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administrateur partenariats

 

Je reviens de Natoye avec mes 5 toiles.

Avec aussi, des remerciements de la part des organisateurs de cette magnifique exposition.

En effet, suite à mon billet ci-dessous, de nombreux membres ont visité cette exposition.

La Spirale, magnifique organisation culturelle, se fait donc connaître un peu plus,

grâce au site.

Arts et lettres est donc un magnifique tremplin pour la diffusion d'événements de qualité.

Cela profite aux artistes et aux organisations culturelles.

Merci à Robert Paul !

 

Participation de 2 membres Arts et Lettres

à l' exposition sur le thème « Auprès de mon arbre » à Natoye.

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Morceaux choisis

 

Il suffisait de le vouloir;

Quand le sort me rendait heureuse,

J'avais le magique pouvoir

De défier l'heure voleuse.

À mon gré, j'arrêtais le temps;

Je voulais sauver une image,

Garder surtout un doux instant,

Les choses et les personnages.

Je n'acceptais pas que s'effacent

La beauté, le ravissement,

Qui disparaissent dans l'espace,

Après un court enchantement.

Photos en couleurs et poèmes

Sauvent, miraculeusement,

Les lieux et les êtres que j'aime.

Ma vie se lit comme un roman.

22 juin 2013

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administrateur partenariats

 

Cygne

Beau cygne ! Doux cygne ! Seras-tu là au dernier jour ?

Lorsque je glisserai avec les autres âmes mortes,

Diras-tu : "Qu'on me laisse faire escorte

A celui que l'on mène vers le dernier séjour" ?

 

"Car plus que tout autre, il a chanté ma gloire,

Puisse aujourd'hui ma robe adoucir sa peine"

Si telle est ma récompense, je conserve l'espoir

Mes prières et mes odes n'auront pas été vaines...

Alex

 

( Note de l'auteur : Comme clef de compréhension - ou de visualisation -
le deuxième vers est une allusion au Styx mythologique )
 

Par respect de confidentialité pour ce jeune poète,

prière de ne pas partager s'il vous plaît. 

Merci à vous mes amis.

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RETOUR AU JARDIN D'ETE

"Il ne suffit pas d'avoir des souvenirs

Il faut savoir les oublier quand ils sont trop nombreux

Il faut avoir la grande patience d'attendre qu'ils reviennent

car les souvenirs ne sont pas encore là

Ce n'est que lorsqu'ils deviennent en nous  sang , regard , geste , larmes et ne se distinguent plus de nous

ce n'est qu'alors , qu'il peut arriver en une heure très rare du milieu d'eux

le premier mot d'un poème"

Rilke  ( les carnets de Malte Brigge)

Et ce passage retrouvé dans un vieux cahier oublié sur une étagère de la maison d'été

est ,tant d'années après toujours si juste

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Portrait détaché

12272911071?profile=originalPortrait détaché

Son huit-reflets le plombait d'une lumière livide

Visage taillé à la mine mâchée

Journaliste étroit aux papiers acérés

Regard piqué de deux fusains

Nez aux ailes de sphinx

Corbeau se prenant pour Mercure

Fils de la Nuit, apollon de fortune

Vif-argent major monté sur ergot

Ego gonflé d'érotomane

Il distillait l'eau régale

Sur l'or le plus franc, par jeu

Confondant notes et voix humaine

Son petit magistère et le Grand Oeuvre

Messager des lieux communs

Aisance de l'esprit qui vole

L'encre aux commissures, priseur de grève

Va-t'en guerre de l'arrière.

Michel Lansardière

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Petit portrait fantaisiste d'une certaine presse, journalistes, critiques, agents, "coaches"... et autres profiteurs.

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Illustrations : ferrotypes (tintypes américains)

1. Homme tenant un journal (L'Illustrated Times, ca 1875)

2. Boucher (ca 1875)

3. Joueur de cartes (ca 1870)

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Une reconnaissance de mon travail pictural

12272909895?profile=originalAcadémie internationale "Greci Marino"

Chantal Longeon Membre Des Académies Internationales

" GRECI - MARINO" " DEL - VERBANO"

LETTRES-ARTS-SCIENCES. ITALIE. -Section ARTS-

J'avoue avoir été surprise par la demande de madame Dominique le Magoarou présidente déléguée française de cette académie mais aussi fortement honorée d'une telle proposition...
C'était dans l'attente depuis trois mois et je l'avais un peu oubliée... maintenant c'est chose faite, il faut croire que les sites présentant mes œuvres sont visités et que l'on ne sait ce qui se trame alors j'espère chers amis que cela va vous arriver aussi...
Cela reste honorifique et sans flagornerie.
Chantal

Chantal Longeon a été nommée " Académicienne"
de l’Académie Internationale "Greci-marino" Acadèmie del Verbano Italie
par lettre officielle ce 22/06/2013 dans la Section Art pour la reconnaissance de ses qualités picturales en qualité d'artiste peintre.
par l'intermédiaire de madame Dominique le Magoarou présidente déléguée française

Je rejoins avec émotion cette vaste famille d'artistes plus de 80000 dans le monde honorant les artistes pour leurs mérites artistiques.

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Liliane Magotte, artiste peintre:

 

Deashelle, chroniqueuse vedette sur Art et lettres

 

Jacqueline Gilbert, poète et peintre:

 

Olivier Dumont, peintre:


 

Antonia Iliescu, chant, auteur compositeur, poète:

 

Adyne Gohy, aquarelliste:


 

Sandra Dulier, poétesse:


Claude Hardenne, peintre, sculpteur et écrivain:


Charles De Wit, peintre:



Claudine Quertinmont, poétesse

 

Rébecca Terniak (interview via Skype)

 

Claude Miseur, poète, invité d'arts et lettres septembre 2013


Stephan Van Puyvelde (Editions Novelas), Invité Octobre 2013 d'Arts et Lettres
Une réalisation Actu TV à l'initiative d'Arts et Lettres

Bernadette Reginster est l'invitée de novembre 2013 d'Arts et lettres

Jacqueline Nanson, peintre est l'invitée d'Arts et Lettres de décembre 2013


Albertine Swerts) (Tine), peintre est l'invitée télévision d'Arts et Lettres de février 2014

Jacqueline De Clercq,  auteure, est l'invitée télévision d'Arts et Lettres de février 2014

Plus sur l'auteure Jacqueline De Clercq: Voir en plein écran

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Alors que le soleil, en ce lieu où je vis,

Invite à l'allégresse, en ce matin de fête,

Je pense à des images qui me restent en tête,

À la douleur de ceux que l'espoir a trahis.

«Gémir, pleurer, prier est également lâche!»

Or ne furent jamais tant de malheurs donnés.

Des millions d'humains, épuisés à la tâche,

N'ayant en rien péché, se trouvent condamnés.

Je ne sais plus comment, je pourrais occulter

L'horreur, qui se répand dans ce monde que j'aime.

J'accueille bien souvent l'éclat de la beauté,

La saveur du bonheur, que je mets en poèmes.

À chacun son destin, l'imprévu chaque jour!

On ne soupçonne rien, restant dans l'innocence.

Parfois sont ramenés des murmures d'amour,

Heureux qui les reçoit, serein, dans le silence.

21 juin 20013

 

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12272908472?profile=originalAu printemps 2014, le Musée des Beaux-Arts de Charleroi, organise une exposition rétrospective consacrée à l'artiste châtelettain Gustave Camus (1914-1984).  

« En décembre 1933, suite au succès rencontré par Nervia, quelques artistes de Charleroi créent une association qui se révélera capitale dans le développement de la vie artistique de la cité. Parmi les artistes fondateurs de L’Art vivant au Pays de Charleroi, Gustave Camus qui est alors un tout jeune peintre au talent prometteur. Originaire de Châtelet, il fut formé, comme beaucoup d’autres artistes, à l’Ecole industrielle de sa ville, auprès d'Eugène Paulus, mais également à l’Université du Travail Paul Pastur de Charleroi, où Léon Vandenhouten dispensa des cours de dessin pendant un quart de siècle.
Le chemin artistique sur lequel Camus s'engagea auprès de son professeur, le conduisit, au fil de sa carrière, d’une approche strictement fondée sur la référence au réel, à l’élaboration de véritables constructions mentales. Peintre intimiste, délicat, usant de subtils effets de matière ainsi que de teintes sourdes et nuancées, Gustave Camus opta peu à peu pour une tout autre approche, libérée des valeurs traditionnelles de l’art. Il évoluera ainsi de façon spectaculaire d'une sensibilité postimpressionniste, d'une manière en pâte, modelé et rondeur, à une approche quasi topographique du monde et de l’humanité (...) »

A cette occasion, la Ville de Châtelet s’associe au projet et fait appel aux collectionneurs privés de Châtelet, Châtelineau et Bouffioulx désireux de partager avec le public, par un prêt de quelques mois, œuvres et documents d'archives, photographies, films ou enregistrements qui pourraient être utiles concernant l’artiste lui-même et son parcours mais aussi le groupe l’Art vivant au Pays de Charleroi, le Cercle du Bon Vouloir ou encore la Société des Peintres de la mer Hainaut Cinq, Octo,… dont il fit partie .

Par ailleurs, avez-vous connaissance d’œuvres conservées dans des collections privées ? Le cas échéant, pouvez-vous transmettre nos coordonnées à ces propriétaires et leur demander de prendre contact avec le Service de la Culture ?

Concerné(e) ? Pour plus d'infos, contactez le Service de la Culture au 071 24 49 26 – culture@chatelet.be (pour les collectionneurs de Châtelet, Châtelineau et Bouffioulx) ou 071 86 11 34 – mba@charleroi.be (pour les collectionneurs d’autres communes)

Crédit phtographique : G. CAMUS - MBArts Inv. 426 – (c) L. Schrobiltgen - SABAM Belgium 2013

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Les caresses des yeux.

Les caresses des yeux sont les plus adorables ;

Elles apportent l'âme aux limites de l'être,

Et livrent des secrets autrement ineffables,

Dans lesquels seul le fond du coeur peut apparaître.



Les baisers les plus purs sont grossiers auprès d'elles ;

Leur langage est plus fort que toutes les paroles ;

Rien n'exprime que lui les choses immortelles

Qui passent par instants dans nos êtres frivoles.



Lorsque l'âge a vieilli la bouche et le sourire

Dont le pli lentement s'est comblé de tristesses,

Elles gardent encor leur limpide tendresse ;



Faites pour consoler, enivrer et séduire,

Elles ont les douceurs, les ardeurs et les charmes !

Et quelle autre caresse a traversé des larmes ?



Auguste Angelier

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Un moment.

Un
moment suffira pour payer une année ;

Le regret plus longtemps ne peut nourrir mon sort.

Quoi ! L'amour n'a-t-il pas une heure fortunée

Pour celle dont, peut-être, il avance la mort ?



Une heure, une heure, amour ! Une heure sans alarmes,

Avec lui, loin du monde ! Après ce long tourment,

Laisse encor se mêler nos regards et nos larmes ;
Et si c'est trop d'une heure... un moment ! Un moment !



Vois-tu ces fleurs, amour ? C'est lui qui les envoie,

Brûlantes de son souffle, humides de ses pleurs ;

Sèche-les sur mon sein par un rayon de joie,

Et que je vive assez pour lui rendre ses fleurs !



Une heure, une heure, amour ! Une heure sans alarmes,

Avec lui, loin du monde ! Après ce long tourment,

Laisse encor se mêler nos regards et nos larmes ;

Et si c'est trop d'une heure... un moment ! Un moment !



Rends-moi le son chéri de cette voix fidèle :
Il m'aime, il souffre, il meurt, et tu peux le guérir !

Que je sente sa main, que je dise : « C'est elle ! »

Qu'il me dise : « Je meurs ! » alors, fais-moi mourir.



Une heure, une heure, amour ! Une heure sans alarmes,

Avec lui, loin du monde ! Après ce long tourment,

Laisse encor se mêler nos regards et nos larmes ;

Et si c'est trop d'une heure... un moment ! Un moment

Marceline Desbordes-Valmore.

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Il lui disait : Vois-tu...

Il lui disait : « Vois-tu, si tous deux nous pouvions,
L'âme pleine de foi, le coeur plein de rayons,
Ivres de douce extase et de mélancolie,
Rompre les mille noeuds dont la ville nous lie ;
Si nous pouvions quitter ce Paris triste et fou,
Nous fuirions ; nous irions quelque part, n'importe où,
Chercher loin des vains bruits, loin des haines jalouses,
Un coin où nous aurions des arbres, des pelouses ;
Une maison petite avec des fleurs, un peu
De solitude, un peu de silence, un ciel bleu,
La chanson d'un oiseau qui sur le toit se pose,
De l'ombre ; — et quel besoin avons-nous d'autre chose ? »


  Victor Hugo        

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Approche biodynamique

Prométerre – Les Promesses de la Terre

Anne-Laure et Bruno Weiller

St Auriol – 11220 LAGRASSE

Corbières – Aude - Pyrénées

Tel: 06 70 11 87 40 – 06 81 99 04 45

mail: prometerre@wanadoo.fr

http://www.prometerre.com/wp-content/uploads/2012/05/botanique-goetheenne.pdf

12272906473?profile=originalAnne-Laure Weiller est biologiste de formation (docteur es Sciences)

et forme des stagiaires à la connaissance et à l’utilisation des plantes sauvages et médicinales.

Ils sont tous les deux animés d’une même passion : la connaissance de la nature et sa valorisation.

Ensemble, ils forment aussi les agriculteurs à une agriculture naturelle: la biodynamie.

Ainsi, à St Auriol même, Anne-Laure propose des journées d’observation et d’étude des propriétés de la flore locale : toxique, alimentaire ou médicinale, chacun vient pour apprendre en observant de manière approfondie ce que les plantes veulent nous dire. Mais les stages proposés sont souvent plus longs et organisés sur le même thème, de l’Ile de Ré à la Guadeloupe : Anne-Laure forme toute personne concernée par l’utilisation des plantes à usage médicinal, tant au niveau professionnel que familial ou personnel.

Une formation sur 3 ans est proposée dans un cadre de formation professionnelle.

Relier les savoirs populaires(Anne-Laure est ethnobotaniste) et les connaissances scientifiques modernes est au centre de ses occupations.

 

 

 

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administrateur théâtres

Concert 2013-06-17 deFilharmonie - de Waart Concert  de clôture du Concours Reine Elisabeth-Piano 2013.12272907455?profile=original

Le lundi 17 juin les trois premiers lauréats, Boris Giltburg, Rémi Geniet et Mateusz Borowiak se sont produits au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, avec de Filharmonie sous la direction d’Edo de Waart. Le concert de clôture a été diffusé en direct sur Musiq’3, Klara et dans 9 salles de Kinepolis ! En différé, on pouvait retrouver  les lauréats sur La Trois le soir même à 21:05 et sur Canvas, le dimanche 23/06 à 12:00. Les élus de l’année 2013 du prestigieux  concours Reine Elisabeth ont joué dans une salle comble jusqu’au troisième balcon en présence du  Roi et de  la Reine, le Prince Philippe et la Princesse Mathilde, la Princesse Astrid et le Prince Lorenz. Une soirée attendue avec beaucoup d’émotion musicale.

  12272907658?profile=originalMateusz Borowiak , très belle sensibilité musicale et 3e lauréat, nous a interprété le concerto n° 2 de Mozart. Assise musicale parfaite, jeu musical net, clair et grande connivence avec l’orchestre. Le thème mélancolique  est  aussitôt repris  par le pianiste avec profonde déférence. Le jeu des couleurs est bien nuancé, les accords sont moelleux, les moments d’empathie profonde alternent avec le monologue méditatif. Le dialogue s’engage avec les cordes couleur d’automne et de feuilles mortes. L’émotion musicale est là, palpable. Dans la cadence, l’âme s’abîme dans des accents de souffrance intime puis rebondit courageusement. Ode à l’énergie qui sommeille au  cœur de chacun. La musique est révélatrice de la dignité humaine et de l’espoir. Cette joie  célébrée dans les  lettres de Paul aux Philippins ? C’est maitrisé, l’architecture musicale complexe a la transparence de l’évidence. Quelle classe! Les violons se sont laissés gagner par la Confiance, le pianiste joue la sérénité, puis en  trilles bouillantes, l’essence de la vie. « Homme tu n’es pas seul, l’orchestre du monde te rassure et reconnaît ta stature d’un être en marche… » Applaudissement généreux, c’est le moins qu’on puisse attendre ! Mateusz salue avec humilité. Rien n’est feint, tout est vrai. Le bonheur.  

 

 Rémi Géniet, le jeune favori de 20 ans à peine, deuxième Lauréat,  va s’attaquer avec brio au Rach N°3. Un jeu parfait. Des sonorités étudiées d’une esthétique frappante , un visage impassible fait de concentration extrême. Il joue souvent  les yeux fermés ou mi-clos, tout en batifolant sur la crête musicale. Il fond les couleurs comme s’il s’agissait d’aquarelles liquides et signe, de façon vibrante. Approfondit, creuse et  cisèle le thème principal. Il s’engloutit dans une méditation tourmentée, s’ouvre des coupes lumineuses dans le merveilleux chantier musical du compositeur. Passe, imperturbable,  dans le fracas d’une tempête et en ressort indemne, toujours et toujours, totalement dans le contrôle. Le jeu est naturel, léger, coulant de source. Dégage une équanimité fascinante. Ici, il  balance son calme olympien de la main gauche à la main droite et glisse sur la surface des eaux musicales. Impondérable. Il appliquera des accords océaniques grandioses, délimitera des nouveaux plans lumineux. Mais quel architecte après le Grand Architecte ! Un Bill Gates du Piano ? On en frémit ! Mais non, on n’est pas dans le Meilleur des Mondes, on est avec un des meilleurs pianistes !  Porté par le  souffle puissant de Rachmaninov.

Boris, Boris ! Tout le monde l’adore, à commencer par son sourire, qui allie l’humilité, la générosité et le Plaisir de la musique. Son Prokoviev sera notre favori. Bondissant, virevoltant, animé de mille nuances, bouleversant de créativité. Voici un orfèvre devant ses creusets bouillonnant de métaux précieux.  On glisse avec aisance dans le fantastiquement grand, il est salué par les timbales, trompettes, contrebasses et cordes. Mais le voilà en train de distiller toute la douceur de nouveaux matins du monde… Il s’est arrêté un instant, arrêté sur la pointe des doigts, avant d’entamer le mouvement suivant. Cela bourdonne, cela swingue, les notes répétitives piquées sonnent en mille alarmes à la ronde. … Et l’humour s’en mêle. Pas pour longtemps, car voici la frappe diabolique, la marche pesante des timbales, bassons, des accords gloussés sur fond de pizzicati. On verse dans le parodique. Quelques balayages de notes rallument la flamme  spirituelle. Le pianiste pratique de la véritable archéologie, découvrant des paysages enfouis, des cités interdites?  C'est l'auditeur qui est interdit! Boris semble extraire des sonorités rares:  nouvelles  ou anciennes ?   Il a la délicatesse du pinceau qui découvre une poterie millénaire et fragile et qui tremble à la fois, tant le cœur bat la chamade. Ce pianiste subjugue et emporte intégralement dans l’imaginaire.

 Des  tonnerres d’applaudissements rappelleront plusieurs fois les trois candidats en fin de concert  qui livreront à six mains jointes un petite pièce fine comme de la porcelaine…écoutée religieusement par une salle sous le choc de la Beauté.

  

Ré-écoutez: http://www.rtbf.be/radio/player/musiq3?id=1832759

Concert avec les 1er, 2e et 3e lauréats du concours de piano 2013
Avec deFilharmonie, dir. Edo de Waart

Tickets : réservation à partir du mardi 12 février 2013 au Palais des Beaux-Arts

Wolfgang Amadeus Mozart : Concerto n. 9 en mi bémol majeur KV 271 (Allegro, Andantino, Rondeau. Presto) [Mateusz Borowiak - deFilharmonie - Edo de Waart]

Interprètes : Mateusz Borowiak (Soliste), deFilharmonie (Orchestre), Edo de Waart (Chef d'orchestre)
Œuvre : Concerto n. 9 en mi bémol majeur KV 271 (Wolfgang Amadeus Mozart)

Sergey Rachmaninov : Concerto n. 3 en ré mineur op. 30 (Allegro non tanto, Intermezzo, Alla breve) [Rémi Geniet - deFilharmonie - Edo de Waart]

Interprètes : Rémi Geniet (Soliste), deFilharmonie (Orchestre), Edo de Waart(Chef d'orchestre)
Œuvre : Concerto n. 3 en ré mineur op. 30 (Sergey Rachmaninov)

Pause


Sergey Prokofiev : Concerto n. 2 en sol mineur op. 16 (Andantino, Scherzo vivace, Intermezzo (allegro moderato), Final (allegro tempestoso)) [Boris Giltburg - deFilharmonie - Edo de Waart]

Interprètes : Boris Giltburg (Soliste), deFilharmonie (Orchestre), Edo de Waart(Chef d'orchestre)
Œuvre : Concerto n. 2 en sol mineur op. 16 (Sergey Prokofiev)

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COMME L'ABEILLE...

Un regard éperdu se pose sur les choses...

Dont la fragilité navre et aussi hypnose!

Le temps et puis sa course porte des souvenirs

Mais la nature toujours explose pour mieux tenir!

Quand le soleil enfin émerge de la brume

Que vent léger apporte des parfums que l'on hume...

Le temps pour un instant me semble suspendu

Et les larmes qui montent, disent le cœur ému!

Elles sont douces et légères ces larmes de printemps

Et la lourdeur en nous s'évade pour un moment.

Dans la tête se bousculent quelques rimes naïves

Qui vont en s'échappant atteindre d'autres rives...

Voilà que les oiseaux ajoutent leur musique

Le jour est souverain, le printemps magnifique!

Et être à l'unisson lentement se dessine...

Soyons donc comme l'abeille, qui bravement butine!

J.G.

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administrateur théâtres

Concert 2013-06-13 L'OPRL, Patrick Davin et les Lauréats du CMIREB 2013

Le concert des Lauréats: il y a une semaine déjà! Et pourtant il y a comme le reste d'un sillage majestueux. Un souvenir intense de fraîcheur flotte encore dans l'esprit ou qui sait, dans le corps-et-âme.  La Reine Fabiola est apparue une nouvelle fois dans la loge royale pour venir écouter et applaudir les trois jeunes gens débordants de talent. Elle-même, fort applaudie du public reconnaissant.

Le Concert des Lauréats du 13 juin 2013 accueille un favori du public : Andrew Tyson avec le concerto n° 1de Frederik Chopin en mi mineur. Un magnifique mélange de discours éthéré et de sentiments dramatiques. Andrew Tyson est habité par sa rêverie. Il a une spécialité : un toucher presqu’aussi moelleux que du duvet d’oiseau qu’il sait alterner avec une frappe vigoureuse et une virtuosité galopante. Il est remarquable de complicité avec l’orchestre, un sourire de félicité flottant sur son visage épanoui. Des mimiques extatiques et un jeu surnaturel lui font célébrer la Beauté. C'est bien de cela qu'il s'agit. Le choix de ce concerto particulier de Chopin, peut-être le plus délicat d’entre tous, celui qui vous fait penser à des moments sublimes de votre vie…est délibéré. Andrew Tyson s’abreuve du parfum de la musique et fait exulter l’orchestre. Les violoncelles et violons s’emplissent de ferveur. Fraîcheur exquise, frappe juvénile, légèreté et gravité tout à la fois, et la virtuosité sublime au bout des doigts. Une union presque mystique avec Patrick Davin, fait battre les cœurs. Il s'agit sans doute d'amour:« Est-ce qu'aimer, ce n'est pas vouloir rejoindre, sans relâche? » 
 
Les applaudissements seront très enthousiastes, avec plusieurs retours sur scène et de chaleureuses accolades du chef d'orchestre
Patrick Davin, à la tête de l'Orchestre Philharmonique Royal de Liège

Voici une autre grande favorite: Call me Zeezee (Zhang Zuo) ! Le Liszt la plonge tout de suite dans l’émotion ardente. Elle énonce des phrases de tragédienne née. Insuffle une force vitale à son instrument, alterne avec des contrastes angéliques, emmène dans une enfilade de mystères dont elle a la clef. Développe la moindre suggestion orchestrale avec articulation fervente et attentive. Exploite les replis du drame et le transforme en trilles de bonheur. Voilà qu’elle frôle d’ailleurs l’humour en se balançant sur les jeux du triangle très présent ! Facéties, elle joue comme une jeune tigresse entre innocence feinte et volupté musicale ! Son sourire épanoui montre qu’elle s’amuse même avec le chef d’orchestre. Glisse sur la tristesse, maitrise flux et reflux, sorte de Neptune au féminin, toute puissante. Elle force l’admiration totale. Le visage est tendu vers le ciel, transporté! Et les mains ? Un jeu d’enfant. Libère l’énergie pure, jette à tous vents des accords prophétiques et l’orchestre rendu muet écoutera religieusement ses trilles, ses notes frappées, ses silences et la reprise délicate du thème… On est sous le charme infini de cette pianiste acclamée avant la fin du concerto, au bout d'une prestation qui tient de la magie. Standing ovation. Trois retours sur scène où elle applaudit l'orchestre et son chef.

And last but not least, voici Stanislav Khristenko...un monstre sacré qui porte le flambeau de l’âme russe avec le mythique Concerto n. 3 de Sergey Rachmaninov. Après l’introduction orchestrale le pianiste bondit, accueille la douleur, la caresse reprend le thème dans l’octave supérieur. La tendresse a déjà remplacé la nostalgie. L’orchestre gémit et les couleurs pianistiques s’opposent et se répondent comme dans un kaléïdoscope. Voici une construction architecturale d’arcades  musicales qui veulent toucher le ciel. La gradation d’intensité en crescendo de l’amour de la musique est très palpable dans ce programme et sous les doigts des trois lauréats qui semblent tout donner de leur substance musicale. Stanislav a effleuré une note de souffrance mais voici déjà des vagues de résilience joyeuse, des rythmes swingués, un orchestre rutilant lui répond, le piano écoute, rompt, s’emporte, galvanise, mystifie, dynamise, et prend la tête d’une humanité gagnante. Les ponctuations nettes de l’orchestre accompagnent cet oiseau de feu qui chante le bonheur, les trilles voluptueuses, libres insaisissables. Et ces chants se transforment en lumière. La construction est surnaturelle, la tension devient paroxystique et le finale est grandiose. La salle est en délire.

Le public n’en finira pas d’acclamer, d’applaudir, de célébrer ces trois héros musicaux du printemps 2013. Une véritable consécration. On garde précieusement cette impression d'avoir reçu ce 13 juin un cadeau musical inestimable, un triple souffle d'oxygène spirituel.

 Ré-écoutez:

http://www.rtbf.be/radio/player/musiq3?id=1831559

  

 

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Jeudi 13 juin 2013 à 20:00 Palais des Beaux-Arts/Salle Henry Le Boeuf (Bruxelles)
Concert avec les 4e, 5e et 6e lauréats du concours de piano 2013 Avec l'Orchestre Philharmonique Royal de Liège, dir. Patrick Davin
Tickets : réservation à partir du mardi 12 février 2013 au Palais des Beaux-Arts
Fryderyk Chopin : Concerto n. 1 en mi mineur op. 11 (Allegro maestoso, Romance, Rondo) [Andrew Tyson - Orchestre Philharmonique Royal de Liège - Patrick Davin]
Interprètes : Andrew Tyson (Soliste), Orchestre Philharmonique Royal de Liège(Orchestre), Patrick Davin (Chef d'orchestre) Œuvre : Concerto n. 1 en mi mineur op. 11 (Fryderyk Chopin)
Franz Liszt : Concerto n. 1 en mi bémol majeur (Allegro maestoso, Quasi Adagio - Allegro vivace - Allegro animato, Allegro marziale animato) [Zhang Zuo - Orchestre Philharmonique Royal de Liège - Patrick Davin]
Interprètes : Zhang Zuo (Soliste), Orchestre Philharmonique Royal de Liège(Orchestre), Patrick Davin (Chef d'orchestre) Œuvre : Concerto n. 1 en mi bémol majeur (Franz Liszt)
Pause
Sergey Rachmaninov : Concerto n. 3 en ré mineur op. 30 (Allegro non tanto, Intermezzo, Alla breve) [Stanislav Khristenko - Orchestre Philharmonique Royal de Liège - Patrick Davin]
Interprètes : Stanislav Khristenko (Soliste), Orchestre Philharmonique Royal de Liège (Orchestre), Patrick Davin (Chef d'orchestre) Œuvre : Concerto n. 3 en ré mineur op. 30 (Sergey Rachmaninov)
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Le voyage du silence

Le silence galope

sur la face du monde .

Le silence observe

la réalité .

 

Le silence fixe

les pas de l'univers .

 

Le silence devient

une forme.

 

Le silence parle

au silence .

 

Le silence ouvre

les portes de la vie .

 

Au loin , le silence

traverse le monde

à la recherche ...

 

Extrait du recueil " Le voyage du silence " publié aux éditions éditinter  2001

 

Le texte est encore d'actualité

 

 

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L A S E D U C T R I C E

               12272906277?profile=original

 

 

                La séductrice se déhanche

                        Et penche

                La tête doucement vers toi

 

                Elle a bien sûr les yeux pervenche

                        Et toi

                Tu te sens bête et restes coi

 

                Et le cœur fou la bouche sèche

                        Et rêche

                La gorge où les mots sont taris

 

                Avec ses longs cheveux de mèche

                        Sourit

                Son regard clair que l’or nourrit

 

                Elle sait l’art d’user des hommes

                        En somme

                Et tu te sens à sa merci

 

                Tu serais sa bête de somme

                        Qu’ainsi

                Ton sort semblerait adouci

 

                Mais la séductrice te laisse

                        La laisse

                Par quoi elle t’a asservi

 

                Te serre au cœur et cœur qu’on blesse

                        Survit

                A tout jamais inassouvi

 

 

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administrateur théâtres

AFFEternelville.jpg       Eternelville, Terra Incognita

 

La pièce "Le Brusque et le Dément" de Sébastien Vanden Berghe (texte et mise en scène)  a été présenté en création au théâtre de La Clarencière du 18/12/2012 au 22/12/2012. Présentée avec son alter ego, voici une deuxième partie très percutante (d’une future trilogie) avec le même Sébastien Vanden Berghe dans le rôle de Ménadel et Antonio Barile dans le rôle de Fausto Phéles. Deux anges qui ont eu une permission d’une heure incognito sur la Terra Cognita. Il n’en faut pas plus au jeune auteur pour secréter un texte magnifique composé  avec soin, en sept tableaux à l’écriture fine et ciselée. Cognita en effet, nous connaissons tous ces sept cercles de la terre  et ce  qui s’y passe comme cruauté, souffrances et abominations, mais les scènes présentées le sont avec infiniment de délicatesse. C’est le germe de l’espoir à l’œuvre. Ou l’oeuvre de l’espoir ?   Comme le dit très bien Beaudelaire, "L’orage rajeunit les fleurs et donne un nouvel espoir".  Par le truchement d’une très belle langue  imagée, fluide et poétique, et d’une non moins belle interprétation scénique, le spectateur survole de ses ailes d’ange lui aussi le terroir humain  « that  really needs improvement » comme l’on dit en langue polically correcte.

Certes il y a toute la place voulue pour le progrès, et c’est ce que l’on espère en ressortant de ce spectacle  très percutant et très peu anodin malgré les apparences. Ce texte beau comme un carnet d'aquarelles n’a pas encore trouvé d’éditeur et pourtant le texte a fait se rencontrer deux comédiens en totale symbiose. Symbiose contagieuse, il va de soit.  On lui souhaite bon vent et surtout de nombreux lieux d’accueil car il porte en lui les germes du changement. Nous l'invitons chez Art et Lettres, il y a sa place.

Une création utile que l’on voudrait appuyer de manière forte. Ainsi que ce petit lieu préservé du consumérisme qu’est le ravissant théâtre de la Clarencière où, infatigable, Fabienne Govaerts œuvre sans relâche depuis 15 ans pour promouvoir les Belles Lettres Françaises, le plaisir du théâtre et la convivialité. La crise n’émousse pas la curiosité de son Public, ni la créativité des artistes invités à se produire entre ses murs accueillants. Les meilleurs spectacles, elle les emporte à Avignon sous  pavillon belge. Quand ce n’est pas jusqu’en Afrique, au Sénégal! Ce lieu est à Bruxelles l’une des rares pépinières du futur !

Du questionnement contemporain sans compromission est bien le propos de cette pièce de Sébastien Vanden Berghe. Une belle réponse aux inquiétudes du siècle, avec des conclusions en devenir, un bon antidote à l’esprit de sinistrose ambiant, quand on savoure la connivence théâtrale  des deux anges antinomiques.

Extrait:

Ménadel : Et si le corps était la note ultime, celle d’une danse sacrée tournée vers la lumière ?

Seraient-ils ces enfants-là, ces porteurs d’espoir, ces chanteurs du possible ?

Si le corps était une prière élancée vers le ciel étoilé ?

S'ils étaient tout ce que l’on nous cache, cette parenthèse enchantée ?"

Question:

Quand on rencontre un ange, qu'est-ce qu'on dit? Qu'est-ce qu'on fait? On s’envole! Merci à la directrice de théâtre pour cette rencontre ailée...

 

Eternelville : Terra Incognita Interprétation et mise en scène : Sébastien Vandenberghe et Antonio Barile Ecriture : Sébastien Vandenberghe Production : Compagnie des Morts Debout

Deux anges se posent sur terre. Drôle de voyage. Drôles d'anges. Fausto Phélès, dur, percutant, juste et sévère car telle est sa nature, imperturbable, sans pitié pour l'humain dont on vante les mérites. Ménadel, trop angélique pour être honnête reste sensible au sort des Hommes. Deux personnalités célestes, aux caractères trempés qui invitent à la danse, même macabre, la voilà qui danse cette humanité aux rythmes endiablés de ses histoires à dormir debout.

Deux anges, deux points de vue. Quelle périlleuse mission que d'avoir à juger l'humanité. Deux anges qui posent des questions sur la nature humaine. Deux anges sans réponse racontent des histoires, Deux anges de passage dans la folie des hommes. Deux anges pour une heure seulement !

Pièce en 1 acte et 7 tableaux - durée 1h15 sans entracte

Fausto Phélès est interprété par Antonio Barile

Ménadel par Sébastien Vanden Berghe

                                        Les mercredi 19, jeudi 20, vendredi 21 et samedi 22 juin 2013 à 20h30

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