même temps que la sculpture ont associé les deux techniques pour concevoir le traitement du corps dans la volonté d’un dépassement représentatif. Poursuivant ce procédé, l’artiste « peigne en sculptant » ses sujets pour mieux en dégager les voluptés. Comme tous les créateurs, il ne se pose pas forcément certaines questions. A titre d’exemple, nous avons fait allusion plus haut, à une symbiose entre les visages qu’il peint et le traitement apporté aux masques. Il n’y voit pas de lien direct, bien qu’il adore les arts de l’Afrique Noire, surtout lorsqu’il constate la capacité des artistes africains à animer une pièce en bois avec peu d’éléments. L’artiste est principalement autodidacte et parmi les influences qu’il a pu absorber, il convient de signaler, notamment, Matisse ainsi que les Impressionnistes pour la couleur et Picasso pour la forme.

Nous avons fait allusion, plus haut à Bacon, et c’est flagrant surtout dans la conception des visages. Néanmoins, Bacon n’est là que comme simple objet d’une influence – au demeurant, parfaitement honorable – mais ça s’arrête là, puisque la création de ses visages se signale par l’épanouissement des traits et non par la déconstruction et le pourrissement des chairs, comme souvent chez Bacon. Il y a, néanmoins, une filiation directe entre son écriture et l’art « brut » dont nous avons fait mention plus haut. Le fait que l’artiste soit un autodidacte apporte un complément explicatif à son attachement vital à la couleur et à la forme dans leur conception « primitive », dans le sens de leur idéalisation conçue, il y a des millénaires par l’esprit humain. De plus, chose insolite, il refuse que sa signature soit visible sur la toile, estimant qu’elle encombre la composition. Un jeu d’épreuve fascinant à jouer, consiste à dénicher sa signature, cachée dans les méandres de l’espace pictural. A peine visible entre deux couches de couleur. Par ce geste, l’artiste ne s’ « efface » pas face à sa création. Il met son ego de côté et laisse la place à la peinture.

L’artiste travaille à l’huile sur toile. Il pose une couche en épaisseur et la laisse sécher ensuite pour y rajouter une autre couche plus fine dans le but de faire transparaître celle qui est au fond et assurer à l’ensemble la luminosité qui fait son cachet.

EDOUARD BUCHANIEC est un peintre pour qui forme et couleur sont les portes absolues de son univers joyeux. Il nous l’offre pour que nous nous y plongions et nous laisse le théâtre de ses formes et de ses couleurs en guise de méditation.

François L. Speranza.

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Une publication
Arts
 
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Lettres

N.-B.: Ce billet est publié à l'initiative exclusive de Robert Paul, fondateur et administrateur général d'Arts et Lettres. Il ne peut être reproduit qu'avec son expresse autorisation, toujours accordée gratuitement. Mentionner le lien d'origine de l'article est expressément requis.

Robert Paul, éditeur responsable

A voir:

Focus sur les précieux billets d'Art de François Speranza

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François Speranza et Edouard Buchaniec: interview et prise de notes sur le déjà réputé carnet de notes Moleskine du critique d'art dans la tradition des avant-gardes artistiques et littéraires au cours des deux derniers siècles

(8 février 2016 photo Robert Paul)

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                                                Signature de Edouard Buchaniec

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Exposition Edouard Buchaniec, à l'Espace Art Gallery en février 2016 - Photo Espace Art Gallery

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Propos sur l'amitié

Propos sur l'amitié. 

 

Durant l’enfance et l’adolescence, on se trouve entouré, quasi quotidiennement, par des individus de notre âge, garçons et filles qui partagent nos activités et nos jeux. Ce sont nos camarades.

Certains sont plus aimables et plus aimés que d’autres. Il arrive souvent qu’une attirance réciproque nous rapproche de l’un ou de l’une d’elles d’une façon particulière. C’est le début d’une amitié.

On s’isole du groupe quand on en a l’occasion, on se retrouve dans d’autres lieux aux moments de congé. Ce sentiment peut se consolider et perdurer ou s’affaiblir au cours des jours, des mois ou des années.

 Quand on est jeune et enthousiaste, une amitié n’en exclut pas une autre. Il n’est pas rare que se forment des groupes de trois ou quatre amis ayant les mêmes intérêts ou des talents qui se complètent.

L’amitié commence souvent pas une certaine admiration. Elle est entretenue par un comportement qui valorise et engendre de la joie. Elle stimule, rend créatif.

 Erik Orsenna a dit: « Il ne faut pas confondre amitié et besoin de confidences ».

L'amitié permet des confidences parfois douloureuses car son rôle est aussi de comprendre et de consoler.

On ne se livre pas à un camarade de la même façon et l’on n’attend pas de lui le support dont on a besoin. Seul un ami, qui en a la ressource, est en mesure de nous l’offrir.

 Il est étonnant que le mot amitié soit devenu synonyme de camaraderie. Ce sont là deux états d’âme de natures différentes. L’amitié crée un rapport privilégié entre deux êtres.

Je trouve que le mot «ami» est galvaudé quand il  désigne des personnes qui ne sont pas et ne deviendront sans doute jamais unis de la façon que l’exige ce terme pour leur être applicable.

Les citations célèbres sur l’amitié abondent. Ceux qui ont éprouvé ce sentiment en connaissent la véritable nature.

Boileau a écrit: faites-vous des amis prompts à vous critiquer. Il est certain que c'est une chance d'être aidé à s'améliorer. Le comportement  d'un ami peut conditionner notre vie.

L’amitié se mérite et requiert des soins attentifs. Elle a pour caractéristiques la complicité, le désintéressement, la disponibilité, le dévouement. Or, malgré tout, hélas! elle reste fragile.

La perte d'un ami est source de souffrance.

 

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