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Livre de l'Ancien Testament, dont l'auteur est inconnu, qui nous est parvenu en deux rédactions, l'une hébraïque, et l'autre, grecque. Cette dernière est beaucoup plus répandue et fut insérée plus tard, presque sans changements,dans la "Vulgate". Il faut replacer l'épisode qui y est évoqué sous le règne médo-persan de Xerxès Ier (485-465 av. JC). Esther avait remplacé, en qualité d'épouse, auprès de Xerxès la reine Vasthi, répudiée. Une fois élevée à la dignité de reine, Esther cache ses origines juives. Cependant son oncle Mardochée, ayant découvert un complot contre le monarque et l'ayant dénoncé,obtient en guise de récompense d'avoir accès au palais royal. Pourtant le roi,poussé par les conseils perfides du premier ministre, le jaloux et ombrageux Aman, décrète l'extermination des Juifs (478). Esther, dès que son oncle l'a avertie, plaide auprès du roi la cause de ses propres concitoyens, bien que personne ne puisse, sous peine de mort, se présenter devant le roi sans avoir été appelé par lui. L'acte d'Esther a comme résultat l'exécution d'Aman qui subit le supplice, préparé par lui pour Mardochée. Le peuple juif, resté à Babylone, est délivré des tracasseries et des violences que lui faisaient subir les païens nationalistes. Cet épisode peut être considéré comme réellement historique, malgré quelques détails imaginaires. Il ne s'agit certes pas d'une parabole pure tendant à glorifier l'arrogance des juifs. Le récit a une simplicité dramatique, parfois même naturaliste, dans le soin minutieux donné aux détails; il tend à prouver, surtout dans la version grecque, que Dieu aidera toujours son peuple si celui-ci, même dans les événements les plus graves, garde sa foi en lui. Le livre d' "Esther", dans la rédaction hébraïque, est le dernier des cinq livres qui étaient lus au cours de la fête des Tabernacles instituée pour commémorer les prodiges accomplis par le Seigneur dans le désert, après le passage miraculeux de la Mer Rouge; il fut toujours considéré comme authentique, tant par la Synagogue que par l'Eglise
Rencontre avec un LOVERBOOKÉ, convertisseur de bonheur !
Main-tenant, main-tendue, il est sur les rails de la raillerie joyeuse. Il est exubérance et transhumance, au cœur d’une symphonie d’hu-mour, contraction de « humain + amour ». Dans ses maints apartés, c’est le verbe qu’il manipule sans vergogne, le sourire qu’il décroche, l’espoir qu’il rallume. Les pitreries qu’il pétrit rendent les contrariétés du monde moins terrifiantes. Le bonheur, cela se gagne : en tuant la peur!

Donc voilà Bruno Coppens qui débarque dans le silence compact du public devant un plateau vide, sauf une floche rouge de carrousel accrochée à la sortie. Il arrive, comme un père Noël sans barbe ni bonnet, trônant sur une immense main baladeuse rouge-baiser, belle comme une île flottante et accueillante comme un rêve de Demain. Le mot l’inspire et il démarre jeux de mots et jeux de mains. Le gaucher contrarié a la pêche, il pérore, il se lâche et chasse les ennuis. Heureux qui communique!

De l’amibe à l’homme twitter, il trace l’évolution. Passe chez le docteur pour commander un burnout pour un ami. Il est si fier d’être solidaire, il adore aider les autres ! Et puis après une scène délirante de double séparation (au bout de six mois seulement…), on se la repasserait bien en boucle, il nous instruit de comment faire l’amour avec nos conflits intérieurs.
Bon an mal an, il déroule des anecdotes tirées de l’histoire de l’humanité pour expliquer comment les plus grandes réussites sont immanquablement greffées sur l’humus fertile des échecs les plus cuisants. Je rate donc je suis … gagnant! Les pires catastrophes, surtout celle qui portent des noms de femmes of course, ont du bon. Du beau, du bon « du bon Dubonnet » ? Eh non, on en est à « Carglass répare, Carglass remplace » ! Et du bon au beau, je suis bonobo… allez comprendre! Allez-y, vous comprendrez! Dialectique spécieuse de temps en temps mais on se tient les côtes, l’optique est tellement généreuse et galvanisante ! Car il est prêt à tout pour nous faire toucher les étoiles ! «Catch a falling star and put it in your pocket» disait une vieille chanson. On n’aura pas assez de mains pour applaudir… ce concentré de peps et de bienveillance… qui offre en prime une lovervisite gratuite chez le golopède! Mission accomplished, le Loverboy! OK?
De Bruno Coppens
Mise en scène : Eric De Staercke.
Avec : ...Bruno Coppens.
DU 07/11/17 AU 31/12/17
http://www.theatrelepublic.be/play_details.php?play_id=507
Réenchanter le monde...? Il y a de quoi faire!
Comme l’homme ne descend pas du sage, il remontera dans le temps pour trouver la faille, cet instant de l’Histoire où tout a foiré. Revisitant les vies de Jeanne Dark, du Navigateur Explorer Christophe Colomb, de l’homme de Cro-Mignon et d’autres héros d’hier, notre Sauveur 2.Zorro prendra le passé à bras le cœur afin de transformer l’échec en réussite : « S’échouer ? C’est chouette ! ». Parviendra-t-il à réécrire notre monde qui part à la dérêve ? Mettra-t-il le chaos K.O ? Le ciel se couvre, il pleut de la haine sur les réseaux, les trottoirs, les meetings… les raccourcis odieux, les formules à l’emporte-pièce et les phrases assassines font tapage. On ne s’entend plus penser. On reste incrédules… On en perd son latin ! Sans cynisme, Coppens revient nous faire du bien. Il nous fait un parapluie de son « Ludictionnaire » et parle un autre vocabulaire. Il nous invente d’autres langages qui, mine de rien, nous permettent d’en inventer d’autres, plus joyeux, plus amoureux, plus malins.
Livre deutérocanonique de l' "Ancien Testament" dont l'auteur est inconnu. Cependant, les chapitres rédigés à la première personne peuvent être attribuées à Tobie l'Ancien lui-même et au jeune Tobie son fils. On admet généralement que le livre fut rédigé vers 200 av. JC. et que les faits racontés datent d'avant la chute de Ninive (612 av. JC) et le retour des Hébreux de captivité. Quant au lieu où l'histoire fut composée, c'est peut-être la Mésopotamie, mais on ne saurait l'affirmer avec précision. Le livre de "Tobie" raconte en 14 chapitres l'histoire d'un pieux israélite appelé Tobie -ce qui, en hébreu, veut dire: "Jahvé est mon libérateur", -de son fils, et de sa bru Sarra, lesquels, ayant toujours eu confiance en Dieu au milieu des plus grandes tribulations, furent comblés des plus insignes faveurs. Cette famille, déportée à Ninive avec sa tribu, y mena la vie des justes. Mais il advint un grand malheur: de nombreux enfants d' Israël ayant été massacrés par ordre du roi, Tobie s'employa pieusement à les ensevlir. Or, un jour que, vaincu par la fatigue, il dormait, appuyé au mur de sa maison, tout à coup, du haut d'un nid, de la fiente chaude d'hirondelle tomba sur ses yeux et le rendit aveugle, mettant sa vertu à dure épreuve. La Bible rapporte d'autre part (chap. 3-7) que, dans une région lointaine, à Ecbatane en Médie, une certaine Sarra, fille de Raguel, parente de la famille de Tobie, suppliait Dieu qu'il mît fin à ses tribulations. Elle avait été donnée en mariage à sept maris, et un démon nommé Asmodée les avait fait mourir aussitôt qu'ils étaient venus auprès d'elle. Et si fervente était sa prière que, pendant trois jours et trois nuits, elle resta sans boire, ni manger. Jahvé exauça ses prières et il exauça de même celles de Tobie. Guidé par l'ange Raphaël, le jeune Tobie se rend alors à Rhagès, en Médie, à la recherche d'un débiteur nommé Gabaël. Comme il traversait le Tigre, Tobie voit tout à coup un énorme poisson et, sur le conseil de l'ange, le capture pour en conserver le coeur, le fiel et le foie. L'un de ces remèdes, peu courants mais miraculeux, -le fiel, -servira au père de Tobie pour recouvrer la vue (cette guérison est racontée au chap. XI 11-15). Le jeune homme s'en vient ensuite loger dans la maison de Sarra, et c'est toujours l'ange Raphël qui le guide et le conseille, lui expliquant comment il doit se comporter après avoir obtenu la jeune fille en mariage: "Quand tu seras entré dans la chambre, lui dit-il, prends le foie et le coeur du poisson, mets-en un peu sur les braises de l'encens. L'odeur se répandra, le démon les respirera, il s'enfuira et il n'y aura plus de danger" (VI, 17-18). Mais avant tout, l'ange lui enseigne qu'un saint mariage n'a point pour but la passion, mais le désir d'avoir des enfants. Sarra, une fois mariée, se rend à Ninive où elle réjouit le coeur du vieux Tobie, et le récit prend fin sur un cantique d'action de grâces que le vieillard adresse à Dieu et quelques versets évoquant les dernières années des deux Tobie. Le but de cette histoire est visiblement -comme dans le "Livre de Job"- d'exhorter à la vertu: les conseils de morale y abondent, et toute prière est suivie d'une récompense, mais l'Eglise catholique lui reconnaît un fondement historique. L'original -hébreu ou chaldéen- du livre a été perdu. Il en existe plusieurs versions: grecque, syriaque et latine; elles trahissent toutes des remaniements dont la "Vulgate" est le terme.
Un univers voluptueux,
Durant un concert symphonique.
Au piano, un vieux monsieur.
Son beau visage est euphorique.
La dextérité de ses doigts
Révèle un art qui me fascine,
Me cause un savoureux émoi,
Me semble une grâce divine.
Je ne cesse de contempler
Ce musicien aux cheveux blancs
Qui sourit faisant s'envoler
Des sons allègres et troublants.
Soudainement mon coeur se serre.
Me vient une triste pensée;
Certes va s'éteindre cet être,
Qu'en restera-t-il? Ne le sais.
21 novembre 2017
Livre deutérocanonique de l' "Ancien Testament", probablement composé par un Hébreu de Palestine, au début de l' exil. Le texte primitif fut sans doute écrit en araméen, puis traduit en grec. Il conte l'histoire de la libération de la cité de Béthulie, grâce à Judith. Nabuchodonosor, enorgueilli par ses éclatantes victoires, envoie son général Holopherne mettre le siège devant Béthulie, ville fortifiée qui appartenait avant l' exil à la tribu de Manassé. A Béthulie vit une veuve très belle, riche mais pieuse. Après avoir reproché aux grands du peuple leur manque de foi, elle se revêt de ses plus beaux atours et se dispose à pénéter dans le camp ennemi. Par sa beauté et ses flatteries, elle séduit les sentinelles et conquiert Holopherne lui-même. A la fin d'un repas où elle se trouve seule aux côtés du général en proie au sommeil de l'ivresse, elle lui tranche la tête qu'elle fait porter par une servante aux Béthuliens, puis elle regagne la cité. Une fois de plus Dieu a défendu son peuple qui lui adresse des louanges de reconnaissance. L'histoire est contée en 16 chapitres. Le verset 25 (chap. V) exprime clairement l'intention de l'ouvrage: "Si ce peuple n'offense pas son Dieu, nous ne pourrons lui résister, car ce Dieu le protègera". Toute l' antiquité admit unanimement la véracité historique du récit, qui demeure parmi les plus célèbres et l'un de ceux qui ont le plus inspiré les artistes.
En hommage aux chasseurs de la réalité.
J'ai vécu nombreuses années
En prenant plaisir à comprendre.
Des effets venus me surprendre
Je voulais trouver les données.
J'étais sûrement satisfaite
Du savoir que j'avais acquis.
Pour vivre bien, il me suffit.
Mon innocence était parfaite.
Comment aurais-je imaginé
Que des êtres élus se passionnent
Pour les énergies qui fusionnent
En l'espace indéterminé?
Or tant de savants évoluent
Face à des forces qui opèrent.
Des certitudes les comblèrent,
De découvrir ne doutent plus.
Me trouble l'univers mystique
Qu'il me fut permis d'entrevoir.
Il est sans doute poétique.
Je me plais à le concevoir.
Parlez-moi de l'antimatière!
Son existence m'éberlue.
J'aurai bien vainement voulu
La projeter dans la lumière!
20 novembre 2017
Livre de l' Ancien Testament qui se situe chronologiquement à la suite du livre d' Esdras, attribué à Esdras ou à Néhémie (Ve siècle avant JC.). C'est l'avant-dernier des livres historiques de la Bible. Comme dans le livre d'Esdras, le nombre de faits historiques qui s'y trouvent relatés est très réduit: retour de la captivité, reconstruction des murailles de Jérusalem, hostilité que manifestent les ennemis des Juifs devant ces travaux. Nous voyons enfin apparaître Esdras qui, avec Néhémie, réorganise sur le plan politique comme sur le plan religieux la nouvelle communauté israélite. Successivement: Esdras lit au peuple le livre de la Loi; jeûne et confession des péchés du peuple; renouvellement de l' Alliance; dédicace des murailles de Jérusalem; rétablissement des revenus des sacrificateurs et des Lévites. Cette partie (7-12) serait peut-être à rattacher aux derniers chapitres du livre d'Esdras. Au point de vue historique, rappelons que Néhémie, ayant obtenu les pleins pouvoirs du roi Artaxerxès Ier (465-424), reconstruisit les murailles de Jérusalem entre 445 et 433, après avoir repatrié une seconde colonne d' exilés. Arrivé à Jérusalem au cours de la vingtième année du règne d' Artaxerxès Ier (445), il en repartit plus tard pour retourner à Babylone. Cependant l'auteur affirme: "J'était retourné auprès du roi la trente-deuxième année d'Artaxerxès, roi de Babylone" (XIII, 6). Cette date coïnciderait avec l'année 433 (Artaxerxès Ier régnant). Néhémie, à deux reprises, fut le chef des Juifs repatriés; c'est lui qui fit relever les murs de Jérusalem et qui organisa la nouvelle communauté. Il fut aussi le protecteur des pauvres contre les riches spéculateurs (V, 1-19). Esdras et Néhémie nous semblent donc deux figures très proches, non seulement dans le temps, mais encore par la grandeur de leur tâche et l'élévation de leurs sentiments.
C'est un des derniers livres historiques de l'Ancien Testament, attribué à Esdras (Ve siècle av. JC.), prêtre de la famille d' Aaron; ou, selon certains, à un rédacteur plus tardif qui se serait servi des documents historiques laissés par Esdras lui-même. La langue est hébraïque, si l'on excepte quelques parties écrites en araméen (IV, 8-18; VII, 12-26). Il fait suite aux "Paralipomènes" et précède le livre de "Néhémie". Le texte massorétique place d'abord "Esdras" et aussitôt après, sans intervalle, le livre de "Néhémie", considérant les deux ouvrages comme un tout unique.
Le livre commence avec l'édit de Cyrus (538 av. JC.), qui permet aux Hébreux de retourner à Jérusaleme et d'y élever un temple à leur Dieu. Le récit ne comprend que des épisodes détachés; tout d'abord, le premier retour des émigrés, sous Zorobabel (538 av. JC.), à identifier, probablement, avec Sassabasar, dit prince de Juda, à qui Cyrus restitue les trésors du temple de Jérusalem dérobés par Nabuchodonosor. Les repatriés sont au nombre de 50.000 environ, et le deuxième chapitre donne la liste des familles qui mirent à profit la permission de se rendre à Jérusalem. Le septième mois après l'arrivée, on construit l'autel, et l'on y offre l'holocauste au Seigneur matin et soir. On célèbre la fête des Tabernacles. Le second mois de la deuxième année après le retour (avril-mai 537 av. JC.). Zorobabel et le grand-prêtre Josué posent les fondations du Temple au milieu de l'allégresse et des cris de joie du peuple. De nombreux Samaritains, qui avaient joint en Palestine le culte de Iahvé à celui de leurs propres divinités, s'étaient avancés dans les régions abandonnées de Juda après la chute de Jérusalem en 586; maintenant, ayant appris la construction du Temple, ils demandent à Zorobabel de leur permettre de coopérer, avec lui et les Juifs rapatriés, à cette oeuvre de religion. Le refus de Zorobabel soulève chez les Samaritains une opposition tenace. Par des intrigues et des dénonciations auprès des autorités babyloniennes, ils réussissent à faire suspendre les travaux de construction jusqu'au règne de Darius Ier (521 - 495). Ce monarque prend à coeur de seconder le désir des Israélites qui, encouragés par les prophètes Aggée et Zacharie, se remettent à bâtir le Temple (520), et, cinq ans après (515), célèbrent dans la joie la dédicace de la maison de Dieu, suivie de la grande solennitéé de la Pâque.
Dans la seconde partie (chap. VII-X), apparaît Esdras, prêtre et scribe, versé dans la loi de Moïse, et qui obtient du roi Artaxerxès une autorisation et des pleins pouvoirs pour un autre rapatriement des Juifs (il s'agit, selon toute probabilité, d' Artaxerxès II, dit Memnon, (405 - 362). Esdras arrive à Jérusalem avec des offrandes et des dons, la septième année du règne de ce roi (398). On a donc, entre la dédicace du Temple (515) et ce rapatriement, dont nous savons par "Néhémie" qu'il est le troisième, un intervalle de plus d'un siècle. Les derniers chapitres d' "Esdras" donnent la liste de ceux qui ont été repatriés avec lui, parlent de l'arrivée à Jérusalem, de l'affliction et des prières d'Esdras à cause des mariages irréguliers, de la répudiation des femmes étrangères. A ces chapitres de réforme religieuse, il faut joindre ceux du livre de "Néhémie", où est indiquée l'organisation politique et religieuse réalisée par Esdras et Néhémie. Par le récit du double retour des exilés, de la reconstruction et de la dédicace du Temple, et d'une partie des réformes religieuses, l'auteur se propose de glorifier la Providence divine qui a accompli tout ce qui avait été prédit par les prophètes Isaïe et Jérémie.
A la fin de la "Vulgate" sont placés deux livres apocryphes. L'un, dit "Troisième livre d'Esdras", est situé le premier dans la version des Septante. Il est écrit en grec et expose plus librement ce qui est contenu dans les livres canoniques d'"Esdras" et de "Néhémie" (ce dernier appelé aussi "Second livre d'Esdras"). On le fait remonter au Ier siècle av. JC.: Flavius Josèphe s'en est servi et les Pères de l'Eglise l'ont cité. L'autre apocryphe, dit "Quatrième livre d'Esdras", écrit aussi en grec à l'origine, a été traduit en latin, syriaque, araméen, éthiopien. La traduction latine a 16 chapitres; le livre original contenait seulement les chapitres 3-14 (les deux premiers et les deux derniers sont des adjonctions d'origine chrétienne). C'est une apocalypse en sept visions qui, dans la plus grande partie du texte, prennent la forme d'un dialogue entre Esdras, exilé en Babylonie, et l' ange Uriel. On estime en général que cette oeuvre a été composée par un juif au temps de Domitien (vers 96 ou 97 av. JC.) et qu'elle a été ultérieurement retouchée par une main chrétienne.
Deux livres de l' Ancien Testament, retenus par la tradition juive ainsi que par les docteurs de l'Eglise catholique. Dans les bibles hébraïques, ces deux livres sont réunis en un seul. Ils suppléent, en quelque sorte aux omissions du Livre des Rois. En effet, de nombreux faits historiques ne se trouvent que dans ces textes. Comme l'a dit saint Jérôme, ils pourraient avoir pour titre commun: "Sommaire historique de l'ancienne Alliance", car, commençant avec le premier homme et recensant les diverses généalogies jusqu'au temps d' Esdras et de Néhémie, ils constituent un véritable résumé de l' Histoire sainte. Toutefois, la partie capitale est consacrée à la chronique religieuse du royaume de Juda. On peut distinguer trois parties. La première est une suite de généalogies; elle intéresse surtout les tribus appartenant à la maison de David (I Paralip. I, 1 à IX, 44). La seconde parle à David en tant qu'organisateur du vrai culte (I Paralip. X, 1 à XXIX, 30). La troisième est l'histoire des rois de Juda issus de David; elle met surtout en évidence ceux qui se consacrèrent le plus au culte de l' Eternel et à son Temple (II Paralip. 1 à XXXVI, 23). Ces livres, que la tradition attribue à Esdras, ont passé sous silence de nombreux épisodes dont il est fait mention dans les "Rois", pour en raconter d'autres qui ne s'y trouvent point. Ces omissions, comme les faits nouveaux, révèlent clairement l'intention de l'auteur: souligner les rapports entre Dieu et son peuple, la bonté du Seigneur à l'égard de ceux qui observent fidèlement ses lois, les peines dont il frappera les idolâtres et les autres pécheurs. Et, comme l'observance des diverses prescriptions du culte mosaïque était le signe tangible de l'hommage rendu à Jahveh par Israël, l'auteur des "Paralipomènes" insiste spécialement sur le caractère de ce culte: il veut inculquer à ses frères l'horreur de l' apostasie. S'il réserve une grande place à la chronique généalogique, c'est uniquement parce qu'il vit après l'exil, en un temps où elle constituait un élément précieux, voire indispensable pour soutenir les droits authentiques de chacun. Son style est très particulier; vocabulaire et syntaxe nous offrent des formes et des expressions que l'on ne retrouve dans aucun autre livre de l' Ancien Testament, mais que l'on découvre parfois, isolées, dans certains textes bibliques plus proches de nous. On y rencontre des idiotismes araméens et des termes empruntés à une langue hébraïque plus récente. L'auteur a puisé maintes références dans la "Genèse", dans "Esdras", dans "Les Nombres" et dans "Josué". En outre, il s'est largement servi des Livres de Samuel et des Rois.
L'inclusion des "Paralipomènes" dans les textes sacrés peut se justifier, car ce sommaire de l' histoire juive repose sur une base essentiellement religieuse. Le chroniqueur a voulu mettre en relief les faits démontrant que Dieu protège toujours le peuple qui sait lui rester fidèle.
https://www.youtube.com/watch?v=lgci7ni37BU&feature=youtu.be
J’aurais tellement aimé
Il y a longtemps, au temps jadis
Encore et encore valser
Sur une musique de Shostakovich
Avec mes longs froufrous et jupons
De soie, de perles et de dentelles
J’aurais aimé être la plus belle
Celle qui donne le parfait frisson
Mes longues boucles relevées
Et quelques mèches dérobées
Parfum ensorcelant et audacieux
De notes magiques et bouquet sucré
Parmi la foule, tu m’aurais repérée
D’un seul regard, charmé et subjugué
Par la couleur de mes yeux émeraudes
Sans hésiter, sans craindre la fraude
La main, délicatement, tu m’aurais enlacée
Et contre toi, me serais balancée, doucement…
Les yeux dans les yeux, sans pouvoir se quitter
Tournant et tournant sur un rythme envoûtant
Comme si nous n’étions plus que deux
Enflammés par cette valse délicieuse
Nous aurions vogué sur des flots légers
Nos corps serrés davantage caressés
Dans cette tournoyante ronde divinatrice
Moment d’ivresse intime et intense
Pour clôturer la vive cadence, un baiser
Doux, tendre et enfin passionné...
Moi, au temps de Sissi Impératrice
Laurence Delattre © LouMiss 15.07.16
Associé à la vidéo
DIMITRI SHOSTAKOVICH ★"The Second Waltz"
https://www.youtube.com/watch?v=lgci7ni37BU&feature=youtu.be
Texte protégé à découvrir sur le blog ...https://loumissangelpoesie.blogspot.be/2017/01/sur-un-air-de-shostakovich.html
LES FAUX BRITISH
De Henry Lewis, Jonathan Sayer et Henry Shields
Mise en scène : Gwen Aduh. Avec (en alternance) : Baptiste Blampain, Benjamin Boutboul, Bénédicte Chabot, Laure Chartier, Damien De Dobbeleer, Laure Godisiabois, Michel Kacenelenbogen, Cachou Kirsch, David Leclercq, Gaëtan Lejeune, Bruno Mullenaerts, Thibaut Nève, Simon Paco et Simon Wauters.
DU 18/10/17 AU 31/12/17
Annoncé comme génial, subtil et drôle, ce spectacle met en scène une bande d’artistes professionnels très généreux que l’on adore, surtout Laure G., qui en profitent pour s’éclater cul par-dessus tête dans les situations totalement absurdes. Grand bien leur fasse! Une belle façon d’envoyer en l’air une année couverte de bleus et de blessures, d’envoyer paître tracas, flétrissures et pollution de la planète. Certes, ceux qui adorent les cascades à répétition, trouvent drôle le principe de la chute à répétions, de l’accident basé sur le même modèle, de la catastrophe érigée en crédo, ils riront aux éclats et mettront fort mal à l’aise les rares spectateurs qui ne partagent pas cet humour de bandes dessinées abrupt, intempestif, convulsif et ricanant.
A première vue, c’est donc drôle. Et il y a des étudiants que cela amuse vraiment de rendre feuille blanche! Mis à part le décor qui lui s’applique à faire un copié collé des pièces d’AGATHA CHRISTIE, tout sonne profondément creux. Malgré les murs en lambris de vieux chêne assortis à l’auguste horloge qui n’avance pas d’une seconde, la cheminée où flambe le charbon, la peau de tigre transformée en carpette en mouton, la desserte pour le whisky étiqueté façon ammoniac ou arsenic, et le sofa vert façon "couch", d’où l’on contemple portraits d’ancêtres - bêtes ou gens ? - ainsi que trophées de chasse qui ne cessent de s’effondrer, ...il n’y a rien d’anglais dans cette représentation. Donc pour être faux, c’est complètement faux. Les auteurs ont bien raison, en ce qui concerne le titre.
Et pour preuve aussi, la surabondance de l’excitation hystérique, de la cacophonie, l’absence totale de retenue, l’absence complète d’humour dit "anglais" flanqué de ses savoureux "understatements" tellement dévastateurs et efficaces, et que l’on attend toujours. Waiting for Godot!
On cherche en vain la parodie, car parodie se concocte dans les ressemblances! Tout au contraire, on se trouve à l’autre extrême, dans le bruit et la férocité, les hurlements tous azimuts, les embrouilles d’une action qui n’existe pas, d’un texte non abouti, de répliques non connues, d’improvisations factices, de bout de textes tâtonnés, juste bons à jeter que l'on se plait même à répéter trois fois... à cours de mots ou d'inspiration ou parce que le disque est rayé? Le comique de situation est supposé faire tout! Bref voilà un vaudeville policier totalement latin et déjanté, si c'est cela que l'on aime.
Ah! ils voulaient faire du Magritte, me direz-vous? Puisqu’on fête l’anniversaire de sa mort! Déstructurer et découvrir une réalité surréaliste! Ceci est un trousseau de clefs dit-il en saisissant le vase chinois… Bien vu ! Sauf que ce qui s’applique au vrai théâtre de l’absurde, version anglaise ou française avec des noms tels que Beckett, Ionesco ou leurs héritiers Pinter, Arrabal, ou Tom Stoppard … ne s’applique vraiment pas à ce trio d’auteurs sortis d’on en sait zou ni à un texte démuni de la moindre charge dramatique! On ne peut même pas dire que c’est « du vent ! » car dans le vent, il y a tant d’esprit ! Du vide sans doute, pathétique et désespérant. Alors, nous, les dindons de la farce, on ne rit pas! Sorry guys, not my cup of tea! Mais notre avis importe peu puisque tous les billets sont achetés et qu’on en redemande. Las, pour nous, sapiosensuels que nous sommes, un roi nu est bien nu!

On aime croire qu'il suffit
De choisir ce que l'on veut faire,
Quand dans l'oisiveté l'on erre,
Sans aucun besoin ni envie.
Or dans mon cas, il n'en est rien.
Me programment des habitudes,
Acquises dans ma solitude.
Elles règlent mon quotidien.
Avec une grande douceur,
Leur énergie se manifeste,
Et m'impose les mêmes gestes.
Lors, je ne commets pas d'erreur.
Certes bien souvent ma mémoire
Se propose à m'entretenir,
Veut ranimer mes souvenirs,
Elle a un vaste répertoire.
Le présent me tient en éveil.
J'ai la grâce, la certitude
De capter avec promptitude
Des effets étant sans pareils.
Je les saisis dans des poèmes,
Innocents, emplis de tendresse,
Ou d'une exaltante allégresse.
Les disperse le vent que j'aime.
17 novembre 2017
Désormais, paraissant mon âge,
Dans un corps certes décevant,
J'apprécie nombreux avantages
Qui perdurent au cours des ans.
Dans la grâce de ne rien faire,
Le silence, la liberté,
M'émeut sans cesse la beauté,
Me trouble son divin mystère.
Si me déplaît mon apparence,
Détestable réalité,
Certainement est une chance
Ma parfaite lucidité.
Je ne ressens aucune peur.
Je vis en un lieu mirifique,
Y éprouve des coups de coeur,
De mystiques élans lyriques.
16 novembre 2017
A CHRISTMAS CAROL “I HAVE endeavoured in this Ghostly little book, to raise the Ghost of an Idea, which shall not put my readers out of humour with themselves, with each other, with the season, or with me. May it haunt their houses pleasantly, and no one wish to lay it.” Their faithful Friend and Servant, C. D. December, 1843.
On traduit?
…Je me suis efforcé dans ce petit livre bourré de fantômes, d'élever le fantôme d'une idée, qui ne devra surtout pas mettre mes lecteurs de fâcheuse humeur vis-à-vis d’eux-mêmes ou des autres, ni les induire à maudire l’esprit festif de Noël, ou à me détester moi, l’auteur. Puisse cette lecture hanter avec bienveillance leurs demeures, et que personne ne veuille lâcher le texte sans en avoir consommé l’esprit. Votre fidèle ami et serviteur, Charles Dickens, décembre 1843.
Fidèle ami des grandes causes humaines, Thierry Debroux a fait de ce court récit souvent abordé dans le secondaire par la lecture en anglais simplifié, une splendide amplification poétique où pointe sans cesse une joyeuse ironie. On peut presque parler d’une – comédie musicale – qui a mis la salle entière debout, dès la première. Celle-ci applaudissait avec frénésie une troupe d’acteurs éblouis, rappelés dix fois, une troupe chargée d’anima, et que l’on aurait bien cru voir sortir tout droit de l’Opéra de quat’sous! Coaching vocal : Daphné D'HEUR.
L’équipe est irrésistiblement entraînante et sûrement inoubliable : autour de Guy PION, il y a Gauthier JANSEN, Béatrix FERAUGE, Claude SEMAL, Nicolas OSSOWSKI, Fabian FINKELS, Anthony MOLINA-DIAZ, Sacha FRITSCHKÉ, Julie DIEU, Pénélope GUIMAS, Jeanne DELSARTE. Avec sur les planches, des enfants, lumière de l’avenir. En alternance : Léon DECKERS ou Ethan VERHEYDEN; Maxime CLAEYS, Andrei COSTA ou Jérémy MEKKAOUI; Laura AVARELLO, Ava DEBROUX ou Lucie MERTENS; Laetitia JOUS, Clara PEETERS ou Babette VERBEEK. Un défilé de bonne humeur et d’espoir, une tornade de talents créatifs, cadeaux de la maison, le théâtre Royal du Parc!
C’est donc l’histoire d’un rebirth sous la neige. « Le Noël de Monsieur Scrooge » met en scène le processus de transformation d’un cœur abominablement sec et coriace, indifférent à autrui, passionné d’argent, en une âme généreuse et enfin repentante et heureuse qui renoue avec la vie. Le pardon, dit-on dans les chaumières, est la clé du bonheur d’ici-bas ...et de l’au-delà, pour ceux que cela intéresse! Il suffit peut-être, comme le dit la chanson de la finale, … d’écouter le vent! « The answer is in the wind…» Un certain vent dont on ne sait ni d’où il vient ni où il va…! Le mendiant du début - un craquant personnage vautré au début du spectacle dans le fauteuil de l’écrivain - invite les cœurs à se lâcher et garantit que « les contes de fée sont faits pour apprendre que l’on peut vaincre les monstres!» C’est un jeune Garou, au charme éblouissant qui chante à la lune : Fabian FINKELS.
Dans ce conte de Noël, le ciel est toujours présent : le décor est sous coupole céleste. La ligne du ciel évoque St Paul’s Cathedral ou Big Ben, les infâmes cheminées crachant fumée de charbon quand la misère réussit à se chauffer! Tombe la neige, même s’il y a du smog, façon purée de pois. Mais la déco de la fête tant attendue est là. Les bougies brillent aux fenêtres des maisons bourgeoises et des antiques magasins « so British »: TAILOR, FURNITURE, BAKERY, CANDLES… Hélas, le terrible temple du négoce de l’argent, la $CROOGE COMPANY, à droite du plateau, rassemble tout ce qu’il y a de plus Anti-Christmas Spirit. Vous connaissez sûrement des adeptes! Le maître des lieux c’est l’Avare, Richard III, Méphisto, and last but not least : Scrooge. Car le comédien génial qui est derrière ce sinistre personnage hautement toxique, c’est le très estimé Guy PION, toujours aussi magnétique dans ses maléfices. Par dérision, son nom est prononcé "Scroutch" par les esprits farceurs (Claude SEMAL).
Time is money ! Mais voilà le temps aboli… En attendant que ce soit l’argent ? On peut toujours rêver! Quoi qu’il en soit, la mise en scène est fort habile. Sous forme de doubles des différents âges du triste sire, elle ravit par sa fraîcheur et sa subtilité. Cadeau de l’inventivité fantastique et rythmée de Patrice MINCKE. Le temps est aboli… Magie théâtrale ou nuit magique ? L’an 2017 vient jusqu’à narguer un Scrooge totalement abasourdi! Ou bien est-ce nous-mêmes, que Dickens vient narguer? Magie du texte!
Mise en scène illustrative. Des gosses misérables battent le pavé. L’époque est douloureuse, le pain est rare, la maladie fait des ravages. Les cimetières regorgent de morts prématurées. Mais le décor n’en reste pas là ! Le savoir-faire légendaire de Ronald BEURMS une fois de plus fait voyager le spectateur de la cave au grenier, dans les airs et par-dessus les toits. …Dans les cœurs aussi , du plus noir: celui bouclé entre les murs de ses coffres-forts (Guy PION) …au plus tendre: celui d'une étoile entre deux tresses blondes (Ava DEBROUX, 7 ans). Dès sept ans, le désespoir peut certes résonner dans les consciences!
La scénographie acrobatique trace les contours de l’histoire faite d’une série d’apparitions d’esprits chargés de remettre le Drôle dans le droit chemin. Suspense garanti, on croit qu’à chaque étape qu’il a enfin compris… Eh non, c’est raté ! Quelle patience il a, cet « esprit de Noël » qui a tout d’un «Père Noël » (Claude SEMAL) y compris les rennes, …particuliers, il faut en convenir, mais très convaincants!
A grands renforts de chansons de gueux, de fables et fantasmes, l’action progresse et réchauffe les cœurs. Qui oserait grincer à la fin du spectacle, le sourire pincé et le verre à la main « Oui... ! C’est …gentil ! » ? Non! C’est tout simplement merveilleux, tant l’énergie des créateurs est présente, touchante, palpitante même, tant l’humanité se découvre avec audace, sans craindre les esprits blasés qui n’auront de toutes façons rien compris. Chapeau ! Et puis il y a tous ceux et celles qui, comme Scrooge, auront secoué leur manteau d’indifférence, balancé leurs aprioris dévastateurs, quitté l’ivoire de leur confort et rejoint le cœur ré-enchanté , la liesse du renouveau d’humanité et son formidable potentiel. Voilà un anniversaire que le monde se doit de fêter, au risque de mourir …à minuit sonnant! Mieux vaut naître non?
Ce petit mot d'enfant
Si on l'expérimente
Peut rendre l'œil brillant
sonorité piquante!
Non!
Pour lui, au fil des jours
mauvaise réputation...
Guère séant pour l'amour
Dénué d'émotion!
Non?
Délaissant notre instinct
Les sens tout éblouis
On laisse faire le destin
Bon sens s'évanouit !
Non!
Ainsi passe la vie
Ce long renoncement
De toutes les envies
Qui flirtent avec le temps...
Non?
Enfin au bout des ans
un jour on doit comprendre...
Qu'on est seulement vivant
Quand il se fait entendre :
Non!
J.G.
Le processus de création artistique peut être considéré comme un combat avec ce qu’il y a d’archaïque en nous.
En abordant l’expérience de la création artistique, nous sommes face à un matériau nourri par le penser autant que par le corporel. Le processus créatif est intimement lié au corps. L’avènement d’une œuvre s’engendre et se fonde sur ce qu’il en est de plus archaïque, de plus sensoriel, sensuel, corporel: le désir de fusion, de sensation, de satisfaction et de toute-puissance. Pour que la création devienne Création… pour que le désir devienne Désir… ce premier temps à fleur de peau devra inévitablement se doubler d’une mise en sens de la sensation.
La capacité à malaxer, à mettre du sens sur l’archaïsme mis en branle par les processus de création, questionne la relance inlassable du travail psychique: travail de penser, de mentaliser, de lier, de représenter et de symboliser. Par l’intermédiaire de l’œuvre, il s’agit de représenter le monde des sensations, l’expérience primaire, le noyau maternel à représenter la relation au corps, mais grâce à une coupure avec elle. La création artistique en mettant en jeu le sensoriel et le signifiant, le corps et le penser, l’archaïsme et sa représentation, se situe aux interfaces du psychisme.
Ces deux versants, leur liaison ou déliaison, impliquent la notion de limite.La création artistique met en route la fonction de limite à travers ce retour à/et sur soi et ce qu’il en est du travail de l’image spéculaire, le narcissisme. À travers également la position dépressive et le travail de deuil qu’elle implique. Il s’agit pour le créateur de créer un monde qui lui soit propre, de rechercher une réalité nouvelle et différente. Or, la constitution de cette réalité nouvelle, différente, et propre nécessite la reconnaissance du manque, de la perte, de l’absence, l’expérience du deuil et in fine, la restauration en soi de l’objet aimé et détruit.L’expérience de satisfaction, de fusion, doit donc pouvoir devenir traces –mnésiques- afin de faire traces.Ainsi cette expérience de coupure d’avec l’archaïsme pour le représenter, nécessaire à l’émergence de l’objet artistique, s’apparente à ce qui se joue aux sources mêmes du désir.
En effet, désirer c’est accepter cette coupure fondamentale afin de revivre les expériences de satisfaction, alors vidées de leur substance primaire et archaïque.C’est réactiver sans cesse la satisfaction, la jouissance tout en y renonçant. L’artiste relance, travaille et malaxe le désir. Il est st un psychisme au travail, autant qu’un corps au travail avec toutes les images et sensations, tous les affects passés et présents, conscients, préconscients et inconscients qui y sont rattachés.
Pour conclure je dirai avec D. Anzieu que «créer, ce n’est pas se mettre au travail. C’est se laisser travailler dans sa pensée consciente, préconsciente et inconsciente et aussi dans son corps ou du moins dans son Moi corporel, ainsi qu’à leur jonction, à leur dissociation, à leur réunification toujours problématique. Le corps de l’artiste, son corps réel, son corps imaginaire, son corps fantasmatique sont présents tout au long du travail, il en tisse des traces, des lieux, des figures dans la trame de son œuvre.» https://youtu.be/XGCCWn7huDA
Sous ce titre, sont désignés quatre livres de l' Ancien Testament. Les deux premiers, appelés aussi "Livres de Samuel", relatent particulièrement les actions de ce prophète et chef du peuple hébreu. Le troisième et le quatrième ont trait aux périodes postérieures et nous mènent jusqu'à la Captivité. Les deux livres de Samuel rapportent les faits survenus en Israël depuis la fin de la Judicature jusqu'au règne de David. Après l'épisode de Samson qui, doué d'une force surhumaine, fut néanmoins victime de sa passion pour l'étrangère Dalila, les malheurs d' Israël allaient toujours en empirant. Dans le sanctuaire de Silo (aujourd'hui Selun, entre Naplouse et Jérusalem) où était conservée l' Arche d'Alliance, deux prêtres cupides, Ophni et Phinées, spéculaient sur les offrandes des fidèles sans que leur père, le juge et grand-prêtre Eli, ait le courage de s'y opposer. Cependant qu'à l'intérieur l'anarchie s'étendait chaque jour un peu plus, l'ennemi menaçait les frontières. A Apheq, près de Silo, au cours d'une rencontre avec les Philistins, environ quatre mille Israëlites trouvèrent la mort et l' Arche d' Alliance tomba aux mains du vainqueur. C'est alors que Jahvé voulant sauver de la ruine le peuple élu et préparer sa rénovation religieuse et morale, suscita Samuel, le dernier des juges. Né dans la tribu de Lévi, consacré à Dieu dès sa naissance et élevé à l'ombre du sanctuaire de Silo, Samuel se prépare à sa mission. par la victoire de Micpa, Samuel prend sur les Philistins une revanche qui redonne confiance à Israël dans les promesses de Jahvé; et du même coup la lutte contre l' idolâtrie s'en trouve ranimée. Il en résulte, dans les tribus, un réveil religieux et national qui aboutit à l'institution d'un pouvoir fort; Samuel -dont les préférences vont au régime théocratique- obéit néanmoins à l'ordre divin en consacrant Saül (de la tribu de Benjamin) roi d' Israël. A ce choix, aussi ratifié par le peuple, Dieu, par plusieurs signes, manifeste son acquiescement (I Rois, X. 1-24). Le premier monarque d' Israël inaugure son règne par de brillantes victoires: mais, s'étant rendu coupable d'une faute, -dont le texte du livre saint ne permet pas de mesurer l'importance, -et il est détrôné, et sa descendance privée de tous droits à la couronne. L'oeuvre de restauration est poursuivie avec plus d'éclat par David, le préféré de Jahvé (1012-972 avant JC.), fils d'Isaï, de la tribu de Juda, qui avait reçu clandestinement l'onction royale alors qu'il était encore un jeune berger. Sa victoire sur Goliath lui avait valu les faveurs de la cour; mais, ayant excité la jalousie du roi Saül, il dut s'enfuir au désert. Appelé à régner d'abord sur Juda, puis, sept ans après la mort d' Ichbaal, fils de Saül- son compétiteur- sur toute la nation. David triomphe des Jébuséens, importante tribu de la terre de Chanaan, conquiert Jérusalem qui devient la nouvelle capitale d' Israël, défait successivement les Moabites, les Edomites, les Ammonites, les Iduméens et les Philistins, consolide la monarchie et rétablit dans son intégrité primitive le culte de Jahvé. Il réforme la législation, se fait construire un palais splendide, institue une armée permanente, et transporte l' Arche d' Alliance de Cariatiarim à Jérusalem. Mais David ternit son règne par le meurtre d' Urie, un des officiers de son armée, dont il convoitait la femme, Bethsabée. Il se repentit de ce crime, qui lui valut une série de malheurs, et mourut en 972, septuagénaire, après 40 ans de règne. Poète, David a composé beaucoup de psaumes dont qulques-uns ont une portée messianique. Les Livres des "Rois" qui, tout d'abord, n'en constituaient qu'un seul, furent divisés en deux parties dans la version des Septante et dans la "Vulgate". S'ils portent aussi le nom de Samuel, c'est parce que ce prophète fut le consécrateur des deux premiers rois d' Israël, Saül et David. L'auteur, dont on ignore l'identité, retrace les hauts faits de ces trois personnages; mais son but, c'est tout en contant l'histoire de la race de David, d'attester la fidélité de Jahvé à ses antiques promesses relatives au Messie. Quant au style, c'est celui de l'âge d'or de la littérature hébraïque.
Les deux derniers livres sont la relation des 386 années qui -d'après la chronologie la plus communément admise- s'étendent de l'avènement de Salomon (972) à la fin du royaume de Juda (586). Ce sont de brefs récits des chroniques des rois, pleins d'omissions, de néologismes et de tournures araméennes. L'auteur, voulant célébrer la justice de Dieu, raconte les péchés d' Israël et spécialement son idolâtrie lorsqu'il bâtit des stèles sur toutes les collines et sous chaque arbre vert, provoquant la colère du Très Haut (III Rois, XIV 22-23). La tristesse de ces récits, cependant, est atténuée par l'évocation des promesses et des bienfaits de Jahvé qui, au milieu des plus graves désordres, ne manquèrent jamais au peuple élu. L'authenticité des deux derniers livres est confirmée par les inscriptions assyriennes et par quelques documents égyptiens et moabites. Le premier roi dont il est parlé est Salomon (972-932 avant JC), le souverain magnifique qui édifia le temple de Jérusalem. Il brilla dans la diplomatie comme dans les lettres, sut s'attirer l'amitié de la puissante Egypte et réussit à épouser la fille du Pharaon. Le règne de Salomon fut heureux du point de vue des relations extérieures; mais ce roi qui avait demandé à Jahvé la sagesse, eut le tort de se laisser séduire, sous l'influence de femmes étrangères, par d'autres dieux que celui d' Israël. En outre, son goût immodéré du faste pesa lourdement sur le peuple qui, écrasé d' impôts, se révolta après sa mort. Les dix tribus du Nord, lasses d'être rançonnées sans la moindre contrepartie et indignées de voir que la tribu royale de Juda était exemptée d'impôts, se plaignirent à Roboam, fils de Salomon; ce dernier, mal conseillé, les éconduisit. Elles décidèrent alors de secouer le joug, et se séparèrent de Jérusalem pour donner la couronne à Jéroboam Ier. A partir de ce jour jusqu'à la prise de Samarie (922) par les Assyriens, les Hébreux eurent deux rois: celui d' Israël, régnant sur les dix tribus, et celui de Juda qui se limitait à la tribu de Juda et de Siméon et à une partie du territoire de Benjamin. Mais les tribus septentrionales, non contentes d'avoir obtenu l'indépendance politique, voulurent s'émanciper du point de vue religieux et subirent des influences païennes venues d'Egypte et de Chanaan. Ce régime, qui dura à peine 210 ans, vit se succéder neuf dynasties au milieu des plus grands troubles. Parmi les nombreux rois de Juda, certains, comme Asa (911-870), Ozias (781-740), Ezechias (716-687) et Josias (640-609), furent excellents, mais d'autres cruels et impies. Ce royaume de Juda eut à soutenir beaucoup de luttes: sous Roboam, il combattit contre Presque chaque règne (jusqu'à 722) fut troublé par quelque invasion des Israélites du Nord; Ozias dut mettre sur pied une armée puissante pour avoir raison des Edomites, des Philistins, des Ammonites et de diverses tribus arabes, mais ce furent les Assyriens qui donnèrent les plus grandes difficultés aux deux royaumes. Sous les règnes d' Achaz et d' Ezéchias, le royaume de Juda fut saccagé par Salmanasar (730), Sennacherib, Asarhaddon (680-668) et Assurbanipal (668-628), rois d' Assyrie. Après les Assyriens, les néo-Babyloniens firent des incursions sans nombre. Enfin, Nabuchodonosor (604-561) rasa Jérusalem en 587 et déporta à Babylone la population de Juda réduite à l' esclavage.
C'est le huitième livre de l'"Ancien Testament". L'histoire de la belle-fille de Noémi, narrée dans les quatre chapitres de ce livre, pourrait servir d'introduction aux livres de Samuel -I et II des "Rois"), car ils traitent des origines de la lignée de David. Si l'épisode du dernier juge, Samuel, n'offre rien de très consolant, celui de Ruth, qui est rapporté immédiatement après, apparaît comme particulièrement édifiant et semble convenir aux humbles et aux affligés. L'événement a lieu au temps des Juges. Elimelech de Bethléem, fuyant la famine, a émigré en terre moabite, avec sa femme, Noémi, et ses deux fils, Mahlon et Kijyon. Ces derniers, en âge de prendre femme, ont choisi pour épouses deux jeunes filles de Moab (contrée à l'est de la Mer Morte), Orpa et Ruth. Mais Elimelech et ses deux fils sont emportés par la mort et la vieille Noémi se résout à regagner le pays de Chanaan, afin d'y apaiser son deuil et son amertume. Orpa retourne dans sa famille, mais Ruth, qui n'est pas juive, ne veut pas abandonner sa belle-mère. Modèle de piété filiale, Ruth, usant d'un droit concédé aux veuves, aux étrangers et aux pauvres, assure sa subsistance en allant glaner les épis laissés par les moissonneurs. Elle fait ainsi la connaissance de Booz, homme pieux et honnête, qui n'est autre qu'un de ses riches parents. Entre eux naît aussitôt un sentiment profond, mais qu'ils gardent tous deux dans le silence de leur âme. Cependant, Noémi vient opportunément rappeler à Booz leur parenté et celui-ci, se conformant à la loi, consent à épouser la jeune Ruth qui devient ainsi l'ancêtre de David. Cette indication généalogique est également un des buts du livre. On ne peut déterminer avec précision la date à laquelle se situent les événements rapportés dans le livre de Ruth, et nous ignorons qui en fut l'auteur. Le style ne ressemble ni à celui des "Juges", ni à celui des deux premiers livres des "Rois". Il a souvent été attribué à Samuel, mais cette assertion n'est pas fondée. Il fut probablement écrit peu après la mort de David, la généalogie qui clôt le livre s'achevant sur ce roi. Le livre de "Ruth", est une idylle d'une fraîcheur poétique incomparable, alliant une grâce exquise à la délicatesse de la touche. Les personnages de Noémi, de Ruth et de Booz s'élèvent à la pureté de véritables symboles, sans rien perdre par leur simple vérité. Ce livre inspira à Victor Hugo son célèbre "Booz endormi", qui figure dans "La légende des siècles" et au peintre Nicolas Poussin, un tableau intitulé "Ruth et Booz" (Louvre).
C'est le septième livre de l' Ancien Testament, le second livre historique après le "Pentateuque", dans lequel est relatée l'histoire de la période qui fait suite à celle de Josué. Avec la mort de Josué débute en Israël un régime nouveau, à la fois théocratique, mais toujours fondé sur l'ancien régime patriarcal. Les juges (en langue hébraïque: "sopherim"=scibes, ou sages) sont les chefs occasionnels d'une ou plusieurs tribus; ils sont pour ainsi dire considérés comme des dictateurs suscités par Javeh, chargés par le peuple d'administrer la justice, de le venger des vexations subies de la part des non-juifs et de rappeler les Israélites à la fidélité à Dieu. Si le livre de "Josué", qui n'englobe qu'un quart de siècle, est du point de vue historique, assez méthodique et complet, on ne peut en dire autant du Livre des "Juges". Nous ne possédons pour cette époque qu'un recueil d'épisodes qui semblent disparates et proviennent de différentes sources; l'on suppose que le rédacteur du livre a vécu à l'époque de Salomon (100 av. JC.). Le but de l'auteur apparaît nettement: il veut démontrer que toutes les fois que la tribu (ou l'ensemble des tribus) n'est pas fidèle à l' alliance avec Jahveh, elle en est punie par une opression étrangère. Le livre contient des épisodes portant sur l'activité des six Juges majeurs, auxquels devaient faire pendant les épisodes traitant des six juges mineurs. Mais ces derniers ne sont que nommés, et nous ne connaissons rien de leur activité. (Le nombre douze correspond aux douze tribus d' Israël). Les Juges dont les exploits forment le sujet du livre sont: 1° Othoniel, de la lignée de Cénez, qui refoula Chusan-Rasathaïm, roi de Mésopotamie, oppresseur d' Israël pendant huit années; 2° Aod (ou Ehud), fils de Guéra, de la tribu de Benjamin qui, par ruse, délivra son peuple de la tyrannie d'Eglon, roi de Moab, laquelle durait depuis dix-huit ans; 3° Samgar, fils d'Anath, qui défit 600 Philistins avec un aiguillon à boeufs; 4° Débora, une femme prophétesse qui vainquit avec l'aide de Barak, de la tribu de Nephtali, l'armée commandée par Sisara, général de Jabin, roi de Canaan, qui régnait à Hastor. Les subterfuges qui sont relatés dans cette partie du livre, surtout à propos du meurtre de Sisara, tué traîtreusement par Jahel, ne sont pas approuvés par l'auteur, qui fait des événements une relation fidèle. De toute façon, ces intrigues étaient conformes à la morale de l'époque: "dent pour dent, oeil pour oeil" ou la vengeance en réponse à l'oppression; 5° Gédéon, de la tribu de Manassé, élu par Jahveh pour délivrer les tribus centrales des incursions presque périodiques des Madianites. Gédéon, chef astucieux et intelligent et d'une foi ardente, eut raison, avec 300 hommes, de ses ennemis qui, pendant sept ans, avaient livré au pillage les régions les plus fertiles de la Palestine. Il eut comme successeur Abimélech, qui exerça sa domination sur Israël pendant trois ans, mais ne compta pas parmi les Juges. Passant rapidement sur le 6e Juge, Thola, et le 7e, Jaïr, l' écrivain sacré s'étend davantage sur l'histoire du 8e: Jephté, de Galaad, fils d'une prostituée, déshérité et chassé du pays par ses demi-frères, et qui devint un aventurier vivant de rapines, avec une bande de gens sans aveu qu'il dirigeait. Sa réputation de vaillant guerrier le fit élire juge et capitaine par ses anciens concitoyens sans cesse attaqués par les Ammonites, maîtres d'une partie de la Transjordanie. Jephté les repoussa à l'est, et libéra tout le pays. Mais imprudemment il fit le voeu de sacrifier celui qui, le premier, viendrait à sa rencontre après la victoire. Ce fut sa fille. L'interprétation symbolique qui voit dans le sacrifice de la fille de Jephté comme un voeu de chasteté (la virginité étant honteuse pour les femmes en Israël), est très improbable; quant aux gloses qui veulent voir dans cet épisode un reflet du mythe de Dumuzi-Tammuz pourant et ressuscitant, elles ne méritent aucune considération. Le sacrifice fut certainement réel. Il y a d'ailleurs d'autres livres qui font allusion aux sacrifices humains. Les Cananéens immolaient souvent des victimes humaines aux divinités, et les Hébreux les imitèrent quelquefois. Après une brève mention du 9e juge: Abesan de Bethléem, du 10e: Ahialon (ou Elon), de la tribu de Zabulon, et du 11e: Abdon, la chronique passe au 12e et dernier des Juges, Samson, de la tribu de Dan. C'est le héros populaire, célèbre pour sa force extraordinaire et pour son courage invincible: dons surnaturels qui avaient été concédés à Samson, non pas à titre personnel, mais dans l'intérêt de son peuple, opprimé depuis 40 ans par les Philistins. Le livre des "Juges" peut être divisé en trois parties: tout d'abord une introduction, qui expose la situation politique et religieuse des Hébreux à l'époque des Juges. Ensuite vient le corps du sujet, où le chroniqueur sacré relate les actes des six principaux Juges, qu'il accompagne de quelques brèves notices sur les Juges mineurs. La troisième partie comporte deux appendices lesquels, chronologiquement, devraient être au commencement du livre. Dans ces appendices, l'auteur tend à établir, par deux exemples caractéristiques, que la religion et la moralité se sont considérablement affaiblies en Israël avant l'établissement de la royauté. Si l'on ne tient pas compte de ces appendices, le Livre des "Juges" est homogène; son unité ressort de l'idée qui se trouve exposée dans l'introduction et qui est illustrée dans le contexte: à savoir que Dieu est à la fois Dieu de vérité, Dieu de justice et Dieu de miséricorde. Israël est heureux lorsqu'il reste fidèle à Jahveh; il est plongé dans la douleur quand il s'écarte du droit chemin: il est pardonné quand il se repent et se convertit.