Marie Laurencin
Marie Laurencin
Recours au Poème
est un magazine international de poésie publié on line. Nous considérons que le retrait de la poésie est une apparence. En réalité jamais le Poème n’a eu de rôle aussi important dans le monde qu’en cette époque troublée.
Nous voulons rassembler avec l’aide des technologies de la modernité ce qui est poétiquement épars, en différentes langues, dans un magazine diffusé à l’échelle mondiale, publiant des poètes venus de tous les horizons, de toutes générations, de toutes notoriétés, en un geste décisif : le geste poétique. Il s’agira de mettre sur le devant de la scène ce qui en forme la pierre d’angle :
Le Poème
Il n’est aucun humain en dehors du Poème et c’est à ce dernier qu’il convient d’avoir recours si nous souhaitons
être
frères
La suite sur:
http://traversees.wordpress.com/2013/06/13/recours-au-poeme/
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"Vous dites :
C'est fatigant de fréquenter les enfants.
Vous avez raison.
Vous ajoutez :
Parce qu'il faut se mettre à leur niveau, se baisser, s'incliner, se courber, se faire petit.
Là vous avez tort.
Ce n'est pas cela qui fatigue le plus.
C'est plutôt le fait d'être obligé de s'élever jusqu'à la hauteur de leurs sentiments.
De s'étirer, de s'allonger, de se hisser sur la pointe des pieds.
Pour ne pas les blesser."
Voici la seule parole de vérité que je place sur les panneaux d'affichages pour les familles
et cette poésie demeure tandis que les autres informations défilent.
(et aussi perdure une carte d'Einstein a vélo qui nous dit : "Ne pédale pas plus vite que ton ange !")
Janusz Korczak est une personnalité très attachante.
Il était médecin pédiatre et un pédagogue inovant très célèbre et génial, respecté et connu mondialement.
Il faisait des émissions de radio très appréciées par tous également. (Voyez la vidéo de témoignages directs).
Il avait créé un orphelinat israélite de sa confession d'origine et un orphelinat chrétien.
Et il s'est occupé de ces deux structures aux différents moments de sa vie.
Il a développé toute une pédagogie de pointe, de fraternité et liberté :
"la République des enfants" qui vécut activement dans ses orphelinats et ce
avec des concepts de droits et devoirs très pointus, exigeants et d'un respect total de l'enfant
jamais connu auparavant et ce, dans l'implication volontaire au jour le jour, il animait des forums
d'échanges et réflexions avec les enfants. Il était très en avance pour son temps.
Il était venu se former dans sa jeunesse en Suisse à la pédagogie de Pestalozzi ...
Et voici ce que je réalise pour mon vécu :
Dans notre home d'enfants du Château de Combault de Madame Sans Gène
où j'ai grandi, je constate que nous vivions dans l'ambiance
d'UNE REPUBLIQUE DES ENFANTS très exigeante.
Les éducateurs-artistes que nous avions nous aimaient et nous respectaient.
Ils nous enseignaient les arts, les travaux manuels, la musique, le théâtre, le chant et les danses
aussi bien folkloriques qu'israéliennes et cela n'est pas limitatif, mais surtout l'écoute et l'affection.
Je n'ai jamais vu un enfant maltraité ni verbalement et encore moins physiquement.
Une très belle protection pour les enfants provenant directement de la Shoah pour nos ainés
ou pour ceux nés de plus jeunes parents brisés par la Shoah, comme ce fut mon cas.
Pour connaitre sa vie, "Janusz Korczak, le roi des enfants",
biographie par Betty Jean Lifton, édition Robert Laffont
Janusz Korczak
Janusz Korczak, vers 1930
| Nom de naissance | Henryk Goldszmit |
|---|---|
| Naissance | 12 juillet 1878/1879 ? Varsovie, Royaume de Pologne |
Décès | 5 août 1942 (à 64 ans) - Treblinka |
| Nationalité | polonais |
| Pays de résidence | Pologne |
| Diplôme | Médecin |
| Profession | |
Autres activités | il est médecin, pédagogue et pédiatre écrivain |
Janusz Korczak (né le 22 juillet 1878 ou 1879, mort le 6 août 1942), de son vrai nom Henryk Goldszmit1, est un médecin-pédiatre et écrivain polonais. Avant la Seconde Guerre mondiale, il est une des figures de la pédagogie de l'enfance les plus réputées.
Il laisse son nom à la postérité pour avoir choisi délibérément d'être déporté vers Treblinka avec les enfants juifs du ghetto de Varsovie dont il s'occupait dans un orphelinat (voir le film d'Andrzej Wajda : Korczak, 1989).
« Le fait que Korczak ait volontairement renoncé à sa vie pour ses convictions parle pour la grandeur de l’homme. Mais cela est sans importance comparé à la force de son message », disait Bruno Bettelheim.
Reconnaissance de choc -
C'était, dans les années 1985... à Chatou-Paris, pour une fois, j'avais acquise une petite télé noir et blanc
et l'avais ouverte par une impulsion de hasard ... (Le hasard c'est Dieu qui vient incognito ...Einstein)
Apparait alors un documentaire tout juste découvert de la dernière guerre et préservé par miracle face aux
destructions des nazis.
Je vois apparaitre un petit homme bienveillant aux cheveux blancs : il marche avec une colonne d'enfants
polonais tout blonds et bouclés très beaux et dignes qui chantent des hymnes, apparition angélique très
émouvante.
Choc au coeur et souffle retenu
car immédiatement je devine par intuition, je reconnais de l'intérieur - sans l'avoir encore vu, la belle
personnalité de Janusz Korczak en train de vivre ses derniers instants... de liberté et de vie.
Voilà que les S.S. nazis polonais l'arrêtent et lui disent avec un grand respect, voulant l'empêcher de
poursuivre son chemin :
"Pas vous monsieur !" mais il persiste et accompagne les enfants juifs jusque dans le camp
d'extermination de Tréblinka et jusqu'à leurs derniers instants, il restera auprès d'eux,
les accompagnera de son soutien et mourra avec eux
afin de ne pas laisser ces beaux enfants passer seuls le seuil de l'autre monde dans le désespoir.
Triste humour de voir cette blondeur soit disant propre aux purs Aryens chez "ces petits youpins" qui
pour leur race impur et brune devaient mourir !
Et aussi au sein de notre famille Ukrainienne-polonaise
où tous sont blonds sauf ma grand mère Rébekkah, un peu de type tzigane de qui je tiens.
"Janusz Korczak, de son vrai nom Henryk Goldszmit, naît en 1878 dans une famille juive libérale de Varsovie. Celui que tout le monde appellera plus tard, « le vieux docteur », est médecin-pédiatre, éducateur et écrivain. Nous sommes dans les années 1920 à Varsovie. Il consacre sa vie sans répit aux enfants pour que l’enfant soit reconnu et respecté, quelles que soient les circonstances et son appartenance religieuse
Créateur et animateur d’orphelinats, il instaure dans chaque établissement une société démocratique pour les petits pensionnaires. Elle est organisée selon les principes de justice et d’égalité en droit avec des obligations pour tous. La « République des enfants » est née. Elle possède son tribunal et son parlement. Elle connaît un véritable succès."
Le respect des différences...
Réalisé par des élèves de 1ère différenciée.
Ce sont les élèves, qui en collant leur poisson dans le bocal, on décidé de donner un bisou au nouveau venu, mon poisson en l'occurrence, j'ai craqué, je dois l'avouer. Objectif atteint, ce jour-là !
Ô ce feu de l’exaltation
Qui soudain fut changé en cendres!
Tant d’années de désolation!
Des images demeurées tendres,
Se noyant dans le désarroi,
Des refrains pénibles à entendre.
Je défaillais certaines fois,
Mais dissimulais ma détresse,
Privée d’espérance et de foi.
Je contemplais avec tendresse
Les étoiles, la nuit venue,
Sans en éprouver de l’ivresse.
Un matin, admirant les nues,
Sur une vague éblouissante,
Je vis ma muse à moitié nue,
Et mon âme se fit dansante.
24 septembre 2005
J'ai eu la joie de rencontrer Adyne,cela à été très sympathique
Le mot et la chose
de : L'abbé de Latteignant, Boccace, Baudelaire, Rimbaud, Laurent Gaudé, Alain Robbe Grillet et Alina Reyes.
Interprétation : Manuele Molinas
Mise en scène : Bernard lefrancq
Co-production : Cie
Fantasio/Verbe Fou/Clarencière
Le Mot et la Chose, poème galant bien connu de l’ Abbé de L'Attaignant s’est fait attendre ce soir-là ! Le gentil Théâtre de la Clarencière était comble et se réjouissait d’ouïr, qui des mots coquins, qui des mots légers susceptibles de faire rougir une assemblée suspendue à un florilège d’amour particulièrement bien choisi et émoustillant. Et puis ce fut un choc poétique, une illumination qui dure bien au-delàs du spectacle.
Manuele Molinas fait un choix brutal et tragique dès le départ et cueille la femme dès l’origine. Médée Kali est un soliloque en vers libres écrit en 2003 par Laurent Gaudé. Il mêle les personnages de Médée, femme antique tragique, la Méduse, monstre mythologique et Kali, déesse indienne en une seule femme : Médée Kali. Le texte et son interprétation sont saisissants. On est sur les rives du Gange au bord de la tragédie féminine. Au bord de l’amour trempé dans la Mort. Au bord de la revanche féminine de statues pétrifiées. Le texte accroche et fait frémir. Quelle force surhumaine dans cette enfant orpheline née dans la fange qui rebondit sur les marches du temple masculin sans jamais se briser et offre aux hommes le vertige absolu. Quel déluge de mots et quelle sculpture fabuleuse de la femme !
EXTRAIT DE MEDEE KALI Laurent Gaudé
Je suis née sur les bords du Gange, Au milieu d’une foule épaisse qui sentait la lèpre et la sueur. Un peuple qui baignait sa nudité dans les eaux sales du fleuve. Une foule de pauvres et d’estropiés qui disputaient aux vaches, aux porcs et aux oiseaux, des poussent d’herbes à mâcher. Je n’ai pas eu de parents, c’est cette foule entière qui m’a accouchée. Je me souviens de mains qui m’ont nourrie. Mille lèvres ont embrassé mon front à ma naissance, me transmettant les maladies de mon peuple, me murmurant les noms sacrés de nos divinités.
Je revois les sourires édentés, les yeux cernés, la maigreur des corps que j’ai tétés. Je me souviens, Je n’ai pas eu de parents. J’ai été jetée au monde, au milieu de cette foule d’affamés.
Nous n’avions rien que la fièvre, Nous ne mangions rien que les déjections des animaux qui nous accompagnaient. Les hommes des villes n’osaient pas nous toucher. Ils détournaient les yeux à notre passage. On disait que la maladie qui rongeait notre peau s’attrapait par le regard. Et nous mourrions là, depuis des siècles toujours renouvelés, A quelques mètres de l’endroit où nous étions nés, Dans cette odeur étouffante de sueur humaine.
Nos corps alors flottaient sur le Gange, puis disparaissaient dans les nœuds du fleuve. Je suis née sans pitié Et mon corps, à son tour, aurait dû couler doucement dans les eaux du Gange , Mais j’étais belle, J’étais belle, et je savais danser.
Danser. Personne ne m’a appris. J’ai observé les serpents qui ondulaient entre les jambes de nos mandiants. Personne ne m’a appris. J’ai observé les singes qui s’enroulaient dans nos nuits. Je dansais, Sans savoir, Je dansais. Et les hommes se pressaient autour de moi. Une foule compacte aux yeux écarquillés. Je ne voyais plus rien. Mon corps se coulait dans la musique. Je tenais les hommes. Je les sentais fascinés. Les dessins que mes chevilles et mes poignets faisaient dans les airs les laissaient bouche bée. J’étais belle. J’aurais pu n’être que ceci : Une mendiante qui danse, Une pestiférée plus jolie que les autres. Mais la danse m’a sauvée.
La rumeur était née qu’une fille du Gange faisait pleurer les chiens des bas quartiers lorsqu’elle dansait. Les hommes du Temple vinrent me chercher, malgré la puenteur du quartier.
Ils m’enlevèrent aux miens, Ils m’emmenèrent au Temple, Je me souviens, C’était un immense édifice où seules les nappes lourdes d’encens couraient dans les grandes salles endormies. Le Temple sacré où les brahmanes s’accouplaient dans de longues nuits d’indolence avec des prostituées aux corps couverts d’onguents. Ils m’ont emmenée au Temple, ils se sont pressés autour de moi et ils ont attendu que je danse. Mais je n’ai pas dansé. Je voulais faire plus.
Lorsque la nuit est tombée, j’ai invoquée les forces sourdes de mon peuple de pestiférés. J’ai laissé le feu des morts monter dans mes yeux. Et j’ai fait, ce que personne ne fit jamais.
La pluie s’est mise à tomber. Une pluie torrentielle qui coulait le long des façades et inondait les escaliers. Les hommes ont cru que j’avais la mousson au bout des doigts, je souriais. Ce n’était pas cela. La pluie n’était rien. J’avais bien plus.
Lentement, les statues du Temple se sont mises à bouger. La pluie ruisselait sur ces corps de pierre et semblait les inonder de vie. Les statues, sous les yeux médusés des brahmanes ont pris vie. Ces femmes aux seins lourds, Chargées de bijoux, Sculptées par nos ancêtres lointains, sont descendues de la pierre, Entrainant avec elles leurs cavaliers, Des princes majestueusement dévêtus, Au torse lisse et au front couronné.
La pluie tombait toujours, Maculant les vivants de boue Et nettoyant les statuts de la poussière des siècles. La pluie tombait Et j’ai offert aux hommes une nuit d’étreintes sacrées. Les statues se sont offertes aux brahmanes, Les enlaçant de leurs jambes, Les caressants de leurs langues. Partout des couples s’unissaient dans le déluge de la nuit. Le Temple était plein de râles. La sueur des corps sur la douceur des pierres On ne savait plus distinguer la pierre de la chair. Je n’ai pas dansé cette nuit-là, non, j’ai fait mieux, j’ai offert aux hommes une nuit douce d’orgies mouillée. Je me suis mêlée à mon tout à cette foule inondée de pluie, de sueur et de foutre, Oubliant mon nom, Oubliant le Gange, Je m’offrais simplement à des mains Je parcourais des doigts des sexes, des seins, des bouches humides. Je me laissais pénétrer par des hommes qui n’étaient plus que râle et hébétude. Les femmes de pierre m’entouraient et je sentais le doux poids de leurs poitrines qui me caressait. J’étais à tous Et j’aurais pu mourir de volupté cette nuit là, Allongée dans la boue, Le corps ouvert par tous les orifices, Gisant dans la semence et le ravissement.
J’ai pensé qu’on me lapiderait après ce que j’avais fait, Que les hommes me traiteraient de dépravée et de sorcière, Mais je m’en moquais. J’étais bien et j’attendais, souriante, le petit matin. Je pensais qu’on me lapiderait, oui, mais on me vénéra.
Les statues avaient retrouvé leur fixité de pierre, Les fresques étaient à nouveau immobiles pour l’éternité, Les brahmanes se réveillaient hagards et illuminés.
J’avais un nouveau nom, Que tous, un à un, répétait. Médée Kali Médée Kali. J’étais libre. Je n’avais dansé, Mais, j’étais libre.
Je suis partie. Médée Kali. J’ai quitté le Gange et son odeur sauvage, J’ai quitté le Temple et mes souvenirs d’orgies, Je suis partie vers les collines perses, Vers la Grèce maudite. Je suis partie, Médée Kali, Médée Kali.
La mise en scène est totalement épurée, c’est la voix, le regard et les silences qui font tout le contour du mythe. Kali est l’image même de la femme sensuelle et érotique, elle symbolise à la fois la création et la mort. Les jeux de lumière les changements de costumes entraînent dans le mystère féminin des autres morceaux choisis. La chose fut dite, élégante, et féminine en diable. Lorsque le mot et la chose paraissent, on est certes diverti mais on reste hanté par la force du premier texte, digne des chutes d'Iguaçu, sans doute les plus impressionnantes du monde. Médusés ou pétrifiés ? Médée Kali a jeté des sortilèges et continue à agir tout au long des autres textes qui ne peuvent prétendre à cette résonnance absolue du mythe divin devenu femme. La comédienne a incarné ce soir-là quelque chose d’inoubliable. Et le reste, c’était du très très beau cinéma… le lutrin, les bougies, la musique, les châles, la Florence du 14e siècle, et les habits de garçon, la cigarette au bec ! Craquante, la comédienne ! Elle lâche « Les rapports secrets des mots ce sont des actes sexuels… » Une évidence bonne à dire et redire.
. Tout public : Les vendredi 29 et samedi 30 mars 2013 à 20h30 | |
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Madame, vous avez osé me faire croire…
Madame, vous avez osé me lire…
Madame, vous avez osé me laisser faire…
Madame, vous avez osé me tenter…
Madame, vous avez osé me dire…
Et, bien…
Madame, j‘ai osé vous faire croire…
Madame, j’ai osé vous lire…
Madame, j’ai osé vous laisser faire…
Madame, j’ai osé vous tenter…
Madame, j’ai osé vous dire…
Mais maintenant…
Madame, nous avons osé y croire...
Madame, nous avons osé le lire…
Madame, nous avons osé laisser faire…
Madame, nous avons osé nous tenter…
Madame, nous avons osé le dire…
Et bien voilà…
Madame, si vous aviez osé, si j’avais osé, si nous avions osé, ils se seraient envolés…
Madame, si vous aviez osé, si j’avais osé, si nous avions osé, je serais resté…
Madame, si nous osions vraiment…
Ce tissu rouge… Danger ?
Ces partenariats prennent fin maintenant. En effet le temps des vacances arrivant, leur suivi ne saurait continuer à être assuré. Ils reprendront en décembre, le temps de faire le point sur cette expérience.
Je me dois de remercier tout particulièrement Liliane Magotte que j'avais désignée comme administratrice des partenariats.
Cette tâche fut remplie par elle à la fois avec intelligence, maestria, une disponibilité et dévouement sans faille aux multiples demandes des participants et surtout une profonde diplomatie, bien nécessaire quelquefois, toutes les exigences n'étant pas recevables, vu les critères d'absolue qualité imposés à ce genre d'aventure.
Vous trouverez ci-dessous tous les billets de partenariats recencés par Liliane Magotte, une tâche qui fut fort lourde à remplir et qui lui prit plus de deux heures par jour, et pour laquelle il nous faut lui être infiniment reconnaissants.
Tous les noms des participants mentionnés dans cette liste méritent aussi nos meilleurs remerciements pour avoir fourni des communications d'une impeccable excellence, qui leur a valu de mériter le sigle de qualité des partenariats.
Enfin, je joins à ce billet le livret contenant l'ensemble de ces partenariats, une petite édition de 75 feuillets pour se remémorer ces belles pages livrées avec générosité par ceux qui se sont associés à l'aventure.
Robert Paul fondateur et administrateur général du Réseau Arts et Lettres
Partenariat poésie-peinture de Joelle Diehl et Liliane Magotte
Partenariat poésie-peinture de Joelle Diehl et Chantal Longeon
Présentation d'un poème de Jacqueline Gilbert
sur une aquarelle de Gisèle Seyller
" Téthys la mémoire de la mer "
Partenariat poésie-peinture de Michel Lansardière et Chantal Roussel
Partenariat poésie-peinture de Fabienne Vereecken et Adyne Gohy
Partenariat poésie-peinture de Sandra Dulier et Chantal Roussel
Partenariat poésie-peinture de Joelle Diehl et Claude Hardenne
" Est-ce què vos mè r’connichez co bin "
Partenariat poésie-peinture de Claudine Quertinmont et Charles De Wit
Partenariat poésie-peinture de Claudine Quertinmont et Andrée Hiar
Partenariat poésie-peinture de Claudine Quertinmont et Charles De Wit
Partenariat poésie-peinture de Joelle Diehl et Chantal Longeon
Partenariat poésie-peinture de Sandra Dulier et Adyne Gohy
" Bouleau au doux Amour et Vénus dédié "
Partenariat poésie-peinture de Rébecca Terniak et Liliane Magotte
Partenariat peinture-poésie de Joelle Diehl et Chantal Longeon
Partenariat poésie - peinture de Claudine Quertinmont
" Crépuscule" , l'âme au coeur.
Interprétations peinture-poésie entre les artistes d'Arts et Lettres
Correspondance des oeuvres entre Claude Hardenne
Présentation d'un poème de Jacqueline Gilbert sur une aquarelle de Adyne Gohy
Partenariat poésie - peinture de Michel Lansardière et Chantal Roussel
Présentation d'un poème de Joelle Diehl
sur une aquarelle de Claude Caretta
Partenariat peinture - poésie de Jacqueline De Ro
Partenariat poésie - photo de Sandra Dulier et Rebecca Terniak
Partenariat poésie - peinture de Claudine Quertinmont et Adyne Gohy
Partenariat poésie - peinture de Rebecca Terniak et Liliane Magotte
Partenariat poésie - peinture de Claudine Quertinmont
Partenariat poésie - peinture de Joelle Diehl et Chantal Longeon
Encore un site de Poésie me direz-vous !!
Celui-ci me tient à cœur pour son inventivité graphique sobre qui met en scène de petits textes
glanés dans les trésors de la Poésie contemporaine.
Abonnez-vous, vous recevrez tous les deux jours une pensée illustrée qui inspirera peut-être vos journées.
https://purrien.wordpress.com/2013/06/11/je-le-dis-et-je-ny-crois-pas-mais-jaimerais-que-ce-soit-vrai-ce-monde-ou-les-gens-revivraient-chansons-damour-etc-_-michel-houellebecq/#comment-573
Cette année 2013 sera une grande année. Mariage chez toi, bébé chez moi …
Que de changements à l’horizon et que la vie a passé vite depuis la naissance de nos propres enfants. Un mariage ou une naissance nous replonge dans l’histoire déjà lointaine de nos vies, dans la situation de l’époque avec toutes les inconnues qui nous habitaient.
Si nous avons changé avec le temps, la vie nous a démontré que celle-ci n’a pas été facile, voir difficile et que les doutes, les incertitudes étaient bien réels nous ajoutant parfois le malheur et le chagrin.
Chercher à trouver le bonheur n’a pas été vain, voir laborieux. Les affres du quotidien ont eu raison de nos belles théories.
Comme tout à chacun, la vie n’a pas été aisée par moment avec une petite satisfaction d’avoir réussir à nager entre deux eaux pour se maintenir la tête à l’air libre et pouvoir aujourd’hui en parler avec sérénité et l’esprit toujours positif.
Se demander si on referait le même parcours, les mêmes erreurs, les mêmes bêtises mais aussi les mêmes bons moments, les mêmes fou rire, les mêmes petites joies…
Mieux vaut accepter notre vie comme elle a été. Profiter aujourd’hui des petits bonheurs qu’elle nous apporte sereinement, calmement. Les vivre pleinement avec cette fois un véritable plaisir. On peut toujours se dire que tout aurait pu être différent. J’aurai aimé qu’elle le soit parfois.
Que dire aux jeunes époux et aux jeunes parents que tout sera facile ou difficile, que la route sera aisée ou escarpée. La vie se chargera elle-même de leur montrer le chemin. Nous veillerons de loin le temps qu’il nous sera possible de le faire.
Nos enfants ont le même âge et nos petits-enfants auront très peu d’écart peut-être. Tu auras un petit-fils et moi une petite fille et la vie rejoue la même partie dans un monde certainement plus rude. Pourront-ils s’apprécier de la même façon et rêver ensembles ?
Quoiqu’il en soit, le mariage sera une véritable fête avec les jeunes mariés et la famille, amis et connaissances. J’imagine une cérémonie couverte de soleil, de rire, d’enfants, de tout ce qui fait que ce sera un beau moment laissant à tous de beaux souvenirs.
Josette
Tapis et objets d'art à offrir en cadeaux,
De nombreux meubles aussi, vieillis mais restés beaux.
Tant de choses aimées par des êtres fervents,
Se retrouvant, ici, à vendre au plus offrant;
Tout comme les esclaves le furent autrefois,
Expédiés ailleurs, sans n'avoir aucun choix.
En conservant leur âme, objets inanimés,
Ils seront à nouveau recueillis et aimés.
Ils avaient fait, jadis, l'orgueil d'un créateur,
Puis causé de la joie à un tendre amateur.
Ils attirent encore plus d'un regard d'envie.
Seront des compagnons, le temps d'une autre vie.
Mais qu'arrivera-t-il aux trésors sans valeur?
À mes joujoux pâlis, qui n'ont plus de couleurs
Mais tant de souvenirs qui s'accrochent à eux?
Où iront mes poupées, mon Pierrot malheureux?
Qui voudra de mes timbres et de mes coquillages?
Triste d'écrire:Fin, à la dernière page.
1/12/84
Le printemps, cette année, accouche à contre coeur;
Le ciel, privé d'éclat, trop souvent, est en pleurs.
Attristée pas le gris, j’oublie qu’il faut de l’eau
Pour que reprennent vie gazon et arbrisseaux.
Isolée, sans entrain, je ne sais pas quoi faire.
Perché sur une branche, arrive à me distraire
Un petit oiseau noir, criant allègrement.
Je me mets à chanter, il se tait un moment,
Et puis, soudainement, crée une ritournelle.
Sans doute trouve-t-il que ma chanson est belle.
Chacun sa partition, un étrange duo.
Au hasard de ce jour, je tire mon chapeau.
19/5/1993
Des hommes dont la pensée ou l'action ont réellement changé le monde, ayant profondément influencé la condition humaine - la plus grande, la plus décisive, la plus durable influence sur le sort de l'Humanité dans son ensemble, "la renommée n'étant pas une preuve d'importance, l'adulation des foules n'étant certainement pas un critère de valeur que retiendrait le philosophe" -, hommes pour lesquels la compréhension (savants, philosophes,...) ou la transformation du réel (ingénieurs, industriels, grands hommes d'Etats,...) étaient leurs passions, des êtres au destin d'exception, Jean C. Baudet, philosophe spécialisé dans l'étude critique et historique des systèmes de pensée, en a répertorié une pléiade, sélectionnant en fin de compte 30 "têtes" sur lesquelles il s'est penché, méditant sur le sens de l'Histoire et la valeur des Hommes, nous offrant un remarquable ouvrage truffé de récits tour à tour étonnants ou captivants, son but: nous présenter des vies "sans lesquelles l'Humanité ne serait pas ce qu'elle est", faire prendre conscience que la célébrité ne correspond pas toujours à l'importance, à l'influence exercée sur l'évolution, la science et la technologie comptant parmi les puissants moteurs du changement des conditions de vie.
Ces génies? Thalès de Milet - la philosophie -, Aristote - la logique-, J. César - l'Empire Romain -, Paul de Tarse - le Christianisme -, Diophante- l'algèbre -, C. Colomb - l'Amérique-, N. Copernic - l'héliocentrisme -, Galilée - l'expérimentation -, Newton - la gravitation universelle -, C. von Linné - la classification des êtres vivants -, E. Kant - la critique -, J. Watt - la machine à vapeur -, A.-L. de Lavoisier - la chimie quantitative -, Napoléon - le Premier Empire Français -, C. Darwin - l'évolution des espèces vivantes -, S. Colt - le revolver -, K. Marx - le matérialisme dialectique -, L. Pasteur - le traitement des maladies infectieuses -, Z. Gramme - la dynamo électrique -, J. C. Maxwell - l'électromagnétisme -, T. A. Edison - la lampe électrique -, H. Ford - le travail à la chaîne -, L. Lumière - le cinématographe -, E. Rutherford - le noyau des atomes -, A. Einstein - la théorie de la relativité -, W.E. Boeing - l'avion gros porteur -, A. Hitler - le nazisme -, E. Fermi - l'énergie nucléaire -, J. D. Watson - la génétique moléculaire -, B. Gates - l'informatique pour tous.
Pourquoi avoir choisi un tel ou un tel, pas un autre qui a sans doute eu autant de mérite que ce philosophe, ce biologiste, ce chimiste ou ce physicien? Réponse dans l'ouvrage de J. C. Baudet qui nous avoue au détour d'une biographie: "au fond, on peut se dire qu'à force d'étudier la vie des grands hommes, qu'à force d'admirer leurs exploits, on pourrait venir à admirer l'Humanité dans son ensemble. Or les grands hommes sont l'exception. C'est sans doute la plus implacable leçon de ce livre, décevante pour les humanistes. La plupart des humains sont d'une décevante médiocrité, d'une qualité plus que quelconque..." Mais revenons-en à nos géniaux moutons: quelle convergence, ou quels points communs pourrait-on éventuellement leur trouver, qui les ont menés "on the right side in the right time" d'une certaine manière? Une santé acceptable, l'énergie, l'intelligence, la mémoire, l'imagination, des circonstances favorables telles que provenir d'un milieu relativement aisé, avoir certains moyens, des loisirs, les ont certes guidés sur les chemins de la compréhension et de la découverte mais n'y aurait-il que cela? Le génie et le talent sont en fait indispensables, cela transparaît dans l'oeuvre de J. C. Baudet, oeuvre bien écrite, aux narrations solides, abordable, ce livre nous révélant bien des choses sur nos 30 génies. En dévoiler davantage? Laissons le mot de la fin à Paul Valéry: "Le talent sans génie est peu de choses, le génie sans talent n'est rien."
Jean C. Baudet, "les grands destins qui ont changé le monde", Editions Jourdan, Bruxelles, 2012, 331 pages.
Aquarelle d'Adyne Gohy
" Les Créoles "
Sous les cieux d'Afrique, les filles étaient belles,
Les cheveux dans le vent, le regard caressant,
Et les rayons ardents d'un soleil étonnant
Tissaient en ombre d'or leurs silhouettes frêles.
Leurs yeux simples et purs, prunelles mordorées,
Dessous les cils soyeux lançaient mille lueurs,
Les joues couleur miel ressemblaient à des fleurs,
Toutes auréolées de soie sombre ou nacrée.
Libres étaient les corps, libres étaient les âmes,
Un printemps éternel les rendait moins cruelles
Et charmeur promettait des amours immortelles,
Quand ricanait la mort sous un soleil en flammes.
Ici le ciel est triste et tristes les visages,
Pas un seul rayon d'or pour éclairer nos nuits,
Et la trame des vies s'étire dans l'ennui,
En rêvant de trésors, en rêvant de voyages.
Poème de Rolande Quivron
Élégie juive
Au son des violons, un message de vie.
- Si la mélancolie t’incite à la paresse,
Lève les bras, balance les épaules et danse.
Avec ton âme danse, sous la voûte céleste.
Léger, en liberté dans la pleine lumière,
Les bras levés, les épaules mouvantes, danse.
Laisse monter en toi la vibrante énergie.
Puis, restant en éveil, accueille le silence,
Pour les choses du coeur et de l’intelligence.
19/8/91
Vitrines surnaturelles,
Lumières artificielles,
Culottes en dentelles,
Bas tendus et jarretelles.
Visions immatérielles
D’amants irréels
Payant avec zèle
Quelques moments vermeils.
Victimes éternelles
Mises sous tutelle
Ou fausses pucelles
Pour qui l’amour excelle.
Femmes sensuelles,
Nécessaires infidèles,
Petites demoiselles,
En leurs souvenirs, resterez toujours belles.
Je suis dans la clarté qui s'avance
Mes mains sont toutes pleines de désir
Le monde est beau
Mes yeux ne se lassent pas de regarder les arbres
Les arbres si verts, les arbres si pleins d'espoir
Un sentier s'en va à travers les mûriers
Je suis à la fenêtre de l'infirmerie
Je ne sens pas l'odeur des médicaments
Les oeillets ont dû s'ouvrir quelque part
Être captif, là n'est pas la question
Il s'agit de ne pas se rendre Voilà.