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Ce renouveau, en ma vieillesse


Il y aura certes des fleurs
Et des oiseaux en ce printemps.
Or fade est son commencement,
Il n'engendre pas de ferveur.

L'instant s'écoule sans brillance,
M'offre l'image de la paix.
L'équilibre semble parfait;
Le garde intacte le silence.

Ma rue reste imbibée de pluie.
Volatile ma pensée erre.
Sans intérêts, la laisse faire.
Je ne ressens aucune envie.

Ne me manque pas la tendresse,
Qui m'arrive très fréquemment,
D'un rayonnant ruissellement,
Se posant sur moi en caresses.

Lors où en est ma joie de vivre?
Ai reçu mon lot de bonheur,
L'ai savouré dans la candeur.
Paraît loin le vent qui enivre.

6 avril 2017

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LA VAGUE

une aquarelle

d'Adyne Gohy

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a été inspirée par

MISCELLANEA

un poème

de

Raymond Martin

Oraison funèbre oubliée par le temps,

Paroles envolées au champs d’honneur apatride,

Heurte la tête vide du soldat laboureur.

Fleurissantes marguerites piétinées en chemin.

 

Ivresse, ivresse, ô ivresse mon amie,

Dans la nuit divine tu m’apportes la vie

Par sa peau si soyeuse d’un avenir certain,

Au contour d’un sein et du phare de ses yeux.

 

Au passage de la vie sous le sceau de la scie

Minuit a sonné le festin du destin

La messe fut dite et le calice amère car,

Satan, saperlipopette, ne fut pas de la fête.

 

Trou noir béant dans l’éventail rougeâtre,

Découvre l’oeil pétillant d’une Carmen d’albâtre,

Andalouse enflammée par le sang, réclame

La juste récompense pour taureau héroïque.

 

A tort ou à raison, les choeurs à l’unisson

Egrainent sans cesse des paroles singulières et

Imprimées sur les pages jaunies et fanées

Pour qu’un regard étonné s’y pose et les lise.

 

Etrange parchemin où des dessins suggèrent

Un regard fripon aux perles irisées,

Insistant à la balade sur le contour de lèvres

Embaumées par un ciel bleu d’été.

 

La douce chaloupée de la chaloupe en dérive

Prend des allures chaotiques sous le ciel étoilé.

Du creux de la vague à la crête des flots,

L’immensité profonde gagnera de la vie.

 

Courtisant à quatre pattes, perruque farinée

Soucieux que de lui on ne se raille,

Sous une bagatelle, courbe l’échine

A la vue de Madame cheminant à Versailles.
Raymond Martin

 

 

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Vague à l'âme face à la nuit

L'espace est devenu très noir.
J'aurais plaisir à recevoir
Une bouffée de poésie.
L'instant manque de fantaisie.

Je sais que les êtres s'activent,
Croient aux forces évolutives.
Ils avancent bon gré, malgré
Et participent au progrès.

Venue d'une tout autre époque,
Me tiens des propos équivoques.
Je n'arrive pas à conclure
Pourquoi un chagrin ne perdure.

Par son pouvoir, la providence
Délivre de sa persistance.
Quand de l'oubli, il resurgit,
Le transcende la poésie.

5 avril 2017

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administrateur théâtres

Stabat Mater dolorosa, 
La mère douloureuse se tenait debout

juxta crucem lacrimosa, 
Au pied de la croix en larmes. 

dum pendebat filius 
Tandis qu’on y suspendait son Fils. 

Cujus animan gementem, 
Dont l’âme gémissante 

contristatam ac dolentem, 
désolée et dolente

per transivit gladius 
fut transpercée par le glaive

O quam tristis et afflicta, 
O Combien triste et déchirée

fuit illa benedicta 
fut cette âme bénie

Mater Unigeniti
de la Mère du Fils unique 


Quae mœrebat et dolebat, 
Elle gémissait se désolait

et tremebat dum videbat 
et tremblait à la vue 

nati pœnas incliti 
des angoisses de son Fils divin 

Quis est homo qui non fleret, 
Quel homme n’aurait pleuré

Christi Matrem si videret, 
en voyant la Mère du Christ

in tanto supplicio 
subissant un tel supplice. 

Quis non posset contristari 
Qui aurait pu sans être consterné

Christi Matrem contemplari 
contempler la Mère du Christ

dolentem cum Filio ? 
gémissant avec son Fils ?

Pro peccatis suæ gentis, 
Pour les péchés de la race humaine

vidit Jesum in tormentis 
elle vit Jésus dans les tourments 

et flagellis subditum 
subissant la flagellation 

Vidit suum dulcem natum 
Elle vit son doux enfant 

Morientem desolatum 
dans la désolation 

dum emisit spiritum 
à l’heure où il rendit l’esprit 

Eia mater, fons amoris, 
Mère source d’amour,

me sentire vim doloris 
fais que je partage ta douleur

Fac ut tecum lugeam 
et tes pleurs 

Fac ut ardeat cormeum, 
Fais que mon cœur s’enflamme

in amando Christum Deum 
pour l’amour du Christ-Dieu

Ut sibi complaceam 
afin que je lui complaise 

Sancta Mater, istud agas, 
Sainte Mère, fais aussi 

Crucifix fue plagas, 
que mon cœur s’unisse

cordi meo valide 
aux souffrances du Crucifié 

Tui nati vulnerari,
A ton enfant meurtri

Tam dignati pro me pati,
que je suis digne de m’unir

Poenas mecum divude 
afin qu’il partage avec moi ses peines

Fac me vere tecum flere 
Permets qu’avec toi je pleure

Crucifixo condolere 
pour souffrir avec le Crucifié

Donec ego vixero
et cela tant que je vivrai.

Juxta crucem tecum stare 
Permets qu’au pied de la Croix près de toi

te libenter sociare
je m’associe à toi

in planctu desidero 
au plus fort de ta douleur. 

Virgo virginum prœclara
Vierge entre toutes choisie

mihi jam non sis amara 
qu’à moi jamais douleur aussi amère 

Quis non posset contristari 
ne me soient infligée près de toi. 

Fac ut partem Christi mortem 
Fais que je porte en moi la mort du Christ

passionis fac consortem 
qu’associé à sa passion 

et plagas recolere 
je revive ses souffrances

Fac me plagis vulnerari
Fais que blessé de ses blessures 

Cruce hac inebriari
je sois enivré de sa croix 

Et cruore Filii 
et du sang versé par ton Fils 

Inflammatus et accensus
Pour que je ne brûle point des flammes éternelles

Per te,Virgo, sim defensus 
ô vierge protégé,

in die judicii par toi, 
je sois au jour du jugement 

Fac me cruce custodiri 
Christ lorsqu’il me faudra sortir de ce monde 

Morte Christi prœmuniri
permets que conduit par ta mère j’accède

Confoveri gratia 
à la palme de la victoire 

Quando corpus morietur 
Quand mon corps mourra

Fac ut animae donetur 
fais que soit donné à mon âme

Paradisi gloria 
la gloire du Paradis.

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Le Stabat Mater de Pergolesi, part à la rencontre de cette méditation extraordinaire sur la douleur de Marie devant le supplice et la mort de son fils, composée par le moine franciscain Jacopone da Todi au XIIIe siècle. Cette œuvre ne cesse de vous mettre encore et toujours les larmes aux yeux… huit siècles plus tard. Dans sa mise en musique, J.B Pergolesi nous donne à scruter nos consciences et à envisager toute chose qui dépasse l’humain et le délivre de son orgueil insensé. C’est en 1736, à l’âge de 26 ans et tuberculeux que Pergolesi composa cette dernière œuvre dans un monastère près de Naples, avant d’y mourir.

 Quis est homo qui non fleret,

Matrem Christi si videret

in tanto supplicio?

Quel homme sans verser de pleurs

Verrait la Mère du Seigneur

Endurer si grand supplice ?

Un texte et une musique poignants mis délicatement en chant choral par Anthony Vigneron avec ses solistes professionnels qui composent l’Ensemble Vocal de l’abbaye de la Cambre. Des voix délicieuses... Julie Calbete, Coenjaerts Marie-Laure Gilles Thomas et Anne Hélène Moens que nous avons découverte à l'occasion de ce concert, puisqu'elle y tenait le rôle de soliste principale.

L’image contient peut-être : 2 personnes, personnes sur scène, personnes qui jouent des instruments de musique, personnes assises et plein air

L’image contient peut-être : 4 personnes, nuit

L’orchestre nous est venu de Budapest: le Concerto Armonico.  Ce sont de jeunes étudiants, qui jouent sur instruments d’époque et qui n’hésitent pas à démontrer par mille œillades de connivence, qu’ils s’amusent franchement lorsqu’ils jouent ensemble. Une très bonne chose d'ordinaire, mais là, l'allégresse n'avait rien de spirituel. Il semblait que le premier violon était particulièrement porté sur la badinerie avec des comparses dans la salle … Une hilarité tout de même assez dérangeante devant la douleur humaine qu’exprime cette belle œuvre de Pergolesi. Il en était de même -  et de façon encore plus évidente -  hors de la surveillance d’Anthony Vigneron, lors les deux cantates de Bach qui ont précédé le Stabat Mater: "Ich habe genug" BWV 52 et" Non sa che sia dolore" BWV 209.  Celles-ci illustraient bien  la joie intense de cette victoire éclatante sur la mort qui imprègne l’antienne du Laetare de l’office du dimanche précédent, ainsi que l'avait souligné le père Tanguy en début de concert. Ce qui n’est quand même pas une raison suffisante pour …presque chahuter en jouant de vos violons, chers musiciens de Budapest !

Tout comme le Stabat Mater, le texte de Bach est lui aussi empli de profondeur: "Aber dort, werd ich schauen süssen Friede, stille Ruhe!" "Da entkomm ich aller Not, die mich noch auf der Welt gebunden". Le texte italien n'est pas moins poignant: "Non sa che sia dolore chi dall' amico suo parte e non more. "

L’image contient peut-être : 2 personnes, personnes debout

Soulignons tout de même l’admirable et exquise exécution à la flûte de Jean Michel Tanguy, élève de Jean Pierre Rampal, lauréat de Genève, ancien soliste de l’Orchestre National de Belgique et professeur à la Hochschule de Mannheim, qu’il nous a été donné d’écouter aux côtés du claveciniste très inventif …Miklos Spanijl qui dirigeait l’orchestre pendant ces très belles cantates de Bach.

520498981.jpg?width=300Un événement exceptionnel avec l'orchestre Concerto Armonico Budapest et l'Ensemble Vocal de l'Abbaye de la Cambre sous la direction d'Anthony Vigneron Au programme: Stabat Mater Œuvre musicale de Giovanni Battista Pergolesi Cantates de J.S Bach Ich habe genug BWV 82 Non sa che sia dolore BWV 209

Les photos d'Arts et Lettres:

 https://www.facebook.com/pg/plusde500billetsdeDHL/photos/?tab=album&album_id=1190678201059378

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À la recherche du plaisir

                                                    Propos

 

La joie de vivre s’alimente aux sources des plaisirs. L’homme n’étant ni ange ni bête, doit satisfaire les besoins de son corps et ceux de son esprit. Pour se sentir joyeux, il part à la recherche de sensations agréables ou exaltantes si possible.

Je conçois mal cette pensée de Proust qui a écrit: on est impuissant à trouver du plaisir quand on se contente de le chercher. Je crois, au contraire qu’il est fort aisé à trouver en allant à sa rencontre. La vue d’une fleur nous est une caresse et celle d’un coucher de soleil

un délicieux émoi.

La beauté simple ou envoûtante ne peut laisser indifférent quelle que soit la forme qu’elle prend. Elle surgit dans la nature, partout et en toute saison.

L'art permet de capter l'essence des instants de grâce. Ils se renouvellent  car la nature se transforme en restant éternellement la même.

Dans le travail ou les loisirs, la joie ressentie a un effet énergétique.

Pascal pensait que l’homme suit sa raison en se donnant du plaisir. Elle permet d’apprécier ce qui est profitable ou à craindre.

Les libertins blasés se renfermaient maussades. Du plaisir, toujours du plaisir, n’est plus du plaisir selon la sagesse populaire. Mais est-ce vrai?

Il y a des plaisirs qui restent ignorés des pauvres et d’autres dont les gens riches n’ont même pas l’idée.

 Les bons vivants sont d’un commerce agréable. Ceux qui semblent bouder le plaisir ne nous stimulent guère.

Le corps a des pulsions et l’esprit des aspirations. Les plaisirs sont de natures différentes et causent des émois qui varient en intensité.

Chacun essaie de combler ses envies. Nul ne peut échapper à sa nature. Ceux qui se mortifient satisfont leur orgueil.

L’on ne devient que ce qu’on est. Il est sage de s’accepter, n’éprouvant aucune honte quand on cherche à se faire plaisir, en dépit du jugement des bien pensants souvent hypocrites.

Chaque plaisir qui se présente spontanément est une grâce.

 

 

 

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Un éclat de rire

Le cerisier en fleurs
un éclat de rire
un langage lumineux
qui ne laisse pas le choix,
une joie passagère
à saisir dans l'instant
les grappes neigeuses
à la grâce nonchalante
sont si tôt dispersées,
la faute au vent à la vie
au temps qui passe

(Martine Rouhart)

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C'est un autre printemps

                                                                             Doux ami,

 

 J’ai caressé mes joues,

jusque sous les cernes des yeux,

attendrie, j’ai souri.

Il n’y coulera plus de larmes

ou alors des larmes de joie,

quand le rire est devenu fou.

 

J’ai caressé mes joues,

attendrie, j’ai souri.

C’est au printemps que je rends grâce,

en hommage à la vie,

qui chaque  année s’y renouvelle.

 

J’ai reçu le don d’innocence.

J’accueille la beauté  dans un élan de joie.

Gloria! Gloria! C’est un autre printemps!

 

      21/3/90

 

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Noblesse et bassesse

   

Propos

Il ne serait pas indécent que les candidats à la présidence invitent les électeurs à considérer que l'un deux n'a pas le sens de l'honneur. Mais ils ont la noblesse de n'en rien faire.
Ils ne veulent pas profiter des terribles accusations portées contre lui par les instances judiciaires. Leur comportement devrait avoir pour effet une gratitude certaine.
Or que se passe-t-il? Le coupable épargné fait preuve d'une bassesse écœurante en tentant de les discriminer. Ce sont de respectables patriotes, certainement tout aussi compétent que lui.
Qui s'indigne, en silence, des ignobles attaques répétées dont ils font l'objet?
Je grincerais des dents si je devais me taire.

3 avril 2017

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Extrait " Les enfants Paradis " Damien Saez

Ils étaient des sourires, ils étaient des sanglots
Ils étaient de ces rires que font les chants d’oiseaux
Ils étaient des matins quand on va bord de mer
Ils étaient cœur chagrin, ils étaient cœur lumière
Ils étaient des poèmes, Ils étaient des oiseaux
Ils étaient des je t’aime qu’on dit bord du ruisseau
Ils étaient du café, ils étaient du bistrot
Ils étaient étrangers, ils étaient sans drapeau

Ils étaient de Paris, ils étaient de province
Ils étaient cœurs de pluie qui font cœurs qui grincent
Ils étaient pleins de vie, avaient l’œil du printemps
Ils étaient cœurs qui rient quand le ciel est pleurant
Ils étaient des promesses, ils étaient devenir
Ils étaient bien trop jeunes oui pour devoir partir
Ils étaient fils d’Orient ou fils de l’Occident
Enfants du paradis, enfants du Bataclan


En savoir plus sur https://www.lacoccinelle.net/1191317-saez-les-enfants-paradis.html#7m2vbYOVVvhmXMhp.99
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L'ombre de la honte


- Croyez-moi, il n'y a rien là,
Tous les péchés sont rémissibles!
Ce sont paroles de prélat,
Quand un fidèle est pris pour cible.

L'un d'eux, face au flagrant délit,
Mais rassuré, en confiance,
A foi en un rapide oubli,
Conserve une vive arrogance.

Il sait demeurer populaire,
Hypocrite on ne le peut plus.
Parce qu'il connaît l'art de plaire,
Il obtint ce qu'il a voulu.

Ce Tartuffe demeure en attente,
De sa valeur persuadé,
Sûr d'atteindre ce qui le tente:
Être Président sans tarder.

La disgrâce, odieuse boue,
Se répand sur toutes les zones
Où des inconscients le louent.
Certes, leur tolérance étonne.

Ne pourra le peuple de France
Se résigner, ne dire mot,
Laisser triompher l'indécence.
La honte est l'un des pires maux

1/04/2017

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L'histoire d'un canard enchaîné

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Dessin de Jacques Choucroun

Un canard, par inadvertance,
Près d'un arbre déraciné,
Se trouva un jour enchaîné.
Il y demeura en souffrance.

Or renonçant à l'espérance
De se délivrer de ses liens,
Eut l'idée d'appeler les siens,
Sans doute non loin, en errance.

Désormais, de la même place,
N'a pas le besoin de rêver;
Il peut à loisir observer.
Certaines choses le dépassent.

Lui vint l'envie de cancaner
Une façon de se distraire,
Il a du plaisir à le faire.
Voilà des passants renseignés.

Cette histoire semble être une fable
Mais sans morale elle finit.
Dans ce fichu monde où l'on vit
Tout est tenu pour acceptable.

31 mars 2017

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POURTANT !

S'accrocher au rideau qui lentement se déchire

Voguer sur un radeau flirtant avec la berge

Se sentir emporté en évitant le pire...

Mais étouffer parfois quand désespoir émerge!

Avec ardeur enfin, enlacer tendre amour

Et se dire que demain n'est rien qu'une émotion

Que l'infini emporte avec lui les toujours...

Vivre de trois petits mots, se bercer d'illusions !

J.G.

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Propos sur la complicité


Je pense qu'il est opportun de s'exprimer sur des termes confus. On peut également
désirer donner son avis sur des circonstances semblant obscures.

Il a été publié, le 27 mars courant, que madame Péneloppe Fillon a été mise en examen
pour « complicité et recel de fonds publics et d'abus de biens sociaux et recel d'escroquerie aggravée ».

L'article 121-7 du code pénal français définit le complice d'une infraction comme celui « qui sciemment, par aide ou assistance, en a facilité la préparation ou la consommation », ou celui « qui par don, promesse, menace, ordre, abus d'autorité ou de pouvoir aura provoqué une infraction ou donné des instructions pour la commettre».

Peut-on dire que madame Fillon a participé sciemment aux infractions de son mari plutôt que d'en avoir été informée tardivement?

Or une fois au courant des faits était-elle libre de s'exprimer et de réagir volontairement?
Il est bien évident que non.

29 mars 2017

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Aquarelle d'Adyne Gohy (Les Fagnes près de Verviers)

La nuit ne s’endort jamais
elle écoute nos pensées
berce nos rêves
nous ouvre les yeux
Elle parle tout bas
dehors dans le noir
aux choses invisibles
qui lui répondent
allume le ciel
éveille l'eau dormante
soulève des fantômes
fait bouger les ombres
La nuit avance pas-à-pas
ensommeillée
au petit matin
ce n’est pas le jour qui vient
c’est elle qui s’en va

Poème de Martine Rouhart

Die Nacht schläft nie ein,

sie hört unsere Gedanken,

wiegt unsere Traüme,

öffnet uns die Augen,

sie spricht leise

draussen im Dunkel

zu unsichbaren Dingen

welche ihr antwortet,

zündet Himmel,

weckt stilles Wasser, hebt Geister

und bewegt Schatten.

Die Nacht schreitet langsam

schläfrig

im Morgengrau!

Nicht dass der tag kommt

sondern Sie geht.!

Merci à Joëlle Dielh pour la traduction

 

The never slumbering Night

The Night never slumbers,

It listens to our thoughts,

Hums lullabies to our dreams,

Discloses our eyes,

Whispers out in the dark,

To invisible things

That respond silently.

The Night lightens up the skies,

Awakens still waters,

Causes ghosts to raise,

And shakes shadows apart.

Then the Night tiptoes away,

Half asleep.

In the waking early morning,

Glides not the Day,

But the never slumbering Night.

Merci à Deashelle pour la traduction

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Le bon mur



Il faut une base à un mur solide :

D'abord au coeur du sol creuser la tranchée,
Sonder l'abîme et enterrer le vide
Sous un rocher aux éternelles années.

Lorsque quelques jours ont durci et donc permis
Ce chemin maintenant vidé de ses "larmes",
Rien n'interdit dès lors au mur d'être construit
Et qu'il brandisse la force de ses armes.

Contre le vent il lui faudra des parades :
Un ciment à lier des pierres éparses,
Qu'il n'ait trop de graviers partant en ballade,
Mais le juste liant de ces deux comparses !

Bien, qu'il soit fort mais aussi de bonne hauteur,
Car dès lors il ne passera pas inaperçu ;
Les curieux, envieux, même les voleurs
N'auront désormais d'yeux que pour ce mur mal vu !

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Des voeux et des actes

Soliloque

«Assez!» est un impératif.
Or parfois, on peut se permettre
De ne pas vouloir s'y soumettre.
Il apparaît rébarbatif.

Quand on accueille la promesse
De changer un comportement,
D'y mettre fin hâtivement,
On doit redouter la faiblesse.

Il faut certes une volonté
Qui ne diverge ni ne baisse.
Quand un choix vers sa fin progresse,
Des gestes pourraient persister.

Les voeux sont de l'espoir qui erre,
Suivant diverses directions,
Pendant que de nobles actions
Allègent les maux qui atterrent.

28 mars 2017

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administrateur théâtres

ET pourtant ...le tango a été longtemps décrié par l’Église pour sa sensualité ! It's an art attack! Et quand le syndrome de Stendhal vous attrape, il n’existe plus ni temps, ni espace, mais un émoi vertigineux. C’est ce qui s’est passé l’autre soir à l’église Saint-Marc d’Uccle qui accueillait le Brussels Philarmonic Orchestra et le chef-d’œuvre choral de  la Misa Tango… le « péché mignon du pape François » une  œuvre liturgique argentine pour piano, cordes et bandonéon.

Aucun texte alternatif disponible.

 «La messe préférée du pape»  reçut en effet les honneurs du Vatican en octobre 2013, à Saint-Ignace de Loyola, pour l'ouverture du Festival international de musique et d'art sacré de Rome, dédié au Souverain Pontife. Composée en 1996, dans l'esprit de la Misa Criolla d'Ariel Ramírez, « cette messe atypique de Martin Palmeri offre la part belle aux sonorités de la musique du tango, et a un incroyable pouvoir de séduction qui emporte même qui n’apprécierait pas la musique classique. » Les textes, en latin, et la structure sont les mêmes que ceux utilisés pour les grandes messes classiques, mais les rythmes décoiffent et bouleversent. Ne manquaient que quelques couples de danseurs profanes portés par l’émotion de la musique sacrée! Le corps et l’âme apaisés et réconciliés !

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Choix éclectique : En première partie du concert nous avons eu  le plaisir d’écouter  L’Adagio pour cordes, une courte œuvre majeure du compositeur belge Michel Lysight, présent dans la salle. Une œuvre poignante et forte comme une immense houle bienfaisante, dans laquelle le recours au canon  développe une expressivité intense et apaisante!  Pour suivre : la Sérénade Op. 22, l’une des œuvres orchestrales les plus populaires qu’Antonin Dvorak composait en mai 1875, en  moins de deux semaines quatorze jours. Les cordes tanguent déjà, le battement des pizzicatos des violoncelles  annonce la messe argentine à venir. La disposition particulière de l’église avec l’orchestre en son centre permet, si on se trouve sur la droite d’apprécier au mieux les altos, violoncelles et contrebasses. Sous le regard bienveillant de David Navarro Turres, qui dirige l’orchestre,  la salle est bondée, et les sonorités chaleureuses se dispersent en de belles harmonies sur le bois de la nef renversée qui surplombe l’ensemble et résonne comme une conque divine. Le finale démarre sur le rêve et le mystère, David Navarro Turres cueille le recueillement et semble donner une leçon de cosmologie en indiquant les étoiles sur la voûte musicale. On reçoit une perception d’infiniment lointain et d’infiniment proche qui se répondent.

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Pour l’admirable messe, Le Brussels Philharmonic Orchestra  s’accordait avec euphorie avec les longs frissons du Choeur BachWerk, les solistes Pauline Claes (glorieuse mezzo soprano),  María Gabriela Quel (les tendres larmes du piano) et Pauline Oreins ( les joies et les sanglots de l’accordéon). Tous, dans une sorte d’état de grâce, dans un mélange de gammes vers l’infini et de vivante humanité  ont donné le meilleur d’eux-mêmes. Dona nobis Pacem ! La requête impérative se fond à l’espérance muette et poignante dans le cœur de chacun.

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http://www.bpho.be/concerts/2016-2017/misa-tango/

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