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VAN GOGH, PICASSO, KANDINSKY…

Collection Merzbacher. Le mythe de la couleur

du 29 juin au 25 novembre 2012
tous les jours de 9 heures à 19 heures
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La grande exposition d’été de la Fondation Pierre Gianadda est consacrée à une des plus importantes collections privées européennes appartenant aux très discrets Werner et Gabrielle Merzbacher. Depuis des décennies, ce couple suisse rassemble des oeuvres qui traduisent son intérêt exclusif pour la couleur. Pendant longtemps, cette collection a été un secret bien gardé. Mais en 1998, les Merzbacher ont accepté de montrer leur collection au Musée d’Israël à Jerusalem pour les cinquante ans de l’Etat d’Israël. La Fondation Pierre Gianadda est la première fondation privée à accueillir la collection Merzbacher.

Avec plus de cent oeuvres de quelque cinquante artistes, parmi les plus importants de la du XIXe et du XXe siècles, cette exposition documente d’une façons exhaustive l’évolution de cette partie de l’art moderne.


Il y a trente ans que Léonard Gianadda et Werner Merzbacher se connaissent, Presque depuis les débuts de la Fondation Pierre Gianadda à Martigny. Léonard a été longtemps demandeur, Werner Merzbacher souvent prêteur. Une estime et une confiance réciproque ont rendu cette exposition non seulement possible, mais presque naturelle.

Une enfance massacrée et sa rédemption pour l’art. Peut-on faire ce raccourci en parlant de Werner Merzbacher et de la collection qu’il a rassemblée avec sa femme Gabrielle ? Chacune de ces peintures pourrait être un antidote à la tristesse et à la dépression, un hymne à la joie de vivre. Les œuvres de la collection Mezbacher traduisent une passion pour la couleur et sa puissance lyrique.

Werner et Gabrielle Merzbacher rassemblent depuis plus de soixante ans les chefs-d’œuvre des mouvements qui ont libéré la couleur, le Fauvisme, l’abstraction, l’Expressionnisme. La collection fait une large place à Derain, Matisse, Kandinksy, des peintres qui ont fait changer la couleur.

Tout a commencé avec un noyau d’œuvres de très haute qualité réunies par les parents de Gabrielle Mayer autour de Picasso, Matisse, Van Gogh. Frappés au cœur par ces peintures, Werner Merzbacher, épaulé par sa femme Gabrielle, ‘est plongé avec passion dans le monde de l’art et des galeries…. Pour ne plus en ressortir.

Werner Merzbacher a une double réputation : celle d’acheter des œuvres en se laissant guider par son instinct, et d’avoir des coups de cœur durables et solides. Ceux qui le connaissant décrivent un homme d’une extrême vivacité et d’un goût très affirmé. Une très rare conjonction de circonstances, financières, historiques et personnelles, ont permis que la collection Merzbacher soit devenue pour les historiens de l’art ce petit miracle, une des meilleures collections au monde.

Werner Merzbacher est né en 1928 en Allemagne du sud. Son père, médecin, organise son départ en Suisse après la Nuit de Cristal, en novembre 1938, après laquelle les enfants juifs sont notamment interdits d’école. Enfant réfugié, Werner est placé dans une famille zurichoise. Ses parents ne réussissent pas à s’enfuir. Déportés, ils mourront à Auschwitz. En 1949, Werner Merzbacher obtient une bourse et émigre aux USA.

Là-bas, il épouse Gabrielle Mayer. Après un séjour en Alaska, où Werner Merzbacher fait son service militaire, le couple revient à New-York.

Werner entre dans le commerce de fourrure de son beau-père. Les trois enfants du couple naissent aux Etats-Unis. En 1964, la famille décide de revenir s’installer en Suisse, dans la région de Zurich où Werner avait vécu pendant la guerre et où Gabrielle est née. Werner Merzbacher devient le premier partenaire, puis en 1989, le seul propriétaire de l’entreprise Mayer and Cie AG.

Les Merzbacher ont formé leur goût dans les années 1960, en fréquentant les galeries new-yorkaises. Au début, ils achètent de la peinture mexicaine ou italienne, dans la veine du réalisme social. A la fin des années 1960, ils se tournent vers Vlaminck, Toulouse Lautrec, Friesz, mais aussi Monet, Sisley. Ils comprennent qu’ils sont attirés vers la couleur pure, sans savoir vraiment encore quelle est leur période préférée. L’achat de leur premier Schmidt-Rottluff est un tournant important. A partir de ce moment, le couple met en place une vraie stratégie d’achat des meilleures œuvres fauves et expressionnistes.

La plupart des peintures acquises par le couple sont considérées aujourd’hui comme des chefs-d’œuvre dignes des plus grands musées. Quelques-uns de meilleurs artistes de la fin XIXe et du début du XXe siècle sont documentés en profondeur, avec plusieurs œuvres qui s’intéressent aux différents aspects de leur travail.

Pendant longtemps, cette collection a été un secret bien gardé. Mais en 1998, les Merzbacher ont accepté de montrer leur collection au Musée d’Isarël à Jérusalem pour les cinquante ans de l’état d’Israël. Depuis lors la collection a été présentée au Japon en 2001, à Londres en 2002, à Zurich en 2006, au Louisiana Museum of Modern Art en 2010.

La Fondation Pierre Gianadda est la première fondation privée à accueillir la collection Merzbacher.

Véronique Ribordy

Le comissariat de l’exposition est assuré par Jean-Louis Prat.

Le catalogue de l’exposition Van Gogh, Picasso, Kandinsky... Collection Merzbacher. Le mythe de la couleur. reproduit en couleurs toutes les œuvres exposées.
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L'exposition Van Gogh, Picasso, Kandinsky...
Collection Merzbacher. Le mythe de la couleur.
la Collection Franck
le Parc de sculptures
le Musée gallo-romain et
le Musée de l'automobile


sont ouverts tous les jours
de 9 h à 19 h
du 29 juin au 25 novembre 2012
Partenaire principal de la Fondation Pierre Gianadda351-cs.jpg
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Exposition Henri Cartier-Bresson


La collection de Sam, Lilette et Sébastien Szafran

Quelques photographies issues de la collection Szafran, sont présentées dans l’exposition Van Gogh, Picasso, Kandinsky… Le mythe de la couleur. Collection Merzbacher à la Fondation Pierre Gianadda, du 29 juin au 25 novembre, dans la galerie du Foyer. On y découvre, les portraits de Matisse, Picasso, Bonnard, Ernst, Braque, Calder et Szafran, croqués par Henri Cartier-Bresson.
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Hommage à l’absente

Photographies de Léonard Gianadda dédiées à son épouse Annette

Le 8 décembre 2011, Annette Gianadda s’est éteinte, entourée de Léonard et de leurs enfants, François et Olivier. En hommage à celle qui a été la grande rencontre de Léonard Gianadda et un pilier aussi discret qu’essentiel de ses activités, une série de portraits effectués entre 1957 et 1961 est présentée à la Fondation Pierre Gianadda, dans la galerie du Foyer.
La première rencontre a lieu le 25 février 1957, au bureau de l’Association des Intérêts de Lausanne (ADIL), où Annette travaille. Léonard y vient présenter et, il l’espère, vendre les photographies de Georges Simenon qu’il a suivi durant tout un après-midi à travers Lausanne. L’histoire ne retient pas le nombre exact de clichés acquis par la Ville mais bien que Léonard et Annette se sont trouvés ; et ne se sont plus quittés. La secrétaire de l’ADIL est tout autant enthousiasmée par le photographe que par ses images. C’est à un tel point réciproque que le lendemain déjà, Léonard photographie Annette et une amie dans sa chambre d’étudiant aux murs tapissés de photographies de voyage.
Dès lors, les portraits de la fiancée puis de la jeune épouse s’intercalent avec régularité entre les grands reportages effectués sur les cinq continents.
Le 14 octobre 1961, dans une petite église de Lutry, Annette et Léonard se disent oui pour la vie. Le mariage est suivi d’un voyage de noces hors normes : quatre mois aux Amériques, un billet d’avion de quinze mètres, aussi haut que le premier immeuble construit par l’ingénieur-architecte à Martigny. Les deux tourtereaux commencent leur périple aux Etats-Unis, puis, d’escales en escales, ils visitent le Mexique et le Yucatan, avec ses célèbres pyramides tronquées, la région d’Atitlan au Guatemala, le canal du Panama, l’Equateur, Cuzco et Lima au Pérou, La Paz en Bolivie, Rio et Brasilia au Brésil, les Antilles… Le retour se fait par les Etats-Unis.
Annette est omniprésente dans les trois albums de photographies qu’ils constituent au retour. Pour différencier les trois volumes, ils choisissent des titres mnémotechniques qui disent tout : honey – moon – trip (miel, lune, voyage).
Jean-Henry Papilloud
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au Vieil Arsenal de la Fondation

André Raboud et Pierre Zufferey

du 20 septembre au 21 octobre 2012, tous les jours de 10h00 à 18h00.

Pour la cinquième année consécutive, le Vieil Arsenal accueille en automne des artistes de la scène artistique suisse romande. Cette année le sculpteur André Raboud et le peintre Pierre Zufferey présentent, comme une suite à leur exposition Nuit Blanche de São Paulo, leurs toute dernières créations.

Le travail d’André Raboud est profondément marqué par la connaissance et le respect du matériau qu’il utilise. Passant de la cassure abrupte à la finesse absolue, avec maîtrise et légèreté, il insuffle à la pierre ce sentiment d’éternité qui lui est propre. L’ensemble de ses sculptures, leur construction intime, constituent ainsi une œuvre à la charge symbolique très forte, d’une volonté essentialiste affirmée, d’une capacité émotionnelle soutenue. Un parcours d’artiste jalonné de repères, de rencontres, d’expositions partagées, d’invitations, de publications et d’amitiés. Un parcours empreint de reconnaissance et de générosité, pour son œuvre qui s’impose aujourd’hui par son esthétique, sa symbolique, son authenticité, sa puissance et sa monumentalité.
André Raboud est né le 6 avril 1949 à Strasbourg.
Il vit et travaille à Saint-Triphon dans le Chablais vaudois.


La peinture de Pierre Zufferey est caractérisée par une forme de maniérisme, de raffinement mélancolique, d’intelligence meurtrie, un sentiment instinctif de l’être aux abois, attentif et inquiet, cherchant l’issue. Peu de matière, la fluidité de l’eau, la chaleur des pigments et cette élévation qu’on voudrait infinie. Aqueux et tendus, tout en hauteur, des gestes pour soulever la toile. Des tons sourds, des jaunes sombres, des bruns, des noirs, des gris, se construisent et se parlent. Pierre Zufferey est un peintre, son atelier le prouve, rempli d’assurances et de doutes, les traits rapides et déterminés, la maîtrise de la construction, la plénitude des couleurs, la somptuosité de l’ensemble, la question du tableau toujours renouvelée.
Pierre Zufferey est né le 9 septembre 1969 à Sierre.
Il vit et travaille à Sierre dans le Valais central.

Nicolas Raboud, commissaire de l'exposition
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(c) Photos Magnum



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Annette Gianadda, Rio de Janeiro, 1961

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Annette dans la chambre de Léonard Gianadda, Lausanne 1957

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Lausanne 1957



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http://www.mag-swiss.com/index.php?rubrique=home

Ce fut un grand plaisir de rencontrer certains artistes dans ce salon, spécialement certains sculpteurs :

Nilda Lima Graeser, Ann Elias, Paris Magini, Anna Sutter ...

et quelques peintres ou leur représentants, pour Alain Grand jeune prodige solaire et décédé,

ou Dimitri Kosiré, peintre russe.

Je prendrai le temps de vous en parler un peu plus tard ou de rechercher des exemplaires de leurs oeuvres.

et d'en inviter certains chez nous sur le réseau.

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Yo l'oiseau

12272842880?profile=originalA Suzanne Walther-Siksou,

Yo l'oiseau

 

Yo, joie, joyau

Joyeux joyau

Oeil de ténèbres, eaux profondes

Larme du ciel, goutte d'onde

Perfection triomphant du chaos,

De la question ; indicible mystère

Reliant la terre à l'éther

Montjoie, bibelot

Joyeux joyau.

Michel Lansardière


Avec une pensée à Jean Tardieu et à Jacques Prévert, leurs regards, leurs couleurs. Et à la part d'enfance qui est restée en chacun de nous.

Illustration : agate (lithophyses de l'Esterel ; photo L.M.)

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HISTOIRE COURTE 25.

LA PETITE ROUTE...

Elle traverse une région quelconque, souvent sous un ciel gris.

Au détour d'un virage, elle s'embellit de quelques arbres.

Elle est identique depuis de longues années et je l'emprunte encore...une fois l'an!

La petite route au fil des kilomètres défile sur mes souvenirs...

 

Les larmes me montent aux yeux lorsqu'en la parcourant je retrouve au détour du chemin, le charme de ce vieux chêne si solide dont les ombrages à une époque avaient abrité mon chagrin et enregistré les mots doux de la compréhension, les mots si tendres de l'amour vrai qui devine et partage...

Cette route, elle mène jusqu'au cimetière où une partie de mes êtres chers attendent les quelques fleurs que je leurs porte... Mais ils attendront quelques minutes de plus!

 

Les années s'effacent la durée d'un trajet.

Un parfum de jeunesse monte du coeur aux lèvres et la voiture comme aimantée fait sous le chêne une petite pose...

 

Juste le temps de fermer les yeux et de respirer avec une sorte d'ivresse les relents d'un amour perdu mais intemporel...

J.G.

 

 

 

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Monsieur parle à madame

 

À Michel Lansardière

 

Il avait pour un temps fréquenté la Sorbonne

et sans doute conclu: que la vie est ailleurs

Il se désennuyait du travail imposé,

en plaisantant tout seul

et en poétisant, à sa manière à lui.

Il disait qu’il ne savait rien,

qu’il se posait maintes questions,

tout simplement pour le plaisir

de s’amuser en les posant.

Sa liberté lui était chère.

Il savait, bien évidemment,

qu’on subit le malheur engendré par le Sort.

Il désirait rester présent,

s’étonner et être témoin:

« Ne me refusez pas ma place dans le Temps! »

Des choses belles, des choses drôles,

en font un conteur émérite.

Je l’accueille chez moi et l’écoute amusée,

puis, je lui dis: merci, monsieur !

C’était qui pensez-vous? Monsieur Tardieu, parbleu!

                                                                              28/2/1999

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L'envie de végéter

 

Toujours au même endroit, dans l'immobilité,

Absorbant l'énergie dans un parfait silence,

Les plantes se flétrissent, avec indifférence.

On aimerait, parfois, comme elles, végéter.

Absorbant l'énergie dans un parfait silence,

Quand on ne ressent plus le bonheur d'exister,

On aimerait parfois, comme elles végéter,

Surtout si nous agresse une vaine souffrance.

Quand on ne ressent plus le bonheur d'exister,

On exclut l'arrivée d'une nouvelle chance,

Surtout si nous agresse une vaine souffrance.

Lors, l'esprit, au repos, se met à méditer.

On exclut l'arrivée d'une nouvelle chance,

Contemplant les données de la réalité.

Lors, l'esprit au repos, se met à méditer.

L'envie de végéter se heurte à l'évidence.

                                                                    17 novembre 2012

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Le désespoir Lamartine ( extrait)

De quel nom te nommer, ô fatale puissance ?

Qu'on t'appelle destin, nature, providence,
Inconcevable loi !
Qu'on tremble sous ta main, ou bien qu'on la blasphème,
Soumis ou révolté, qu'on te craigne ou qu'on t'aime,
Toujours, c'est toujours toi !

Hélas ! ainsi que vous j'invoquai l'espérance ;
Mon esprit abusé but avec complaisance
Son philtre empoisonneur ;
C'est elle qui, poussant nos pas dans les abîmes,
De festons et de fleurs couronne les victimes
Qu'elle livre au Malheur.

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Bien chère Suzanne,

Merci pour votre si gentil mot qui me touche vraiment, toujours empreint de délicatesse comme vos mélodieuses poésies que je vais aller retrouver.

 
J'espère que vos forces vont vous êtes redonnées pour vous donner l'activité et l'expression dont vous
avez besoin car vous aimez embrasser la vie.

Moi non plus je n'arrive plus trop à suivre dernièrement car je suis non seulement débordée par mes deux activités
dans les domaines de l'Enfance et de l’Édition, mais très souvent le soir, épuisée par mes 2 déménagements et installations et la frénésie avant Noël dans ces deux domaines.
Heureusement, j'ai fini fin octobre juste à temps pour assumer ce qui arrivait de fêtes et manifestations exceptionnelles ou courantes et je vais retrouver le sommeil réparateur, j'espère maintenant
car outre être un peu meurtrie de partout, c'est le repos qui manque trop.

Mais je dois remercier pour tant de cadeaux du ciel de toutes parts et pour les grandes joies qui sont constamment données au passage que vais un peu évoquer ici et qui me redonnent périodiquement des forces de vie.

Les cadeaux  :

- lors de la réunion réussie de mardi soir des parents où je leur ai fait vivre et exercer la gestuelle de leurs enfants
dans les rondes, histoires, jeux chantés et les comptines avec, outre la joie de l'expression artistique, la mise en lumière de tout le soubassement pédagogique et didactique ... ce qui les a si bien réjouis sur tous les plans et réaliser la joie et le chemin parcouru par leurs enfants dans la motricité et motricité fine, l'apprentissage du geste et de la langue, la conquête par leurs enfants de leur propre instrument corporel et de l'espace, des liens sociaux aussi.

- lors de la fête de Saint Martin et des lanternes en forêt si magique mercredi soir dernier ... après le repas canadien,
lorsque dans la nuit, nous montons la colline où nous vivons, sous les étoiles, éclairés seulement par la douceur des lumières des lanternes des enfants en chantant les chants de Saint Martin et des lanternes avec joie et un peu essoufflés.
Tout du long, nous restons frappés par la beauté de la scène et particulièrement, nous ne pouvons plus bouger, quand nous faisons de grands cercles avec nos lumières en haut dans la nuit de la forêt, comme en bas dans le parc,  émerveillés par le charme de nos lueurs dans la nuit et voulant arrêter le temps et rester ensemble à partager cette nuit étoilée magique si douce.

- un autre temps littéralement féérique fut notre expédition la semaine d'avant, dans une autre grande forêt désignée par le bucheron lequel nous permet chaque année de couper les branches de sapin d'un arbre abattu par eux pour être à même de construire au sol notre gigantesque Spirale de l'Avent
(dans laquelle vont entrer et marcher les enfants dans l'obscurité pour allumer un à un et seul, leur petite bougie au centre de l'immense Spirale au sol faite de branches  de sapin et de pierres précieuses).
Le sol en relief de cet endroit de forêt était un sol de lutins et de fées : tout tapissé de mousse étoilée et de mousse de fougères d'une beauté incommensurable à couper le souffle. Les petits et grands troncs coupés formaient de petites collines arrondies de mousse trop adorables et mon aide et ami disait : Vous la voulez celle là et m'en offrait certaines avec sa tronçonneuse pour le bas de la crèche de Noël  des enfants !!! Mon assistante sautait de joie, émerveillée et ravie devant tous ces parterres étoilées, verts de vie et doux.
C'était tellement beau et magique et nous aurions voulu reste là longtemps tous les trois.

Et je repensais tristement et avec stupeur aux enfants suisses de nos jours que je croise dans le bus ou train et qui ne sont maintenant  plus qu'intéressés et captés, happés, ensorcelés par leurs petits smartphones et jeux ... au lieu d'aller vivre la découverte et l'aventure dans les forêts, à construire de petits barrages ou  autres et recevoir la beauté offerte du monde et de mère nature.

- Pour la sortie de mon livre LES BERGERS DE NOËL, les familles et leurs enfants de mon jardin d'enfants L'Oiseau Lyre vont venir en nombre honorer l'évènement à la soirée dédicace en nocturne du vendredi 14 décembre et  m'appuyer dans ce cadeau qui m'est donné par la grande librairie suisse romande Payot Lausanne et ce
sera une vraie petite fête qui fera encore veiller les enfants !

- Lundi 26 nous ferons la SPIRALE de l’Avent qui ouvre le temps de l'Avent car je veux que mes enfants aient le temps de respirer et vivre 4 semaines cette période très belle et non 3.
Alors pour construite la Spirale la semaine qui vient, et changer les décors des nains des lanternes et de l'automne afin d'installer Noël dans tous les coins, nous allons être bien bien occupés et travailler sans relâche ... pour vivre ensuite dans la joie, la paix et la douceur.
Je vais aussi organiser la distribution des rôles pour notre Jeu-théâtre de Noël (même texte et chants que le livre des Bergers de Noël) et aussi établir le tableau d'intervention du jour de chaque enfant pour ouvrir les calendrier lanterne à histoires de l'Avent, allumer toutes les bougies de la couronne de l'Avent comme celle de la crèche. Pour quatre enfants, ce sera aussi le même jour que leurs anniversaires ! C'est le cas pour plusieurs chaque année.

Ce temps de l'Avent est un temps béni et tout paisible qui va s'ouvrir mais il faut le mériter avant par beaucoup de travail pour qu'il soit beau et réussi. Et comme je suis perfectionnisme, je me rends un tantinet esclave de mes propres exigences ! Mais je ne peux faire autrement, pour honorer les saisons et la beauté du monde. Heureusement je suis aidée par ma précieuse seconde depuis quelques années et c'est moins épuisant
qu'autrefois.

Voici donc aussi non seulement pour notre Suzanne mais pour vous mes nouvelles après un silence qui va un peu recommencer durant à peu près deux semaines et que vous voudrez bien encore me pardonner car c'est pour la bonne cause et par cause.

Comme certains d'entre vous, qui s'en sont bien réjouis, vous pouvez commander Les Bergers de Noël comme mes trois autres livres sur Fnac en ligne : http://www.lalyredalize.org/info.html



Mes amitiés

Rébecca

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Croquis BD jusqu’à la pointe de Gaspésie

Cap au nord : nous quittons le Gîte de La Roseraie dans le brouillard et la pluie, mais tant de choses presque irréelles sont à présent à découvrir et à dessiner que je leur trouve des correspondances jusqu’au Cap des Rosiers, et je voudrais les traiter plus en dessinateur de bande dessinée que d’aquarelliste, car c’est comme si le parfum de cette fleur nous guidait tel un fil conducteur.
Sans doute parce que le voyage prend ici une autre tournure, à l’image d’un scénario où le voyageur entre en connivence avec la nature et les territoires de
l’immensité.

Par exemple cette arrivée sur l’extrême pointe de Gaspésie où des paysages splendides nous attendaient avec leurs falaises abruptes plongeant dans la mer où le Saint-Laurent se noie jusqu’à l’infini.
Ici, la côte porte l’empreinte de bien des naufrages et l’évocation des rêves de marins et d’aventuriers en quête de découvertes, se mêle à la mémoire toujours
présente des chasseurs de baleine…


Voyage Canada 2012 - dessin pour blog

Un croquis de voyage dans un esprit « BD », peut parfaitement s’adapter à la transcription d’un bout du monde comme celui-ci…

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Le Prix littéraire du Parlement de la Communauté française 2012 a été décerné hier à Michel Joiret pour son roman, Madame Cléo, publié aux éditions MEO. Excellent roman qui met en lumière la maîtrise avec laquelle l'auteur construit un récit et mêle sensuellement faits réels, fictions et fantasmes pour tisser les ambivalences du personnage masculin, Pierre Quentin, figure emblématique de l'hédoniste, s'il n'était atteint de cette "maladie d'amour" qui se traduit par une radicale incapacité à se "reconnaître aimé", fors... de l'énigmatique Madame Cléo, son refuge contre la solitude et son aliénation. Joiret donne ici la pleine mesure de son talent d'écrivain. Je ne saurais trop vous conseiller de le lire !  

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L'évidence qui pétrifie

 

Parfois, circulant, des souris,

Sans pudeur, marquent leur présence,

Une forme d’impertinence,

Mais rare est celui qui en rit.

D’autres intrus, imprévisibles,

Agissent subrepticement,

S’installent confortablement,

Ne créent aucun signe visible.

Ce n’est pas dans une maison

Mais dans un humain qu’ils se glissent

Sans que celui-ci réagisse

N’en voyant aucune raison.

Victime de métamorphoses,

Son corps atteint se défendant,

Finit, tout rongé en dedans,

Par se flétrir comme une rose.

Or quand on aime tant la vie,

S’exaltant face à la beauté,

On occulte l’adversité,

L’évidence qui pétrifie.

21 septembre 2009

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Les yeux fertiles

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"Les yeux fertiles" est un recueil poétique de Paul Éluard, pseudonyme d'Eugène Paul Grindel (1895-1952), publié à Paris chez Guy Lévis-Mano en 1936. Les plaquettes reprises dans ce recueil, assorti d'un portrait et de quatre illustrations de Picasso, ont été publiées pour la plupart en 1936, quelques mois avant leur parution en volume: Grand Air et la Barre d'appui en juin, illustrés d'eaux-fortes de Picasso; seul Facile était paru chez Guy Lévis-Mano, un an auparavant, en octobre 1935, accompagné de douze photographies de Nusch par Man Ray. C'est dire, par conséquent, l'unité chronologique du recueil. Francis Poulenc composa des mélodies sur ces poèmes en 1936, sous le titre Tel jour, telle nuit, dont la première audition, salle Gaveau, eut lieu en février 1937.

 

L'année 1936 est particulièrement importante dans l'oeuvre d'Éluard puisqu'il prononce l'importante conférence, publiée en 1937, l'Évidence poétique, pendant l'Exposition internationale du surréalisme à Londres, à l'invitation du peintre britannique Roland Penrose. Précédant la rupture définitive avec Breton en 1938, les Yeux fertiles sont le dernier grand recueil de la période proprement surréaliste. Mais 1936 est d'abord une année vouée à l'Espagne, avec le début de la guerre civile et l'exécution de Federico Garía Lorca, à qui Éluard rendra hommage en 1938 en traduisant avec Louis Parrot l'"Ode à Salvador Dalí". Et, surtout, Éluard prononce à l'Institut français de Madrid une conférence sur Picasso, peintre et poète, qui complète l'exposition itinérante présentée à travers toute l'Espagne. Les Yeux fertiles sont placés sous le signe, précisément, de la peinture de Picasso, dont la personnalité paraît d'autant plus fascinante à Éluard que celle de Breton pâlit d'une brouille. Le célèbre portrait d'Éluard par Picasso en témoigne, qui sert de frontispice au recueil.

 

A travers Picasso, c'est à la peinture qu'Éluard rend hommage, retrouvant une thématique présente dans les premiers recueils jusqu'à la Vie immédiate, et que la Rose publique avait un peu effacée. Même lorsqu'Éluard ne fait pas explicitement référence à la peinture, le sujet des poèmes apparaît très nettement pictural, comme "l'Entente" qui, dans Facile, campe un décor inspiré des tableaux métaphysiques de Chirico: «Au centre de la ville la tête prise dans le vide d'une place...» Les images de couleur y contribuent à suggérer un «paysage»: «Le vert et le bleu ont perdu la tête / Tout le paysage est éblouissant...» ("Ma vivante"). Le titre les Yeux fertiles, qui désigne en premier lieu les yeux de Picasso, a été repris pour le premier volume de l'Anthologie des écrits sur l'art (1952), faisant de Picasso la figure universelle et archétypique du peintre. L'admiration et l'amitié d'Éluard pour Picasso - qui n'a jamais véritablement fait partie du groupe surréaliste - ne se démentiront jamais par la suite, et rejoignent celle que Breton exprimait avec lyrisme dès le Surréalisme et la Peinture, en 1925, où était célébré celui qui a «porté à son suprême degré l'esprit non plus de contradiction, mais d'évasion». Le très beau poème dédié "A Pablo Picasso" de Grand Air témoigne de cette admiration (et renoue avec deux des «Nouveaux Poèmes» de Capitale de la douleur):

 

 

Montrez-moi cet homme de toujours si doux

Qui disait les doigts font monter la terre

L'arc-en-ciel qui se noue le serpent qui roule

Le miroir de chair où perle un enfant

Et ces mains tranquilles qui vont leur chemin

Nues obéissantes réduisant l'espace

Chargées de désirs et d'images

L'une suivant l'autre aiguilles de la même horloge.

 

 

L'oeil du peintre est inséparable de sa main: le poème "René Magritte" associe ainsi les «Marches de l'oeil» au «tapis / Sans gestes». Si le geste est intimement lié au regard du peintre, il est aussi, par la «caresse», l'équivalent du regard amoureux. D'où la deuxième séquence de "l'Entente" consacrée aux mains «petites et douces» de «toutes les femmes». Dans "Ma vivante", l'union amoureuse est scellée par les «mains courageuses».

Le propre des Yeux fertiles est donc d'entrelacer, ou plutôt de superposer, les thématiques picturale et amoureuse grâce à la double acception des mots «yeux» et «regard». Car ces «yeux fertiles» du peintre Picasso sont aussi, et simultanément, ceux des «femmes fugaces» qui, dans le même poème, «faisaient une haie d'honneur» et, surtout ceux de Nusch, dédicataire du recueil, auxquels le poète est suspendu:

 

 

Pour ne plus rien voir dans tes yeux

Que ce que je pense de toi

Et d'un monde à ton image

Et des jours et des nuits réglés par tes paupières.

 

("Intimes", V)

 

Plus que la traditionnelle métaphore pétrarquiste de l'«oeillade assassine», le regard prend alors une valeur régénératrice, voire créatrice. C'est encore le poème "l'Entente" qui explicite cette signification du titre «yeux fertiles». La métonymie de «fertiles» s'y trouve en effet remotivée par le verbe «fleurir» et l'imaginaire végétal:

 

Multiples tes yeux divers et confondus

Font fleurir les miroirs

Les couvrent de rosée de givre de pollen.

 

Ces vers unissent étroitement le motif amoureux du regard, porteur de vie, à la croissance organique du monde végétal; la thématique du miroir, qui évoque certains portraits célèbres de Picasso, instaure alors un échange entre le pictural et l'érotique, qui tendent à se confondre dans le regard. Si l'on considère en outre que l'image littéraire est souvent définie par Éluard à travers des métaphores végétales, la mise en abyme semble parfaite, reflétant la poésie dans le miroir de la peinture comme de l'amour. Les Yeux fertiles, mieux encore que l'Amour, la poésie, condensent le rapprochement de la poésie et, plus généralement de l'art, avec l'amour.

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FAUT ALLER...

Faut aller faire un tour

Du côté de l'amour...

Se ressourcer un peu

Afin de se sentir mieux!

Et posant ses fardeaux

Surprendre un monde beau!

Oubliant arrogance

Retrouver sa jouvence...

Faut aller faire un tour

Du côté de l'amour...

Si on n'a plus de temps

Pour vivre un tel moment

Faudra bien en trouver

Pour un jour tout quitter!

Où sera le pardon

D'avoir raté ce pont?

Celui qui mène au coeur

Seul espoir de bonheur!

Faut aller faire un tour

Du côté de l'amour...

J.G.

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Faim de la fin.

 

Tant  de  désespérances,  de  souffrances  de l’âme,

Pour terminer le parcours du crépuscule des chairs,

Harcelées  d’affections  dans un corps qui  se pâme,

Et  ne  peut  sans supplice trépasser parmi ses pairs.

 

De la naissance à la mort nous pensons que notre être,

Appartient  à  notre  égo,  sujet  pensant et  libre,

Mais le stade des vaccins imposés pour nos mieux-être,

Sonne  le  premier tocsin  des  droits  en  déséquilibre.

 

Après bien des allées  puis venues dans  ce monde

Pathogène et dangereux,  notre organisme épuisé,

Subi  des cycles  éprouvants de détresse profonde, 

Maladies  incurables  aux  divers  stocks  inépuisés.

 

Pour tous, vœu légitime, mort douce et naturelle,

Les  sans  espoir implorent, prient les législateurs,

Dont  l’éthique  n’admet  pas l’évasion corporelle,

Qui procède à un acte dont ils ne sont approbateurs.

 

Souffrances intolérables, acharnement médical,

Capacité  mentale  et  demande du  patient,

D’avoir recours pour mourir à l’acte chirurgical,

Communiqué alors  que  l’on  était  conscient.

 

S’immoler à  soi-même  afin  de  ne  plus souffrir,

S’abandonner à la mort pour renaître à la dignité,

Ignorée  par  les  lois  qui  vous  laissent  dépérir,

S’il  y  a  ambigüité sur  la  libre  volonté.

 

Tant  de  désespérances,  de  souffrances  de l’âme,

Pour terminer le parcours du crépuscule des chairs,

Harcelées  d’affections  dans un  corps qui se pâme,

Et  ne  peut sans  supplice trépasser parmi ses pairs.

 

Claudine QUERTINMONT D’ANDERLUES.

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Le sapin de Noël

L’apparition du sapin de Noël ne fait pas l’unanimité, j'ai lu beaucoup d'explications et la symbolique qui revient toujours est : au cœur de l'hiver, le sapin est gage de vie et le montre par ses épines toujours vertes.

L'histoire pose ses fondements sur une part de vérité, le temps et les imaginations ont amplifié le caractère merveilleux de l'arbre de Noël. Dans les coutumes ancestrales germaniques (celtiques), les anciens fêtaient le solstice d'hiver en ramenant un arbre vert de la forêt et la lumière était également associée à cet évènement en éclairant la nuit la plus longue de l'année. Il est certain que la coutume du sapin est d'origine germanique. Des édits promulgués autorisaient la coupe de sapin en période de Noël.

Avec le christianisme, la pratique de l'arbre vert et de la lumière est entrée dans les usages et elle fut associée aux festivités de Noël.

On raconte que Luther, impressionné par la lumière des étoiles aux travers des arbres le soir de Noël, reproduisit chez lui l'effet ressenti.

Cette explication est plus une légende qu'une réalité historique.

Au XIème siècle, la tradition de décorer le sapin de Noël avec des boules vient de l'époque des troubadours qui présentaient des scènes sur les parvis des églises appelées "Mystères", celle du Paradis trouvait sa place à l'époque de l'Avent.

On installait des branches de pommier symbolisant le " Paradis" avec Adam et Eve.

Au cours du XVème siècle, les fidèles commencèrent à installer ces branches dans leurs maisons le 24 décembre et plus tard, le sapin remplaça les branches de pommier et les boules multicolores prirent la place des pommes.

En France, c'est aux Tuileries en 1837 que le premier sapin fut décoré par l'épouse du Duc d'Orléans d'origine allemande.

L'introduction du rituel du sapin de Noël en Grande-Bretagne et dans le reste du continent européen serait due au Prince Albert de Saxe-Cobourg et Gotha qui, par son mariage avec la Reine Victoria d'Angleterre, répandit la tradition outre Manche.

Son apparition aux Etats-Unis serait l'œuvre des missionnaires et des colons venus

d’Europe.

La coutume est très répandue à l'heure actuelle, et est liée à la tradition chrétienne. Elle réunit croyants, non croyants, grands et petits pour le partage dans la nuit de Noël.

En Belgique, le rite du sapin remonte au XVIIIème siècle, et vient d'abord des Ardennes attenantes à l'Allemagne.

Chaque village, chaque place décore un sapin avec des guirlandes combinant ainsi sapin vert et lumières afin de perpétuer la coutume ancestrale.

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Retour

 

Bonjour à tous mes amis que je retrouve après "Une aussi longue absence"

J'espère que nous reprendrons nos échanges comme par le passé.

Je vous envoie toutes mes amitiés et à bientôt je l'espère.

Un petit signe de vous me ferai le plus grand plaisir.

Bisous. Rolande

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Ce nouvel ouvrage, de toute beauté ,  vient de paraître aux  éditions françaises Abbate - Piolé !

Préfacé par Jacques  Perrin ( " Le peuple migrateur " , " Océans ", ...) ,introduit par Allain Bougrain-Dubourg et commenté par Sylvain Mahuzier  il est  illustré du talent de 43 artistes animaliers internationaux, peintres et sculpteurs, passionnés par le monde enchanté des oiseaux ! 

Ma passion pour les oiseaux s'y exprime aux pages 78 et suivantes . Nicole V. Duvivier 

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Le temps du silence

 

 

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Le temps du silence

Brillance du soleil, qui sur l'eau se répand,

Immensité du bleu, en toutes ses nuances.

L'esprit contemplatif, la raison en errance,

J'écoute un clapotis que faiblement j'entends.

Immensité du bleu, en toute ses nuances,

Légers frémissements, qui rident le courant,

J'écoute un clapotis que faiblement j'entends,

Canards et canetons se meuvent en silence.

Légers frissonnements, qui rident le courant,

Au loin, de belles vagues, une énergie intense.

Canards et canetons se meuvent en silence,

Des mouettes groupées font des ballets charmants.

Au loin, de belles vagues, une énergie intense,

Elles me font penser au bruyant océan.

Des mouettes groupées font des ballets charmants.

La grâce ressentie, seule, a de l'importance.

                                                                        21 août 2010

 

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BETTINA MASSA : ENTRE TEMPS ET CONTRE-TEMPS

                          BETTINA MASSA : ENTRE TEMPS ET CONTRE-TEMPS                   

 

Du 07-11 au 25-11-12, l’ESPACE ART GALLERY (Rue lesbroussart, 35, 1050 Bruxelles) vous invite à découvrir une exposition entièrement consacrée à l’œuvre de Madame BETTINA MASSA, intitulée ŒUVRES SUR PAPIER – PLUS INSTALLATION VIDEO.

BETTINA MASSA dont l’E.A.G. avait eu le plaisir de présenter les œuvres  en avril dernier nous revient avec des variations nouvelles sur un thème qui lui est essentiel : le rapport entre réalité et fugacité du temps fuyant.

Cette fois-ci, d’entrée de jeu, elle aborde son parcours par la couleur comme un retour vers le passé. Comme le précise l’artiste, elle a débuté son œuvre  par la couleur pour avancer ensuite vers le noir. Signalons, d’emblée, qu’aucun de ses tableaux ne porte de titre. Cette manière d’agir, elle la revendique au nom de la liberté du visiteur à laisser flâner son imaginaire au gré de ses toiles. Cette même démarche se retrouve dans les variations chromatiques qu’elle apporte à la couleur rouge dans deux tableaux montrant deux enfants jouant (1, 54 x 1, 39 cm - 2012)

 

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Nous retrouvons ici la thématique du mouvement scandé en plusieurs segments que l’artiste avait préalablement abordé dans son tableau intitulé LE MARTYR DE SAINT MATTHIEU, présenté en avril dernier, lequel était une variation contemporaine sur le discours pictural du Caravage (1, 52 x 1, 38 cm).

 

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Les quatre panneaux formant la composition représentant des enfants dans l’activité ludique nous livrent l’expression d’un mouvement léger, aérien (1, 54 x 1, 39 cm). Un mouvement « enveloppant » en quelque sorte le corps de l’enfant, à l’avant-plan, grâce au flottement du drapé presque translucide mettant en exergue la posture inclinée de son corps. Tout est en variations dans cette œuvre : postures et couleurs obligeant le visiteur à « ajuster » son regard au fur et à mesure qu’il s’approche de la toile et en découvrir les réalités.

Placé juste à côté de cette œuvre, un second tableau représentant une jeune fille dans une posture évoquant la danse, nous propose le même discours féerique (1, 54 x 1, 39 cm).

 

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(1, 39 x 0, 76 cm - 2012).

BETTINA MASSA voulait, à l’origine, réaliser un triptyque mais chemin faisant, elle a préféré s’en tenir à deux compositions distinctes.

Si dans l’œuvre similaire composée de quatre panneaux le mouvement, subtil et discret, est apparent, dans ce second tableau il sollicite l’effort visuel du visiteur qui le découvre au stade infiniment embryonnaire, prenant l’apparence du dessin sous-jacent apparaissant à la radiographie. Comme pour l’exposition précédente l’artiste nous présente des œuvres réalisées avec la même technique, à savoir l’utilisation de papier noir en provenance du Bouthan à l’adhérence rapide, lequel ne permet plus d’effacer quoi que ce soit une fois que les pigments s’y sont fixés.

A ces deux œuvres s’ajoutent quatre tableaux de dimension moyenne déjà présentés en avril dernier montrant quatre facettes d’un visage masculin, campées en une succession de phases sur lesquelles le temps a laissé sa trace. (0, 69 x 0, 77 cm) L’empreinte du temps fuyant s’est déposée sur le sujet à l’intérieur du cadre quatre fois répété, à la manière de quatre « segments » d’une même séquence, ainsi que par une polychromie à dominante sombre, aboutissant au noir absolu montrant la façon dont le temps lui a labouré les traits.

 

Mais le clou de l’exposition est constitué par une série d’œuvres à dominante bleue.

Elle s’ouvre sur un univers onirique à l’intérieur duquel la figure humaine apparaît telle une incrustation « calquée » comme une sorte d’ombre chinoise au cœur d’un monde à la matérialité presque minérale. A l’arrière-plan se profile un ensemble de colonnades antiques, ce qui confère à l’ensemble de la composition une dimension métaphysique. Les figures humaines partent du centre du tableau pour s’étaler sur les côtés de la composition jusqu’à être, pour ainsi dire, « coupées » par les bords du cadre. Cela s’explique par la volonté de l’artiste d’ « ouvrir » une porte vers l’inconnu. Une porte à la fois de sortie afin de libérer les personnages pour qu’ils s’évadent du tableau, et une porte d’entrée à l’attention du regard pour l’inviter à se transporter derrière le miroir (1,4O x 1,53 cm – 2012). Cette œuvre témoigne de l’expérience de l’artiste en tant que scénographe pour le théâtre.

 

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Elle a, en effet, conçu dans les années ’80 des scénographies pour des textes d’Aragon, d’Armand Gatti, de Garcia Lorca, mis en scène par NAJIB GHALLALE.

Et il y a certainement un effet théâtralisant dans la gestion spatiale de l’œuvre de BETTINA MASSA : le centre de la scène est vide. Ce qui permet au regard de se diluer pour se perdre enfin dans l’espace scénique.

Dans l’ensemble des œuvres à dominante bleue, le mouvement surgit comme un sursaut de l’âme, en ce sens qu’il survient comme un remous violent.

En cela, la notion de mouvement exprimée de telle façon renvoie à l’identité même de l’image : un abîme incertain enfouis au tréfonds de notre psyché qui se manifeste au contact d’un choc engageant tous nos sens et que nous interprétons dans des tons célestes ou marins. (1,53 x 2,04 cm – 2012)

 

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Tout ce que la nature nous offre et que notre for intérieur ne cesse d’interpréter comme les épiphanies d’un divin ancestral.

Comme le titre de l’exposition l’indique, celle-ci se termine avec une vidéo conçue et tournée par l’artiste. Elle s’intitule  A CONTRE –TEMPS.

Il s’agit d’une œuvre réalisée partiellement en pellicule 16 mm, transposée et terminée en bande vidéo. Deux projecteurs diffusent sur deux écrans opposés,  le même film projeté en décalage d’une minute, l’un par rapport à l’autre. Entre les écrans, le portrait d’une jeune fille exécuté au pinceau avec poudre de graffite tenue à l’aide d’un médium, trône en guise de référent. Car le personnage du film c’est elle. On la voit petite courir le long d’une  voie ferrée vers la caméra, une fois en vitesse normale, ensuite au ralenti. A la suite de quoi, on la voit adolescente pour la retrouver, assise près d’un projecteur en marche, en tant que spectatrice de sa propre évolution. En guise de fin, un fondu enchaîné avec double exposition réunit dans un même plan le personnage filmé dans les trois époques et pour conjurer une fin éventuelle, le film est remonté en marche arrière comme pour affirmer l’existence d’un éternel retour.

L’audace de ce film consiste à le diffuser en différant l’action d’une minute entre les deux projections. Cela peut sembler insignifiant pour le profane, néanmoins, soixante secondes de distance entre les plans, et arriver à harmoniser tout ça, c’est considérable !

De plus, un voile opaque couvre l’un des écrans. Ce qui contribue à donner une image volontairement floue d’un passé révolu. Cette pièce ajoutée confère à l’écran le rôle d’une fenêtre de laquelle surgit une sorte d’image onirique. Une plus-value sur le rêve. 

L’aspect technique du travail, à savoir le montage, l’artiste l’a confié à Madame LUISA GHERDAOUI, une monteuse professionnelle qui a assuré une parfaite continuité filmique à l’ensemble.

Ce film d’une durée de cinq minutes peut être qualifié d’ « expérimental », en ce sens qu’il interroge, à l’instar de l’œuvre picturale de l’artiste, la dialectique réalité-temps.

Il s’inscrit en plein dans la philosophie comme dans la poétique du cinéma muet d’avant-garde où l’écran pouvait, en quelque sorte, se « démultiplier » pour atteindre la « polyvision », dont parlait Abel Gance à propos de son NAPOLEON (1927), lequel n’hésitait pas à présenter trois segments d’une même action sur trois écrans alignés.

BETTINA MASSA nous est donc revenue avec un prolongement de son œuvre qui mène, le plus naturellement du monde, vers le 7èmeArt.

Cela était déjà présent dans les quatre tableaux exposés précédemment, présentant  quatre aspects différents d’un même visage, mentionnés plus haut. Ces œuvres dont l’aspect varie d’ailleurs en fonction de leur emplacement par rapport à la lumière via l’importance du chromatisme, rappellent le rendu filmique dans l’aboutissement du mouvement.

Quand débute le mouvement ? Quand s’arrête-t-il ? A l’instar de la droite, produit de l’imaginaire, le mouvement ne peut se concevoir que par la présence matérielle du segment qui sanctionne son existence.

BETTINA MASSAne cesse de le traquer dans sa fuite existentielle en plaçant devant sa face le miroir de la réalité.

 

François L. Speranza.

 

 Une publication

Arts 
12272797098?profile=originalLettres

 

Note de l'éditeur responsable (Robert Paul):

Pour mémoire,  le billet consacré à BETTINA MASSA  pour son exposition d'avril 2012:

 

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