Nous avions écrit par notre poésie
Le profil de nos cœurs
Les courbes nues de l’aurore
Les tournants de l’orage
Nous avions mis nos contes
En images
Sommes-nous
À la lisière de nos songes ?
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Pantoum
Écoutant ma pensée, j'essaie de me distraire
En ce jour de printemps venteux et tristounet.
Mon âme cependant n'en est pas chagrinée.
J'apprécie pleinement le choix de ne rien faire.
En ce jour de printemps venteux et tristounet,
Je n'ai aucune envie plaisante à satisfaire,
J'apprécie pleinement le choix de ne rien faire.
Je me tiens immobile et sans lever le nez.
Je n'ai aucune envie plaisante à satisfaire.
Le ciel est devenu espace abandonné.
Je me tiens immobile et sans lever le nez,
Ma pensée entretient mon âme solitaire.
Le ciel est devenu espace abandonné
L'absence de soleil sera certes éphémère,
Ma pensée entretient mon âme solitaire,
Ranime des instants qui la laissent étonnée.
14 mai 2009
Suzanne Walther-Siksou
(Canada)
În aºteptarea de emoþii
(pantum)
Dându-i inimii-ascultare, încerc nu mai ce-i plãcut
Îtr-o zi de primãvarã când e trist ºi vântul bate;
Sufletul meu nu e totuº i dintre cele întristate;
Îmi surâde perspectiva timpului voit pierdut.
Într-o zi de primãvarã, când e trist ºi vântul bate
Nu am nici un chef de glumã ce s-ar vrea satisfãcut.
Îmi surâde perspectiva timpului voit pierdut.
În totalã indolenþã zãbovesc pe sãturate.
Nu am nici un chef de glumã ce s-ar vrea satisfãcut.
Ceru-ºi etaleazã liber vasta lui pustietate.
În totalã indolenþã zãbovesc pe sãturate.
Solitar î mi este gândul ca ºi sufletul tãcut.
Ceru-ºi etaleazã liber vasta lui pustietate.
Peste soare într-o clipã norii grei vor fi trecut.
Solitar îmi este gândul ca ºi sufletul tã cut,
Însã sper cã amândouã îmi vor fi reanimate !
În romane te de Ion Rosioru
Ballade des couleurs du temps jadis
Dites-moi où, n'en quel pays,
Est Verdana la belle Romaine,
Book Antiqua, né Palatina,
Qui fut sa cousine germaine,
Echo, parlant quant bruit on mène
Dessus rivière ou sur étang,
Qui beauté eut trop plus qu'humaine ?
Mais où sont les neiges d'antan ?
Où sont les couleurs lilas,
Où bouquets de violettes,
Les verts prés,
Les rouge-gorge farceurs,
Les rouges à lèvres,
Les carmins ensorceleurs,
Toutes ces robes chatoyantes de nos écrits?
Qui commanda que les ocres
Les verts tendres,
Les bleus chromatiques,
Et les gris argent
Fussent jetés en un sac en benne ?
Et même le rouge brique ?
Mais où sont les neiges d'antan ?
Pleurez, belle dames vos poétiques polices,
Vos belles couleurs englouties au bord du Pacifique.
Comment se contenter des mitrailles,
Quand l’or du site offrait bijoux
Et fleurs de cytise entre les dents?
La digitale qui chantait à voix de sirène,
Liliane, la rose du Caire ou de Corse,
Et Jeanne, la bonne Lorraine
Qu'Anglais brûlèrent à Rouen ;
Où sont-ils, où, Vierge souveraine ?
Mais où sont les neiges d'antan ?
Prince, enquerrez de semaine
Où elles sont restées gisant,
Et que ce refrain vous rappelle,
Car il pleut tant de silence,
De ramener bon an mal an,
Nos si belles couleurs d'antan!
Comme nous les attendons,
Ces sémillantes couleurs de la vie,
Et les délices de nos antiques typographies!

J'existe sans utilité.
Pendant de longs instants, je reste,
Ne faisant pas le moindre geste,
À l'aise dans l'oisiveté.
Je ne manque pas d'énergie
Mais m'abandonne à la paresse.
À l'évidence rien ne presse
Et la brillance me ravit.
Mon âme s'emplit d'allégresse
Quand le ciel devient fabuleux,
Vaste océan de zones bleues,
Où des continents apparaissent.
Ô la tendresse de l'instant!
Dans l'harmonie silencieuse,
Ma vie resplendit radieuse,
Sur le versant de son couchant.
18 janvier 2018
On m’a dit qu’il faut marcher. Et, je marche. Juste pour voir comment il fait dehors, dépister le trait d'union entre le sol et les cieux. Dans la lumière saturnienne de l’hiver. Je marche, le front rebelle. Je traîne, les poches pleines d’images indéfinies. Je parcours des chemins blancs, croise des mines tristes, comme oubliées. Je ne perçois pas la vie des autres. Mais je marche.
Ainsi passent les jours, ternes, décatis, cafardeux, crépusculaires et silencieux. Lentement et sans bruits, sans mains protectrices. Comme tout me semble lointain. Cette solitude ne peut plus être augmentée. Les souvenirs ne sont pas encore endormis. Je traverse le temps de l’insondable vide sans arriver, arriver, arriver… Mon paysage mental chancelle. La fatalité est de mise. Quelle autre malédiction dois-je encore subir ? Je ne comprends pas la suite, incapable de rien penser, de remettre les choses à leur place. J’avais compté sur les mots; ils se sont dissous en mes trappes intérieures. L’impression d’une totale impuissance.
Il n’y a rien d’autre à faire que continuer à lire. Et, écrire, écrire, écrire. Et, une timide prière. Je laisse ma porte ouverte à une lueur incertaine.
Mouvante et magnétique aurore boréale
Le territoire où souffle le coeur de l'hiver
Thrène son déclin sous ton ballet irréel
Ponctuant de halos l'océan qui convulse
Aux portes du désert cristal un seigneur blanc râle
L'Arctique fond entre ses pattes d'empereur fier
À ses lèvres embrassant la poussière du ciel
S'accointe l'atma Nanuq que la lune impulse
Par son souffle fume le deuil du temps passé
D'un rescapé louvoyant sur ce puzzle émié
Où s'entrechoquent histoire et lendemain à vivre
Ô symbole de puissance, de renouveau !
Que l'esprit de tes lois plaide ton pur berceau
Avant que leurs chartes t'effacent de leur livre
Auteur Sonia Gallet — Écrivaine & Poète © 2018
sur Art&Lettres
"Orage" inspiré par une aquarelle "Ciel d'orage" de Liliane Magotte
"Nids de brume" illustré par "Mésange en hiver",
une aquarelle de Martha Notte.
Florilège de poésies, peintures et photos des membres Arts & Lettres
sur un texte de Martine Rouhart.
sur une aquarelle de Marie-Josèphe Bourgau..
"Respirer comme souffle au vent"
avec une peinture de Liliane Magotte
"Oiseau" et Le temps des cerises"
de Jean-Daniel Perrin a inspiré
"Regard de chat" de Nicole Duvivier
a inspiré "Ma muse aux yeux d'or"
Crescendo de Jacqueline Gilbert
a inspiré "Attention, danger de vie"
"Première brume "de Marie-Josèphe Bourgau
a inspiré "D'or et de rouille"
"Instant Magique "de Marie-Josèphe Bourgau
et "Rêves éveillés" de Martine Rouhart
"Spectacle à l'aube" de Marie-Josèphe Bourgau
Les partenaires: Liliane Magotte, Marie-Josèphe Bourgau, Jacqueline Gilbert,
Nicole Duvivier, Jean-Daniel Perrin, Martha Notte, Adyne Gohy, Jacqueline Nanson.
Merci à Martine pour son enthousiasme.
Liliane
Les partenariats
( ).
En poussière et gros flocons,
Tombe une manne inquiétante.
Déjà des masses importantes
Bloquent l'accès à ma maison.
Je n'ai pas besoin de sortir
Mais ne veux pas être cloîtrée.
Me faudra déneiger l'entrée,
Serai forcée de réagir.
Après la dernière bordée,
J'avais fait d'épuisants efforts.
À moi, je vis venir la mort
Certes pas pour me seconder.
Cette fois, sagesse, prudence!
Tout pourrait bien recommencer,
Pas d'acharnement insensé!
L'hiver avait ma préférence.
13 janvier 2018.
"Mésange en hiver"
Nids de brume
Le jour dort encore
je marche
dans le jardin
mes pas
lèvent les oiseaux
de leur nid de brume
Les ailes
dans les branches
si peu de chose
si peu de bruit
Un partenariat
Arts
Lettres
Le jour dort encore
je marche
dans le jardin
mes pas
lèvent les oiseaux
de leur nid de brume
Les ailes
dans les branches
si peu de chose
si peu de bruit
Martine Rouhart
Les yeux fermés pour rêvasser
Dans le silence m'abandonne.
Tout tourne autour de ma personne,
Mais rien ne semble se passer.
Certes une puissante énergie,
Qui est une force troublante,
Me fit trouver intéressante
La voie qu'avait prise ma vie
.
Je menais à bien des défis.
Ils changèrent mon existence.
Puis, tout perdit de l'importance;
Ma confiance se défit.
Lors, suis-je à jamais devenue
Indifférente à me surprendre?
M'excitait l'envie de me rendre
Où l'on ne vient pas les mains nues.
Une délectable énergie
A raison de l'indifférence,
Fait réagir l'intelligence.
Et délivre de l'apathie.
12 janvier 2018
La page de Gilbert Czuly-Msczanowski
"Petit à petit..."de Gilbert Czuly-Msczanowski i
llustré d'aquarelles d'oiseaux joyeux des peintres animaliers Arts&Lettres.
"La nuit". Oeuvres poétiques et picturales des membres Arts & lettres,
sur un poème de Gilbert Czuly-Msczanowski.
blog d'interprétations peinture et poésie entre les membres d'Arts et Lettres.
"Mai nouveau" de Gilbert Czuly-Msczanowski célèbre le printemps,
illustré des oeuvres de Françoise Buisson, Claudie Capdeville et Liliane Magotte.
"La route du bonheur" partenariat poésie, photo et peinture entre trois membres d'Arts et Lettres:
Gilbert Czuly-Msczanowski, Vidjanma et Liliane Magotte
"Vive le vin !" de Gilbert Czuly-Msczanowski,
llustré par "Bavardages de bistrot" de Charles de Wit,
concordance peinture-poésie, partenariat sur Arts et Lettres.
Merci à Gilbert, tout simplement.
Liliane
Les partenariats
"En attendant le Printemps"
Françoise BUISSON
Voyez-le se donner du mal pour que tout aille,
Voler tout le jour, d’un aller à un retour,
Du nid où piaille la marmaille
A la terre, aux champs, pour une brindille d’un jour.
Parfois il se pose sur le grillage du jardin
Et repose ses ailes fatiguées de ses voyages,
L’oeil rieur, comme un vainqueur coquin
Qui nargue le père vieilli par l’âge !
"Pinson devant ma fenêtre"
Petit à petit il construit, tresse, salive ;
Dedans, les petits attendent le bec béant,
Guettant père-oiseau, mère sur le qui-vive,
Porteurs inlassables de ” diners ” incessants !
"Hivernal"
Ne les cherchez pas, un nid est vite abandonné ;
Une fois le chef-d’oeuvre fini il flotte à tout vents !
Quelques duvets soyeux, seuls, rappellent nos printemps,
Leurs éternels oiseaux joyeux et nos envols rêvés.
"Une belle rencontre"
"Printemps de la mésange huppée"
Un partenariat
Arts
Lettres
Voyez-le se donner du mal pour que tout aille,
Voler tout le jour, d’un aller à un retour,
Du nid où piaille la marmaille
A la terre, aux champs, pour une brindille d’un jour.
Parfois il se pose sur le grillage du jardin
Et repose ses ailes fatiguées de ses voyages,
L’oeil rieur, comme un vainqueur coquin
Qui nargue le père vieilli par l’âge !
Petit à petit il construit, tresse, salive ;
Dedans, les petits attendent le bec béant,
Guettant père-oiseau, mère sur le qui-vive,
Porteurs inlassables de ” diners ” incessants !
Ne les cherchez pas, un nid est vite abandonné ;
Une fois le chef-d’oeuvre fini il flotte à tout vents !
Quelques duvets soyeux, seuls, rappellent nos printemps,
Leurs éternels oiseaux joyeux et nos envols rêvés.
Nombreuses baguettes magiques
S'agitent frénétiquement,
Délogent très certainement
Des créatures chimériques.
Violents et mélodieux,
Des sons envahissent l'espace,
L'emplissent de sublimes grâces,
Créent un univers lumineux.
Pénétré par tant d'énergies,
Le témoin s'ouvre à la tendresse,
S'émeut d'un courant de tristesse,
Se délecte de poésie.
Dans un orchestre symphonique,
Chaque membre est un magicien,
Or son talent de musicien
A parfois un brio unique.
11 janvier 2018