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Un écoeurement récurrent

Songerie

On tenait pour civilisés
Les citoyens des grandes villes
Or certains se révèlent viles,
Se comportent en dépravés.

Le dégoût à divers degrés,
Est ressenti lors des nouvelles;
Des hommes importants harcèlent
Et brutalisent sans regret.

Malheureux vivent des êtres,
Non respectés, souvent blessés.
Ils endurent sans dénoncer.
Ils y seront contraints peut-être.

Châtier d'odieux maudits
Est certainement souhaitable
Mais peu souvent réalisable;
Les protègent des interdits.

Ce ne sont certes pas des lois
Qui changent des façons de faire.
La prévention est nécessaire
Et urgente nombreuses fois.

Les parents et les enseignants
Parlent-ils de dignité
Lui donnant la priorité?
Des actes honteux, répugnants?

Les jeunes sont influençables
En éveil et en appétit.
Ne deviendront pas pervertis
Ceux que la vie rendit aimables.

21 octobre 2017

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Côté jardin


Dans mon salon de grandes plantes
En font en partie un jardin.
Je m'y attarde le matin,
Dans une ambiance charmante.

Des fleurs, souvent, les embellissent,
Écloses subrepticement.
Lors je vis un enchantement,
De joyeux instants de délice.

L'énergie qui crée me fascine,
Magie des plus mystérieuses.
À l'air la splendeur radieuse,
En terre, de noires racines.

Je m'aperçois soudainement,
Prés de feuilles ensoleillées,
Que je me croyais éveillée,
L'étant superficiellement.

Ce que je découvre m'incite
À observer dans la beauté,
Son extrême complexité.
L'art est dans tout ce qui existe.

20 octobre 2017

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David Bowie, le Dorian Gray de la pop anglaise

David Bowie semblait immortel. Éternellement jeune, éternellement élégant, éternellement créatif. Il laisse derrière lui une œuvre colossale. Son parcours personnel se confond avec les cinquante dernières années de l’histoire occidentale. Mieux que quiconque il comprit la transformation du domaine culturel en une industrie de divertissement de masse. Plutôt que de subir la société du spectacle, il sut la confronter, l’utiliser et la défier. Son approche était totalitaire, totalisante, comme pour mieux interroger l’entreprise d’hébétude de la culture de masse. Lui, au moins, en avait conscience.
Bien plus qu’un simple chanteur pop, David Bowie était et restera un artiste iconique de son époque. Un artiste irréductible à la seule musique rock anglaise des années 1960 jusqu’à nos jours. Il explose le cadre dans lequel il est apparu. Homme influencé par les artistes de son temps ( Lou Reed, Iggy Pop, Peter Hammill du groupe Van Der Graaf Generator, King Crimson ou bien encore la musique noire américaine de ces années là), David Bowie fut aussi une influence pour de nombreux mouvements de la fin des années 1970, à commencer par les mouvements punk et post-punk. Des groupes comme The Cure, Siouxsie And The Banshees, Joy Division ou Japan en sont les preuves manifestes. Il est la synthèse, de Londres, où il est né, à New York, où il s’est éteint, de toutes les tendances de la «pop culture », d’Andy Warhol à Damien Hirst, en passant par Marcel Duchamp, Man Ray, William Burrough, Rauschenberg, Lichtenstein ou Basquiat.

Artiste aux nombreuses facettes, complet et polyvalent, amoureux de la métamorphose et protéiforme au point qu’on le qualifia souvent de «caméléon», il se plaisait aussi à multiplier, jusqu’à les confondre parfois avec sa propre personne, y compris dans son transformisme vestimentaire, les personnages ainsi qu’en témoignent, parmi tant d’autres, son Major Tom de «Space Odity», son très décadent Ziggy Stardust ou son très sulfureux Aladdin Sane. C’est là, cette diversité des personnages au sein d’un même être, la thématique – autre prérogative du dandysme – du masque, liée à l’art de cultiver le secret: «Tout esprit profond a besoin d’un masque», écrivait Nietzsche dans son Par-delà bien et mal.
C’est là, encore, ce qu’Oscar Wilde, l’une des principales sources d’inspiration de David Bowie en matière d’esthétique, appelait la «vérité des masques».

Chaque pose (à ne pas confondre avec «posture») de Bowie porte la griffe dandy qui la caractérise: la tendance à vouloir transmuter une vie en œuvre d’art; la multiplication des doubles et des masques; la fascination envers le «troisième sexe» l’hédonisme transgressif; l’exercice d’une lucidité confinant à l’héroïsme pour combattre la souffrance et s’autoriser à clamer au seuil du néant: «Mort, où est ta victoire?»la sublimation en astre noir, en Blackstar se consumant d’une flamme inverse, pour l’éternité. .
Si cette immense rock star, créateur de génie et déjà mythe de son vivant, semblait immortelle, défiant jusqu’aux cruelles mais impérieuses lois de la finitude humaine, c’est qu’il incarnait à merveille, plus que tout autre artiste, la quintessence du dandysme: un mode d’être plus qu’être à la mode. Bowie, dandy absolu!

Hyper dandy indémodable, sinon éternel, parce qu’il avait réussi à incorporer la principale caractéristique du dandysme: faire de sa vie une œuvre d’art et de sa personne une œuvre d’art vivante comme l affirme Oscar Wilde, dans Formules et maximes à l’usage des jeunes gens: «Il faut soit être une œuvre d’art, soit porter une œuvre d’art.». C’est là aussi ce que Lord Henry Wotton, son alter ego littéraire, préconise dans Le Portrait de Dorian Gray : « Il arrive qu’une personnalité complexe prenne la place et joue le rôle de l’art, qu’elle soit en vérité, à sa façon, une véritable œuvre d’art, car la Vie a ses chefs-d’œuvre raffinés, tout comme la poésie, ou la sculpture, ou la peinture.»
Etre charismatique et sophistiqué, racé et d’une rare distinction, tant dans sa gestuelle que dans sa voix et tant dans ses poses que dans sa silhouette – en un mot, dans son allure -, n’aurait pas désavoué ce que Charles Baudelaire écrivait dans LePeintre de la vie moderne : «C’est bien là cette légèreté d’allures, cette certitude de manières, cette simplicité dans l’air de domination, cette façon de porter un habit (…), ces attitudes toujours calmes mais révélant la force (…) de ces êtres privilégiés en qui le joli et le redoutable se confondent si mystérieusement». Il existe bel et bien, un mystère Bowie, que nul, probablement, ne percera jamais véritablement. Ce perpétuel innovateur, toujours en quête d’inventions, a sans cesse intrigué par son avant-gardisme.

Mais le dandysme, c’est aussi la révolte par l’élégance: Rebel Rebel chantait David Bowie , et un dernier éclat d’héroisme.
Oui, comme le chantait magnifiquement bien Bowie en l’un de ses meilleurs albums, Heroes, conçu durant ses années berlinoises: «We can be heroes. Just for one day». Il semblait répondre là, comme en un romantique quoique tragique écho, à ce que clamait déjà haut et fort, un siècle avant lui, Baudelaire: «Le dandysme est le dernier éclat d’héroïsme». Mais ce n’est là, hélas, que littérature, fût-elle la plus sublime qui soit! Car même David Bowie, que l’on croyait pourtant immortel, éternellement jeune et beau, malgré l’incurable cancer qui le rongeait inexorablement, s’en est allé en ce funeste jour que fut le dimanche 10 janvier 2016
Aujourd’hui, son ultime chef d’œuvre, Blackstar, sorti deux jours seulement avant son décès, sonne plus que jamais, dans sa sombre flamboyance, comme un terrible présage, chant funèbre tout autant que testament spirituel : le talent de David Bowie, prémonitoire une fois de plus, consista aussi à mettre en scène, ainsi que le donne à voir ce clip somptueux mais saisissant de réalisme mortifère, qu’est Lazarus, sa propre mort, à l’instar de Mozart, autre génie de la musique bien qu’en un tout autre registre, avec son Requiem.

Sa mort, n’a fait qu’accroître son aura à travers le monde. Artiste culte, musicien incontournable, dandy inspiré, il continue d’exercer une énorme influence sur des générations entières. Il était donc temps de rendre à cet inventif génie, précurseur de bien des modes, l’éloge qui lui est dû !

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12273242698?profile=originalAphrodite de Rhodes (parfois attribuée à Doidalsas de Bithynie)

Sous le ciseau du sculpteur elle s’humanise.

Plus de 2000 ans et pas une ride,

pour 49 cm de grâce absolue.

(III? ou Ier siècle av. J.-C., marbre de Paros, musée archéologique de Rhodes)

« A l’eau de la claire fontaine,

Elle se baignait toute nue. »,

 Georges Brassens

Cette petite est comme l'eau vive... je cours suivre son fil.

 

      Il pourrait tout aussi bien s’agir d’une Nymphe. Une Naïade, fille d’Océan, veillant sur une source sacrée, un fleuve ou une rivière. La tradition orale a en effet ici mémoire fort longue (et ce billet est mis en ligne un vendredi, jour de Vénus). Je n’en donnerais que quelques exemples.

      Rhodos*1, fille de Poséidon et d’Aphrodite, eût de sa passion avec Hélios (le dieu Soleil, dieu tutélaire de Rhodes) de nombreux fils. Trois d’entre eux laissèrent leurs noms aux trois premières cités de l’île de Rhodes, Ialysos, Camiros et Lindos. Si les deux premières sont en ruines, le village de Lindos est toujours prospère notamment grâce aux  touristes qui s’y rendent tant pour la beauté du site, ses maisons blanches que pour son acropole.

Et la rivière Nymphi alimente toujours en eau vive la ville de Rhodes, qui fut créée par les habitants des villes précédemment citées.

 

12273243071?profile=originalAphrodite ou Nymphe (selon le cartouche du

musée archéologique de Rhodes ; fin IIIe s./début IIe s. av. J.-C.)

Aphrodite Nymphia, toi qui facilitais les fiançailles et accordais ta bénédiction nuptiale, pourquoi ne pouvais-tu protéger l’union de ton fils et de Salmacis ?

Et mettre ainsi tout le monde d’accord…

 

      Soyons plus encore précis, ce pourrait même être la Nymphe Salmacis*2. Hardi petit, étayons cette hypothèse, après tout j’ai été nourri au lait de Genesis.

Je m’appuierai sur Ovide, je ne saurai mieux dire.

      Hermaphrodite, jeune pâtre, encore « un enfant, né des amours d’Hermès et d’Aphrodite (il était facile à reconnaître, à ses traits, les auteurs de ses jours, qui lui donnèrent son nom), se plut à errer dans des lieux inconnus. Il trouva un lac dont le cristal laissait voir la terre au fond de ses eaux. »

 

12273243696?profile=originalHermaphrodite endormi

(marbre, IIe s., musée national, Rome)

Près d’un lac, il s’était endormi. Quand soudain, venant de nulle part, surgit…

 

Salmacis qui « tantôt baigne dans l’onde pure ses membres gracieux, tantôt, avec le buis de Cytore, démêle ses cheveux et consulte le miroir des eaux sur ses atours. »

« En le voyant, elle désira le posséder. Avant de s’approcher de lui, malgré toute son impatience, elle dispose avec art sa parure, en examine l’arrangement d’un regard attentif et compose les traits de son visage : enfin elle peut paraître belle. Alors elle s’écrie : ’’Enfant, tu mérites d’être pris pour un dieu.’’ »

Et ajoute : « Heureuse celle qui est ta compagne, ou pour qui tu allumeras le feu de l’hyménée. Si tu la choisis, accorde-moi pourtant un bonheur furtif ; si ton choix n’est pas fait, puissé-je le fixer et partager ta couche ! »

« Une rougeur pudique couvre les traits du jeune berger, qui ne connaît pas encore l’amour ; des grâces nouvelles naissent de cette rougeur. »

La Nymphe n’y tient plus ! « Déjà ses mains allaient saisir le cou d’albâtre d’Hermaphrodite :

’’ Cesses ou je fuis, dit-il, et je te laisse seule en ces lieux.’’ 

Elle jette de nouveau ses regards vers lui, se cache au fond des broussailles, fléchit le genou et s’arrête. »

« L’enfant, avec toute l’agilité de son âge, persuadé qu’aucun œil ne l’observe en ces lieux solitaires, va et revient, plonge dans l’eau transparente la plante de ses pieds et les baigne jusqu’au talon. Bientôt séduit par la douce chaleur de l’onde, il dépouille le fin tissu qui enveloppe ses membres délicats. Salmacis tombe en extase. » « Elle veut être dans ses bras ; déjà elle ne maîtrise plus son délire. Hermaphrodite de ses mains frappe légèrement ses membres et se précipite au sein des flots. »

« Je triomphe ; il est à moi », s’écrie la Naïade.

 

12273245068?profile=original Salmacis et Hermaphrodite

« L’amour est fait d’une seule âme habitant deux corps. »,

Aristote (384-322 av. J.-C.)

Fontaine, boirais-je pour cela de ton eau ?

Jean-François de Troy (1679-1752)

(musée Bossuet, Meaux)

 

« Elle se jette au milieu des flots, saisit Hermaphrodite qui résiste, et, malgré ses efforts lui ravit des baisers : ses mains jouent autour de sa poitrine qu’il cherche en vain à lui dérober, elle l’enchaîne dans ses bras. Il a beau lutter pour se soustraire à ses embrassements, elle l’enlace comme le serpent. »

Mais il se cabre le bel enfant lorsqu’une ronde lui revient aux oreilles…

« Y’en a des belles à regarder

Y’en a qui sont à éviter. »*3

… et « refuse à la Nymphe le bonheur qu’elle attend. »

Hélas, là est l’os, il était sans malice.

Alors, «  Elle le presse de tous ses membres ; et, dans la plus vive étreinte, à son cou suspendue, elle s’écrie :

’’Tu résistes en vain, cruel, tu ne m’échapperas pas.

Dieux, ordonnez que jamais rien ne puis le séparer de moi,

ni me séparer de lui.’’

Cette prière est exaucée : leurs corps s’unissent et se confondent. »

(j’abonde et m’embrase, j’adore les histoires d’O.)

« Hermaphrodite et la Nymphe, étroitement unis par leurs embrassements, ne sont plus deux corps distincts ; ils ont une double forme, mais on ne peut les ranger ni parmi les femmes ni parmi les hommes : sans être d’aucun sexe, ils semblent les avoir tous les deux. »

(qui trop l’embrasse… mâle éteint)

Alors, une dernière fois ; Hermaphrodite clame d’une voix qui n’est déjà plus virile :

« Accordez une grâce à votre fils, qui tire son nom de vous deux,

ô mon père ! ô ma mère !

Que tout homme, après s’être baigné dans ces eaux, n’ait,

quand il en sortira, que la moitié de son sexe :

puissent-t-elles en le touchant, lui ravir soudain sa vigueur ! »

Les auteurs de ses jours furent sensibles à ce vœu et donnèrent à cette fontaine une vertu mystérieuse.

Une explication qui semblerait couler de source.

Admettez que la description que fait Ovide de notre Naïade est souvent confondante de ressemblance.

 

12273246063?profile=original « C’est des profondeurs de la mer que jaillit Rhodos,

enfant d’Aphrodite, déesse de l’Amour,

afin qu’elle devint l’épouse d’Hélios. »,

Pindare (518-438 av. J.-C.)

 

      Cela étant, Aphrodite élit résidence à Rhodes tandis qu’Arès partait pour la Thrace. Et il suffisait qu’une déesse se baignât là pour qu’on y bâtisse un édifice cultuel. Si la divinité y agréait, on délimitait alors un espace sacré, le téménos, pour les célébrations rituelles. Le temple était alors agrandi pour abriter statues et ex-voto, rien n’était trop beau.

A suivre...

Voici, pour patienter, les liens permettant de retrouver les précédents épisodes de cette série consacrée à l’égérie :

1.     A Paphos, l’effrontée Aphrodite fût :

  https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/a-paphos-l-effront-e-a...

2.    

A lA la poursuite d’Aphrodite la dorée :

 https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/a-la-poursuite-d-aphro...

3.     Toujours fondu d’Aphrodite ?

 https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/toujours-fondu-d-aphro...

4.     Dans le miroir de Vénus :

 https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/dans-le-miroir-de-v-nus-aphrodite-4-7-1

A suivre…

 

Michel Lansardière (texte et photos)

 

*1 Aphrodite la dorée, Rhodos la rose. Une racine que l’on retrouve, en minéralogie, dans la rhodonite, un silicate de manganèse, ou la rhodochrosite, un carbonate de manganèse, de couleur rose. La ville de Rhodes, placée sous le haut patronage du soleil (Hélios), a pour emblème la rose. Par contre, si j’ai une inclination pour les roses et les minéraux, j’aime pas les rhododendrons ! Ce serait par contre pécher de ne pas goûter aux tétons de Vénus, cette délicieuse variété de pêche (c'est aussi le nom d'une tomate et d'un mont du Cantal).

*2 Salmacis donna son nom à une source. Cette source se situerait en Carie (région d’Halicarnasse, aujourd’hui Bodrum, en Turquie, que seul un isthme sépare de Rhodes). Détestée, on lui prêtait la faculté d’amollir et de rendre efféminés ceux qui s’y baignaient ou en buvaient. Cytore était une montagne de Paphlagonie (région de Turquie bordant la Mer Noire) abondante en buis selon Virgile. Hermaphrodite aurait été berger sur le mont Ida en Phrygie (actuel Kaz Dag, en Turquie toujours) avant de se rendre en Lycie et en Carie, où il rencontra Salmacis pour son malheur. Le groupe Genesis a tiré de cette histoire un magnifique titre : « The fountain of Salmacis », en 1971. Lien ci-après :

 https://artsrtlettres.ning.com/video/genesis-fountain-of-salmacis-nursery-cryme-1971

12273246275?profile=original

Aphrodite ou Nymphe, toujours selon le cartouche (et je suis très à cheval sur l’étiquette) du musée archéologique de Rhodes.

Ces deux statues, un peu figées, stéréotypées, sont de la même période que celle présentée plus haut.

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*3 Les Frères Jacques, « Les fesses. ». Allez voir la vidéo séance tenante, ce séant devrait vous seoir.

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Ma plume

J'ai attrapé une plume.

Celle que le vilain petit canard a perdue en s'envolant.
J'ai trouvé une plume pour écrire la symphonie d'un matin de mai.
Le chant des oiseaux et la musique de la pluie.

Les oiseaux n'abandonnent jamais....
Ils chantent jusqu'au retour du soleil.
Ils chantent encore quand il est là.

J'ai attrapé une plume.

Celle que le vilain petit canard a perdue en s'envolant.
J'ai trouvé une plume pour écrire celui qui a retrouvé sa place.
Le cygne majestueux.

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Un émoi indicible

Cela pourrait être possible,
Reste improbable cependant.
L'énergie est imprévisible,
Qui crée un espace exaltant.

Face à moi, sur un mur-écran,
Je vis durant l'après-midi,
S'agiter frénétiquement
Des feuillages d'un léger gris.

Autour de ma maison, la nuit
N'est jamais profondément noire.
Au ciel aucun astre luit.
Parfois me parle ma mémoire.

L'obscurité, en cet instant, 
Laisse un tout petit point visible.
Cette étoile, se révélant,
Me cause un émoi indicible.

19 octobre 2017

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administrateur théâtres

#Célimènemèneladanse #Alcesteamoureux  #Arsinoélaprudetladévote #eThéâtre  #GénérationY #digitalnatives #DominiqueSerron #CyberMolière #Le-Misanthrope-2017 #ATJV

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 Jean-Baptiste Poquelin, autrement plus connu sous le pseudonyme de Molière, a dû se retourner de plaisir  du fond de sa tombe infamante, avec la belle mise en scène ultra-chic et moderne,  par  Dominique Serron en 2017, de sa  pièce emblématique « Le Misanthrope »  représentée pour la première fois au théâtre du Palais-Royal à Paris, le 4 juin 1666, par la Troupe du Roi.

Retrouvez les personnages : ALCESTE, dit le Misanthrope, amant de Célimène ; PHILINTE, ami intime d’Alceste ; ORONTE, « poète » et amant de Célimène ; CÉLIMÈNE, amante d’Alceste ; ÉLIANTE, cousine de Célimène ; ARSINOÉ, « amie » de Célimène ; ACASTE & CLITANDRE : 2 marquis prétendants de Célimène,  BASQUE, valet de Célimène ; UN GARDE de la maréchaussée de France ; DU BOIS, valet d’Alceste. Voici l’adresse du texte! http://www.toutmoliere.net/IMG/pdf/misanthrope.pdf

Alceste, l’atrabilaire drôlement sympathique et vif-argent joué par Patrick Brüll a tout pour plaire! Il circule à la vitesse du vent sur un plateau ouvert, entre les alexandrins bénis des amoureux de la langue française et ses élans passionnels pour la belle Célimène. « Je veux qu'on soit sincère, et qu'en homme d'honneur, On ne lâche aucun mot qui ne parte du cœur. » « Sur quelque préférence, une estime se fonde, Et c'est n'estimer rien, qu'estimer tout le monde. » « Non, vous dis-je, on devrait châtier, sans pitié, Ce commerce honteux de semblants d'amitié » « et je hais tous les hommes: Les uns, parce qu'ils sont méchants, et malfaisants  Et les autres, pour être aux méchants, complaisants». 05-misanthrope-pierre-bolle-e45i1796.jpg 

@Célimène : #headoverheelsinlove : « Mon amour ne se peut concevoir, et jamais, Personne n'a, Madame, aimé comme je fais. » Mais, «  J'entre en une humeur noire, en un chagrin profond, Quand je vois vivre entre eux, les hommes comme ils font; Je ne trouve, partout, que lâche flatterie, Qu'injustice, intérêt, trahison, fourberie » C’est là que l’on se dit que Molière a hélas mille fois raison! 

Et la belle Célimène, adulte-ingénue, blogueuse insatiable, fille du siècle, coquette ravis-s-amants vêtue et dévêtue,  et incarnée par la belle Laure Voglaire aura moralement bien du mal à capter les vivats du public! Sa présence physique elle a de quoi ensorceler!  Et tout le monde tombe sous le charme  tandis que  la mise au goût-du-jour de Dominique Serron fait merveille. Un nuage virtuel  nimbe les comédiens qui ont tous leur smartphone à la main, de la cuisine à la salle de bains. Le public médusé de la génération X applaudira bien sûr avec délectation les recours scénographiques aux nouvelles technologies et aux espaces des réseaux sociaux,   ...et la génération Y se trouvera pour une fois, très heureuse d’être au théâtre! Un théâtre qui leur tend pourtant le miroir d’une société totalement « moi-je »,  mais où ils peuvent se contempler à loisir, en selfies, en pied, en cap, sans épée, en échange photos, vidéos, liveshows,  en popularité et surtout en alexandrins extraordinaires! Irrésistible, non? Effet comique assuré! 

La mise en scène a mis le paquet et les deux mondes, celui du verbe et celui du virtuel font excellent ménage, grâce à l’inventivité de la mise en µscène qui infuse Molière dans les esprits en toute liberté et avec avec un art consommé. Notre mode de vie du "tout à l'écran", n'est il pas complètement dégénéré? L'étape suivante c'est la puce derrière l'oreille!  Côté peines du cœur et peines de d’argent, telles que vécues par le grand dramaturge français,  elle en a une  connaissance profonde et partage avec feu  les souffrances de cet Homme Révolté avant la lettre. A se demander d’ailleurs si l’Histoire, comme le pensent tant de  pays d’Orient, ne serait pas finalement cyclique? 

Les autres personnages, ne sont pas en reste. Arsinoé, vieille d’au moins quarante ans et jalouse (Alexia Depicker, qui joue également Eliante,  en deux tonalités parfaitement opposés) se la joue à la perfection dans son rôle d'hypocrite donneuse de leçons. Les soupirants, bien que sans rubans, sonnent très juste, et Philinthe (le très élégant François Langlois)  l’ami inconditionnel et l’honnête homme presque parfait, fait vraiment plaisir à écouter. Bien que, question d’honnêteté et de connivence,  on penche franchement pour l’atrabilaire amoureux!  Et l'on délecte les 780 alexandrins si agréablement prononcés par  la troupe bourdonnante de dynamisme, de l'Infini Théâtre!    

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Ainsi donc, vous ressortirez, quelle que soit votre génération, enchantés d’une telle explosion de créativité  si bien rythmée et  infiltrée avec tant de savoir-faire de sagesse profonde !  

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  • Création au Théâtre Jean Vilar  du 17 au 27 octobre 2017
  • Durée : 2h sans entracte
  • Réservations : 0470/67 97 20 ou reservations@audioscenic.be 

http://www.atjv.be/Le-Misanthrope-2017

 

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LE PETIT ESCALIER...

C'est un petit escalier

Où l'enfance se meurt

Un regard du passé

Entre sourires et pleurs...

Capturé par l'image

Il se fige à nos yeux

Avec son air trop sage

Fait semblant d'être heureux!

C'est un petit escalier

Qui recèle des secrets

Quelques fleurs au palier

Aident à son charme discret...

Il semble indifférent

Pourtant, a entendu

Ces si jolis serments

Pour lesquels, elle vécu!

J.G.

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CHEVAL CHINOIS

Cheval bleu

Cheval cabré- Cheval Sauvage

Toute la vigueur de sa liberté dans le coup de pinceau

quand  Delacroix et le Sage Lettré se rejoignent

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Qu'est la sagesse devenue?

Songerie

Ô le bonheur du libre choix!
Le mariage plus n'engage.
Lors chacun pense avoir le droit
D'être, à son gré, sage ou volage.



À l'infidèle peu importent
Le sort de l'autre restant là,
Ses enfants derrière la porte
Que sans émoi il referma.

L'adultère est non punissable.
Et l'abandon fait d'un conjoint,
Souvent, un être lamentable
Ne pouvant pas faire le point.

Mais où l'amour de soi conduit
L'être fat qui s'y abandonne,
Ne prenant grand soin que de lui?
Il perd la joie et s'en étonne.

17 octobre 2017

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administrateur théâtres

Image associéeBillet d’envoi ! Europalia 2017 c’est à nouveau fabuleux et cette fois, c’est le visage démultiplié de l’Indonésie qui miroite partout à travers la Belgique.  Indos, signifiant « Indien », et nêsos, signifiant « île ». Auparavant nommée «  Indes orientales néerlandaises »,elle est la  seconde zone de biodiversité du monde après le Brésil. C’est un territoire qui s’étire sur plus de 8.000 km de long, comprenant plus de 17.000 îles, près de 80 volcans, plus de de 1.100 groupes ethniques pratiquant 6 religions d’état en plus des pratiques animistes ancestrales et parlant plus de 700 langues différentes dont certaines sont éteintes ou en voie de disparition. C’est aussi le quatrième pays le plus peuplé du monde après la Chine, l'Inde et les États-Unis. Pendant 4 mois, Europalia nous permettra de découvrir son immense diversité de cultures à travers des expositions, des concerts, des performances artistiques, le cinéma, les rencontres littéraires, la danse et autres activités artistiques.

https://europalia.eu/fr/home/home_82.html

  Résultat de recherche d'images pour "photos Europalia"

A Bruxelles : « Ancestors & Rituals » BOZAR,

De Sumatra à la Papouasie, en passant par Java et les Moluques: les ancêtres ont joué et jouent encore un rôle de premier plan en Indonésie. Les cultes qui leur sont portés et leurs représentations reflètent avec force et poésie l’énorme diversité du pays. Une introduction captivante à l’Indonésie, présentant son patrimoine et questionnant aussi la place des traditions et rituels au sein d’une société contemporaine. Trésors archéologiques et ethnographiques y seront présentés pour la première fois, et mis en contexte grâce à des documents iconographiques uniques et des interviews. En collaboration avec le Musée National de Jakarta et de nombreuses autres collections des quatre coins de l’archipel.

Power and Other Things. Indonesia & Art (1835-Now)

A Bruxelles:  « Power and other things » BOZAR,

Un récit chronologique qui débute avec 4 artistes clés des 19ème et 20ème siècles – dont Jan Toorop et Raden Saleh – qui ont jalonné l’histoire de l’art en Indonésie. Des artistes contemporains, parmi lesquels Agung Kurniawan, Antariksa, Mella Jaarsma, Wendelien van Oldenborgh, Roy Villevoye et Ana Torfs, viennent compléter ce récit avec de nouvelles créations. Ils témoignent d’échanges déterminants pour l’Indonésie, suscités par le commerce, la culture, la religion, l’idéologie ou encore la guerre. Une représentation unique de l’histoire récente de l’Indonésie, des dernières convulsions de la colonie néerlandaise en passant par l’occupation japonaise, jusqu’à nos jours.

http://www.bozar.be/fr/activities/122835-europalia-indonesia

A  Mons: « On Paradise » MAC’S Hornu,

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A Liège: « Archipel » LA BOVERIE,

Située au cœur d’une Asie « au sud de la Chine, à l’est de l’Inde », l’Indonésie et ses plus de 17 000 îles s’étendent sur un espace équivalent à celui de l’Union européenne. Aire de confluences et de rencontres, l’archipel indonésien a de tout temps été l’un des plus importants carrefours du commerce mondial, où ont amarré les navires austronésiens, les boutres arabes, les jonques chinoises, caravelles ibériques et autres nefs des Compagnies des Indes orientales avant les porte-containeurs et pétroliers d’aujourd’hui.

Superposés, mêlés, réinterprétés par des sociétés riches et complexes, ces apports extérieurs ont forgé des mondes multiples, que le rapport à la mer a finement coloré et ciselé. C’est à la découverte de ces mondes que nous invite cette exposition, avec la mer comme trait d’union et une collection exceptionnelle d’œuvres majeures comme marqueurs d’une histoire à découvrir et admirer.

A Gand: une histoire de la performance locale « Performance Klub » S.M.A.K., 

A Anvers: l’installation « Bale Kambang » de l’architecte Eko Prawoto MAS. 

Des rendez-vous culturels:  

NOVEMBRE

10/11 BOZAR DJ Dea BARANDANA / Otto Sidharta / Wolf Müller Music

14/11 BOZAR Ayu Utami, Alfred Birney & David Van Reybrouck Literature 

17/11 TULITU Lily Yulianti Farid Literature

20/11 BOZAR/Agora Ben Sohib Literature

 

DECEMBRE

1/12 BEURSSHOUWBURG Aural Archipelago / Dijf Sanders Music

2/12 BOZAR Melati Suryodarmo – Solo Intervention Performing Arts

8/12 BOZAR Faozan Rizal / Sardono Kusumo Film / Eko Supriyanto – Balabala Performing Arts 

9/12 BOZAR Moh. Hariyanto – G.H.U.L.U.R. / Mugiyono Kasido – The Rumors / Nan Jombang – Lament from a Foreign Land / Pencak Silat / Sherli Novalinda – In the Footsteps of the Body Performing Arts

10/12 BOZAR I Wayan Gde Yudane & Gamelan Wrdhi Swaram / Matianari Toba Batak Music Ensemble Music

 

JANVIER

9/01 BOZAR Garin Nugroho Film

17/01 BOZAR A.L. Suwardi’s Planet Harmonik Music

18/01 KAAITHEATER Meg Stuart & Jompet Kuswidananto – Carte Blanche Performing Arts

19/01 KAAITHEATER Gisèle Vienne – Carte blanche Performing Arts

 

En conclusion: 

du 10 octobre 2017 au 21 janvier 2018, EUROPALIA braquera ses projecteurs sur la culture indonésienne, tant la traditionnelle que la contemporaine. Grâce à de nombreux échanges et créations artistiques, le festival biennal proposera un regard nouveau sur l’Indonésie à travers ses expositions, spectacles de danse et de musique – avec un gros plan sur le gamelan –, des rencontres littéraires et des films. Les Européens associent souvent l'Indonésie aux repas de riz (rijsttafel) , à la sauce saté et aux danses balinaises – une vision bien trop exotique et réductrice…

 

Présentant plusieurs pièces majeures du Musée national de Jakarta, l'exposition d'ouverture Ancestors & Rituals (Bozar, à partir du 11.10.17) s'intéressera aux formes particulières de cultes des ancêtres en Indonésie : les Torajas exhumant leurs morts pour les parer et les célébrer, les étonnantes sculptures d'ancêtres Ana Deo protégeant les villageois de Flores, ou encore le culte des ancêtres comme il se pratique encore de Sumatra jusqu'en Papouasie. Les visiteurs auront régulièrement l'occasion d'approfondir le sujet lors d’ateliers organisés par Barbara Raes autour et au sein de l’exposition. 

L’exposition Power and other things. Indonesia & Art (1895-now) (Bozar à partir du 18.10.17) présentera de façon unique l’histoire récente de l’Indonésie, scandée par le changement, depuis le régime colonial néerlandais et l’occupation japonaise jusqu’aux défis actuels liés à la migration ou à la perception changeante de la question du genre.

La troisième exposition, Archipel (La Boverie, Liège, à partir du 25.10.17), se penchera sur le rôle de pionnier joué par l’Indonésie comme nation maritime et s’attardera sur les échanges culturels qui en ont résulté.

 

Le Europalia Curator’s Award permet à un conservateur prometteur de partir en résidence avec trois artistes de son choix. Pour cette édition EUROPALIA a arrêté le thème de « la biodiversité », l’Indonésie contemporaine se trouvant en effet devant d'importants défis écologiques. Les échanges culturels sont au cœur de la programmation des festivals EUROPALIA, tant pour les expositions que pour la musique, les arts du spectacle ou la littérature. Pour EUROPALIA INDONESIA des dizaines de musiciens (e.a. Dijf Sanders, Wolf Müller), de danseurs/chorégraphes (e.a. Darlane Litaay, Papouasie ; Otniel Tasman, Yogjakarta ; Meg Stuart, Bruxelles) et d'artistes plasticiens (Ana Torfs, Roy Villevoye) partent en résidence les uns chez les autres et créent des œuvres originales. Rabih Beani se plongera dans la musique sacrée au tarawangsa (Java occidental) et Stefan Lakatos revisitera, avec le maître du gamelan Iwan Gunawan, l’œuvre du célèbre musicien de rue Moondog (e.a. à l’Ancienne Belgique et au London Barbican).

 

Également à l’affiche : les deux Poétesses nationales, Laurence Vielle (2016-2017) et Els Moors (2018-2019).

 

La dimension internationale: il faut savoir qu'Europalia est également présent aux Pays-Bas (La Haye, Rotterdam, Amsterdam, Leyde, Arnhem, Deventer, Olst), en France (Bordeaux, Valenciennes, Amiens, Châlons-en-Champagne), en Allemagne (Berlin, Münster), en Pologne (Cracovie) et en Grande-Bretagne (Londres)

 

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Du 10 octobre 2017 au 21 janvier 2018

www.europalia.eu

 

 

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Au labyrinthe de l'esprit

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L'alphabet élève au carmin d'un bel ouvrage
La pensée profonde des verbes et des images
Quand la dimension des mots s'évade des marges
L'encre amarre ses desseins aux stries de la page

Aux creux des sillons plongent les racines de la gamme
Que l'aubade des consonnes et voyelles alarme
Folie filigranée au brasier de la trame
Danse la vibrante rhapsodie qui s'enflamme

Sur l'arpège des heures s'étend la lune ronde
L'infinitude défroissant les seules secondes
Pour que l'écriture chassée de la mémoire
Prenne refuge sur le folio du grimoire

Écrin au chevet de l'inspiration conté !
Sanctuaire intemporel aux codes évolués !
Transcrit la saillie de la projection psyché
Perdu dans le dédale de l'être aberré

Nom d'auteur Sonia Gallet

Recueil © 2017

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administrateur théâtres

Jeux de cadres. Papas Disney ? Pères absents ? Parents violents ? Mères en burnout ? Ogres et Ogresses… de toute catégorie ? Enfants ingrats ? L’enfant, ce désir affolant, ce risque absolu ou cet intrus ? Maintenant qu'il est là, qu'est-ce qu'on fait?  La réflexion porte  sur le rapport dans le couple ou ses coulisses, et sur le rapport à l’enfant Elle réunit  quatre personnages de la banalité moderne interprétés avec brio par Sébastien Fayard, Morena Prats, Thibaut Nève, Céline Peret, Laurence Warin, Octave Delaunoy et Sacha Pirlet (en alternance) et n’a heureusement rien d’austère !

 Le  carré improvisé de récits de vie balbutie et cherche à comprendre différents malaises nés entre parents et enfants.  La peur, la colère, l'anxiété, la culpabilité, le désespoir sont les émotions auxquelles ils rêvent d’échapper. Miracle de l’altérité, les personnages transformeront ces émotions mises à nu en puissants leviers de changement…quand chacun aura retrouvé la liberté nécessaire à la sortie du cadre.  

D’ailleurs, c’est une trouvaille géniale,  tout au cours de la pièce, un cadre muni de portes et fenêtres symbolise et rythme les différents points de vue…  Références faites  à « Lorsque l’enfant paraît » de Françoise Dolto, laisser parler les émotions, c’est la voie royale de la connaissance de soi. Les ressentis des quatre comédiens mobilisent  toutes les facettes de leur talent, le public suit l’aventure avec suspense et délectation.

Chacun finit par exprimer le non-dit qui bloque sa  joie de vivre. Savoir-faire de la mise-en scène : la galerie de  comportements vue du quatrième mur prête beaucoup plus à rire, qu’à pleurer… quoique !  Et le rire est une sacré thérapie, quel que soit le côté du mur !  Jessica gazon a épinglé le  docte et agressif, la déprimée,  celle qui se la joue et surjoue, l’indifférent et lisse qui a consenti à venir pour faire plaisir… Chacun à tour de jeu de rôle fait des retrouvailles avec ses désirs… même parmi eux, ceux qu’ils ne souhaiteraient ne  pas avoir, et chacun  renoue avec  des valeurs qui constituent l’identité retrouvée!

 La belle écriture commune de Dame Gazon & Sieur Neve, est alliée une mise en scène inventive et cohérente : en scène aussi les techniques des groupes de paroles animés par une merveilleuse coach,Morena Prats, belle comme une cavalière de forêts mystérieuses de l’intime, droite comme un I , l’accent canadien en prime,  pour faire rêver de la meilleure pédagogie au monde, et dont on  admire, l’adresse et l’efficacité ! Les alouettes du jeu de miroirs partent donc satisfaites et le public gardera longtemps le profond sourire que le spectacle leur a donné.

Théâtre de la Vie 
Rue Traversière 45 
B 1210 Bruxelles

RÉSERVER

Les représentations ont lieu du 10 au 21 octobre à 20h00

Rencontre après-spectacle avec l’équipe de création le 20 octobre.

 

TEASER ICI

 

http://www.theatredelavie.be/spectacle.asp?id={58EDE595-9974-4525-A02D-380FD0DE101D}  

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Un coin de terre JGobert

Un coin de terre isolé, un rayon de soleil finissant, une nature endormie et une âme perdue.

Seul avec sa vérité et ses doutes, il erre dans les méandres de la vie.

Souvent blessé par ce que l’on nomme les hommes, il s’accroche malgré une douleur qui ne l’épargne pas.

Fragile, délicat, il craint de tomber et de ne pas pouvoir se relever.

 

Un coin de terre oublié, un rayon de soleil bouleversant, une nature mourante et un cœur désappointé.

 Désavoué, perdu dans l’indifférence de tous.

Il subit un châtiment pour des faits qui ne lui sont pas imputables.

 

Un coin de terre abandonné, une nature dévastée et un homme usé par des jours d’errance.  

Dans la lumière d’une aube originelle, il refuse de mourir.

Il se relève, se dresse dans ce monde meurtri.

 Ses besoins d’espérance sont immenses.

 Il veut vivre.

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Une anthologie différente


En hommage à messieurs Pierre Ripert et Pierre Norma

J'ai fait un suave voyage.
Suis retournée dans le pays
Où j'avais laissé des bagages
Pleins de trésors de poésie.

Les ai libérés un par un.
Ils ont conservé leur brillance
Laissent s'échapper des parfums
Dont j'avais certes souvenance.

Suis redevenue celle qui
Récitait émus des aveux
Et aussi d'étranges récits
Appartenant au merveilleux.

Or ce bonheur me fut possible
Grâce à l'oeuvre de deux auteurs.
Ce qui était inaccessible
M'a causé d'heureux coups de coeur.

15 octobre 2017

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Murmure édénique

Tous les matins il vient me voir

Absorber mes ténèbres ébranlées

Dissiper la lune et les étoiles

Et mater mes éternelles fatigues

Alors le soleil peut se rallumer

Ensuite seulement je jette un peu de paroles

Et tout devient possible

Prêt aux plus audacieuses folies

 

En ces jours diablement longs

Le café du matin

Ma lumière et mon feu

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Préface

C'est une douce soirée de juillet. Une des plus longue de l'année.
Ils sont tous venus. Les amis d'autrefois, les amis d'aujourd'hui se retrouvent autour de cette table, sous le tilleul centenaire. Des lanternes sont accrochées à ses branches et des bougies posées sur la table.
Rires et conversations se mélangent, ils sont joyeux.
Elle les écoute et les observe. Elle sourit, heureuse.
Elle lit dans leurs yeux des mots qu'ils ne disent pas....
Il y a peu, elle a pris conscience de ce don et a compris pourquoi certains ont le regard fuyant.
Mais ceux qui sont là, ce soir, lui font confiance. Ils n'évitent pas son regard et elle connaît leurs secrets.
Quand les assiettes sont vides, ils se tournent vers elle et attendent. Ils sont venus pour ça.
Alors, elle se met à parler. Elle retrouve la petite fille et raconte.
D'une voix charmeuse, douce et mélodieuse, elle les emmène dans le pays de l'enfance et des rêves oubliés.
Peu à peu, la nuit tombe, on n'entend que sa voix accompagnée du chant de quelques grillons.
Lorsque l'histoire est terminée, ils la remercient. Certains, émus, restent silencieux.
Tour à tour, ils vont l'embrasser.
Lentement, à voix basse et avec des petites étoiles dans les yeux, ils se disent au revoir.
Ils retournent à une vie connectée à des écrans.
Elle sait qu'ils reviendront, ici, autour de cette table.
Pour y retrouver un peu d'enfance et d'émerveillement.
Avant d'éteindre les bougies, une dernière fois, elle lève la tête vers le tilleul centenaire.
Elle lance un regard complice au hibou, que personne n'a vu.

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La grande dame méprisable

Poème clef

Apprenant ses façons de faire,
J'eus pour elle un profond mépris.
Elle détourna un mari,
Par besoin de se satisfaire.

Désunir deux jeunes êtres
Lui sembla un nouveau défi.
La dévorait la jalousie.
Ce bonheur devait disparaître.

Elle eut statut de grande dame,
Reçut des marques de respect.
Ses vices n'étaient pas secrets.
Ils causèrent de nombreux drames.

Ce court poème me permet
De la présenter à la une,
Sans l'éclairage de la lune
Et sans besoin de la nommer.

13 octobre 2017

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