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Il disait:la vie n'est qu'un rêve!

Songerie

Mon père, gardant le sourire,
Aimait s'exprimer sagement.
Il avait survécu au pire,
Dans les tranchées, à dix-huit ans.

Il nous chantait des tyroliennes
Qui le menaient en un ailleurs,
Ensoleillé, plein de couleurs.
Perdurait l'angoisse sienne.

Il préférait l'oisiveté,
La solitude le silence.
Lors face à l'océan immense,
Canne à la main, il existait.

Avait-il eu raison de croire
Que chacun a rêvé sa vie?
L'énergie paraît inouïe
Qui rend active la mémoire.

À la fin de mon existence,
Il m'arrive de mettre en doute
Ce qui fit resplendir ma route.
 Je me heurte à l'évidence.

18 décembre 2017

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LE PROJET DES DOCUMENTS EN LANGUES INCONNUES RETROUVES AU FOND D'ANCIENS TOMBEAUX.

Pour ceux que ça intéresserait, je propose à qui le désire de traduire un des textes qui suivent. Je les ai rédigés dans une langue qui n'existe pas. Moi même je ne sais pas ce qu'ils pourraient vouloir dire. Je demande de les traduire imaginativement, pour voir le résultat. Et peut-être les publier ensuite. Ce sont donc des textes retrouvés au fond d'anciennes tombes.

Voici les textes :

http://www.danofsky.be/2017/12/18/le-projet-de-traduction-de-textes-anciens/

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Si la providence le veut

Ce jour, j'appris avec tristesse
Qu'une parente que j'aimais
Dans la douleur est décédée.
Souffrir cause de la détresse.

Quand mon coeur cessera de battre,
Ce sera subrepticement,
Alors que je joue en dormant
Sur une scène de théâtre.

Dans une agréable douceur,
Comme d'une bougie la flamme,
Se vollatisera mon âme.
Mon corps perdra sa pesanteur.

Si la providence le veut,
Ainsi finira mon histoire.
Je n'ai pas de peine à le croire
Or ne formule pas de voeux.

17 décembre 2013

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Bonjour,

 

Auteure d'un premier recueil de poésie "Aux tréfonds de mon âme", qui a vu le jour en 2015, je vais bientôt donner naissance à un second livre, dont la parution est prévue pour début 2018... Il se prénomme "Sérénade à la vie", et sera publié chez Chloé des Lys.

En voici le résumé avec un extrait :

 

Un regard sur cette terre, sphère à deux inconnues : la vie et la mort.

La vie, un chemin sur lequel Bernadette Gérard-Vroman avance, en écrivant, à la découverte de soi, à la découverte des autres, lors de ses rencontres, partages, moments qu'elle privilégie.

La mort et ses questions inexorables et l'amour, incontournable.

Ce qui la caractérise est sa sensibilité et la force dans les mots que revêt sa plume, qui, comme l'amour et la paix vers lesquels ils tendent, sont les symboles de l'edelweiss, qui la représente.

Une poésie qui se libère de plus en plus des contraintes, comme un envol entre terre et ciel, comme un écho à la Terre.

 

...

"Je me terre au pied d'un hêtre

Et nos deux êtres entrent en fusion;

Il m'offre la sérénité,

À l'abri du froid.

Je vois les mots férus, frivoles,

Poursuivre leur chemin

Et se frayer un passage

Sur les pavés de mon existence.

Ils fredonnent un refrain

Parsemé de fous-rires,

Une farandole se forme,

Ils s'envolent dans un frou-frou de plumes.

 

Je les retiens, les serre une dernière fois encore

Contre moi, en sors quelques-uns de mes poches.

Est-ce le sort ?

Ils m'ensorcellent, dans un jeu de séduction

Et recèlent un mystère... lequel ?"

...

 

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Houle légère

Lorsque l’aile bleue
du sommeil
se pose sur nos yeux
pourquoi est-ce si difficile
de partir simplement
dans une mollesse arrondie
comme font les chats
de s’endormir
sans autre pensée
que la houle légère
de la respiration

( Martine Rouhart)

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Frangipane et autres menus plaisirs (antipastis)

12273262485?profile=originalScène bachique (détail)
Niccolò Frangipane (Musée Saint-Léger, Soissons)

      Suivant l’exemple d’Enea Silvio Piccolomini (1405-1464), plus connu sous le nom de Pie II, pape et poète, je vais, provisoirement, « quitter Vénus pour Bacchus », formule qu’il prononça lorsqu’il entra dans les ordres, les prêtres étant réputés aimer le vin de messe.
       L’occasion m’en est offerte par une « petite » exposition, intitulée « La grande bouffe. Peintures comiques dans l’Italie de la Renaissance », qui a excité ma curiosité et suscité mon étonnement.
Petite, car elle ne comporte que neuf toiles. Et pas forcément ce qu’on appelle des chefs-d’œuvre, mais qui vous captent et intriguent.
Etonnante donc, car si l’on m’avait présenté une de ces œuvres, j’aurais juré, mais un peu tard, qu’il s’agissait d’un travail dû à un peintre du Nord, non de l’Italie, mais des Flandres. On m’y reprendra bien et je vous encourage à aller la découvrir au musée de l’abbaye Saint-Léger de Soissons. Elle s’anime grâce à deux ressorts narratifs, la bonne chère et le rire, ce dernier fort rare en peinture. Cette représentation se tient jusqu’au 11 mars 2018. Mes amis, la Belgique n’étant pas bien loin de l’Aisne, c’est une sortie que vous ne regretterez pas, d’autant que le musée attenant présente un département peinture fort intéressant (j’y reviendrai certainement) ainsi qu’une passionnante section réservée à l’archéologie, sans compter les lumineux bâtiments conventuels.
En attendant, j’entends les trois coups…
Entrée des artistes.
       Les peintres que je vais vous présenter, au premier rang desquels Niccolò Frangipane (ca 1545-1600), Vincenzo Campi (1536-1591) et Bartolomeo Passerotti, (1529-1592), nous viennent d’Italie du Nord, de Vénétie et de Lombardie plus précisément.
Mais, s’ils ont titré les leçons des maîtres italiens, Vinci, Giorgione, principalement (si j’en crois du moins les auteurs du catalogue, livret livré sans la moindre once de légèreté sur un sujet qui s’y prêtait), c’est chez les Flamands qu’ils ont, me semble-t-il, puisé l’essentiel de leur inspiration.
Bien sûr on trouve Breughel l’Ancien (1525-1569) au premier rang de ces inspirateurs (avec La noce villageoise, par exemple), ou ses contemporains et successeurs Pieter Balten (1527-1584), Gillis Mostaert (ca 1534-1598), sans oublier Breughel le Jeune (1564-1638). Mais c’est surtout chez les suiveurs de ces derniers qu’il faut chercher les plus confondantes analogies, notamment chez les peintres de genre et plus exactement encore chez les artistes de ce courant qu’on a parfois appelé le réalisme anversois. Sans omettre les italianisants Jan Massys (ca 1510-1575), Frans Floris de Vriendt (1519-1570) ou, plus maniériste, Carel van Mander (1548-1606).

12273262884?profile=originalScène bachique (détail)
Niccolò Frangipane (Musée Saint-Léger, Soissons)

12273263263?profile=originalL’enfant prodigue (détail)
Jan Van Hemessen (MRBA, Bruxelles)

      Je me permettrai donc quelques parallèles avec ce courant du XVIe siècle, mais aussi de petites incursions chez des maîtres du siècle suivant.

12273263288?profile=originalKermesse flamande (détail)
Gillis Mostaert le Vieux
Musée Saint-Léger, Soissons
Tel le laboureur pour ses enfants rêver ces Souhaits du monde de
« Vivre cent ans sans voir dominer guerre,
Et être en paix toujours dans ma maison
Mangeant mes pois auprès d’un gros tison. »,
                                                                                              Anonyme (XVIe siècle)


12273264068?profile=originalMangeurs de fèves (détail)
Vincenzo Campi
Musée Calvet, Avignon

      Du réalisme, oui, mais surtout beaucoup de fantaisie, de la bouffonnerie. Et un goût tout méridional pour la comédie. Comédie, comédie ! Commedia Dell’ Arte !
       On peut faire remonter le théâtre populaire aux farces et soties du Moyen-Âge. Farces souvent largement improvisées, où le public participait, comme en Italie, où la commedia all’improviso s’organisera, devenant la commedia dell’arte, et qui nous reviendra en France sous la forme de la « comédie italienne ».
       De même les échanges étaient fort nombreux entre les Flandres et l’Italie du Nord et s’il fallait chercher un peintre italien célèbre, fort atypique au demeurant et hors courants, c’est plutôt à Giuseppe Arcimboldo (ca 1527-1593), comme Léonard peintre et savant, musicien et grand organisateur de fêtes princières, que je penserais. Car, si je vois peu de rapport entre « La bataille de Carnaval et de Carême » (Breughel) et « L’Ecole d’Athènes » (Raphael), le rapprochement avec Arcimboldo me parait plus pertinent. Voilà qui est plus bouffe, n’est-il-pas ?

« Ce peintre* pétrit la pâte
Avec beaucoup d’habileté
Si j’en juge par le pâté
Il doit avoir la main légère
Quel doux repas nous allons faire ! »
12273264863?profile=originalLe cuisinier
Giuseppe Arcimboldo (Stockholm)
Tel que le tableau fût présenté à Ferdinand II de Habsbourg…
T’as voulu voir l’envers…
« Certes l’eau vient à la bouche
En regardant ce pâté-là !
Je vais le mettre dans un plat ! »


* J’ai remplacé ici le mot « pâtissier » par « peintre », que l’on me pardonne cette licence.


Le pâté et la tarte (« Farce nouvelle », anonyme, XVe siècle)
… puis, une fois retourné.

12273265461?profile=originalLe cuisinier 


C’est assez farce, non ?


       Je mêlerai donc ce réalisme de rhétorique macaronique, liant et émaillant le tout de quelques citations de nos auteurs du temps, essentiellement, et d’autres plus récents, à commencer par Michel de Montaigne (1533-1592), car…


« S’il est mauvais de vivre en nécessité,
au moins de vivre en nécessité il n’est aucune nécessité. »

Entrez ! Entrez ! Bonnes gens, le rideau est levé ! Que la fête commence…

12273265685?profile=originalScène bachique
Niccolò Frangipane
Musée Saint-Léger, Soissons
Ces joyeux drilles, « Prêchant la vendange », si on en croyait Mathurin Régnier (1573-1613), « assureraient en leur trogne qu’un jeune médecin vit moins qu’un vieil ivrogne. »


Ou ce pochetron de Ponchon, poète bachique qui atteint un âge canonique :


« Si j’étais roi de quelque endroit,
Tout mon peuple serait ivrogne,
Et je punirais sans vergogne
Tous ceux qui marcheraient trop droit. »
                                                                                      Raoul Ponchon (1848-1937)
« Quand je danse, je danse ; quand je dors, je dors. »
« Nature a maternellement observé cela… Et nous y convie,
non seulement par la raison, mais aussi par l’appétit. »
                                                                                              Montaigne (1533-1592)

Remarquez ce personnage au luth, dans le coin gauche du tableau, qui enjoint l’auditoire de se rallier au banquet. Il a tout d’un Brighella, musicien, fourbe et bouffon, ou des Scapin, Crispin, Mascarilla, tous ces valets enjôleurs et farceurs, ces suppôts de prétoire, ces zanni de comédie.


12273266489?profile=originalScapin (détail)

Impertinent !
Jacques Callot (musée des Beaux-Arts, Nancy)


       Oh, bien sûr, cette peinture est souvent maladroite, rustique, naïve, roturière, elle fait genre. Remarquez par exemple les bouches, avides, elles ne sont ornées que d’incisives dans des faces rubicondes ! On doit bien en compter cinquante ! Etonnez-vous après ça que j’aie l’âme canine. Ce qui ne nous empêchera pas de la dévorer à belles dents.
       L’esprit de Carnaval habite ces scènes, et Mardigras, « premier fondateur et original de toute race andouillique », en est le vice-roi. Les cérémonies sont ordonnées dans un joyeux désordre par Messer Gaster, l’Estomac, « premier maître ès arts de ce monde », avec pour seul précepte :


« Et tout pour la tripe » !


Ecoute ce que profère, écrit et signe Maître Alcofrybas Nasier, l’anagramme de Françoys Rabelais.
Mande donc « Que tout allât par écuelles » et…


« Pour récompense il fait ce bien au monde, qu’il lui invente tous les arts ]…[ Les corbeaux, les geais, les papegais, les étourneaux, il rend poètes ;
les pies il fait poétrides et leur apprend langage humain
proférer, parler, chanter.
Et tout pour la tripe. »

12273267064?profile=originalMangeurs de poulpes
Anonyme du premier quart du XVIIe siècle
(cercle de Frangipane, une copie peut-être, si on en juge par une facture plus rigide)
Musée de Tessé, Le Mans


« Corydon*, marche devant ;
Sache où le bon vin se vend.
Fais rafraîchir la bouteille,
Cherche une feuilleuse treille
Et des fleurs pour me coucher.
Ne m’achète point de chair,
Car, tant soit-elle friande,
L’été je hais la viande. »


* Nom d’un valet emprunté à Virgile
                                                                                 Pierre de Ronsard (1524-1585)


« Quand mon verre est vide
Je le plains.
Quand mon verre est plein
Je le vide. »
                                                                                                          Raoul Ponchon


Sa nature ayant horreur du vide. Dès lors, en compagnie, chantons…


« Laquais, qu’on me donne à boire.
Je veux m’enivrer aujourd’hui,
Je veux que ce vin ait la gloire
D’avoir étouffé mon ennui. »
                                                                Charles de Vion d’Alibray (ca 1590-1652)

Voilà pour les amuse-gueules et hors-d’œuvre, en attendant la suite, je vous convie à prendre un premier trou normand accompagné de quelques canapés.

                                                                       Michel Lansardière (texte et photos)

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Réflexion!

Et si ce blanc m'importune!

Cette immaculée glacée

Qui pourtant brille sous la lune

Par l'hiver, sublimée...

Cette blancheur si trompeuse

Qui recouvre tant de noirceur!

Elle devrait en être honteuse

Elle suscite mes rancœurs.

A l'image d'un linceul

C'est la mort des illusions.

Quand on se retrouve seul

Tout ce froid est un poison!

Alors, passe vite l'hiver

Car je veux encore rêver

A cette douceur de l'air

Et au printemps retrouvé!

J.G.

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Recherche de la vérité

Propos sur l'actualité

Quand on honore une personne, il est évident que l'on doit ne pas occulter des faits pouvant la rendre méprisable, une fois qu'ils sont. établis

.

Je suis extrêmement troublée, par le courage d'une femme qui n'a cessé de dénoncer un homme devenu son époux, qui l'aurait violée, au domicile de ses parents, alors qu'elle avait quatorze ans.

C'est après avoir prêté serment, au cours d'un procès, qu'elle l'accusa de ce crime.

Cette femme, Adeline Blondieau, mariée deux fois à Johnny Hallyday a réitéré ses accusations le jour du décès de celui-ci. Non poursuivie en diffamation, elle ne fut pas jamais démentie.

Ce crime qui est demeuré impuni a cependant laissé des traces.

Sans doute serait-elle restée discrète sans l'excès de ferveur et d'hommages rendus à cet homme immensément riche qui veilla à ses intérêts et à ses plaisirs avant tout.

Je désire sincèrement que la vérité soit connue et que la raison retrouve sa place.

12 décembre 2017

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En l'instant figé

J'ai saisi une feuille blanche.
Je voudrais la couvrir de mots.
Pourrais les cueillir sur les branches
Des érables et des bouleaux.

Lors, sans subir l'impatience,
En attente suis en éveil.
Si resurgissait le soleil
Se répandrait de la brillance.

L'instant, figé dans le silence.
Ne m'apporte pas d'énergie.
Ce jour sera-t-il sans magie?
Cela n'est pas une évidence.

Souvent circulent dans l'espace,
Qui demeurait silencieux,
Des murmures délicieux,
L'emplissant d'une exquise grâce.

12 décembre 2017

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MONDES MOUVANTS

12273261873?profile=originalLe monde  flottant de Jorinde Voigt

  par cette longue fresque mouvante comme un flux météorologique  ,une ondulation vibrante du chaos du monde  , comme un sismographe des remous de la terre

Dans le cadre de la 14 ème Biennale de Lyon  ici à la Sucrière sur les bords de Saône

une des  nombreuses installations prestigieuses 

Pour plus de détails si le coeur vous en dit voir mon blog "Au gré des jours "

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Un adieu ébahissant

Je me savais mal adaptée,
Ne pouvant pas changer de style,
Trouvant bien des fois difficile
De me résoudre à accepter.

De nombreux êtres admirables
Réussissent par leurs efforts
À apporter du réconfort,
À pouvoir être secourables.

Ils disparaissent sans adieux,
Sans gestes de reconnaissance,
Dans la parfaite indifférence.
Il est commun d'être oublieux.

Alors, je demeure ébahie
Par un élan spectaculaire;
Dans une ferveur populaire,
Une foule qui remercie.

9 décembre 2017

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Une chance providentielle


En hommage à M.Emmanuel Macron.

Devraient jubiler les Français
Qui attendent sans espérance
Que soit équitables les chances.
Leur sort les rend insatisfaits.

Ceux devant servir de modèles,
Par leurs concitoyens choisis
Pour bien gouverner le pays,
Souvent minables se révèlent.

Dans leur monde de privilèges,
Tout paraît leur être permis
Et même de grave délits.
Leur complicité les protège

.

Quand un appétit les motive
Ils peuvent quitter sans retour
Des enfants nés d'un bel amour.
Leurs envies les y autorisent.

Un homme élégant, vertueux,
Rayonnant de vive allégresse,
Possédant savoir et sagesse,
Voudrait voir les Français heureux.

Lors, il les invite à s'unir.
Il est doué d'une éloquence
Communiquant la confiance
Et semble vouloir les bénir.

17 décembre 2016

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Hystérie

Gueule tes émotions
Dans cette nuit
Inondée d'étoiles
Jusqu'à incendier le ciel
Au-delà de l'horizon
En une déflagration
Fulgurante
D'énergie

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L'enfant en liberté

La neige tombe sans brillance.
Dans l'immobilité ma rue,
De toute grâce dépourvue,
Est immergée dans le silence.

Des érables, les noirs squelettes
À aucun moment ne frémissent.
Les petits flocons sur eux glissent
Et s'y collent en gouttelettes.

L'ondée diminue et prend fin.
La lumière se fait plus vive.
Non loin apparaît et s'active
Un petit enfant plein d'entrain.

Sa vue m'égaye, me ravit.
Il me semble sans surveillance,
Se déplace à sa convenance.
Heureux commencement de vie!

10 décembre 2017

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Neige

On ouvre les yeux
sur une lumière de neige
un silence blanc
les arbres se recueillent
fragilité
des branches
du merle ébouriffé
de son chant cristallin

(Martine Rouhart)

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A propos du nouvel Espace Art Gallery

 

L’Espace Art Gallery a le plaisir de vous faire part de son installation dans des nouveaux locaux en plein centre de Bruxelles.

 

La nouvelle galerie se situera dès le mois de mai 2018 à deux pas de la Place De Brouckère et du Béguinage de Bruxelles. Ce nouvel espace sera de style loft américain. Le lieu sera ouvert sur de vastes espaces dégagés et lumineux.

 

Le quartier est en plein renouveau urbanistique et commercial dans le prolongement de la superbe Place Sainte Catherine, lieu renommé pour ses restaurants et ses attraits touristiques. Dans les environs se situent salle de ventes, centres d’art moderne ainsi que de prestigieux théâtres. La galerie sera donc ainsi située dans l’environnement de la célèbre Place De Brouckère et de ses belles terrasses comme celles du Métropole notamment.

 

Deux grands parkings (De Brouckère et Alhambra) se situent chacun à 150 mètres de la galerie. De nombreuses lignes de métro sont également présentes, entourées de centres commerciaux et lieux touristiques, hôtels et Palaces.

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            Nous vous y rencontrerons avec plaisir pour l’inauguration le 3 mai 2018 à notre nouvelle adresse au 83 rue de Laeken à 1000 Bruxelles.

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Vivre dans l'accélérél

Lorsque le hasard nous présente
L'être qui nous est destiné,
On sent parfois que l'on renaît,
Empli d'une joie exaltante.

On croit qu'on veillera sur l'autre,
Tentant d'alléger ses efforts,
D'écarter les possibles torts.
Dans la volupté, l'on se vautre.

Mais l'énergie imprévisible,
Qui agit dans l'espace humain,
Souvent peut faire que soudain
Se réalise l'impossible.

Lors dans ce monde où rien ne dure,
Exister dans l'accéléré
Est de plus en plus célébré.
Fort est le besoin d'aventures.

Sont troublants les couples bénis
Qui à la fin de leur voyage,
Dans la tendresse et le partage,
Se dirigent vers la sortie.

9 décembre 2017

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Cette nuit, l'idole s'est endormi

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L'étreinte infinie de l'hydre obscure qui s'est fait jour
Altérant de son évolution le cours de sa vie
Vient d'emporter l'esprit de liberté sur le chemin des choisis
Non sans avoir mesuré l'étendue de sa raison pour déjouer le compte à rebours

À présent, l'horizon s'efface dans le réservoir des profondeurs
Et dans le chant du silence flotte un air rockeur
C'est sur le lointain brisé des fonds ignorés
Que le ciel vient courtiser le mythe des temps "Yé-Yé"

Alors que le passé retient le cortège de génération aux yeux embrumés
Le présent l'accompagne une dernière fois pour celui qui les a pénétré jusqu'au cœur
Sur les Champs Élysées s'écoule alors un volcan d'humanité aux pas du biker
Où le vrombissement de Harley s'élève aussi fort que les larmes versées.

Dans cette foule où nous sommes tous unis
Le cœur et l'âme emplie de ce que tu as écrit
Jusqu'au bout du temps et sans un cri on te le dit
On aura tous quelque chose de toi Johnny...

Nom d'auteur Sonia Gallet © 2017

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Isabelle Jonniaux présente à l’Atelier 210 « J’accuse », 5 monologues « coup de poing » interprété avec fougue et virtuosité par Annie Darisse, Jessica Fanhan, Muriel Legrand, Sarah Lefèvre et Isabelle elle-même qui conjugue pour la première fois les rôles de metteuse en scène et comédienne. Un régal de mots et 5 performances de comédiennes.

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Comment est né ce projet, pourquoi ces 5 plaidoyers et pourquoi ces 5 femmes-là ?    

Isabelle Jonniaux : Annick Lefebvre est une autrice québécoise qui voulait donner la parole à 5 femmes de sa génération en révolte dans une société qui les emprisonne. Et c’est vrai que ces femmes, ces filles - elles ont entre 20 et 40 ans - sont face à des difficultés mais des difficultés de la vie. Annick Lefebvre avait envie de parler de leur révolte mais aussi de la société d’aujourd’hui. Le texte a été écrit au Québec, planté à Montréal. J’ai découvert cette écriture magnifique, extrêmement juste, incisive, engagée, très poétique et en même temps très réaliste. J’ai eu un vrai coup de foudre et je lui ai proposé de venir en Belgique pour ausculter notre environnement belge et transposer son écriture à des femmes d’ici. Je lui donc fait découvrir Bruxelles, la Belgique, ce petit pays au cœur de l’Europe. Elle s’est imprégnée pendant plusieurs semaines de toutes nos rencontres, de nos récits et elle a réécrit la pièce en la plantant ici, à Bruxelles.

Ces femmes, qui sont-elles ?

Isabelle Jonniaux : Ce sont 5 citoyennes tout à fait ordinaires et ce sont avant tout des personnes qui parlent de leur point de vue mais elles ne sont à priori fermées d’esprit, elles ont une vision subjective, comme nous tous. On parle à partir de qui on est, de notre histoire, du lieu où on a grandi, de notre milieu social, de notre éducation, de notre quartier... Et chacune de ces femmes a cette authenticité-là. Donc, on a une caissière qui vient de Liège, c’est une vendeuse qui n’est pas diplômée et elle vient à Bruxelles travailler au cœur de l‘Europe où elle est confrontée à des femmes surdiplômées, à ce milieu bruxellois et européen. C’est évidemment un texte critique mais elles ne sont pas là pour dire que tout va bien, elles sont là justement pour dire ce qui ne va pas. Il y a cette perspective d’une fille qui vient de l’extérieur et qui se trouve face à des femmes qui la jugent sur son apparence. Elle, elle revendique son droit à exister dans ses petits combats en tant que vendeuse. Ensuite, on a une entrepreneuse qui essaye de monter sa boîte, qui ne s’en sort pas ce qui la rend très aigrie, très amère et qui en vient à faire exploser sa haine sur ce qu’elle considère comme un obstacle à la croissance du pays. Elle est donc radicalement raciste, nationaliste, extrémiste et on plonge dans cette pensée -là, qui fait peur car politiquement très incorrecte. En même temps, elle agite un peu les consciences.

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Son discours peut être dérangeant, on peut le ressentir comme tel.

Isabelle Jonniaux : Oui mais c’est ce que j’aime aussi. C’est le rôle du théâtre de remuer. Ce qui m’intéresse, c’est de mettre au plateau des choses qui bousculent. J’aime aussi bien sûr voir des choses qui m’amusent mais le théâtre que je pratique et que j’aime est à l’endroit de l’intime. Et ces femmes parlent de l’intime. Ce qui est intéressant, c’est qu’elles ne sont pas là pour provoquer mais comme leur temps de parole est assez long, on a le loisir d’entrer dans le processus de pensée de chacune d’elles. Et on évite le jugement même sur les pensées les moins avouables comme celles de cette femme qui pense extrême droite. Parce qu’après elle, vient justement une émigrée et que toutes, elles dénoncent des aprioris qu’on pourrait projeter sur elles. Les monologues commencent toujours par une série de « C’est pas vrai que ci », « C’est pas vrai que ça », c’est pas vrai, c’est pas vrai... On casse des aprioris même sur des personnes que l’on déconsidère, que l’on juge pourries ou mal pensantes, et je trouve que c’est essentiel dans notre société. Qu’est-ce qu’il y a derrière, comment on en vient à penser comme cela ? Il est essentiel de prendre le temps de se demander comment on en vient à être si haineux par exemple car si on ne fait pas cet effort-là, je pense qu’on loupe quelque chose sur la compréhension de certaines dérives nationalistes, je dirais, que l’on ressent dans notre société. Et donc, parmi les personnages, il y a la fille qui est intègre, une immigrée, et qui prend la parole au nom de tous ces gens qui sont stigmatisés, tous les étrangers ; et elle nous donne une énorme leçon sur la problématique de l’identité culturelle en renvoyant la Belgique à son propre paradoxe, la Belgique où l’identité est tellement divisée entre les Flamands et les Francophones ou à Bruxelles, où, comme elle dit, il y a 163 nationalités. Comment peut-on s’intégrer dans ce pluralisme ? On a également la parole d’une fan absolue d’une chanteuse populaire, Lara Fabian. C’est une groupie qui, à nouveau, renvoie à la question « Pourquoi me critique-t ‘on ? » Où est le mal ? Je suis fan, j’ai plein de poster de l’artiste autour de moi et je ne suis pas plus nulle ni plus pathétique qu’une autre. N’ai-je pas le droit d’être comme tout le monde ? Et puis le dernier personnage, c’est un peu la parole de l’auteure, c’est la parole des poètes, des écrivains qui conservent le monde. Sa revendication c’est le manque d’amour. C’est une femme qui sur-aime et qui aurait comme projet politique de créer des postes d’anges gardiens pour chaque personne dans la société.

Pourquoi cette scénographie-là ? Des projections insolites au plafond, des photos hachurées ?

Isabelle Jonniaux : Les paroles sont concentrées et le contexte est riche. Cela ne permet pas la surcharge. Les mots sont dits et puis l’imaginaire se met en route. Mais ces femmes sont plantées à Bruxelles bien qu’elles viennent d’endroits différents en Belgique. Et le texte fait référence à l’espace urbain. Je voulais ouvrir des fenêtres sur cet espace avec des images de bâtiments mais qui sont en soi symboliques, les façades vitrées des bureaux européens, une construction anguleuse pour la fille intègre, des avions, des ciels, des réverbères, une cheminée mais ponctuée de lumières pop électro et toutes ces images sont au-dessus de nos têtes. Pour moi, cela raconte l’endroit à partir duquel on parle. Ce qu’on regarde tous les jours conditionne méchamment ce que l’on pense et la manière dont on appréhende le monde et je l’ai mis au plafond parce que c’est un peu ce qui nous pèse, ce qui pèse sur nos têtes. Et puis cette scénographie est venue de la gare centrale parce que ce sont des personnages que l’on croise dans la rue, que l’on n’entend pas, à qui on ne donne pas la parole. Et nous, nous avons trainé dans les gares, dans la gare centrale justement pour essayer de les repérer - « Tiens, qui serait la fille qui agresse ? » - juste sur l’apparence, avec de gros préjugés - là, c’est la fille qui agresse, celle-là c’est la fille qui encaisse. On a pris plaisir au jeu des préjugés et de l’apriori. Cette gare, c’est aussi l’endroit où les gens se croient, se rencontrent et ne se regardent pas. J’avais envie de repartir de ces fameux couloirs du métro dans la gare où il y a toutes ces lumières...

Jamais eu l’idée de placer un homme dans ce gynécée ?

Isabelle Jonniaux : Non ! C’est un parti pris et c’est surement dû à Annick Lefebvre qui voulait vraiment donner la parole aux femmes. Mais ce n’est pas un spectacle proprement féministe.

Il y a quand même un humour bien féminin ?

Isabelle Jonniaux : Oui et pourtant les hommes ne font pas la différence parmi le public. Ils ne se disent pas : « Tiens c’est un humour féminin’, parce que les femmes parlent de la société, des hommes, des femmes, de la politique, des incompétences. Mais l’autrice étant femme, elle dit : « Je ne peux pas me mettre à la place d’un homme. Donc je regarde la société avec mon regard de femme bien que cela parle de tout et à tout le monde ». Une des cinq a une pulsion et dit : « Il faudrait abattre tous les monuments austères de Bruxelles, ces chevaliers Albert, Léopold etc... Il n’y a qu’une maigre statue d’Élisabeth, toute minable, faisons d’elle une héroïne comme les hommes ! ». Mais la pièce pose un regard glacial sur la société et l’acte de vouloir remplir la ville de statues de femmes, c’est parce que réellement dans tous les métiers, dans tous les arts, le rôle des femmes est moindre. C‘est aussi pourquoi l’autrice avait envie de donner de beaux rôles de théâtre à des femmes, qu’on les entende dans toute leur complexité et leurs paradoxes. Et ce qui est peut-être très féminin, c’est que ces femmes assument complètement leurs paradoxes internes même si leur parcours n’est pas linéaire, elles sont pleines d’ambivalences, de mauvaise foi mais l’assument totalement parce que c’est tellement humain...

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Propos recueillis par Palmina Di Meo

 

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Grain de sable au vent



” Je ne peux supporter le vent violent

Qui me secoue et freine mes pas,
Brise mon élan, lie mes bras
Quand je fuis la bise ou un autre vent,

Le froid, la nuit, me glace les os
Quand tant de chaleur qui s’évanouit
S’enfuit comme un déclin du héros
Qui grelotte gelé dans son lit,

L’horizon se défile à mes yeux
Et ne vois ni la mer, pas même un volcan,
La montagne enneigée, un chemin joyeux,
Une fleur au jardin aux amours d’antan,

Parmi les autres je crains tant d’être seul ;
Je ne comprends pas à quoi je sers,
Avec eux je roule comme dans le désert,
Crie le grain de sable au vent éternel ” .

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