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Le printemps des poètes

 

Oyez, amis, grande nouvelle!

La Poésie est de retour,

Pleine d’allant, demeurée belle,

Séductrice, comme toujours.

Pour revigorer les Poètes,

Une semaine de printemps.

Les Muses préparent une fête,

Seront porteuses de présents.

Se posant où naîtront des fleurs,

L'une d'elles, est en promenade,

Sur le blanc, qu'ont percé des pleurs,

Sème les mots d'une ballade.

J’ai ouvert portes et fenêtres.

Les ai refermées car le froid

Pénètre jusqu’au fond des êtres.

Le printemps reste ailleurs, je crois.

9 mars 2005

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Au rythme du tic-tac

Au rythme du tic-tac
Passe le temps

Avance la petite
Tourne la grande

Dans la tourmente
Se déchaîne le vent

Glisse l’eau
Dans la cascade

Son cristallin
Fait le malin

Notes de musique
S’affolent à portée de mains

Crépite le feu
Dans les cieux

Orage éclate
Ton écarlate

Le monde avance
Le monde recule

La guerre fait rage
Raconte le sage

Se tourne la page
Dans le matin

Se monnaie le temps
S’écoule l’argent

La mer avance
La mer recule

Va et vient
De ce monde grandissant

Dominique Prime Juin 2013

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CLAUDE AIEM : OU LA TENTATION DU SIGNIFIE

CLAUDE AIEM : OU LA TENTATION DU SIGNIFIE

 

Du 12-06 au 30-06-13, l’ESPACE ART GALLERY (Rue Lesbroussart, 35, 1050, Bruxelles) vous invite à découvrir les œuvres du peintre Français, Monsieur CLAUDE AIEM, dans une exposition intitulée  ŒUVRES REVISITEES.

On n’entre pas dans l’œuvre de CLAUDE AIEM avec aisance. Le visiteur y entre animé d’une interrogation parfaitement légitime, tout interpellé qu’il est par la nature même de ce qu’il voit. Pour l’appréhender, il se doit de poser un temps d’arrêt, lequel devient un temps de méditation, voire d’introspection au cours duquel il se demande quelle relation il pourrait entretenir avec l’œuvre rencontrée.

Les créations de CLAUDE AIEM   sont des « hommages » chromatiques que l’artiste dépose aux pieds des Maîtres de la peinture européenne, ayant chacun apporté un jalon particulier à l’évolution de l’Histoire de l’Art.

DELACROIX, DUFY, UCCELLO (et  bien d’autres) sont mis à l’honneur par le biais d’un vocabulaire contemporain, lequel retient l’essentiel du message universel de l’artiste dont il s’inspire.

Le vocabulaire de CLAUDE AIEM s’exprime essentiellement par la couleur, entendue comme l’essence même des tableaux ayant servi de point de départ. A partir du collage d’un détail appartenant à un tableau de maître, situé souvent dans un coin de la toile, pris en tant qu’œuvre inspiratrice, l’artiste abolit le sujet, pris dans son enveloppe figurative, pour en arriver à son essence, retrouvant ainsi la dynamique originelle qui lui a conféré la vie. A titre d’exemple, A LA FACON DE DUFY (acrylique sur toile 80 x 80 cm) (dont nous reparlerons plus loin), reprend l’essence de la dynamique fauviste, où les couleurs se télescopent et se déchirent, pour aboutir à une grande symphonie chromatique.

Son parcours est des plus intéressants. Graphiste de formation, il se passionne pour l’Histoire de l’Art dès l’âge de  dix ans. Néanmoins, il ne débute dans la peinture qu’en 1985, en réalisant des tableaux reprenant, par ordinateur, l’image de sportifs, mis en parallèle dans le but de disséquer le mouvement.

Il n’échappera pas au visiteur le fait que les œuvres de cet artiste sont parsemées de textes. Ceux-ci sont en rapport étroit avec les peintres dont il s’inspire.

A titre d’exemple, des fragments d’écrits de Baudelaire relatifs à des peintres s’inscrivent sur les toiles. Mais il n’échappera pas non plus au même visiteur que ces textes sont calligraphiés de manière inversée, rappelant les jeux à l’encre sympathique fort usités, notamment, pendant la Renaissance. Mais dans ce cas précis, la démarche de l’artiste est celle d’inciter le visiteur (le regardant) à se concentrer en premier lieu sur les nombreuses composantes picturales du tableau, avant de se consacrer à la lecture des textes (qu’il n’arrivera jamais à décrypter entièrement).

S’il s’attaque aux grands Maîtres, CLAUDE AIEM évite de reprendre les tableaux les plus connus, pour se concentrer sur des œuvres moins célèbres. Sa démarche demeure séculaire, en ce sens que tout artiste reprend les Maîtres, sauf que lui, les transpose en un vocabulaire contemporain.

HOMMAGE A UCCELLO – 2 (acrylique sur toile 50 x 50 cm)

 

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L’artiste offre son discours personnel sur la démarche originelle du peintre Italien PAOLO UCCELLO concernant la BATAILLE DE SAN ROMANO (ca.1456). A la mathématique originelle de la composition de départ, concrétisée par les trajectoires directionnelles apportées par les lances des chevaliers, lesquelles outre la dynamique du récit narratif, assurent la mise en équilibre du cadrage en le structurant par des droites et des diagonales (la perspective géométrique), CLAUDE AIEM marque le tableau d’origine en lui superposant sa folie personnelle, par le rendu de traits blancs et rouges mettant en exergue les lances des soldats. Tandis que des touches rouges, largement étalées par un pinceau nourri de matière, s’affirment en tant que réminiscences du volume des chevaux cabrés, faisant face à l’impact des lances adverses. Un fond sombre, principalement composé de brun, de vert foncé et de noir fait écho à l’arrière-plan de la toile d’origine.

 

HOMMAGE A DELACROIX – 5 (acrylique sur toile 80 x 80 cm),

 

12272909084?profile=original

 

reprend une œuvre d’Eugène Delacroix intitulée LA FIANCEE D’ABYDOS (1843), inspirée du poème de Lord Byron THE BRIDE OF ABYDOS (1813) chantant les amours impossibles de Sélim et Zuleïka.

La démarche est la même : le jet chromatique reprend l’idée première du peintre. Dans ce cas-ci, la courbe aiguisée du trait de couleur blanche fait référence à la brillance de la lame tenue par le héros du drame. Tandis que le trait rouge symbolise le prolongement du bras ainsi que la main tenant l’épée. L’arrière-plan, globalement noir du tableau, évoque la fumée nourrie d’un incendie. L’artiste délaisse le « poème héroïque » littéraire pour souligner l’instant pictural à l’origine du geste fougueux, participant de la dynamique narrative. Il ne s’attarde nullement sur l’anecdote mais sur l’essentiel qui soutient, au regard sensible du visiteur, la construction plastique.

 

HOMMAGE A RUBENS – 2 (acrylique sur toile 80 x 80 cm)

 

12272910091?profile=original

 

reprend le détail d’un tableau du maître Flamand intitulé LA KERMESSE FLAMANDE (1635-36). Ce détail repris par le peintre se focalise sur la gestuelle de l’homme tendant ses bras, agrémentée par le blanc presque translucide de sa chemise. Il est contrasté par l’éclat rouge vif du vêtement de la femme, près de lui, tenant un enfant.

CLAUDE AIEM restitue cela par deux traits jaunes symbolisant les bras tendus de l’homme, entrecoupés par une masse importante de couleur blanche badigeonnée en de larges plages au pinceau, mettant en exergue la chemise de l’homme. Divers dégradés de rouge, au centre et à l’arrière-plan font référence à la robe de la femme.

 

A LA FACON DE DUFY (acrylique sur toile 80 x 80 cm)

 

12272909696?profile=original

 

Cette œuvre « polarise » en quelque sorte l’esthétique du travail exposé de l’artiste à partir de divers questionnements. Ce tableau est le seul de l’ensemble à ne pas être un « Hommage » direct rendu au précurseur du Fauvisme. Bien entendu, l’ « Hommage » existe en bonne et due forme. Néanmoins, le fait de l’intituler « A la façon de… », indique que la prise de conscience par rapport au style du maître est primordiale, ne fût-ce qu’inconsciemment. Ensuite, quelque chose ressort particulièrement de ce tableau, à savoir la dimension de l’existence de l’abstrait en tant qu’évocateur de ce qu’il est convenu d’appeler la tentation du signifié quant à la réception de l’image par le regardant comme de la part du créateur.    

Et dire qu’il y a dans l’expression de CLAUDE AIEM une résurgence fauviste indiscutable ! Le feu de ses couleurs se retrouve tant dans la restitution d’Uccello que dans celle de Rubens. Et pourtant, ce ne sont que des « Hommages ». On peut se demander si avec Dufy il n’y aurait pas une démarche (inconsciente ?) de vouloir affirmer ne fût-ce qu’une esquisse d’identité propre. Le tableau est éclatant de vérité : le bleu, couleur dominante, le vert en dégradés, le rouge et le blanc sortent à proprement parler du détail tiré de l’œuvre de Raul Dufy pour se retrouver étalés en amples couches sur la surface de la toile de l’artiste.

Néanmoins, en arriver à la conclusion selon laquelle son abstraction ne servirait qu’à rendre « hommage » aux artistes du passé occulterait le fait de considérer que le peintre (comme précisé plus haut) fait avant tout œuvre de graphiste et que sa technique, essentiellement en acrylique, est axée sur des extraits figuratifs, pris comme prétextes à des développements chromatiques d’un splendide effet. Car l’artiste se concentre avant tout sur les détails autour desquels il compose. C’est à partir de ceux-ci qu’un langage nouveau se développe. Avant de poser les textes (jugés comme accessoires), il se concentre sur l’image originale, prise dans l’espace étroit d’un collage, parfaitement défini en tant que cadre autonome à l’intérieur de la toile, ensuite il construit le tableau comme une mise en page, c'est-à-dire élément par élément. Une fois la toile terminée, il la reprend sous diverses photos, considérées comme des essais, pour introduire et structurer les textes dans l’espace (le total de lignes à ne pas dépasser), à partir d’un travail typographique minutieux.

CLAUDE AIEM qui vit en Normandie traverse les siècles à travers un langage esthétique personnel. Fidèle au message original, il le transforme en le diluant littéralement dans des éclairs de couleurs, pour en ressusciter l’essence.

François L. Speranza.

Arts 
12272797098?profile=originalLettres

N.-B.: 

Ce billet est publié à l'initiative exclusive de Robert Paul, fondateur et administrateur général d'Arts et Lettres

 

 

 

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nouvel esperanza aiem

CLAUDE AIEM : OU LA TENTATION DU SIGNIFIE

 

Du 12-06 au 30-06-13, l’ESPACE ART GALLERY (Rue Lesbroussart, 35, 1050, Bruxelles) vous invite à découvrir les œuvres du peintre Français, Monsieur CLAUDE AIEM, dans une exposition intitulée  ŒUVRES REVISITEES.

On n’entre pas dans l’œuvre de CLAUDE AIEM avec aisance. Le visiteur y entre animé d’une interrogation parfaitement légitime, tout interpellé qu’il est par la nature même de ce qu’il voit. Pour l’appréhender, il se doit de poser un temps d’arrêt, lequel devient un temps de méditation, voire d’introspection au cours duquel il se demande quelle relation il pourrait entretenir avec l’œuvre rencontrée.

Les créations de CLAUDE AIEM            sont des « hommages » chromatiques que l’artiste dépose aux pieds des Maîtres de la peinture européenne, ayant chacun apporté un jalon particulier à l’évolution de l’Histoire de l’Art.

DELACROIX, DUFY, UCCELLO (et  bien d’autres) sont mis à l’honneur par le biais d’un vocabulaire contemporain, lequel retient l’essentiel du message universel de l’artiste dont il s’inspire.

Le vocabulaire de CLAUDE AIEM s’exprime essentiellement par la couleur, entendue comme l’essence même des tableaux ayant servi de point de départ. A partir du collage d’un détail appartenant à un tableau de maître, situé souvent dans un coin de la toile, pris en tant qu’œuvre inspiratrice, l’artiste abolit le sujet, pris dans son enveloppe figurative, pour en arriver à son essence, retrouvant ainsi la dynamique originelle qui lui a conféré la vie. A titre d’exemple, A LA FACON DE DUFY (acrylique sur toile 80 x 80 cm) (dont nous reparlerons plus loin), reprend l’essence de la dynamique fauviste, où les couleurs se télescopent et se déchirent, pour aboutir à une grande symphonie chromatique.

Son parcours est des plus intéressants. Graphiste de formation, il se passionne pour l’Histoire de l’Art dès l’âge de  dix ans. Néanmoins, il ne débute dans la peinture qu’en 1985, en réalisant des tableaux reprenant, par ordinateur, l’image de sportifs, mis en parallèle dans le but de disséquer le mouvement.

Il n’échappera pas au visiteur le fait que les œuvres de cet artiste sont parsemées de textes. Ceux-ci sont en rapport étroit avec les peintres dont il s’inspire.

A titre d’exemple, des fragments d’écrits de Baudelaire relatifs à des peintres s’inscrivent sur les toiles. Mais il n’échappera pas non plus au même visiteur que ces textes sont calligraphiés de manière inversée, rappelant les jeux à l’encre sympathique fort usités, notamment, pendant la Renaissance. Mais dans ce cas précis, la démarche de l’artiste est celle d’inciter le visiteur (le regardant) à se concentrer en premier lieu sur les nombreuses composantes picturales du tableau, avant de se consacrer à la lecture des textes (qu’il n’arrivera jamais à décrypter entièrement).

S’il s’attaque aux grands Maîtres, CLAUDE AIEM évite de reprendre les tableaux les plus connus, pour se concentrer sur des œuvres moins célèbres. Sa démarche demeure séculaire, en ce sens que tout artiste reprend les Maîtres, sauf que lui, les transpose en un vocabulaire contemporain.

HOMMAGE A UCCELLO – 2 (acrylique sur toile 50 x 50 cm)

12272909063?profile=original

L’artiste offre son discours personnel sur la démarche originelle du peintre Italien PAOLO UCCELLO concernant la BATAILLE DE SAN ROMANO (ca.1456). A la mathématique originelle de la composition de départ, concrétisée par les trajectoires directionnelles apportées par les lances des chevaliers, lesquelles outre la dynamique du récit narratif, assurent la mise en équilibre du cadrage en le structurant par des droites et des diagonales (la perspective géométrique), CLAUDE AIEM marque le tableau d’origine en lui superposant sa folie personnelle, par le rendu de traits blancs et rouges mettant en exergue les lances des soldats. Tandis que des touches rouges, largement étalées par un pinceau nourri de matière, s’affirment en tant que réminiscences du volume des chevaux cabrés, faisant face à l’impact des lances adverses. Un fond sombre, principalement composé de brun, de vert foncé et de noir fait écho à l’arrière-plan de la toile d’origine.

HOMMAGE A DELACROIX – 5 (acrylique sur toile 80 x 80 cm),

12272909084?profile=original

reprend une œuvre d’Eugène Delacroix intitulée LA FIANCEE D’ABYDOS (1843), inspirée du poème de Lord Byron THE BRIDE OF ABYDOS (1813) chantant les amours impossibles de Sélim et Zuleïka.

La démarche est la même : le jet chromatique reprend l’idée première du peintre. Dans ce cas-ci, la courbe aiguisée du trait de couleur blanche fait référence à la brillance de la lame tenue par le héros du drame. Tandis que le trait rouge symbolise le prolongement du bras ainsi que la main tenant l’épée. L’arrière-plan, globalement noir du tableau, évoque la fumée nourrie d’un incendie. L’artiste délaisse le « poème héroïque » littéraire pour souligner l’instant pictural à l’origine du geste fougueux, participant de la dynamique narrative. Il ne s’attarde nullement sur l’anecdote mais sur l’essentiel qui soutient, au regard sensible du visiteur, la construction plastique.

HOMMAGE A RUBENS – 2 (acrylique sur toile 80 x 80 cm)

12272910091?profile=original

reprend le détail d’un tableau du maître Flamand intitulé LA KERMESSE FLAMANDE (1635-36). Ce détail repris par le peintre se focalise sur la gestuelle de l’homme tendant ses bras, agrémentée par le blanc presque translucide de sa chemise. Il est contrasté par l’éclat rouge vif du vêtement de la femme, près de lui, tenant un enfant.

CLAUDE AIEM restitue cela par deux traits jaunes symbolisant les bras tendus de l’homme, entrecoupés par une masse importante de couleur blanche badigeonnée en de larges plages au pinceau, mettant en exergue la chemise de l’homme. Divers dégradés de rouge, au centre et à l’arrière-plan font référence à la robe de la femme.

A LA FACON DE DUFY (acrylique sur toile 80 x 80 cm)

12272909696?profile=original

Cette œuvre « polarise » en quelque sorte l’esthétique du travail exposé de l’artiste à partir de divers questionnements. Ce tableau est le seul de l’ensemble à ne pas être un « Hommage » direct rendu au précurseur du Fauvisme. Bien entendu, l’ « Hommage » existe en bonne et due forme. Néanmoins, le fait de l’intituler « A la façon de… », indique que la prise de conscience par rapport au style du maître est primordiale, ne fût-ce qu’inconsciemment. Ensuite, quelque chose ressort particulièrement de ce tableau, à savoir la dimension de l’existence de l’abstrait en tant qu’évocateur de ce qu’il est convenu d’appeler la tentation du signifié quant à la réception de l’image par le regardant comme de la part du créateur.    

Et dire qu’il y a dans l’expression de CLAUDE AIEM une résurgence fauviste indiscutable ! Le feu de ses couleurs se retrouve tant dans la restitution d’Uccello que dans celle de Rubens. Et pourtant, ce ne sont que des « Hommages ». On peut se demander si avec Dufy il n’y aurait pas une démarche (inconsciente ?) de vouloir affirmer ne fût-ce qu’une esquisse d’identité propre. Le tableau est éclatant de vérité : le bleu, couleur dominante, le vert en dégradés, le rouge et le blanc sortent à proprement parler du détail tiré de l’œuvre de Raul Dufy pour se retrouver étalés en amples couches sur la surface de la toile de l’artiste.

Néanmoins, en arriver à la conclusion selon laquelle son abstraction ne servirait qu’à rendre « hommage » aux artistes du passé occulterait le fait de considérer que le peintre (comme précisé plus haut) fait avant tout œuvre de graphiste et que sa technique, essentiellement en acrylique, est axée sur des extraits figuratifs, pris comme prétextes à des développements chromatiques d’un splendide effet. Car l’artiste se concentre avant tout sur les détails autour desquels il compose. C’est à partir de ceux-ci qu’un langage nouveau se développe. Avant de poser les textes (jugés comme accessoires), il se concentre sur l’image originale, prise dans l’espace étroit d’un collage, parfaitement définit en tant que cadre autonome à l’intérieur de la toile, ensuite il construit le tableau comme une mise en page, c'est-à-dire élément par élément. Une fois la toile terminée, il la reprend sous diverses photos, considérées comme des essais, pour introduire et structurer les textes dans l’espace (le total de lignes à ne pas dépasser), à partir d’un travail typographique minutieux.

CLAUDE AIEM qui vit en Normandie traverse les siècles à travers un langage esthétique personnel. Fidèle au message original, il le transforme en le diluant littéralement dans des éclairs de couleurs, pour en ressusciter l’essence.

François L. Speranza.

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J'ai

J'ai ouvert les volets

à la lumière du monde

J'ai touché les ombres

sur la ligne du courage

J'ai effleuré les étoiles

à la froideur du silence

 

J'ai coupé les branches

à la fleur ouverte

 

 

J'ai traversé les couloirs

sur la sueur des raisons

 

 

J'ai posé mes pieds

à la force tendre

sur un mur blanc ...

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Des prières en aumônes

 


La Fontaine nous conte le cynisme d'un rat
Vivant dans un fromage et devenu fort gras,
Qui offrit ses prières à des solliciteurs
Alors qu'ils s'attendaient à un geste du coeur.

En lisant ce récit, je me suis souvenu
De ce même cynisme que moi j'avais connu,
Dans un pays lointain, où tant de miséreux
Se voyaient renvoyés à leur dieu oublieux.

Au vieillard, à l'aveugle, qui leur tendaient la main,
Les passants murmuraient, poursuivant leur chemin:
Dieu aide ! Étrange affirmation. Moi , la petite fille,
M'indignait, confrontée à cette hypocrisie.

2/5/2004

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Pour répondre à certaines questions concernant mes "femmes de dos" je vais partager avec vous ces quelques lignes écrites par une journaliste:

"Sur un fond de décor gommé par le temps, souvent des silhouettes de femmes, un peu comme sculptées par le peintre, semblent nous abandonner à notre présent.

Ces silhouettes aux rouges flamboyants du crépuscule, ressuscitent en nous, des vies d’un siècle passé, racontées dans les romans de Marguerite Duras.

Tristes, gaies, amoureuses, traînant leurs blessures dans la misère…que d’images et de symboles arrivent avec violence jusqu’au plus profond de nous, par ce peintre « des murmures » comme on oserait le définir.

Ces passantes, aux allures légères et raffinées de l’Asie, écrasées par la chaleur, nous convient à un voyage, le notre peut-être ?

Il est certain que Chantal Longeon, donne à sa peinture une expression singulière, de désarroi et d’intrigues.

Ici, elle scrute les profondeurs de l’âme.

La notre, ne reste pas sans émotion.

L’artiste se fait, en quelque sorte, la messagère des âmes confisquées."

Sylvia Reclus

mais avant tout elles laissent un peu de leur passé pour entrevoir leur avenir...

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BELGES TROPIQUES

2013-2014 au Rideau de Bruxelles

UNE SAISON ENTIÈREMENT DÉDIÉE AUX ÉCRITURES DE BELGIQUE

Des créations, un tout nouveau festival et deux reprises exceptionnelles !

Profitez d'une offre très avantageuse avant le 1er juillet et payez vos places 50% moins cher ! L'ABONNEMENT à minimum 4 spectacles est la formule la plus avantageuse.
Plus d'infos 02 737 16 01


WWW.RIDEAUDEBRUXELLES.BE

 

 

 

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Cette liste est expérimentale et non exhaustive. Elle a été établie en 2010. Certaines associations, éditeurs, etc peuvent avoir cessé leurs activités.

 

Je vous invite à me signaler d'autres adresses poétiques manquantes: la liste sera complétée au fur et à mesure (les éditeurs électroniques ne seront pas mentionnés et seront refusés dans les commentaires)

 

Belgique

Associations/Maisons/Fondations


Maison de la Poésie (Amay)
Maison de la Poésie (Namur)
Maison du Livre (Bruxelles)
Midis de la Poésie (Bruxelles)
Passa Porta (Bruxelles)
Plaisir du Texte (Bruxelles)
POème2 (Bruxelles)
Poëziecentrum (Gand)
Société belge des amis d'Aragon (Bruxelles)
Théâtre des Chemins

Revues / Journaux

L'Arbre à Paroles
Au temps où il y a lieu
Bon à tirer
Indications
Langue vive
Matières à Poésie
Le Non-Dit

Maisons d'Edition


A Bouche perdue
L'Arbre à paroles
Autrement dit
Bouboumtralala
Brandes
Chloe des Lys

Les Carnets du Dessert de Lune
Le Cormier
Le Coudrier
Le Cri
Daily-Bul Editions
Didier Devillez Editeur
Esperluète éditions
Le Fram
Impressions Nouvelles
Labor Littérature
La Lettre volée
Luce Wilquin
Maelström Révolution
M.E.O
Novelas
La Pierre d'Alun
Le Taillis Pré
Tétras Lyre

Ateliers poétiques

Aganippé (Malonne)
L'Atelier des Mots (Bruxelles)
L'Ecrit du coeur (Pont-à-Celles)
Grenier Jane Tony

Indications
Le Labo des Mots (Liège)
Kalame (Bruxelles)
Maison de la Poésie et de la Langue française
Maison du Livre (Bruxelles)
La SCRIbande (Wez-Velvain) 

France

Festivals de Poésie

Biennale Internationale des Poètes en Val-de Marne

Festival de Poésie de Sète

Associations/Maisons/Fondations

An Amzer Poésie (Brest)
L'Antre des Poètes (Eyguières)
L'Aude à la Poésie (Castelnaudary)
La Baie En Poésie (Saint-Jean-le-Thomas)
La Cave littéraire Villefontaine
Centre Européen de Poésie d'Avignon
Centre International de Poésie Marse
Cercle des Poètes de Dinard
Cercle Poétique de Sainte-Victoire
Chantiers poétiques itinérants et nomades en Poitou-Charentes
Des Bleus et des Vers (Tarascon-sur-Rhône)
Dialoguer en Poésie (Lectoure)
Entre ces mots (Entressen)
Fédération Française De Slam Poés
LE GRAAL Maison des Écritures
Jardin Des Poètes (Perpignan)
Littérature & Poétiques (Saumur)
Maison de la Poésie de Grasse
Maison de La Poésie Languedoc (Montpellier)
Maison de la Poésie (Nantes)
Maison de la Poésie Paris
Maison de La Poésie (Poitiers)
Maison de la Poésie (Rennes)
Maison De La Poésie Rhône-Alpes
La Maison de la Poésie de St-Quentin
Maison de la Poésie de Toulon et du
La Maison des Poètes (Vesseaux)
Maison Elsa Triolet - Aragon
Maison Internationale des Poètes et des Ecrivains de Saint-Malo
Maison nomade de Poésie en Picardie
Mille Poètes Aude
Mots et Merveilles (Bordeaux)
Pays-poésie (Périgueux)
Permanences de la littérature
Poésie-Rencontres 12 (Rodez)
Poésie Sur Tout (Nantes)
Poésie vivante (Vaison-la-Romaine)
Poésie Vivante en Poitou Charentes
Poètes en résonances
Les Poètes et Ecrivains de Cruas
Les Poétiques de Strasbourg
Le Printemps des Poètes
Relèvements Poétiques (Mèze)
Saute-frontière - Maison de la poésie transjurassienne
Terpsichore (Conques-sur-Orbiel)
La Voix des Mots (Dijon)

Maisons d'Edition


Les 4 mers

Les 39 marches
A éditions
A Plus d'un titre éditions
A réAction …
Ab irato éditions
Abra Pampa
L’Act Mem
Actes Sud
Æncrages & Co
Al Dante/Niok
Al Manar
Albertine
Albiana Editions
Albin Michel
Aldébaran (Editions)
Alfil
Alidades
Allia
Alphabet de l'espace
L'Amandier
Ambition chocolatée et déconfiture
Amourier (L') Editions
Anabase
André Dimanche
Antoine Soriano
Apogée
Arbre (Editions de L')
Arcadia
Archétype
Arfuyen
Argol
Arichi
Artgo et Cie
Aspect (éditions)
Association des donneurs de voix
Atelier de l'agneau
Atelier La Feugraie
Atelier des Grames
Atelier du Hanneton
Au diable Vauvert
Au fond du Grenier
Autres Temps
Babel éditeur
Barbacane
Barde la Lézarde
Bartavelle (La)
Baz…art éditions
BdB éditions
La Belle école (Editions)
Les Belles Lettres
Bérénice
Bernard Gabriel Lafabrie
Biotop éditions
Blanc Silex
Bleu autour
Le Bleu du ciel
Le Bois d'Orion
Bonobo éditions
Bout de la rue (Editions du)
Bruit des autres (Le)
Bruit du temps (Le)
Buchet Chastel
Burozoïque
Cactus
Cadastre8zéro (édition)
Cadex
Caedere
Cahiers de l'égaré (Les)
Cahiers de poésie verte
Calliopées
Cambourakis
CapLan & Co
Capucin (Editions Le)
Carabe
Caractères
Castells
Castor Astral (Le)
Centon
Céphéides
La Chambre
Chameau (Editions du)
Champ Vallon
Chandeigne
Le chat qui tousse
Le Cherche-Midi
Chevre-feuille étoilée
Cheyne
Christian Bourgeois
Christian Pirot
Cinquième Roue (La)
Circé
Clémence Hiver
Collodion (Editions)
Contrat maint
Corps Puce (éditions)
Corridor bleu (Le)
Corti
Couleur Dite / Parole Peinte
Cousu Main
D'un Monde à l'Autre (Editions)
Dame d'onze heures (La)
Deleatur
Délirante (La)
Dernier télégramme
Desnel éditions
Despalles éditions
Deux Encres (Editions Les)
Diabase éditions
Diane de Selliers
Différence (La)
Domens
Donner à voir
Dragonne (La)
Ecart et l’accord (Les éditions L’)
Ecbolade
Empreintes (Editions)
Encre Marine
Ennemis de Paterne Berrichon (Les)
Eoliennes
Epi de Seigle
Epluche-Doigts (L')
Escampette (L')
Fanlac
Farrago
Fata Morgana
Fédérop
Filigranes
Fourbis
G&g
Gallimard
Gaspard Nocturne (Editions)
Ginkgo éditeur
Grand Incendie (Éditions Le)
Grand Os (Le)
Grand Tamanoir (Le)
Grèges (Editions)
Harmattan (L')
Harpo &
Hc éditions
Henokia
Herne (Editions de L')
HongFei Cultures
Hors Commerce
Horschamp
Ibis Rouge
Ibolya Virag
Iceberg (Editions)
Idée bleue (L')
Il était deux fois
Imprimerie d'Alsace Lozère
Incertain (L')
Incidences
Indigo et côté femmes
Instant perpétuel (L')
Inventaire (L')
Iroli (L')
Janus (Les éditions de)
Jasmin (Editions du)
Laboratoire de la voie lactée
Lattès
Lettres vives (Les éditions)
Librairie Galerie Racine
Maison de poésie
Malle d’Aurore (La)
Marais du livre (Le)
Martinière (La)
Maurice Nadeau
Meet
MeMo
Mem/Arte Facts
Mémoire vivante
Mercure de France
Mézenc Boréal (Le)
Mihaly (Editions)
MIX. (Editions)
MLD - Mérédith Le Dez
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LARGEUR DU CHŒUR - COULEURS - COULEURS COULEURS !

LIEU BIENFAISANT

OÛ L'ON RESSENT LES FORCES DU CŒUR

ET OÙ IL FAIT BON ÉCOUTER UN MUSICAL CHŒUR -

L’Église Saint Michel d'Espéraza - Haute Vallée de l'Aude - Début des Pyrénées orientales

est tellement chaleureuse, toute décorée et peinte

mais surtout

SON CHŒUR EST TOUT OUVERT !

ELLE EST TOUTE EN LARGEUR, ACCUEILLANTE.

Imaginez comme nous pouvons nous sentir bien au niveau de la respiration et du cœur

dans de telles proportions qui laissent s'épanouir la partie médiane de notre être, notre poitrine,

siège de nos ressenti-sentiment-émotion !

Comme ce le fut pour nous en ces temps d'Ascension, lors de la Manifestation "Artistes à Suivre",

Imaginez le bonheur d'entendre un chorale de qualité en ces beaux lieux chaleureux tout décorés !

Il faut réaliser que nous somme là dans la partie Sud de la France où les Troubadours

ont donné leur impulsion primordiale de civilisation, dans cette Occitanie

qui tenait haut le flambeau de la culture jusqu'en Europe.

Imaginez que bien loin de ce royaume du sud, au XIIème siècle,

le Comte Rodolphe de Neuchâtel, était troubadour et minnesänger !

http://www.alphil.com/index.php/domaines/musees/rodolphe.html

Il composait sa poésie en Occitan (on la retrouve jusque dans les archives de la bibliothèque de Marseille)

et cette langue était parlée jusque dans les plus grandes Cours d'Europe.

Rudolf Steiner a parlé de la Mission  passée de la France consistant à développer l'âme de cœur et de raison :

qu'il appelle "'âme d'entendement" aussi apportée par les philosophes de ce temps-

Et l'on peut ressentir comment c'est la région du Sud et de l'Occitanie qui a commencé à développer cette

âme de cœur par cette impulsion des Troubadours apportant l'amour courtois destiné à la Belle et noble Dame.

- Cf Cour de Puitvert ...

Commencement du développement d'une intériorité - jardins intérieurs au sens figuré et artistique,

psychologique et au sens réels jardins d'amour fleuris.

Et plus tard, fut développé l'âme de raison par les régions du Nord de la France.

Hélas par les évènements historiques de guerre, domination et scission,

le royaume du Nord envahissant le Sud par jalousie afin de s'emparer des terres et richesses,

du Royaume du Comte de Toulouse,

cela fit que cette âme d'entendement - qui devait s'équilibrer entre ses deux polarités complémentaires

de cœur et raison, - resta coupée en deux.

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L'indifférence

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L’indifférence.

 

Vous avez votre confort,

Vous pratiquez votre sport,

Vous vous sentez fort,

On envie votre sort.

 

Indifférence minime.

 

Vous pratiquez une religion,

Vous vénérez votre nation,

Vous respectez les traditions

Et ne posez pas de questions ;

 

Indifférence divine.

 

Voue êtes heureux,

Vous faites des envieux,

Vous entre dans le jeu

D’un monde peu scrupuleux.

 

Indifférence anonyme.

 

Vous êtes entourés de misères,

Vous constatez quelques guerres,

Vous ne pouvez rien faire

Pour la faim d’un pauvre hère.

 

Indifférence unanime.

 

Vous subissez l’intégrisme,

Vous supportez le racisme,

Vous vivez le fanatisme,

Cela nous amène au fascisme.

 

Indifférence ultime.

 

Vous êtes effrayés,

Vous avez été choqué,

Vous avez un jour regardé

Mais vous n’avez pas bougé.

 

Indifférence assassine.

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L'au revoir du printemps.

C’est la fin des lilas,

explosent ça et là,

 les rosiers grenadine,

se déploient,

des foulards en mousseline,

bleus, roses et verts,

puis sur moi,

l’empreinte de vos mains

tout en soie, que je garde secrète,

des volets bleus et tièdes,

capturent  entrouverts,

 tous les soleils.

L’aube fleurant bon l’aubépine,

me murmure diablotine,

vos fous désirs, mais taiseux,

point libres,

destinés à ma peau,

à mes grands yeux azur,

à mes chevilles blondes,

à mon cou frêle et blanc,

à mes lèvres menteuses,

à force de prudence,

à mon être tout entier.

Assise, près d’un chat bleu,

dont les yeux mauves sont clos,

je bois avec délectation,

un thé vert dans une tasse

 en porcelaine blanche.

 

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Esclavage sexuel.

 

Objets de chair vendus, pour le trafic du sexe,

Femmes  et  enfants  sont  outils  de  travail,

Depuis  l’abattage*  jusqu’au  cybersexe,

Qui permet aux infâmes la jouissance au bercail.

 

Ces  esclaves  de  joie  que  rien  ne  console,

Sont de mauvaise vie pour les gens bien-pensants,

Coiffés  de  prestige  sous  des  auréoles,

Blanches ou bien rousses aux effluves d’encens.

 

Enfants du tourisme, petits morceaux de choix,

Cédés  ou  kidnappés  pour  le  bizness charnel,

Nulle  compassion  face  à  leurs  yeux  bichois,

L’appétit  du  pognon  tente  les  criminels.

 

Services  sexuels  en  échange  de  fric,

La  criminalité  organise  et  se  sert,

De proies récoltées comme des agarics*,

En coupant les pieds à leurs papiers diserts.

 

Escort girl de luxe  ou  bien femme au foyer,

Liberté  de  l’emploi  pour  arrondir sa  paye,

Voler vers le confort  ou  solder les  impayés,

L’important pour toutes, gagner de  l’oseille.

 

Légalité  ici,  l’Etat  approbateur,

Encaisse les impôts, rend du sanitaire,

Prohibitionniste là, punit les corrupteurs,

Du  marché  du plaisir se fait accusataire.

 

 

Claudine QUERTINMONT D’ANDERLUES.

 

 

*Abattage : très grand nombre de clients par jour.

*Agaric : variété de champignons à lamelles.

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Petit mot d'une passionnée d'aquarelle.

A voir absolument si vous en avez la possibilité :

Biennale de l'Aquarelle du 3 au 7 Juillet 2013 à Ribeauvillé.

Salon dédié à cette belle technique de peinture qu'est l'aquarelle.

Vous pourrez admirer des oeuvres pleines de poésie et de lumière.

L'aquarelle est vivante.

Un concours de peinture sur le motif aura également lieu Dimanche 7 Juillet.

Cette manifestation est accompagnée de stages et démonstrations.

J'ai la chance d'être sélectionnée et exposerai.

Et serait heureuse de vous rencontrer lors du vernissage, le 3 Juillet à 18h. 12272916457?profile=original

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administrateur théâtres

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Vous qui pensiez voir des violons dans la fosse jouer Lully, détrompez-vous. Si perruque d’époque il y a, et au singulier, elle deviendra pathétique et couverte de ridicule. C’est un théâtre très costumé mélangeant genres et époques. ( Création de Françoise Van Thienen). Un fauteuil et peut-être un tabouret font l’économie de tout autre accessoire. Afin de nous être plus proche ? Tant que cela plaît…et que les comédiens sont bien trempés dans la théâtralité, c’est sûrement bon ! Vous verrez des jeunes danseurs disco-techno qui s’éclatent et parodient le menuet et les danses galantes, comme s’ils étaient au Club Med (Chorégraphie de Stephanie Lowette). Cette pièce de Molière qui, la première, instilla dans notre jeunesse le rythme de la phrase, le plaisir des beaux mots et des expressions obsolètes, le sens de la comédie, l’esprit du suspense, le goût de l’humour et de la saine critique, est devenue sous la direction de Serge Demoulin… une farce moderne rock-coco.

 

 Il y aura sans doute des détracteurs, car le texte de la comédie-ballet n’a pas été gardé dans son élégance première au cours de la réécriture mais, comme la musique de Lully (adaptée par Daphné d'Heur), il  a été tordu pour le rendre plus percutantaux oreilles modernes et dénoncer ouvertement  la vanité de l’homme qui se rêve autre qu’il naît! Mais est-on vraiment à une époque de nouveaux riches prétentieux ou bien,  à une époque de nouveaux pauvres  et de démunis appelant à la raison ...qui ne serait pas toujours celle du plus fort ?  La femme a le beau rôle.  Ouf ! Cette bourgeoise bon teint à la voix de commère est une reine ignorée. Elle sait d’instinct la valeur des vraies valeurs et ne court pas après des chimères comme son naïf de mari qui s’émerveille tel une alouette, des apparences  et des trompe-coeur, et devient  victime consentante de tous les pièges et  hypocrisies du siècle.

 

images?q=tbn:ANd9GcSAf2OR-poyVfQpW22g3ClyU1XKjQx6CD3S4xWoc3PO9XcGkTNTCe qui est sûr c’est que la troupe de comédiens qui a joué dans plusieurs très beaux spectacles du Public cette année (Réal Siellez, Alexis Julémont, Maroine Amimi… ) s’amuse follement, comme à une auto-revue décalée! Et c’est vachement communicatif. Le rôle mythique du Bourgeois Gentilhomme sied à merveille à Michel Kacenelenbogen qui en fait une sorte de manifeste pour le rôle utile de l’artiste dans la société.  Lui aussi joue et s'amuse, d’une voix tantôt de bon vivant tantôt de celle de l'amoureux transi …pour sa propre image virtuelle. Quel talent de comédien ! Plus il avance dans l’intrigue, plus il se grime, à en devenir plus ridicule que les Précieuses du même nom. Les chansons ont du peps, le décor en triptyque est plein de trappes, celles de la dictature de l’argent et prend des airs de « Big Brother is watching you » !

Enluminure_300x0.jpgEt de surcroît, il est difficile de ne pas pouffer ou  de se tordre de rire carrément,  tant le comique est bien travaillé, truffé de trouvailles intelligentes et bien amenées. Si le jeu d’enfer est  un moyen pour attirer le public vers les textes classiques, on comprend la démarche, même si la nostalgie pour Jean-Baptiste Poquelin nous tire de temps à autres par  le bout du cœur. Et nous irons donc tous en enfer !  

Infos/Réservations

0800/944 44

Théâtre Le Public

Rue Braemt, 64-70

1210 Bruxelles

www.theatrelepublic.be

 

play_326_visu_le_bourgeois.jpg?width=250LE BOURGEOIS GENTILHOMME

de MOLIERE
Mise en scène : Serge Demoulin. Avec Michel Kacenelenbogen, Anne Sylvain, Babetida Sadjo, Maroine Amimi, Cédric Cerbara, Claire Beugnies, Grigory Collomb, Vincent Doms, Alexis Julémont, Agnieszka Ladomirska, Marvin Mariano, Quentin Minon et Réal Siellez.  DU 09/05/13 AU 29/06/13

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Qui sait

Je cite ici le  texte d'une chanson de Daniel Lavoie,auteur  compositeur qui m'a toujours  beaucoup  touchée mais dont  ce texte  en particulier, m' émeut davantage, en ce moment :

Qui sait

...  Qui sait, peut-être que je n'ai pas d'âme

peut-être je n'ai pas de coeur

Non même pas de flamme Juste une ombre,

un vide, une petite pièce sombre

Le creux entre deux lames, si j'avais

juste la moitié d'une âme je pourrais

voler bien plus haut 

Je verrais tes yeux éteints,

je saurais faire ce qu'il faut

Si j'avais juste une poussière d'âme

Je n'pourrais plus jamais tout  briser

Mais je n'sais pas t'aimer

et je te fais pleurer

Si j'avais juste la moitié

d'une tête,j'entendrais

tes appels au secours

Cette moitié me suffirait mon amour 

pour savoir ce qui t'a blessé.

Et si j'avais juste la moitié d'un coeur

je verrais tes cernes au petit jour

Cette moitié me suffirait pour

comprendre le mal que je te fais.

 Qui sait -tiré de l'album de Daniel Lavoie- J'écoute la radio

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La poésie des blancs nuages

 

J'espérais écrire un poème,

Pensant que j'allais recevoir,

En n'ayant rien à concevoir,

Des pensées s'offrant d'elles-mêmes.

J'ai été fortement surprise,

Et naturellement déçue,

Dès que je me suis aperçue

Que je côtoyais la bêtise.

Lassitude, engendrant langueur,

Sans attente, dans le silence,

La place est à l'indifférence,

Qui n'a ni couleur ni saveur.

J'ai renoncé au bavardage,

Mis fin à ma passivité,

Et suis sortie pour contempler

La poésie des blancs nuages.

                                                                         17 juin 2013

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