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administrateur théâtres

L’objectif de Fabienne Govaerts, fondatrice et directrice

du

théâtre de la Clarencière à Bruxelles  et du Verbe fou à Avignon est clair: «  Déconstruire une culture dominante fondamentalement raciste et engager le combat contre la haine, le mépris et toutes les discriminations. » C’est à cela que doit servir son théâtre et le théâtre. C’est l’œuvre de sa vie. Elle témoigne d’un anti-racisme conséquent. Elle professe que le racisme est une ré-pulsion que la culture se doit contenir à moins de  sombrer dans la barbarie. Ainsi donc, ne cédant justement à aucune peur, elle a osé ! Nom d’un pétard ! Appliquant à la lettre un message biblique « Fear not », courageuse, généreuse et convaincue, elle a accueilli un pétard ! Sa démarche artistique nous touche.  S’il y a bien un spectacle emblématique, humaniste et contestataire dans sa programmation, ce sera celui-là !

-Lettre aux escrocs de l'islamophobie qui font le jeu des racistes-

Textes de CHARB

                                                            le rédacteur en chef assassiné de Charlie Hebdo

Texte finalisé le 5 janvier 2015, deux jours avant l’attaque terroriste contre Charlie Hebdo dans laquelle il a perdu la vie.

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Taxé de racisme par une certaine mouvance antiraciste, avec les conséquences tragiques que l’on sait,  Charlie Hebdo*, c’est l’étendard  insolent de la lutte conséquente contre le racisme. L’emblème moderne de la liberté de presse, la liberté d’expression, que ce soit par la parole, le dessin de presse  ou la caricature. Le principe fédérateur est que  « oui, on peut rire de tout ! » ...Y compris de ce nouveau terme, l’islamophobie, où se trempent avec délices tous les médias, car il a généré une incomparable exploitation médiatique.

Il apparaît que le texte posthume de Charb est une oraison dédiée aux phobes de tout poil. « Nous serions islamophobes, disent nos diffamateurs. Ce qui, dans la nov-langue qui est la leur, signifie racisme. Où l’on voit combien la régression a gagné tant d’esprits ».

22228348_1685607718129026_7232279882045504378_n.jpg?oh=86d9790cfebf6707435d4b991b6b56c3&oe=5A4983D0&width=320Mais qu’est-ce qu’un phobe?  La dernière perle de Charlie Hebdo n’est-elle pas  « Ne cédons pas à la country-phobie! » ?**  Et en Catalogne, bordel, on n’a plus le droit d’être hispanophobe?

Le -phobe se définit étymologiquement comme celui qui éprouve de la  peur ou de la crainte. Rien de grave : il y a les arachnophobes, les agoraphobes, les herpétophobes, les aquaphobes, les ornithophobes, les vélophobes, les aviophobes, les bibliophobes, héliophobes, zoophobes et autres claustrophobes. Tous éprouvent des troubles de peur excessive qui minent la vie de celui qui en souffre et celle de ses proches,  mais enfin, rien de grave pour l’intégrité des autres humains. Le hic c’est que le -phobe peut muter par glissement de sens,  et s’opposer de façon virulente au -phile pour  engendrer de la haine. Et hop! Voilà la porte ouverte à tous les francophobes, germanophobes, anglophobes, judéophobes, athéophobes, cathophobes, islamophobes, où l’aversion induite par la peur, se transforme en franche hostilité, rancune, malveillance et parfois violence pure et simple.

 Mais qui  peut s’enorgueillir de surfer sur ces néologismes qui ne font que recouvrir du racisme pur et dur?  Du pain béni pour  nourrir des débats médiatiques totalement stériles mais tellement rentables! Dans l’islamophobie, l’hostilité envers l’islam s’applique dès lors à tous les musulmans! Peur de l’inconnu ? Ou peur de ce que l’on croit savoir ? Paradoxalement, la phobie est une peur de ce qui est déjà connu et identifié comme menaçant. Le discours raciste typique s’exclame « je les connais ! … » se donnant le droit de pourfendre l’ennemi virtuel, le bouc émissaire. Alors, ADIEU, la cohésion sociale!  

L’orateur de la lecture-spectacle courageusement invité par Fabienne Govaerts est le comédien et metteur en scène lillois Gérald Dumont. L’artiste activiste explique : «  Depuis un peu plus d’un an, on la joue en milieu scolaire et dans les centres sociaux, mais depuis qu’on cherche à  le produire dans des salles, on sent que c’est compliqué… » Il était la veille, le mercredi 4 octobre, au CCLJ.

 D’un point de vue scénique, le comédien apparaît comme un tribun agréablement convaincu dans sa déclamation, totalement habité par le texte,  mais il est dur de ne pas tomber dans la caricature textuelle quand on doit faire des coupures dans le texte originel et ne pas mettre ses auditeurs mal à l’aise par certains propos parfois à l’emporte-pièce ou par des généralisations hâtives! Sport rhétorique que lui-même est censé combattre.  N’est-ce pas le but de Charb de pourfendre les stéréotypes et les formules à la grosse louche?  En outre, sa façon de sourire et de rire en coin à chaque paragraphe, peut à la longue irriter, tant le sujet est finalement sérieux. Il s’aide de projections et de musique (Lénine Renaud) en hommage au disparu… mais tout va si vite!  Elles font mouche mais parfois avec un tel goût d’amertume, que le rire ne fuse qu’à petites doses. Par contre, sur le fond,  la connivence du public présent est acquise.  Et le texte ressuscite la parole confisquée de Charb!

 

Marika Bret, DRH de Charlie Hebdo est présente à chaque spectacle et propose  un débat après chaque représentation qu’elle introduit par une courte biographie de Stéphane Charb et par des confidences sur les heurs et malheurs de la production : Vive la censure !

Quod erat demonstrandum ?

Elle dénonce la censure sécuritaire. En effet  ce spectacle tiré du texte posthume de Charb, a été reporté à Lille dans des locaux utilisés par la Ligue des droits de l'homme (LDH) - c’est un comble !- par crainte de débordements et refusé par deux salles du Festival off d'Avignon pour des raisons …artistiques. Gérald Dumont, à l’occasion de ce spectacle, a formulé le rêve de toucher des communautés chez nous, qui ont tendance à se réfugier dans le repli identitaire … comme Molenbeek! Une mission qu’il partage avec d’autres artistes tels que  SamTouzani? Moussem?        

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Liens utiles *** Liens intéressants ***

https://www.laclarenciere.be/

http://www.cclj.be/emission-radio/emission-28-9-17

http://www.cclj.be/actu/au-cclj/charb-lettre-aux-escrocs-islamophobie

http://www.radiopanik.org/emissions/screenshot/de-plein-pied-/ 

https://charliehebdo.fr/le-direct/ 

https://lesechappes.com/  

http://wp.theatrek.fr/lettre-aux-escrocs-de-lislamophobie-qui-font-le-jeu-des-racistes 

https://www.moussem.be/fr

http://www.samtouzani.com/

http://www.lavoixdunord.fr/137904/article/2017-03-25/quand-les-mots-de-charb-le-redacteur-en-chef-de-charlie-hebdo-tue-en-2015

*CHARLIE

Charlie Hebdo c’est un coup de poing dans la gueule Contre ceux qui nous empêchent de penser. Contre ceux qui ont peur de l’imagination. Contre ceux qui ne veulent pas qu’on s’amuse. Charlie Hebdo c’est un journal en colère, c’est un journal qui rit. C’est un journal qui cogne, c’est un journal qui rêve. C’est un journal qui engueule, c’est un journal qui cogite. Charlie Hebdo c’est un journal qui n’a rien à perdre car après la vie il n’y a plus rien. Charlie Hebdo n’a pas besoin de Dieu, pas besoin de Wall Street, pas besoin de posséder deux bagnoles et trois téléphones portables pour être heureux. Pour être heureux, Charlie Hebdo dessine, écrit, interviewe, réfléchit et s’amuse de tout ce qui est risible sur terre, de tout ce qui est grotesque dans la vie. C’est-à-dire de presque tout. Parce que la vie est si courte qu’il serait dommage de la passer à pleurnicher sur son sort au lieu d’en rire une bonne fois pour toute.

**Que ce soit en France au Bataclan ou aux USA, la country tue! Prohibition! Les rednecks et autres gros débiles  pensent que s’armer jusqu’aux dents peut sauver l’humanité !

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HISTOIRE COURTE 35.

 SECRET DE FAMILLE...

Pourquoi si longtemps après? Cette lancinante question me taraude depuis mon départ!

Renonçant à l'avion trop rapide, j'ai choisi le train pour Berlin. J'aurais aussi bien pu prendre ma voiture, mais j'appréhendais à juste titre trop de distraction et surtout, il y avait cette migraine qui ne me quitte pas depuis que j'ai reçu cette lettre!

Une lettre qui m'a surpris, choqué et au final chamboulé! On se croit un homme libre, fort, qui a su apprivoiser sa vie et qui sans véritables attaches a pu trouver un équilibre, et puis voilà qu'une lettre un beau jour vient faire éclater une foule de questions! J'avais besoin du train et de cet espace de temps pour réfléchir...

Le wagon est presque vide et je n'ai pas pris la peine de mettre mon bagage en hauteur, je l'ai posé à mes côtés, avec l'imper  et ce chapeau à la Bogart , qu'un jour j'ai adopté pour plaire à une amie et dont l'image démodée me convient! Nostalgie d'une époque dont ma mère a su si bien me parler, lorsque je n'étais qu'un petit garçon un peu trop turbulent, que seules les "histoires" pouvaient contenir pour de précieuses minutes de calme...

Maman est partie il y aura deux ans dans une dizaine de jours. Qu'aurait-elle pensé de cette lettre, de cet appel d'un passé auquel je suis étranger et qui pourtant me concerne directement?

On ne devient adulte vraiment que lorsqu'on se retrouve orphelin et d'autant plus lorsqu'on est un enfant unique et combien chéri par une mère au caractère trempé, qui avait repris son indépendance peu après ma naissance, ne supportant pas le joug d'un homme jaloux qui lui plombait la vie! Ma mère était faite pour le bonheur et pour le rire qui fusait sans cesse et a illuminé ma vie.

Si je ne suis pas marié, c'est probablement parce que je n'ai jamais rencontré dans une autre femme cette fureur de vivre en gaité, même si sa vie fut jalonnée comme toute vie de problèmes, elle les a toujours résolus d'un revers de son optimisme!

Et voilà, je relis la missive, j'ai une sœur, ou plutôt une demi-sœur. Mon père que je n'ai pas vraiment connu est mort en me laissant ce cadeau... elle n'a que vingt ans, la moitié de mon âge et pourrait être ma fille! Elle m'écrit sa détresse et m'appelle au secours, elle habite Berlin et elle m'écrit! Pourquoi pas un mail, un coup de fil, un intermédiaire, un notaire, que sais-je? Non! Une lettre, et quelle lettre, presque qu'un roman, si bien pensé, si bien écrit, si bien décrit!

Alors que faire? Ne pas répondre par un courrier, je n'aurais pas été à la hauteur! Non, simplement y aller, la surprendre...

Le train a pris de la vitesse, il sera à l'heure et une autre question se pose : Prendre directement un taxi pour me rendre chez elle? Mais, sera-t-elle présente? Téléphoner? Je ne le sens pas! Prendre une chambre d'hôtel et laisser du temps au temps... rôder dans son quartier, l'épier, elle m'a joint une photo, je devrais la reconnaitre...

Je n'arrive pas à me décider, est-elle jolie, ou simplement banale? Impossible de trancher, la pellicule peut être si trompeuse, en tant que photographe je le sais bien! Au travers de ses lignes, je la ressens belle, belle comme quelqu'un que je chéris déjà, sans la connaitre, tellement ses mots ont su me bouleverser, car ils sont si proches de mon ressenti que s'en est troublant...

Chamboulé, elle m'a chamboulé!

J.G.

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Recours au Poème, revue de poésie contemporaine

Je tiens beaucoup à signaler ce lien d'une revue en ligne qui constitue une somme incroyable de réflexions sur la Poésie, recensions, textes inédits, actualité commentée d'autres revues (papier-on line), avis des plus autorisés d'écrivains et critiques à propos de ce qui s'écrit aujourd'hui.

http://www.recoursaupoeme.fr/Rubrique/poesie_contemporaine

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Poésie au Crépuscule 14ème. Béatrice Libert

 

Au plein coeur de l’été, c’est Béatrice Libert qui vient nous apporter,

avec son sourire et sa joie de vivre, la découverte de ses poèmes.

Un partage heureux puisque Gabriel Ringlet nous dit :

« Une chose est sûre en tous cas, il faut y entrer dans ce jardin-poème, si

fragile et si fraternel, s’y promener, peut-être s’y perdre, mais avec la certitude que demain est tiède d¹être déjà aimé ».

 

 

 

Poésie au Crépuscule 14ème.

Un moment privilégié pour se retirer du brouhaha du monde.

L’asbl Théâtre des Chemins/des Mots pour dire

vous propose de retrouver nos poètes, si nombreux en Belgique

et tellement absents de notre vie quotidienne.

1er août 2013 à 18 h

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Béatrice Libert nous ouvrira les pages de l’un ou l’autre de ses nombreux

recueils de poésie ainsi que son dernier livre :

"Ecrire comme on part", avant-dire de Gabriel Ringlet.

 

Née à Amay, Béatrice Libert, écrivaine et comédienne, vit à Liège. Elle a

signé des poèmes, essais, récits, nouvelles, roman, livres d¹artistes, textes pour la jeunesse et le théâtre. Première publication en 1979.

Elle dirige, en outre, deux collections aux éditions Couleur Livres:

L’Horizon délivré (arts et pédagogie) et Carré d¹as (jeunesse, poésie illustrée).

Elle a fondé le Festival artistique annuel « Cointe-Montmartre » qui se déroule à la Pentecôte.

Formée aux arts de la parole, elle donne des lectures publiques de ses textes, accompagnée de la harpiste liégeoise Angélique Giorgio. Elle pratique les arts plastiques et anime des ateliers d’écriture.

 

Biobibliographie complète sur son site

www.beatrice-libert.be <http://www.beatrice-libert.be>;

 

 

Une organisation du Théâtre des Chemins/des Mots pour dire asbl

LIEU : Imagin’Air Art Café

 

Place Fernand Cocq, 6

1050 Bruxelles

PAF : 2.50 E - Affiliés 2013 à l’asbl : gratuité

 

 

 

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Recours au Poèmes

Recours au Poème 

est un magazine international de poésie publié on line. Nous considérons que le retrait de la poésie est une apparence. En réalité jamais le Poème n’a eu de rôle aussi important dans le monde qu’en cette époque troublée.

Nous voulons rassembler avec l’aide des technologies de la modernité ce qui est poétiquement épars, en différentes langues, dans un magazine diffusé à l’échelle mondiale, publiant des poètes venus de tous les horizons, de toutes générations, de toutes notoriétés, en un geste décisif : le geste poétique. Il s’agira de mettre sur le devant de la scène ce qui en forme la pierre d’angle :

Le Poème

Il n’est aucun humain en dehors du Poème et c’est à ce dernier qu’il convient d’avoir recours si nous souhaitons 

être

frères

La suite sur:

http://traversees.wordpress.com/2013/06/13/recours-au-poeme/

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La Poésie doit-elle être intelligente ?

Chroniques du chemin 

 

On sait bien que,  en tant que musicien rentré, j'aime marcher avec vous sur un chemin prioritairement musical.

Aussi,  après Mozart lors d'une première promenade sur nos chemins de dialogue, j'aimerais évoquer Boulez.

Il n'est pas injurieux d'affirmer que, remarquable chef d'orchestre,  musicien qu'on aime ou pas, Boulez fut aussi un chef d'entreprise, sinon de guerre. Sorti tout armé dans un tank de son bunker IRCAM, escorté de para-commandos tel Stockhausen ou de jeunes chevau-légers extasiés et déjà oubliés, appuyé par les expériences de John Cage,  Boulez, en bon autoritaire, a fait table rase de tous ceux qui osaient, plus ou moins activement, contester son leadership. Exit Sibélius (« le plus mauvais musicien du monde »), Poulenc, Taillefère, Ibert.  Ecrabouillé, Berlioz excepté, ce « hideux » XIX è siècle français. Stravinsky traité de décadent dans sa production d'après 1913, Jolivet rebaptisé « jolinavet », etc... Dans ce paysage dévasté furent seuls tolérés Messiaen et Dutilleux, trop forts sans doute pour être les proies de l'aigle de Montbrison.

La poésie des années soixante-septante a elle aussi connu ces razzias. Bien abrités dans des bunkers universitaires, protégés par des éditeurs « modernes », réchauffés dans l'utérus des colloques et séminaires, biberonnés par la presse spécialisée, les poètes de cette école, dignes successeurs de l'Ecolier limousin, ont trouvé sur leur chemin quelques grands rires rabelaisiens- celui de Norge, de Tardieu de Desnos ou, plus ricanant, de Péret ou Vian, qui les ont piteusement désarmés.

Et c'est là, à mon sens, la question essentielle posée à la poésie contemporaine : le poète doit-il être intelligent ? Et d'abord, qu'est-ce que l'intelligence en poésie ? Gardons-nous de la confondre avec le savoir. «La môme néant» de Tardieu, les fabuleux poèmes en prose de Norge, les réflexions de Thiry sur la peine de vieillir, les rêves transcrits du Desnos adolescent, tout cela, à côté de quelques autres, ne constitue-t-il pas l'essence profonde et « intelligente » de la manière poétique d'être au monde ? Quand Supervielle évoque l'oublieuse mémoire ou la mort, relais où l'âme change de chevaux, n'est-il pas bien plus « intelligent » que  cette foule de poètes « blancs », du non-dit et de l'aléatoire ?

Qu'on me comprenne bien : je préfère de loin une poésie mystérieuse, voire obscure, à cette « poésie du quotidien » qui fait parler les égouts et les bicyclettes. Mais j'aime que cette obscurité corresponde à une nécessité intérieure sans faille (comme chez Reverdy) et non à une pause intellectualiste.

Ce n'est pas dans la déconstruction du langage que se trouve le secret de la poésie contemporaine, sous peine de se ghettoïser, mais dans la tentative rimbaldienne de reconstruire, par une active méditation, un monde intérieur perçu comme éclaté.

Mais vous n'êtes pas obligés d'être de mon avis : peut être, plus intelligents que moi, préférez-vous les séminaires poétiques obscurs au chant nocturne du rossignol ?

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attention, une peinture vous regarde

 J'avais ce matin la visite attendue de longue date de Christian Guex 

directeur de la galerie "Au delà des apparences"

 Grosse intensité de son regard sur mon travail actuel.

 Ma peinture le regarde, les yeux fixes, rivés sur sa sensibilité..

Christian Guex aime la peinture qui ravive nos émotions, il apprécie les figures qui interpellent le regard quand la peinture nous regarde..

Je serai donc présent dans sa galerie cet été à Annecy. 

Une des peintures qui seront visible sur ses murs

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un texte de louis Richardeau sur ma peinture




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Dauby Noëlle ou le chant des couleurs

Pourquoi une toile peut-elle vous toucher ? Comment expliquer l’émotion qui surgit de la couleur ou d’un geste. Cela reste un mystère.

Noëlle Dauby a gagné l’abstraction pied à pied.


Sa pratique de la peinture et du dessin ininterrompue depuis 1975 a mûri au fil des
années et a permis le surgissement de cet art actuel riche non seulement d’un
savoir-faire mais aussi d’une réflexion sur l’espace, la matière, la structure et le dialogue intense des couleurs


C’est ce qui frappe dès l’abord : la somptuosité de la palette, la générosité de la pâte colorée, la franchise dans la touche posée sans repentir.


Dans ses paysages qui disent parfois leur nom, se faufilent
des souvenirs de voyages, des empreintes tenaces, des impressions persistantes.
Mais que l’on ne se méprenne pas ! La démarche de Noëlle Dauby ne relève nullement du relevé topographique ni de l’image réaliste.


La transmutation s’opère là sur la toile : les choses vues, engrangées, rêvées, archivées dans la mémoire physique ou affective, par le sortilège du pinceau, du geste, de la pensée, par la pression interne du besoin de peindre sortent et se donnent à voir d’une manière féérique, transcendée, quasi onirique.

Et cela nous donne des compositions qui pour être lyriques,
libres, expansives n’en sont pas moins structurées tantôt par une ligne d’horizon, le marquage d’une croix ou d’une ligne oblique, tantôt par l’étagement de plans qui sollicitent notre regard depuis l’avant-scène jusqu’aux recoins mystérieux d’une anfractuosité lointaine.


L’artiste joue subtilement des ombres et de lumières, de cris et de chuchotements.

Curieusement, son monde se formule en un savant langage binaire : clair et obscure, luisance et matité, tons chauds et tons froids, rugosités et tendresses, plages lissées ou brossées en larges traits.


Dans ses poèmes symphoniques, s’orchestrent les quatre éléments fondamentaux :

lair, le feu, l’eau et la terre.


L’air, la respiration du tableau se lit dans les trouées
blanches, les zones de repos doucement bleutées ;

le feu est souterrain, toujours prêt à jaillir d’une faille en des échappées fulgurantes qui sont de
l’ordre de l’éruption volcanique ;

la terre ou la pierre se conjuguent en d’infinies nuances d’ocres ou de gris granitiques.

L’eau est souvent présente
qu’elle soit métaphore de mer, de lac ou d’étang, elle étanche nos soifs visuelles de fraîcheur et d’apaisement.


On assiste dans cette démarche picturale à une véritable
appropriation de l’espace par des masses cubiques débitées sur des falaises géantes.


Si, dans ses dernières œuvres, l’artiste a évacué toute référence figurative directe, la lecture attentive de ses toiles révèle une gamme de formes tirées de l’observation : ici, l’architecture suggérée d’un domaine mystérieux; là, une arche plein cintre évocateur de l’Italie renaissante ;

ici encore un rivage idéal ; là, un abri rocheux des premiers âges du monde.


Au total, la peinture de Noëlle Dauby s’avère un art maîtrisé de la couleur, des couleurs et de leurs vertus signifiantes : sensuelles, intimistes, puissantes, denses ou éthérées.

Cela donne à son univers une dimension intemporelle, cosmique et pourtant familière.


Le spectateur qu’il soit poète, historien, esthète, géologue ou promeneur solitaire y trouve matière à contemplation, à voyages intérieurs.

En un mot, un art singulier, riche de potentialités à venir.



Louis Richardeau



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