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J'ai une immense admiration pour l'oeuvre de Raymond Trousson. Le XVIIIe siècle y occupe une place prépondérante.
Etant donné que 2012 est l'année Rousseau, je m'attache à lire la biographie que R. Trousson lui a consacrée.
BIBLIOGRAPHIE DE RAYMOND TROUSSON
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Livres
Le thème de Prométhée dans la littérature européenne, Genève, Droz, 1964, 2 vol. (2e éd. augmentée 1976; 3e éd. 2001).
Un problème de littérature comparée : les études de thèmes. Essai de méthodologie, Paris, Lettres Modernes, 1965.
Socrate devant Voltaire, Diderot et Rousseau. La conscience en face du mythe, Paris, Lettres Modernes, 1967.
Rousseau et sa fortune littéraire, Bordeaux, Ducros, 1971 (2e éd. augmentée, Paris, Nizet, 1977).
Voyages aux Pays de Nulle part. Histoire littéraire de la pensée utopique, Bruxelles, Éditions de l'Université, 1975 (2e éd. augmentée 1979; 3e éd. revue et augmentée 1999).
Thèmes et mythes. Questions de méthode, Bruxelles, Éditions de l'Université, 1981.
Balzac disciple et juge de Jean-Jacques Rousseau, Genève, Droz, 1983.
Le Tison et le Flambeau. Victor Hugo devant Voltaire et Rousseau, Bruxelles, Éditions de l'Université, 1985
Stendhal et Rousseau. Continuité et ruptures, Köln, DME-Verlag, 1986 (2e éd., Genève, Slatkine Reprints, 1999).
Jean-Jacques Rousseau. I. La marche à la gloire, Paris, Tallandier, 1988. II. Le deuil éclatant du bonheur, Paris, Tallandier, 1989 (2e éd. 2003).
L'affaire De Coster-Van Sprang, Bruxelles, Éditions de l'ARLLFB, 1990.
Charles De Coster ou La vie est un songe, Bruxelles, Labor, 1990.
Jean-Jacques Rousseau. Bonheur et liberté, Nancy, Presses Universitaires, 1992.
Histoire de la libre pensée. Des origines à 1789, Bruxelles, Éditions Espace de Libertés, 1993.
Jean-Jacques Rousseau. Heurs et malheurs d'une conscience, Paris, Hachette, 1993.
Isabelle de Charrière. Un destin de femme au XVIIIe siècle, Paris, Hachette, 1994.
Défenseurs et adversaires de Rousseau. D'Isabelle de Charrière à Charles Maurras, Paris, Champion, 1995.
Images de Diderot en France 1784-1913, Paris, Champion, 1997.
D'Utopie et d'Utopistes, Paris-Montréal, L'Harmattan, 1998.
Petite histoire de l'Académie, Bruxelles, Éditions de l'ARLLFB, 1999.
Iwan Gilkin poète de la nuit, Bruxelles, Labor, 1999.
La Légende de La Jeune Belgique, Bruxelles, Éditions de l'ARLLFB, 2000.
Jean-Jacques Rousseau jugé par ses contemporains, Paris, Champion, 2000.
Visages de Voltaire XVIIIe-XIXe siècles, Paris, Champion, 2001.
Religions d'utopie, Bruxelles, Ousia, 2001.
Charles Van Lerberghe. Le Poète au crayon d'or, Bruxelles, Labor, 2002.
Sciences, techniques et utopies. Du paradis à l'enfer, Paris, L'Harmattan, 2003.
Antoine-Vincent Arnault. Un homme de lettres entre classicisme et romantisme, Paris, Champion, 2004.
Rousseau par ceux qui l'ont vu, Bruxelles, Éditions de l'ARLLFB-Le Cri, 2004, 308 p.
Denis Diderot ou le vrai Prométhée, Paris, Tallandier, 2005.
Diderot jour après jour. Chronologie, Paris, Champion, 2006.
Diderot, Paris, Gallimard, coll. «Folio biographies», 2007.
Éditions critiques
Fougeret de Monbron, Le Cosmopolite ou le Citoyen du monde suivi de La Capitale des Gaules ou La Nouvelle Babylone, Bordeaux, Ducros, 1970.
Louis-Sébastien Mercier, L'An deux mille quatre cent quarante. Rêve s'il en fut jamais, Bordeaux, Ducros, 1971.
Diderot, Apologie de Socrate, dans Œuvres complètes, Paris, Hermann, 1978, t. IV, p. 235-81.
Tiphaigne de la Roche, Histoire des Galligènes, Genève, Slatkine, 1979.
Louis-Sébastien Mercier, L'An deux quatre cent quarante suivi de L'homme de fer (édition de 1799), Genève, Slatkine, 1979.
Denis Veiras, Histoire des Sévarambes, Genève, Slatkine, 1979, 2 vol.
Simon Tyssot de Patot, La vie, les aventures et le voyage de Groenland du R.P. Cordelier Pierre de Mésange, Genève, Slatkine, 1979.
Simon Tyssot de Patot, Voyages et aventures de Jacques Massé, Genève, Slatkine, 1979.
Gabriel de Foigny, La Terre australe connue, Genève, Slatkine, 1981.
Diderot, Le Pour et le Contre ou Lettres sur la postérité, texte établi par E.Hill, introduit et annoté par R. Trousson, dans Œuvres complètes, Paris, Hermann, 1986.
Diderot, Les Deux amis, texte établi, présenté et annoté par R. Trousson, dans Œuvres complètes, Paris, Hermann, 1986, t.XXV, p. 445-54.
Diderot, Plan d'une tragédie intitulée Térentia, texte établi, présenté et annoté par R. Trousson, Paris, Hermann, 1986, t.XXV, p. 455-507.
André Baillon, Le Pénitent exaspéré, texte établi et commenté par R. Trousson, Bruxelles, Labor, 1988.
Lettres et pensées du prince de Ligne, d'après l'édition de Madame de Staël; présentées et annotées par R. Trousson, Paris, Tallandier, 1989.
Romans libertins du XVIIIe siècle, introductions et notes par R. Trousson, Paris, Laffont ("Bouquins"), 1993 (rééd. Paris, Édition du Club France Loisirs, 1999).
Charles De Coster, Lettres à Elisa, texte établi, présenté et annoté par R. Trousson, Bruxelles, Labor, 1994.
Voltaire et les droits de l'homme. Textes sur la justice et la tolérance, présentés et annotés par R. Trousson, Bruxelles, Editions Espace de Libertés, 1994.
Jean-Jacques Rousseau, Les Confessions, présentées et annotées par R. Trousson, Paris, Imprimerie Nationale, 1995, 2 vol..
Jules Destrée, Journal 1882-1887, texte établi, présenté et annoté par R. Trousson, Bruxelles, Éditions de l'ARLLFB, 1995.
Romans de femmes du XVIIIe siècle, introductions et notes par R. Trousson, Paris, Laffont ("Bouquins"), 1996.
Charles De Coster, Contes brabançons - Le Voyage de noce, édition présentée par R. Trousson, Bruxelles, Labor, 1997.
Le Roman noir de la Révolution, édition établie, présentée et annotée par R. Trousson, Bruxelles-Paris, Complexe-Nathan, 1997.
Iwan Gilkin, Mémoires inachevés. Une enfance et une jeunesse bruxelloises 1858-1878, texte établi, présenté et annoté par R. Trousson, Bruxelles, Labor, 2000.
Jean-Jacques Rousseau, Paris, Presses de l'Université de Paris Sorbonne ("Mémoire de la critique"), 2001.
Charles Van Lerberghe, Lettres à Fernand Severin, texte établi, présenté et annoté par R. Trousson, Bruxelles, Éditions de l'ARLLFB, 2002.
A.-V. Arnault, Souvenirs d'un sexagénaire, édition critique par R. Trousson, Paris, Champion, 2003.
Charles-Joseph de Ligne, Règne du grand Selrahcengil, dans Caractères et portraits, édition critique dirigée par D. Acke, Paris, Champion, 2003, p. 81-92.
Charles-Joseph de Ligne, Mes conversations avec Jean-Jacques (1796) – Mes deux conversations avec Jean-Jacques (1809), dans Caractères et portraits, édition critique dirigée par D. Acke, Paris, Champion, 2003, p. 485-500.
P. Mantegazza, L'An 3000. Rêve, traduction, introduction et notes par R. Trousson, Paris, L'Harmattan, 2003.
Denis Diderot, Paris, Presses de l'Université de Paris Sorbonne ("Mémoire de la critique"), 2005.
Charles-Joseph de Ligne, Suite du roman : Valérie ou Lettres de Gustave de Linar à Ernest de G., dans Œuvres romanesques, t. II, édition critique dirigée par M. Couvreur, Paris, Champion, p. 261-287.
J.P.G. Viennet, Mémoires et Journal 1777-1867, texte établi, présenté et annoté par R. Trousson, Paris, Champion, 2006.
Dictionnaire de Jean-Jacques Rousseau, publié sous la direction de Raymond Trousson et Frédéric S. Eigeldinger, Paris, Champion, 2007.
Charles De Coster journaliste à l'Uylenspiegel, Bruxelles, Espace de libertés, 2007.
Diderot, Paris, Gallimard, 2007.
Voltaire 1778-1878, Paris, Presses Universitaires de la Sorbonne, 2008.
«Voltaire, Pandore», dans Œuvres complètes de Voltaire, 18C, Oxford, Voltaire Foundation, 2008.
Voltaire, Paris, Tallandier, 2008.
Sébastien Longchamp, Anecdotes sur la vie privée de M. de Voltaire, présenté et annoté par Raymond Trousson, Paris, Champion, 2009.
«Voltaire, Socrate», dans Œuvres complètes de Voltaire, 49B, Oxford, Voltaire Foundation, 2009, p. 265-346.
J.-H. Bernardin de Saint-Pierre, La Vie et les ouvrages de Jean-Jacques Rousseau, édition présentée et annotée par R. Trousson, Paris, Champion, 2009.
Victorine de Chastenay, Mémoires, présentés et annotés par R. Trousson, Paris, Tallandier, 2009.
C.A. Collini, Mon séjour auprès de Voltaire, édition présentée et annotée par R. Trousson, Paris, Champion, 2009.
Jean-Jacques Rousseau, Les Confessions, édition critique par R. Trousson, Paris, Champion Classiques, 2010.
L.-S. Mercier, De J.-J. Rousseau considéré comme l’un des premiers auteurs de la Révolution, Paris, Champion, 2010.
Jean-Jacques Rousseau. En 78 lettres, un parcours intellectuel et humain, Cabris, Éditions Sulliver, 2010.
BIBLIOGRAPHIE CRITIQUE
Vérité et littérature au XVIIIe siècle. Mélanges rassemblés en l'honneur de Raymond Trousson, Paris, Champion, 2001.
Marie-Anne Georges
Mis en ligne le 05/12/2003
Pour la première fois, l'artiste grecque chante en espagnol.«Alas pa'volar» décline des extraits du journal de la peintre mexicaine.
Angélique Ionatos est une artiste atypique. Dès qu'on la qualifie ainsi, la chanteuse grecque ne manque pas de relever, dans un éclat de rire, l'alpha privatif de cet adjectif dans sa langue d'origine. Cela fait trente ans qu'elle poursuit son petit bonhomme de chemin, assez éloigné des émissions télévisées de variétés, davantage proche d'un public fidèle qui remplit les salles où elle se produit. Elle ne se plaint pas de cet état de fait. «Depuis que j'ai 18 ans, je vis de ce que j'aime. Je chante et on me paie pour cela. Quel luxe!»
Rapport à la poésie
Eprise de poésie, Angélique Ionatos a beaucoup chanté, dans sa langue natale, son auteur de prédilection: Odysseus Elytis, prix Nobel de littérature en 1979. Volubile, elle parle de son rapport organique à la poésie. «Je ne peux pas vivre sans. La poésie, c'est la vie. Depuis que je suis toute jeune, ma mère m'a récité de la poésie. C'est dans la forme poétique que j'ai trouvé les choses les plus fortes qui m'ont donné envie de vivre et de comprendre le monde. Au commencement, il y a le verbe. La Bible est un livre très poétique, qui est le livre des livres. J'en parle d'autant plus facilement que je ne suis pas croyante.»
Et de poursuivre, tout aussi passionnée: «Qu'est-ce que le propos poétique? Des choses quotidiennes, éclairées différemment, apparaissent comme inédites. Chez les enfants la poésie est innée, parfois, après, certains se donnent beaucoup de mal pour l'étouffer.» Après «Marie des brumes» et «Sappho de Mytilène», voilà qu'Angélique Ionatos s'empare d'une autre figure féminine mythique: Frida Kahlo. Et celle qui a un rapport assez familier avec l'espagnol chante pour la première fois dans cette langue. «Cela surprend tout le monde, mais le grec et l'espagnol sont deux langues qui possèdent une phonétique similaire.» Pour la petite histoire, Angélique est fille d'un marin qui ramenait de ses voyages en Amérique du Sud des disques qu'elle écoutait en boucle. Plus tard, elle maîtrisera l'espagnol après l'avoir étudié durant trois ans.
Ceci posé, l'idée de l'album «Alas pa'volar» (Des ailes pour voler) en revient à Christian Boissel, fidèle orchestrateur musical de ses dernières productions. «Il y a 5-6 ans, il est tombé amoureux du journal de Frida Kahlo. Il s'est mis en tête d'en mettre en musique des extraits. Au fur et à mesure, il m'a fait part de son désir que je les interprète.» Si certaines parties du journal ont été mises en musique telles quelles, d'autres ont nécessité une adaptation. Un travail réalisé par Christine Ferarios, et consistant, par exemple, en une inversion de phrases. «Un travail de haute couture par rapport à la musique», relève Angélique Ionatos.
Là voilà donc, à l'aube de ses 50 ans, plongée dans l'univers de cette peintre à la vie plus que mouvementée, militante à la personnalité exigeante. «Il est vrai que quand on compose soi-même, ce qui est mon cas depuis longtemps, on a parfois envie de se reposer de son propre univers. Je trouvais que c'était une bonne occasion d'aller voir ailleurs en tant qu'interprète.»
Mais se plonger ne signifie pas forcément se fondre, d'autant plus que Christian Boissel a emballé le tout dans un environnement musical éloigné des canons de la musique mexicaine - mais pas hispanophone. Pour preuve, ce «Tango de la lokura». «Christian n'a pas voulu faire "à la manière de". De toute façon, il n'est pas de cet univers-là, il ne peut pas tricher.»
La scène avant tout
Du disque à la scène, il n'y avait qu'un pas, rapidement franchi, étape quasi incontournable pour l'artiste. «J'ai été très claire. Je ne voulais pas faire semblant d'être Frida. Je ne voulais pas non plus de mexicaneries de pacotille, ni des choses comme cela. Et cela a été entendu. On a travaillé avec le Colombien Omar Porras (par ailleurs metteur en scène d'un fantaisiste «Ay Quixote» et de «Noces de sang» remarquées, NdlR) qui n'était pas en mal d'exotisme. Il a fait quelque chose de très léger, d'onirique, de poétique.» Et la chanteuse de préciser: «Lors de mes précédentes prestations, j'ai toujours voulu qu'il y ait une petite mise en scène, mais la musique restait la maîtresse de mes mouvements. Ici, c'est vraiment du théâtre musical avec chaque chanson qui raconte une histoire.» Alors que le parti pris musical de Christian Boissel peut parfois surprendre, l'interprétation qu'en donne Angélique Ionatos donne chair et voix à des états paroxystiques - pourrait- il en aller autrement alors que sa patrie est aussi celle de la tragédie? Désir furieux de celui qui n'est pas là, sublimation de l'être aimé, peine, douleur, habitent l'album. A l'image de ce troublant «Y a volar» où Frida écrivait: «Des pieds pour quoi faire/Si j'ai des ailes pour voler/Appui numéro un, appui numéro deux/C'est le un qui me fait défaut/Et c'est lui qu'il me faut.»
Angélique Ionatos canta Frida Kahlo, «Alas pa'volar», un CD Naïve, NV 46911
© La Libre Belgique 2003
Savoir Plus
Et en Belgique? Jusqu'à présent, le spectacle n'est pas programmé dans notre pays. Au grand regret d'Angélique Ionatos qui, à l'adolescence, passa quelques années en Belgique. A l'affiche des Abbesses à Paris, entre les 14 et 26 octobre, «Angélique Ionatos canta Frida Kahlo» reçut la visite de pas mal de programmateurs de centres culturels, mais aucun belge. En attendant, l'artiste espère que son agent arrivera à récupérer la situation afin de trouver la bonne personne qui la représentera dans notre pays. D'ici là, outre diverses dates en France, le spectacle devrait, tout naturellement, être accueilli par le festival de Mexico.
© La Libre Belgique 2003
Le metteur en scène Georges Lini, créateur du « Zut » ne pensait pas un jour mettre en scène au Théâtre du Parc. Je le cite : « Est-ce qu’on va continuer à galérer, est-ce qu’on va jeter l’éponge, ou est-ce qu’on frappe un grand coup et on crée le ZUT ? Et justement, pour que de jeunes compagnies puissent avoir un lieu d’ancrage, nous avons créé le ZUT ! »
Voilà que Georges Lini - vous vous souvenez de « Trainspotting » au Poche ? - fait partie du vent nouveau que Thierry Debroux (auteur de la pièce) et le nouveau directeur du théâtre du Parc après Yves Larec, tente d’insuffler à la deuxième décade de l’an 2000 du plus beau théâtre de Bruxelles.
La pièce « Les cabots magnifiques » a été écrite en hommage à Yves Larec, l’élégant et légendaire directeur du théâtre Royal du Parc qui, des bureaux administratifs se retrouve projeté (une ultime fois ?) sur les planches de son propre théâtre. L’émotion doit être grande quand il s’agit de mettre en scène l’art jubilatoire de jouer la comédie, la passion du métier d’artiste et d’oser poser la question de ce que comédiens deviennent quand ils quittent la scène. Mais la scène ne les quitte jamais. Yves Larec comme les autres. Jean-Claude Frison (Le diable rouge) ou Michel De Warzée. Rien de plus magnifique qu’un trio de cabots. Avec Petits Sabots de Noël ou non, les cabots n’en finissent pas de jouer, car « Le monde entier est un théâtre, – Et tous, hommes et femmes, n’en sont que les acteurs. – Chacun y joue successivement les différents rôles – D’un drame en sept âges.».
Touché qu’un jeune directeur pour sa première saison, sans doute la plus délicate, prenne le risque de lui confier l’un de ses spectacles Georges Lini nous confie : « Le temps qui passe est un thème qui nous concerne tous. Le côté éphémère de tout, aussi. » La question se pose comme pour François Villon dans la ballade du temps jadis : « Mais où sont les souffleuses d’antan ? »
Georges Lini : « Notre regard sur nous-mêmes aussi évolue. Il est, quand il est honnête, la plupart du temps sans pitié. Et puis il y a les non dits. Et les faux semblants. Où ce que l’on est n’est pas ce que l’on dit. Ce qui fait pour moi qu’une pièce est une bonne pièce parce qu’elle fait place à l’humain tel que nous sommes. »
Georges Lini avoue avoir eu un plaisir énorme à mettre en forme la rencontre de plusieurs grands noms du théâtre. Le ton de la pièce reste léger. La pièce est donc touchante, élégante, surréaliste et nostalgique. Mais combien humaine. Intelligemment construite, pleine d’inattendus, de mises en abîme. Don Juan à jamais passionnera l’acteur masculin (infidèle, séducteur, libertin, blasphémateur, être de l'inconstance et du mouvement) et Elvire se posera à jamais des questions sur l’amour et les amants inhumains et hypocrites. Mais rien de plus désolant aussi, pour un ancien acteur ou une ancienne actrice, que de perdre la parole… ou la mémoire et de ne plus pouvoir réinventer la fête. Ceci n'est pas une souffleuse.
Extrait : Françoise : Cette nuit, j’ai vingt ans. Je suis légère ! Je n’ai pas encore croisé le regard de l’homme qui me fera souffrir. Cette nuit, j’arpente les couloirs du conservatoire et j’attends mon tour. Cette nuit je suis une mouette… Je suis Marianne, je suis Juliette… je suis toutes les jeunes premières… Cette nuit j’ai le trac de ma vie… Dans quelques minutes, un huissier va prononcer mon nom et mon cœur partira au galop… Une porte s’ouvre… quelques professeurs sont assis derrière une table et me regardent ! Je voudrais n’avoir jamais eu cette idée folle de devenir actrice… Fais demi-tour pauvre gourde ou tu es perdue ! Je suis perdue ! (Soudain elle aperçoit la souffleuse) Qui êtes-vous ?
La Lasouffleuse : La souffleuse !
Françoise : La souffleuse ? C’est impossible ! La souffleuse : Pourquoi ?
Françoise : Une souffleuse, ça n’existe qu’au théâtre. Pas dans la vie!…
Pas sûr, selon les cabots magnifiques !
Distribution
- Michel De Warzée
- Jean-Claude Frison
- Marie-Paule Kumps
- Yves Larec
- Françoise Oriane
du 19 avril au 19 mai
Le meilleur du théâtre parisien à Bruxelles, au centre culturel d’Auderghem : "A deux lits du délit" de Derek Benfield |
Délicieux délits Du lundi 23 au samedi 28 avril 2012 à 20h30 et dimanche 29 avril à 15h30
Avec Jean-Luc Moreau mise-en-scène |
Cinq personnages se fuient et se cherchent dans une énergie d’enfer. À deux lits du délit est brillant, palpite de fulgurances et d’espoirs de bonheur volé, avec son lot de quiproquos invraisemblables, de situations de plus en plus intenables, sauf à s’échapper par une fenêtre, à moitié culotté, poser le pied sur une saillie, s’accrocher à une gouttière et se retrouver à la case départ dans la chambre bleue ou dans la chambre verte avec l'épouse ou la maîtresse. L’auteur s’amuse à jouer sur les mots, embrouiller personnages et coïncidences à une vitesse vertigineuse. Ce double vaudeville monté avec adresse de jongleur par Luc Moreau se déroule dans un hôtel désuet et isolé près de Paris où bien sûr deux couples mariés, mais sur le point d’être infidèles, finissent par se retrouver. Contre monnaie sonnante et trébuchante, le réceptionniste, adepte de la discrétion bien intentionnée fabrique d’innombrables mensonges pour contenter tout ce beau monde, et surtout sa bourse. Un valet astucieux comme Sganarelle. Les mensonges s’empilent aussi bien que dans une bulle boursière. Une farce qui aurait plu à Molière.
C’est vif, crépitant, ahurissant, pétillant comme toute une caisse de champagne. C’est totalement délirant car les infidèles sont lâchés. Les acrobaties rivalisent avec le défi verbal. On s’abasourdit devant la volubilité, l’exubérance de personnages qui ont juré de faire la fête et de braver les interdits conjugaux dans un ballet désopilant. Les portes claquent, cadencées par des jeux de lumières, de musiques et de verbe orageux.
Le duo de comiques : Cyril Garnier et Guillaume Sentou est un cocktail fracassant de maris cavaleurs. Arthur Jugnot, dans le rôle du réceptionniste, est extraordinaire d’hypocrisie et d’avidité. Juliette Meynac, dans son rôle très réussi de blonde naïve et Mathilde Penin dans son rôle d’infirmière fouetteuse mâtinée de panthère fatale ne sont pas en reste. La gaité d’enfer de la pièce tient le spectateur en otage jusqu’au dernier mot, pardon, la dernière bombe volante. Du jamais vu sur les planches.
La saison prochaine au centre culturel d’Auderghem promet d’être encore plus belle ! Abonnez-vous !
Ils sont en tournée:
| jeu. 3 mai | A deux lits du délit - Palais des Beaux-Arts de Charleroi |
| mar. 8 mai | A deux lits du délit - Théâtre Royal de Namur |
Je serais en séances de dédicaces ce 05 mai autour de mes livres "l’Amour en Lettre Capitale" et "Nouvelles en quête d'(h)auteur"après le spectacle "Sur un nuage" à salle de la Bouteillerie à Fontaine l’Évêque, Boulevard du Nord à 19h30.
Ce samedi 5 mai prochain, je participe avec mes élèves au concours d'épouvantails organisé par le Lions Ilot Sacré de Bruxelles ! Concours prestigieux, à vocation caritative, ( parrainer une ASBL caritative reconnue en récoltant des votes de supporters et des prix ) dans un écrin merveilleux : la Grand-Place de Bruxelles !
Des milliers de touristes admirent tout au long de cette journée l' exposition d''une centaine de sculptures éphémères rivalisant de créativité et d'originalité !
L'édition 2011 fut magnifique !
Notre épouvantail ( n°35 ) une sculpture en papier mâché représentant Tchantchè et Nanesse en avion, symbole de notre folklore liégeois, fut mis à l'honneur en remportant 2 prix et engrangeant 622 euros qui furent offerts à l' Asbl " Espoir et Fraternité de Herstal !
Rendez-vous tous le 5 mai sur la Grand-Place, vivante et résolument ouverte sur le monde des arts et de la diversité !
« Diotime et les lions » d’après Henry Bauchau
Du 8 au 26 novembre 2011 au Centre Culturel des Riches Claires
La Perse antique. Diotime, fille indomptable, conte son histoire. A quatorze ans elle se révolte contre sa condition de femme. Elle va transgresser la loi du clan car elle veut participer au rituel du combat contre les lions sacrés, rituel violent et meurtrier, interdit aux femmes. Mais il n’y a pas de plus grand honneur que d’y participer et elle perd toute envie de vivre si elle n’accomplit pas ce qu’elle sent être sa destinée. Elle entretient depuis très petite une relation fusionnelle avec son grand-père Cambyse, qui a d’étranges liens avec l’ancêtre lion du clan. « Cambyse ne me parlait pas beaucoup mais, si des obstacles surgissaient durant nos chasses ou nos courses au galop, je le trouvais toujours à mes côtés. Si je me débrouillais seule, il me regardait avec un sourire amusé et content. Pour ce sourire j’étais prête à surmonter mes peurs et à braver tous les dangers. » « La tradition du clan ne le permet pas ! » lui dit sa mère. Cambyse lui promettra : " Pour toi nous inventerons une nouvelle tradition ". Elle ne se sent pas faite pour la condition féminine traditionnelle qui occupe les femmes aux travaux domestiques et aux joies du jardinage. Elle reste néanmoins très proche de sa sœur et de sa mère, et se résout à abandonner son projet car elle a compris que cette dernière exécutera sa funeste menace de quitter le père, Kiros, si elle participe à cette guerre mythique annuelle. Mais dévastées par son désir extravagant Diotime se meurt et est prise d’accès de folie. La mère, mue par la sagesse et l’amour de sa fille, donne son autorisation. « Puisque tu es lion, va à la fête rituelle ! » « Je t’aime comme tu es ! ».
Diotime tue son premier lion. En même temps elle tombe amoureuse d’un Grec du clan adverse, Arsès, « un grec de Grèce, au sens affiné de la mesure ». Mais celui-ci, pour pouvoir épouser Diotime devra se plier aux usages barbares et tuer lui aussi , un lion. Le sort tombe hélas sur l’ancêtre lion, mystérieuse incarnation de Cambyse. Arsès , le grec, a compris le piège et refuse la violence. C’est un principe. Intrépide et barbare, Diotime s’élance elle-même à la poursuite du lion mythique. Arsès la suit. Mais le temps n’est pas encore venu pour le sacrifice. « Assez de folie Diotime » clame Kiros, son père.
Les voilà envoyés chez le sage au buffle noir pour un long parcours initiatique. Cambyse déclare à leur retour : « Je suis vieux maintenant, grâce à toi je n’y avais jamais pensé. » Il lui donne sa propre lance et ses flèches. Le sacrifice du lion est accompli par le couple et le lieu devient sacré. « Si des lions et des hommes s’y rencontrent, aucun n’attaque et nul ne fuit. » Les forces antagonistes se réconcilient dans une sage harmonie et le cœur indomptable de Diotime s’aperçoit qu’il ne désire plus rien. Sagesse Tao.
Un livre de 50 grammes qui fait le poids ! Surtout sur scène avec l’interprétation pleine de sensibilité, de jeunesse et de passion de Stéphanie Van Vyve de ce texte inépuisable et poétique d’Henry Bauchau. Elle fait le poids aussi dans sa chorégraphie avec le danseur aux yeux fixes et au visage immuablement léonin, Ozan Aksoyek. Le sable vole, les corps luttent, le temps que l'on médite, comme si un choeur silencieux commentait les événements. Et pourtant, elle ne pèse rien ou presque! Depuis le début elle est habitée par une sauvagerie étrange, et le courage décuple ses forces et sa volonté. Volonté de femme en devenir, qui choisit bravement l’autre : ce grec antagoniste, celui qui n’appartient pas à son clan, et pour qui elle est prête à tout sacrifier par amour. Car elle est femme. Stéphanie Van Vyve est toute harmonie et mobilité, et réussit un équilibre émouvant de la parole et des gestes. Réconciliant lumière et ombre, forces antagonistes elle atteint la paix d’esprit après ce long combat d’éclosion.
Du 8 au 26 novembre 2011
Excepté les mercredis, représentation à 19h00
Au théâtre Le Public : DU COQ à LASNE
De et avec LAURENCE VIELLE ( avec JEAN-MICHEL AGIUS), Vincent Granger (clarinettes) Helena Ruegg(bandonéon) pour la musique
Regard extérieur à l'écriture et à la mise en scène : Pietro Pizzuti
DU 12/04/12 AU 26/05/12 Petite Salle - Création mondiale - relâche les dimanches et lundis. Durée 1h30 / Supplémentaire le lundi 7 mai 2012 à 20h30
« Pendant la deuxième guerre mondiale, il y avait dans ma famille flamande un résistant, membre du réseau Comète, et un collaborateur, fondateur du pèlerinage de la tour de l'Yser. Le premier est mort à Flossenburg en mars 1945, à l'âge de 34 ans, tandis que le second, après la guerre, était encore vivant. Cette histoire est un secret de famille. Personne n'en parle. On se tient bien... »
Traversée de Flandre-Bruxelles-Wallonie. Cochon, coq ou âne, qu'importe? Voyage à pied dans l’espace et le temps. « C’est le cheminement qui importe. » Lors de son voyage entre De Haan (du coq) et Lasne (à l’âne) Laurence fait une trouvaille insolite au bord d’un rang d’arbres de la forêt de Soignes : deux petites chaises pour enfant, porteuses de deux âmes vieilles de plus de cent ans, comme dans l’Oiseau Bleu.
Bon début, la peinture bleue est à peine écaillée. Laurence Vielle va s’empresser d’écouter avec passion le bruissement de la voix de son arrière grand-mère en conversation avec son frère. La jeune femme, encore sous l’emprise de la magie de l’enfance saisit les moindres frémissements des choses et des gens. "Van de hak tot op de tak." De long en large, elle cherche inlassablement, classe, range et refait surgir l’image déteinte de sa famille. Elle fait reverdir tout un arbre de vie commune. Les uns et les autres se partagent les mêmes racines et s'expliquent. Tandis que la voix de sa mère n’a de cesse que de la conjurer de ne plus remuer le passé, Laurence travaille comme une archéologue. Explorer, étiqueter, replacer, trouver la bonne distance, restaurer les voix contradictoires : résistants contre collabos, francophones contre flamands, occupés contre occupants, les face-à-face sont prodigieux. « L’humain face à l’humain. »
Laurence veut, à travers sa patiente et minutieuse reconstitution, comprendre de quoi elle est faite, essayer de retrouver le fil rouge qui file l’histoire de mères en filles. Braver la honte et lever une à une les pierres qui scellent des secrets terribles. C’est toute l’histoire de la Belgique qui y passe, depuis les tranchées de l’Yser. Un tableau poignant qui nous aide à comprendre la superbe des uns la frustration des autres et ce clivage géologique fait du schiste le plus dur qui pourfend la Belgique depuis sa création.
Les moyens poétiques mis en œuvre par l’archéologue familiale sont d’une rare inventivité. Elle ne tient pas en place et passionne le public. A vous de découvrir tous les secrets de l’art de la conteuse qui batifole avec tout ce qui lui tombe sous la main et organise un véritable jeu de piste surréaliste. Les voix sont touchantes, la volonté de nager en eau libre enfin transparente est tenace. Ces questions d’identité sont une question de vie ou de mort. Le spectacle est si émouvant et attendrissant que l’on doit souvent retenir ses larmes. Il y a des paroles terribles : « A défaut de savoir qui on est, on stigmatise qui on n’est pas.» C’est rare de s’abreuver à une telle source d’humanité et de parole juste. Dans sa quête, elle cite Primo Levi et Aragon. Laurence fait plus que du théâtre, elle devient chaque jour un peu plus « Elle » en mille facettes: une métaphore vivante de la Belgique, telle qu’on la rêve, tous les soirs sur le plateau.
http://www.theatrelepublic.be/play_details.php?play_id=293&type=2#
Chanson du Norvégien Lillebjoern Nilsen célébrant la coexistence entre gens de différentes cultures
http://www.pietropizzuti.be/-Accueil-.html
On se souvient de la superbe mise-en-scène par Pietro Pezzuti en novembre dernier de la fable initiatique d’Henry Bauchau, "Diotime et les Lions" au Centre Culturel des Riches-Claires aux côtés de l’exquise Stéphanie van Vyve. On se souvient aussi de sa magnifique pièce "L'hiver de la cigale" présentée au Public.
"Histoires d’Un Idiot de Guerre" "Storie di uno scemo di guerra" est une reprise du théâtre le Rideau de Bruxelles au
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...hélas pour deux soirs seulement.
Pietro Pizzutti adore l’auteur italien Ascanio Celestini dont il va se faire l'interprète avec Angelo Bison. Celestini aussi se fait conteu de fables et porteur de tradition orale à la façon des histoires contées par les grands-parents. « Il y a cette culture italienne de l’histoire racontée. Il y a des couleurs qui me parlent, des personnages qui me rappellent des histoires de mon enfance et de ma culture et j’ai l’envie des les transposer et de les faire entendre en français, parce que c’est la langue dans laquelle je travaille, et c’est cet objectif-là qui me conduit, par véritable amour de ce que je lis en italien. »
C’était une touchante histoire de guerre à propos du propre père de Celestini, Nino, et de son grand-père, qui en des temps famine, dut absolument braver Rome sous les bombardements pour aller chercher un cochon. Le motif semble anodin. Le vécu et l’imaginaire, tour à tour, diffusent des vérités profondes. La réalité, faite d'indicibles terreurs, débouche sur un surréalisme omniprésent.
On se laisse prendre car Pietro Pezzuti et Angelo Bison, les deux comédiens, nous bercent dans le charme de la langue. Rien qu’en faisant tinter les prénoms des différents personnages, on en vient à s’illusionner croire que l’histoire se passe en italien dont on semble tout-à-coup comprendre la magie verbale. « Mon père était le deuxième de quatre garçons. Le premier s’appelait Ernesto, après lui est né Gaetano, mais Gaetano est mort-né. Comme ça, quand mon père est né, ils l’ont appelé Gaetano en hommage à son frère mort. Seulement en famille on avait du mal à l’appeler avec le nom du mort, c’est pourquoi on a toujours appelé mon père : Nino. » Est-il donc mort ou vivant, ou mort-vivant ce Nino légendaire? Cela donne le ton, on sera emportés par la double parole des comédiens, la poésie. Les personnages traversent la vie, la mort et ressuscitent par la magie du verbe.
L’émotion toute vivante, est prise au piège des fils vivants du conte. Fil à fil ou de fils en fils ? A 8 ans le père de Celestini a risqué sa vie pour un oignon lorsqu’il accompagnait le grand-père cherchant à récolter les 1000 lires pour acheter un cochon, volé par ailleurs aux Allemands.
Sur deux chaises et quelques lampions, firmament de théâtre, reviennent avec volubilité intense, mille personnages qui peuplent la mémoire des compères. Tout un peuple migrateur installé à Rome : Nino qui a osé pisser dans le casque de l’allemand avec la tache au visage ; le grand-père Giulio qui doit dénicher les 1000 lires, l’homme terré derrière les barreaux de la fenêtre qui collectionne les oignons, la mère Irma qui compte les éléments du repas au spaghetti près, le gamin qui est devenu vieux en deux heures, la petite sœur volatilisée, le coiffeur en costume mortuaire ( italien bien sûr), le chien du coiffeur, des polonaises enveloppée de puanteur. « La puanteur de l’humanité, tenace en temps de guerre. La puanteur que l’humanité traîne depuis des siècles et des siècles, une puanteur aussi ancienne et originelle que le péché. »
Au cours de la Traversée de Rome occupée, tous les uniformes sont déguisements qui se ressemblent. En face : une ribambelle petites gens espiègles, de cascades et de mises en abîme surveillées par les yeux d’une mouche pacifique aux mille facettes. Le rire et la fantaisie sauvent. L’humanité résiste. L'animal est presque plus digne que l'humain. C’est l’histoire abîmée et ressuscitée d’une jeunesse tendre, abîmée par la marche de l’Histoire, tragique "comédie" qu’il ne faut pas oublier. - Ainsi parlait ...le coiffeur ! -
A défaut du spectacle, vous pouvez apprécier le texte : http://www.pietropizzuti.be/IMG/pdf/Histoires_d_un_idiot_de_guerre_Storie_di_uno_scemo_di_guerra_traduction_traduzione_translation_Pietro_Pizzuti.pdf
"Clochemerle" est un roman de Gabriel Chevallier (1895-1969), publié à Paris aux Éditions Rieder en 1934.
Après Durand, voyageur de commerce (1929), la Peur (1930), Clarisse Vernon (1933), ce roman, vendu à plusieurs millions d'exemplaires et traduit en vingt-six langues, apporta à son auteur notoriété et fortune.
Lorsque, en octobre 1922, Piéchut, le maire de Clochemerle-en-Beaujolais, confie à Tafardel, l'instituteur, son projet de faire construire un urinoir public place de l'Église, il ne mesure pas l'ampleur de la tempête qu'il va déchaîner. Le succès de l'édicule, inauguré le 7 avril 1923, déclenche les passions. Justine Puchet, vieille fille indignée de voir exhibées sous ses fenêtres tant de «choses» dont elle s'était jusqu'alors préservée, entre en croisade, aidée de pieuses femmes. Les passions exacerbées des «pour» et des «contre» éclatent le 16 août, lors de la grand-messe de Saint-Roch, en une bagarre générale dans l'église même. La presse et l'opinion publique s'émeuvent, et, alors qu'un certain nombre de scandales privés excitent les commérages à Clochemerle, l'affaire est portée à la connaissance de l'archevêque de Lyon par la baronne de Courtebiche, et transmise au ministre de l'Intérieur. Paris envoie la troupe au village. Nouveau scandale: les villageois se battent avec les soldats pour venger l'honneur d'Arthur Torbayon, cocufié par sa femme Adèle et le capitaine Tardivaux qui loge chez eux. En septembre, un orage, occasionnant de nombreux dégâts dans le village et détruisant les vignes, apparaît aux Clochemerlins comme une punition du Ciel: la paix revient. Elle devient définitive quand Clochemerle se purge de son mauvais démon: Justine Puchet, le dimanche 16 octobre, devenue folle, se rend «toute à poil», «avec juste un chapelet sur le ventre et un petit chapeau planté haut sur le crâne», à l'église, monte en chaire et commence «un sacré sermon de toquée». Elle est transportée et enfermée à l'asile de Bourg. Le chapitre 20 forme épilogue sur les principaux personnages et se clôt par une conversation, dix ans après ces événements, entre Piéchut, devenu sénateur et Tafardel, demeuré instituteur et attendant une légion d'honneur...
Même si le narrateur prétend à plusieurs reprises faire oeuvre d'historien (plan de la ville, généalogies, datation précise, etc.), la supercherie ne trompe personne. Cette chronique imaginaire se place résolument sous le signe de la satire sociale.
Il serait exagéré de parler d'intrigue. Les péripéties engendrées par la construction de l'urinoir servent surtout de fil fédérateur à une succession chronologique d'incidents divers et de scandales privés, chacun donnant l'occasion de compléter la corrosive galerie de portraits des Clochemerlins, généralement maltraités en raison inverse de leur situation sociale. La baronne de Courtebiche, hautaine, et son gendre Oscar de Saint-Choul, imbécile phraseur, veulent ignorer la Révolution française; l'ignare ancien ministre Bourdilhat et l'arriviste député Focart («une sacrée fripouille!») font piètre figure; le représentant de la bourgeoisie, l'avare notaire Girodot, a des «charités secrètes» pour des prostituées de Lyon, avec lesquelles le pharmacien Poilphard «étrange, maigre, incolore et consterné» assouvit des fantasmes nécrophiles; les trois curés ont forniqué avec leurs servantes (chap. 3), etc. Les relations entre personnages sont tout aussi caricaturales: le docteur Mouraille «robuste, rouge, gueulard, libre penseur, et brute», le pédant instituteur Tafardel, à l'haleine redoutable, haïssent le curé Ponosse, représentant «le fanatisme et l'ignorance»; Rose, enfant de Marie, se fait engrosser non par vice mais par niaiserie; la fille du notaire Girodot s'enfuit avec le poète Denis Pommier, etc. Les maris sont balourds; les épouses, des garces qui les manoeuvrent. D'un côté, les pieuses commères venimeuses, étiques et rebelles au sexe; de l'autre, leurs cibles, celles peu farouches qui font fructifier leur capital de rotondités...
De fait, à travers tous ces stéréotypes, les véritables cibles du roman ont pour nom Bêtise, Mesquinerie, Pruderie, Hypocrisie... Les hiérarchies ecclésiastique, militaire, politique à tous les niveaux sont clouées au pilori par l'acuité voltairienne d'un regard décapant. Il y a du Candide jusque dans l'onomastique souvent signifiante (Ponosse = Pangloss?); du Flaubert dans les portraits et dans les discours affligeants prononcés lors de l'inauguration de l'urinoir (chap. 5) ou par Oscar de Saint-Choul sur l'éducation (chap. 12), qui rappellent les comices agricoles de Madame Bovary ou de Bouvard et Pécuchet. La verdeur du langage (joutes verbales, insultes, ragots intimes, conversations sur les génitoires enflées du suisse Nicolas, etc.), et la verve de certaines scènes font irrésistiblement penser à Rabelais: la mêlée de l'église (chap. 10) évoque le combat du frère Jean des Entommeures dans Gargantua. Clochemerle, malgré certains aspects IIIe République d'un comique quelque peu suranné, par son rythme et son ironie souvent paradoxalement chaleureuse, par son amour du vin (le 15 août: concours du Premier Biberon), des femmes rebondies et libérées, demeure un puissant hymne à la vie.
Edwy PLENEL, fondateur et Président de MEDIAPART, a conclu le Colloque de manière passionnante sur la promesse démocratique induite par internet : « épouser totalement la modernité pour y défendre le meilleur de la tradition ».
Azal Belkadi, voix lyrique kabyle, qui à bien des égards n’est pas sans rappeler les meilleurs barytons Corses était présent ce mardi 24 avril à 20h00 au Cirque royal de Bruxelles dans le cadre de la tournée internationale du « Boléro de Ravel pour Tahar et les Hommes libres ». Les Etoiles de légende (Danse classique et contemporaine) se sont surpassées dans une fabuleuse chorégraphie de NIKOLAÏ ANDROSOV. Le célébrissime Boléro de Ravel, au centre de ce spectacle est encastré dans un florilège de danses et musiques inoubliables : de Tangos à Paris sous le regard d’un tableau de Renoir, en passant par le suicide d’Ophélie, les Coolies des ports de Boston, rythme Noir, le Lac des cygnes, le Sacre du printemps et « Chaud » de Carmen. On a vu tout un siècle de danse passé en revue : beauté graphique et costumes extraordinaires, corps humains en mouvement idéal. On a été fascinés par les paysages et les tribus de Kabylie et le message de paix entre les hommes : « les voiles se déchirent quand les cœurs se regardent en face ». Ce spectacle dansé dans des couleurs berbères célèbre l’amitié entre Tahar et Michel le français. L'amitié plus forte que la guerre. Bruxelles était la dernière étape d’une tournée internationale éblouissante. Après les salves d’ applaudissements enthousiastes, ne sachant à qui crier leur bonheur, les trente danseurs démaquillés sont revenus sur scène et ont offert en prime une gerbe de « danse pour le plaisir » autour d’un balai (vous lisez bien !) après le spectacle pour les happy fews qui, encore sous le charme, ne s’étaient pas précipités vers leur véhicule, leur taxi ou leur métro. Les artistes, fiers et ravis de cette dernière étape de tournée s’éclatent sur la scène, dans la salle presque vide, sur une musique de fête nocturne moderne avec une jubilation rarement partagée. Le public médusé scande le happening en tapant dans les mains tant il est bon de rencontrer autant d’énergie et de vérité artistique.
LES ETOILES Farukh Ruzimatov – Danseur Etoile du Marinskii – Kirov
Maria Allash – Danseuse Etoile du Bolshoi Theatre
Anna Antonicheva – Danseuse Etoile du Bolshoi Theatre
Pierre Alain Perez – Danseur Etoile, Soliste International Azal Belkadi – La voix Trésor de Kabylie
Pierre Richard - Comédien
CHOREGRAPHIE Nikolaï Androsov
http://www.myspace.com/azalbelkadi/music http://www.balletbolero.com/bolero/
Topoï
Du mardi 24 au samedi 28 avril 2012 à 20h30
16, Rue de la Samaritaine. 1000 Bruxelles ( Sablon )
Une voix chaleureuse
Des guitares aux cordes en métal
Un clavier 88 touches aux sons électroniques
Une chasseuse de sons
Une chanteuse de fonds
De l'humour à la douceur
De l'émotion au surréalisme
De la plume à l'ordinateur
Fabienne et Pascale vous proposent
un nouveau spectacle aux reliefs sonores habités
Participez à l'univers onirique des chansons aux thèmes actuels
Pascale Snoeck: Sound Design/compositions/claviers
Fabienne Coppens: voix/compositions/guitares
Production Quoi d'Autre ASBL
Avec le soutien du Collectif Travaux Publics ASBL
et Interstices ASBL
Régie: Camille Coeckelberghs
Réservations au 02.511.33.95 (24h sur 24) ou samaritaine@skynet.be 24h (au moins) à l'avance
Entrée: 15€ - Prépaiement ou groupe: 12€, trois jours au moins à l'avance au compte BE93 0682 1876 8167
10€ avec carte d'étudiant.
Et aussi Article 27 et Arsène 50: www.arsene50.be
Solistes de la Chapelle Musicale Reine Elisabeth
BOZARSUNDAYS
Dimanche 18.03.2012 11:00
Palais des Beaux-Arts / Salle Henry Le Bœuf
Chaque année, dans un idéal d’excellence, et le rêve d’une carrière assurée, des étudiants de la Chapelle Musicale Reine Elisabeth participent au Concours musical international Reine-Élisabeth-de-Belgique. La Chapelle est soutenue par de nombreux mécènes culturels. Elle participe au perfectionnement de jeunes talents du monde entier dans plusieurs disciplines musicales. Dans chacune des quatre disciplines, les étudiants de la Chapelle sont suivis personnellement par un Maître en résidence: Violon (Augustin Dumay), Piano (Abdel Rahman El Bacha), Violoncelle (Gary Hoffman)(nouvelle classe), Chant (José Van Dam), Musique de chambre (Quatuor Artemis)
Ce dimanche matin, la salle Henry Le Bœuf du Palais des Beaux-Arts de Bruxelles accueillait trois jeunes talents qui nous ont offert un programme de choix:
Christia Hudziy piano - Noëlle Weidmann violoncelle Edvard Grieg, Sonate pour violoncelle et piano, op. 36, 1er mouvement | |
Harriet Langley violon - Dana Protopopescu piano César Franck, Sonate en la majeur |
L’une d’entre elles, qui a travaillé à la Chapelle depuis six ans, est une jeune fille de 19 ans. Elle s’appelle Harriet Langley, elle est australienne, de mère coréenne. Elle a déjà parcouru le monde entier et va présenter le concours Reine Elisabeth de violon ce printemps 2012. Non seulement elle a l’occasion grâce à cette formation de développer sa personnalité musicale aux côtés d’un très grand maître prêt à lui transmettre tout son savoir faire, mais elle est très reconnaissante, ainsi que ses collègues artistes que la Chapelle - cas unique dans la formation musicale en Europe - leur permette de se produire sur de nombreuses scènes prestigieuses y compris à l’étranger. Après le concert nous les avons rencontrées, toutes trois aussi charmantes, et amoureuses de la musique.
Christia Hudziy au piano et Noëlle Weidmann (dont c’est la première année à la Chapelle) au violoncelle nous ont joué la Sonate pour violoncelle et piano, op. 36, 1er mouvement d’Edvard Grieg. Ce n’est pas une mince affaire que de convoquer l’intérêt musical un dimanche matin à 11 heures quand dehors sonnent les cloches d’une superbe matinée de printemps. Ce duo féminin très accompli a réussi à capter toute notre concentration. Sensibilité et vigueur étaient au rendez-vous tandis que dans le second morceau, Pohadka de Leos Janacek, l’inventivité et les surprises fusaient des cordes du violoncelle. Le début commence comme un véritable conte de fées. Une voix semble nous souffler « Il était une fois… Pohadka, a fairy tale ». Et c’est le cas, vérification faite, Pohadka veut dire en tchèque « conte polulaire… » C’est dire si l’interprétation était suggestive ! On se demande comment Christia et Noëlle, qui jouent en se tournant le dos ont tant de connivence musicale et de bonheur complice. Le double chant qu’elles tressent dans le dernier mouvement est enchanteur.
César Franck, Sonate en la majeur. Le duo avec Dana Protopopescu au piano était sublime. Harriet, la violoniste boit des yeux les mains de la pianiste et lui renvoie une sculpture musicale complexe et passionnée. La fougue croisée des deux instruments se complaît dans les notes graves, la violoniste souligne les accents marqués en fin de phrase par un geste d’accompagnement ferme et gracieux. L’archet semble se libérer et grimper vers des notes de plaisir estival. Puis des ondes de retour vers l’intériorité retombent en cascades.
Il y a au cœur de l’œuvre un récitatif joué les yeux fermés, un chef d’œuvre pour
qui veut se recueillir. Il semble que toute la misère du monde soit envoyée vers le ciel, avec l’espoir enfermé comme dans une bouteille à la mer. Et ce message, on est sûr que Dieu l’aura entendu. Les lignes mélodiques sont pures, escortées avec délicatesse par les arpèges au velouté très mélodique de la pianiste. La tendresse et le romantisme du début se mutent en volonté de faire exploser la joie de vivre.
C’est au tour du public d’exploser de bonheur, quand dehors, en plein midi, sonnent les cloches d’une superbe matinée de printemps.
Réservez donc votre place! Venez écouter cette voix d'or
Orchestre National de Belgique
Sensualité et pudeur Vendredi 20.04.2012 20:00 Palais des Beaux-Arts / Salle Henry Le Bœuf
Andrey Boreyko direction - Anna Vinnitskaya piano – Orchestre National de Belgique , Chor der Städtischen Musikverein Düsseldorf
Nikolay Rimsky-Korsakov, La grande Pâque russe, Ouverture, op. 36
Maurice Ravel, Concerto pour piano et orchestre en sol majeur
César Franck, Psyché, poème symphonique
Réputé tant pour sa baguette expressive et raffinée que pour ses choix de programme palpitants, Andrey Boreyko, 53 ans, sera à partir de septembre 2012 le nouveau directeur musical de l'ONB. Cette fois, il place une œuvre de César Franck aux côtés d'un Rimski-Korsakov éclatant d'imagination, et du Concerto pour piano en sol majeur de Ravel, tour à tour exubérant et soudainement sensuel. Qui d'autre que la ravissante Anna Vinnitskaya pour susciter des émotions si disparates ?
Au centre du programme, une étoile filante, car porte-bonheur musical : Anna Vinnitskaya (°1983 Novorossisk , Russie). Cette jeune femme a remporté le premier prix au Concours Reine Elisabeth de piano en 2007 et elle interprète cette fois-ci le Concerto pour piano en sol majeur de Ravel (1929-1931). Cette œuvre de Ravel mêle fantaisie, turbulence des extrêmes et fines lignes harmoniques. Le concerto très versatile, partant, plein d’humour, comporte une foultitude d’ambiances où l’on décèle l’influence du séjour du compositeur en Amérique. Un claquement de fouet a donné le signal du départ du premier mouvement, l’Allegramente qui invite la pianiste à engager une course frétillante avec le piccolo. Exécutant avec maîtrise des changements incessants de tempos, batifolant avec les arpèges, Anna Vinnitskaya nous offre un ballet de parfums légers comme des plumes. L’abondante chevelure bouclée retenue par une barrette, elle chevauche son clavier comme une amazone, étincelante d’énergie et d’espièglerie mais aussi, émouvante de douceur. La pianiste au visage extatique adressé au ciel, laisse courir ses doigts sur le clavier dans l’extraordinaire Adagio Assai comme mille chevaux s’éparpillant dans la liberté de la steppe. Et à la fin de ce prodigieux adagio, elle produira une sorte de ruissellement lumineux d’une rare élévation. Le dernier mot revient au chef d’orchestre, Andrey Boreyko dont le frémissement imperceptible de la main gauche suspendue au-dessus de l’orchestre marque la dernière note avant le silence. La prestation sera saluée avec chaleur par le public ravi d’une salle Henry le Bœuf presque comble.
Sans se faire prier, la délicieuse pianiste se rassoit et c'est Ravel encore pour "l'encore!"
Retour sur ce non moins séduisant chef d’orchestre, Andrey Boreyko. Dès son entrée en scène, ses gestes enveloppent, diffusent la vénération de la musique et de l’harmonie. Nous sommes devant la Délicatesse personnifiée. Dans la Grande Pâque russe (1887-1888), poème symphonique de Rimski-Korsakov, Andrey Boreyko se fait maître radieux de la féerie printanière. Il donne relief et transparence, puisque les arbres ne portent encore que de légers feuillages tendres. Ses dons d’enluminure détaillent chaque timbre avec minutie, révèlent les couleurs, exhortent les rythmes. Les dialogues légers des violons et violoncelles laissent la place à un puissant souffle général en crescendo qui se fond dans l’or des cuivres. Chant orthodoxe? La voix profonde d’un cor soulignée par les violoncelles s’élève avant le martèlement rythmé de pieds païens. Après un bref solo de violon, c’est l’élan vital tous azimuts : batterie imposante, le triangle, la cloche, le xylophone et les cymbales.
En dernière partie du programme Psyché (1887-1888) de César Franck achève l’enchantement de la lumière du printemps. Cela commence par un long murmure avant que les vents ne s’emparent de la musique. Les violons festonnent les cuivres donnent le crescendo, et ce sont des vagues paresseuses qui éclaboussent la scène musicale. Construction progressive de l’évocation de Psyché transportée par les zéphyrs auprès d’Eros son amant, mais avec l’interdiction de voir son visage. Le magnifique chœur de Düsseldorf entonne avec ferveur la certitude que « l’amour est source de toute vie quand sur elle descend l’ineffable caresse du grand ciel inondé de rayons ». La lumière est visiblement le thème du concert. L’orchestre reprend avec force la phrase d’avertissement « Rappelle-toi ! » Le ton joueur des violons, les vents insouciants, précèdent les vagues profondes du désir jusqu’à la transgression fatale. « Amour, Elle a connu ton nom, malheur sur elle ! » Mais Franck, profondément chrétien, ne pouvait se contenter du châtiment. Une complainte majestueuse des violons prie Eros de « lui rendre l’accès aux bleus jardins et aux parvis sacrés ». Les arpèges sublimes de la harpe accompagnent le dernier arc-en-ciel musical qui élève le couple divin dans la lumière. Le miracle de l’amour est enfin accompli. Le pardon, sans nul doute.
SALON DU LIVRE DE GENÈVE
http://www.payot.ch/fr/nosLibrairies/nosEvenements?payotAction=27&showEvent=01289
au Stand de la Librairie Romande Payot -
est l'espace réservé et dédié aux enfants par divers ateliers dans le Salon du livre de Genève.
Il est organisé par Francine Cellier en partenariat avec la responsable du site
de Vaud Famille, Isabelle Henzy avec laquelle je collabore depuis des années par des articles
pour son site et des animations diverses.
La signature dédicacée des livres de mon édition La Lyre d'Alizé se fera à 12h30
après mon atelier de contes prévu à 11 h.
ET POUR RAPPEL :
concernant mon édition La Lyre d’Alizé www.lalyredalize.org
tous les cadeaux de soutien de Robert Paul :
sur les images du livre de Rébecca Terniak - La Lyre d'Alizé
https://artsrtlettres.ning.com/video/le-violon-enchant
Proposition et réalisation vidéo: Robert Paul
Le Violon enchanté Texte de Rébecca Terniak
– Illustrations Anne-Marie Vaillant
Relié, cartonné et vernis mat,
40 pages couleur dont 20 aquarelles, format 180 X 240
Edition La Lyre d’Alizé – Rébecca Terniak
https://artsrtlettres.ning.com/video/la-petite-fille-de-neige
Proposition et réalisation vidéo: Robert Paul
La petite fille de neigeTexte de Rébecca Terniak
– Illustrations Mariella Fulgosi
Relié, cartonné et vernis mat,
40 pages couleur dont 20 aquarelles, format 240 X 240
Edition La Lyre d’Alizé – Rébecca Terniak
- Sur ACTU TV le 18 mars à 20 h -
Rébecca et son édition La Lyre d'Alizé ... parmi
réalisé par Bob Boutique
ICI au n° 3.22 :
https://www.youtube.com/watch?v=rpcI-_bl7vE
- Vous pouvez aussi retrouver :
Focus sur les éditions La Lyre d'Alizé de Rébecca Terniak par Robert Paul - 9-2-2012
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http://www.genevefamille.ch/N204136/atelier-au-salon-du-livre-stand-payot.html
LES ATELIERS LAFAMILY VAUD AU SALON DU LIVRE DE GENEVE AVRIL 2012
http://www.payot.ch/fr/nosLibrairies/nosEvenements
LE SALON DU LIVRE –STANTD PAYOT
http://www.payot.ch/fr/nosLivres/rechercher?payotAction=3
LES LIVRES DE LA LYRED D’ALIZE CHEZ PAYOT - SUISSE
LE VIOLON ENCHANTÉ