Le ciel est si bas que les gouttelettes en tremblent encore !
Le spectre de l'aube naissante broie mon distant sommeil
Et dans ce blême horizon que n’éclaire nul soleil
La pluie se tait
Vient les temps du destin
Le ciel est si bas que les gouttelettes en tremblent encore !
Le spectre de l'aube naissante broie mon distant sommeil
Et dans ce blême horizon que n’éclaire nul soleil
La pluie se tait
Vient les temps du destin
Les jours passent. Les heures creuses, vides, insensiblement, douloureusement, t’effacent de ma mémoire. Les souvenirs s’estompent, disparaissent de mon cœur, de ma vie. C’est affreux, mais ils doivent partir, trop de blessures, de tristesse dans mon existence. A ce jour, j’ai l’impression étrange d’avoir évolué dans un autre monde et de n’avoir pas réellement vécu cette histoire.
Le vieux film en noir et blanc, désuet que je repasse en boucle me rattache toujours à mon passé. Ce film qui tourne sans fin finit par me miner, me saper. Supprimer pour toujours cette souffrance de l’absence, de l’incompréhension, cette impuissance sur le temps qui n’a plus tellement d’importance et qui pourtant me laisse continuellement insatisfaite.
Passer mille fois à d’autres choses, d’autres envies, d’autres plaisirs et m’apercevoir à chaque fois qu' elles n’ont de saveur que le nom. Prendre un nouveau départ d’espoir chaque jour et le voir se perdre dans des songes, dans des rêves impossibles. Oublier ces mots qui me faisaient frémir, ces étonnantes promesses si souvent répétées, cette tendresse infinie, cette protection solennelle.
Réclamer l’oubli. Le laisser enfin envahir le présent, le saturer et raturer le passé. Délaisser cette lutte singulière que peu de gens comprennent et enfin découvrir un repos digne. Effacer cette blessure de l’âme et stopper cette litanie funeste.
Arrêter d’errer dans l’absence, le manque. Ouvrir la boite à Pandore, libérer ce mal qui m’accable et cette histoire sans fin.
Enfant
je capturais
dans mon filet
les plumets de pissenlit
le vent
les étoiles
et aujourd’hui
sais-tu
ce dont je rêve?
je rêve d’ouvrir
toutes les cages
l’une après l’autre
(Martine Rouhart)
Dans mon livre de vie
J’ai écrit mes peines
Mes joies, mes rancœurs
Que je sois sereine
Ou quand j’ai peur
Dans ce livre de chevet
Ma plume y a glissé
Tout ce que je pensais
De ma jeune enfance
A mon adolescence
Mes premières amours
Mes baisers velours
Mes éclats de rire
Mes larmes et soupirs
Dans ce livre d’harmonie
J’y livre bien des soucis
Mes problèmes de santé
Pénibles et insolubles
Toutes ces difficultés
Qui font que je titube
Et à chaque chapitre
Mes plaies s’ouvrent et se referment
L’encre s’écoule aux flots des maux
Évacuant douleurs et sanglots
C’est un grimoire libérateur
Qui de ma plume sèche mes pleurs
Personne ne sait ce qui se cache
Derrière cette encre qui tache
Personne ne peut comprendre
Les jours et les nuits scaphandres
Cendres de lune
Incrustées sur ma plume
Pour un nouvel écrit
De cris à mépris ou maudits
Quel sera ce combat aujourd’hui ?
Ma page t’attend, encre de sang…
Laurence D. © LouMiss 24.05.17
Texte protégé à découvrir sur blog https://loumissangelpoesie.blogspot.be/2017/05/lencre-de-mes-mots.html
« Norma » est à l’affiche à L’opéra de Liège. Tous deux, Vincenzo Bellini et John Keats, le poète romantique anglais, sont morts très jeunes, et c’est comme si leur âme flottait encore sur le temps suspendu qu’ils ont su reproduire dans leurs compositions, qui, musicale, et qui poétique. Ou peut-être les deux ? “A thing of beauty is a Joy for ever !”

A entendre ce magnifique opéra de Bellini interprété de façon aussi sublime le jour de la première à Liège, on ne pouvait que se laisser porter sur les chemins de la beauté musicale et en être atteint en plein cœur. En effet il semble que la musique de Bellini, transposée avec autant d’authenticité par Massimo Zanetti à la direction d’orchestre et par Pierre Iodice à celle des chœurs, a fait renaître toute l’énergie du compositeur, lui conférant un souffle d’éternité. Mais sans les interprètes, un magnifique casting de six solistes talentueux, point de forêt mystérieuse, point de rochers bleus veinés d’or, point d’autel, de sacrifices druidiques, point de brasier justicier, ni de mythe, ni de lune apaisante et élégiaque, ou de faucille d'or en forme de croissant ! L’accent n’est pas mis sur la confrontation de valeurs religieuses, ni les choix politiques ou la liberté des peuples, c’est ici l’affrontement intime des passions humaines qui fascine.
La tragédie se déroule en Gaule transalpine lors de l’occupation romaine. Norma, La prêtresse d’Irminsul, le pilier du ciel, est écartelée entre son devoir sacerdotal, son statut d’épouse répudiée, et ses devoirs de mère clandestine. L’amour divin, l’amour humain et l’amour maternel se vouent une bataille sanglante. La mise en scène prend l’envergure fantastique d’une cosmogonie, elle est signée Davide Garattini Raimondi. Deux puissances en présence: le divin et et le temporel qui s'affrontent. La montagne « barbare » d'une part et creusé dans son flanc, un immense bas-relief ouvragé inspiré d’un sarcophage romain (IIIe siècle ap.JC) : le Sarcofago Grande Ludovisi de Rome, qui témoigne des batailles entre Romains et Barbares.
Rendons donc hommage à la distribution, vivante, homogène, généreuse dont l’engagement dramatique est prodigieux mais sans emphase. Patrizia Ciofi (Norma)*, Gregory Kunde (Pollione), Josè Maria Lo Monaco (Adalgisa), Andrea Concetti (Oroveso), Zeno Popescu (Flavio), Réjane Soldano (Clotilde) font vibrer puissamment la forêttragique des sentiments. On est devant une source inépuisable d’émotions d’une fluidité continue, évitant les effets spectaculaires et serrant au plus près la recherche de vérité essentielle. Appréhendant quelque peu la virtuosité acrobatique de l’œuvre, que l'on se plait à dire meurtrière pour les solistes qui s'essaient au rôle titre, nous nous sommes juste trouvés dans le champ de la séduction et face à un équilibre absolu des voix, des décors et des costumes intemporels étincelants (Giada Masi). A de nombreux endroits, la volupté de l’écoute arrête le temps qui ne passe pas! Dans la fosse, les musiciens expriment l’empathie pour notre condition humaine et développent fidèlement la tension dramatique sous la main expressive et fougueuse du chef d’orchestre qui geste tout cela! Car rien n’est figé. En parallèle, la chorégraphie soigneuse de multiples ballets dansés (guerriers romains, prêtresses, druides), confère au décor, de vivantes palpitations, déchirantes d’humanité. Le silence des corps en mouvement est d’une grande éloquence pour dénoncer la torture des sentiments et les violences avérées qui peuplent l’histoire des hommes! … Sous la direction de Barbara Palumbo. Aux lumières : Paolo Vitale.
Néanmoins, ce que l’on retient surtout de cette représentation foisonnante et subtile, ce sont les prestations exceptionnelles de Patrizia Ciofi, dans le rôle-titre mythique immortalisé autrefois par Maria Callas, Leyla Gencer, Joan Sutherland, Montserrat Caballé…
Norma, immense prêtresse vénérée et femme secrètement amoureuse, déchirée par la traîtrise de celui qu’elle aime, se montre divine en vestale, jeune femme planante, aérienne, souple, envahie d’amour dans sa bouleversante intimité! Elle se montre délicieusement complice avec sa jeune consœur spirituelle, Aldagisa. On surprend des affectueux élans vers ses enfants, mais elle reste torturée par le besoin de vengeance, puis de rédemption. Elle se hérisse d’attaques, passe par la douceur et la virtuosité, se fait puissance et agilité. La longueur de souffle semble inépuisable, le défi vocal de la partition semble toujours gagné avec de belles lignes pures de vocalises et surtout, le rôle est habité comme jamais!
L’auditoire ne peut se retenir d’applaudir et d’acclamer fougueusement l'émouvant duo féminin « Sì, fino all'ore estreme!... » de Norma et Aldagisa (Josè Maria Lo Monaco) la jeune prêtresse dont s’est épris le présomptueux romain. Confondant de superbe et de suffisance, la voix chaude du ténor extraverti Gregory Kunde clame: « Je suis protégé par un puissant pouvoir - celui de l’amour qui enflamme tout mon être - je jure d’abattre cet autel d’infamie! ». Le timbre délicat d’Adalgisa respire la séduction et la tendresse pure et innocente et on éprouve ce « bonheur irradiant » dont Stendhal parle à l’écoute de Rossini et de Cimarosa.

Quant à la diction impeccable et la voix cuivrée et solaire du ténor qui joue de bonne grâce la lourdeur de l’envahisseur romain, elles sont remarquablement adaptées à l’œuvre bellinienne. Mystère de la musique? Duos et trios finiront par effacer les contours de l'imposant décor, pour ne garder que le temps suspendu!
*Silvia Dalla Benetta (Norma 04/11/17)
Du jeudi, 19/10/2017 au samedi, 04/11/2017
Écrit par Jacob Fletcher : Imaginez, si vous pourrez, l’expérience qui suit: disons que vous avez trouvé un livre. Ceci a l’air incroyable. La couverture est formidable, vous êtes intéressé(e) par l’intrigue détaillée en arrière du livre, et vous savez déjà que vous l’adorerez. Ensuite, vous ouvrez le livre… et vous trouvez que tous vos rêves se sont brisés: le livre est bien pire qu’il le paraît.
Tant pis. Toutefois, pouvez-vous conserver cette expérience dans votre esprit? OK: vous l’avez en tête. Maintenant, oubliez ça, toute cette affaire désagréable. Rappelez-vous de toutes les expériences que vous avez eues avec de mauvais livres — votre excitation avant que vous les ayez lus, qui ne finissait que par la déception; votre malheur qui grandissait plus vous lisiez; ensuite, ayant fini de le lire, votre colère envers vous-même pour avoir perdu votre temps — et oubliez-les.
Oubliez-les, tout de suite, car Francophonîquement vôtre — le livre dont nous parlons aujourd’hui — vous fera oublier toutes les terribles expériences que vous avez eues avec la littérature.
Pourquoi? La raison est simple. Francophonîquement vôtre, anthologie de poèmes écrit par le créateur congolais Jean Pierre Makosso, n’est pas seulement bien écrite: c’est également un ouvrage excellent, très évocateur, au point que vous ne pourrez arrêter de le lire. Ses nombreux poèmes racontent à la fois sa biographie et les subtilités de la langue française avec une grâce et une habileté incroyables. Que Makosso vante la beauté de la langue française ou qu’il nous encourage à aider et à soutenir les moins fortunés, il n’y aucun doute qu’il a beaucoup de talent. Il emploie des images de la nature et de la famille avec beaucoup d’habileté, nous plongeant de plus en plus profondément dans ses propres mondes : sa croissance au Congo, les intersections entre les personnes et la Terre, et les relations entre les gens et les œuvres d’art, parmi d’autres. Un pas à la fois — presque comme s’il voulait nous guider avec un seul secret à la fois, afin d’accroître notre curiosité — Makosso y ajoute des fragments d’histoire, des morceaux de réflexion.
D’abord, Makosso a appris l’art de raconter des histoires de sa mère, M M’M’kayi, et il emploie ce moyen de son mieux possible : il utilise la musique et le langage de la francophonie pour raconter son histoire de vie. De son enfance à son adolescence, en passant par son temps passé en tant que jeune homme, toutes les bases sont couvertes ici — et toutes décrites avec de belles images et des combinaisons très évocatrices de mots et de phrases. Il utilise la rivière Kouilou-Niari, une rivière importantissime dans son pays d’origine, la République du Congo, pour illustrer le flux de sa vie de sa naissance jusqu’à aujourd’hui.
Tout au long des poèmes, Makosso emploie les mots pour nous montrer à quel point la vie peut être belle, splendide, étonnante, merveilleuse. Il y a d’innombrables choses à apprécier et à découvrir ici sur Terre, et c’est ce genre de poésie qui fait en sorte que notre admiration pour notre propre univers résonne au plus profond de nous. Makosso construit et récrée des scénarios émotionnels et métaphoriques qui lui sont proches et personnels: son appréciation pour les auteurs et les créateurs qui l’ont précédé, l’importance de se défendre dans un monde qui ne vous comprend pas, et la joie de vivre dans un monde rempli d’art, de vie et de couleur.
Il y a quelque chose de merveilleux dans la langue française, qu’elle serve de lingua francapour des nations aussi éloignées que la Belgique, le Vietnam et Haïti; pour éduquer les enfants du Québec et de la Nouvelle-Angleterre lors de leurs premiers voyages dans le bilinguisme; ou simplement comme nouveau moyen de communication. Notamment, le français est une langue florissante, omniprésente et courageuse. Tous ces aspects de la langue française sont également abordés dans l’anthologie: Makosso détaille des paysages saisissants tirés du cœur de l’Afrique francophone, discute de la vérité que l’on peut trouver dans le langage, et exprime son appréciation pour les écrivains et les créateurs francophones du monde.
Jean Pierre Makosso Muän Mâ M’kayi est né à Pointe-Noire, en République du Congo. Fait intéressant: il n’est pas seulement un poète. Il est aussi romancier, conteur, metteur en scène et acteur de théâtre. À l’origine, il avait reçu une éducation pour être enseignement, mais il était d’avis que travailler dans l’industrie était plus difficile qu’il ne s’attendait, et se concentrait plutôt sur la danse et la narration. Dans les années 1990, il travaillait pour Punta Negra, créant des ateliers et des spectacles basés sur la culture africaine. Et aujourd’hui, il participe à des spectacles de contes et de danse partout sur le continent africain, dans tout le Canada, en Suisse et en France. Il vit actuellement dans la province canadienne de la Colombie-Britannique; il travaille pendant la journée en tant qu’écrivain et monteur de pièces de théâtre destinées aux spectacles dans les écoles secondaires et les universités du Canada.
Il a également fondé Makosso Village. C’est une entreprise culturelle, dont le travail consiste à donner des ateliers dédiés aux arts (écriture, conte, théâtre, lecture scénique) partout au Canada.
Bref, Francophonîquement vôtre est une charmante et rafraîchissante anthologie de beaux poèmes du poète très artistique (et très accompli) Jean Pierre Makosso. Il emploie une imagerie et un phraséologie vives et évocatrices pour raconter l’histoire de la vie de son auteur, mais — plus que cela — il emploie ces mêmes mécanismes habiles pour nous expliquer à quel point la vie est spectaculaire, si nous prenons le temps d’apprécier sa pure beauté, et applique ce même sentiment d’admiration au monde en entier.
Si vous aimez vous émerveiller avec les secrets de l’univers — ou si vous désirez simplement, en général, profiter de la poésie francophone de grande qualité — vous devriez lire cette anthologie Vous pourrez en apprendre beaucoup, et ces leçons émerveillées resteront dans votre esprit lors des années à venir. Car une chose est vraie à propos de Jean Pierre Makosso: il sait comment sait manier le mot écrit pour vous faire ressentir de purs sentiments d’émerveillement, de joie et de félicité.
Immobile dans le silence,
Mon regard posé sur les toits,
Je ressens un paisible émoi.
J'existe, en prends conscience.
J'aime à paresser au soleil
Or ce jour manque de brillance.
Je résiste à la somnolence
Désire rester en éveil.
L'espace change constamment
L'énergie n'est jamais la même.
Elle devient parfois extrême,
Peut créer un enchantement.
Les feuilles des arbres s'agitent.
Le ciel demeure sans beauté,
Pourtant n'en suis pas attristée.
Une tranquille joie m'habite.
24 octobre 2017
URL d'une video de la TV locale Canal Zoom, trop volumineuse pour être téléchargée sur ce site:
http://www.canalzoom.com/laquarelliste-lonzinoise-marie-bernadette-beguin/
https://pixbyroland.com/champ-asphodeles-ix-mont-athos/
sur pixbyroland.com
Songerie
Quand je viens d'écrire un poème,
Dont mon fils me paraît ému,
Que vraisemblablement, il aime,
Me sens joyeuse et parfois plus.
L'inspiration semble une grâce.
Elle se manifeste en art,
Merveilleusement efficace.
Or ne dépend pas du hasard.
Tout art implique un savoir faire,
Un exigeant apprentissage,
Souvent décourageant, austère.
Être doué, quel avantage!
La poésie, art du langage,
N'est accessible qu'à certains.
Parmi tous ceux qui s'y engagent,
Nombreux se fourvoient en chemin.
21 octobre 2017
Rêverie avec ma muse poète ***
Nom d'auteur Sonia Gallet
Recueil © 2017
« Ô saisons, Ô châteaux !
Quelle âme est sans défaut? »
Toute création artistique
Provoque aussitôt la critique.
Dans la nature aucune erreur.
Fascinante est la splendeur
Qui résulte de l'harmonie.
Elle est source de poésie.
Les trouvères chantaient des phrases,
Majestueuses, sans emphase.
La mémoire les conservait.
Leur grâce portait à rêver.
M'est une source de brillance
Le langage de l'élégance.
J'aime redire à haute voix
Des confidences d'autrefois.
La poésie contemporaine
A pris des formes qui me gênent.
Je scrute celle d'un auteur
Qui a des millions de lecteurs.
Je n'y vois point de merveilleux.
Me surprennent des vers boiteux.
Quelle est sa force de poète?
La critique reste muette.
Houellebecq? On ne saura
Qui apprécie un peu ou pas
Sa poésie originale,
Sans coups de coeur, peu musicale.
22 octobre 2017
Revoici l'automne flamboyant.
Revoici octobre avec ses senteurs qui ravivent les souvenirs.
Assise sur un banc de bois, je regarde les arbres et la nature qui se préparent à l'hiver.
Je profite de la douceur du soleil....
Souvent, je t'attends là...
La forêt m'appelle.
Elle m'attire irrésistiblement.
La forêt me veut seule.
Elle m'ouvre ses bras.
Chez elle, je suis chez moi.
Souvent, je t'attends là...
Dans les rues de la ville, je flâne.
Je me noie dans la foule et le bruit.
Sur les marchés, je m'attarde, j'observe les gens.
Souvent, je t'attends là...
Dans mes errances solitaires,
l'inspiration se fait toujours attendre.
Si le rire est le propre de l'homme, le chagrin l'est aussi ! Il est très rare que ce qui effleure son esprit ne finisse par effleurer ses actes. Cela lui est propre aussi. Le temps du rire semble révolu. Et ce ne sont pas les grincements qui lui ressemblent qui le constituent comme une joie sans nuages. Le rire est donc fini et à sa place vient le chagrin. Ne disons-nous pas souvent qu'après le soleil vient la pluie et inversement ? Il est donc normal de nous préparer selon la loi de la nature à un nouvel épisode pluvieux.
Oh, nous les voyons bien arriver les nuages annonciateurs et comme nous n'aimons pas la pluie nous agissons comme le feraient les magiciens : sortir un lapin d'un chapeau ou couper une charmante fille en deux puis saluer le public éternellement émerveillé. Mais au final après l'émerveillement et les applaudissements qui nous enivrent nous savons bien que nous aimons les mirages de bonheur à contre-sens de notre raison !
La jeunesse d'aujourd'hui qui n'a pas connu la guerre chez elle se pare de tatouages sur tout le corps, de boucles dans le nez, dans les oreilles, au-dessus des sourcils, sur les lèvres. Les filles se rasent les cheveux, se les colorent comme des perroquets multicolores; les hommes se laissent pousser la barbe pour afficher une virilité que la société moderne eut pu leur ravir... Et tout ce beau monde se jetant désespérément dans la décadence d'une société cherchant aussi désespérément ses repères en crée des nouveaux, affichant sans vergogne ses nouvelles valeurs, bigarrées, maorisées, le nez dans les portables, le nez dans les reculs et les chapeaux de magiciens ! Le nez, non dans les nuages ensoleillés mais ceux qui, lourds, apportent les orages qui grondent à nos portes innocentes !
5e thème
ID02mars - L'EQUILIBRE...
♥ LE FUNAMBULE ♥
^^^^^^^^^^^^^^^
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http://www.lemonde.fr/sport/article/2012/06/13/un-funambule-s-attaque-a-la-traversee-des-chutes-du-niagara_1717908_3242.html
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Sur le fil...
Il marche
Sûr de lui,
Le balancier serré.
Il n'hésite,
Jamais, et...
Un pied devant
L'autre,
Il avance,
Lentement...
Sans craintes
Ni tourments.
Voilà trente ans,
Qu'il marche...
Entre ciel et terre,
Sur ce câble tendu.
Il n'a jamais,
Douté...
D'atteindre,
L'autre lisière.
Il a le câble,
Marqué...
Dans la plante,
De ses pieds.
Mais depuis,
Quelques temps...
Il hésite,
Souvent.
Avant de faire,
Le pas...
Peur,
Qu'il n'arrive pas.
Comme lui,
Sur son fil...
Son âge aussi,
Avance.
Il perd,
De l'assurance,
Et son câble...
Balance.
Mais s'il veut,
Terminer,
Son parcours...
Sans faiblir.
Il faut,
Qu'il redescende...
Retrouver,
L'équilibre.
nos croyances (ou pas),
notre inconscient ou nos intuitions.
Commençons ce court billet par citer un grand bonhomme, cela permettra de positionner le sujet sur un socle en granit, moins friable que le calcaire.
Pasteur a déclaré un jour :
«Le hasard n'aide que les esprits préparés» C'est en effet à cette rencontre du hasard
et d'un esprit préparé consciemment ou inconsciemment, et tendu vers un but donné
que l'on doit de petites ou grandes inventions.
Difficile de mettre en doute la pensée de cet esprit brillant. De là à penser que certaines de nos pensées se détournent du présent, pour imaginer un futur afin de recréer un nouveau présent modifié, il n'y a qu'un pas.
En un seul mot, l'intuition; cette dernière n'est pas le fruit d'un imaginaire utopique ou surréaliste, bien que ce dernier soit très souvent inspiré par des pensées, des gestes ou des actes dépassant la volonté immédiate, dans le temps présent, de son auteur. Comme l'écriture automatique, la peinture automatique existe, et dans ces deux cas de figure, ce n'est plus la main du temps instantané qui écrit ou peint, mais le mental qui se trouve projeté de quelques millièmes de secondes en « avant » du geste. Il ne s'agit donc plus de création pure dans le temps présent, mais d'intuition créatrice impossible à réaliser dans des conditions dites normales. Le mental et la projection de ce dernier dans un futur créatif, permet donc de réaliser des écrits ou des œuvres différentes, qui ne seront pas obligatoirement comprises dans le temps contemporain de la création.
Parmi les citations d'Einstein, j'aime bien celle-ci :
- Il est plus facile de désintégrer un atome qu'un préjugé.
Chacun d'entre-nous n'a t-il pas entendu au moins une fois dans sa vie:
- Tu n'as pas de chance ces temps-ci !
Ton ange gardien t'aurait-il abandonné ?
Bien entendu cette phrase est prononcée avec beaucoup d'ironie par le plus grand nombre, tandis que d'autres vous parlerons de guide, qu'il soit spirituel ou pas, et certains plus cartésiens vous diront que des phénomènes inexpliqués ou inexplicables ne sont dus ni plus ni moins qu'au seul fruit du hasard. Pourtant, des physiciens et chercheurs de renom se sont penchés sur ces manifestations étranges, qui font partie intégrante de notre enveloppe charnelle et de notre mental, dissociés mais pourtant indissociables que sont : le phénomène du dédoublement, celui du sommeil paradoxale, ainsi que des études faites en imageries cliniques qui démontrent désormais de manière scientifique que dans certaines conditions pour une même expérience le temps écoulé est … différent ! Bien entendu, pour l'instant, silence radio sur ces découvertes, beaucoup trop d'enjeux écrits et actés seraient mis en première ligne, tant au point de vue spirituel que scientifique.
Les physiciens, Jean-Pierre et Lucile Garnier-Mallet, nous parlent de dédoublement de la personnalité ; un corps physique : le nôtre, et un corps éthérique : notre double. A ce point de la discussion je préfère vous recopier mot pour mot un passage de leur livre. Je précise bien que dans les lignes qui suivent et dans leurs deux livres, nous ne sommes pas dans une logique de croyances religieuses ou divinatoires mais dans le monde très... spécifique des physiciens. Malgré tout, à votre grande surprise, ils vont justement reprendre certains passages des livres sacrés toutes religions confondues, pour en tirer des enseignements et des similitudes extrémement troublantes et fascinantes.
Un passage d'un des deux livres de ces deux physiciens.
................................................
L'Ana-g-elos
Notre double (notre autre "moi") est bien un simple éclaireur ou « messager du septième temps » Ce qui se disait autrefois Agguelos en Grec, contraction de ana-g-elos ou angelos en latin et ange en français.
Il est dangereux d'utiliser un nom dont la connotation religieuse ou traditionnelle véhicule des erreurs très graves capables de construire des potentiels dangereux. Il est préférable de retrouver l'origine purement scientifique d'un mot que des siècles d'obscurantisme ont galvaudé.
En effet, le Grec a l'avantage d'être une langue qui a codifié la loi du dédoublement dans un formalisme très performant. En retrouvant son sens initial, nous lui redonnons vie.
La loi du dédoublement était déjà connue au début de notre ère puisque Saint jean en parle dans le début de son Apocalypse sans en faire un mystère : « C'est moi l'Alpha et l'Oméga, dit le Seigneur Dieu, Il est, Il était et Il viendra.»
Bien connue autrefois, cette idée de passé, présent, futur, demeure une définition parfaite du dédoublement des temps.
Comme Platon, les Égyptiens enseignaient aussi la division d'un Créateur Unique par dédoublement des temps : « Je suis l’Hier et je connais le Demain... » disaient-ils, ajoutant : « l'Hier m'a enfanté ; voici qu'Aujourd'hui, je crée les Demains... »
Le Livre des Morts Égyptiens fourmille d'exemples où la logique du dédoublement apparaît sans contestation possible : « Au moment où de l'autre rive, je verrai l'Autre Moi.»
................................................ Fin de citation
Une autre approche, entre autres, ou étude des «indices» laissés par
les 5 derniers millénaires.
Les chiffres 12 et 40 - Des similitudes sont retrouvées partout depuis des milliers d'années
Le chiffre 12.
* Nos jours sont divisés en 2 fois 12 heures.
* L'année à 12 mois.
* Les Apôtres de Jésus étaient au nombre de 12.
* Les signes du zodiac sont également 12.
* Les divinités de l'olympe étaient au nombre de 12.
* Le chiisme duodécimain reconnaît douze Imams.
La tradition Juive parle des douze tribus d'Israël.
Le chiffre 40.
* Certains malades étaient et sont mis en quarantaine.
* Le Carême (Contraction du chiffre quarante)
* Les 40 jours de prières des Musulmans sur la tombe des défunts.
* Dans les traditions juives, chrétiennes et musulmanes : la locution Quarante jours et quarante nuits décrit la période durant laquelle la pluie est tombée lors du déluge de Noé.
* Les 40 jours de momifications des Pharaons Egyptiens.
* Sans oublier l'expression s'en foutre comme de l'an 40, qui a plusieurs significations.
* Née durant la Révolution Française elle aurait été utilisée par les sans-culottes pour se moquer de la durée présupposée du règne de Louis XVI (40 ans )
* Ou, Il pourrait s’agir en fait d’une déformation d’« Alcoran », mot qui apparaît vers le XIVe siècle pour désigner le livre sacré des Musulmans, le Coran.
Toutes ces similitudes ne sont pas le fruit du hasard.
Le premier de ces livres n'est ni trop scientifique ni très compliqué à « ingurgiter ». Il vous mettra en face de vous-même en mélangeant sans complexe des érudits comme Einstein, et des rapports de données scientifiquement reconnus depuis peu. Le tout saupoudré de certains passages de textes anciens qu'ils soient tirés de la Bible, du Coran, ou autres écritures Sumériennes, Grecques, ou Celtiques. Ceci donne un mélange étrangement constructif tout en étant destructeur de certaines de nos certitudes. Actuellement à la lecture, un livre sur le Druidisme, et il est curieux de retrouver des similitudes ahurissantes avec certains textes religieux, notamment de la Bible, dont certains passages sont identiques (sur le fond) au Coran, puisque Chrétiens et Musulmans ont un Dieu (apparemment le même) et des Saints communs.
Deux livres passionnants : « Changez votre futur » et « Le double...comment ça marche ? (Version plus ludique) de Jean-Pierre et Lucile Garnier-Mallet aux éditions Le Temps Présent. Mais à mon avis l'un ne va pas sans l'autre !
A dévorer absolument - Bonne lecture, ou plutôt... Bonnes lectures !
Gérard BRETON