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Une source de joie

Pantoum

Convertis en vers, des émois,
Ressentis comme des délices,
Tels quels et dès qu'ils attendrissent.
Forment une source de joie.

Ressentis comme des délices,
Ils surprennent nombreuses fois.
Forment une source de joie.
Les mots vrais sont sans artifices.

Ils surprennent nombreuses fois.
Ô l'énergie inspiratrice!
Les mots vrais sont sans artifices.

Elle fait entendre sa voix.

Ô l'énergie inspiratrice!
On la nommait muse par choix.
Elle fait entendre sa voix
Lors vocables et sons s'unissent.

3 novembre 2017

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mon amie Anne JGobert

Aujourd’hui, il ne fait pas très bon, le soleil a disparu et j’ai une nouvelle à t’annoncer. Cela fait un moment que je dois te l’écrire et cette fois, je suis presque au pied du mur. 

Rappelle-toi que je t’ai dit que ma copine Anne avait été en Afrique, il y a peu de temps et qu’elle en était toujours un grand fan. Elle est rentrée avec des étoiles plein les yeux et quelques adresses de nationaux. 

Par son intermédiaire, j’ai fait la connaissance de Nahas Angula, africain et natif de la Namibie, pays pas loin de l’Afrique du Sud, du Botswana, du Zimbabwe et de la Zambie où Anne a des amis. 

Ce monsieur est déjà marié et a 4 femmes et une vingtaine d’enfants. Il habite un village pas trop loin de la Capitale Windhoek et s’occupe d’élevage.

Sa vie est assez sommaire et tout est bio. Nahas m’a demandé d’aller le voir et peut-être de rester là-bas. Ma réponse n’est pas encore donnée parce que je dois teindre mes cheveux en noir ce qui me paraît difficile. 

Après de nombreuses discussions et pour ce qui est des corvées sur place, vu que j’ai des difficultés de marcher, je n’irai pas chercher l’eau au village voisin, je resterai à demeure pour faire la cuisine.

La vie au grand air va me faire un bien fou, moi qui cherchais un peu de liberté, me voici bientôt à tout vent et au soleil.

Anne viendra me rejoindre dans quelques temps, son attrait pour l’Afrique qu’elle m’a communiqué va nous permettre de vivre autre chose.

Je n’en ai pas encore parlé aux enfants, c’est un petit point à voir avec elles. Martin est apparemment d’accord de me laisser partir pour cette aventure  et il m’accompagnera à l’aéroport fin du mois prochain. 

J’ai décidé de ne pas prendre de grosses valises, un sac suffira et un box frigo m’est nécessaire pour mes médocs. Nahas m’affirme que l’on trouve de tout à la Capitale et que cet endroit est très civilisé.

Voilà, c'est dit.

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Il en sera toujours ainsi

Morne est le décor que je vois,
Figé mouillé dans le silence.
Sereine, j'accueille l'absence
Laissant la paix au creux de moi.

Je vis passive, solitaire
Mais connais les événements,
Les drames, les chavirements,
Rendant les justes solidaires.

Certes, pensive, je médite
Sur l'étrangeté de la vie.
Elle m'exalte, me ravit
Or nombreux la disent maudite.

Des êtres s'avérant nuisibles,
N'éprouvent pas de châtiments.
D'autres, vivant innocemment,
Subissent une fin horrible.

Il en sera toujours ainsi.
Or la providence console
Les survivants qui se désolent,
Leur douleur vite s'assoupit.

L'instant demeure sans éclat.
Mon esprit me mène en errance,
Me fait célébrer la brillance.
Ne l'entends pas mais mon coeur bat.

2 novembre 2017

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Hymne au temps

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Arcus aux couleurs obombrées des larmes de solitude
Que tinte et ruisselle les perles de ta ligne de grain !
Que grondent tes courants vifs de désirs en divin postlude !
Pour que le sol soit sigillé du tumulte des saints

Éclair fulminant le ciel sous le souffle des puissants
Ourle de dentelle blanche la robe du néant !
Lance les charges électriques de ton fouet en arc puissant !
Que se tresse sur ton échelle les lacés du temps

Ô roi ! courbe la corrélation des fragments d'espace
Esquisse messagers et serviteurs de l'empyrée
Matérialisant la symbolique des forces qui glacent

Tyran, le deuil sillonnant l'air attige toutes grandeurs
Blâmant du flot de sa déchirure joies et labeurs
Des moribonds hurlants leurs affres sous l'andante menace

Nom d'auteur Sonia Gallet

Recueil © 2017

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C'EST UNE JOURNEE VIDE...

C'est une journée vide

Elle s'écoulera trop vite

Car désirs sont timides

Et l'ardeur trop petite!

Le ciel est d'un gris tendre

Et le vent si léger.

Au loin on croit entendre

Quelques oiseaux chanter...

C'est le temps d'une pause

Le corps est fatigué

Le rien à petite dose

Aide à se ressourcer!

Quelques instants perdus

On peut s'y retrouver

Et le cœur éperdu...

Réapprendre à rêver!

J.G.

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Un geste d'une fraîcheur suave


En hommage à monsieur président de la république française

Les très importantes personnes
Peuvent rarement éviter
Le soupçon de sévérité
Qui sans cesse les environne.

Cela ne les affecte guère.
Elles doivent tenir leur rang,
Ne peuvent agir autrement.
Leur différence leur est chère.


Qui aurait pu imaginer,
Le président, que le temps presse,
S'abandonnant à la tendresse,
Et au plaisir de badiner.

Un poème pour une enfant,
Vivant dans un autre pays,
En la langue de celle-ci,
La plongeant dans l'enchantement.


1 novembre 2017

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administrateur théâtres

BRICKLIVE, une invention anglaise! Du 27 octobre au 5 novembre2017, une première en Belgique pour les amateurs de LEGO®.12273253281?profile=original

Au pays du surréalisme, se déroule  en ce moment à Tour & Taxis une gigantesque foire-exposition itinérante, le rendez-vous des AFOL : Adults Fans Of Lego. Il pourront l’espace d’une semaine profiter de plus de 3,000,000 briques de Lego sur une surface de plus de 5,000 m2. On dit que 300.000 adultes sont de vrais fans de Lego! Ils ont des clubs et consacrent temps et argent à leur hobby architectural. 

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La semaine de vacances de Toussaint se prête bien à l’aventure pour qu' un public nombreux  puisse  venir en famille ou entre amis pour réaliser des rêves de construction les plus extravagants, à l’aide de milliers de briques ou simplement par curiosité ! Mais qui ne se laissera pas tenter par l’expérience de créativité digitalo-motrice?  On se promène à travers plusieurs espaces thématiques : sculptures grandeur nature d’animaux de la jungle,  architecture, histoire,  légendes d’hier et d’aujourd’hui, playpools géantes de toutes les couleurs dans lesquels plongent des dizaines d'enfants, racetracks,  zones multimédias, concours… car une foule d’activités sont offertes.

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L’organisation de ce festival pur plastique  semble souscrire au principe: « Think outside the box and rejoice ! » Les adeptes, vétérans et jeunes enfants,  n’ont pas de maquettes, ils ne font pas du modelling, ils inventent, pendant une journée entière s’ils le veulent, quel que soit l’âge! Et les résultats exposés sont fabuleux!

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Du plus petit au plus grand, on peut les observer construire avec ce  silence de concentration particulier et  indispensable à la création, et pourtant le monde bourdonne autour d’eux. Ils voyagent dans l’imaginaire.  Les adultes renouent sans complexe avec les plaisirs d’enfance, ils retrouvent  le bruit familier  des pièces que l’on brasse et que l’on racle pour trouver la pièce manquante…en Homo faber passionnés. On les voit tisser la brique avec passion, butinant librement les bacs de pièces de Lego qui offrent toutes les couleurs de l’arc en ciel et les nouvelles sortes de briques les plus sophistiquées, jusqu’au le blanc solo et futuriste pour répliquer l’architecture de demain! Il n’est même pas dit qu’ils s’arrêteront pour manger ou boire… Rêver, planer, fabriquer, prendre en photo, caresser, abandonner derrière soi et recommencer autre part, pris par un nouveau flot d’imagination! Les stewards tout sourire en Tshirt ramassent inlassablement les morceaux épars,  achèvent de les démanteler, les classent et les remettent en circulation.  La ruche des petites briques danoises  n’arrête pas de se recycler ! Voilà  une expérience unique, étrange et fort intéressante…. Mais pas seulement. Solidaire, aussi.

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Placée au milieu de l’exposition, la fresque Ducobu offre à chaque visiteur la possibilité de soutenir la recherche à l’Hôpital Universitaire des Enfants Reine Fabiola. Pour 2€ on reçoit une plaque LEGO et un sachet de briques avec modèle à suivre, pour participer à la grande fresque. Ce geste sera remercié par un ticket de tombola donnant une chance de gagner l’un des multiples cadeaux offerts par la maison d’édition Le Lombard, partenaire de l’initiative. Plus de 1000 lots seront à remporter : des boites LEGO, plus de 700 exemplaires de bandes dessinées, dont certaines dédicacées (Ducobu, Thorgal, etc.) et de nombreuses figurines!

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Tous les fonds récoltés grâce à la fresque seront reversés à l’Hôpital Universitaire des Enfants Reine Fabiola. Inauguré en 1986, l'HUDERF est l'unique hôpital universitaire belge entièrement réservé à la médecine des enfants : tout y est conçu pour eux et leurs parents. De la naissance à l'adolescence, les enfants y reçoivent les soins les plus complets dans le respect de la charte des droits de l'enfant hospitalisé. La remise du chèque des fonds récoltés se tiendra le samedi 18 novembre 2017 à 16 heures dans la salle Gothique de l’Hôtel de Ville de Bruxelles en présence de jeunes patients, leur famille et des membres de l’équipe médicale.

Une visite de l’exposition BRICKLIVE sera également organisée pour les patients chroniques soignés à l'HUDERF, accompagnés de leurs parents et des éducateurs de l’hôpital.

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http://www.bricklive.be/fr/home

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Perle de Vie

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Une perle salée
A la beauté acidulée

S'était écoulée

Fatiguée

Écorchée vive

D'une tristesse ivre

La gouttelette perdue

De particules inconnues

S'était posée doucement

Sur un calice diamant

D'un sépale gracile

A la tendresse câline

Il l'a prise sous son aile

Lui confiant des "je t'aime"

Le temps a fait son oeuvre

Et l'amour un chef d'oeuvre

L'un et l'autre absorbés

En un démentiel cœur sublimé

Créant la plus belle des beautés

D'une subtile rareté

Et depuis ce jour-là

A chaque fois

Qu'une fleur pleure

On dit que son bonheur

Reflète de tout son éclat !

Delattre L. © LouMiss 01.11.17

Image du Net

Texte protégé à découvrir sur le blog http://loumisspensees.blogspot.be/2017/11/perle-de-vie.html

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L'usage de la courtoisie


À José Delattre

Souvent, j'éprouve des émois
Qui me semblant nouveaux m'étonnent.
Je répands la joie qu'ils me donnent
Mais garde le chagrin en moi.

Par magie, des mots réunis,
Avec art, engendrent des sons.
L'âme, l'esprit, à l'unisson,
Se reposent dans l'harmonie.

J'ai l'envie d'offrir un poème
Quand il me semble bien écrit.
Si le récitant, je souris,
Il se peut qu'un inconnu l'aime.

Le savoir peut me réjouir.
Nombreux adoptent le silence,
Ne révèlent pas ce qu'ils pensent.
Me lisant, ont-ils du plaisir?

Un lecteur parfois me rappelle
L'usage de la courtoisie.
Aussitôt, me sens attendrie.
Certes ses dires m'interpellent.

I novembre 2017

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Un rosier rouge

Laisse-toi aller
où te conduisent tes pas
ne sois pas si pressée
on ne sait parfois
ce que l’on cherche
qu’après l’avoir trouvé
un rosier rouge
dans un jardin
plein de ronces
et d’herbes folles

(Martine Rouhart)

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La Symbiose

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J'ai posé sur ton cœur de sel
Une perle de mon essentiel
Un peu de moi au goût sucré
Avec cette saveur d'éternité

Délicatement, tu l'as absorbée
Et en toi, elle s'est développée
Comme une douce alchimie
La symbiose de nos deux vies

En véritable diamant sacré
Douceur et finesse alliées
En ton âme, je me suis lovée
Pour ensemble nous élever

Alors, de l’obscurité, une étincelle
Éclabousse de reflets lumière
Rebondie dans l’atmosphère
En éclats de poussières...

Nos deux cœurs à l'unisson
Dans une mélodie en diapason
Ne font désormais plus qu'un !
Aujourd'hui et demain...

Laurence D. © LouMiss 05.10.16

Image du Net

Texte protégé à découvrir sur blog https://loumissangelpoesie.blogspot.be/2016/10/la-symbiose.html

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Ma vie est devenue un conte

À Alain

Le présent occupe mon temps.
À exister, je me prélasse,
Mets en des mots certaines grâces,
Le fis pour mes émois d'antan.

Il advient que je m'en souvienne.
Quand j'admire une photo,
Réagit souvent aussitôt,
La très vigilante gardienne.

La frêle jolie demoiselle.
Aux longs cheveux, et aux yeux clairs,
Radieuse disait des vers,
Surprenant des copains près d'elle.

À la Maison des Étudiants
Avec une grande innocence,
Elle faisait la connaissance
De ceux qu'elle trouvait brillants.

Elle devenait amoureuse.
N'avait le goût de travailler,
Laissait fermés livres, cahiers.
S'émouvait des nuits somptueuses.

Avec vague à l'âme, le soir,
Elle écrivait de courts poèmes
Ne s'adressant qu'à elle- même.
L'important était de vouloir.

Ma longue vie d'efforts et voeux!
Je souris me sentant sereine.
Ma constance ne fut pas vaine.
Mon sort me semble fabuleux.

30 octobre 2017

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Ton image en tous lieux peuple ma solitude.
Quand c'est l'hiver, la ville et les labeurs d'esprit,
Elle s'accoude au bout de ma table d'étude,
Muette, et me sourit.

A la campagne, au temps où le blé mûr ondule,
Amis du soir qui tombe et des vastes couchants,
Elle et moi nous rentrons ensemble au crépuscule
Par les chemins des champs.

Elle écoute avec moi sous les pins maritimes
La vague qui s'écroule en traînant des graviers.
Parfois, sur la montagne, ivre du vent des cimes,
Elle dort à mes pieds.

Elle retient sa part des tourments et des joies
Dont mon âme inégale est pleine chaque jour ;
Où que j'aille, elle porte au-devant de mes voies
La lampe de l'amour.

Enfin, comme elle est femme et sait que le poète
Ne voudrait pas sans elle oublier de souffrir,
Lorsqu'elle me voit triste elle étend sur ma tête
Ses mains pour me guérir.

Charles Guérin.

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J'ai dit à mon coeur Musset

J'ai dit à mon cœur, à mon faible cœur :
N'est-ce point assez d'aimer sa maîtresse ?
Et ne vois-tu pas que changer sans cesse,
C'est perdre en désirs le temps du bonheur ?

Il m'a répondu : Ce n'est point assez,
Ce n'est point assez d'aimer sa maîtresse ;
Et ne vois-tu pas que changer sans cesse
Nous rend doux et chers les plaisirs passés ?

J'ai dit à mon cœur, à mon faible cœur :
N'est-ce point assez de tant de tristesse ?
Et ne vois-tu pas que changer sans cesse,
C'est à chaque pas trouver la douleur ?

Il m'a répondu : Ce n'est point assez,
Ce n'est point assez de tant de tristesse ;
Et ne vois-tu pas que changer sans cesse
Nous rend doux et chers les chagrins passés ?
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administrateur théâtres

Mises en résonance : « Magritte, Broodthaers & Contemporary Art » Ceci n’est pas une rétrospective…

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Pour le 50e anniversaire du décès de Magritte, voilà deux compères réunis ! En 150  tableaux, sculptures, installations, films et documents, on peut parcourir  les liens de pensée esthétique entre Magritte et Marcel Broodthaers et en observer les nombreux prolongements auprès d’artistes  contemporains, à la manière d’une amplification plastique, poétique et actuelle. C’est ouvert 7 jours sur 7 aux Musées Royaux des Beaux-Arts à Bruxelles jusqu’au 18 février.

L’ami de Magritte, Marcel Broodthaers, poète et artiste belge est né dans la commune de Saint-Gilles à Bruxelles, en 1924 et est décédé à Cologne en 1976. Avant quarante ans, il pratique diverse métiers peu lucratifs, mais nimbés de liberté bohème chérie – écrivain, poète, libraire, guide d’expositions, journaliste et photographe… En 1964, le poète belge Marcel Broodthaers se vend aux arts plastiques en se nommant « artiste Pop ». Il abandonne sa Muse pour se mettre à fabriquer des produits visuels. Grand admirateur de Mallarmé, il justifie son changement de cap  en résonnance avec son fameux  « coup de dés » qui a inventé « l'espace moderne et contemporain de l'art ». Un manifeste contre l'exaltation romantique qu’il veut démythifier.

Il entrera dans le monde de l’art par la porte d’un pragmatisme ironique. Puisque ses livres de poésie ne se vendent pas, il en fera de l’art. « Moi aussi, je me suis demandé si je ne pouvais pas vendre quelque chose et réussir dans la vie. Cela fait un moment déjà que je ne suis bon à rien. Je suis âgé de quarante ans. L’idée enfin d’inventer quelque chose d’insincère me traversa l’esprit. Et je me mis aussitôt au travail… » Lors de sa première exposition, à la galerie Saint-Laurent à Bruxelles,  il expose donc une pile d’invendus de son dernier recueil, Le Pense-Bête (1964), agglutinés  dans  une enveloppe de plâtre. « Tiens, des livres dans du plâtre ! » Enfin, voilà le public qui réagit, ignorant que le poète enterrait sa muse!   « L’idée d’inventer quelque chose d’insincère me traversa l’esprit ». Et voilà des  casseroles remplies à ras bord de coquilles de moules vides avec ou sans sauce, accolées les unes aux autres dans un geste de dérision  caustique. Diable ! 68, c’est l’époque des pavés et de la provoc! Et les assemblages d’objets hétéroclites et jeux d’images et de mots marchent mieux que la poésie! Il meurt à 52 ans à Cologne et est enterrée au cimetière d’Ixelles.

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Sous la conduite de Michel Draguet, le commissaire en collaboration avec Charly Herscovici de la Fondation Magritte et Maria Gilissen, la veuve de Broodthaers, l’exposition « Magritte, Broodthaers & Contemporary Art »  parcourt l’œuvre de Magritte en en sens inverse du temps, depuis sa dernière toile achetée en remontant vers les tableaux de ses débuts, tout en associant son ami Broodthaers à chaque  étape et  le clin d’œil amusé d’artistes associés à  leur démarche  comme  Andy Warhol, Robert Rauschenberg,  Jaspers Johns, César, Ed Ruschan Sean Landers, David Altmejd, George Condo, Joseph Kosuth, Gavin Turk, …dans une mise en scène ludique, intéressante, presque théâtrale. Ce sera l’occasion de découvrir ces autres artistes à travers le  parcours à rebours de l’univers de Magritte. D’alpha à oméga : d’une pastille de Lune devant des feuillages (La page blanche 1967) jusqu’au Soleil éblouissant de la tombe (L’au-delà, 1938).


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L'Année Magritte a  commencé ce 11 mars 2017 dans le repère du surréalisme: "l'auberge-galerie d'art surréaliste où Magritte avait l'habitude de s'asseoir,  à La fleur en Papier doré, 55 Rue des Alexiens, à Bruxelles". René Magritte, né à Lessines en 1898, réside successivement  à Charleroi où il passe une enfance houleuse, Perreux-sur-Marne, Jette et enfin Schaerbeek. Très jeune, il nourrissait une véritable passion  pour le super héros  "Fantomas" ainsi que les auteurs de romans policiers  tels qu’Edgar Allan Poe, Maurice Leblanc ou encore Gaston Leroux. Il ne se remettra jamais du suicide de sa mère dans la Sambre, alors qu’il avait 14 ans. Lorsqu'il suit ses cours  à l'Académie des Beaux-Arts de Bruxelles (1916-1920), il est d ‘abord  influencé par l’Impressionnisme et découvre ensuite le "Futurisme", un mouvement né en Italie  qui rejette les traditions esthétiques traditionnelles. C’est une révélation pour lui,  lorsqu’il découvre le Canto d'amore  (1914) de Giorgio De Chirico maître de l'art métaphysique,   qui lui fait comprendre que la question n'est pas de savoir comment peindre mais bien ce qu'il faut peindre.

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L'"idée" devient donc pour Magritte la question essentielle. Il confronte les différentes réalités : l’idée, le mot,  l’écriture, l’image. Magritte est celui qui  veut rendre  la pensée visible, il s’interroge sur  le statut de la peinture, de l'objet, du langage, sur le rapport entre signifié et signifiant. Il estime que le langage trahit la réalité de l’objet. Magritte réunira sur ses toiles des objets appartenant à la banalité du quotidien de manière inhabituelle et surprenante, créant ainsi mystère et questionnements sans réponse, offrant un champ vierge de présupposés et libre pour l’imaginaire.

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Son but est de déboussoler le spectateur pour lui faire entrevoir d’autres réalités. Pour bouleverser notre vision, il crée des atmosphères denses,  figées, minérales. Il utilise la frigidité des couleurs, des perspectives faussées, des tailles d’objet disproportionnées… et donne ainsi naissance à l’absurde. L’antidote des émotions? Ou la transmission de l’inquiétude métaphysique ? Un bel exemple: le peigne, le blaireau, l’allumette, le ciel à la place des murs, le verre vert  plus grand que l’armoire à glaces où se reflète une fenêtre absente du décor dans « Les Valeurs personnelles » (1952).

"La peinture n'est pas un miroir qui reproduit les apparences du monde. C'est un miroir qui produit tout ce qu'il veut, y compris le dos des choses, leur face cachée. Confondre la peinture avec un art de la reproduction est une sottise."

  Après trois années très productives à Paris, il expose en 1929 son œuvre légendaire « Ceci n’est pas une pipe »  au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles mais l’accueil est toujours indifférent et c’est  New York (1936) et  Londres (1938) qui enfin, le consacreront. A Bruxelles, deux groupes de surréalistes se rapprochent pour se moquer des surréalistes parisiens qui hantent les salons: celui de Paul Nougé, fondateur du surréalisme bruxellois et adversaire de l'écriture automatique chère à André Breton et, et celui du peintre René Magritte. Plus intransigeants, ils ne considèrent pas  la littérature et l'art comme des fins en soi et ils en appellent à  des prises de conscience subversives, pour dénoncer l’oppression religieuse et l'ordre bourgeois.

12273258098?profile=original Magritte est devenu un artiste-phare du 20e siècle, mondialement connu et sa gloire posthume est pratiquement sans limite. La célèbre œuvre  Magritte, « Ceci n’est pas une pipe »,  dont le titre éloquent est « La trahison des images » (1929) est revenue en Belgique, le temps de l’exposition. Une belle brochure  vademecum en trois langues, rédigée par le passionnant Jean-Philippe Theyskens, historien de l'art et guide-conférencier aux musées  est à la disposition du public pour la visite. Amusez-vous, empipez-vous!  Et n’hésitez pas à passer un moment créatif dans l’atelier Magritte, Broodthaers & you!

Service de réservations :
Téléphone : +32 (0)2 508 33 33
Email : reservation@fine-arts-museum.be 

L'exposition est exceptionnellement ouverte tous les jours (7/7) ainsi que le Musée Magritte Museum

du 13.10. 2017 au 18.02.2018.

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La petite crèche JGobert

Depuis des nombreuses années, un petit personnage apparait dans ma vie au moment des préparatifs de la période de Noël. Il est discret, agréable et bien présent. Il emplit de bonheur ces jours étranges des fêtes de la nativité. Jours fébriles, agités qu’il transforme de sa présence en tendresse et amour.

Ces journées sorties de mon imaginaire, du fond de mon enfance, font partie d’un bien ancestral encré au cœur de ma famille, de mon être.  Ces aurores inhabituelles que je savoure petite comme un don de vie, un don du ciel.

Une petite crèche faite par un grand-père trop tôt disparu est devenue le point de départ de ces réjouissances magiques. Elle sort de sa boite en carton méticuleusement enveloppée de papier de soie jauni et prend possession de la pièce. Noël n’est pas riche à cette époque, une cougnole, du cacao et le bonheur simple autour d’une table à peine décorée. Du givre sur les carreaux et une douce chaleur bienfaisante fait le reste. La magie est là pour quelques jours.

J’y pense depuis des semaines à ce petit être fabuleux. Je guette par la fenêtre. J’attends des heures entières sa venue. Je l’imagine, vêtu de rouge et gambadant dans le jardin d’hiver. Cette année encore, je l’espère souriant et souhaite qu’il me donne un signe joyeux de sa présence. Je sais qu’il est là quelque part derrière cet écran de feuilles. Caché, dissimulé et attentif,  il observe ce monde qui n’est pas le sien et perçoit étonné le moindre bruit.

Depuis quelques années, les préparatifs de la fête ont pris une toute autre allure. Un magnifique sapin est entré dans la maison amenant avec lui guirlandes et ornements scintillants. Majestueux, il trône en maître et chacun l’admire.

Sous le sapin s’abrite la petite crèche de papy, discrète, dissimulée sous les branches envahissantes du nouvel arrivant. L’ensemble est coloré, joliment assorti et l’odeur du sapin frais ajoute une touche nouvelle à cet intérieure modeste.

Les jours passent et le petit personnage n’est toujours pas apparu. Ma fantaisie s’impatiente.  Lui d’habitude si présent, si important à mon cœur ne vient pas. Mon imaginaire le cherche, le prie et l’implore. Les souvenirs se poussent, se bousculent contre les parois de mon coeur et ne comprennent pas cette absence, cet abandon.

Le petit personnage a-t-il mal compris nos transformations de vie, nos dernières craintes, nos nouvelles défiances ? A-t-il mal saisi le sens d’un cri ? Lui rendre sa liberté imaginaire n’a pas été facile et renouer avec le fil de la réalité non plus.

Le petit personnage fabuleux manque à la fête. Je n’oublie pas tout ce bonheur joyeux donné pendant ses visites intemporelles. La petite crèche tristement l’attend inconsolable. Cette année, la neige tombe plus froide et aucune marque ne s’aperçoit sur ce tapis de douceur. Un vide immense s’installe où tombe la solitude des jours sans fin.

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L'Essence des Mots

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Quand le silence s’installe
Quand la distance s’étale
Les mots manquent cruellement
Et la tendresse devient détresse

D’un doux murmure
Que l’on vous susurre
Un souffle de vent
Un léger frémissement

Et la mémoire se rappelle
Le cœur alors se réveille
Juste un mot délicatesse
Comme une douce caresse

Et votre émotion en agonie
Reprend enfin vie
Comme c’est inattendu
Ce léger frisson perdu

De ces mots simplement
Tendrement chuchotés
Le cœur peut s’emballer
Et le corps entier vibrer

Cette sensation oubliée
Du langage intime sensuel
Est une poésie parfumée
Écrin de l’amour éternel

Laurence D. © LouMiss 23.07.16

Image du Net

Texte protégé à découvrir sur le blog https://loumissangelpoesie.blogspot.be/2017/01/lessence-des-mots.html

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La poésie

La poésie est une rivière qui prend sa source dans l'enfance.
Trop longtemps souterraine, elle a choisi un jour d'octobre pour rejaillir au soleil.
La poésie coule dans mes veines.
Elle ouvre mon cœur et mon esprit.
La poésie est un éternel printemps.
C'est un cœur d'enfant, un émerveillement.
J'appartiens à la poésie de cet univers.
Je suis poésie.
La poésie, le jardin secret de mes jeunes années
fleurira encore dans mes jours d'hiver.

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De l'autre côté...

Dwayne Ford - Blue Sky Day

En franchissant le pas
Mon corps si froid
A retrouvé cette chaleur
Et disparue... Cette peur
De l'autre côté
De ce monde bondé
Mon âme a découvert
Un inconcevable univers
Couvert de chants célestes
Je me suis faite modeste
Mais une grande douceur
A envahit ma pudeur
Ma famille, mes amis
Sont venus m'accueillir
Cette expérience intense
D'une profonde renaissance
Est une ouverture nouvelle
En ce lieu magique suprême
Chargé d'ondes solennelles
Où la joie du ciel étincelle
Pure et douce en arc-en-ciel
Balayée par l'élégant ballet
Éther médusé raffiné
Ce spectacle lumineux
Nous attire en ce milieu
Ici tout est harmonieux
Comment ne pas s'y plaire
Avec toutes ces bulles d'air
Pures, libres et sincères
L'effusion de tous ces cœurs
S'écoule en source de bonheur
Effaçant nos peurs et nos douleurs
Clapotis légers fleurissent à flots
Scintillants dans un ruisseau
Où chacun peut y boire à volo
Chaque jour, un bain de jouvence
Pour l'élévation en alliance
Un épanouissement fusionnel
Lustre d'une plénitude éternelle
Ce havre de paix et d'amour infinis
Illumine ce jardin d'Eden inouï
Parfumé de divines essences velours
Nous, nouveaux élus, ici
Sommes désormais investis
Un seul devoir, une seule mission
De ce "Paradis", goûter aux joies
Et en apprécier l'amour et ces émotions
L'inconditionnel "Nirvana"

Laurence D. © LouMiss 28.10.17

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