Statistiques google analytics du réseau arts et lettres: 8 403 746 pages vues depuis Le 10 octobre 2009

Toutes les publications (16172)

Trier par

Stagnation

Pantoum

Avec un ciel d'un blanc uni,
L'espace est sans magnificence.
Ne le trouble pas le silence.
Se répand un maussade ennui.

L'espace est sans magnificence.
Aucune grâce ne surgit.
Se répand un maussade ennui.
Ô que paraisse la brillance!

Aucune grâce ne surgit.
Tout demeure sans différence.
Ô que paraisse la brillance!
Rien n'exalte l'âme et l'esprit.

Tout demeure sans différence.
Le blanc n'a nullement bleui.
Rien n'exalte l'âme et l'esprit.
L'instant stagne, sans souvenance.

26 octobre 2017

Lire la suite...

Délicieux instants


Dans la rareté du moment,
Empli d'une exquise tendresse,
Je fus pénétrée d'allégresse.
Avait lieu un enchantement.

Fascinent par leur fantaisie
Les arbres métamorphosés.
Les tons y sont juxtaposés,
Passe un courant de poésie.

Le raz gazon illimité
Est recouvert de débris jaunes.
Le soleil dore cette zone,
D'une charmante étrangeté.

Revenue chez moi, suis songeuse,
Émue par la réalité.
Allégée me sentais joyeuse.
Je pense à la précarité.

25 octobre 2017

Lire la suite...

Délicatesse

Avec délicatesse
Je tourne autour de toi
Et t’enlace de mes bras
Comme un ruban de soie
Avec délicatesse
Je respire ton parfum
Aux arômes cacao, embruns
Qui m’enivre comme le vin
Avec délicatesse
Je plonge mes yeux verts
Dans ton regard d’enfer
Mon plus bel univers
Avec délicatesse
Sur tes lèvres sensuelles
Je pose ce gout de miel
D’un baiser démentiel
Avec délicatesse
Je te mordille l’oreille
Et de tes doigts brûlants
Tu dégrafes ma dentelle
Avec délicatesse
Je déboutonne ta chemise
Si la chose est permise
Mais tu me canalises
Avec délicatesse
Caresse ta douce poitrine
Et sous mes doigts feutrines
Ton cœur envahi tambourine
Avec délicatesse
Nos corps glissent lentement
Vers ce délicieux tourment
De braise et fous sentiments
Enfin, de cet irrépressible désir
La délicatesse s'enflamme pour le plaisir
Au terme de cette infini douceur
Explose enfin cette immense chaleur
Arrive l’extase langoureuse
De cette étreinte amoureuse
Mais pas de séduction sans délicatesse
Car les préliminaires sont pure finesse

Laurence D. © LouMiss 25.03.16

Lire la suite...

Douceur de femme.

12273255656?profile=original


Comme une évidence, plaisir des yeux, plaisir des sens,
     Elle s'impose à la vue tant elle est douce et belle,
  Ses cheveux vers l'arrière en chignon s'amoncellent !
Soulignant et la grâce du cou ; des épaules, l'élégance.

      Son port altier de Femme, le buste avantageux...
    Que deux mèches rebelles en viennent à souligner,
      Jusqu'aux traits du visage d'une divine beauté !
 La pose fait rêver, car coquine, elle a baissé les yeux.     

   Elle a baissé les yeux sur ce qu'elle a de plus beau,
   Son balcon de princesse aux deux globes envieux !
  Ce faisant, c'est mon coeur qui éclate en morceaux,
 Ô douceur de Femme, ton parfum doit être capiteux.

      Ne pars pas je t'en prie, je veux encore un peu,
 Plus près de mon visage, que tu viennes me charmer !
     Voir au fond de tes yeux, la couleur du ciel bleu...
  Et que je m'en imprègne pour que j'en puisse rêver.     

           Rêver de ta beauté et de ton charme fou,
       De la boucle d'oreille qui souligne plus encore !
    La grâce de la Femme dont mon coeur est jaloux,
    Ô douceur de Femme, te dire "je t'aime", encore.   

José Delattre.                                                02/03/2017.         

    

Lire la suite...

Après l’orage

Le ciel est si bas que les gouttelettes en tremblent encore !

Le spectre de l'aube naissante broie mon distant sommeil

Et dans ce blême horizon que n’éclaire nul soleil

La pluie se tait

Vient les temps du destin

Lire la suite...

Heures creuses JGobert

Les jours passent. Les heures creuses, vides, insensiblement, douloureusement, t’effacent de ma mémoire. Les souvenirs s’estompent, disparaissent de mon cœur, de ma vie. C’est affreux, mais ils doivent partir, trop de blessures, de tristesse dans mon existence. A ce jour, j’ai l’impression étrange d’avoir évolué dans un autre monde et de n’avoir pas réellement vécu cette histoire.

Le vieux film en noir et blanc, désuet que je repasse en boucle me rattache toujours  à mon  passé. Ce film qui tourne sans fin finit par me miner, me saper.  Supprimer pour toujours cette souffrance de l’absence, de l’incompréhension, cette impuissance sur le temps qui n’a plus tellement d’importance et qui pourtant me laisse continuellement insatisfaite.

Passer mille fois à d’autres choses, d’autres envies, d’autres plaisirs et m’apercevoir à chaque fois qu' elles n’ont de saveur que le nom. Prendre un nouveau départ d’espoir chaque jour et le voir se perdre dans des songes, dans des rêves impossibles. Oublier ces mots qui me faisaient frémir, ces étonnantes promesses si souvent répétées, cette tendresse infinie, cette protection solennelle.

Réclamer l’oubli. Le laisser enfin envahir le présent, le saturer et raturer le passé.  Délaisser cette lutte singulière que peu de gens comprennent et enfin découvrir un repos digne. Effacer cette blessure de l’âme et stopper cette litanie funeste.

Arrêter d’errer dans l’absence, le manque. Ouvrir la boite à Pandore, libérer ce mal qui m’accable et cette histoire sans fin.

 

Lire la suite...

Cages

Enfant
je capturais
dans mon filet
les plumets de pissenlit
le vent
les étoiles
et aujourd’hui
sais-tu
ce dont je rêve?
je rêve d’ouvrir
toutes les cages
l’une après l’autre

(Martine Rouhart)

Lire la suite...

L'Encre de mes Mots

Dans mon livre de vie
J’ai écrit mes peines
Mes joies, mes rancœurs
Que je sois sereine
Ou quand j’ai peur
Dans ce livre de chevet
Ma plume y a glissé
Tout ce que je pensais
De ma jeune enfance
A mon adolescence
Mes premières amours
Mes baisers velours
Mes éclats de rire
Mes larmes et soupirs
Dans ce livre d’harmonie
J’y livre bien des soucis
Mes problèmes de santé
Pénibles et insolubles
Toutes ces difficultés
Qui font que je titube
Et à chaque chapitre
Mes plaies s’ouvrent et se referment
L’encre s’écoule aux flots des maux
Évacuant douleurs et sanglots
C’est un grimoire libérateur
Qui de ma plume sèche mes pleurs
Personne ne sait ce qui se cache
Derrière cette encre qui tache
Personne ne peut comprendre
Les jours et les nuits scaphandres

Cendres de lune
Incrustées sur ma plume
Pour un nouvel écrit
De cris à mépris ou maudits
Quel sera ce combat aujourd’hui ?
Ma page t’attend, encre de sang…

Laurence D. © LouMiss 24.05.17

Texte protégé à découvrir sur blog https://loumissangelpoesie.blogspot.be/2017/05/lencre-de-mes-mots.html

Lire la suite...
administrateur théâtres

« Norma » est à l’affiche à L’opéra de Liège. Tous deux, Vincenzo Bellini et John Keats, le poète romantique anglais,  sont morts  très  jeunes, et c’est comme si leur âme flottait encore sur le temps suspendu qu’ils ont su reproduire dans leurs compositions, qui, musicale, et  qui poétique. Ou peut-être les deux ?  “A thing of beauty is a Joy for ever !”

1._norma_officielles_c_lorraine_wauters_-_opera_royal_de_wallonie-34.jpg

A entendre ce magnifique opéra de Bellini interprété de façon aussi sublime le jour de la première à Liège, on ne pouvait que se laisser  porter sur les chemins de la beauté musicale et en être atteint en plein cœur. En effet il semble que la musique  de Bellini,  transposée avec autant d’authenticité par Massimo Zanetti à  la direction d’orchestre et par Pierre Iodice à celle des chœurs, a  fait renaître toute l’énergie du  compositeur, lui  conférant  un souffle d’éternité. Mais sans les interprètes, un magnifique casting de six solistes talentueux,  point de forêt mystérieuse, point de rochers bleus veinés d’or, point d’autel, de  sacrifices druidiques, point de brasier justicier, ni de mythe, ni de lune apaisante et élégiaque, ou de faucille d'or en forme de croissant ! L’accent n’est pas mis sur la confrontation de valeurs religieuses, ni  les choix politiques ou la liberté des peuples, c’est  ici l’affrontement intime des passions humaines qui fascine.  

La tragédie se déroule en Gaule transalpine lors de l’occupation romaine. Norma, La prêtresse d’Irminsul, le pilier du ciel, est écartelée entre son devoir sacerdotal, son statut d’épouse répudiée, et ses devoirs de mère clandestine. L’amour divin, l’amour humain et l’amour maternel se vouent une bataille sanglante.  La mise en scène prend l’envergure fantastique  d’une cosmogonie, elle est  signée Davide Garattini Raimondi. Deux puissances en présence: le divin et et le temporel qui s'affrontent.  La montagne  « barbare » d'une part et creusé dans son flanc, un immense bas-relief ouvragé  inspiré d’un sarcophage romain (IIIe siècle ap.JC) : le Sarcofago Grande Ludovisi de Rome, qui témoigne des batailles entre  Romains et  Barbares.  

 Rendons donc hommage à la distribution, vivante, homogène, généreuse dont l’engagement dramatique est prodigieux mais sans emphase. Patrizia Ciofi (Norma)*, Gregory Kunde (Pollione), Josè Maria Lo Monaco (Adalgisa),  Andrea Concetti (Oroveso), Zeno Popescu (Flavio), Réjane Soldano (Clotilde) font vibrer puissamment la forêttragique  des sentiments. On est devant une  source inépuisable d’émotions d’une fluidité continue, évitant les effets spectaculaires et  serrant au plus près la recherche de  vérité essentielle. Appréhendant quelque peu la virtuosité acrobatique de l’œuvre, que l'on se plait à dire meurtrière pour les  solistes qui s'essaient au rôle titre, nous nous sommes juste trouvés dans  le champ de la séduction et face à un équilibre absolu des voix, des décors et des costumes intemporels étincelants (Giada Masi). A de nombreux endroits, la volupté de l’écoute arrête le temps qui ne passe pas! Dans la fosse, les musiciens expriment  l’empathie pour notre condition humaine et développent fidèlement  la tension dramatique sous la main expressive et fougueuse du chef d’orchestre qui geste tout cela! Car rien n’est figé.  En parallèle,  la chorégraphie soigneuse de  multiples ballets dansés (guerriers romains, prêtresses, druides), confère  au décor, de vivantes palpitations, déchirantes d’humanité. Le silence  des corps en mouvement est d’une grande éloquence pour dénoncer la torture des sentiments et les violences avérées qui peuplent l’histoire des hommes! … Sous la direction de Barbara Palumbo. Aux lumières : Paolo Vitale.   

Néanmoins, ce que l’on retient surtout de cette représentation foisonnante et  subtile, ce sont les prestations exceptionnelles de Patrizia Ciofi, dans le rôle-titre mythique  immortalisé autrefois par Maria Callas, Leyla Gencer, Joan Sutherland, Montserrat Caballé…

Norma, immense prêtresse vénérée et femme secrètement amoureuse, déchirée par la traîtrise de celui qu’elle aime, se montre divine en vestale, jeune femme planante, aérienne, souple, envahie d’amour dans sa bouleversante intimité!  Elle se montre délicieusement complice  avec sa  jeune consœur spirituelle, Aldagisa. On surprend des affectueux élans vers ses enfants, mais elle reste torturée par le besoin de vengeance, puis de rédemption. Elle se hérisse d’attaques, passe par la douceur et la virtuosité, se fait puissance et agilité. La longueur de souffle semble inépuisable, le défi vocal de la partition semble toujours gagné avec de belles lignes pures de vocalises et surtout, le rôle est habité comme jamais!

L’auditoire ne peut se retenir d’applaudir et d’acclamer fougueusement l'émouvant duo féminin  « Sì, fino all'ore estreme!... » de Norma et Aldagisa (Josè Maria Lo Monaco) la jeune prêtresse dont s’est épris le présomptueux romain. Confondant de superbe et de suffisance, la voix chaude du ténor extraverti Gregory Kunde clame: « Je suis protégé par un puissant pouvoir - celui de l’amour qui enflamme tout mon être - je jure d’abattre cet autel d’infamie! ». Le timbre délicat d’Adalgisa  respire la séduction et la tendresse pure et innocente et on éprouve ce « bonheur irradiant » dont Stendhal parle à l’écoute de Rossini et de Cimarosa.

3._norma_officielles_c_lorraine_wauters_-_opera_royal_de_wallonie-15.jpg

 Quant à  la diction impeccable et la  voix cuivrée et solaire du ténor  qui joue de bonne grâce la lourdeur de l’envahisseur romain, elles sont remarquablement adaptées à l’œuvre bellinienne. Mystère de la musique? Duos et trios finiront par effacer les contours de l'imposant décor, pour ne garder que le temps suspendu!   

 

*Silvia Dalla Benetta (Norma 04/11/17)

 

Du jeudi, 19/10/2017 au samedi, 04/11/2017

 

http://www.operaliege.be/fr/activites/norma

Lire la suite...

cover-rigide.png?width=140Écrit par Jacob Fletcher : Imaginez, si vous pourrez, l’expérience qui suit: disons que vous avez trouvé un livre. Ceci a l’air incroyable. La couverture est formidable, vous êtes intéressé(e) par l’intrigue détaillée en arrière du livre, et vous savez déjà que vous l’adorerez. Ensuite, vous ouvrez le livre… et vous trouvez que tous vos rêves se sont brisés: le livre est bien pire qu’il le paraît.

Tant pis. Toutefois, pouvez-vous conserver cette expérience dans votre esprit? OK: vous l’avez en tête. Maintenant, oubliez ça, toute cette affaire désagréable. Rappelez-vous de toutes les expériences que vous avez eues avec de mauvais livres — votre excitation avant que vous les ayez lus, qui ne finissait que par la déception; votre malheur qui grandissait plus vous lisiez; ensuite, ayant fini de le lire, votre colère envers vous-même pour avoir perdu votre temps — et oubliez-les.

Oubliez-les, tout de suite, car Francophonîquement vôtre — le livre dont nous parlons aujourd’hui — vous fera oublier toutes les terribles expériences que vous avez eues avec la littérature.

Pourquoi? La raison est simple. Francophonîquement vôtre, anthologie de poèmes écrit par le créateur congolais Jean Pierre Makosso, n’est pas seulement bien écrite: c’est également un ouvrage excellent, très évocateur, au point que vous ne pourrez arrêter de le lire. Ses nombreux poèmes racontent à la fois sa biographie et les subtilités de la langue française avec une grâce et une habileté incroyables. Que Makosso vante la beauté de la langue française ou qu’il nous encourage à aider et à soutenir les moins fortunés, il n’y aucun doute qu’il a beaucoup de talent. Il emploie des images de la nature et de la famille avec beaucoup d’habileté, nous plongeant de plus en plus profondément dans ses propres mondes : sa croissance au Congo, les intersections entre les personnes et la Terre, et les relations entre les gens et les œuvres d’art, parmi d’autres. Un pas à la fois — presque comme s’il voulait nous guider avec un seul secret à la fois, afin d’accroître notre curiosité — Makosso y ajoute des fragments d’histoire, des morceaux de réflexion.

D’abord, Makosso a appris l’art de raconter des histoires de sa mère, M M’M’kayi, et il emploie ce moyen de son mieux possible : il utilise la musique et le langage de la francophonie pour raconter son histoire de vie. De son enfance à son adolescence, en passant par son temps passé en tant que jeune homme, toutes les bases sont couvertes ici — et toutes décrites avec de belles images et des combinaisons très évocatrices de mots et de phrases. Il utilise la rivière Kouilou-Niari, une rivière importantissime dans son pays d’origine, la République du Congo, pour illustrer le flux de sa vie de sa naissance jusqu’à aujourd’hui.

Tout au long des poèmes, Makosso emploie les mots pour nous montrer à quel point la vie peut être belle, splendide, étonnante, merveilleuse. Il y a d’innombrables choses à apprécier et à découvrir ici sur Terre, et c’est ce genre de poésie qui fait en sorte que notre admiration pour notre propre univers résonne au plus profond de nous. Makosso construit et récrée des scénarios émotionnels et métaphoriques qui lui sont proches et personnels: son appréciation pour les auteurs et les créateurs qui l’ont précédé, l’importance de se défendre dans un monde qui ne vous comprend pas, et la joie de vivre dans un monde rempli d’art, de vie et de couleur.

Il y a quelque chose de merveilleux dans la langue française, qu’elle serve de lingua francapour des nations aussi éloignées que la Belgique, le Vietnam et Haïti; pour éduquer les enfants du Québec et de la Nouvelle-Angleterre lors de leurs premiers voyages dans le bilinguisme; ou simplement comme nouveau moyen de communication. Notamment, le français est une langue florissante, omniprésente et courageuse. Tous ces aspects de la langue française sont également abordés dans l’anthologie: Makosso détaille des paysages saisissants tirés du cœur de l’Afrique francophone, discute de la vérité que l’on peut trouver dans le langage, et exprime son appréciation pour les écrivains et les créateurs francophones du monde.

Un survol de la vie de l’auteur

22384306_1691190677572119_2556568741238604658_o.jpg?w=227&h=303&width=175Jean Pierre Makosso Muän Mâ M’kayi est né à Pointe-Noire, en République du Congo. Fait intéressant: il n’est pas seulement un poète. Il est aussi romancier, conteur, metteur en scène et acteur de théâtre. À l’origine, il avait reçu une éducation pour être enseignement, mais il était d’avis que travailler dans l’industrie était plus difficile qu’il ne s’attendait, et se concentrait plutôt sur la danse et la narration. Dans les années 1990, il travaillait pour Punta Negra, créant des ateliers et des spectacles basés sur la culture africaine. Et aujourd’hui, il participe à des spectacles de contes et de danse partout sur le continent africain, dans tout le Canada, en Suisse et en France. Il vit actuellement dans la province canadienne de la Colombie-Britannique; il travaille pendant la journée en tant qu’écrivain et monteur de pièces de théâtre destinées aux spectacles dans les écoles secondaires et les universités du Canada.

Il a également fondé Makosso Village. C’est une entreprise culturelle, dont le travail consiste à donner des ateliers dédiés aux arts (écriture, conte, théâtre, lecture scénique) partout au Canada.

Francophonîquement vôtre: Un livre que tout le monde devrait lire

Bref, Francophonîquement vôtre est une charmante et rafraîchissante anthologie de beaux poèmes du poète très artistique (et très accompli) Jean Pierre Makosso. Il emploie une imagerie et un phraséologie vives et évocatrices pour raconter l’histoire de la vie de son auteur, mais — plus que cela — il emploie ces mêmes mécanismes habiles pour nous expliquer à quel point la vie est spectaculaire, si nous prenons le temps d’apprécier sa pure beauté, et applique ce même sentiment d’admiration au monde en entier.

Si vous aimez vous émerveiller avec les secrets de l’univers — ou si vous désirez simplement, en général, profiter de la poésie francophone de grande qualité — vous devriez lire cette anthologie Vous pourrez en apprendre beaucoup, et ces leçons émerveillées resteront dans votre esprit lors des années à venir. Car une chose est vraie à propos de Jean Pierre Makosso: il sait comment sait manier le mot écrit pour vous faire ressentir de purs sentiments d’émerveillement, de joie et de félicité.

Lire la suite...

J'existe!

Immobile dans le silence,
Mon regard posé sur les toits,
Je ressens un paisible émoi.
J'existe, en prends conscience.

J'aime à paresser au soleil
Or ce jour manque de brillance.
Je résiste à la somnolence
Désire rester en éveil.

L'espace change constamment
L'énergie n'est jamais la même.
Elle devient parfois extrême,
Peut créer un enchantement.

Les feuilles des arbres s'agitent.
Le ciel demeure sans beauté,
Pourtant n'en suis pas attristée.

Une tranquille joie m'habite.

24 octobre 2017

Lire la suite...

Une joie rafaîchissante

Songerie

Quand je viens d'écrire un poème,
Dont mon fils me paraît ému,
Que vraisemblablement, il aime,
Me sens joyeuse et parfois plus.

L'inspiration semble une grâce.
Elle se manifeste en art,
Merveilleusement efficace.
Or ne dépend pas du hasard.

Tout art implique un savoir faire,
Un exigeant apprentissage,
Souvent décourageant, austère.
Être doué, quel avantage!

La poésie, art du langage,
N'est accessible qu'à certains.
Parmi tous ceux qui s'y engagent,
Nombreux se fourvoient en chemin.

21 octobre 2017

Lire la suite...

Sur sa plage deserte

Rêverie avec ma muse poète   ***

Plage.JPG

Debout, face à la mer,
Elle se laisse emporter...
Par le vent qui la berce,
Aujourd'hui comme hier

C'est là, son port d'attache,
Son refuge insouciant.
C'est là, qu'elle se relâche, 
Dans la plainte du vent.

Elle expose son visage,
Au fouet des embruns. 
Et la lune en partage,
L'accompagne en chemin.

Alors son coeur se calme,
Quand la marée descend.
Confiant alors ses drames,
Et ses ressentiments.

Elle confie à sa plage,
Ses ennuis, ses tourments.
Et chaque grain de sable,
Devient son confident.

Elle y passera la nuit,
Cherchant le réconfort. 
Quand la douleur s'enfuit,
Parfois même, elle s'endort.

Mais lorsque vient l'aurore,
Et qu'elle reprend la route.
Sa plage sait déjà...
Qu'elle y viendra encore,
Pour lui confier ses doutes...

Sur sa plage déserte,
Si un jour vous y êtes...
Dans un halo de lune,
Le sable vous contera,
Ses secrets, ses tourments,
Dans le murmure du vent...

JD, 19/01/2016.

     

Lire la suite...

L'amour vierge

12273250087?profile=original
Image Zodiac de Joséphine Wall La vierge
 
 
 
 
Le geste madré se prend au jeu du langage muet
S'incarnant au flux cellulaire du corps convulsé
La syntaxe du vocabulaire de la pensée
Explore l'oppidum opacité sacralisé

L'incendie de la vision embrasant le péricarde
Ennoblit l'agrégation extatique de l'atma
Inébriative alchimie d'acte sans trace, darde
Les molécules vibrantes du sel de ton divin éclat

Vertige inondant la fondation scellée de l'hymen
Épand les pénétrantes arguties de l'amour pérenne
Et transcende graduellement l'incréée matricielle

Concrétion de la conscience où s'encrypte le silence
Apaise les nuits de ton voile de la transparence
Afin que l'extase non déchirée soit éternelle
 
 

 

Auteur Sonia Gallet — Écrivaine & Poète © 2017

Lire la suite...

La critique restée muette

« Ô saisons, Ô châteaux !
Quelle âme est sans défaut? »
Toute création artistique
Provoque aussitôt la critique.

Dans la nature aucune erreur.
Fascinante est la splendeur
Qui résulte de l'harmonie.
Elle est source de poésie.

Les trouvères chantaient des phrases,
Majestueuses, sans emphase.
La mémoire les conservait.
Leur grâce portait à rêver.

M'est une source de brillance
Le langage de l'élégance.
J'aime redire à haute voix
Des confidences d'autrefois.

La poésie contemporaine
A pris des formes qui me gênent.
Je scrute celle d'un auteur
Qui a des millions de lecteurs.

Je n'y vois point de merveilleux.
Me surprennent des vers boiteux.
Quelle est sa force de poète?
La critique reste muette.

Houellebecq? On ne saura
Qui apprécie un peu ou pas
Sa poésie originale,
Sans coups de coeur, peu musicale.

22 octobre 2017

Lire la suite...

Les oiseaux de nuit

YIl y a les nuitsqui enfermentpèsent leur poidsde songeset d'obscuritéune montagne à graviroù aucun oiseaune chanteet il y a les autres nuitssi vastesque tout semble possibleon écoute sans la voirles notes cadencéesd'une chouetteet nos rêves confinentaux étoiles(martine rouhart)
Lire la suite...

Dans l’obscurité

Il suffit de fermer les yeuxd'emprunter un peude la patience des étoilespour les revoirDes lointainsde leur absenceceux que l'on a aimésinlassablementtracent des cheminsdans l'obscuritépour nous rejoindreMartine Rouhart
Lire la suite...

Octobre

Revoici l'automne flamboyant.
Revoici octobre avec ses senteurs qui ravivent les souvenirs.

Assise sur un banc de bois, je regarde les arbres et la nature qui se préparent à l'hiver.
Je profite de la douceur du soleil....
Souvent, je t'attends là...

La forêt m'appelle.
Elle m'attire irrésistiblement.
La forêt me veut seule.
Elle m'ouvre ses bras.
Chez elle, je suis chez moi.
Souvent, je t'attends là...

Dans les rues de la ville, je flâne.
Je me noie dans la foule et le bruit.
Sur les marchés, je m'attarde, j'observe les gens.
Souvent, je t'attends là...

Dans mes errances solitaires,
l'inspiration se fait toujours attendre.

Lire la suite...
RSS
M'envoyer un mail lorsqu'il y a de nouveaux éléments –

Sujets de blog par étiquettes

  • de (143)

Archives mensuelles