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ADMINISTRATEUR GENERAL

L’Espace Art Gallery a le plaisir de vous présenter du 11/03 au 29/03/2015 l’exposition  événement des artistes suivants : Benjamin De Backer (Be) peintures, Jacqueline Kirsch (Be) peintures, Carol Herbein (Fr) peintures, Marian Sava (Be) sculptures et Sylvie Fiant (Fr) peintures.

 

Le VERNISSAGE a lieu le 11/03 de 18h 30 à 21h 30 et l’exposition du mardi au samedi inclus de 11h 30 à 18h 30. Et sur rendez-vous le dimanche.

 

Vernissage qui sera agrémenté d’extraits de Musique Celtique interprétés par la harpiste Françoise MARQUET.

 

Le FINISSAGE a lieu le 28/03 de 11h 30 à 18h 30.

 

         Benjamin De BACKER (Be) peintures

         « sCANart » 

 

         Jacqueline KIRSCH (Be) peintures

         « Le miroir de l’âme 2015 » 

 

         Carol HERBEIN (Fr) peintures

         « OCEAN BLUE »

 

         Marian SAVA (Be) sculptures

         « Caresses du marbre »

        

         Sylvie FIANT (Fr) peintures

         « Happy Sweet Color  »

 

A voir également « La grande table en bois » réalisée par l’artiste

 

         Louis de VERDAL (Fr) sculpture

 

Exposition du 11 mars au 29 mars 2015.

 

Espace Art Gallery 35 rue Lesbroussart 1050 Bruxelles. Ouvert du mardi au samedi de 11h 30 à 18h 30. Et le dimanche sur rendez-vous. GSM : 00 32 (0) 497 577 120

 

 

INFOS ARTISTES ET VISUELS SUR :

 

Le site de la galerie www.espaceartgallery.eu

Le site de la galerie se prolonge également sur

Le réseau Arts et Lettres à l'adresse: http://ning.it/KUKe1x

Voir: https://artsrtlettres.ning.com/ (Inscription gratuite)

Diaporama des plus belles expositions de l'Espace Art Gallery :  

Voir: http://ning.it/KHOXUa

Les critiques de François Speranza sur Arts et Lettres :

Voir : http://j.mp/1dDwL9m

 

 

Voici les huit prochaines expositions :

 

 

-Titre : « Paysages de l’instant présent » 

Artiste : Patrick Jossier (Fr) peintures

Vernissage le 01/04 de 18h 30 à 21h 30

Exposition du 01/04 au 26/04/2015

Finissage le 25/03/2015 de 11h 30 à 18h 30.

&

-Titre : « Cadences » 

Artiste : Jean Doulliez (Be) peintures

Vernissage le 01/04 de 18h 30 à 21h 30

Exposition du 01/04 au 26/04/2015

Finissage le 25/03/2015 de 11h 30 à 18h 30.

&

-Titre : « Rythme minéral » 

Artiste : Bruce Clicq (Fr) sculptures

Vernissage le 01/04 de 18h 30 à 21h 30

Exposition du 01/04 au 26/04/2015

Finissage le 25/03/2015 de 11h 30 à 18h 30.

&

-Titre : « Happy Art  » 

Artiste : Marie-Hélène Froitier (Fr) peintures

Vernissage le 01/04 de 18h 30 à 21h 30

Exposition du 01/04 au 26/04/2015

Finissage le 25/03/2015 de 11h 30 à 18h 30.

 

 

-Titre : « Les Caprices de l’Âme » 

Artiste : Guy Béraud (Fr) peintures

Vernissage le 29/04 de 18h 30 à 21h 30

Exposition du 29/04 au 17/05/2015

Finissage le 16/05/2015 de 11h 30 à 18h 30.

&

-Titre : « Spirales » 

Artiste : Liliane Magotte (Be) peintures

Vernissage le 29/04 de 18h 30 à 21h 30

Exposition du 29/04 au 17/05/2015

Finissage le 16/05/2015 de 11h 30 à 18h 30.

&

-Titre : « Les âmes et les corps » 

Artiste : THALOU (Be) céramiques

Vernissage le 29/04 de 18h 30 à 21h 30

Exposition du 29/04 au 17/05/2015

Finissage le 16/05/2015 de 11h 30 à 18h 30.

&

-Titre : « Caresses du marbre » 

Artiste : Marian Sava (Be) sculptures

Vernissage le 29/04 de 18h 30 à 21h 30

Exposition du 29/04 au 17/05/2015

Finissage le 16/05/2015 de 11h 30 à 18h 30.

 

 

Au plaisir de vous revoir à l’un ou l’autre de ces événements.

 

 

Bien à vous,

Jerry Delfosse

Espace Art Gallery

GSM: 00.32.497. 577.120

Mail de réponse eag.gallery@gmail.com

Le site de la galerie www.espaceartgallery.eu

 

Le site de l'Espace Art Gallery se prolonge également sur le Réseau Arts et Lettres à l'adresse: http://ning.it/KUKe1x

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BEAU!

Beau, comme cette fleur dont je ne connais pas le nom...

Sa pulpeuse indécence doucement éblouit!

Le parfum qui s'exhale pousse à crier ton nom

Alors, laisser couler les mots des jours enfuis.

Beau, comme le chant qui s'échappe du creux de ces manques

Que l'absence imbécile a su pourtant porter!

Sa douceur est trompeuse car tout au, fond elle tangue

Le cargo de la vie s'est mis à chalouper...

Beau, comme l'hésitation entre ombre et lumière

Si la fin se dessine, point ne sert de courir!

Son essence est réponse et crée notre misère

Alors, ouvrir les yeux et se laisser frémir...

J.G.

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vaudou

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Aucun livre de sorcellerie, aucun grimoire, rien que le bouche-à-bouche pour transmettre votre magie. Pourtant, guérisseur, mage, marabout ou sorcier, vous n’avez nul besoin d’eux pour envoûter, tomber sous vos charmes n’est pas bien difficile, un incantation n’est même pas nécessaire, votre présence suffit !

Le noir vous va à ravir et paradoxalement, il éclaire la pièce où vous êtes.

Venue de cette Afrique lointaine, vos racines sont toujours là, nourrissantes, parfois, sauvage, agissant d’instinct, parfois doucereuse, cherchant la faille… De n’importe quelle façon, vous arrivez toujours à vos fins !

Vos fantômes s’envolent mais reviennent aussitôt, l’Europe vous héberge simplement car l’Afrique est en vous !

 

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La forte tête

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C’est une forte tête.

Un têtu entêté

Qui tempête à tue-tête,

Ne fait que rouspéter.

 

 

Une tête de lard,

Un râleur, un soudard,

Un rustre qui s’exclame

Au nez des belles dames.

 

 

Un homme sans façons

Qui lève les jupons

Oui Monsieur ! Bien tranquille,

Au milieu de la ville.

 

 

C’est un goujat perdu

Qui  n’a pas de famille,

Pas un parent connu,

Un coureur de guenilles.

 

 

Un être au regard louche,

A l’habit farfelu,

Qui porte des babouches.

Il va si mal vêtu.

 

 

Qui plus est, c’est un sot.

Un voleur de gros mots,

Une auguste fripouille,

Qui sur les murs, gribouille.

 

 

Moi-même je l’ai vu.

Enfin, presque aperçu.

Pensez que je l’évite,

Pourtant certains l’invitent.

 

 

Si, si, je vous le dis !

Grand bien vous en confonde.

Il parait... Dans le monde...

On le dit érudit.

 

Au bras d’une marquise,

Et semble-t-il exquise,

Il fait ses mercredis

Au bal des sans-abris.

 

C’est que les temps sont fous,

Si maintenant chez nous,

L’on convie à la fête,

            Un Poète !

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Amour d'enfance,

 

 

Amitié amoureuse,

limpidité, ambiguïté mêlées,

distante et proche,

fleurant le pain d'épice,

étendue au bord d'un précipice

environné de lys,

oh un pur délice !

Amitié amoureuse,

silence, hurlement mêlés,

distante et proche,

entrebâillée à peine,

dansante non loin

d'une ruche endormie,

chaude , toute sucrée,

en plein cœur du Midi.

Juste au dessus d'elle,

ce ciel bleu gigantesque respire,

puis ce bel avion blanc

y avance tout doucement ;

mes yeux verts,

s'en étonnent, s'en régalent,

suffisent à mon bonheur ;

A vous je pense, je songe ;

ce léger tremblement,

 m'affole et me remplis.

Tout cela, ne s'apparent-il pas

à un amour d'enfance

serti en moi depuis vous,

depuis toujours,

intouché et géant,

informulé jadis ?

L'écriture pour lui

s'est faite d'abord sentier

 puis peu-à-peu,

ce grand chemin si blanc,

que foulent ses bottines bleues.

 

NINA

 

 

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administrateur théâtres

12273075857?profile=originalAvec Leonardo García Alarcón direction - Jodie Devos soprano - Millenium Orchestra

Programme: Wolfgang Amadeus Mozart

Ouverture (Le Nozze di Figaro, K. 492), Aria "Deh vieni non tardar" (Le Nozze di Figaro, KV 492), Ouverture (Cosi fan tutte, KV 588), Aria "Una donna a quindici anni" (Cosi fan tutte, KV 588, Ouverture (Don Giovanni, KV 527), Aria "Batti, batti o bel Masetto" (Don Giovanni, KV 527), Aria "Alcandro, lo confesso... Non sò d'onde viene", KV 512, Symphonie n° 25, KV 183, "Popoli di Tessaglia - Io non chiedo, eterni dei", KV 316/300b

 

Le Millenium Orchestra est un nouvel orchestre baroque belge dirigé par le talentueux Leonardo García Alarcón, un homme rayonnant d’énergie et d’intelligence musicale, célèbre notamment pour la qualité et la quantité de ses recherches musicologiques. Il s’est illustré récemment  à la tête du Chœur de Chambre de Namur  et de  sa Cappella Mediterranea dans la première représentation mondiale  d’« il Diluvio unniversale »  de Michelangelo Falvetti (1642–1692). Soulignons qu’à cette occasion,  Leonardo García Alarcón  a reçu la médaille de citoyen d'honneur de la ville d’Ambronay  lors de son célèbre festival et que le CD enregistré à cette occasion a  remporté le Diapason d'or du mois d'octobre 2011.

Le « Millenium Orchestra » est une création de CAV&MA (Centre d’Art Vocal et de Musique Ancienne) qui regroupe  les meilleurs ensembles baroques de la région namuroise. Ces artistes dans la fleur de l’âge, formés à la musique ancienne jouent sur instruments d’époque, sous la direction flamboyante du chef et claveciniste argentin.

Ce soir, la présence astrale de Jodie Devos, la jeune soprano belge qui a remporté le deuxième prix du concours Elisabeth en 2014 est la meilleure fée belge qui puisse se pencher sur le berceau de ce nouvel orchestre. Et le programme de cette soirée inaugurale est consacré entièrement à  Mozart, c’est du meilleur augure. Le conservatoire est comble.  Dès les premières mesures de l’ouverture des Noces de Figaro,  les sonorités lumineuses se précisent. Le modelé des pupitres séduit et le visage des auditeurs s’épanouit. Le chef d’orchestre est ardent et a le sourire aux lèvres. Sa conduite est franche précise et dynamique. Il souligne des violoncelles passionnés, il donne du velouté aux  émotions avant de terminer le premier mouvement sur un tempo de joyeuse  jouvence. Des bravi discrets fusent déjà à la fin du premier mouvement ! C’est gagné ! L’ensemble de l’orchestre est en prise directe avec le bonheur de l’épanouissement musical. Si la contrebasse livre sa voix sombre et plaintive, les bois frémissent, vifs et clairs. Les vents diffusent des sonorités et des effluves de fruits mûrs. Trompettes et timbales sonnent l’allégresse, les alti sont en effervescence et les couleurs des premiers violons sont empruntées à une palette lumineuse. Les réponses instantanées des différents  pupitres marquent une connivence immédiate et très intense avec le chef.  

Jodie Devos, qui s’excuse d’être encore souffrante, a changé un peu la programmation pour pouvoir honorer ses engagements. Elle joue avec feu  les personnages de Suzanne, Despina, et Zerlina. On retrouve son habituelle présence piquante et espiègle car  elle excelle dans l’interprétation malicieuse des rôles d’ingénue.  Une voix qui ne force jamais, mais qui atteint des sommets vertigineux d’une perfection technique admirable, légère presque diaphane à certains moments. Ses vocalises, malgré son état de santé grippal fascinent un public enchanté. La diction est impeccable, ses acrobaties vocales passionnées et le timbre est de toute beauté. La musique a fait taire la grippe annoncée.

En deuxième partie,  la Symphonie no 25 en sol mineur, œuvre  de  jeunesse de Mozart, composée en 1773 au seuil de ses 18 ans est une œuvre éblouissante d’énergies contradictoires et d’humanité. L’orchestre déploie des contrastes de nuances et de dynamiques remarquables pour cette partition extrêmement riche et fougueuse. Le mélange de  mélancolie, de désespoir, d’humilité et d’exubérance, de violence même, atteint  presque des tournures héroïques. Les sonorités lancinantes de l’andante  respirent la tristesse et l’angoisse. L’orchestre semble marcher au bord d’un volcan autour d’un hautbois au chant pur et lumineux.  Après un menuet plutôt joyeux,  confié aux vents, Leonardo García Alarcón revient, avec son sens inné du drame et de la mise en scène à  l’agitation fébrile du premier mouvement.

Le public ne lâchera pas sa soprano favorite après ses derniers airs, et celle-ci le comblera avec l’aria allemand  de Pamina tiré de La Flûte enchantée. Un deuxième bis survient, cette fois proposé par  l’orchestre et son chef très heureux de cette première soirée. Quoi de plus naturel que de finir avec l’ouverture du même opéra, nous confie-t-il ! Percussions éblouissantes, flûtes divines, beauté du souffle  musical plein d’esprit, dans un tempo inondé par la joie communicative. 

- http://cavema.be/fr/voir/millenium-orchestra/224-millenium-un-coup-d-oeil-en-coulisses

- http://cavema.be/fr/actualites/choeur-de-chambre/228-p-a-href-http-www-lavenir-net-article-detail-aspx-ar

- http://cavema.be/nl/nieuws/millenium-orchestra/225-div-class-5pbx-usercontent-data-ft-quot-tn-quot

- http://www.lestroiscoups.com/article-millenium-orchestra-un-nouvel-orchestre-baroque-en-federation-wallonie-bruxelles-annonce-122736092.html

- http://www.bozar.be/activity.php?id=14417

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Parfois me viennent des regrets

Songerie, en hommage à Daniel Haccoun

 

Parois me viennent des regrets.

Ma mémoire agit sans mon gré.

J'essaie de défier son zèle.

Mais sans devenir infidèle.

 

Daniel Haccoun tenait salon,

Où de loin, en toute saison,

Des peintres et des gens de lettres

 Venaient flâner près des fenêtres.

 

Or la porte restant ouverte,

Ils y pénétraient, émus certes

Par la grâce qu'ils percevaient,

 Bonheur à ne pas s'en priver.

 

Ce lieu d'échanges habituels

Offrait le charmant rituel

D'émettre nombreux commentaires,

Non pas dans le souci de plaire.

 

Lors, pour ma part, j'ai recueilli

Encouragements et avis,

Stimulant mon choix du partage,

Les ai reliés en cent pages.

 

Titres datés qui me surprennent

Et des propos qui me ramènent

Auprès de gens que j'ai aimés,

 Tenus loin de moi désormais.

 

De disparus, privés de vie,

Je ressens la vive énergie,

Que garde active l'écriture

Et que révèle la lecture.

 

Je pense être devenue sage.

Je saisis les joies de passage,

Tente de ne pas m'attrister,

Et des regrets me délester.

 

 3 mars 2015

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administrateur théâtres

Quand une leçon de musique classique se termine à la guitare électrique !

https://www.youtube.com/watch?v=VqYqWsG4Ad4

 

 

Dominique Jonckheere, à la tête  de l’Orchestre de Chambre Oratorio qu’il dirige depuis 1989 et que nous avons rencontré plusieurs fois au Théâtre Royal du Parc, nous gratifie chaque année de  nouvelles  croisières musicales,  enrubannées d’érudition relative à certains aspects de l’histoire de la Musique ou de la Musicologie. L’innovation c’est d’en faire chaque fois un feu d’artifice musical de tous bords, où il assassine le temps et où il mêle les observations savantes avec un humour fait pour les rois. « Tongue in cheek », il semble vouloir prouver chaque année par de nouvelles approches que la musique classique est  T o u t  sauf ennuyeuse.

Lui-même fait plaisir à regarder, tant son enthousiasme débordant est communicatif. Et ses comparses du sourire sont tous aussi malicieux et artistes. Trouver des places pour son spectacle pratiquement Sold Out relève du parcours du fan convaincu. Dominique Jonckheere  est ingénieur dans la vie civile et nous apparaît sous les traits d’un génie musical avéré dès qu’il monte sur les planches.

Son dernier spectacle excelle à nouveau dans les liaisons dangereuses. Avec un art consommé des mariages,  l’homme en costard-chemise et baskets blanches  construit un spectacle soufflant, bluffant d’inventivité, bâti sur les analogies musicales les plus improbables. En vrac : Bach, Purcell, Vivaldi, Haendel, Mozart, Beethoven, Chostakovitch, côtoient avec grâce et bonne humeur Amazing grace, Boris Vian, I’m singing in the rain, Eleonor Rigby, What a day for a daydreamer, La vie en rose, Let the sky fall (James Bond)  et tant d’autres  chansons populaires élevées sur le socle de la gamme pentatonique, apprend-on!  

 Dominique Jonckheere, l’homme-orchestre conteur et ensorceleur, se dépense comme un ado. Il est secondé par la voix chaude et cuivrée de  Sarah Letor qui chante du bout des doigts avec des gestes de chanteuse balinaise en duo avec Hervé Letor. Il s’entoure d’élégants musiciens, fascinants par la perfection de leur technique  artistique et la sonorité moelleuse de leur interprétation. Voici le palmarès : Citons  Nicolas de Harven (violon, chant),  Hervé Letor ( guitare, chant) , Sarah Letor (chanteuse), Véronique Lierneux (violon , piano, chœur), Eric Mathot (contrebasse), Ariane Plumerel (violon, chœur), Ana Spanu (violon , chœur), Sébastien Taminiau (violon , guitare, contrebasse), Edouard Thise (alto, trompette, chœur) Sigrid Vandenbogaerde (violoncelle , chœur), Charlie Wieder (violon, guitare).  

 

Avec finesse et doigté de virtuose, le maître de musique  nous embarque sur son fabuleux radeau musical, toutes époques confondues, avec comme point  de ralliement  l’effet de surprise musicale et des élucubrations auxquelles il manque juste les cheveux longs. L’esprit, lui,  frappe toujours juste et le tempo échevelé du spectacle rattrape le temps dans sa fuite!  Ce bonheur est trop éphémère, mais il y a des  CD qui vont avec : God save the music!

 

https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/la-querelle-des-bouffons-dominique-jonckeere-au-th-tre-royal-du

http://www.oratorio.be/bachtorock3.htm

 

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administrateur théâtres

'On commence la semaine avec une bonne nouvelle? #DernierCoupDeCiseaux sold out pendant 6 semaines ! Reprise obligée la saison prochaine !!!'

SOLD OUT! La dernière du « Dernier coup de ciseaux » au TTO valait la peine ! Envoyons d’abord le  négatif, mais qui devient vite positif si on utilise le filtre du second degré, et il y en a qui adorent ce philtre ! Donc on est dans un atelier de coiffeur. Il est gay jusqu’au bout des cheveux en passant par une short-slip à rayures et  il exhibe une contenance franchement outrancière, clichés burlesques garantis. Son assistante, une Nabila-bis est  renversante de bêtise,  sanglée dans ses  clichés ad hoc. Il y a aussi deux clients impatients d’en finir, dont l’un se révélera être capitaine de police et l’autre une grande gueule liée au show-biz.  Enfin une grande dame très jet set, habituée à la domesticité,  débarque en retard pour l’heure des  bigoudis. Echanges verbaux bas de gamme dans tous les sens,  sans cesse interrompu par les gammes échevelées d’une pianiste has been à l’étage du dessus qui  de son côté, shampouine  éternellement le  même morceau de Rachmaninov.  La tranche de vie s’active, le coiffeur explose,  les langues se délient, les rancœurs se déversent entre les coups de  rasoir en folie. Ce que l’on déplore, c’est le nombre de décibels, les accents appuyés  et une adaptation belgo-belge de la pièce originale* un peu lourde, les voix sont fort rugueuses. Mais qu’est-ce qu’on est venu faire dans cette galère ?

L’orage éclate : on annonce qu’Isabel Czerny la pianiste, propriétaire de l’immeuble? est morte assassinée. Cela tourne au suspense d’Agatha Christie. Comme dans « An inspector calls » de JB Priestley, l’une de nos premières lectures en anglais, tous les personnages ont de bonnes raisons pour l’avoir liquidée - à coups de ciseaux – il va sans dire ! C’est à qui va faire porter le chapeau à l’autre. Les comédiens se déchirent dans le salon clos.

 Le coup de maître c’est que la pièce quitte les planches et prend la tournure d' un jeu de Cluedo. Le public est soudain pris à partie, on allume la salle et c’est  à lui de faire la reconstitution intégrale de crime. C’est lui qui  peut tente de mener en bateau les comédiens farceurs dont l’esprit fertile doit  répondre par de l’humour  instantané. Sacré défi, de toutes parts! Le tout  sous la baguette mi-sérieuse, mi-militariste du capitaine de police et de son ridicule acolyte.  Et cela se joue peu à peu comme une livre (enquête policière) dont vous êtes le héros. Et chut, tour de passe-passe, le ou la coupable est différent tous les soirs! La majorité du public y est allé en famille et  les enfants y vont ferme de leur esprit de déduction et de leurs observations malicieuses. Un vrai régal! Un spectacle récréatif avec des comédiens de choc pour public de préférence créatif!  

 

C’était du Du 22 janvier au 28 février 2015 au   Théâtre de la Toison d’Or

 

Un succès mondial : Paul PORTNER "Scherenschnitt oder Der Mörder sind Sie" 1963

 

- Adaptation américaine: « Shear madness » plus de 9 millions de spectateurs,

- Adaptation française signée par le réalisateur Sébastien Azzopardi, écrite par Sébastien Azzopardi et Sacha Danino, Paris 2011. DERNIER COUP DE CISEAUX : MOLIERE DE LA MEILLEURE COMEDIE 2014 4ème année, plus de 1000 représentations, près de 300.000 spectateurs à Paris...

 

 

- mise en scène au TTO (2015) : Aurelio  MERGOLA

Avec : Jean-François Breuer, Catherine Decrolier, Thomas Demarez, Pierre Lafleur, Frédéric Nyssen et Nathalie Uffner

 

http://www.shearmadness.com/ has no closing date in sight!

http://www.theatredesmathurins.com/ en cours!

http://www.ttotheatre.com/programme/dernier-coup-de-ciseaux  A l'année prochaine!

 

 

 

 

 

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Regard,

 

Vos yeux en moi s'écoulent,

telle une mer infinie,

dès que sur moi,  ils se posent,

s'égarent, s'illimitent,

mais bien plus bleus qu'elle,

émouvants, tranquilles ;

en eux je suis bercée.

Oui bercée bien plus sûrement,

que je ne le serais,

 dans les bras graciles et fleuris

d'une mère adolescente encore,

un peu perdue.

Cet enlacement instinctif,

maladroit et fleuri,

est l'originel jardin d'enfance,

avec pour balançoire

son cœur immodéré,

et pour premier soleil,

son souverain baiser.

NINA

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Giboulées.

 

Les giboulées de mars sont de retour,

Nina la chatte sereine,

insoucieuse du temps qu'il fait,

de la turbulence et du désordre du ciel,

somnole, dort et rêve.

De sa petite tête tigrée,

des songes bleus papillonnent,

ensoleillent la maison silencieuse.

Ma main sur elle posée,

est un oiseau tremblant,

tout apprivoisé,

qu'elle laissera tranquille.

 NINA

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Le temps des chimères

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Chimère, abstrait de Suzanne Walther-Siksou

Sur des murs sans fenêtres, s'attardant le soleil,

En anime le gris, efface la tristesse.

À leur pied, des enfants accueillent la liesse,

Pensent que désormais rien ne sera pareil.

 

Il est des énergies, durables ou passagères,

Que chaque être ressent, se heurtant au réel.

Elles créent un courant vif, inhabituel.

Dans un espace ouvert, libéré, l'esprit erre.

 

Apparaissent des grâces, on les nomme chimères.

Images rayonnantes aux couleurs d'arc-en-ciel.

On déguste, ravi, une saveur de miel

Que répand l'espérance, en robe de lumière.

 

Quand le réel, actif, avec force s'impose,

Dissipant les effets de scénarios trompeurs,

Certains, boulets aux pieds, sombrent dans la noirceur,

Y demeurent blessés. Le vrai les indispose.

 

2 mars 2015

 

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Le guérisseur des nuits malades

Le guérisseur des nuits malades

     de Antonia Iliescu

Silence. Les cieux se taisent. Seul le mal vagabond

Crie dans la nuit avec sa voix de chouette ;

Un nuage noir sirote mon souffle moribond ;

Spectres verdâtres dansent dans l’obscure chambrette.

 

Lourdeur. Le corps se glisse dans l’amère mélasse

Des années fatiguées tassées dans la brouette ;

Entre moi et le monde le pont solide se casse.

L’esprit blessé mendie de l’espoir. Que des miettes…

.

Des rideaux de lumière descendent sur les ombres ;

Le paysage change, se meurent les pensées sombres ;

Un oiseau bleu annonce que la nuit va finir.

 

Des murmures réveillés à l’horizon lointain

Jettent gaiement dans le monde un tout nouveau matin ;

Et le soleil me touche afin de me guérir.

 

(deuxième prix «Pierre Anselme» au Concours International de Sonnets 2014 - Sonnet Irrégulier)

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administrateur théâtres

12273071091?profile=originalIrvin Yalom (°1931), professeur américain émérite de psychanalyse, a écrit une œuvre importante sur la psychothérapie existentialiste, et voici un de ses romans  de fiction historique qui évoque les débuts de la thérapie psychanalytique.  Les  personnages historiques (1880) sont réels : le médecin viennois Josef Breuer,  précurseur de la psychanalyse et ses déboires conjugaux avec son épouse Mathilde,  le philosophe Friedrich Nietzsche et ses  douloureuses souffrances  sentimentales et le jeune Sigmund Freud et ses théories novatrices.

 Michel Wright, le metteur en scène belge, a fait de la  rencontre imaginaire entre Breuer et Nietzsche une adaptation théâtrale  percutante. Ce spectacle fort possède une intrigue saisissante, très bien construite et extrêmement vivante.  L’écriture très enlevée et  particulièrement alerte pour le sujet,  fourmille de réflexions intéressantes empruntées au "Gai Savoir"  dont la principale est peut-être que  nous sommes  souvent  incapables de voir dans l'autre, même dans  ceux dont nous nous soucions profondément.

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A travers le chantier de  dialogues spirituels et passionnés,  on recueille un bon nombre de perles Nietzschéennes qui ne peuvent que susciter au moment du spectacle et dans les jours qui suivent, des interrogations persistantes.  La phrase la plus interpelante est sans doute « Deviens qui tu es ! »  Quant à la création artistique, elle ne peut, on en a la preuve sur scène, qu’exister dans un espace de liberté. 

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Voici donc, tous affects dehors, un cocktail d'intelligence et de profondeur, joué avec une sincérité et une justesse effarantes. Art des nuances et de la tension dramatique poussé dans les sommets, une mise en scène éblouissante et un quatuor de comédiens sublimes! Comment font-ils pour retomber dans la vraie vie après une telle performance? La belle voix chaude et raffinée de Jean-Claude Frison et sa maîtrise théâtrale irréprochable, la présence sauvage d’Yves Classens au top du gymkana intellectuel, la présence élégante, féminine et passionnée à la fois de Rosalia Cuevas et l’étincelante complicité …admirative des plus grands, du jeune comédien Benjamin Thomas contribuent à faire de cette soirée, un brasier théâtral de toute grande envergure. 

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Progressivement et de plus en plus intensément, on se laisse  happer  par les exercices de psychothérapie en live, source de multiples rebondissements. On n’a plus qu’à se laisser porter et savourer le texte qui n’en finit pas de toucher juste, au cœur de l’humain. On rit beaucoup et souvent, alors que des plages d’émotion et d’intimité dévoilées se dessinent de façon de plus en plus dramatique. Vers la fin, on est cloué par un moment de tension impressionnant. À tout le moins, vous vous trouverez à réfléchir à  de nombreuses questions philosophiques pendant que vous observez le déroulement de duels verbaux et d'expériences fascinantes d’introspection, de projection et d’aide thérapeutique où on se demande un moment qui soigne l’autre et pour quel profit. Avec à la clé, la conclusion Nietzschéenne que la véritable amitié se trouve dans  la recherche commune  de vérités supérieures.  Et que le théâtre est un  lieu révélateur de vérité. 

http://www.comedievolter.be/saison-2014-2015/les-larmes-de-nietzsche/

Du 25 février au 8 mars
du Mardi au Samedi à 20h15, le Dimanche à 16h
Comédie Claude Volter  98 avenue des frères Legrain
1150 Woluwé St Pierre
 02/762 09 63

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Ce jour où février s'achève

 

 Songerie

 

Ce jour où février s'achève

 N'est pas ordinaire du tout

J'accueille comme dans un rêve

 Des souvenirs qui me sont doux

 

 Ma grande soeur va s'ajouter

Un an, c'est son anniversaire.

Elle mérite de goûter

Une grâce non éphémère.

 

Je sais qu'elle vieillit comblée,

Certes non pas par pure chance.

Elle est devenue adulée,

Par tendresse et reconnaissance.

 

À ses enfants qui la chérissent

 Elle a donné beaucoup d'amour,

 Bien des joies qui les attendrissent

 Ils la remercient en ce jour.

 

La neige éblouit au soleil.

Le ciel d'un bleu clair est tendresse.

Un courant d'ailleurs me caresse

Me tient en un joyeux éveil.

 28 février 2015

 

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" La dernière utopie. Naissance de l'Europe démocratique" est un livre de Dominique Wolton paru en 1993 (Flammarion)

 

Si l' Europe est qualifiée de dernière utopie, c'est qu'il est difficile de faire adhérer les masses (340 millions d' Européens) au rêve de quelques intellectuels, et aux projets de quelques technocrates. Il est difficile, autrement dit, de passer d'une Europe technocratique à une Europe démocratique. Les réticences ou refus de certains pays, au traité de Maastricht, l'ont bien montré. Comment surmonter cette difficulté?

Le livre pense celle-ci suivant trois axes.

Sur le plan politique, il montre la pluralité des projets: Europe fédérale, confédérale, modèle communautaire, Europe des nations, Europe par les nations, Europe des régions. Y a-t-il une identité nationale européenne?

Sur le plan culturel, il n'est pas facile de définir "une" identité européenne.

Sur le plan de la communication, l'espace public (intermédiaire entre la société civile et l' Etat) reste national.

 

La dernière aventure?

 

Qualifier l' Europe de "dernière utopie", c'est dire qu'au temps du déclin des religions -voire, selon Gauchet, de leur fin-, du naufrage des eschatologies politiques, de l'affaiblissement des idéologies, de notre entrée collective dans "les basses eaux mythologiques" (Edgar Morin", elle est peut-être le seul projet politique susceptible de faire rêver les hommes. "La seule aventure politique d'envergure en cette fin de siècle", estime Dominique Wolton.

La question est alors la suivante: s'il fut possible à quelques intellectuels d'imaginer das "Eine Europa" (Nietzsche, 1885), l' Europe une, ou l' Université européenne (comme déjà dans son "Tractatus" de 1664, le roi de Bohème Jiri Podiebrad), et d'en réactiver le mirage de siècle en siècle (de Leibnitz à Rousseau, Romain Rolland, Stefan Zweig, Husserl, Raymond Aron, pour ne citer que certains noms illustres, il n'est pas facile d'y faire adhérer les peuples européens pour lesquels l' Europe n'est qu'entité abstraite. Utopie, si l'on veut, mais au sens négatif et péjoratif du terme: chimère, illusion, rêverie vague.

Ou, au contraire, réalité simplement économique, grand marché d' échanges, construit par 50000 fonctionnaires et hommes politiques, par-dessus la tête et les aspirations de 340 millions d'habitants.

Un grand marché prometteur certes, mais aussi inquiétant, en particulier pour certaines catégories menacées (paysans, pêcheurs). Un ensemble auquel l'effondrement du communisme soviétique, symbolisé par la destruction du Mur de Berlin, semble enlever tout caractère d'urgence et vider d'une partie sa signification politique (union des démocraties attachées aux Droits de l'homme face aux totalitarismes).

 

De l' Europe pensée à l' Europe vécue

 

La question posée par Dominique Wolton, est alors la suivante: comment passer de l' Europe économique -voire technocratique- à l' Europe démocratique? Comment faire pour que les 340 millions d'habitants n'acquièrent pas la citoyenneté européenne, parce que des textes négociés entre spécialistes le décrètent, mais se sentent effectivement citoyens de l'Europe? Ou encore: comment réussir le pari démocratique de l'Europe? Comment la démocratie, qui a toujours existé au sein d' Etats-nations, peut-elle naître au plan européen, dans un cadre beaucoup plus large, et surtout dans un contexte restant abstrait parce que ne résultant pas d'un vécu commun effectif?

Dominique Wolton, directeur de recherche au CNRS, directeur du laboratoire "Communication et politique" et de la revue "Hermès", s'est fait connaître par son "Eloge du grand public" (1990), qui prolongeait un livre plus ancien sur les médias, rédigé avec J.-L. Missika ("La folle du logis, la télévision dans les sociétés européennes", Galimard, 1983.

Ces deux ouvrages peuvent sembler éloignés de l'interrogation actuelle sur l' Europe. Mais, déjà, se posait un problème et étaient définis des concepts dont se servira la troisième partie de "La dernière Utopie". En effet, la question centrale (le passage d'une Europe économico-technocratique à une Europe démocratique) est divisée en quatre questions plus simples: celle des institutions, des idéologies, de la culture, de la communication (à quelles conditions -sur ces plans successivement envisagés- le passage souhaité est-il favorisé, ou, au contraire, entravé?)

 

Les institutions politiques

Maastricht

 

Le traité de Maastricht, signé le 7 février 1992, est une tentative pour remédier au "déficit démocratique" antérieur, pour engager l' Europe sur les voies de la démocratie. L' Acte unique, signé en 1985, prévoyait la réalisation du marché intérieur pour la fin 1992. Maastricht compensait ses visées trop strictement économiques. Ne faisait-on pas, d'ailleurs appel à l'adhésion populaire par le recours au suffrage universel? L' Europe devenait l'affaire de chacun.

Le contenu du même traité atteste cette visée politique, même si les clauses monétaires sont importantes (monnaie unique, politique monétaire commune): instauration d'une citoyenneté unique permettant la liberté de circulation, le vote et l' éligibilité dans le pays de résidence, le droit de pétition devant le Parlement européen; diminution des pouvoirs de la Commission de Bruxelles: le Conseil européen (les chefs d'Etat et de gouvernement) définit les orientations générales, et la Commission, organe permanent désigné par les gouvernements et confirmé par le Parlement, est chargée d'appliquer les décisions du Conseil; de plus, en vertu du "principe de subsidiarité", la Commission ne peut se saisir de ce qui peut être fait au niveau des Etats membres.

Or, l'accueil reçu par le Traité (le non danois, le presque non français, le oui mais britannique, etc.) servit de révélateur à ce qui constitue la thèse centrale du livre de Wolton: les opinions publiques sont restées chacune dans leur Etat-nation, le projet n'a aucune assise sociale et/ou populaire, parce que les citoyens n'ont aucune expérience (autre que touristique) de l' Europe.

Le fameux "déficit démocratique" tient à cette absence d'expérience effective (et affective).

On ne le comblera pas simplement en inventant d'autres institutions, ou en ouvrant des débats inédits. "L' Europe, c'est quoi? Quelque chose de lointain, d'abstrait et souvent de menaçant...".

Ce qui fait que:

"sans cadre concret de perception, la plus grande partie des citoyens appréhendent l' Europe au travers de ce qui peut constituer leur identité: la nation".

Ainsi s'explique le quiproquo du débat: conçu pour desserrer l'étau technocratique, le Traité fut au contraire perçu comme un renforcement de celui-ci. D'autant que si la volonté démocratique était claire, le projet politique restait flou, indéterminé, comme si l'on remettait toujours à plus tard le souci de le préciser (ce n'est pas encore le moment, ce n'est pas de cela qu'il s'agit, on verra bien).

Plusieurs modèles d'organisation s'affrontent en fait, mais à fleurets mouchetés:

-le modèle confédéral;

-le modèle fédéral;

-La Communauté;

-L' Europe des nations;

-L' Europe par les nations;

-L' Europe des régions.

 

Le modèle confédéral

 

Pour les juristes, une confédération est une association d' Etats indépendants qui ont, par traité, délégué certaines de leurs compétences (diplomatie, défense...) à des organes communs sans constituer cependant un nouvel Etat superposé aux Etats membres" (Serge Guinchard et Gabriel Montagnier, "Lexique des termes juridiques").

Les Etats s'associent mais conservent leur souveraineté. La confédération est, au fond, une alliance confortée. Les règles juridiques ne valent pas pour l'ordre interne des Etats.

François Mitterrand a évoqué l'idée d'une Confédération européenne. Pensait-il à une solution d'avenir, ou à un mode provisoire d'organisation permettant d'accueillir les pays d' Europe de l' Est? La Communauté européenne semble "un entre-deux indéfinissable", entre la confédération et la fédération.

 

Le modèle fédéral

 

Le "Robert" propose cette définition: "Se dit d'un Etat dans lequel les diverses compétences constitutionnelles sont partagées entre un gouvernement central et les collectivités locales qui forment cet Etat".

Trois principes valent, selon J. Gicquel: superposition du super-Etat aux Etats, autonomie des Etats associés dans certains domaines, participation par collaboration du Tout et des parties (cf. J. Gicquel, "Droit constitutionnel et Institutions politiques", Montchrétien, 1991). Système à géométrie variable, la fédération a son centre de gravité en celles-ci ou celui-là. Jean Monnet (1888-1979) en rêvait, comme, peut-être, tous les vrais européens.

 

La communauté

 

Certains se battent pour cette forme floue, cet ensemble "indécidable", peut-être parce qu'il reste ouvert à tous les avenirs possibles, et légitime les politiques les plus diverses: "C'est la Communauté des nations de la Grande Europe" (Alain Lamassoure, discours à l'Asemblée nationale, le 6 mai 1992).

Pour les fonctionnaires européens, la "méthode communautaire" est déjà à l'oeuvre. Son indétermination permet une Europe à plusieurs vitesses (la Grande-Bretagne, par exemple, est exempte de l' union monétaire).

 

L' Europe des nations

 

Défendue en France, par J.-P. Chevènement et Philippe Seguin: déléguer le moins possible à la Commission, refuser tout abandon de souveraineté dans les domaines essentiels (défense, monnaie, justice).

 

L' Europe par les nations

 

L' Europe est souvent un anti-européanisme qui ne s'avoue pas comme tel. L' Europe par les nations est une position différente défendue par Paul Thibaud dans un livre où il débat avec Jean-Marc Ferry ("Discussion sur l' Europe", Calmann-Lévy, 1992).

Paul Thibaud croit à une possibilité d'européanisation des nations, progressive, "appuyée sur la légitimité maintenue des nations" (op. cit. p. 88), seules susceptibles de fournir aux citoyens leur identité, mais "rendant possibles diverses modalités de participation à l'Europe" (ibid. p. 891).

 

L' Europe des régions

 

Il s'agit de:

"contrebalancer le pouvoir accru donné aux instances du haut (l'Europe) par une autonomie accrue des instances du bas (les régions), suite à la disparition progressive de l'instance du milieu (l' Etat-nation)".

Celui-ci est trop petit pour les grands problèmes, trop grand pour les petits problèmes. Le déficit démocratique de l' Europe serait comblé par le surplus démocratique de la région. La difficulté de l' Europe des régions vient de ce que toutes les nations ne sont pas également décentralisées, qu'il est "impossible de définir à l'échelle européenne ce que serait une région tant les expériences sont différentes".

 

L'identité culturelle

 

Une Europe?

 

Au flou des projets politiques, que les campagnes électorales ne contribuent pas toujours à éclaircir, s'ajoute la difficulté de définir une culture européenne. De nombreux "intellectuels" ont cru à l' Europe une, "das Eines Europa" (Nietzsche, 1885):

"Le chemin des philosophes conduit donc à l' Europe. Leibniz, Rousseau et Voltaire, Bentham auteur du "plan de pacification permanente pour toute l' Europe" en 1789, et Saint-Simon, le père du Parlement européen, Novalis et Nietzsche, Husserl, Ortega y Gasset et Benedetto Croce face aux fascismes" (Jacques Delors: préface à Jean-Pierre Faye, "L' Europe une, Les philosophes et l' Europe", Gallimard, 1992).

Mais, cette "route des philosophes", si d'illustres écrivains et penseurs s'y retrouvent, les peuples ne l'empruntent pas, ou ne la fréquentent qu'en touristes. La foi en l' identité culturelle européenne n'appartient pas à la culture de masse. Sur ce plan, le déficit démocratique n'est pas éloigné de la faillite ou du dépôt de bilan.

Où trouver, d'ailleurs, l'identité? A l'époque médiévale, l' Europe était la Chrétienté, et le pape Jean-Paul II voit encore dans les valeurs chrétiennes et humaines ce qui peut constituer son ciment.

Si l' identité est d'abord morale, certains en placent plutôt la source dans la croyance aux droits de l'homme et la valeur de la démocratie. Même l'unité géographique fait problème: où finit, où commence cette petite péninsule de l'Asie?

La communauté de destin que certains invoquent est, d'abord, celle de guerres incessantes entre nations rivales. L' Europe réalise-t-elle vraiment la synthèse, rêvée par Paul Valéry, de ses trois origines (la philosophie et les mathématiques grecques, le droit romain, le christianisme)?

Ne devons-nous pas plutôt, reconnaître, comme Edgar Morin, que cette difficulté de penser l' Europe, c'est d'abord "la difficulté de penser l'un dans le multiple, le multiple dans l'un", ou "l'identité dans la non-identité", autrement dit la complexité? (E. Morin, "Penser l' Europe", Gallimard, 1987).

Pour l'historien hongrois Jeno Szucs, il vaut mieux renoncer à l'idée d'une Europe unique, car il y a, en fait, trois Europes: L' Occident, l' Europe de l' Est, et, coincée entre ces deux espaces, l' Europe du Centre-Est, comprenant notamment la Hongrie, la Pologne et la Bohême. (Jeno Szucs, "Les trois Europes", 1985).

A moins de ne trouver l'unité que dans la différence avec l'autre: l' Occident est l'autre de l' Orient, la chrétienté fut l'autre du monde musulman, la chrétienté latine fut l'autre de la chrétienté byzantine (avant de se diviser elle-même en catholicisme et protestantisme).

Mais, alors, le risque est de considérer qu'il y a des degrés dans l' "européanité":

"On est plus ou moins européen. Ainsi, si le monde protestant me semble tout aussi européen que le monde catholique, l'appartenance à l'Europe du monde oriental, de tradition grecque et orthodoxe, me semble moins nette..." (Bretten, "Identité européenne, une et multiple", in Lenoble J., Dewandre N., l'Europe au soir du siècle". Esprit-le Seuil, 1992.)

Comment la foi européenne serait-elle partagée par l'ensemble des citoyens? Comment ceux-ci y trouveraient-ils leur identité, une identité qui se révèle, comme on vient de le voir, si difficile à définir?

Les pères de l' Europe sont tombés à ce propos dans "l'illusion moderniste": tout ce qui est moderne étant synonyme de progrès et de changement, il suffirait de construire des structures économiques européennes, celles-ci favoriseraient la croissance, provoqueraient alors des transformations sociales, entraîneraient une réorganisation des institutions politiques, favoriseraient finalement une prise de conscience européenne, voire une "religion" de l' Europe facteur de Progrès.

Or les masses n'ont pas suivi, attachées à leur identité nationale, la nation seule nourrissant l' eurocratie comme hostile ou du moins étrangère à la Nation. Ce dont profitait l' extrême-droite qui s'auto-proclamait propriétaire des valeurs traditionnelles prétendument délaissées.

Wolton propose de mette fin à cette dérive, ce cesser d'opposer identité européenne et identité nationale:

"Plus d'espace politique européen s'élargit en nombre de pays, plus il est nécessaire de valoriser les identités de départ. Toujours selon le principe élémentaire selon lequel il ne peut y avoir de nouvelles identités sans intégration des précédentes".

Mais comment réaliser ce nécessaire dépassement, sans en faire comprendre la nécessité? Sans le communiquer, autrement dit, afin que se réalise une Europe enfin démocratique, avec l'accord de tous?

 

La communication

 

La communication est d'autant plus éloignée du véritable dialogue démocratique qu'elle se fait dans un contexte social qui ne favorise pas, c'est le moins qu'on puisse dire, un tel dialogue: celui de la "démocratie de masse", ou de la "société individualiste de masse", de la "foule solitaire", pour employer l'expression de David Riesman. Celui-ci met au jour une contradiction centrale: promotion de l'individu d'un côté, triomphe du nombre et de la massification (et donc de l'anéantissement des individualités) de l'autre.

"Pour le dire d'un mot, le citoyen d'aujourd'hui est un géant en matière d'information et de consommation, et un nain en matière d'action. Il peut tout savoir et tout consommer, mais il ne peut agir sur la réalité, trop compliquée, trop organisée. Il est trop éloigné des lieux de décision".

Or l' Europe ne résout pas les contradictions de la "démocratie de masse". Elle les aggrave au contraire, puisqu'elle est distance croissante entre l' individu et les centres du pouvoir, bureaucratisation et réglementation à la fois plus importantes et plus difficiles à bien comprendre, élargissement de l'ensemble collectif au détriment de cet ensemble.

Ces difficultés ou contradictions aident à comprendre les problèmes de la communication, dont elles constituent le contexte social.

 

Les limites de la télévision

 

Poursuivant des analyses qu'il avait commencé d'entreprendre dans son "Eloge du grand public" (Flammarion, 1980), Dominique Wolton explique qu' "information et communication ne sont pas forcément des alliées de l' Europe démocratique à construire", le moyen de renforcer l'adhésion. Beaucoup y ont cru: la communication fait reculer les préjugés.

Si elle aida la démocratie dans les différents Etats-Nations, elle devrait pouvoir rendre le même service au niveau de l' Europe. Et, s'appuyant sur ce raisonnement, on souhaite que le médium le plus largement utilisé (la télévision) vienne en aide à la démocratie européenne défaillante.

Un tel espoir rencontre de nombreuses objections. D'abord, si la télévision standardise, homogénéise, "massifie" les individus au niveau national, elle devrait jouer un rôle similaire -et peu souhaitable-, dans le cadre européen plus vaste.

Ensuite, si la télévision peut favoriser la technocratie, l'économie, elle n'est pas apte à entraîner l'adhésion de tous. Au contraire, au lieu d'accélérer le consentement, elle peut provoquer un sentiment de rejet, une réaction à la menace constituée par un surcroît de communication. Il ne suffit pas de posséder les outils de communication pour espérer entraîner l'adhésion: ils peuvent être en avance sur les attentes de celui qui reçoit la communication, et, ainsi, tourner à vide.

Le débat sur Maastricht a apporté sur ce plan plusieurs leçons:

1. Les récepteurs n'avaient pas l'expérience de bien recevoir l' information. "Plus il y avait de communication, moins celle-ci avait d'impact". Le rôle des récepteurs est capital: ou bien ils ne peuvent pas recevoir le message (le cadre d'interprétation manque), ou bien ils ne veulent pas, par choix idéologique.

2. Il est faux de croire que les médias ont une influence incontournable sur l' opinion publique: "sinon cette influence aurait joué ici en faveur de Maastricht", puisque de printemps 1992 à fin juin 1992, les médias épousaient la thèse du oui.

De ce point de vue, ce serait une erreur de croire qu'il suffirait d'une chaîne européenne pour accélérer l'unification européenne.

3. Pour que le débat sur l' Europe soit lui-même immédiatement européen, il faudrait un espace public qui ne soit pas lui-même national. Or il n'y a pas actuellement d'espace public européen: l' identité et la communication restent nationales.

L'espace public s'est constitué, selon Jürgen Habermas, au XVIIIe siècle, comme une sphère intermédiaire entre la société civile et l' Etat. Il peut être défini comme le lieu, accessible à tous les citoyens, où ceux-ci peuvent se concerter, se confronter. Dans les petites cités grecques, il était localisé dans l'espace collectif: l' "agora". Dans les immenses nations modernes, la sphère des débats collectifs ne se tient plus en un endroit déterminé.

 

L' Europe des coeurs

 

Le livre de Dominique Wolton recense donc les difficultés de passer d'une Europe encore technocratique à une Europe vraiment démocratique, voulue par tous, et non quelques-uns: une poignée d'illustres penseurs, et quelques milliers de technocrates. Les difficultés sont politiques (le flou des projets institutionnels), culturelles (les ambiguïtés de l' identité européenne, et de sa prise de conscience), "communicationnelles" (les limites et cloisonnements nationaux des espaces publics).

Si certains n'y voient qu'un marché enfin à la mesure de l'immense marché mondial, voire un simple rafistolage du capitalisme, d'autres lui reprochent d'aller trop loin, de sous-estimer l'importance des Etats-Nations, d'autres au contraire de ne pas aller assez loin, de n'être qu'un nationalisme élargi, étranger à la conscience planétaire de la "Terre-patrie".

Double reproche contradictoire qui rend compte de deux mouvements inverses mais complémentaires: l'un "qui nous fait dépasser la nation, l'autre qui nous réduit à la province" (Edgar Morin, op. cit., p. 199). La province d'une communauté humaine universelle, assumant son destin planétaire.

De même qu'il n'y a pas de conflit entre l' identité nationale d'un Européen et son identité européenne, il ne saurait y en avoir entre celle-ci et son identité humaine, puisque l'Europe est le laboratoire où elle se forme:

"L' identité européenne et l' identité planétaire sont l'une et l'autre sous-développées, mais elles ne sont nullement contraires l'une à l'autre, elles se lient justement dans la conscience qui lie l'idée de Méta-Nation et celle de Province Europe" (Edgar Morin, ibid., p. 200).

Encore faut-il, pour que l'Europe soit vraiment démocratique, que cette conscience soit celle de la majorité des 340 millions de citoyens.

 

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Histoire ....

Histoire de passer le temps, même si cela est une histoire sans importance , je vais vous raconter une histoire sans en faire toute une histoire.

C'est l'histoire d'une femme qui n'est pas une histoire sainte , ni une histoire fabriquée de toutes pièces...

A 20 ans de son histoire, elle croyait mener une vie sans histoire , elle ignorait qu'elle allait s'attirer des histoires...

Elle connut une histoire courte qui fut une histoire compliquée , la morale de cette histoire fut qu'elle prit conscience qu'elle avait enjolivé l'histoire qui n'était pourtant pas une histoire à dormir debout .

Si elle eut des histoires à pleurer, elle eut aussi des histoires drôles, des histoires amusantes, des histoires de dingues, des histoires étranges ...mais jamais elle n'eut de sales histoires.

Et aussi de belles histoires d'amour , des histoires qui se répètent ...

Aujourd'hui, elle attend une nouvelle histoire ,peut -être le plus beau de l'histoire , mais cela l'histoire ne le dit pas encore puisque c'est une autre histoire ...

Liliane.

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Les victimes sans assistance

Méditation

 

Je me sens lointaine, isolée.

Je sais ce qui trouble mon âme,

Le sort de milliers d'immolés

Et des agissements infâmes.

 

Les pandémies sont redoutables.

La médecine en vient à bout.

L'actuelle est incomparable,

Différente du tout au tout.

 

À l'abri du présent carnage,

Dont je recueille les échos,

Je crois entendre d'un autre âge,

 Mais distinctement quelques mots.

 

Victimes d'un crime odieux,

Mourant, des croyants étonnés

Ont sans doute dit à leur Dieu:

Pourquoi m'as-tu abandonné?

 

27 février 2015

 

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