Requiem
A Jean Mander
« Je préfère les pommes
Et les jardins fleuris
Autant que les sourires en voyage sur un visage aimé.
Je rejette l’ignorance et l’inquisition
Comme d’autres le diable.
Aujourd’hui, je reste inconsolable
Giovanni, mon voisin est mort du cagnard.
Ici même !
Dans le pays d’accueil de ses parents fuyants la Bête en bottes de cuir. Mon pays international, où j’ai lu ce livre où est écrit : « n’oubliez pas l’hospitalité, car c’est grâce à elle que quelques-uns à leur insu hébergèrent des anges. » *
Moi dont la joie se nourrit de l’amour des herbes folles, des grimaces des nuages, des étoiles scintillantes d’allégresse, des paysages verdoyants, du vagabondage musical des rivières et des rides argileuses de ma terre.
Je suis anéanti, mon âme part à la dérive, je cache mon visage, mon chagrin, mes larmes, mon désespoir. Je les cache car ce n’est rien mais c’est tout c’est mon intimité. C’’est secret et comme c’est sacré c’est violé.
Une colombe s’est réfugiée sur mon balcon.
Ses deux ailes blanches le long du corps offrent le spectacle de l’enfance studieuse penchée sur son ouvrage, le recit pathétique. de la vie qui s'éloigne inexorablement»
Lionel M.
* Evangile selon saint Mathieu
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