Statistiques google analytics du réseau arts et lettres: 8 403 746 pages vues depuis Le 10 octobre 2009

Toutes les publications (16070)

Trier par

Vautour

Vautour

 

Et si tu ne pouvais me retrouver

Après que tu aies remué le ciel

Continuerais-tu de me rechercher

Au-delà des rocades de ton fiel                                                                                         

 

Recueillerais-tu des brassées d’amour                                                                                               

En glanant sous tes pieds  des cœurs brisés

Pour me les présenter tel un vautour

Insatiable de chairs vampirisées

                                                                                                  

Tu t’aveuglerais à voir l’astre d’or

Pour respirer et discerner ta proie

En t’élançant à l’instar du condor

Qui sa pâture capturée,  festoie

 

Ou tu martèlerais trente huit portes

Dans l’espoir que derrière je serais

En attendant que le vent colporte                                                                              

Les réponses que tu t’inventerais

 

Puis tu assombrirais les étoiles

Afin de ta flamme les rallumer                                                       

Et dans l’opacité de ce voile

De mon retour tu pourrais présumer

 

Peut être sonderais tu le pourquoi

Après avoir consulté le comment 

Et resterais-tu assurément coi                                                 

Du résultat de ton questionnement

 

Lire la suite...
administrateur théâtres

« Chacun s’attend à une fête. Assis dans la salle, les sourcils dressés, le spectateur veut qu’on l’étonne. Mais comment faire pour que tout soit fraîcheur et nouveauté et plaisir aussi, tout en ayant du sens ? »  Le Méphisto de Thierry Debroux explore le Faust de Goethe tout en mettant en scène  l’humanité courageuse  d’un metteur en scène passionné, mais douché par le peu d’appétence que rencontre désormais son art.

Nous sommes dans les coulisses, sous les cintres regorgeant de costumes. A droite, il y a une maquette du théâtre Parc. Vide ! Adroitement,  le chef des lieux s’adresse au régisseur nommé Wagner, qui fait naître au fur et à mesure des esquisses de décors de la future pièce.   Avec la complicité de sa fidèle assistante Cornélia,  le  seigneur du plateau va faire passer des auditions pour mettre en scène le géant de la littérature  allemande.

Et on entre de plein pied dans le merveilleux savoir-faire de la mise en scène, scénographie et costumes  signés  Maggy Jacot et Axel De Booseré, passés maîtres es merveilleux.  C’est pire que du Lewis Carroll.  Le texte de Thierry Debroux  jongle  tellement avec les réalités qu’il arrive un moment où on ne peut que …lâcher prise et se laisser porter par la multiplicité de points de vue du créateur. On est prisonnier du sortilège théâtral.

Derrière les facéties du mythe apparaît en majuscules  le génie du Mal, omniprésent et vu sous toutes ses facettes. Le voilà, terriblement ensorceleur et manipulateur, comme ce Méphisto enchanteur, joué avec séduction par le fascinant Fabian Finkels dont les performances scéniques et la voix, et les inflexions  sont franchement irrésistibles.  Voici le  Mal terrifiant,  la « yucky thing under my bed » des enfants,  avec cet hydre bleu nuit mélange d’orgueil de jalousie et de puissance macabre, qui rampe pour dévorer le cerveau du metteur en scène…  Et cet autre monstre informe de la nuit: une entité mouvante sertie de deux yeux en escarboucles.   Ou encore,  le Mal ricané par cet amas de sorcières exorbitées et arachnéennes, cousines de celles de Macbeth,   et le Mal susurré  satanique des jolies dames aux gants blancs ( telles les créatures imaginées par Roald Dahl? ). On est au cœur du fantastique.  Il y a tant de références artistiques dans ce spectacle, qu'il est difficile de s’en remettre !

Thierry Debroux a façonné un véritable vitrail du Mal, miroitant de maléfices, de tentations  et  de desseins  infernaux. Ajoutons à cela, qu’entre le vieux  Faust et le jeune et troublant Méphisto, il y a des changements de peaux inénarrables. Le duo  magistral de Guy Pion et de Fabian Finkels porte le souffre et le sublime, la sagesse et l’orgueil démesuré. On applaudit à tout rompre.

    

Mais surtout, tout au cours du spectacle on peut s’interroger sur la progression du Mal dans notre monde troublé. Ici le diable s’adresse directement à Dieu: « Vraiment j’ai longtemps cherché ce qu’il y avait de bon sur terre mais je dois te dire, Seigneur, que tout y va parfaitement mal comme toujours. Les hommes me font pitié avec leurs vies lamentables. Au point que je n’ai même plus envie de tourmenter ces pauvres gens. »  Satan a d’ailleurs abandonné ses attributs moyenâgeux pour paraître moins effrayant! Le Mal est suffisamment enraciné dans l’homme! Mais la recherche de Thierry Debroux n’a pas de limites : nous voici tout d’un coup, au pied de « l’arbre de Goethe » dont on vous taira bien sûr l’histoire et,  quel coup de maître, serait-on là soudain, au  pied de « l’arbre de Vie » ?  Quelle revanche sur le Mal absolu!  On jubile.

Entre temps, le  pauvre metteur en scène, perdu entre ses rêves infernaux et la réalité résiste  bien vaillamment contre toutes les attaques… Qui êtes-vous à la fin? se rebelle-t-il !  Réponse sibylline et poétique « Une partie de la partie qui au commencement était le tout… Une partie des ténèbres qui donnèrent naissance à la lumière. » On se délecte! La perte de la Lumière n’est-elle pas la pire des choses ?

Mais, comment choisir parmi toutes les candidates aux auditions, celle  – car il veut une femme – qui jouera Méphisto dans  son  Faust de Goethe? D’audition  en audition,  on pénètre dans des extraits de scènes de l’œuvre,  avec, à l’envers du décor,  les angoisses profondes, les culpabilités  secrètes, l'amour bafoué,  et  le désir de gloire  qui  tenaille l’homme. Il est lucide et sait qu’à la fin, la chute est indiscutable.  Quand le Diable lui a serré la main d’une poigne fulgurante, il est  néanmoins capable de prendre ses distances et arrive à le chasser à plusieurs reprises et, in fine, qui sait, totalement.  En faisant appel à sa rationalité! On admire!

 Un tissu de routes possibles se présente : poésie, lyrisme, tragédie, bouffonnerie, comédie musicale... Les changements de registre font rire et démontrent les tâtonnements dans lequel l’homme est pris, au cours de sa recherche du sens de la vie. L'accompagnement musical et sonore de Pascal Charpentier est étourdissant. Les changements de décors, d'une fluidité soufflante,  sont dans le droit fil des autres féeries théâtrales imaginées depuis quelques années par le maître d’œuvre, Thierry Debroux qui chaque fois, ne manque pas de prendre le spectateur complètement au dépourvu. Cette fresque théâtrale dépoussiérée est donc d’une remarquable modernité.

Les comédiennes brûlent littéralement les planches  comme de véritables sorcières : Béatrice Frauge (Cornelia) et Anouchka Vingtier (Bianka)  en tête de trio avec  Mireille Bailly (Laure)  et  Birsen Gülsu (Thea) ; Chloé Winkel (Juliette), Colline Libon(Charlotte) et Elisabeth Karlik (Hélène) dans un  bal sans cesse renouvelé d’ivresse sabbatique, d'inventivité démoniaque et de voluptueuses tentations.

 

THEATRE ROYAL DU PARC

Rue de la Loi 3 – 1000 Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 505 30 340

 

Crédit photos Zvonock

www.theatreduparc.be

Lire la suite...

Etincelle JGobert

Bonjour, c’est moi. Je t’observe depuis longtemps du haut de ma fenêtre, tapie dans l’ombre pour que tu ne me voies pas. Je t’entends aller et venir, courir, galoper après ce temps qui t’est cher sans te satisfaire.

Ma vie est plus sereine, tranquille. Chercher un peu de nourriture, dormir, fouiner sans cesse dans les coins et recoins. Visiter avec délice des endroits emplis de mystère, de secrets, de souvenirs. Me couvrir de poussière et emmener avec moi ce doux sentiment du passé.

Depuis peu, je te sens moins réactif comme quelqu’un qui a perdu son âme, ou est-ce ton cœur qui ne bat plus la chamade manque d’amour. Un besoin irraisonné d’aimer comme les grands romantiques de tes lectures, de tes chansons.  Le temps semble interminable dans la solitude du cœur.

Je me permets de te parler d’un monde blessé, infirme où chacun a néanmoins une place même infime. Un monde souvent injuste devant lequel s’agenouiller devient difficile et incompréhensif. Où même aimer est devenu compliqué tant il faut de contrainte pour entrer dans la norme. Un monde qui nous isole de plus en plus pour mieux nous décourager. Un monde d’indifférence qui se répand de jour en jour et rend la vie malaisée, difficile.

Malgré cette torpeur, une étincelle a éclairé ma vie. Une rencontre lointaine et toujours présente, un discours simple, touchant et sincère. Un amour si profond, ancré dans le cœur qui n’attend qu’un geste pour se répandre et déverser des flots de tendresse. Un moment de lucidité pour le découvrir, l’apprécier.

Je crains malheureusement que ma petite voix ne soit pas assez puissante pour éveiller cet essor et ne te laisse consolé, réconforté.

L’amour aussi a besoin d’efforts pour exister, de raison pour vivre.

 

Lire la suite...

QUAND SURREALISME ET HUMANISME EXPRIMENT L’ŒUVRE D’ALVARO MEJIAS

Du 23-02 au 26-03-17, l’ESPACE ART GALLERY (Rue lesbroussart, 35, 1050 Bruxelles) a le plaisir de vous présenter une exposition consacrée au peintre surréaliste vénézuélien, Monsieur ALVARO MEJIAS intitulée LA INMORTALIDAD DEL CANGREJO (L’IMMORTALITE DU CRABE).

Dans l’évangile de l’Histoire de l’Art, le surréalisme prend naissance au début du 20ème siècle. En 1917, Guillaume Apollinaire, voulant accéder à la perception de l’invisible, invente dans une lettre adressée à l’écrivain et critique littéraire belge Paul Dermée, le mot « surréalisme » pour effacer définitivement l’expression « surnaturalisme », à connotation trop philosophique. Cela valait pour la littérature mais la peinture et plus tard le cinéma n’allaient pas être en reste. Poursuite de la lutte ou renaissance d’un concept ? Force est de constater que le surréalisme n’est pas, comme le prédisaient d’aucuns, mort et enterré. Que du contraire, il s’adapte, s’enserre et se faufile dans les arcanes les plus glissantes de notre société pour augmenter les possibilités d’un art que l’on constatera être encore plus ancien que ce qu’une certaine critique a essayé, jusqu’à il ya peu, de nous faire croire.

S’il est indéniable de considérer ALVARO MEJIAS comme un peintre surréaliste, il faut admettre aussi qu’il participe à redonner au surréalisme ses lettres de noblesse en le replaçant dans une continuité historique, tant pour ce qui concerne l’Histoire de l’Art que pour l’Histoire de la pensée humaine. Par son œuvre, les deux disciplines se trouvent parfaitement imbriquées et repositionnées au sein de la quête séculaire de l’humain.

Bien des critiques ont considéré la peinture mésoaméricaine contemporaine comme une forme de baroquisme sympathique alors que celle-ci se présentait déjà comme du surréalisme au sens étymologique du terme.

Avec ALVARO MEJIAS, nous retournons aux sources du surréalisme originel : celui du mythe que les cultures mésoaméricaines ont exploré dans une iconographie à l’intérieur de laquelle lignes et couleurs explorent une essence onirique. Le surréalisme présenté comme « cultivé » reprit sans le savoir, après la Première Guerre Mondiale, une démarche onirique analogue (peuplée de rêves et cauchemars), dont la spécificité fut d’être ancrée au sein d’une bourgeoisie à prédominance catholique, ankylosée dans une frustration consommée, ayant perdu tout rapport avec la sacralité de la situation inconsciente du moment, jugée « sans intérêt » (réfléchissant ainsi la suprématie d’une philosophie matérialiste et mortifère) qu’il fallait reléguer aux oubliettes du refoulé, lesquelles nous ramènent à notre vulnérabilité face à l’indicible de l’instant pulsionnel, vécu jusqu’à ses dernières limites.

Le surréalisme que nous offre l’artiste plonge ses racines dans le mythe, à la fois culturel et personnel. Mais, à y regarder de près, le mythe, n’est-il pas lui-même l’expression première du « surréalisme », par la tragédie qu’il exprime de façon poétique?

Par « tragédie », nous entendons l’œuvre prise comme source de méditation et d’enseignement, c'est-à-dire, au sens grec du terme. 

En quoi, d’un point de vue technique, le surréalisme de l’artiste se définit-il ? Il se définit, en premier, par la puissance de ses couleurs qui lui assurent sa lumière. Par « puissance », nous voulons mettre en exergue la façon dont les couleurs (tendres dans l’ensemble mais efficaces dans la lumière qu’elles créent) projettent le sujet vers le regard du visiteur. A partir d’une note dominante (jaune, bleu, vert…) utilisée comme fond chromatique, toute la palette sert, en quelque sorte, de propulseur au sujet destiné à être capté par l’œil.

D’un point de vue mythologique, ce qu’il y a sur la toile, témoigne de la présence envahissante des dieux et des déesses, prenant l’expression de formes que seule la part mythique de nous-mêmes, c'est-à-dire, la part liée à notre essence, peut interpréter et prolonger.

Le grand sens de la technique de l’artiste se développe tant dans les grandes toiles que dans les petites. La caractéristique de ces petits formats est définie par une sorte de déploiement de la forme, un peu comme le dépliage de celle-ci. Ils se définissent par plusieurs zones à l’intérieur desquelles elle s’exprime dans une myriade de détails : OTRO MUNDO (UN AUTRE MONDE) (40 x 40 cm-huile sur toile),

12273209281?profile=original

la particularité de l’écriture de l’artiste se définit dans le fait qu’elle aborde la forme de telle façon que, de par son traitement, elle effleure à plusieurs reprises une abstraction pour ainsi dire, « contrôlée ». Nous l’observons à la vue de ces vibrations presque « musicales » s’échappant de cette série de courbes et d’entrelacs, chromatiquement concentrés à l’intérieur d’une dominante rouge, de laquelle apparaissent des notes vertes (au centre) et mauves (vers le bas).

Ces couleurs, vives à l’origine, mais réduites à leur expression la plus tendre, mettent en  relief la forme dans toute la plénitude de son essence. Peu importe qu’elle soit connue ou non, l’essentiel c’est qu’elle réponde aux exigences de l’espace, conçu comme aire de jeu sur laquelle elle s’étale. Car, au-delà de cet onirisme, il y a une discipline de la forme et de la couleur : tout est agencé pour qu’aucun élément ne sorte de la zone qui lui a été assignée et dans laquelle il évolue. Cela est vrai au point que la peinture recouvrant l’espace ne déborde jamais du cadre.

Cela prouve la fascination de l’artiste pour la peinture aztèque où les œuvres sont spatialement conçues de la même façon.

Cela dit, y a-t-il un ordre manifestement préétabli dans les compositions de l’artiste ? Il n’y en a pas, en ce sens qu’il ne sait jamais de quelle façon se terminera la toile qu’il conçoit.

Concernant les grands formats, l’écriture picturale reste la même, en ce sens que, comme pour les petites compositions, tout se développe à partir d’une couleur dominante. RECORDANDO MI INFANCIA (ME SOUVENANT DE MON ENFANCE) (100 x 81 cm-huile sur toile),

12273210453?profile=original

la couleur dominante est le vert en dégradés à partir de laquelle se bâtit l’image. Le titre est évocateur car le « me souvenant » implique la démarche cérébrale de se souvenir laquelle se conjugue avec l’action du visiteur de regarder. Il s’agit là de deux actes à portée réflexive, mettant en scène l’artiste et le visiteur dans l’accomplissement d’un même acte : la création et le prolongement de celle-ci par le biais de l’imaginaire du regardant. Nous avons ici une adéquation presque physique entre l’artiste et le visiteur, reliés par le dénominateur commun qu’est l’enfant (c'est-à-dire l’artiste), campé à la gauche de la toile, dont le rendu est imprécis. S’il est imprécis, ce n’est que volontairement. Car, le souvenir, procédant de la mémoire, demande à l’instar de la vision une sorte de « mise à feu » pour arriver à préciser les contours du passé. L’enfant est encore flou. Seul le regard du visiteur peut lui donner une consistance charnelle. A droite de la toile

12273210269?profile=original

se trouve la mère de l’artiste dont les traits du visage sont précisés de façon réaliste, offrant à la conception physique de l’enfant, le contrepoint d’un rêve « éveillé ». Au centre de la composition, faisant partie du corps de l’oiseau en passe de prendre son envol, nous avons une image riche d’enseignement, à savoir la spirale.

12273210863?profile=original

Celle-ci est un symbole à portée universelle représentant le temps. Néanmoins, dans la culture aztèque, elle bénéficiait d’une iconographie hiéroglyphique se rapportant à l’Histoire et à son évolution sous l’aspect du calendrier. Le temps, dans la culture aztèque, ne se concevait pas de façon linéaire comme en Occident mais bien de façon circulaire : chaque cercle (cycle) se terminait par sa fermeture. De ce même cercle (terminé) en naissait un autre, lequel, bien sûr, s’achevait de la même façon.

12273209460?profile=original

Néanmoins, que ce soit sur base d’un cercle ou d’une droite (imaginaire), l’iconographie du temps supposait une évolution, c'est-à-dire, qu’elle portait vers le haut.

Il y a dans cette œuvre une opposition vitale entre réalité « onirique » et réalité « physique » : l’enfant « onirique » opposé à sa mère « physique ». L’évanescence du  flou opposé à la matérialité organique existant par elle-même. Observez la position des mains de la mère : elle pose sa main droite, au-dessus de la spirale, caressant le dos de l’oiseau sur le point de s’envoler. Sa main gauche tient quelque chose de sphérique semblable à un fruit. Cela forme un mouvement insolite dans le jeu des mains animant pour ainsi dire l’existence de l’oiseau.

Dans le bas du tableau, nous remarquons ce qui pourrait évoquer un jeu par la présence de ce qui ressemble à des fléchettes, placé à côté de ce qui serait une balle.

L’œuvre est structurée comme suit :

1)    Les teintes rouge et rose dominent l’avant-plan, mettant en relief ce qui pourrait être la balle et les fléchettes, symbolisant l’aire du jeu

2)    le vert est la couleur du souvenir avec l’enfant et la mère en guise de référents cognitifs

3)    le bleu évoque le ciel vers lequel l’oiseau prend son envol

L’écriture surréaliste de l’artiste s’affirme tant dans les sujets que dans les titres. Jetons encore un regard sur les œuvres de petit format : ORIGEN DESCONOCIDO (ORIGINE INCONNUE) (40 x 40 cm-huile sur toile),

12273211067?profile=original

est une toile qui offre un florilège de possibilités interprétatives du point de vue pictural. Il représente un ensemble iconographique composé de formes hétéroclites. Certaines sont connues telles que les poissons et les algues, d’autres participent plus d’une forme personnelle d’abstraction lyrique. Le tout étant relié par un chromatisme de fond à dominante verte. Mais voilà que sur la gauche du motif central, apparaît vers le haut à droite du motif, une paire d’yeux fixant le visiteur. L’ensemble de la composition traduit une atmosphère résolument aquatique. Cela peut sembler incroyable, néanmoins, lorsque l’on demande à l’artiste la raison pour laquelle il a intitulé ce tableau ORIGINE INCONNUE, il avoue le plus calmement possible, qu’il n’en sait rien et que cela lui est venu comme ça ! Ce titre, associé au sujet, n’est pas sans évoquer l’origine du vivant. Traduit sur le plan pictural, cette œuvre reprend les possibilités et les objectifs de l’artiste : passer un jour du figuratif à l’abstrait de façon progressive. Sommes-nous donc en train d’assister à une mutation lente de l’écriture picturale de l’artiste ? Possible. Mais cette écriture devra tenir compte du symbolisme latent qui l’articule. A titre d’exemple, le motif principal du tableau cité est basé sur le module ovale, évoquant l’œuf.

Mais ce module ovale est aussi celui de la cellule microscopique et du spermatozoïde à l’origine de la vie. Car il s’agit d’une réminiscence de la vie et par conséquent, de ses origines. Nous comprenons à présent que l’art d’ALVARO MEJIAS est, en réalité, un surréalisme symboliste. Et le génie (le mot n’est pas trop fort !) de l’artiste réside dans le fait qu’à aucun moment vous ne pouvez dresser une dichotomie ressentie entre ces deux styles. L’un soutient l’autre dans la construction d’un même édifice.

Et peut-être même que l’un ne peut se passer de l’autre car les croyances, les mythes, le cosmos…participent d’un même sacré, indistinctement surréaliste et symboliste. A sa façon, le symbolisme les a traduits, en Occident, par des images reprenant le personnage de la Femme en tant que Muse procédant de la déesse antique. Le surréalisme, lui, les a explorés en leur donnant une connotation ouvertement psychanalytique et libertaire.  

L’artiste a vécu la trop rare fortune d’avoir eu son père comme professeur de peinture. Celui-ci est lui-même un peintre symboliste. De ce dernier, il a hérité sa technique, à savoir le frotti au chiffon : comme il ne débute jamais une peinture au pinceau, l’artiste utilise le chiffon qu’il imbibe d’huile de lin et qu’il frotte sur la surface de la toile, jusqu’à ce que l’embryon d’une forme, lentement, n’apparaisse. A ce stade, il reprend la toile par une seconde couche d’huile et la termine au pinceau en la peaufinant, lui donnant ainsi une réalité.

Chaque toile est pour lui une œuvre unique. En aucun cas il ne peut la reproduire telle quelle. L’importance qu’il accorde à la couleur ne diminue en rien celle qu’il donne à la forme. Bien qu’il habite la France depuis des années, l’artiste n’en demeure pas moins vénézuélien, amateur des « murales » de Rivera ancrés dans le Réalisme Socialiste des années ’30. Mais il est aussi et surtout païen, récipiendaire d’une culture millénaire tout empreinte de mysticisme et de sacralité. Le titre même de son exposition, L’IMMORTALITE DU CRABE, nous ramène au dépassement de la mort ainsi qu’à la créature aquatique procédant de la vie, dont l’origine est inconnue et sacrée. Car le crabe fascine ne fût-ce que par son aspect tentaculaire : aire de tous les sortilèges. Dans le Tarot divinatoire, il symbolise, par sa carapace protectrice, l’image de la maternité en tant que gestation en cours dont le biotope est l’eau, c'est-à-dire, évoluant dans la fertilisation du vivant. Le crabe, pris dans l’imaginaire universel ne peut être qu’une forme particulière de l’expression vivante de la mythologie personnelle.   

Par la portée universelle de son œuvre, ALVARO MEJIAS prouve au Monde qu’avant d’être un style, le surréalisme, plongeant ses racines dans les arcanes de l’Etre, est avant tout un humanisme.

François L. Speranza.

12273002454?profile=original

Une publication
Arts
 
12272797098?profile=original

Lettres

N.-B.: Ce billet est publié à l'initiative exclusive de Robert Paul, fondateur et administrateur général d'Arts et Lettres. Il ne peut être reproduit qu'avec son expresse autorisation, toujours accordée gratuitement. Mentionner le lien d'origine de l'article est expressément requis.

Robert Paul, éditeur responsable

A voir:

Focus sur les précieux billets d'Art de François Speranza

12273211264?profile=original

François Speranza et Alvaro Mejias: interview et prise de notes sur le déjà réputé carnet de notes Moleskine du critique d'art dans la tradition des avant-gardes artistiques et littéraires au cours des deux derniers siècles

(8 février 2016 photo Jerry Delfosse)

12273211096?profile=original

                                                                     Signature de Alvaro Mejias

12273214459?profile=original

Exposition  Alvaro Mejias, à l'Espace Art Gallery en février 2016 - Photo Espace Art Gallery

Allongeaille de Robert Paul: Quelques oeuvres de l'artiste:


Lire la suite...

Auxiliaire de la justice

Propos à mon fils Alain

Me tient l'envie de paresser.
Rien ne me semble être pressé.
Curieuse, je m'interroge
Sur un pouvoir que je m'arroge.

Je proclame à tous les Français
Que nul ne doit s'en balancer
Voyant se commettre des torts,
Ne causant crainte ni remords.

Je fis le choix d'être avocat
Et suis sûre qu'en aucun cas
Je ne couvris une injustice.
Je me serais sentie complice.

Restent muets les opprimés.
En leur nom, me suis exprimée.
Je leur ai donné la parole,
Estimant être dans mon rôle

 

Face à des humains immoraux,
Pourtant traités comme normaux,
Je ne peux sortir du silence
Mais subis un dégoût intense.

7 mars 1017

Lire la suite...

Sous la plume...

12273214871?profile=original

Sous la plume

S'écoule l'encre brune

Que la tache embrume...

 

Sous la plume

Que plus rien ne retient

Se laisse deviner ton écrin...

 

Dans ce jeu d'ombres et lumières

Qu'un rien éclaire

Goutte à goutte perle ta lumière...

 

Sous la plume

Et, au gré de celle-ci

Ondulent les écrits...

 

Sous la plume

Le trait incertain se dessine

et se peaufine...

 

Sous la plume

Ondes et formes prennent cours

Que leur empreinte parcoure...

 

Sous la plume

Des plus grands désirs

Je me sens envahir...

 

Les pensées vibrent

Et m'enivrent

Sous la plume...

 

Marianne Leitao

Ecrit le 7 mars 2017

 

Lire la suite...
Une photo de Nicole Duvivier a été signalée.

" Le canard pilet "

Un canard pilet se hasarde sur un étang gelé ...technique : aquarelledimensions totales : 53 cm L x 42 cm H
 
Une photo de Raymond MARTIN a été signalée.

A LA FERME

Huile sur toile
 
Une photo de Fabienne Coppens a été signalée.

Un jour mon Prince viendra

...me pincer les...
 
Une photo de mertens françoise a été signalée.
 

 

Lire la suite...
administrateur partenariats

12273208673?profile=original

"Prairial"

Liliane Magotte

Sanctus, Benedictus

Sous la voûte bleutée scintille le printemps.

La rosace azurée de papillons flottants

Sur les rayons turquins, soudain se fait bouquet

Mille reflets carmins explosent en un banquet.

 

Ô cet orgue divin en arpèges vermeils,

Prairial au matin chante ses merveilles.

 

Sanctus, Benedictus

Gloria in exelsis.

12273212266?profile=original

Joëlle Diehl

04/30/2017

12273208673?profile=original

Sanctus Benedictus

Unter dem tiefblauen Gewölbe funkelt der Frühling.

Die azurblaue Fensterrose mit den schwebenden Flammen

Auf türkis Widerscheine, plötzlich wird zum Blumenstrauss.

Tausende karminrote Strahlen entfalten sich zum Bankett.

Ô dieser göttliche Orgel in leuchtendroten Arpeggio,

Mai im Morgentau singt seine Wunder.

Sanctus Benedictus

Gloria in exelsis.

12273212266?profile=original

JDL

Traduction JDL

12273208673?profile=original

Sanctus, Benedictus

Under the deep blue vault sparkles the spirit.

The azured rosace of floating flames

Gliding on turquoise rays, suddenly flashes the bouquet

And thousands of carmine glints explode into the celestial banquet.

O this divine organ in arpeggiated arpeggios,

Prairial in the morning will sing its wonders !

Sanctus Benedictus

Gloria in exelsis.

 

12273212266?profile=original

JDL

Traduction de Deashelle

12273208673?profile=original

Un partenariat poésie-peinture

&

Traductions

Arts 12272797098?profile=originalLettres

Lire la suite...

Une foi ardente

Songerie

Un quinze mars, je pris époux,
Je viens d'y penser tout à coup.
Un engagement volontaire,
Pourtant à mon bonheur contraire.

Jour fatidique en vérité.
Je conservais ma liberté,
Restée la même en apparence,
Mais souffrais de sa différence.

D'un dieu, je ne craignais rien
Mais ne fis jamais que le bien.
Or en reçus la récompense;
Il pèse lourd en la balance.

Lentement arrive en ce mois
Le jour quinze que je prévois
Porteur d'un douloureux présage
Pour un homme d'un certain âge.

Son être déborde d'orgueil.
Il ne se voit pas sur le seuil
D'une demeure misérable.
Aux chrétiens, Dieu est secourable.

7 mars 2017

Lire la suite...

O toi mon guide - poême

O toi mon guide

 

Si j’étais tenue de mourir un jour

Sans plus suivre tes pas ô mon guide

Et si tes bras chargés de tant d’amour

Ne se refermaient que sur le vide

 

Tu m’appellerais si fort que l’écho

De ta voix m’effleurerait l’oreille

Comme jadis ton cœur coquelicot

Me berçait protecteur de mon sommeil

 

Tu me chercherais par delà tes yeux

Les nuits noires et les matins vermeils

Il te faudrait partir vers d’autres lieux

Et avancer en suivant le soleil

 

Pour explorer fosses et abîmes

En grattant de tes deux mains la terre

Afin que l’humus se légitime

D’une inquisition autant amère

 

En refusant de nos amours la fin

En dépit des bonheurs jadis offerts

Peut être me trouverais tu enfin

Inerte tapie au fond des Enfers

 

Jacqueline Grout

Lire la suite...

Des mots qui s'aiment

Je veux des mots qui s'aiment
qui ne mentent jamais
auxquels on songe la page tournée
comme à un paradis perdu
Je veux des mots tendres et fragiles
comme un chant à côté de la mesure
des mots qui donnent accès
à d'autres vies que la mienne
Je veux danser avec les mots
m'envoler et planer avec eux
suspendre ma vie à ces mots
comme à celle d'un petit oiseau

(martine rouhart)

Lire la suite...

Ecrire dit Jeanne JGobert

Drôle d’idée de coucher sur le papier ce qu’elle pense ! se dit Jeanne. Elle perçoit depuis peu un manque, un vide, un peu de solitude ou le besoin d’écrire. Elle a décidé de se mettre devant une feuille blanche, familière et amicale. Elle veut se rapproprier toutes les idées, tous les mots qui trottent dans sa tête. Ses pensées abondent, cheminent dans tous les sens. Elles sont trop nombreuses.

Décrire la nature toujours engourdie, le printemps qui s’annonce. Montrer la végétation qui passe le bout de son nez et qui s’éveille lentement. Parler de l’hiver glacial, des jours tristes.

Rêver de vacances au bout du monde. Choisir un prochain départ vers l’inconnu. Jeanne a énormément d’idées pour ce nouveau voyage. Visiter des sites de civilisations disparues.

Jeanne s’enflamme. Ses idées se bousculent et font un véritable tollé dans sa tête.

Son regard se pose dehors. Des travaux se rappellent à elle. Pourquoi ne pas refaire sa jolie terrasse qui, les soirs d’été, l’accueille et l’enveloppe de douceur, et lui font vivre des couchers de soleil merveilleux. Un endroit qui a toujours eu sa préférence. Un lieu sobre mais joliment arboré et semé de souvenirs indélébiles. Tout un monde qui la tient en pensée et bien vivante.

Sa vie s’est déroulée comme beaucoup d’autres, sans trop d’événements négatifs. Jeanne peut tirer un fil sur toutes ses années sans qu’il n’y ait d’achoppement, d’obstacle. Une vie simple que le destin a marquée de douceur et parfois de tristesse.

De nouveau, son esprit s’emballe et repart vers ce temps béni de la jeunesse où les souvenirs demeurent tendres, inachevés. Où les « si » changent le cours de l'existence. Jeanne se remémore ce passé et joue comme une artiste sur scène.  Certaine d’avoir fait les bons choix et les bonnes répliques, elle réinterprète sa vie avec bonheur, malgré quelques trouées qu’elle a enjolivées et qui se dépeignent toujours à son avantage.  

Jeanne aime ainsi retrouver, rejouer avec sa mémoire ses moments exceptionnels et rares. Un plaisir toujours renouvelé qu’elle veut étendre sur le papier.

La feuille blanche, amie de toujours, se noircit enfin. Coucher les mots de cet homme disparu, d’une grande sagesse. Noter cette tendresse gratuite, cet amour inconditionnel la bouleverse. Comme elle aimerait écrire de grands poèmes et lui rendre hommage. Transmettre son message par des mots simples et profonds.

Son esprit de nouveau part vers d’autres horizons et brode, brode un avenir enchanteur. Jeanne se remet à rêver et les mots coulent comme la rivière de son enfance, main dans la main, avec ce grand-père fabuleux et tellement aimé. Un doux sentiment que les années n’ont pas effacé.

Jeanne est heureuse au milieu de ce monde qu’elle a créé depuis tant d’années. Les personnages sont là, qui l’entourent. Le plaisir de les savoir avec elle la remplit de gaieté.

Un plaisir simple qui fait sa vie.

Lire la suite...

L'imprévoyance qui se paie

Propos

Quand les citoyens d'un pays,
Partagent un très grand souci,
Ils écoutent les plus habiles
À trouver les gestes utiles.

Ils ont foi en leurs dirigeants,
Tenus pour être compétents,
Semblant dévoués à l'extrême.
Or perdurent de gros problèmes.

Cela advient quand des élus
Arrivent à ne s'entendre plus.
Certains qui ont des évidences
Les transforment en exigences.

Se voir puissant, le proclamer,
Désirer se faire acclamer,
Faire briller des apparences,
Résultent de la suffisance.

Certains êtres se sentant forts
Causent des méfaits sans remords,
Personne ne prend la parole
N'oserait critiquer leur rôle.

Sur les statues de la Justice,
La pluie dans le silence glisse.
Sa vue peut sembler rassurante.
On la sait non accommodante.

Prévoir, éviter son courroux
Met certes à l'abri de ses coups.
Les coupables pleins d'arrogance
S'exposent aux pires sentences.

6 mars 2017

Lire la suite...

La première fois...

La première fois.

Une maison au bord de la mer,

des bourdonnements d'abeilles ça et là,

Bruissements de feuillages argentés,

des flots paisibles, assourdis comme le sommeil

peut l'être ; respiration bleue, chuchotements.

Puis ce chemin sinueux et clair,

montant jusqu'à la plage longue et chaude ;

sur elle des coquillages en pagaille,

oubliés des pulls, des chandails,

des empreintes de corps, d'enlacements ;

puis le chant des vagues.

Dans la maison au bord de la mer,

Marie est étendue, blonde et fine,

 l'ensoleillement de la bouche de Pierre

éclabousse de lumière, sa peau juvénile,

 si attendrie par la sienne plus brune.

Ebahissement ; douceur un rien brutale

 car maladroite, nouvelle.

Rupture, non sans brûlure, avec la préadolescence.

L'aube inanimée sur elles,

 est cet écrin de cet instant unique, précieux ;

la toute première fois.

 

NINA

 

Lire la suite...
administrateur théâtres

17103472_10154964391468405_5703489335620281078_n.jpg?oh=c5166de4181da895da1c69c3cc221408&oe=596DFE60

Guernica, mi amor
de et par : José Perez

José Perez est traducteur, poète-partisan, et conférencier. Nous avons applaudi son précédent spectacle en octobre dernier au théâtre de la Clarencière. Il mettait en scène la poésie de Garcia Lorca, et ce fut un triomphe! La salle, ce soir, est  à nouveau comble. « Le rôle des poètes, c’est d’y croire ! »

José Perez est né dans le même quartier de Malaga en Espagne que Picasso. Cela fait 20 ans qu’il méditait de rendre hommage à Guernica,  cette toile mythique qui fut une révélation pour lui dès le plus jeune âge, une toile qui fut le témoignage visuel le plus éloquent et le plus fort de l’horreur absolue de la guerre, tant défensive qu’ offensive. Pablo Picasso dit  lui-même de ce manifeste : « Cette peinture n’est pas faite pour décorer les appartements. C’est un instrument de guerre, offensif et défensif contre l’ennemi. » Elle symbolise la colère ressentie par le peintre à la mort des  innombrables victimes tombées le 26 avril 1937, un jour de marché, à16h30  sous le feu des escadrilles allemandes à la demande du Général Franco. On se souvient de cette célèbre anecdote qui raconte qu’Otto Abetz, alors ambassadeur du régime nazi à Paris, aurait lors d'une visite d’atelier devant une photo de Guernica demandé à Picasso avec colère: « C'est vous qui avez fait cela ? » Et Picasso aurait répondu bravement: « Non… c'est vous ! » 

José  Perez  ne croit pas aux tables qui tournent ni à aucune bondieuserie, mais il croit dans le Diable et conte l’histoire du Mal : «Et puis le diable  s’en était pris à mon village », raconte-t-il, alors que  l’innocent village basque préparait une noce !  La toile fut  exposée il y a 80 ans au Pavillon espagnol de l'Exposition internationale à Paris en 1937. On ne peut passer cet anniversaire sous silence!

C’est l’occasion pour José Perez de  réunir sous sa plume  les deux figures tutélaires espagnoles :

 «  A ton chevalet, peintre, à ta muse, poète,

 Dessine-nous le jour, invente-nous la fête,

 La surface de ta page blanche, inondée de vermeil,

 La surface de ta toile blanche, inondée de soleil,

 Que luisent tous les feux tournés vers l’Empirée,

 Que nagent les dauphins vers le port de Pirée. »

Aujourd’hui, les bombes tombent de plus en plus près, et de plus en plus souvent. Convoquer Picasso après avoir invité Garcia Lorca pour condamner le franquisme est une évidence. Il faut prendre les armes poétiques et artistiques pour confronter le Mal absolu. Pour que les gens se rendent compte des relents de la bête immonde qui se réveille… partout dans le monde en 2017. Elle est parmi nous.

Il ne faut plus la faire, la guerre. C’est écrit dans le sang de la terre, « quand il n’y a plus de ciel pour bercer la campagne, quand il n’y a plus de feu pour chauffer l’Espagne ! » Quand des noms d’hommes sont mis en répertoires, quand on se tient au mur sous le bruit des sirènes. Quand la chemise est maculée de sang. Et que les hommes se sont enfuis dans la forêt. Il y a tant d’hommes et de femmes accablés et torturés dans les cachots pour avoir condamné le silence. Il y a tant d’enfants sacrifiés dans le grand saccage.  

« …Est-ce ainsi que les hommes vivent 
Et leurs baisers au loin les suivent… »

Très habilement, José Perez mélange  le terreau des  grands poètes français Aragon, Apollinaire et d’autres encore,  l’argile féconde de  vastes musiques classiques et la tourbe légère de chants traditionnels espagnols, le feu de sa propre passion poétique, la voix de la Résistance, la guitare, le talon, le bâton, la berceuse de Brahms et la  valse de Chostakovitch pour nous émouvoir et nous faire entrevoir l’avènement de la démence et  l’épouvantable suicide de la Liberté.

« Picasso colombe au laurier
Fit Guernica la mort aux cornes
Pour que dans un monde sans bornes

La nuit ne vienne plus jamais

La nuit ne vienne plus jamais
La nuit ne vienne plus jamais » –
Jean Ferrat

picasso24.jpg

 
       « Je n'ai jamais considéré la peinture comme un art de simple agrément de distraction. Ces années d'oppression terribles m'ont démontré que je devais combattre non seulement pour mon art mais aussi pour ma personne ». Pablo Picasso

µ https://www.laclarenciere.be/

µ José Perez prépare un autre spectacle à La Clarencière, pour le mois de Juin : « le Carré Long » La franc-Maçonnerie a 300 ans. Avec Myriam Kaminski, Kate Rizzi, Cécile Rigot, et François Mairet. Les 23 et 24 juin 2017    

µ Rejoignez-nous! https://www.facebook.com/groups/364779173602534/

µ Et profitez-en pour plussoyer la page de l'auteur de cet article où vous retrouverez quelques photos du spectacle! https://www.facebook.com/plusde500billetsdeDHL/

Lire la suite...

CHUT...

J'apprécie le raffinement

Le plaisir flottant dans l'air...

Je crains les mots compliqués

Un faible pour simplicité!

Dans la nuit quand sommeil fuit

Je rejette au loin l'ennui...

Et ma plume enfin déliée

M'aide à rejoindre Morphée!

J.G.

Lire la suite...
administrateur partenariats

12273208673?profile=original

"Prairial"

Liliane Magotte

Sanctus, Benedictus

Sous la voûte bleutée scintille le printemps.

La rosace azurée de papillons flottants

Sur les rayons turquins, soudain se fait bouquet

Mille reflets carmins explosent en un banquet.

 

Ô cet orgue divin en arpèges vermeils,

Prairial au matin chante ses merveilles.

 

Sanctus, Benedictus

Gloria in exelsis.

Joëlle Diehl

04/30/2017

12273208673?profile=original

Sanctus Benedictus

Unter dem tiefblauen Gewölbe funkelt der Frühling.

Die azurblaue Fensterrose mit den schwebenden Flammen

Auf türkis Widerscheine, plötzlich wird zum Blumenstrauss.

Tausende karminrote Strahlen entfalten sich zum Bankett.

Ô dieser göttliche Orgel in leuchtendroten Arpeggio,

Mai im Morgentau singt seine Wunder.

Sanctus Benedictus

Gloria in exelsis.

JDL

Traduction JDL

 12273208673?profile=original

Sanctus, Beneditus

Under the deep blue vault sparkles the spirit.

The azured rosace of floating flames

Gliding on turquoise rays, suddenly flashes the bouquet

And thousands of carmine glints explode into the celestial banquet.

O this divine organ in arpeggiated arpeggios,

Prairial in the morning will sing its wonders !

Sanctus Benedictus

Gloria in exelsis.

 

JDL

Traduction de Deashelle

12273208673?profile=original

Un partenariat poésie-peinture

&

Traductions

Arts 12272797098?profile=originalLettres

Lire la suite...

Hommage reconnaissant

À Monsieur François Hollande, président de la république française.

L'histoire évalue les mérites
Porte un lucide jugement.
Les contemporains, eux hésitent.
Ou se laissent abuser, souvent.

Les Français ne connaissent pas
Quelle est la fonction essentielle,
Confiée au chef de l'état,
Par leurs lois constitutionnelles.

La séparation des pouvoirs
Établit les différents rôles.
Votent par choix ou par devoir,
Ceux qui ont droit à la parole.

Tous les élus sont animés
Par le désir de bien servir.
Ils essaient de se faire aimer.
Leur rigueur peut les desservir.

Je veux vous rendre un humble hommage,
Vous dire grandement merci
L'ingratitude décourage
Or vous relevez les défis.

La France reste mon pays.
J'aime son ancienne culture.
Ses grands poètes m'ont ravie.
Que son humanisme perdure!

Montréal, mardi 4 novembre 2014

Ce poème a été remis remis à M.François Hollande lors de son passage à Montréal en 2014

Lire la suite...
RSS
M'envoyer un mail lorsqu'il y a de nouveaux éléments –

Sujets de blog par étiquettes

  • de (143)

Archives mensuelles