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La ballade de l'innocente


Elle existe face au soleil,
Les yeux contemplant les nuages,
Passive, ravie, en éveil.
Elle a sa rue pour paysage,
Une rangée de maisonnettes,
Des jardinets pleins de couleurs,
Des oiseaux qui font la navette.
Elle a l'innocence des fleurs.

Son âme accueille la tendresse,
Un printanier vent de l'oubli,
Soufflant avec délicatesse.
Plus rien désormais ne la lie.
Après des années de courage,
À travailler dans la rigueur,
Elle ignore quel est son âge.
Elle a l'innocence des fleurs.

Les saisons reviennent et passent,
Chacune empreinte de beauté.
Elle aime la neige qui glace,
Se surprend à être exaltée.
Chaque jour, dans l'instable monde,
Hommes et femmes sont en pleurs.
L'horreur se propage à la ronde.
Elle a l'innocence des fleurs.

Pour rester en joie, la sagesse
Lui fait occulter le malheur,
Toutes les causes de tristesse.
Elle a l'innocence des fleurs.

20 mars 2006

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administrateur théâtres

L’objectif de Fabienne Govaerts, fondatrice et directrice

du

théâtre de la Clarencière à Bruxelles  et du Verbe fou à Avignon est clair: «  Déconstruire une culture dominante fondamentalement raciste et engager le combat contre la haine, le mépris et toutes les discriminations. » C’est à cela que doit servir son théâtre et le théâtre. C’est l’œuvre de sa vie. Elle témoigne d’un anti-racisme conséquent. Elle professe que le racisme est une ré-pulsion que la culture se doit contenir à moins de  sombrer dans la barbarie. Ainsi donc, ne cédant justement à aucune peur, elle a osé ! Nom d’un pétard ! Appliquant à la lettre un message biblique « Fear not », courageuse, généreuse et convaincue, elle a accueilli un pétard ! Sa démarche artistique nous touche.  S’il y a bien un spectacle emblématique, humaniste et contestataire dans sa programmation, ce sera celui-là !

-Lettre aux escrocs de l'islamophobie qui font le jeu des racistes-

Textes de CHARB

                                                            le rédacteur en chef assassiné de Charlie Hebdo

Texte finalisé le 5 janvier 2015, deux jours avant l’attaque terroriste contre Charlie Hebdo dans laquelle il a perdu la vie.

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Taxé de racisme par une certaine mouvance antiraciste, avec les conséquences tragiques que l’on sait,  Charlie Hebdo*, c’est l’étendard  insolent de la lutte conséquente contre le racisme. L’emblème moderne de la liberté de presse, la liberté d’expression, que ce soit par la parole, le dessin de presse  ou la caricature. Le principe fédérateur est que  « oui, on peut rire de tout ! » ...Y compris de ce nouveau terme, l’islamophobie, où se trempent avec délices tous les médias, car il a généré une incomparable exploitation médiatique.

Il apparaît que le texte posthume de Charb est une oraison dédiée aux phobes de tout poil. « Nous serions islamophobes, disent nos diffamateurs. Ce qui, dans la nov-langue qui est la leur, signifie racisme. Où l’on voit combien la régression a gagné tant d’esprits ».

22228348_1685607718129026_7232279882045504378_n.jpg?oh=86d9790cfebf6707435d4b991b6b56c3&oe=5A4983D0&width=320Mais qu’est-ce qu’un phobe?  La dernière perle de Charlie Hebdo n’est-elle pas  « Ne cédons pas à la country-phobie! » ?**  Et en Catalogne, bordel, on n’a plus le droit d’être hispanophobe?

Le -phobe se définit étymologiquement comme celui qui éprouve de la  peur ou de la crainte. Rien de grave : il y a les arachnophobes, les agoraphobes, les herpétophobes, les aquaphobes, les ornithophobes, les vélophobes, les aviophobes, les bibliophobes, héliophobes, zoophobes et autres claustrophobes. Tous éprouvent des troubles de peur excessive qui minent la vie de celui qui en souffre et celle de ses proches,  mais enfin, rien de grave pour l’intégrité des autres humains. Le hic c’est que le -phobe peut muter par glissement de sens,  et s’opposer de façon virulente au -phile pour  engendrer de la haine. Et hop! Voilà la porte ouverte à tous les francophobes, germanophobes, anglophobes, judéophobes, athéophobes, cathophobes, islamophobes, où l’aversion induite par la peur, se transforme en franche hostilité, rancune, malveillance et parfois violence pure et simple.

 Mais qui  peut s’enorgueillir de surfer sur ces néologismes qui ne font que recouvrir du racisme pur et dur?  Du pain béni pour  nourrir des débats médiatiques totalement stériles mais tellement rentables! Dans l’islamophobie, l’hostilité envers l’islam s’applique dès lors à tous les musulmans! Peur de l’inconnu ? Ou peur de ce que l’on croit savoir ? Paradoxalement, la phobie est une peur de ce qui est déjà connu et identifié comme menaçant. Le discours raciste typique s’exclame « je les connais ! … » se donnant le droit de pourfendre l’ennemi virtuel, le bouc émissaire. Alors, ADIEU, la cohésion sociale!  

L’orateur de la lecture-spectacle courageusement invité par Fabienne Govaerts est le comédien et metteur en scène lillois Gérald Dumont. L’artiste activiste explique : «  Depuis un peu plus d’un an, on la joue en milieu scolaire et dans les centres sociaux, mais depuis qu’on cherche à  le produire dans des salles, on sent que c’est compliqué… » Il était la veille, le mercredi 4 octobre, au CCLJ.

 D’un point de vue scénique, le comédien apparaît comme un tribun agréablement convaincu dans sa déclamation, totalement habité par le texte,  mais il est dur de ne pas tomber dans la caricature textuelle quand on doit faire des coupures dans le texte originel et ne pas mettre ses auditeurs mal à l’aise par certains propos parfois à l’emporte-pièce ou par des généralisations hâtives! Sport rhétorique que lui-même est censé combattre.  N’est-ce pas le but de Charb de pourfendre les stéréotypes et les formules à la grosse louche?  En outre, sa façon de sourire et de rire en coin à chaque paragraphe, peut à la longue irriter, tant le sujet est finalement sérieux. Il s’aide de projections et de musique (Lénine Renaud) en hommage au disparu… mais tout va si vite!  Elles font mouche mais parfois avec un tel goût d’amertume, que le rire ne fuse qu’à petites doses. Par contre, sur le fond,  la connivence du public présent est acquise.  Et le texte ressuscite la parole confisquée de Charb!

 

Marika Bret, DRH de Charlie Hebdo est présente à chaque spectacle et propose  un débat après chaque représentation qu’elle introduit par une courte biographie de Stéphane Charb et par des confidences sur les heurs et malheurs de la production : Vive la censure !

Quod erat demonstrandum ?

Elle dénonce la censure sécuritaire. En effet  ce spectacle tiré du texte posthume de Charb, a été reporté à Lille dans des locaux utilisés par la Ligue des droits de l'homme (LDH) - c’est un comble !- par crainte de débordements et refusé par deux salles du Festival off d'Avignon pour des raisons …artistiques. Gérald Dumont, à l’occasion de ce spectacle, a formulé le rêve de toucher des communautés chez nous, qui ont tendance à se réfugier dans le repli identitaire … comme Molenbeek! Une mission qu’il partage avec d’autres artistes tels que  SamTouzani? Moussem?        

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Liens utiles *** Liens intéressants ***

https://www.laclarenciere.be/

http://www.cclj.be/emission-radio/emission-28-9-17

http://www.cclj.be/actu/au-cclj/charb-lettre-aux-escrocs-islamophobie

http://www.radiopanik.org/emissions/screenshot/de-plein-pied-/ 

https://charliehebdo.fr/le-direct/ 

https://lesechappes.com/  

http://wp.theatrek.fr/lettre-aux-escrocs-de-lislamophobie-qui-font-le-jeu-des-racistes 

https://www.moussem.be/fr

http://www.samtouzani.com/

http://www.lavoixdunord.fr/137904/article/2017-03-25/quand-les-mots-de-charb-le-redacteur-en-chef-de-charlie-hebdo-tue-en-2015

*CHARLIE

Charlie Hebdo c’est un coup de poing dans la gueule Contre ceux qui nous empêchent de penser. Contre ceux qui ont peur de l’imagination. Contre ceux qui ne veulent pas qu’on s’amuse. Charlie Hebdo c’est un journal en colère, c’est un journal qui rit. C’est un journal qui cogne, c’est un journal qui rêve. C’est un journal qui engueule, c’est un journal qui cogite. Charlie Hebdo c’est un journal qui n’a rien à perdre car après la vie il n’y a plus rien. Charlie Hebdo n’a pas besoin de Dieu, pas besoin de Wall Street, pas besoin de posséder deux bagnoles et trois téléphones portables pour être heureux. Pour être heureux, Charlie Hebdo dessine, écrit, interviewe, réfléchit et s’amuse de tout ce qui est risible sur terre, de tout ce qui est grotesque dans la vie. C’est-à-dire de presque tout. Parce que la vie est si courte qu’il serait dommage de la passer à pleurnicher sur son sort au lieu d’en rire une bonne fois pour toute.

**Que ce soit en France au Bataclan ou aux USA, la country tue! Prohibition! Les rednecks et autres gros débiles  pensent que s’armer jusqu’aux dents peut sauver l’humanité !

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Profondeurs et langage ondulatoire

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L'heure se faufile habilement dans les couleurs du jour qui se réveille laissant le jeu des lumineuses s'enraciner dans le substrat enténébré de Mélia. Cette fois, l'hédonisme de cueillir l'aube encore tremblante et toucher de ses doigts obscurs la nature au hasard de ses promenades n'aura pas lieu.
Dehors, la course folle du vent souffle son chant funèbre, amplifiant dans les plaines encore floues de son esprit, les bruits de pas des quelques passants se hâtant sur le sol humide d'une pluie lourde et abondante égrainant ses soupirs. Alors que l'intensité de l'onde de force fouette ses gouttes de larmes aux parois des vitres, Mélia s'approche de la fenêtre et sent en à peine une respiration les quelques sortilèges orchestrés par le vent claquer en cadence et gagner sa chair jusqu'au creux de son ventre implantant en tourbillons insipide son vouloir dans son ADN.
Dans un mouvement de recul, elle détourne son tiède regard vers l'homme qui partage ses doutes et ses peurs et de sa main blanche, tire soigneusement un rideau lourd, dont le froissement silencieux offre un asile à la désirance protéiforme qui se déploie au palais de son allégorie. Dans une solitude moniale, elle ajuste sa longue chevelure d'un roux flamboyant sur ses épaules nues, fait glisser les bretelles de sa chemise qui, dans un bruissement de soie, libère la chaleur de son corps.
D'un geste assuré, elle prend la robe de dentelle noire et la paire de collants posés sur le fauteuil, puis s'habille. Silencieusement, sa silhouette gracile sort de la chambre avec la grâce de la pureté fragile qui défit la pesanteur, laissant trainer derrière elle les fragrances du doux cytise mielleux de sa peau.
Les lèvres ourlées du feu du désir, les cheveux en broussaille, il l'a regarde, fasciné, s'éloignant, légère, vibrante comme les notes mélodieuses des paradis artificiels. Mélia traverse le petit couloir qui mène vers la pièce principale où l'odeur d'humidité qui en émane est comme une coruscation dans ses ténèbres.
Là, sans trop encombrer l'espace, des meubles fonctionnels occupent les murs de pierre, des objets de toutes sortes dispersés çà et là ainsi qu'une table où trônent spatules, mirettes et ébauchoirs qui attendent de se mettre à l'ouvrage.
Tout en se dirigeant avec assurance vers l'aile de la pièce qui lui sert d'atelier, un sourire illumine ses traits. Elle saisit un tabouret puis, s'assied face à l'hybride protéiforme qui se tient devant elle.
Un léger tressaillement le long de son dos agit tel un catalyseur et ses mains propulsées par une énergie intérieure, entrent avec dextérité en contact avec l'argile qui la renvoie à la matière vivante d'elle-même. Amené par la profondeur du geste, son langage ondulatoire exprime alors le sentir au plus près de la peau et le voir au miroir heuristique de son mentale. Disposant à la fois de la paume et des ongles, elle malaxe avec furie la glaise qui se transmue en chair sous ses phalanges se laissant apparaître comme le corrélat de sa labilité émotionnelle. Dès lors l'éclosion de la corporéité de sa genèse devient l'essence à l'incarnation irriguée par ses pulsions.
Aussitôt, un vertige lui crispe les entrailles, tant dans les lignes de sa création le réel est étroit. La divergence des sens de son être a fait naître la convergence des essences.
Cette ambivalence de vérité authentique et artificielle, fluctuante et paradoxale l'envahit comme un arc-en-ciel. Le buste raide, les lèvres tremblantes, les yeux couverts de son voile uniforme, Mélia caresse dans une sorte de fovea tactile la survenance qui s'inscrit dans la dimension où sa main l'a créée et pensée.
Ainsi pénétrée de cette sphère qui l'embrasse jusqu'à altérer son opacité, elle sent la chaleur des bras qui l'avaient enlacé toute une nuit se refermer sur elle, puis la contourne, et s'emparant de l'obscurité de son regard, lui murmure à mots à peine soufflés:
« Tu as placé ton âme au bout de tes doigts et elle a fait ressortir ton inclination. »
Ses mots s'accrochent alors à ses lèvres et portée par sa phrase, Mélia réalise enfin que ce qui lui a permis de repousser les limites de son champ de vision fait de courant fluidique, n'est autre que l'altérité et conscience de soi.

Nom d'auteur Sonia Gallet


Nouvelle © 2017

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Hergé inspirateur de ma série 1956RG-2017RE

Il y a, sans qu’on le sache vraiment, des hommes, des femmes, des livres, de la musique, des parfums , des odeurs, des goûts qui nous accompagnent. Ulysse, d’Artagnan, les Beatles , Guevara, l’eau de Cologne , la lavande dans l’armoire, l’odeur de l’éther, des œuvres lu et relus, des chansons que nous n’écoutons plus car elles sont gravées dans notre mémoire. Il en est ainsi d’un homme et de son œuvre: Georges Rémi dit Hergé.

Hergé

Je passait dans une ruelle d’un blanc éclatant à l’heure où le soleil est au zénith. Une lumière douloureuse, qui lui donnait la dimension d’un labyrinthe d’arêtes tranchantes. J’en fus aveuglé et je dus fermer les yeux et baisser la tête pour me soustraire à ce trop plein de blanc.

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Il me vint immédiatement à l’esprit que le blanc était la «couleur» de ma dépression… Je n’était capable que de photographier des chaises. Toujours vides. Visiblement la fête était terminée, tout le monde était parti. Il ne restait rien que des chaises plus ou moins bien rangées. Je vivais alors un moment de crise, de doutes et de remise en question. Peu importe la cause j’étais à cet endroit pour en quelque sorte me laver et revenir à la lumière.

Cet éblouissement induisit une association d’idées surprenante: Blanc , dépression, Hergé, 1956, Tintin au Tibet. Mon album préféré de Tintin avec le Lotus bleu.

Tintin

De tous les albums d’Hergé consacrés à Tintin, Tintin au Tibet, est sûrement le plus personnel.

Le sujet en est le sens de l’amitié, une quête du Bien qui raconte l’histoire d’un homme prêt à donner sa vie pour sauver un ami dont tout laisse à penser qu’il est mort. C’est une allégorie moderne et laïcisée du bon samaritain à dimension philosophique et spirituelle inégalée dans les autres albums de la série.

On ne peut comprendre véritablement une œuvre sans rien connaître de son auteur au moment où il l’écrit. Or, précisément, Tintin au Tibet fut écrit à une époque de remise en cause profonde et douloureuse de son auteur.

Depuis 1956, Hergé marié à Germaine Kieckens depuis 1932, est tombé amoureux d’une jeune collaboratrice des studios Hergé: Fanny Vlamynck.

Parallèlement, il vient de vivre une période de retraite et de méditation personnelle à l’abbaye de la Trappe de Scourmont puis, toujours en solitaire, sur les rives du lac Léman en Suisse. Âgé d’une cinquantaine d’années, il semble faire un bilan de sa vie et des valeurs catholiques qui l’ont animé depuis sa jeunesse. Hergé rentre en pleine période d’introspection.

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Il vit une véritable crise intérieure. Il connaît une série de rêves obsédants et récurrents qui le poussent à consulter un psychanalyste. Hergé le racontera lui-même plus tard .

«A cette époque, je traversais une véritable crise et mes rêves étaient presque toujours des rêves en blanc et ils étaient très angoissants. J’en prenais note et je me souviens de l’un deux où je me trouvais dans une espèce de tour constituée de rampes successives. Des feuilles mortes tombaient et recouvraient tout. A un certain moment, dans une sorte d’alcôve d’une blancheur immaculée est apparu un squelette tout blanc qui a essayé de m’attraper. Et à l’instant, tout autour de moi, le monde est devenu blanc.»

Certaines questions personnelles le taraudent et sont à l’origine d’une véritable crise intérieure: qu’est-ce que faire le Bien? Quel chemin m’indique ma conscience? Abandonner mon épouse après près de 20 ans de vie commune et laisser mes sentiments me conduire à épouser Fanny? Ou me condamner à passer à côté d’un nouveau bonheur?

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Ces rêves en blanc, étouffent Hergé et il a besoin de s’en libérer. La création de Tintin au Tibet va ainsi tenter de répondre à un profond besoin de métamorphose de son auteur. Une BD chef-d’œuvre (clarté, simplification, dépouillement, sobriété), un héros vertueux (la prudence, la justice, la tempérance et la force), vertus qui se trouvent aussi associées aux vertus théologales qui semblent plus que jamais habiter Tintin (la foi, l’espérance, la charité). C’est ,du point de vue spirituel, une véritable démarche de sainteté que semble poursuivre Tintin. Le saint au sens chrétien est celui qui va jusqu’au bout de la révélation de la vérité du Christ, comme Tintin va jusqu’au bout de la révélation qui lui fait apparaître son ami Tchang comme vivant. Pour tendre vers la sainteté, il faut se rappeler sa condition humaine.A ccepter sa faiblesse, afin de pouvoir la transcender; par ailleurs cette démarche vers la sainteté est avant tout intérieure et singulière; elle ne peut se vivre qu’en solitaire.

 

http://www.dailymotion.com/video/x387hid

 

L’album s’ouvre sur un étrange songe au cours duquel Tintin croit voir son ami Tchang l’appeler à son secours. Alors que dans tous les autres albums l’intrigue était lancée par un événement extérieur qui alertait Tintin (une statuette volée, une étoile qui grossit, des savants qui tombent malades, l’enlèvement de Tournesol, etc.), l’intrigue est ici comme intériorisée par le héros lui-même. Un rêve «hallucinant de vérité» commande à Tintin d’agir et d’aller sauver Tchang. C’est bien dans ce songe que Tintin puise la foi que Tchang a survécu à la catastrophe. Cette espérance lui permettra de soulever les montagnes, ou plutôt de gravir les versants de l’Himalaya…

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Le Rêve accompagne les démarches de sainteté dans de nombreux récits de la tradition chrétienne – Saint-Martin auquel le Christ apparaît en songe: «ce que tu as fait en couvrant ce mendiant de ton manteau, c’est à moi que tu l’as fait.» Le chemin vers la sainteté exige aussi un long dépouillement de soi, de ses vanités, de ses appréhensions et de ses a priori. Ce n’est sans doute pas un hasard si cette aventure de Tintin se déroule sur les plus hautes montages du monde, car la montagne est, par excellence, le cadre d’une géographie mystique, le lieu du dépassement de soi. Le blanc qui entoure Tintin, et qui était la couleur obsédante des rêves d’Hergé à cette période de sa vie, apparaît alors comme l’allégorie de cette pureté que semble atteindre son héros.Le saint, de par son rayonnement, exerce aussi une autorité morale qui est de nature à transfigurer radicalement ses proches.

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Dès la première page, le capitaine Haddock nous apprend que les randonnées en montagne ne l’intéressent pas: «s’obstiner à grimper sur des tas de cailloux, ça me dépasse»; c’est pourtant ce qu’il va faire en accompagnant Tintin au Tibet – Mais la force de l’ amitié le pousse à surmonter son dégoût pour la marche et à devenir, à sa manière, un homme de Bien. Le guide Tharkey se transforme également au cours du récit. Après avoir abandonné Tintin et Haddock, il revient «Toi jeune sahib blanc, et toi risquer ta vie pour sauver jeune garçon jaune», «Moi, faire demi-tour et revenir vers toi». En somme, Tintin est celui pour lequel on sort de ses habitudes, de son confort, afin de le suivre, comme on suit un saint parce qu’une force morale nous enjoint à le faire.

Le mot de la fin semble nous être donné par le lama qui vient à la rencontre de Tintin et de Tchang: «Ce que tu as fait, peu d’hommes auraient osé l’entreprendre. Sois béni, Cœur Pur, sois béni pour la ferveur de ton amitié, pour ton audace et pour ta ténacité.»

Tintin acquiert ainsi une nouvelle dimension, le héros s’est transfiguré; il s’engage dans une démarche de sainteté, à la recherche d’une forme de bien absolu.

En se posant finalement cette question qui parcourt l’album, «Qu’est ce que le Bien?», Hergé indique encore une autre piste de lecture. Il représente le Yéti aveuglé par le flash de l’appareil photographique que Tintin déclenche fortuitement… et l’on déduit qu’à cette distance, et dans ces conditions, la photo prise est illisible. On peut percevoir dans cette scène une analyse avant-gardiste du rejet de «la société du spectacle» dans laquelle l’hyper-médiatisation nous a fait entrer. L’insistance répétée du capitaine Haddock pour que Tintin prenne absolument une photographie du Yéti illustre bien cette avidité de voyeur qui recherche avant tout le spectaculaire. Sauf que le vrai Bien ne peut pas se montrer en spectacle. Cette scène fait d’ailleurs écho à une autre scène de même nature et qui la précède: lorsque Tintin, rescapé dans la lamasserie, raconte son aventure au grand précieux, il n’arrive pas à formuler le but réel de son expédition car il est interrompu de façon incongrue par le capitaine Haddock. Le véritable Bien ne peut pas s’exposer. Il échappe à toute explication et relève presque de l’absurde, simplement parce qu’une force irrépressible, qui vient dont on ne sait où, appelle à l’accomplir. Il est irréductible à une loi civile ou religieuse, à un quelconque sens tiré de la raison, et lorsque l’on croit le saisir, il nous échappe toujours.Tintin au Tibet, paru en 1960, est pour Georges Remi l’album de la sagesse personnelle comme Le Lotus bleu, paru en 1936, a été l’album de la maturité politique et du dépassement des a priori.

En tant que pyrénéen je me dois de terminer sur cette anecdote et ce commentaire.

Georges Rémi n’était certes pas un grand adepte de randonnées en montagne, mais adolescent, lorsqu’il était chef de patrouille chez les scouts, il avait randonné autour du cirque de Gavarnie. Comme le dit Pierre Assouline: «le cirque de Gavarnie fut son Himalaya»

En tant qu’homme et artiste je me dois de rendre hommage à Georges Rémi qui m’a inspiré pour cette série, qui m’a aidé (il n’est pas le seul) à retrouver la lumière comme le montre la deuxième partie de la série et à l’égal de Dumas ou Homère a participé à faire de moi ce que je suis.

Cette série autobiographique est visible ici http://www.pixbyroland.com/galerie/1956rg-2017re-serie-noir-blanc-hommage-melancolique/

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Les visions d'Ulysse III

JFK.
Pour aller à Bayonne (NJ) c’est assez simple.
Départ de
John F. Kennedy International Airport (JFK) (John F. Kennedy International Airport)
Marchez 1 min vers Jfk Terminal 4 ID 3 PARTEZ de Terminal 4 Departures Attendez JFK AIRTRAIN Jfk – Howard Beach ALLEZ vers Howard Beach Airtrain ID 10 Marchez 1 min vers Howard Beach – Jfk Airport [A] PRENEZ l’entrée 103rd St And 159th Ave Se PARTEZ de Coleman Square ATTENDEZ A Uptown Express To Inwood – 207 St ALLEZ vers Fulton St [A,C,J,Z,2,3,4,5] PRENEZ la sortie Broadway And Fulton St Nw MARCHEZ 2 min vers World Trade Center PRENEZ l’entrée World Trade Center PARTEZ de Fulton Street ATTENDEZ NEWARK – WTC Newark ALLEZ vers 1 arrêt Exchange Place Newark
MARCHEZ 2MIN vers Exchange Place Light Rail Station ID 30833 ATTENDEZ HUDSON-BERGEN LIGHT RAIL Hblr Bayonne 8th St ALLEZ vers 34th Street Light Rail Station Prenez la sortie 34th St Parking Lot M ARCHEZ vers où vous voulez vous êtes à Bayonne New Jersey USA.
Je vais vers Broadway pas loin du Bayonne Tattoo Company qui est au 668 Broadway précisément au 27 E 31st St où je trouve une petite maison à étage ou flotte un putain de drapeau américain alors que l’occupant des lieux, aux dernières nouvelles possède un passeport argentin. Il y a un petit carré d’herbe devant la maison et six marches pour arriver sur une véranda où je me demande bien pourquoi il y a un canapé-balançoire car qui peut avoir envie de s’installer là pour admirer un paysage composé de voitures garées et de maison toutes quasi identiques. Relaxation ultime.
«A» m’ouvre.
Oui je l’appelle A. Pour plusieurs raison. Un: je n’ai pas envie de vous donner son vrai nom. Deux: ça m’ évite de chercher un pseudonyme bien que je connaisse la plupart de ses faux noms . Trois parce que ça me fait penser à Arthur «A, noir corset velu des mouches éclatantes Qui bombinent autour des puanteurs cruelles…» et que ça lui va bien à «A» ces vers. Il est velu, ex artificier et il a connu les puanteurs cruelles des dictatures. En ce sens il est assez surprenant de le retrouver installé dans le pays qui a installé et soutenu toutes les dictatures en Amérique du sud et en Europe dont il a eu à connaître le joug.
Les vrais amis même après des années de séparation n’ont pas besoin de se dire grand chose quand ils se retrouve. Une accolade suffit. Je pose mon maigre bagages dans ce qui sera ma chambre pendant quelques temps. «A» a gardé ces vieilles habitudes. Une certaine paranoïa peut être. Comme il devine que je ne suis pas là pour rien et que ce que je vais lui demander n’est pas vraiment légal, il préfère sortir de la maison.
Nous allons sur broadway au lighthouse restaurant.
Selon «A» qui me présente Pat la serveuse
-it’s trully great food and over the years it’s still almost always full of people. If you are looking for a mid town diner on Broadway in Bayonne new jersey with great food and really good people this is it !
On va le croire sur parole et de toute façon je n’ai pas le choix.
On va parler en français si tu veux statistiquement il y a une demi chance sur cent que quelqu’un nous comprenne. Alors pourquoi tu es là
Il te reste des Kadanski?
Non. Sur le darknet , Sous la protection de Tor tu peux acheter de faux chèques presque parfaits avec les pièces d’identité correspondantes falsifiées.tout ce que tu veux dans le genre.
Je n’ai pas confiance. Je préfère connaître les gens.
Je connais un ancien graphiste doté d’un savoir-faire rare et délicat, à la technique sure. Confection sans faille. A 35ans, il est la référence des experts en contrefaçon. Il te faut une légende aussi?
Ça serait bien.
ça va te coûter cher.
C’est comme ça que je me suis retrouvé coincé quelque temps à Bayonne New Jersey USA. Parce que pour payer l’addition il a fallu que je bosse et pour tout vous dire , pas dans des activités très légales. Vous imaginez bien que pour gagner une grosse somme en peu de temps… ou alors faut être un voleur légal genre … Goldman Sachs et consorts?
Je sais pas faire grand chose, là où je me débrouille le mieux c’est l’utilisation de logiciels de retouche. C’est mon coté Dr Jekyll. Je peux aussi devenir hyper violent. Je pensais jamais que ma face Mr Hyde me rapporterai de l’argent. N’ayez pas peur comme disait Jean Paul II le Christ dans une main l’Opus Dei dans l’autre.

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Les visions d'Ulysse II

Tout a commencé quand j’ai voulu soigner une blessure narcissique on va dire ça comme ça.
J’ai rien trouvé de mieux que de lire du Rimbaud, apprendre des poèmes par cœur pour m’éviter de penser. C’est assez simple pendant que vous vous récitez un poème vous ne pensez à rien d’autre. J’ai essayé les prières, je Vous Salue Marie pleine de grâce … trop court, trop facile, on perd vite la concentration et hop la machine à penser se met en route. Horrible. Et vas y que tu rumines le passé , que tu échafaudes des scenarii pour l’avenir. T’es jamais dans le moment présent.
Notre Père qui es aux cieux … pas mal en l’ enchaînant au Je Vous Salue Marie plusieurs fois ça fait dormir. Mais les poèmes c’est mieux. J’ai pris Baudelaire, Verlaine, Apollinaire… Trop facile. Puis Arthur Rimbaud. Là c’est du sérieux. Déjà à la première lecture tu ne comprends pas tout. Par exemple Le bateau ivre. Pas banal non? La syntaxe, les images, les métaphores, le sens qui t’échappe …Prends «…sous les yeux horribles des pontons».
Waouh c’est quoi ça? Les pontons sont en bois et les nœuds font comme des yeux? Naan. Un ponton est une prison flottante. On y entassait les prisonniers en grand nombre, l’avantage étant qu’un personnel réduit suffisait à surveiller les prisonniers.
Thérapie la poésie de Rimbaud? Tu parles. Une fois que tu as pigé, lu, retenu et récité tu fais quoi tu recommence avec un autre oui. Mais au bout d’un moment ça a infusé tout ça.

On n’est pas sérieux, quand on a dix-sept ans.
– Un beau soir, foin des bocks et de la limonade,
Des cafés tapageurs aux lustres éclatants !
– On va sous les tilleuls verts de la promenade.

Oui c’est ça va falloir sortir à «m’en donné».

Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l’herbe menue :
Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.
Je ne parlerai pas, je ne penserai rien …

Exactement ce qu’il me faut.

Et dès lors, je me suis baigné dans le Poème
De la Mer, infusé d’astres, et lactescent,
Dévorant les azurs verts …

Yes, yes, yes!
Et puis je lis
Je est un autre

si «je est un autre»,s’il n’y a pas en réalité d’identité stable, pourquoi le croire. Foin de Descartes et des moralistes classiques. On sort sur la promenade rejoindre NIEZTSCHE .
Moi ça m’arrange bien que Je soit un Autre.
Je vais devenir un autre dans le genre
Le poète se fait voyant par un long, immense et raisonné dérèglement de tous les sens. »
Vaste programme
Et puis Arthur est parti …J’ai fait comme lui je suis parti.

Je vous vois venir vous vous demandez où?

Bayonne.
MDR , Bayonne? C’est à coté! C’est nul.
Oui c’est nul surtout du mercredi qui précède le premier week-end du mois d’août et se termine le dimanche suivant.
Non. Bayonne New jersey USA. Et là je vous ai tous perdu. Vous regardez si ça existe. Ça y est c’est bon? Allez y regardez aussi ma localisation sur face book. Tré bien vous voyez je raconte pas d’histoires.

Bon maintenant vous vous demandez mais pourquoi Bayonne dans le new Jersey USA?
Ce choix tient à une période passée au cours de laquelle je fréquentais un groupe indépendantiste dans lequel je me suis fait des relations amicales , fraternelles qui malgré les années, les exils plus ou moins volontaires, demeurent.
J’avais un passeport, j’ai demandé un visa, complété le formulaire DS-160 etc.
Et à nous deux Bayonne.
Tarbes, Paris, New York.

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Partenariat Zoé Valy et Kristin Vesterälen

La Passion de la Vie, des pinceaux, d'une plume

Une passion pour l'Art, le même rêve de partager

Et

une collaboration

en toute liberté autour d'un projet commun.

Une belle aventure.

Nous vous invitons au voyage ...

« La Petite-Fille aux Feuilles »
(40X50)
Zoé Valy

12273241087?profile=original

À inspiré « La Joie de Vivre »
Krystin Vesterälen

Au printemps de tes jours

Chute déjà l’automne

La vie fait son cycle.

Le temps passe sur tout

La Vie est Joie.

« La Brume »

(40X50) 

Zoé Valy

12273242476?profile=original

A inspiré « Le Jour Arrive »

Krystin Vesterälen

La brume blanche 

Sur le chemin

Effacé par la nuit

Annonce la rosée du jour

Et le lumignion chaleureux

Transporte avec lui

Les perles accrochées

Là-haut, tout là-haut

« L’Aquarium de Pairi Daïza »
(40X50)
Zoé Valy

12273243068?profile=original

A inspiré. « Le Poisson Japonais »
Krystin Vesterälen

Tourne en rond

Saute et joue

Le poisson aux voiles de deux couleurs

Nage sous les yeux réjouis

Du peintre attiré par l’eau

Claire et lumineuse

Se laissant aller à la rêverie

« La Vague Marine »

(50X70)

Zoé Valy

12273243691?profile=original

A inspiré « La Danse de la Mer »

Krystin Vesterälen

La Vague qui monte

A l’Assaut du ciel

Retombe en rouleaux

Dans l’eau marine

Telle une baleine

Ballerine aquatique,

Dansant aux rayons du soleil

« La Femme à L’Ombrelle »

(50X70)

Zoé Valy 

12273244870?profile=original

A inspiré « Le Retour du Bateau »

Krystin Vesterälen

Le Zéphir en joliesse

Du haut de la colline

Murmure aux oreilles

De celle qui attend

Patiemment

Le retour de son bien-aimé

« Flamenca »

(30X40)

Zoé Valy 

12273245679?profile=original

A inspiré « L’Amante »

Krystin Vesterälen

La Jupe virevolte

Rouge de sensualité.

Les bras attirent la musique,

Les mains, les pieds rythment la passion

La flamboyante au coeur de feu

Se consume dans les bras de son amant.

« Fleur »

(20X30)

Zoé Valy 

12273245488?profile=original

A inspiré « Le Secret de l’été »

Krystin Vesterälen

Le coeur offert amoureusement

A la mielleuse travailleuse

Le temps de la passion

Durera tout l’été.

L’écrin de pétales

T’enfermera et tel un phoenix

Tur renaîtras après le froid

« Coucher de Soleil »

(40X50)

Zoé Valy 

12273246875?profile=original

A inspiré « L’Amour Libre »

Krystin Vesterälen

Les premiers rayons 

Cajolent les feuilles

Humides de rosée.

La sensualité doucereuse,

Une caresse amoureuse,

Un cadeau de la nature.

« La Danseuse Etoile »

(40X40)

Zoé Valy 

12273247460?profile=original

A inspiré "L'envol des Sens »

Krystin Vesterälen

La Robe telle une coupole

Un roman frivole

La rose en corolle

Un rôdeur raffole

Le rocher déboussole

Une rosette en acropole

Le romarin affriole

En rococo racole

Sur une rocade vole

« La Femme Romantique »

(40X50)

Zoé Valy 

12273248064?profile=original

A inspiré « La Tendresse »

Timide déclaration

Comprise de l’amante

Discrète et rêveuse

Un remerciement, une invitation

A tendre et à nouveau être

Dans les bras.

Petite lingerie pudique

N’attendant que les caresses 

Et les baisers.

 

Nous remercions le Réseau Arts et Lettres, Monsieur Robert Paul et Liliane Magotte pour leur enthousiasme et leur motivation à susciter l'envie de travailler ensemble

pour la "Beauté de l'Art"

 

Zoé Valy et Krystin Vesterälen

Septembre 2017

 

 

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Petite histoire de la naissance des rencontres littéraires de Bruxelles

Par Michel Torrekens

Téléchargez en mode lecture les quatre pages parues dans la revue littéraire belge "Les carnets et les instants": (N. B. : Le chargement de chaque  page prend environ 10 secondes pour chaque page)

Première page;  https://drive.google.com/file/d/0B6uR54MtFV6-a1M5S3lWVS1lN1U/view?usp=sharing

Deuxième page:  https://drive.google.com/file/d/0B6uR54MtFV6-RkhWQWQ4RENGaFVKQlZxbERiME1DWkR4cXMw/view?usp=sharing

Troisième page:  https://drive.google.com/file/d/0B6uR54MtFV6-WjhndDRySVBaTG5Uek5iTTlCYnZ5Q0xHVUQw/view?usp=sharing

Quatrième page:  https://drive.google.com/file/d/0B6uR54MtFV6-T0E4WTZpMFE2SkhIZ1d0NUFJa013ZVVyOWNN/view?usp=sharing

"Je l'ai empris, bien en avienne" (devise de Charles de Bourgogne)

R. P.

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Une habitude bénéfique

Songerie

Enfant, j'avais pris l'habitude,
De chanter avec assurance.
Cela fut pour moi une chance.
Je le dis avec certitude.

Il est des chants pour égayer.
On les fredonne dans la joie.
Ils dépaysent bien des fois,
Montrent des lieux ensoleillés.

Mais durant les jours de regret,
Accueillant la mélancolie.
Sur soi souvent, on se replie
Dans le silence qui agrée.

Les mots exprimant la tristesse,
Mis en vers sur une musique,
Créent un espace romantique.
Parfois leur résonance blesse.

Durant un manque persistant,
Je me refusais d'écouter
Les feuilles mortes que chantait
Si tendrement Yves Montand.

Les poèmes et les refrains
Qui engendrent de l'allégresse
Et aussi l'envie de sagesse

Peuvent apaiser un chagrin.

4 octobre 2017

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Le chaos source de la création moderne

Le chaos extérieur. Nietzsche. «Et savez-vous bien ce qu’est le monde pour moi? Voulez-vous que je vous le montre dans un miroir? Ce monde: un monstre de force, sans commencement ni fin; une somme fixe de force, dure comme l’airain, qui n’augmente ni ne diminue, qui ne s’use pas mais se transforme, dont la totalité est une grandeur invariable, une économie où il n’y a ni dépenses ni pertes; mais pas d’accroissement non plus ni de recette…». (Par delà le bien et le mal)

Il propose une représentation chaotique du monde, tissu de forces sans ordre intrinsèque ni possibilité d’ordonnancement même la raison ne peut donner du sens aux choses:«Mais je pense que nous sommes aujourd’hui éloignés tout au moins de cette ridicule immodestie de décréter à partir de notre angle que seules seraient valables les perspectives à partir de cet angle. Le monde au contraire nous est redevenu «infini» une fois de plus: pour autant que nous ne saurions ignorer la possibilité qu’il renferme une infinité d’interprétations. Une fois encore le grand frisson nous saisit: mais qui donc aurait envie de diviniser, reprenant aussitôt cette ancienne habitude, ce monstre de monde inconnu? Hélas, il est tant de possibilités non divines d’interprétation inscrites dans cet inconnu, trop de diableries, de sottises, de folles d’interprétation, notre propre nature humaine, trop humaine interprétation, que nous connaissons…». (Gai Savoir)


Que reste-t-il alors de ce monde où rien n’a de sens, et quelle place l’homme peut-il y occuper?

La vie, mais une vie pleine de cruauté, d’injustice, d’incertitude et d’absurdité. Il n’y a pas de normes absolues du bien et du mal. Il n’y a qu’un homme nu vivant seul dans un monde absurde et chaotique.

«Il faut avoir du chaos en soi pour accoucher d une étoile qui danse» (Ainsi parlait Zarathoustra )

Freud pensait que si le développement de la civilisation continue sur sa forme actuelle,  » l’ensemble de l’humanité risque de devenir névrotique, « Malaise de la civilisation.1930.»
La raison humaine et les sciences sont selon lui le chemin pour la connaissance. Freud est l’enfant des Lumières. Il va se concentrer sur le pouvoir et l’influence des facteurs non-rationnels, des impulsions de la pensée et du comportement humain. Freud croyait que nos pensées conscientes sont déterminées par quelque chose de caché : nos pulsions inconscientes.

Freud ne s’éloigne pas de Nietzsche. Il pense que l’irrationnel est une un danger potentiel. Il était convaincu que l’homme n’est pas un être rationnel, son comportement est guidé par des forces intérieures.
L’esprit inconscient explique selon Freud certaines actions humaines.
Freud n’a pas découvert l’inconscient. Les romantiques européens, Rimbaud, Shakespeare, Dostoïevski et Nietzsche ont discuté cet esprit inconscient. Contrairement à Nietzsche, Freud était un homme scientifique. Le médecin Freud s’était spécialisé dans le traitement des troubles mentaux. Il a conclu que le chaos intérieur est le résultat de craintes vécues durant l’enfance. Les névroses prennent selon lui plusieurs formes : hystérie, anxiété, dépression ou obsession. Pour traiter un comportement névrotique, Freud discutait les expériences de l’enfance. Il traitait ses patients de deux façons. La première la libre association : dire tout ce qui vient à l’esprit peut révéler quelque idée cachée. La deuxième méthode est l’interprétation des rêves. Les rêves selon lui révèlent les désirs secrets.

Comme Nietzsche, il pense que les gens ne sont pas bons par nature. L’individu est une créature d’instincts et d’agressivité.
La civilisation est un fardeau. Le chaos intérieur est le résultat d’un conflit. La coexistence est douloureuse entre nos pulsions et les limites de la société que les individus doivent supporter pour éviter le chaos. En face de cette souffrance, on trouve anxiété,frustrations, dépression, alcool et autres drogues. La vie civilisée augmente la souffrance des gens et le risque pour leur santé mentale.

Nietzsche, Freud vont changer la civilisation occidentale

Le travail de Nietzsche et Freud a créé une grande révolution culturelle, le modernisme, caractérisée par la prise de conscience de Soi. Les artistes modernistes ont abandonné les traditions artistiques et les conventions littéraires et ont commencé à expérimenter de nouveaux modes d’expression. Thomas Mann,Marcel Proust, Rimbaud, DH Lawrence, James Joyce, Franz Kafka ou Yasunari Kawabata au japon ont exploré la vie intérieure. Leurs romans traitent de l’homme moderne qui rejette les valeurs de sa culture en payant le prix de la culpabilité, de la frustration, d’une sexualité stigmatisée, de solitude.

Pour l’artiste, la réalité est personnelle, individuelle et subjective.
L’artiste fait sa propre réalité et façonne un monde irrationnel.
Il tente de pénétrer les profondeurs de l’inconscient véritable source de la créativité.

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La théorie du grand complot ?  On pourrait le croire si ce livre n’avait été écrit par l’un des policiers chargés d’enquêter sur, entre autres choses : « Les tueurs du Brabant Wallon ».  Frédéric Mitchel fut l’un des lieutenants du commissaire Bourgeois, surnommé le « Boss » qui était à la tête de la « B.R.I », Brigade de Recherches et d’Investigations. (Belgique)

12273241476?profile=originalDans un premier temps, ce fut l’étonnement de recevoir ce livre envoyé par son agent littéraire. Étonné parce qu’en réalité je n’ai aucune compétence ni en matière criminelle ni en géopolitique.  Il est facile dès lors de comprendre que je me suis tenu sur mes gardes, n’ayant aucune envie de me retrouver dans le rôle du chroniqueur manipulé.

Pour la petite histoire, lors de l’attaque du Delhaize de Overijse (Belgique), je me suis retrouvé indirectement témoin de la tragédie qui venait de s’y dérouler.  Je revenais de mon travail, découvrant sur le parking de ce magasin, quantité de lampes bleues encadrant une agitation morbide.  Ce n’est que le lendemain que j’apprendrai, par voie médiatique, les détails du drame et je vous avoue que j’en tremble encore.  J’aurais pu être sur les lieux, ce n’était qu’une question de timing, de litres de lait oubliés ou d’une omelette qu’il faut compléter par une douzaine d’œufs absents du frigo.  J’en tremble pour raison que ma présence en compagnie de mes enfants, de mon épouse n’a tenu qu’à une question de timing.  Dans ces cas précis comment ne pas remercier le destin de nous avoir épargné ces « exécutions ».  Non je ne demanderai pas pardon pour le terme utilisé, ce n’était pas un crime ni un meurtre, c’était de véritables exécutions orchestrées avec sang-froid.

Un carnage, des mises à mort qui semblaient gratuites et qui sous le regard du livre de Frédéric Mitchel trouve peut-être une explication logique.  Le sordide n’a pas dit son dernier mot.  Je ne vais pas décrire le contenu de l’ouvrage, c’est impossible et impossible également d’en faire une synthèse.  J’ose, sans l’avoir préalablement interviewé, j’ose faire un parallélisme entre ces affaires qui ont ébranlé l’Europe (je veux parler des Brigades rouges, de la bande à Baader des cellules communistes combattante et j’en passe) et les attentats auxquels nous devons faire face de nos jours.  Je sais, mes propos paraissent choquants, mais faut-il pour autant laisser sous silence ces interrogations qui m'interpellent quelquefois ?  À qui profite le crime ?  Aucune réponse à vous offrir, comme écrit précédemment, je n’en ai ni les compétences ni les moyens, l’Histoire répondra peut-être un jour à l’audace de mes propos, ou pas; qui vivra verra.

« Les tueurs masqués » premier tome de ce qui s’annonce comme une trilogie, est un ouvrage bien écrit.  Une sorte de rapport apportant preuves et éléments troublants.  Ce n’est pas pour autant hors de portée du quidam que nous sommes, au contraire.  Je salue chez « Frédéric Mitchel », l’art de capter l’attention du lecteur en dévoilant un sujet d’une rare complexité.  C’est tout simplement passionnant à lire, au secours !, panique dans le tiroir de la confiance.

347 pages qui pourraient se dévorer si le contenu n’était pas écrit à partir d’une triste réalité.  Des morts par dizaines, tués sans autres raisons apparentes que le besoin de déstabiliser l’opinion publique.  Brrr on a le droit de trembler.  Me vient à l’esprit l’affiche du film de Francis Ford Coppola tiré de l’admirable roman écrit par Mario Puzo, vous l’aurez probablement déjà compris « Le Parrain ».  Souvenez-vous ; l’image représentait une main qui agite les ficelles pour démontrer le pouvoir d’une manipulation savamment orchestrée.  Comme le disait si justement un présentateur don j’ai oublié le nom, bienvenu au pays des Bisounours.

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Les visions d'Ulysse

Les visions d’Ulysse, Odyssée contemporaine


J’ai vu le soleil bas, taché d’horreurs mystiques,
Illuminant de longs figements violets,
Pareils à des acteurs de drames très antiques
Les flots roulant au loin leurs frissons de volets !
Rimbaud
Le bateau ivre

Les visions d’Ulysse

I

Prenez une carte du monde à l’échelle que vous voulez et un compas . Plantez la pointe sur la bonne ville de Tarbes Hautes Pyrénées Occitanie France Latitude : 43.2333
Longitude : 0.0833 et tracez un cercle de…2300km
et oui il faut calculer l’écartement des branches en fonction de l échelle bande de cossards.
Vous y êtes?
Donc , la pointe sur Tarbes et on trace un jolie cercle. Bien. Il passe où ce bel objet géométrique?

Océan atlantique,Norvège, Suède, Estonie, Lettonie, Lituanie, Biélorussie, Ukraine, Moldavie/Transnistrie, Roumanie , Bulgarie, Turquie, Grèce, Libye , Algérie , Mali, Mauritanie, Sahara occidental.
Vaste programme. Je vous aide un peu essayez de croiser ces données avec les différentes routes de trafics de drogues, armes, êtres humains. Connaissant votre sagacité vous devez situer mon lieu de villégiature.
Bon d’accord certaines routes sont moins fréquentées, les trafiquants sont toujours à l’affût de nouveaux débouchés, des marchés sont saturés, d’autres sont prometteurs, Comme tout bons capitalistes ils étudient le marché . Saint Marché priez pour nous .
Mes vaccins n’étant pas à jours vous devinez maintenant vers quel point cardinal je me trouve ?
Je ne parlerai pas! Inutile de me supplier. Pas de nom , motus et bouche cousue. Enfin presque je vais quand même vous raconter mon séjour.
L’inconvénient c’est que vous ne saurez jamais si c’est la vérité. De l’autobiographie, du journal de voyage , de bord , intime , de l’autofiction, de la fiction, de l’affliction , de la friction de méninges , du reportage, du roman , une fable? On va dire Récit à récifs.Parce qu il va y avoir des écueils, des vagues, des remous…
Mais hypocrite lecteur mon semblable mon frère j’espère que cela te tirera des maux qui nous accablent tous, au moins quelques minutes: l’ennui et notre incapacité à nous définir par nous même. Il y a bien quelque chose qui nous donne l’illusion d’être complet. Trouver un sens à son existence en pensant combler les manques de l’autre et recevoir en retour l’amour qui comblera les notres. Mais tout cela n’est qu’illusion. Un jour nous réalisons que nous sommes existentiellement incomplet.

Alors que faire? Noyer sa blessure narcissique dans le dépréciation et la dépression?
Non on va soigner ce besoin d’avoir une image idéale, forte et positive de soi.
Je deviens écrivain. Je trouve ça valorisant classe non? Ça déchire!
Je vous offre un petit voyage en ma compagnie.
Roh mais pourquoi voyager direz vous chers lecteurs casaniers.
Je ne sais pas. Ce n’est pas parce que je suis écrivain que j’ai réponse à tout.
Je vous donne trois citations. On y réfléchit et on commence la lecture demain OK?

 » A quoi sert de voyager si tu t’emmènes avec toi ? C’est d’âme qu’il faut changer, non de climat. »

Citation de Sénèque

«Voyager, c’est bien utile, ça fait travailler l’imagination,
Tout le reste n’est que déception et fatigues.
Notre voyage à nous est entièrement imaginaire. Voilà sa force.
Il va de la vie à la mort. Hommes, bêtes, villes et choses, tout est imaginé. C’est un roman,rien qu’une histoire fictive.
Et puis d’abord tout le monde peut en faire autant. Il suffit de fermer les yeux.
C’est de l’autre côté de la vie.»

Citation de Céline

et last but not least

« Moi, le seul voyage qui m’intéresse, c’est la mort. Parce qu’on ne rapporte pas de diapos. »

citation de Georges Wolinski

Je n’ai pas les moyens de me payer un correcteur faites le travail vous même. Et puisqu il faut bien donner un titre , disons
« Les visions d’Ulysse »

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Murmure fatigué

Encore m’attarder

À ce parfum dispersé

Au milieu des nuées

          Débauche nourrie

               Nul souci sur  l’oreiller

                       Shopping masturbatoire

                              Des tempes argentées

Les figuiers grelottent

Dans la plaine déserte et désolée

Battue par le vent

 Efforts et tourments en quantité

Il faut clore les grandes portes

Des précoces vents d’hiver

Du lamentable ennui.

Et des chants tus

À mon insu

 

Quitter ces vers brûlants

Plus rien à édifier

Quel chemin donnera l’ivresse ?

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Rêveuse

12273247081?profile=originalles yeux perdus dans son rêve intérieur

La douce apparition dans le jardin de Jade 

 semble lointaine 

Le passant hésite et s'efface 

AA souvenir d'un voyage au Japon par une inspiration Pré raphaelite!!!!huile sur carton 50x60

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Un point de vue désirable

Tout artiste se sent en joie
Quand il a causé un émoi.
Le poète qui s'entend dire:
J'ai pris du plaisir à vous lire,
Ravi, se rassure parfois.

En dépit de son savoir-faire,
Nul ne peut être sûr de plaire.
Présentant une oeuvre artistique,
Chacun s'en remet aux critiques
Qui paraissent souvent sévères.

Or qu'en est-il des coups de coeur
Ressentis par des âmes soeurs?
Ils provoquent des commentaires
Qui certes peuvent satisfaire,
Laissant occultées les erreurs.

Émouvoir, plaisir agréable! 
Nombreux artistes en sont capables.
Pour évaluer le talent,
Il faut des juges compétents.
Leur point de vue est désirable.

                                                                           Ier octobre 2017

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                                                             ~ L'automne par Freddy Sosson ~

L'été indien

Nous emmène aux confins

D'un été s'achevant et prenant fin...

Il nous bouscule en chemin

Main dans la main

Profitons encore de ses moindres recoins

 

Comme il est bon d'apprécier, à foison

De la douceur d'une arrière-saison

Se profilant à l'horizon

 

Au ton sur ton

Se marque un large sourire

Que rien ne semble faire pâlir

 

Ni l'ombrage des feuillages

ayant déjà revêtu leur adage

Ne paraît être troublé dans ce paysage

 

Les oiseaux chantonnent

A l'aube d'un automne

Pas encore trop monotone

 

D'habitude, aux allures si frivoles

La nature semble stagner et ne caracole

Quand, mêlée à la douceur et aux effluves d'un été indien

 

L'été que rien ne retient

Se poursuit serein

Sous les reflets réminiscents du soleil au lointain...

 

Marianne Leitao ©

Ecrit le 29 septembre 2017

...

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On ne saurait le nier,  le titre résonne comme le feraient les "déboulements" des souvenirs étouffés.  Étouffés ?  Certes, le mot est fort, il n’en est pas moins choisi si l’on songe au nombre d’effacements de mémoire qui nous permettent de survivre malgré les marques que laissent certaines idéologies. 

Quelle écriture superbe nous offre Janine Phan, 12273245898?profile=originalune écrire si douce que l’on se demande comment elle réussit à conjuguer la beauté du verbe avec le mot terreur.  L’histoire se déroule au Cambodge il y a longtemps bien que ? Pas si longtemps que cela en fait.  Souvenez-vous de ce que l’on percevait à la télévision ou, de temps en temps, décrit dans vos journaux.  1979 les Vietnamiens viennent libérer le Cambodge du règne des Khmers Rouges.  On croyait pourtant que l’horreur avait atteint les sommets les plus extrêmes avec les camps de la mort découverts à la fin de la dernière guerre mondiale.  Mais non, l’humain trouvera imagination à dépasser l’impossible, l’inimaginable.

12273246284?profile=originalEn écrivant « CRI », Janine PHAN offre une leçon de regard.  C’est à l’aide d’une plume étonnamment paisible qu’elle nous plonge au cœur d’une fiction tout en jonglant avec les destins de femmes et d’hommes confrontés à l’histoire ; celle de la survie.  Étonnant de fréquenter des mots puisés à l’ombre de la poésie. C’est une plume trempée dans l’encrier des âmes sensibles sans pour autant tomber dans le piège de la guimauve à quatre sous. 

Jamais je n’aurais pu imaginer qu’il était possible de trouver une telle finesse verbale pour décrire l’une des périodes les plus infâmes de notre humanité.  Approcher l’horreur sans lui laisser le premier rôle, sans lui offrir l’occasion de briller.  Oser la décrire par des phrasés qui, pires qu’une condamnation, démontrent la crudité des faits et la confrontent à son propre regard.  L’auteur y parvient, sans toutefois porter de jugement.  Comment ne pas croire que la leçon offerte par ce roman provient du cœur et des tripes de l’auteur ?  Ne pas porter de jugement, n’est-ce pas justement mépriser par dédain ?  N’est-ce pas plonger le bourreau au cœur de l’oubli, celui qu’il aimerait ne jamais connaître ?  Qu’importe l’enfer, s’il surgit aux yeux de ceux qui le craignent encore par le sarcasme des cauchemars qui les accompagnent et les accompagneront jusqu’au jour où, la mort viendra les délivrer.  Alors oui, l’oubli peut devenir indispensable pour enterrer la mémoire du bourreau.

N’espérez-pas lire « CRI » sans la moindre respiration.  Certes, vous pourriez le faire, mais je crains que ce ne soit que perte de temps.  Ce livre se mérite, il se prépare, il se déguste même si, il faut vous y attendre, vous n’en sortirez pas indemne.

J’ose prétendre que par la sensibilité des mots, choisis par le tact omniprésent et les tableaux si joliment « pastélisés », j’ose croire qu’une fibre asiatique rythme le cœur de l’auteur pour le bonheur de ses lecteurs.

Non, vous ne lirez pas ce livre en quelques minutes distraitement volées à votre concentration.  Les pages se tournent, une à une, elles se découvrent avec finesse et vous enivrent à un point tel qu’il vous faudra faire une pause pour en digérer les mots.

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L'emprise de ma locataire

Soliloque

Alors que la faiblesse cause
Le besoin de se reposer,
La paresse peut imposer
De prendre d'inutiles pauses.

Elle n'a pas accès partout,
Ou se voit poussée vers la porte.
Là où le temps d'agir importe,
Se prélasser semblerait fou.

Accueillent parfois la paresse
Ceux qui n'ont plus à travailler,
Ne sont nullement surveillés.
C'est un choix que certains délaissent.

Pour ma part, j'aime paresser.
En éveil, demeure passive.
Bien des fois mon esprit s'active
Et je médite, intéressée.

Se fait présente, le matin,
Ma locataire, la paresse.
Dans le silence, elle me berce,
Me tient captive c'est certain.

Je perds mon temps à ne rien faire.
Cela a-t-il de l'importance?
Je conserve mon indulgence

Et demeure velléitaire.

29 septembre 2017

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