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Encore quelques gouttes de pensées

Gouttes de pensées

Antonia Iliescu

  • Chez l'homme, les plus hauts sommets de l'âme se trouvent dans les profondeurs.
  • L’amour ne frappe pas à la porte et ne demande pas « puis-je entrer ? ». Il force les portes, libère les âmes et risque le tout pour rien. L’amour n’est pas timide, le vrai amour ose.
  • Le monde se partage entre manipulateurs et manipulés. Si tu refuses de t’associer à la première catégorie, tu seras automatiquement intégré à la deuxième.
  • L’amour sans l’écho dans l’autre te crie : tu es mort sans être né.
  • Il est préférable d’être parmi les satellites d’un homme intelligent que le centre de ta propre bêtise.
  • Il n’est pas important de publier ce que tu écris, l’important c’est d’écrire. Il n’est pas important d’écrire, l’important c’est de penser ce que tu écris. Il n’est pas important d’écrire ce que tu penses, l’important c’est de vivre ce que tu écriras peut-être un jour.

(Extraits du volume « Stropi de gând si muguri de constiintã» (Gouttes de pensée et bougeons de conscience) -  Antonia Iliescu, Ed. Pegasus Press, 2010)

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12272847254?profile=originalLa "Vie de saint Louis" est un récit en prose de Jean, sire de Joinville (vers 1224-1317), composé entre 1305 et 1306 (ou 1309), et transmis par trois manuscrits.

 

Cet ouvrage, entrepris à la demande de la reine de France, Jeanne de Navarre, est dédié à son fils aîné, Louis, le futur Louis X. Il se donne pour essentiellement biographique -Joinville déclarant qu'il «fai[t] escrire la vie nostre saint roy Looÿs» - et fonde sa véracité sur le témoignage de l'auteur, privilégiant ce qu'il a vu et entendu durant les années où il partagea la vie du souverain.

 

Joinville dédie son livre à Louis de Navarre, justifie son entreprise et annonce son plan. Il traitera d'abord des «saintes paroles» du roi, puis de ses hauts faits, et, pour finir, de sa mort.

«Saintes paroles et [...] bons enseignements» du roi: son amour pour son peuple, son respect des pauvres, ses idées sur les vêtements, les comportements sociaux, la fermeté de sa foi, sa loyauté.

Naissance et couronnement de Saint Louis. Principaux événements du début de son règne. Grave maladie du roi qui dès sa guérison se croise. Joinville prend également la croix. Départ pour la septième croisade. Séjour à Chypre. Débarquement en Égypte. Prise de Damiette par les croisés. Bataille de Mansourah. Revers des croisés. Saint Louis est fait prisonnier, Joinville également. Traité du roi avec les émirs. Départ du roi et des croisés pour la Terre sainte. Séjour à Acre, où le roi reçoit une délégation envoyée par le chef des Assassins. Séjour à Césarée, où le roi reçoit des messagers tartares. Séjour à Jaffa, à Sayette. Retour en France. Sainte vie du roi à son retour d'«Outremer». Manifestations de sa sagesse, de sa justice, de sa générosité.

 

Saint Louis, très affaibli, repart en croisade. A Tunis, gravement malade, il dispense ses ultimes enseignements à son fils aîné. Mort du roi. Sa canonisation. Rêve de Joinville qui fait élever un autel dédié au roi dans sa chapelle.

Joinville rappelle les sources de son livre et garantit la véracité des faits dont il a été le témoin.

 

Centrée sur un personnage royal, qui est également un saint, l'oeuvre de Joinville relève en partie du genre hagiographique, auquel elle emprunte la présentation exemplaire de faits et dits de Louis IX (il en subsiste jusqu'à aujourd'hui toute une imagerie autour du saint roi, rendant la justice sous un chêne ou lavant, le jeudi saint, les pieds des pauvres). Le livre s'apparente également à la chronique par le récit détaillé et circonstancié qu'il propose de la septième croisade (1248-1254), qui constitue plus des deux tiers de l'ouvrage. La grande originalité de ce témoignage, quand on le compare à ceux de Villehardouin ou Robert de Clari sur la quatrième croisade (voir la Conquête de Constantinople), réside dans l'emploi systématique du récit à la première personne. Bien loin d'affecter le détachement et la distance qu'impliquait chez ses prédécesseurs le recours au «il» pour parler d'eux-mêmes, Joinville fait de sa participation et présence affichées la garantie primordiale de la véracité des faits rapportés.

 

Mais surtout, avec ce récit, l'auteur nous livre la première autobiographie en langue française. Et cette histoire du moi est d'abord l'histoire d'une amitié, celle qui se développa entre le jeune noble champenois et le roi de France, son aîné d'une dizaine d'années, au cours des épreuves partagées de la septième croisade. L'attachement de Joinville se manifeste déjà dans sa sollicitude, lors de la bataille de Mansourah, quand il fait ôter au roi son heaume et lui donne son «chapel de fer», afin qu'il puisse respirer plus librement; il est aussi sensible quand le sénéchal de Champagne malade recherche la présence du roi; il culmine dans la scène où le roi et le sénéchal sont réunis pour la dernière fois: l'état de faiblesse de Saint Louis est tel qu'il accepte que Joinville le porte entre ses bras de l'hôtel du comte d'Auxerre jusqu'au couvent des Cordeliers. Mais le récit ne donne pas de cette affection une vision unilatérale: à Acre le roi demande à Joinville de prendre ses repas avec lui, le fait appeler pour lui confier son désarroi quand il apprend la mort de sa mère, Blanche de Castille, et sait aussi, par un geste (en le prenant par les épaules), lui exprimer son soutien, quand Joinville, seul contre tous, lui conseille de rester en Terre sainte.

 

Un autre attrait de la Vie de Saint Louis réside dans l'intérêt que prend l'auteur à rappeler sa rencontre avec des hommes et des civilisations autres. En première ligne, bien sûr, les Sarrasins, ennemis implacables, mais aussi capables d'égards pour leurs prisonniers; plus épisodiquement apparaissent les Bédouins, les Tartares, les Assassins. Joinville s'attarde sur leurs moeurs, leur religion, éventuellement leur Histoire, témoignant d'une curiosité et d'une ouverture d'esprit méritoires.

 

Grand seigneur et guerrier avant tout, Joinville se révèle aussi un excellent conteur. Il sait faire revivre les souffrances et angoisses des croisés prisonniers en Égypte, jouer de l'exotisme du monde musulman par des détails bien choisis («nacaires» [tambours] de l'armée sarrasine, «touailles» [turbans] des Sarrasins, leurs étranges serments, etc.). Il sait aussi suggérer le courage des croisés par l'humour dont ils ne se départent jamais, même dans les situations les plus difficiles: tandis que les flèches ennemies et les feux grégeois pleuvent sur eux, le comte de Soissons dit à Joinville qu'ils reparleront de cette journée dans les «chambres des dames», et Saint Louis, quand il raconte sa capture, compare le zèle de Geoffroy de Sergines qui le défendait à celui d'un valet éloignant les mouches de la coupe de son seigneur. Surtout il sait, en usant de la prétérition, communiquer avec force une émotion présente ou passée, ou encore dire, par la médiation du rêve, l'indicible _ son remords de n'avoir pas suivi le roi dans sa dernière croisade, sa peur d'une irrémédiable cassure entre eux.

 

Hagiographe, chroniqueur, à ses heures ethnologue, Joinville est surtout un grand mémorialiste, à qui son attachement pour son roi a permis de le faire revivre, non pas dans une sainteté stéréotypée et figée, mais comme un être de passion et de joie.

 

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Là où je me rencontre

Entrer en appartenance avec tes contours,

habiter dans nos profondeurs plonger mon regard en toi, sonder nos âmes.

 

Partage de nos êtres symbiose de nos âmes
Me voici en terres ceintes d'Amours...

Je te sais comme tu me sais
Tout est discourt résonances de vies.

 

Je me retrouve en toi dans mon éternité
Je découvre d'avec toi le chemin de vies qui coulent en nos terres
La clairvoyance s'inscrit de cette rencontre...

 

Demain et autre aujourd'hui nous appartient et tout résonne de nous
Que dire du grand livre, que dire de tous ces bonheurs qui nous sont donnés,
Portant nos mains, elles saluent la grandeur de cette conscience par nos caresses.

 

S'ouvrir aux énergies et virevolter d'avec elle et dans sa grandeur
Nous faire don du merveilleux l'osmose d'un Univers qui nous grandit.

Là où je me rencontre tu es là d'avec moi et nous sommes Un...

 

Je sais mon âme sœur je la sens dans mes profondeurs
Nos abysses en échos de nos Univers trouvent leurs résonances

Tu es mon Amour comme je suis ton Amour.

Lô.                                                                                                        22/11/2012

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Près Cieux

J'ai crié tout l'amour de mon âme et ne semblai pas être entendue

J'ai porté ma peine d'avec moi, mon esprit se perdait dans la recherche du fondamental

J'ai crié mon amour et ne semblais rien entendre, mille question obsédèrent mon esprit...

J'ai donné tout l'amour et ne semblai être aimée...

j'ai crié tout l'amour et ne semblai plus rien senti...

 

Je suis alors entrée en terres ceinte intérioriser mon amour

Perdant tout sens de réalité je m’éveille d'Amour révélé

Atout donné on ne reçois que la mesure de ce qui se donne

A bien se servir j'appris qu'il me fut donné de m'aimer, là en terre nouvelle,                                  tel un Phœnix renaissant de ses cendres.

 

L'amour tant recherché me fut révélé,

Je reçu de cette rencontre l'objet de toutes mes attentions

Mon esprit troublé a trouvé son fondamental

 

Je ne saurai dire comment un ange se trouvait là

Pour faire silence sur ce don si prés cieux

Mon âme s'agenouille et vibre de tout les accords du temps

Le repos guide mon âme de cet amour révélé

 

J'ai pu y mettre un visage un nom

Et dans le silence si prés des cieux je le murmure en ferment les yeux sur ton visage

J'ai crié mon amour, écoute , écoute tout se chante en mon être un douce musique

Le chant:d'un ruisseau, d'une mer, d'un océan aussi calme et agité

Je me trouve en symbiose d'avec l'univers

 

L'amour me fut offert c'était toi mon aimé tant recherché...

Donne nous de nous retrouver afin que nos corps puissent s'unir de cette promesse céleste...

A toi mon Aimé Astre de ma vie inscrit dans l'espace des chemins de nos vies...

Comme un serment déposé...

 

Lô.                                                                               04/11/2012

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EN MEMOIRE...

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Beaucoup que j’ai connus ne sont plus de ce monde

Le vaisseau terre Espace Et la comète blonde

Tournent toujours sans eux l’impassible ballet

Personne ne comprend d’où vient où va la ronde

Et eux dorment sans rêve en leurs sombres palais

 

 

 

Vous n’êtes pas venus des grands livres d’Histoire

Vous tous venus à moi du fond de la mémoire

Du fond de cette eau trouble où gît le souvenir

Mais des petits métiers des pauvres mots sans gloire

Du quotidien rivé au tout proche avenir

 

 

 

O ma maman perdue aux sables du rivage

Quelque part dans ce Nord livré aux vents sauvages

Si loin si loin déjà et du tendre et du clair

De mon enfance nue Et ce temps qui ravage

Tes yeux de noir velours Amour fragile éclair

 

 

 

La vague bat toujours ce noir embarcadère

Comète blonde Espace Vaisseau fou la terre

O vous tous qui dormez de vos rêves absents

Souvenez-vous de nous les vivants délétères

De la nuit de velours à l’aurore de sang    

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Le parfum des fleurs

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ne force infernale,immonde,
Crée un univers de maudits,
En diverses parties du monde.
Les rescapés restent meurtris.

Là-bas, dans l'horrible carnage,
Aucune présence de dieu,

Venu mettre fin à la rage.
Mais des héros sont sur les lieux.

Pour ceux des îlots épargnés,
Il convient de s'aimer soi-même,
De partager les biens gagnés
Avec les proches que l'on aime.

On n'évite pas les souffrances.
Il faut, pour occulter les peurs,
S'abandonner à des errances,
Rechercher le parfum des fleurs .

19 octobre 2005

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Cloche sous les ponts.

 

Nez  rouge  de  froid et de, vin  ils  grelottent  la  misère,

De leur maison disparue, dans l’effroi cruel d’un instant,

Les jours de leur existence, bien loin des pleure-misère*,

Sans  un  domicile  fixe font  d’eux des êtres  inexistants.

 

Gueux  de  la  rue,

La  main  tendue,

Ils  mendigotent,

Puis vont et viennent,

Remplis de peines,

Sur tout mégottent.

 

Pris dans l’ouragan du hasard,  porches ou ponts sont le refuge,

De  leur  sinistre  indigence  noyée  sous  la  scoumoune,

Ils ont  pour  se  ravigoter  des combines et  subterfuges,

Siffler un coup de gros rouge puis se couvrir de doudounes.

 

Ils  sont  picoleurs,

soignent leurs douleurs,

D’un p’tit coup d’alcool,

Qui  les  ranime,

Très magnanime,

Sans un seul faux-col.

 

Endettés à ne plus pouvoir comme bien d‘autres parmi eux,

Les  clochards  au  petit  matin  déambulent  dans  les  rues,

A  la  recherche de trésors dans les pis endroits gadouilleux,

Se  bataillent  les  poubelles,  râlent  d’une  voix  bourrue.

 

Avec  leur  clébard,

Les pauvres clochards,

Errent leurs malheurs,

Dessus  les  trottoirs,

Quelques réchauffoirs,

Pour traîne-malheur.

 

Ils promènent  leur pauvreté  le long des maisons bourgeoises,

Aux chambres vides des enfants envolés vers d’autres conforts.

En  échange  de  services  et  manières  qui  embourgeoisent,

Les mendiants d’un simple asile pourraient trouver du réconfort.

 

Mais  la  justice,

Parfois  factice,

Pour les démunis,

Interdit l’emploi,

De gens sans contrat,

Ou les deux punit.

 

 

 

Claudine QUERTINMONT D’ANDERLUES.

 

 

*pleure-misère     Avare qui se plaint toujours.

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Attente comblée

Épaisse couche de nuages,

absorbant la mémoire,

créant un fond nacré,

au feuillage foncé des érables géants.

Je fixe l’écran nu,

qui s’amincit et se déchire,

laissant se répandre une eau bleue, ,

alimentant des lacs et de jeunes rivières.

La couleur s'épaissit,

entre les câbles électriques,

perchoirs désertés des oiseaux.

L’instant s’écoule au ralenti, dans le silence.

Des masses floconneuses,

faites de neige immaculée

m’apportent une joie enfantine.

Mon esprit vogue en liberté vers l’infini.

Mon âme est en attente.

La paix, qui naît de l’harmonie,

engendre un courant de tendresse.

Le soleil apparaît, sa présence me comble.

                                                                             24/8/1998

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Mon îlot, mon ashram

 

J'existe désormais, vivant en solitaire,

Libérée des corvées, et des impératifs.

N'ayant pas hérité d'un esprit inventif,

Je ne me fais pas rire, étant à ne rien faire.

J'aspire à éviter les efforts inutiles.

En ayant à choisir, j'opte pour les loisirs.

Mon très petit jardin est un lieu de plaisirs,

Protégé des regards. Des haies en font une île.

Des murmures y circulent, y viennent des oiseaux.

Sur des branches perchés, ils m'observent peut-être.

Leur charmante présence ajoute à mon bien-être.

Le décor, en changeant, demeure toujours beau.

Les ans ont fait de moi mon gourou bien heureux.

Mes pensées s'alimentent aux sources poétiques.

J'ai foi en la raison, j'applaudis la logique,

Qui engendra les lois d'un monde fabuleux.

Nombreux parleurs prisés ne m'impressionnent guère.

Je m'étonne qu'ils aient un pouvoir aussi grand.

À vouloir tout comprendre, on perd souvent son temps.

Or, s'écouter penser ne fait pas que distraire.

10 décembre 2012.

 

 

 

 

 

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Portes et fenêtres

12272848063?profile=originalPortes et fenêtres

 

Portes et fenêtres ouvertes sur le monde,

Portes et fenêtres jalouses de leur pénombre,

Portes et fenêtres croisées des chemins,

Portes et fenêtres aveugles aux regards voisins,

Yeux ouverts à la lumière du matin,

Visages fermés protégeant leurs butins,

Aux vents battues, aux mains tendues

Persiennes closes sur des secrets perdus

Gardiennes d'outrages ou livres de bonheurs

Portes et fenêtres sont les pages des heures.

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Par le procédé de la répétition j'ai souhaité transcrire le passage du temps. Un choix de vie aussi, porte ouverte aux amis ou repli.

(c'est aussi le titre par lequel j'ai voulu ouvrir un de mes albums)

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CHRESTOMATHIE: définition WIKIPEDIA. "Une chrestomathie (du grec ancien khrestos, utile, et mathein, savoir) est une anthologie de textes choisis parmi des œuvres d'auteurs réputés classiques, notamment assemblée pour l'apprentissage d'une langue."

Et parmi les chrestomathies célèbres ou connues, celle d'Albert Henry, professeur de grammaire et de linguistique en philologie romane, à l'ULB. Je ne l'ai jamais eu comme professeur, à mon époque, il venait de prendre sa pension -ou d'arrêter d'enseigner, car j'avais l'impression que les profs d'unif enseignaient jusqu'à ce qu'ils n'en pussent plus. Ils avaient l'air d'être bien au-delà de la pension. Il a été remplacé par Marc Wilmet, auteur d'une nouvelle grammaire du français, absolument remarquable, que j'ai donnée à mon traducteur de fils...

En 1975, il avait bien atteint l'âge de la pension. Peut-être ces professeurs me paraissaient-ils antédiluviens, parce que j'avais 18 ans, et que je devais être extrêmement présomptueuse! Donc, revenons à mon cours "Les auteurs français du Moyen Age", donné par Pierre RUELLE. Ma chrestomathie m'a accompagnée durant une première année de candidature. (qui, à mes yeux de fille de dix-huit ans, semblait le type même du professeur misogyne... Si des voix grondaient dans l'amphithéâtre, il les arrêtaient d'un "Mademoiselle! S'il vous plaît!") -

"Auteurs du Moyen Age"... J'aurais dû aimer cela. Je me souviens surtout des Serments de Strasbourg, (à vue d'oeil, j'aurais dit 843, pour l'année, mais ils datent de 842) - de la Cantilène de Sainte-Eulalie

"Buona pulcella fust Eulalia

Bel auret corpus Bellezour anima (...)"

Et d'une histoire (sous forme de quatrains je crois), ou de huitains, où une troupe de brigands - ou de la soldatesque brûlait un monastère, pillait et violait les moniales, avant de les faire rôtir avec le "moutier". (Et c'est là que nous avons appris la déclinaison de nonne, nonnain, qui est la même que pute, putain). Il y avait ce vers en traduction, "les jambons brûlent". Pourquoi m'est-il resté en mémoire? Je ne devais pourtant pas particulièrement avoir faim! Nous avions Auteurs français du Moyen Age le jeudi après-midi, je crois, juste avant le cours d'histoire de la philosophie... Ce texte, assez cruel, et plutôt contemporain, par sa cruauté, justement, m'avait impressionnée.

Ô pouvoir des mots! Fussent-ils en ancien français... En réalité, nonne et pute constituent le cas sujet (hérité du nominatif latin) et nonnain et putain, le cas régime (ou encore accusatif en latin, et complément d'objet direct en français moderne - je ne sais comment on appelle ce dernier dans la grammaire actuelle, sûrement plus C.O.D. ! Je crois qu'on appelle cela un complément du verbe, sans plus.

Bon, pour quelqu'un qui n'a jamais présenté l'examen (faute de l'avoir étudié), je me souviens quand même fort bien de certaines particularités linguistiques de l'ancien français... Donc, j'aimais et détestais à la fois ma chrestomathie. Cela fait partie de mon rapport conflictuel avec la faculté, qui est un des endroits où je me suis sentie le plus solitaire, dans toute mon existence. D'une solitude sans appel, sans remède ni espoir d'amélioration... Etre assise au Foyer des étudiants, un matin d'hiver, alors qu'il pleuvait à verse, c'était à se flinguer! Ce n'était pas tout à fait vrai, bien sûr, mais à l'époque, je le vivais comme tel. Que celui ou celle qui n'a jamais eu de déceptions sentimentalo-amicales me jette la première pierre !

Bref, il y a un an, en mettant de l'ordre chez moi, j'ai mis ma chrestomathie dans les livres à fourguer chez Pêle-Mêle. J'avais pensé la jeter aux papiers (c'est-à-dire que je dépose certains livres dans le local des papiers et qu'en général, des habitants de l'immeuble les récupèrent). Mais finalement, je l'ai gardée. Il y a de ces choses que vous voudriez quitter, dans la vie, mais qui, elles, ne veulent pas vous quitter, vous collent littéralement à la peau ! Donc, un jour, je l'ai embarquée à Genval, dans l'idée d'en faire un support de peinture. J'ai commencé à aquareller des pages et à y dessiner des modèles de Graphite. Est-ce un crime de lèse-chrestomathie ?

Et, le résultat, c'est que la tout à l'heure, B*** a pris le livre, que j'avais déposé hier soir à la cuisine, à côté de la boîte de pastels gras, avec lesquels je fais des expériences, et m'a demandé, alors que je fouillais le congélateur à la recherche de blancs de poulet (on est loin de jambons accrochés aux solives d'une cuisine médiévale!) : "c'est quoi? Une chrestomathie?" J'ai répondu, "ben, je sais pas exactement, mettons, une anthologie..." - Ce qui n'était pas faux. En tout cas, merci Wikipedia, d'avoir rafraîchi ma mémoire !

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Complainte

Mon cœur,

Ce frêle prisonnier que ses côtes emmurent

Implore

Ton cœur sculpté dans un marbre si dur

D’ouvrir

La porte fermée sur lui de mille serrures.

 

S’envolent

Les papillons dans les contours des songes,

Et traînent

Dans leurs sillons le bleu de mes doux songes

Où s’ouvrent

A mes grands yeux des univers étranges.

 

Ton cœur,

Ce fin geôlier enfermant mes pastels

Empêche

Les pinceaux de mes cils de peindre le ciel

Et prive

Les rives de mon sourire de couler comme du miel.

 

Il chasse

Les pigeons de mes idées de leurs nids.

Ton cœur,

Aigle des vents, rapace des insomnies,

Me cache

Le soleil qui réchauffe mes vieux débris.

 

Mon cœur

En devint rance et meurt de délaissement.

L’amour

Qui affaiblit les hommes à l’affrontement

Serait

L’unique remède à ce cœur en extinction !

 

Khadija, Agadir, Samedi 08/12/12

© Khadija ELHAMRANI

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Langueur passagère

En ce jour dépourvu d'ardeur,

Aucun espoir de coup de coeur.

Je sens mon âme langoureuse,

Ma compagnie est ennuyeuse.

Une fleur d'hibiscus éclose,

Saisie par le froid, je suppose,

Dans l'ombre, apparaît sans éclat,

Sa vue ne m'impressionne pas.

Ma rue figée dans le silence,

Décorée des squelettes immenses

Des érables restés debout,

N'a rien de souriant du tout.

N'ai pas le goût d'être en éveil,

Durant l'absence du soleil.

Sont ailleurs aussi les nuages,

Qui mènent l'esprit en voyage.

Or, la lumière éblouissante,

Même en hiver, est persistante.

Elle éloigne de moi les peurs

Et alimente ma ferveur,

Elle disparaît rarement,

Pour un court moment seulement.

Je retrouverai ma gaieté,

Dans sa rayonnante beauté.

8 décembre 2012

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L'hiver

L'hiverLes matins prennent des couleurs d’opalinele givre recouvre la terre d'une nappe cristallineles oiseaux cherchent encore des baies d’aubépineles cèdres bleus se parent d’une beauté alpinedes larmes de givres perlent sur les roseauxsuave et nostalgique devient le chant de l’oiseaules toits des chaumières s'ornent d’un blanc manteauprès du feu, Lady tisse le fil d’or du fuseaula vie s'écoule tranquille, calme et silencieusevoici venu un temps plus sage, bleu et sereinles féeries pastelles, magiques et gracieusescomme celle d’un crépuscule ambré au clair matinau royaume des mages et des bons sortilègesMoi, je te regardais, douce et tendre Morganedans les reflets d'argent des cristaux de neigeJ’admirais ton visage et ta peau diaphane.
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http://www.lausanne.ch/view.asp?docId=20383&domId=62887&language=F

Bonjour les amis !!

Je me réjouis très fort du succès de Liliane Magotte et de sa future expo avec Adyne, notre aquarelliste fée !

Que de bonnes nouvelles joyeuses avec le retour de Deashelle qui enrichit tant le réseau de ses chroniques et sa culture.

Nous sommes sous une profonde couche de neige, surtout dans le haut de la ville de Lausanne,

où il semble que l'altitude à laquelle j'habite soit plutôt à plus de 700 m et non moins.

C'est si beau et enveloppant,  il faut que j'arrive à faire de belles photos.


La neige étend son féérique manteau blanc partout et je l'ai rencontrée quand je suis allé chercher mes livres Stars

Etoiles Stern Jeudi à Fribourg, puis lors du voyage d'amitié en train, vendredi à Zürich

et aussi sous le soleil ce samedi lors de ma visite au Bazar de Noël de l'école Steiner d'Yverdon, le plus tardif.

Un  beau parcours de la Suisse avec de merveilleux paysages sous la neige.

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12272847469?profile=original"La légende des siècles" est un recueil poétique de Victor Hugo (1802-1885), publié à Paris chez Michel Lévy et Hetzel en 1859 (première série avec le sous-titre Histoire - les Petites Épopées), chez Calmann-Lévy en 1877 (nouvelle série) et en 1883 (série complémentaire). Une version refondue en 61 sections paraît en 4 volumes chez Hetzel et Quantin la même année.

 

Si les Contemplations se définissaient comme les «Mémoires d'une âme», ce nouveau recueil, répondant au souhait de l'éditeur Hetzel d'une oeuvre narrative, retrace en une suite d'épisodes marquants, l'Histoire humaine travaillée par deux forces, l'amour et la justice, en lutte avec la volonté de puissance. Par ces 26 000 vers (45 000 si l'on y ajoute la Fin de Satan et Dieu, le triple de la Divine Comédie de Dante et le double du Paradis perdu de Milton), Hugo s'approprie à son tour le projet d'une grande épopée de l'humanité qui hante le XIXe siècle romantique, et dont Vigny (Poèmes antiques et modernes), Quinet (Ahasvérus) ou Lamartine (la Chute d'un ange et Jocelyn, prévus pour l'immense ensemble avorté des Visions), parmi d'autres, ont donné des exemples de réalisation.

 

La première série comporte 38 poèmes, composés pour la plupart pendant l'exil, parfois amples ("Eviradnus" dépasse 1 000 vers) ou fort courts ("le Temple" et "Mahomet" en ont quatre), et mène en 15 sections très inégales d'«Eve à Jésus» jusqu'au «Vingtième Siècle», puis «Hors des temps», en passant par «la Décadence de Rome», «l'Italie» ou «Maintenant». Elle abonde en pièces célèbres: "la Conscience", "Booz endormi" (I), "Aymerillot" (IV), "le Petit Roi de Galice" (V), "la Rose de l'infante" (IX), "Après la bataille" ou "les Pauvres Gens" (XIII). "Le Satyre" (VIII), «miroir condensateur de la pensée de Hugo» (P. Albouy), met en scène, à travers la difficile libération humaine, le «rayonnement de l'âme universelle», trajet décrit par le poète, porte-parole des exclus, jusque vers l'avenir de "Plein Ciel" (XIV).

 

Plus contemplative, la deuxième série comprend un poème liminaire, "La vision d'où est sorti ce livre", puis 84 poèmes composés avant et après l'exil, répartis en 28 sections allant de la Genèse au Cosmos, parfois situés à leur place chronologique dans l'édition définitive, mais y formant souvent des blocs non assimilés. On y trouve plusieurs pièces célèbres, comme "le Romancero du Cid" (V), "l'Aigle du casque" (IX), "l'Épopée du ver" (XI) ou "le Cimetière d'Eylau" (XXI).

 

La troisième série rassemble 39 poèmes disposés en 23 sections explorant l'univers des Enfers à l'Océan, également replacés selon le même principe dans l'édition définitive. S'y trouvent notamment "les Quatre Jours d'Elcis" (VIII), "la Vision de Dante" (XX) et "Océan" (XXII), datés respectivement de 1857, 1853 et 1854.

 

Dès Odes et Ballades, Hugo avait retracé en vers trois étapes de la civilisation, pour développer ensuite la fresque du génie humain dans la «Préface» de Cromwell et pour travailler en historien l'intrigue de ses romans, de Notre-Dame de Paris à Quatrevingt-Treize. En 1848, il conçoit un vaste projet dont il a déjà écrit plusieurs fragments. Cette entreprise ne lui laisse plus de répit, et il la mène de front avec ses autres ouvrages, au travers de multiples vicissitudes. L'écriture de la Légende des siècles gagne lentement son autonomie dans l'immense production textuelle des années d'exil. "Le Satyre", ce microcosme achevé le 17 mars 1859, donne enfin son unité au recueil, en rendant sensible la marche dialectique de l'Histoire des siècles, et le titre définitif est trouvé. La Préface de 1859 explique le caractère fragmentaire de la première série, et la rattache à la Fin de Satan et à Dieu, «dénouement» et «couronnement» de la Légende des siècles. La structure de ce premier recueil est supérieurement travaillée, mais, par le jeu des interpolations, l'adjonction des deux séries suivantes la perturbe fortement, d'autant que celle de 1877 accentue la satire en multipliant les allusions à Napoléon III et à la proscription. Quant à celle de 1883, elle renforce ce phénomène, et le titre devient une simple commodité, un principe de classement qui affecte le lien organique nécessaire à la constitution d'un recueil proprement dit. L'édition «ne varietur», tout en proposant un ordre chronologique, n'occulte pas le caractère irrémédiablement lacunaire de l'ouvrage. Cependant, des déroulements somptueux y composent des harmonies symphoniques, où, sur un thème donné, varient genres ou types de poèmes. S'entrelacent morceaux épiques, dramatiques, narratifs ou lyriques, où se modifient constamment les formes. On ne saurait même énumérer les mètres et les strophes utilisés. On a pu dire que Hugo déployait avec la Légende des siècles une musique wagnérienne.

 

L'Histoire se définit comme espace humain, lieu du concret et des mythes. Hugo exerce un perpétuel va-et-vient de la réalité aux constructions imaginaires, en une totalisation vertigineuse éclatée en récits exemplaires ou visions symboliques. Les personnages valent souvent comme types génériques, ainsi ces «Chevaliers errants» (première série, V) qui représentent tous les défenseurs des opprimés. "La vision d'où est sorti ce livre" aurait dû inaugurer le recueil, et l'Épilogue, "la Trompette du Jugement" (première série, XV), lui faire contrepoids, comme "Nox" et "Lux" se répondent dans les Châtiments. Dans cette architecture, on peut rapprocher "le Sacre de la femme" (première série, I) du "Satyre", naissance et renaissance du genre humain: entre ces deux points se déroule la maturation de la religion, l'apparition de l' islam (première série, III), le cycle héroïque chrétien (IV), le combat de la cruauté et de la justice parfois immanente et vengeresse (" Ratbert", première série, VII, "l'Aigle du casque"), la mort des tyrans, le drame des civilisations, le tout présenté en une superbe imagerie romantique, travaillée par enluminure de la couleur locale. Au-delà de l'intervention des héros (Eviradnus, Roland), la justice se déploie dans les accents vengeurs de poèmes comme "Welf, Castellan d'Osbor" (deuxième série, VIII), faisant du recueil un livre de colère.

 

Cette évolution créatrice n'aboutit pas, dans le premier recueil, à la Révolution: on passe sans transition du XVIIe siècle du "Régiment du baron Madruce" (XII) au XIXe. Cependant, "Maintenant" (XIII) se compose de chants de bonté rendus possibles par les révolutions en cours, bonté du père, de l'enfant, de la femme, de la bête qui n'exclut pas l'héroïsme. C'est que les siècles se confondent, pour engendrer la douloureuse libération humaine. A cette vision historique vient s'ajouter une philosophie de l'univers, où la pensée de Dieu s'énonce dans un culte naturiste de la vie et selon une loi de pitié.

 

La Légende des siècles illustre superbement la conception hugolienne du poète épique, celui qui résout le problème de «la génération du réel dans l'art» (William Shakespeare). Parlant par paraboles et par hyperboles, il transfigure toute scène en vision légendaire, pénétrée de mystère et d'infini. De l'humain, il s'agit toujours de s'élever au symbole par le surhumain. «Confluent d'Homère et d'Eschyle [...] où Dante se heurte à Shakespeare», comme le disait le projet de Préface, le recueil privilégie le contraste entre les hommes et les tons, les lieux et les époques, mais accumule en même temps les correspondances. La chaîne des êtres, plongeant jusque dans l'invisible, unit l'ordre spirituel à l'ordre physique. Le langage poétique transcrit cette unité par les alliances de mots, où l'abstrait se lie au concret: «La terre avait, parmi des hymnes d'innocence, / Un étourdissement de sève et de croissance» ("le Sacre de la femme", «D'Eve à Jésus»). L'épopée se fait alors lyrique et conforte les correspondances de sens par les effets musicaux. La Légende des siècles dit aussi la gloire de la poésie.

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Sentiments contradictoires...

Au seuil de l'antagonisme
Je m'aliène de mes sentiments
Mon esprit est fort joueur la raison m'emporte
Insidieuses pensées éphémères brûlent mon être de mille questions.

Le repos de mon esprit n'a de cesse que lorsque tu es là...
Ma complétude se trouve en ton humanité.
Ton humanité en mon cœur trouve sa résonnance.

Je te sais là et pourtant mon esprit te cherche
Besoin de toi de tes mots...ils me bercent et me rassurent...
Accrocher le temps, vouloir le figer l'impossible semble atteint.

Cette espérance fait naître en mon esprit d'autres sentiments
Empreints d'Amour de Toi...

Il n'y a plus de place pour l'ambiguïté je laisse l'antagonisme de mes sentiments là où ils se trouvent...

Puisque maintenant tu là d'avec moi, maintenant existe dans son entier
Il occupe tout l'espace de mon temple.

Les fondements sont le ciment de ton Amour
Mon cœur la serrure de ce qui nous habite...

Sentiments contradictoires vaincus, mon cœur plus léger...
Cours vers toi déposer l'empreinte de mon Amour pour toi de nous...

Lô.                                16/11/2012

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