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Regarder avril arriver

Regarder avril arriver,

Se pencher sur la terre,

Y percevoir les premiers frémissements.

Toucher d'un regard son éveil

Sentir gronder la sève de notre renaissance.

 

Les pointes du plaisir se dressent.

 Le soleil,

Pâle encore,

Attire.

 

Jacinthes blanches et suaves

L'azur des muscaris

Désirs de muguets  

De liberté

Echancrure des tulipes au secret de leurs feuilles.

 

Regarder avril arriver

Dans son écrin de perles froides.

Giboulées,

Orages,

Bourrasques,

Se disputent entre ciel et terre.

 

Regarder avril arriver.

Au rire d'un merle

Répond le Bruant fou.

La Marouette, le Pic, la Pie Bavarde,

De leurs chants baroques emplissent les matins,

Orchestrant les amours

Les promesses d'été

 

© Nadine-Lia LEJEUNE

Le Prochain

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Carnaval

Mystérieux

 

Légendes insolites et merveilleuses

 

Patrimoine historique

 

Symbolisme et Tradition

 

 

dans une chronique de PIERRE GUELFF

 

(Editions Jourdan, Paris/Bruxelles)

 

 

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Du lundi 7 au vendredi 11 mars 2011,

entre 8h15 et 8h30.

 

 

 

92.3 FM et 95.4 FM et en direct sur www.vivacite.be

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Prendre très doucement ta main

 

 

 

J'aimerais me glisser dans ta peau,

Dans ta vie,

Dans tes rêves,

Jamais sans toi,

Ni loin de toi,

Je voudrais respirer de ton souffle.

 

J'aimerais me glisser dans ton cœur,

Dans ton âme,

Deviner tes douleurs

Etre de tes bonheurs.

 

J'aimerais me glisser au creux de tes envies

Les devancer,

Prendre très doucement ta main,

Sans limite,

Explorer tes désirs, tes chemins,

Pécher de tes fantasmes.

 

J'aimerais faire de toi,

Pour le meilleur de moi,

Une île nue, déserte,

Accoster aux rivages de nos corps.

Aux sables de nos vies,

Laisser couler le temps.

 

J'aimerais t'aimer encore,

Aux aurores de nos âges,

A l'aube de nos morts.

Me glisser dans ton ombre,

Me coucher sous un chêne.

Aux poussières de nos rêves

Pouvoir t'aimer encore.

 

© Nadine-Lia Lejeune .

         Le Prochain

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Deux visages

Nappe de trèfles et pâquerettes

Bourgeons de forsythia luisent sous la rosée

Fragments de lumière caressent  nos deux visages

Dans la paume de tes mains

Je pose un petit baiser

Comme un papillon

Comme une brise d’été

J’ai retrouvé tes yeux

Ton odeur

Ta douceur

Le battement de ton cœur

Mais j’ai renoncé à ta peau

Nada

 

 


 

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Temps de vie

Le temps merveilleux amant
d’une jeunesse apprentie,
ne réserve ses tourments
qu’à tous ses anciens printemps.

A chair tendre, peau rosée
le prince d’éternité
accordera la beauté
au paradis dérobée…

Sera doux et languissant
aux baisers adolescents,
découvrant l’étreinte floue
de deux corps devenus fous.

A midi de notre vie,
le temps merveilleux amant,
soudain n’est plus notre ami,
nous faisant don d’un grand vent.

« Laissons rêves et envies,
pensons aux jours à venir.
Demain nous serons flétries,
l’Automne fait réfléchir ».

Le froid de l’hiver est là
sans bruit frôlant notre peau,
de la vie sonnant le glas,
alors il nous tourne le dos.

Douce nuit d’éternité,
le temps n’est plus le maître
de nos vies, de nos années.

Il nous fera renaître.

Lunessences

16/11/2006

 

 

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administrateur théâtres

Le Diable Rouge (théâtre Royal du Parc)

... pages  vivantes d’Histoire, des comédiens au jeu du "je" éblouissants!

Colbert : «Pour trouver de l’argent, il arrive un moment où tripoter ne suffit plus. J’aimerais que Monsieur le Surintendant m’explique comment on s’y prend pour dépenser encore quand on est déjà endetté jusqu’au cou…» 

-Mazarin : «Quand on est un simple mortel, bien sûr, et qu’on est couvert de dettes, on va en prison mais l’État… L’État, lui, c’est différent. On ne peut pas jeter l’État en prison. Alors, il continue, il creuse la dette! Tous les États font cela.»

Colbert : «Ah oui? Vous croyez? Cependant, il nous faut de l’argent et comment en trouver quand on a déjà créé tous les impôts imaginables?»

Mazarin : «On en crée d’autres».

Colbert : «Nous ne pouvons pas taxer les pauvres plus qu’ils ne le sont déjà».

Mazarin :: «Oui, c’est impossible».

Colbert : «Alors, les riches?»

Mazarin :: «Les riches, non plus. Ils ne dépenseraient plus. Un riche qui dépense fait vivre des centaines de pauvres».

Colbert : «Alors, comment fait-on?»

Mazarin : «Colbert, tu raisonnes comme un fromage (comme un pot de chambre sous le derrière d'un malade)! Il y a quantité de gens qui sont entre les deux, ni pauvres, ni riches… Des Français qui travaillent, rêvant d’être riches et redoutant d’être pauvres! C’est ceux-là que nous devons taxer, encore plus, toujours plus! Ceux là! Plus tu leur prends, plus ils travaillent pour compenser… C’est un réservoir inépuisable.»

 

Et le public de sourire, d’un air entendu. Toutes les crises se ressemblent. Les ingrédients sont toujours les mêmes : le pouvoir, l’argent et l’amour.

Les costumes ont la brillance  du 17e   siècle et semblent surgis du pinceau de grand maîtres, tout en soieries, dentelles rubans et brocarts. Le décor  est un réel  chef-d’œuvre émaillé de corridors en miroirs, de hautes colonnes, de gobelins, peintures, astrolabe, sculptures,  et meubles précieux où glissent les merveilleux comédiens. Les sentiers de l’histoire sont vivants, sortis de la plume inventive d’Antoine Rault illuminés de bougies d'un autre siècle.

 

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Le bal du pouvoir commence. « Quand on n’est pas né roi, on avance masqué ! » Mazarin, son Eminence Le Diable Rouge, est subtil, intelligent, manipulateur, italien … en diable malgré ses accès de goutte et de gravelle….  « Je les aurai par la douceur, c’est ça, la politique ! »  Il espionne, surveille, soudoie, flatte, conspire. En orfèvre du mensonge et de l’intrigue  il arrive toujours à ses fins avec onction. C’est l’illustre Jean-Claude Frison qui interprète ce rôle, et  il est magistral dans la gestuelle et le phrasé italien. 

 

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 Mais il y a bien d’autres diables. Le jeune futur Louis XIV - la  beauté du diable incarnée -   est joué par un acteur juvénile et craquant… Toussaint  Colombani. Son  innocence tranquille déconcerte et renverserait les plans les plus machiavéliques.   Il émane  de lui une prestance, une confiance en soi, une façon de se mouvoir, royales. C’est qu'il a reçu l’éducation d’honnête homme dispensée avec amour par le cardinal.  L’éclosion de sa jeune personnalité lui fait saisir avec panache et naturel les rênes du pouvoir comme s’il s’agissait de  pas de danse galante, son passe-temps favori.  Il est tout aussi  diablement convainquant dans son histoire d’amour avec la sémillante Marie Mancini, que joue avec  passion et   vigueur, l’intrépide Morgane Choupay.

 

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 Mais en amoureux de la France,  Mazarin guette les amants: « Un homme est toujours seul devant les grandes décisions, mais il doit jamais être sous l’emprise d’une passion, et encore moins de celle d’une femme ». « Etre libre, c’est pouvoir choisir » dit Louis, « Vous devez choisir », répond Mazarin.  La paix n’a pas de prix quand la guerre dure depuis 30 ans!

 

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Anne d’ Autriche (l’impressionnante Rosalia Cuevas)  dans sa somptueuse robe dorée, c’est la mère du Roi-Soleil, régente de France et de Navarre pendant la minorité du jeune Louis. Elle est magnifique et pathétique lorsqu’elle se rend compte que son fils  si jeune va soudain échapper à son autorité et à jamais prendre son envol. Du haut de ses 14 ans il lui déclare, courtois mais ferme, qu’il estime profondément  Marie et refuse d’épouser l’infante.  Et que  diable, c’est lui le roi ! Son baudrier n’est-il pas  solaire ?

 

Et voici Colbert (Bruno Georis, tout en finesse), épiant toutes les scènes de son regard calculateur, sachant se rendre indispensable à la reconstruction de la fortune de Mazarin, habile, sarcastique, briguant sans jamais relâcher son étreinte mortelle, la place de Fouquet.  Ses réparties sont  vives et mordantes, ses saillies, piquantes, mais  il est surtout un livre de comptes ambulant et  un conseiller redoutable : « Il n’y a pas plus habile que vous ! » concède Mazarin.

 

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Diables, fripons et fripouilles mènent la danse vertigineuse du pouvoir. « On ne peut pas gouverner avec uniquement des gens honnêtes, on a besoin de fripons ! » C’est la leçon du Diable Rouge au jeune roi élevé avec tendresse et dévouement. Et le public d’applaudir le miroir qui lui est présenté, frénétiquement!

 

 

 

http://www.theatreduparc.be/spectacle/spectacle_2010_2011_004

Du 24 février au 2 avril 2011

 

 

 

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Un plaisir raffiné

 

Après avoir capté les saveurs d’un instant,

J’accueille, intéressée, les changements qui suivent,

Souvent imperceptibles et quelques fois troublants.

L’énergie en action est lente ou se fait vive.

 

J’aime à me souvenir de toute grâce offerte

Et de certains émois, engendrant du bonheur.

Mes mots appropriés les sauvent de la perte.

Ils sont toujours sincères et empreints de candeur.

 

J’ai fait bien des aveux, sous formes poétiques.

Ils errent au hasard, confiés aux courants.

Des rêveurs flânant, demeurés romantiques,

En prennent connaissance, émus ou souriants.

 

Ce sont leurs commentaires amusants, que je lis,

Qui me font rechercher de délicats poèmes.

Je les avais laissés recouverts par l’oubli.

Je ressens du plaisir à savoir qu’on les aime.

 

1 mars 2011

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journal de bord, mardi 1er mars 2011

 Le cinéma est en deuil. Annie Girardot s'en est allée. Alzheimer a décidé de lui foutre défintiv'ment la paix. Ce n'est pas une grande actrice qui franchit désormais l'au delà (et l'au delà de l'au delà), mais une personne "humaine", dans toute sa dimension.

 

"Je vous aime", disait-elle, encore, avec un rayonn'ment pas possible, à une époque où la maladie l'avait déjà atteinte.

 

Je m'incline.

 

Je n'ai même pas eu de tristesse, à proprement parler, quand j'ai entendu la nouvelle, ce matin.

 

J'ai plutôt éprouvé un sentiment d'apaisement, à l'égard d'Annie.

 

"MOURIR D'AIMER" était (et reste) le titre d'un de ses films.

 

"VIVRE D'AIMER" était (et reste) la suite qu'elle a donné à ce film, par sa présence, sa dignité (même ... et surtout quand les metteurs en scène ont commencé à l'ignorer), son humanité.

 

Les nuages sont bienveillants.

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Le tableau : Au bord du ruisseau sera exposé.....

Au bord du ruisseau 600x600

                                   Ce pastel sera exposé à la MAISON DU LIMOUSIN du 06 au 31 Mai 2011
          ( Exposition de Pastels de : Chaminade / Chris / Patrick Martin / Lionnel Asselineau / Jean Claude Baumier )
 
                   et au FESTIVAL INTERNATIONAL DU PASTEL DE FEYTIAT du 02Juillet au 04 Septembre 2011
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Stage en pays Bigouden ( Finistère / France ) du 25 Avril au 01 Mai 2011

 

Formateur : Jean Claude Baumier / Maître Pastelliste /membre et

enseignant de la Société des Pastellistes de France.                       

                               http://jcbaumier.com

S'adresser : '' le clos de Lande vallée '' en cliquant sur le lien ci-dessous

                     http://www.closdelandevallee.com

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Photo © 1989 La libre Belgique                                                                    

Un article dans la Libre Belgique (1989):

Une adresse pour découvrir les belles éditions de chez nous

Le Musée du Livre belge : une collection privée qui illustre notre patrimoine littéraire national

 

Depuis sa plus tendre enfance, c’est l’amour des livres, et spécialement des livres belges de langue française qui fait courir Robert Paul. « A l’école, nous dit-il, je n’entendais parler que des grands écrivains de France. C’est en visitant les bouquinistes que j’ai découvert les auteurs qui traitent de notre imaginaire national : les Verhaeren, les Maeterlinck, les Ghelderode… ». La découverte n’a pas tardé à se transformer en engouement, l’engouement en hobby, le hobby en passion.

 

Une singulière rencontre

Aujourd’hui, ce grand collectionneur, qui a huit bibliothèques chez lui, veut faire partager son enthousiasme et donner à ceux qui le souhaitent l’occasion d’admirer, d’ouvrir, ou de feuilleter les éditions originales, les éditions de luxe numérotés sur grands papiers ou les publications ornées par les meilleurs illustrateurs, certaines rares et précieuses, qu’il a rassemblées avec le temps et qui remontent jusqu’au milieu du siècle dernier.

« Devais-je faire comme l’avare de Molière et amasser pour mon seul usage personnel, ou au contraire faire en sorte que d’aures en profitent aussi ? », se demande-t-il. Le Musée du Livre belge, que chacun peut visiter sur demande au Manhattan Center de la Place Rogier à Bruxelles, est le fruit de cette singulière rencontre, en un seul homme, du bibliophile au militant.

Beaucoup de temps libre et surtout une motivation à toute épreuve ont permis à Robert Paul de mener à son terme cette entreprise où il s’est engagé à ses propres frais, sans en attendre la moindre conrepartie, délaissant même la trop complexe et trop incertaine course aux subventions oficielles. « Vous pouvez appeler cela du mécénat, si vous voulez… »

 

Classiques d’hier et de demain

Les visiteurs –pas plus de trois ou quatre, sauf pour les classes d’école- peuvent prendre rendez-vous en semaine ou le week-end et lire sur place, s’ils le souhaitent, l’un ou l’autre volume. « En général, ils sortent adeptes de la littérature belge »… et convaincus, comme Robert Paul, qu’un vrai beau livre n’est pas selement l’œuvre d’un auteur, mais aussi celle d’un éditeur.

Notre interlocuteur est intarissable sur les André Baillon, les Charles de Coster et les Geoeges Eeckhoud, les Marie Gevers et les Camille Lemonnier, les folklores régionaux et les grandes écoles littéraires, les publications confidentielles de Ghelderode aux « Editions de la Vache Rose » ou celles hautement prisées, de Max Elskamp, ce grand découvreur du génie populaire qui s’éait fait lui-même xylographe, renouant ainsi avec une grande tradition anversoise pour illustrer ses propres œuvres.

A découvrir aussi, cet exemplaire de la lettre pastorale publiée par le cardinal Mercier pour la fête de Noël 1914, et dont le titre, « Patriotisme et endurance », en dit assez sur la résonance qu’elle pouvait avoir en pleine occupation allemande. L’illustration, due aux moniales de Maredret, a été faite sur le modèle des enluminures médiévales afin de camouler en vénérable écrit des temps anciens le très contemporain propos du primat de Belgique.

Au besoin –notamment pour les écoles- Robert Paul se déplace lui-même avec ses vitrines, en compagnie de l’un ou de l’autre de nos écrivains actuels. C’est qu’il tient à faire connaître les jeunes talents autant que les grandes signatures du passé. Les classiques de demain sont déjà dans sa collection.

Paul Vaute (in « La Libre Belgique, 1989)

Le Musée du Livre belge n'est plus visible depuis de très nombreuses années. Néanmoins je puis en montrer quelques pièces maîtresses, uniquement sur rendez-vous et après demande écrite et très sérieusement motivée.

 

Article lié aussi ici

 

Voir aussi: A propos de Robert Paul

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journal de bord, lundi 28 février 2011

 

 Je reviendrai une nouvelle fois sur les deux merveilleuses soirées-cabarets, à la Foire du Harby, à Anseroeul (pas loin de Tournai), où j'ai chanté (parmi tant d'autres) le vendredi et le samedi.

 

Avec tout le bonheur que j'en récolte.

 

Même avec ma reprise au boulot, je suis encore un peu dans l'ambiance. C'est bon signe, non ?

 

 

Dans mon "journal de bord" précédent, j'avais abordé un point qui me paraissait ... triste, dommage. La plupart des artistes qui prestaient dépassaient souvent le temps qui leur était imparti (trois morceaux) et ça risquait de porter préjudice aux artistes qui suivaient. Et ... dans l'état de fatigue, de stress, de trac, je l'avais assez mal vécu.

 

 

J'ai eu une réaction à mon article, venant tout droit d'une des participantes à la soirée-cabaret.

 

Je la remercie notamment, je la remercie surtout ... de m'avoir fait part d'un détail, qui m'avait complèt'ment échappé : les artistes qui s'affichaient et se présentaient seuls avaient droit à trois chansons et les groupes, eux, disposaient de vingt minutes.

 

Ca change complèt'ment la donne.

 

Je renuanc'rai mes propos d'hier.

 

Final'ment, aucun artiste, aucun groupe n'a véritablement glissé sur le temps (sauf : dans des proportions normales).

 

Après une nuit de sommeil, et une journée hors contexte, on a le temps, aussi, de décanter.

 

Un groupe, admettons-le, a peut-être besoin de plus de temps qu'un chanteur solo, a priori. Comme il y a plusieurs personnes dans l'équipage, et que la qualité de spectacle réside dans l'équilibre entre tous ceux (et toutes celles) qui forment l'ensemble (y en a parfois quatre, cinq, six), on comprend mieux.

 

Je n'ai qu'à prendre l'exemple de Proserpine et Christine, qui se produisaient le sam'di. Dans la catégorie "groupes". Régulièr'ment, dans ce qu'elles présentaient, elles intervenaient succesiv'ment et séparément. Donc : ici, un "deux fois trois morceaux" est tout à fait de mise.

 

Il est normal, il est compréhensible que les groupes, qui disposaient de vingt minutes, saisissent l'aubaine qui leur est offerte pour avoir, quand même, un temps réaliste pour présenter quelque chose de qualité.

 

Et tout un chacun a donné le meilleur de lui-même.

 

Je garde peut-être juste une réserve (qui vaut encore ce qu'elle vaut).

 

Dans certains cas, je me demande où se situe la différence entre les groupes et les chanteurs seuls.

 

Je prends l'exemple d'un groupe qui passait sam'di : un duo de deux filles. Durant les vingt minutes où elles ont presté (avec brio), c'était toujours la même qui chantait et la même qui accompagnait au piano.

 

Si elles s'étaient limitées à trois morceaux (plutôt qu'à vingt minutes), ça n'aurait pas déprécié leur talent et ça aurait laissé aussi du temps, de l'air, de la respiration ... pour les artistes qui suivaient et le public.

 

Je me dis aussi que ...

 

Je pourrais très bien m'inscrire comme chanteur seul et être accompagné, musical'ment, par quelqu'un d'autre. A part l'appellation qui change, le résultat est ressemblant à celui de ... certains "groupes".  Sinon que ... l'un a droit à trois chansons, l'autre à vingt minutes.

 

Mon sens de l'égalité est parfois (malheureus'ment ? heureus'ment ?) très aigü.

 

D'accord, je titille.

 

J'irai encore un peu plus loin avec certains groupes qui passaient (et que j'appréciais ... et que je reverrais volontiers).

 

Un groupe de six qui chantait a capella. Magnifiqu'ment. Leurs quatre ou cinq morceaux, bien enl'vés, repris par le groupe, auraient aussi pu se limiter à trois. Vu que ... les six membres n'intervenaient pas séparément chacun leur tour.

Vu que ... la même atmosphère vocale, la même gestuelle rev'nait à chaque morceau.

 

Et dans leur cas, aussi ...

 

S'ils s'étaient limités à trois morceaux, ils ne seraient pas passés plus inaperçus, leur prestation ne perdait rien et ça laissait, au fil de la soirée, encore plus de temps, plus d'air, plus de réceptivité dans le public, et les nombreux artistes qui suivaient ... auraient été mieux desservis.

 

J'ai d'autres exemples en tête, de ce type, lors de la soirée.

 

Ceci dit ...

 

Je ne regrette rien.

 

Tout s'est bien passé.

 

Je sais que ce n'est pas facile de mettre sur pied une soirée-cabaret.

 

Je sais que l'idéal existe rar'ment, dans la pratique.

 

Je garde surtout des images de bonheur et d'amour. Des amis que je me suis fait. Des gens que j'ai retrouvés. Une envie de retourner sur place et, qui sait, revivre des situations (qui m'ont été pénibles et que je relate) avec d'autres yeux. C'est ainsi qu'on avance.

 

 

 

Je me suis réveillé comme un charme, ce matin, avant de filer au boulot. J'avais du peps, aujourd'hui. Les jours, les semaines se suivent et ne se ressemblent pas.

 

Le chef, au boulot, va partir. Une nouvelle ère, de ce côté-là, se prépare-t-elle ?


 

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12272719082?profile=original« L'oeuvre au noir » est un roman de Marguerite Yourcenar, pseudonyme de Marguerite de Crayencour (1903-1987), publié à Paris chez Gallimard en 1968. Prix Femina.

 

Tout comme les Mémoires d'Hadrien, l'Oeuvre au noir est "un de ces ouvrages [...] avec lequel l'auteur aura vécu toute sa vie" ("Notes"). Le roman a pour origine un bref récit, "D'après Dürer", paru avec deux autres nouvelles, "D'après Greco" et "D'après Rembrandt", dans un volume intitulé La mort conduit l'attelage (1934). Ces trois textes étaient eux-mêmes des fragments d'"une ample fresque [...] s'étalant sur plusieurs siècles" ("Notes"), ambitieux projet auquel la romancière s'était consacrée entre 1921 et 1925. En 1955, après avoir achevé Mémoires d'Hadrien, Marguerite Yourcenar décide de retoucher le recueil de 1934 en vue d'une réimpression. "D'après Dürer" s'amplifie et devient l'Oeuvre au noir, long roman rédigé, pour l'essentiel, entre 1962 et 1965.

 

Première partie. "La Vie errante". Henri-Maximilien Ligre a quitté sa ville natale de Bruges et sa riche famille pour courir les routes puis s'engager dans l'armée. Il rencontre en chemin son cousin Zénon parti, lui, en quête d'aventures spirituelles. Zénon est le fils naturel d'un noble prélat florentin et d'Hilzonde, soeur de Juste Ligre, un drapier et banquier flamand. Le jeune homme est promis à la cléricature mais son intelligence vive et audacieuse a tôt fait d'apercevoir les limites de l'enseignement théologique. Zénon quitte son pays. Il parcourt le monde, étudie les sciences, singulièrement la médecine, et l'alchimie. Les épidémies et les guerres, qui dressent les uns contre les autres peuples et religions, ravagent l'Europe. De multiples bruits circulent à propos de Zénon: le personnage fascine et inquiète. Recherché dans divers États, il est perpétuellement contraint de fuir pour échapper aux persécutions.

 

Deuxième partie. "La Vie immobile". Zénon retourne à Bruges. Il se fait désormais appeler Sébastien Théus et exerce la profession de médecin. Il vit au couvent des Cordeliers où il soigne les malades. Il prend soin de dissimuler ses véritables pensées, mais il a de longues conversations avec le prieur, un homme à l'esprit ouvert et généreux qui s'est pris d'amitié pour lui. En dépit de ses efforts, Zénon ne peut sauver le prieur, atteint d'une grave maladie. Avant de mourir, ce dernier lui conseille de partir. Zénon quitte Bruges mais, las de fuir et dégoûté par la mesquinerie des passeurs qui s'enrichissent aux dépens des fuyards, il regagne la ville. Plusieurs jeunes moines, dont son assistant frère Cyprien, qui rencontraient en cachette une adolescente, sont arrêtés. Les témoignages des moines compromettent Zénon qui est à son tour jeté en prison.

 

Troisième partie. "La Prison". Zénon, ayant de lui-même révélé son identité, est jugé pour athéisme et hérésie. Il peut avoir la vie sauve s'il consent à se rétracter. Il refuse et se donne la mort dans sa cellule.

 

Le titre de l'ouvrage est composé d'une formule alchimique qui désigne "la phase de séparation et de dissolution de la substance qui était, dit-on, la part la plus difficile du Grand Oeuvre". L'expression "s'appliquait à d'audacieuses expériences sur la matière elle-même ou s'entendait symboliquement des épreuves de l'esprit se libérant des routines ou des préjugés" ("Notes"). Zénon, à travers guerres, épidémies et persécutions, effectue en effet une sorte de parcours initiatique. Grâce au savoir, acquis parfois au péril de sa vie, il s'est formé un esprit ouvert et libre. Le titre de l'ouvrage, par la référence à l'alchimie, souligne le caractère difficile et périlleux de cette conquête de soi. La couleur noire introduit en outre une tonalité funèbre, en rapport avec le climat de violence et de mort dans lequel se déroule l'histoire du héros.

 

L'Oeuvre au noir est, de même que Mémoires d'Hadrien, un roman historique. Zénon, à la différence d'Hadrien, est certes un personnage inventé, mais Marguerite Yourcenar revendique le caractère historiquement vraisemblable de son héros. Elle s'est d'ailleurs inspirée, pour dessiner ses traits, de ceux de Léonard de Vinci, d'Ambroise Paré, d'Érasme, de Paracelse et de Campanella. Esprits ouverts et curieux, hommes d'action et de réflexion à la fois, Hadrien et Zénon sont tous deux des sages. De l'univers de l'empereur à celui du médecin alchimiste et philosophe, la distance est grande pourtant, comme si l'enfer des temps modernes avait succédé à l'âge d'or antique. A cet égard, le choix opéré par l'auteur quant à ses protagonistes est significatif: Hadrien, empereur, incarne l'ère de l'homme roi ou de l'homme dieu; Zénon, être fictif, enfant bâtard et personnage presque anonyme puisqu'il est contraint de cacher son identité, incarne l'ère de l'homme écrasé par l'obscurantisme et l'intolérance. Le choix des voix narratives est lui aussi symbolique: Hadrien parlait à la première personne mais l'Oeuvre au noir ne peut être qu'à la troisième personne, puisque le drame de Zénon est justement celui d'une privation de la parole: le savant doit taire ses opinions et il risque la mort pour avoir publié ses théories dans de rares ouvrages.

 

Marguerite Yourcenar révèle ainsi sans complaisance l'envers du décor d'un XVIe siècle humaniste dont l'image édulcorée se réduit trop souvent à la célébration de quelques esprits éclairés. L'Oeuvre au noir montre à quel point ces derniers n'ont pu exister que de haute lutte. Persécuté à travers toute l'Europe, Zénon est partout témoin de la victoire de la barbarie et de la mort. Misérable, mesquin, injuste, cruel, borné, le monde qui l'entoure est en proie à un profond désarroi qui se mue en rage destructrice. L'Oeuvre au noir qui, dans la production romanesque de Marguerite Yourcenar, fait suite à Mémoires d'Hadrien, prolonge à bien des égards ce précédent ouvrage. Ainsi, l'empereur y prophétisait ce qui s'accomplit ici: "Je voyais revenir les codes farouches, les dieux implacables, le despotisme incontesté des princes barbares, le monde morcelé en États ennemis, éternellement en proie à l'insécurité."

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Festival de l’histoire de l’art (1ère édition)

Organisé par le ministère de la Culture et de la Communication, l’INHA et le château de Fontainebleau
 
27, 28, 29 mai 2011
77300 Fontainebleau

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Chaque année, un thème et un pays invité

Afin de réunir des spécialistes de différents domaines et d’éveiller la curiosité du public le plus large, un thème sera choisi chaque année, fil rouge du Festival de l’histoire de l’art. Cette première édition sera consacrée à la Folie. Le festival marquera le 500e anniversaire de la parution de L’Éloge de la folie d’Érasme, parallèlement aux célébrations organisées par l’UNESCO, ainsi que le 50e anniversaire de la parution de L’Histoire de la folie à l’âge classique de Michel Foucault. Au cœur du mythe occidental de la création, le thème de la folie sera exploré selon trois directions : le créateur fou (revendiqué ou jugé comme tel) ; l’œuvre insensée, hors normes ; l’iconographie de la folie et le regard de l’artiste sur la folie du monde. Outre les conférences, débats et tables rondes, des ateliers originaux, intitulés « L’œuvre d’art au crible des regards », présenteront une même œuvre interprétée par trois regards différents, témoignant de la diversité des approches et des différentes méthodes et techniques d’analyse des œuvres d’art.

Forte de sa tradition, l’Italie, premier pays invité, ne pouvait pas manquer d’être à l’honneur. Le Festival proposera des rencontres et des débats transfrontaliers entre des acteurs de l’histoire de l’art ou des institutions artistiques ainsi que des échanges d’expériences entre les deux pays dans le domaine de l’édition, de la presse et de l’audiovisuel. Enfin, une discussion sera proposée sur la manière de faire et d’enseigner l’histoire de l’art, avec une attention particulière accordée aux expériences pédagogiques italiennes dans l’enseignement secondaire, pouvant enrichir la réflexion sur l’enseignement de l’histoire des arts en France.

Des rendez-vous annuels : actualité de l’histoire de l’art, festival audiovisuel et salon du livre et des revues consacrés à l’art

Trois forums d’actualité seront organisés :

  • un premier présentant l’actualité de l’histoire de l’art par un état des lieux des différents champs de recherche de la discipline et la valorisation de travaux de jeunes chercheurs.
  • un second forum sur le marché de l’art, le mécénat et les collectionneurs dont certains viendront présenter leur parcours. Enjeux et tendances du marché de l’art feront l’objet de débats et de conférences, avec un accent particulier sur les liens entre marché de l’art et institutions de recherche et de conservation.
  • un forum sur les nouvelles technologies pourra présenter, entre autres, la création et la gestion des bases de données pour l’inventaire et l’étude des œuvres d’art, la numérisation des œuvres et des archives de l’histoire de l’art, les ouvrages augmentés ou encore les technologies appliquées à l’analyse et à la restauration des œuvres.

Pour la première fois en France, un festival du film et de l’audiovisuel consacré à l’art sera également dédié aux rapports entre l’histoire de l’art et la caméra. Il s’agit de montrer comment l’art est traité par le cinéma dans des films de fiction ou des documentaires, dont des artistes, des courants artistiques ou des historiens de l’art sont les sujets, sans omettre les nouvelles propositions pédagogiques ou ludiques proposées par la télévision et Internet.

Enfin, se tiendra un salon du livre et des revues consacrés à l’art représentant le plus large nombre possible d’éditeurs et de libraires pour un panorama complet de l’actualité éditoriale, du livre d’art à la revue savante en passant par les essais sur l’art et les publications de thèses. En lien avec le thème ou le pays de l’année, mais également avec l’actualité éditoriale, les éditeurs pourront à leur tour proposer des activités qui seront intégrées au programme général du Festival.

Une offre de formation à l’enseignement de l’histoire des arts

Dans le cadre de la promotion de l’enseignement de l’histoire des arts, le Festival devra être un lieu de formation continue pour les enseignants et les cadres du système éducatif. Il accueillera ainsi un double dispositif : une université de printemps destinée aux cadres (inspecteurs, délégués à l’action culturelle…), inscrite au Plan National de Pilotage, ainsi que des ateliers pédagogiques pour les enseignants (conférences, séquences pédagogiques etc.).

- Coordination scientifique
Florence Buttay
INHA
2, rue Vivienne
75002 Paris
01 47 03 89 84
florence.buttay inha.fr

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Comprendre le XXe siècle des musées

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Conférence d’Agnès Callu sous la direction d’étude de Jean-Michel Leniaud (EPHE)
 

Mardi
18h à 20h
Galerie Colbert
Salle EPHE
2, rue Vivienne
75002 Paris

accès : 6 rue des Petits-Champs


Choisir d’installer sur la table universitaire le musée du XXe siècle comme objet historique suppose d’apprécier les enjeux politiques, sociaux, culturels et économiques qu’il suscite, à l’échelle de l’État comme des collectivités territoriales, dans une société ouverte à la innovation esthétique et patrimoniale en même temps qu’elle adopte l’acculturation des codes hiérarchiques et les évolutions entrepreneuriales ou technologiques.

Outre le commentaire sur le mode historiographique de la production scientifique plurielle déployée, parfois en tensions, autour de deux pôles souvent opposés –l’histoire culturelle et l’histoire de l’art–un panorama des matériaux disponibles à la recherche s’avère l’indispensable préalable. Puis, prenant appui sur des fondations méthodologiques dès lors posées, plusieurs thèmes sont abordés, questionnant sur la longue durée, le musée et ses représentations, entre élitisme social, promotion de la culture pour tous ou merchandising des biens culturels. Sont alors ouvertes et/ou creusées – souvent en diachronie à l’aide du témoignage d’anciens acteurs – plusieurs pistes de réflexion amenant à discuter la figure du musée dans les imaginaires collectifs, le capital symbolique d’un geste architectural, le trilogue entre l’œuvre, l’artiste et le conservateur. La place des hommes fait également l’objet de réflexions : érudits, bâtisseurs ou décideurs dans la structuration et le fonctionnement de celui qui, entre désir et pédagogie, se définit comme « une institution permanente […] au service de la société et de son développement, ouverte au public, qui acquiert, conserve, étudie, expose et transmet le patrimoine matériel et immatériel de l’humanité et de son environnement à des fins d’études, d’éducation et de délectation […] ».

- Séance 1
23 novembre 2010

Objet(s), méthode(s) et historio-bibliographie(s)
Enjeux et perspectives (Agnès Callu)
L’IMEC et les fonds d’artistes (Yves Chèvrefils-Desbiolles)

- Séance 2
7 décembre 2010

Lire, interpréter et confronter les sources
Les fonds d’archives des musées nationaux et de l’INHA (Catherine Granger et Martine Poulain)

- Séance 3
14 décembre 2010

Lire, interpréter et confronter les sources (suite)
Les archives du musée national d’art moderne (Didier Schulmann)

- Séance 4
18 janvier 2011

Imaginer un musée
Gaëtan Picon : plaidoyer pour un nouveau musée d’art moderne (Agnès Callu)
Grand témoin : entretien de Robert Bordaz, ancien président du Centre Pompidou (audition et décryptage)

- Séance 5
1er février 2011

Bâtir un musée
Le Centre Pompidou-Metz : enjeux et chef-d’œuvres (Laurent Le Bon, CPM)
Grand témoin : entretien d’Émile-Jean Biasini, ancien secrétaire d’État aux Grands travaux (audition et décryptage)

- Séance 6
15 février 2011

Incarner un musée
Jacques Jaujard ou le mythe résistentialiste du Louvre occupé (Côme Fabre, ENS-Ulm)
Discutant : Écrire l’histoire du Louvre (Guillaume Fonkenell, musée du Louvre)

- Séance 7
15 mars 2011

Travailler au Musée
François Mathey : les Arts décoratifs aux mains d’un conservateur révolutionnaire ? (Brigitte Gilardet, IEP de Paris)
Grand témoin : entretien de Germain Viatte, conservateur général honoraire du Patrimoine (interview enregistré et filmé)

- Séance 8
5 avril 2011

Développer un musée
La Réunion des musées nationaux : un établissement public en faveur d’une identité muséale française (Agnès Callu)
Grand témoin : entretien d’Irène Bizot, ancien administrateur général de la RMN (interview enregistré et filmé)
Discutante : Existe-t-il une appellation contrôlée « Musées nationaux ? » (Chantal Georgel, INHA : sous réserve)

- Séance 9
17 mai 2011

L’artiste dans le musée
Au musée et dans les galeries : l’artiste et ses œuvres, 1930-1940 (Claire Maingon)
Discutante : Exposer les artistes vivants (Emmanuelle de l’Écotais, Musée national d’art moderne de la ville de Paris)

- Séance 10
31 mai 2011

Projets et conclusions
Présentation du projet éditorial « Dictionnaire historique et culturel du Louvre » (Yannick Lintz, musée du Louvre)

Bilan de la conférence (Agnès Callu)

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Variations

 

VARIATIONS


Le regard glacial du chapeau me frappe sans préambule

Surpris qu'il est de ma raide posture,

De mon étonnement soudain, tel l'éclat d'une bulle,

Son ricanement bref et strident lancé à ma figure

Surpris qu'il est, par tant de servitude,

Aux soumissions aux durs frimas du jour,

A la nuit noire, solitude d'un tiroir d'incertitudes.

 

*          *            *

 

Le bedon bedonnant du bedeau boudiné

S'élança vers l'autel d'un tragique hyménée,

Enivré du patchouli de l'encens volatile,

S'écrasa vaincu et meurtri du refus juvénile.

 

           *            *

 

 

 

Un, deux, trois, la nuit tombe sur Golgotha

Deux larrons et le Prince de l'éternité

Trébuchent des vicissitudes, soumis au blasphème,

Soupirant, hors d'eux mêmes, leurs âmes réclamées

Par le cruel et ultime supplice, dépourvus de haine.

 

*          *            *

 Ecoute sans cesse, ô poète à l'ouïe acérée

L'hymne à la joie des claviers tempérés.

Ici, l'enflammé d'un vigoureux Vlaminck,

Là, l'oriental chatoyant de Matisse divin.

 

Ecoute la prenante mélodie du semeur de Van Gogh

Parcourant les sillons embaumés de la Crau,

Aux Saintes, mugir le fier taureau de Picasso.

 

Allonge-toi sur les verts subtils et reposants de Corot.

Allume au couchant le phare d'Alexandrie

Pour qu'il ressuscite de ses rais l'antique Psalmodi.*

 

 

 

Raymond MARTIN

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HAIKUS

 

 

HAÏKUS

 

La lune pourpre

Pour la visualiser

Via ma lentille.

 

Peine à rire

Le troupeau va en lenteur

Le trèfle frémit.

 

Vase bleu joufflu

Aux allures de bonze

La pivoine dort.

 

Horizon marin

Vagues déferlantes

Impressions salées.

 

A l’assaut du pic

Roches escarpées moussues

Rode marmotte.

 

A l’ombre fraîche

Raton laveur effrayé

Pipistrelle dort.

 

Calvaire trois croix

Sur le mont du Golgotha

Absence de foi.

 

Roitelet chante

Roitelet tremblant

Vent sur la cime.

 

Ile noire, île de Ré

Molène, Aix, Ouessant,

Pas deux, Saint-Michel.

 

Curieuse voûte

Parsemée de lucioles

Vermisseaux repus.

 

                               Raymond MARTIN

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