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A suzanne - Le soutien secret

Lors des nuits Saintes -

Chère Suzanne,

J'aime vous retrouver vivante

Et ainsi devant la beauté,

Vous voir pétillante !

Votre émerveillement étincelle 

Ce pur enthousiasme du Ciel !

Vous le sentez,

En êtes gratifiée, 

Vous qui êtes insufflée 

Du Verbe poétique sacré,

Et de sa musique inspirée :

Nous ne sommes jamais

Vraiment seuls abandonnés

En cette dure vallée.

Nos amis invisibles de l'autre côté du miroir

Ou bien encore ceux des lointaines contrées,

Même si nous ne pouvons les voir,

Et surtout nos anges zélés,

Tous ensemble, nous entourent

De leur plus tendre amour.

Si la terre, figée dans sa préhistoire,

Sert toujours des guerres d'un âge infantile

Pour des causes de pouvoir cruel et futile ...

Ou si des ennemis nous accablent

Pour des raisons non moins louables,

Nous crucifiant de façon lâche et inutile,

Quand nous servons la Lumière

Pour en abreuver nos frères,

Gardons confiance et toute notre foi.

Aux cieux les chœurs célestes font retentir leur lyre

Entre Noël et la venue des Sages Rois

Et en ces nuits saintes, nous offrent un océan de joie.

N'oublions pas que les Ailés font régner leur loi

Secrètement parmi nous, ici bas.

Puissions-nous emplir nos cœurs

De leur soutien d'amour et leur ardeur !

Tous mes vœux de plénitude intérieure à vous.

Et que ces temps Sylvestres vous soient doux. 

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Pluie d'hiver JGobert

Au cours de mes longues promenades solitaires qui me conduisent dans les recoins de mon âme, dans les souvenirs lointains d’une vie tourmentée, je marche ainsi espérant soulager ce cœur et ce corps meurtris de tant de chagrin. Ce soir, comme à mon habitude, je pars seul, déterminé vers une destination inconnue qui m’est devenue familière. Ces rues recouvertes d’obscurité, de noirceur qui se déroulent devant moi et qui m’attirent vers cet abîme final.

Certains endroits font rejaillir des souvenirs heureux qui, le temps d’un soupir, dessinent un sourire triste sur ma face figée, glacée. Il pleut et je marche vers cet inconnu qui m’accompagne depuis si longtemps. Ce pont à peine éclairé me rappelle le temps d’un battement de cœur comme la vie a été belle jadis.

Ce soir, la pluie redouble d’intensité et je dégouline. L’eau s’infiltre partout, sous mes vêtements et mes pieds commencent à être noyés dans ces vieilles chaussures détrempées. Un mouvement inattendu, je me retrouve parterre, face contre terre dans cette flaque de boue froide et saumâtre. Cette vase qui se colle à moi, comme une glu nauséabonde que j’essaie de retirer avec des gestes incontrôlés, rapides. Retirer cette salissure vite, vite.

Personne ne s’aperçoit de mon état et en vain, j’essaie de m’extirper de cette flaque qui continue à s’imprégner à moi et à mes vêtements. Je n’ai pas la force de me lever. Assis dans cette eau glacée, ma vie s’est écoulée trop vite. Je n’ai pas eu le temps de dire ces mots, qui dans les murs secrets de mon cœur, sont restés vains et ont fini par se laisser mourir.

Aujourd’hui, c’est moi, qui muré dans cette eau sale, se laisse mourir noyé. J’ai froid et peur de cet avenir qui s’annonce. Et soudain, des images de mon passé viennent me soutenir, des images bucoliques, champêtres, enveloppées d’une chaleur d’été où le vent, délicatement, balaye les herbes folles.

Et c’est là qu’elle m’apparait, légère, aérienne, courant dans ce pré. Ce que j’aimais est là, devant moi, cette âme qui me ravissait, me charmait, me captivait. Enfin, je la retrouve comme dans mes souvenirs et mon cœur se soulève de bonheur.

Monsieur, monsieur, que vous arrive-t-il ? Je vais vous aider à vous mettre debout. Prenez ma main, un petit effort encore. Voilà. Merci.

Le temps a repris son chemin et moi ma route. Sale, mouillé, je rentre la tête pleine de cette vision heureuse qui me soutient encore malgré l’absence. Une sale soirée pourtant.

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Une envie intense

Je ne veux plus faire d'efforts
Peux m'activer dans le confort.
Il y a des zones fertiles
Où semer n'est pas inutile.

Quand un défi me tient à coeur,
J'essaie d'éviter les erreurs,
J'évalue longuement mes chances,
Recours à mon intelligence.

Je n'arrive pas à penser
Qu'il est sage de renoncer
À une envie qui est intense,
Tant qu'on a force et compétence.

Dans mon esprit l'une se tient.
Vais agir, la mener à bien.
Faire cesser la vaine attente.
J'adore me sentir vivante!

2 janvier 2018

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 Cher Amis, Familles des enfants de L’Oiseau Lyre d’hier et d’aujourd’hui,

 J’ai le plaisir de vous inviter à venir honorer de votre présence et de celle de vos enfants, amis, parents, la petite fête de signature dédicace de mes 2 derniers livres aquarelle :

LE CHÂTEAU D’OR - Histoire d’anniversaire et de l’ange
 illustré par Marie-Christine Serventi,

LA METAMORPHOSE DU PAPILLON

illustré par Michèle Pouilly

 le samedi 27 janvier 2018 de 14h30 à 17 h.

Les six autres livres précédents de mon édition La Lyre d’Alizé www.lalyredalize.org seront aussi exposés pour pourvoir à votre choix de cadeaux : * Etoiles, Stars, Sterne de Dom Amat pour créer de belles étoiles en papier cristal sur vos fenêtres de l’Avent, * La petite filles à la Lanterne illustré par Michèle Pouilly, * La Petite de Neige illustré par Mariella Fulgosi, * Le Violon Enchanté illustré par Anne-Marie Vaillant, *Les Bergers de Noël illustré par Marie-Christine Serventi et qui fait pair avec Les Rois Mages, illustré parMichèle Pouilly.

Avec la joie de vous revoir et de vous retrouver nombreux pour partager cette belle opportunité offerte de faire connaître mes livres et en toute mon amitié.

 

Rébecca Terniak                                     

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Voeux

Je souhaite à chacun

Un hiver à se réchauffer au coin d'un peu de chaleur humaine,
Un printemps d'éveil, à proximité d'un ruisseau de coeurs en éclosion,
Un été à courir dans les prés, vêtus d'art et de poésie, liberté,
Un automne aux couleurs qui viennent rythmer nos jours d'amour et de passion....
Que chacun puisse y puiser l'énergie nécessaire pour y trouver sa voie, sa raison d'être, vivre ses rêves, ses défis, en toute conscience et sérénité.
Paix et amour à vous tous !

Meilleurs Vœux à vous tous, et au plaisir de partager l'art et la poésie.

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Une soirée sans nostalgie


À Alain

C'est la Saint-Sylvestre ce soir.
Chez moi, je veille solitaire.
Une étoile perce le noir.
La contemplant mon esprit erre.

Me reviennent des souvenances.
Les plus vives joies de ma vie.
Ont perdu toute leur brillance,
Gisent entassées, rabougries.

Au temps où j'étais romantique,
La nostalgie me pénétrait.
En une troublante musique,
Elle m'apportait des regrets.

Seul, mon présent est important.
Il m'appartient de m'y complaire.
Je me suis servi du vin blanc;
Et sans souhaits, lève mon verre.

31 décembre 2017

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Les rois du monde



Autour du château les serfs se pressent,

Gueux, vilains, loqueteux sur la paille,
Ignorants de tout bords, lies des messes,
Chevaliers des ânes, des bons à la mitraille,
S’agglutinent comme les rats aux déchets
Et dansent la biguine aux vitrines éclairées ;
Au château, le seigneur de ce tableau lacéré
Danse aussi toutes portes jusqu’à ce jour fermées.
Voilà le troupeau, voilà la gueusaille,
Voilà l’affamé, le banni, l’idiot de l’année,
L’éclopé, l’oublié, le pauvre, la honte inavouée
Qui entre par la porte d’un jour de ripaille.
La porte est ouverte un jour pour qu’il voit,
Pour qu’il sente les parfums, goûte des plats,
Hume l’air pur qu’il ne connaît pas
Et crie partout qu’il était à la table du roi !

Rois ou reines du monde :
Tous les précités, de peu de foi désespérés,
Morts aux combats ou à toutes les frondes
N’ont rien d’immonde que du hasard d’être né.
Voyez les yeux d’enfants éplorés qu’ils ont gardé,
Quêtant un regard d’où l’amour s’est envolé.


31/12/2017

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Meilleurs voeux pour l'année nouvelle

Meilleurs voeux à toutes et tous pour l'année nouvelle

Que le soleil reste dans vos coeurs longtemps !

Que les étoiles vous accompagnent de leur beauté !

Excellente année à toutes et tous

Comment rédiger votre carte de voeux

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.

© Jean-Louis RIGUET 31 décembre 2017

Sociétaire de la Société des Gens de Lettres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Riguet

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Mon innocence précieuse

Dans une lumière intense,
Chaque année, l'hiver me ravit.
Apparaît un décor immense
Dont je capte la poésie.

Le merveilleux se renouvelle
Il provoque des coups de coeur.
De très fins cristaux étincellent
Rendent brillante la blancheur.

J'assiste à des apothéoses,
À de sublimes féeries.
Mon jardin se métamorphose,
Il resplendit en pleine nuit.

Cet hiver me semble pareil
Or il ne l'est qu'en apparence.
Dans ma maison, suis en éveil,
Restée cloîtrée en permanence.

La température est nuisible,
Maintenant un froid dangereux.
Cet ennemi n'est pas visible,
Il peut devenir monstrueux.

Certes, me sens un peu tendue
Lors, je médite soucieuse.
Ne voudrais pas avoir perdu
Mon innocence précieuse.

30 décembre 2017

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administrateur théâtres

Résultat de recherche d'images pour "c'était au temps Brel comédie musicale"

Y en a qui ont le cœur si large 
Qu'on y entre sans frapper 
Y en a qui ont le cœur si large

Qu'on en voit que la moitié 

Rue des deux gares 1070 Bruxelles, le 26 décembre 2017, les applaudissements gonflés de bonheur  soutiennent  les ovations plus qu'enthousiastes lors de  la dernière représentation de « C’était au temps… » Un spectacle « nostalgie » et « copains d’abord ! »  qui a affiché complet tous les soirs, pendant quinze jours d’affilée!  Un hommage émouvant à la voix du grand Jacques Brel signé Jean-Marie Delattre. Ils sont huit, embarqués dans l’aventure, échoués aux tables d’une  antique guinguette  en plein cœur de Bruxelles qui a traversé le temps,  prêts à faire la fête et à refaire le monde avec le tram 33.

Y en a qui ont le cœur si frêle
Qu'on le briserait du doigt
Y en qui ont le cœur trop frêle
Pour vivre comme toi et moi 

Jef, Madeleine, Mathilde, Eugène et Sancho (Stéphane Oertli, quels airs de  mousquetaire!)  ont rendez-vous chaque année chez Eugène (le truculent Alain Eloy) pour célébrer joies et tristesses. Le texte de Jean-Marie Delattre est léger, bien ficelé et plausible pour qui veut s’adonner au merveilleux, savourer  le retour aux jeunes années,  tendre son cœur à  la féerie  d’une voix mythique retrouvée, entonner des hymnes de  bienveillance qui écrasent  les velléités de  disputes. On se goberge alors de la découverte d’arrangements musicaux  fort adroits et truffés d’humour. Ami, lève ton verre, termine cette année, accueille la nouvelle, la main plus large que le cœur,  ouverte comme « Une île ! » …Au large de l’espoir, Voici venu le temps de vivre...Voici venu le temps d'aimer ! 

Z'ont pleins de fleurs dans les yeux
Les yeux à fleur de peur
De peur de manquer l'heure
Qui conduit à Paris

Question de dépaysement, chacun  a pris nouveau départ sous la houlette de Nathalie Stas, metteur en scène géniale et chorégraphe d’exception, puisqu’elle règle les moindres frémissements ou les moindres battements d’œil de son équipe en goguette!  Les comédiens dans l’âme vont se mettre à chanter à  gorge déployée tandis que les brillantes musiciennes jouent la comédie à bras le corps, aussi  lestes  que les demoiselles des parapluies de Cherbourg. O jeunes années!  Leurs mimiques durent des secondes à peine, la palette des sentiments scintille comme la mer sous le vent d’ouest. On a du mal à choisir qui regarder lorsque, de  part et d’autre de la scène, elles se partagent les couplets du grand Jacques. Lune  ou Soleil ?  Madeleine, l'innocence même dans sa robe à jupons 1958 peuplée de citrons,  fait rêver, incarne l’optimisme et la joie de vivre. Mathilde, c’est le spleen, le mystère, la profondeur,vêtue d'une courte chasuble mai 68,  en daim couleur fauve. Qui donc, de Mathilde ou de Madeleine, Marc De Roy jouant Jef, choisira-t-il en fin de compte?  Les chansons de Brel éclosent à fleur de peau, dans la fleur de l’âge, et pourtant, au creux du florilège et des lilas,   …les bonbons, c’est tellement bon! Et les deux musiciennes-comédiennes, Nathalie Delattre et Véronique Sonneville, sont  pétillantes et éblouissantes.

Y en a qui ont le coeur si tendre
Qu'y reposent les mésanges
Y en qui ont le  trop tendre
Moitié hommes et moitié anges

Y en a qui ont le coeur si vaste
Qu'ils sont toujours en voyage
Y en a qui ont le cœur trop vaste
Pour se priver de mirages 

Jovialité, convivialité, rudesses et lucidité et fous-rires animent les  conversations. Le bal des costumes  enchante  l’œil, ranime le temps…. Les  copains d’infortune qui se rencontrent au bistrot des ivrognes finissants parlent du désir amoureux, des ruptures, des racines, des voyages,  des femmes, des bourgeois, des vieux, des cons, des cocus. Ils boivent, dansent tangos, rumbas et  valses,  et chantent tous divinement! Le décor  prend vie intense. La scénographie de Francesco Deleo est de la partie, comme au Théâtre des Galeries ! Comme un  puissant rivage musical  le trio orchestral plonge dans les époques et borde remarquablement cette île du passé, où règne Eugène en tablier ! Le réverbère rappelle les amoureux de Penney, même époque, l’aubette fait refuge pour amoureux, et la bière coule à flots.

Z'ont pleins de fleurs dans les yeux
Les yeux à fleur de peur
De peur de manquer l'heure
Qui conduit à Paris

Une comédie musicale est sortie de l’œuf, fraîche, lumineuse, gonflée de vent d’ouest, bourrée de vitamines. La voix du grand Jacques revient par moments avec une langueur océane,  portée par le large,  comme une vague, reprise avec amour par la troupe de saltimbanques comblés par le bonheur de jouer. Ils ont su polir le  bijou poétique de mille facettes nouvelles et faire œuvre magnifique de transmission. On se prend alors à rêver aussi aux madones du grand Georges,  son grand ami : Jeanne, Hélène et ses sabots, et le petit cheval toujours devant ! Cela devrait pouvoir s’écrire aussi… non ?  On en a déjà des larmes et des fleurs aux yeux.

Y en a qui ont le cœur dehors
Et ne peuvent que l'offrir
Le cœur tellement dehors
Qu'ils sont tous à s'en servir

Celui-là a le cœur dehors
Et si frêle et si tendre
Que maudits soient les arbres morts
Qui ne pourraient point l'entendre

A pleins de fleurs dans les yeux
Les yeux à fleur de peur
De peur de manquer l'heure
Qui conduit à Paris

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La troupe au complet du Spectacle "C'était au temps", la comédie Musicale qui a fait Brusseler du Grand Brel ! — with Stijn Bettens, Marc De Roy,Pierre Plume, Jean-marie Delattre, Anne Creuen,Nathalie Delattre, Véronique Sonneville, Stéphane Oertli, Alain Eloy and Pauline Oreins at Le Fou Rire Théâtre.

http://brel-cetaitautemps.be/wp-content/uploads/2017/11/Brel.dossier.2017-11-23.pdf

 

http://brel-cetaitautemps.be/equipe/artistes/

https://cetaitautemps.be/

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Les larmes sont un doux remède

Songerie

J'ai l'envie d'être chagrinée
D'avoir des larmes sur les joues.
J'en avais savouré le goût,

Pendant mes très jeunes années.

Fort abondamment, je pleurais
Petite fille malheureuse,
Punie pour être paresseuse.
Je me sentais désespérée.

Or souvent, j'entendis me dire:
Garde tes larmes pour plus tard!
Je ne craignais pas le hasard
Et je croyais vivre le pire.

Leur source s'avéra tarie,
Quand me fit souffrir une peine.
Les larmes ne sont jamais vaines.
Et je l'avais toujours compris.

Elles agissent en remède
Apparaissant spontanément.
En suis privée pour le moment
Mais ne demeure pas sans aide.

29 décembre 2017

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L'horloge s'est enraillée

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Sur un fond de déchirures vacille l'existence d'une histoire touchant aux limites de l'âme
Dans la profondeur du regard, la réalité qui pense se voile
L'apparence illusoire teintée d'une personnalité à l'essence cachée se volute
Oscillation d'impuissance, le mal de vivre s'empare de l'obscurité

Avez-vous déjà mesurez ce monde fragile ?
Accéder au-delà de la surface des mots ?
Embrassé le néantiser ancré en son cœur vibratile
Là où le cri du silence prend racine dans l'encre noire et meurt à son contact...

Discernerez-vous alors le rôle de l'écriture qui s'écoule sous les doigts
Augurerez-vous du relief existentiel la camarde valsant en langage unique, implicite
Nieller les fêlures manifestées sur le papier

Ouïrez-vous enfin jusque dans les replis de l'atma
Les silences qui s'échappent de la toile
Constituant la moelle du non-être dans laquelle ce qui vous apparaît évolue

Nom d'auteur Sonia Gallet

Recueil © 2017

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Nombreuses choses lient mon âme


J'admire deux danseurs cubains
Semblant vivants, qui se font face
Chacun vers l'autre tend les mains.
Reste figé l'instant qui passe.

Je conserve tous les objets.
Qui m'avaient emplie d'allégresse.
J'eus pour certains de la tendresse.
M'en séparerais à regret.

Ils restent à la même place,
En vue ou rangés avec soin,
Protégés selon leur besoin,
Occupant plus ou moins de place.

Je crois que le temps est venu
De désencombrer ma maison.
Me le répète ma raison
Mieux vaut la laisser toute nue.



Cela est impossible à faire.
Nombreuses choses lient mon âme.
M'en priver ne serait un drame
Mais n'est certes pas nécessaire.


Je vais continuer à vivre
Dans une ambiance que j'aime,
Inspiratrice de poèmes
Que je préserve dans des livres.


28 décembre 2017

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administrateur théâtres

                                                     Tout fout le camp ! Même les contes pour enfants! 

Si vous pensez que Blanche-Neige et les 7 nains parle du harcèlement sexuel par des nains à genoux sur mineure réduite à l’esclavage domestique sur fond de misère sociale urbaine, que Pinocchio évoque la  pédophilie sur garçon appareillé par personne dépositaire de l’autorité parentale, associée à des actes de zoophilie sur le pauvre criquet qui tente de donner son avis, que  Fantasia est le symbole d’une grossophobie revendiquée  qui force des hippopotames à faire des demi-pointes en tutu rose bonbon, c’est que votre Waltophobie moderniste est mûre et  impatiente d'être partagée! Et vous adorerez ce spectacle!

Vous clamez qu'un syndrome de Walt avéré fait immanquablement confondre rêve et réalité, ce qui témoignage d’un âge mental voisinant les quatre ans.  C'est oublier au passage,  que vous-même bénéficiez de ces  mythes fondateurs  qui dans votre enfance ont pu vous conduire vers la bénéfique séparation du bien et du mal, celle du vrai et de l’imaginaire, et vers l’accession à la liberté de l’âge adulte. Et si ce n'est chose faite,  voilà qu'on incrimine,  pour les quarantenaires et les plus jeunes, l’emprise de l'image cinématographique, qui, bien moins que la tradition orale ou la lecture, permet à l’imagination de prendre son envol. Triste réalité!  Adieu donc: rêves, poésie, distanciation et humour! Et bonjour la loufoquerie et le délire stérile! 

Ah! Le monde passionnant!  

Régulièrement envoyé sur la piste des élucubrations psycho-sociales du spectacle, le psy de service qui  gère les différents cas clinique, n’est pas sûr de soigner sa patientèle victime  de Walt car lui-même - Shocking, isn't it? - est un prédateur sexuel!  Lui  non plus,  ne peut résister devant une femme endormie...  C’est l’occasion de rappeler la réalité. Celle de la récente révolte d’une mère de famille anglaise, avocate de surcroît*, qui brexite à mort  pour que les contes, qui  ont fait jusqu' aujourd’hui  les fondements de notre subconscient - lisez à ce propos l’ouvrage bien connu de Bruno Bettelheim «La psychologie des contes de fées » - , soient enfin détachés de leur contenu ouvertement machiste! En clair pour cette éminente dame, le baiser du prince donné à  la Belle au Bois dormant, c’est  carrément l’apologie de l'agression sexuelle! On le constate, celle qui fait la une des journaux, est bien atteinte, à contre sens, par ce fameux Syndrome de Walt, et s'avère sans doute incurable!

Mais revenons sur les planches! Si les trois comédiens dévoués ont  dépensé une  énergie fantastique  pour faire de leur spectacle un grand moment de divertissement  délirant, les tranches d’humour noir truffé de rose  bébé,  apparaissent de moins en moins  délectables. Mais c'est la deuxième saison,  ils cartonnent et on se réjouit.  La salle bien bondée rit, s’esclaffe,  et une critique quidam au fond de la salle, qui rêvait de féerie et de chansons waldisniaques sans mélange des genres, parodiées avec humour certes, mais avec l’élégance poétique requise, fut sur le coup, finalement passablement déçue.

L’idée de départ était pourtant excellente. Ils  eussent pu jouer haut et sans filets! Tant qu’à faire, un souffle iconoclaste moins dispersé, moins de demi-teintes et de vagabondages sociologiques et plus de férocité eussent sans doute mieux emporté le morceau. S’il faut renverser les idoles - d’où qu’elles viennent - et savourer la griserie de la moquerie, que celle-ci soit alors vraiment  pure et dure, et crue à souhait! Que l’on ricane alors franchement! 

Rester dans l’entre-deux hybride mi-figue mi-raisin,  déforce l’entreprise et  a engendré  le désintérêt  progressif de la spectatrice peu convaincue.  Comment, dès lors, ne pas se contenter de se  gausser du maniérisme sociologique politically correct  ambiant et  de  compatir muettement avec le regard de gosses de 8/12 ans partant baillant derrière leurs parents en traînant les pieds?

https://lesrichesclaires.be/evenement/le-syndrome-de-walt-2/

https://lesrichesclaires.be/fiche-descriptive-syndrome-de-walt/

Distribution

Texte DE

Cécile Delberghe et Eric De Staercke

MISE EN SCÈNE

Eric De Staercke, assisté de Joséphine de Renesse

AVEC

Cécile Delberghe , Simon Hommé et Benjamin Torrini

MUSIQUE

Eloi Baudimont

COSTUMES

Raphaëlle Debattice

DÉCORS

Benoît Cogels

CRÉATION LUMIÈRES

Frédéric Delhaye et Benoît Guilbert

Du 14 au 31 décembre 2017

Les Riches-Claires
Rue des Riches Claires, 24 1000 

http://www.lesrichesclaires.be 
accueil@lesrichesclaires.be 
02-548.25.80

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Le chien couleur de feu

Le chien couleur de feu.

Derrière la vitre à moitié recouverte de buée, Jeannot leva sa petite main et tirant sur la manche de son vieux pull, essuya un rond de buée pour mieux voir à l'extérieur de la maison de pierres et de bois. Il faisait à peu près bon maintenant. Il avait ajouté quelques buches qu'il avait trouvé dans la petite remise à côté de la cuisine. Il n'en restait plus beaucoup et Jeannot se demandait comment il allait faire pour chauffer la maison et l'eau de la soupe maigre si maman ne se réveillait pas. Comment sortir dehors avec toute cette neige qui lui arrivait au nombril et puis, comment ramener du bois sec maintenant que la neige avait envahi l'abri à bois par la porte arrachée à cause de la tempête ?

La neige ne tombait plus, ou presque. Les quelques rares flocons ressemblaient plus à des plumes qu'à cette montagne de neige qui avait recouvert le jardin, le chemin, l'abri à bois et la petite cabane où le père rangeait ses outils. Le père de Jeannot était parti à la fin de l'automne pour aller travailler en ville, qu'il avait dit.... qu'il avait criait plutôt, et Jeannot avait eu un peu peur de ce père en colère qu'il n'avait jamais vu de cette façon. Comme maman pleurait en le regardant préparer son sac de randonnée taillé dans une vieille veste en cuir, Jeannot avait un doute sur ce travail loin de la maison. Il y avait maintenant deux pages entières du calendrier rempli de croix pour rayer chaque journée qui passait à attendre, à ramasser quelques maigres pommes mais aussi des grosses châtaignes bien à l'abri dans une niche qui piquait les doigts. Dans le gros saloir en terre cuite, il restait quelques morceaux de cochons et une demi douzaine de tranches de lard, mais c'était tout. Jeannot avait faim mais comment manger le lard ? Comment faire cuire les châtaignes sans l'eau du puit ?

Jeannot retourna dans la petite chambre où dormait sa maman et lui caressa la joue. Il faisait froid dans ce coin de la maison car la cheminée ne suffisait pas à chauffer cette pièce et la grande cuisine.

C'est sans doute pour ça que maman avait la joue froide, pensa-t-il.

  • Maman j'ai faim, dit-il doucement dans son oreille.

Mais elle ne répondit toujours pas. Cela faisait deux croix que Jeannot avait dessiné sur le calendrier, et maman dormait toujours. Il posa ses fesses sur le coussin rouge posé sur le plancher de bois, ramena ses genoux sous son menton et pleura doucement. Pourquoi maman dort-elle si longtemps, et pourquoi papa est-il parti travailler si loin ? Autant de questions sans réponse et autant de raison d'avoir froid sans comprendre ce qui arrivait entre les murs en pierre de cette maison perdue dans la montagne.

Jeannot s'endormi.

Une douce chaleur envahi son cou, Jeannot ouvrit les yeux et cria de surprise. A qui était ce gros chien de la même couleur que les écureuils qui sautaient de branche en branche pendant l'été ?

Le chien s'assit devant lui et grogna doucement. Il s'approcha et lécha la figure du gamin, puis se dirigea vers sa mère et ouvrant grand sa gueule lui attrapa le bras. Jeannot hurla mais le gros chien continua à tirer sur le bras et doucement sa mère glissa par terre. Avec force mais délicatesse, comme la chatte attrapant ses petits, le chien couleur de feu tira le corps devant la cheminée. Puis, il prit une buche de la remise dans sa gueule et la laissa tomber dans le feu, parcourant la maison plusieurs fois. Après ce pénible travail, le chien se coucha devant la table en regardant la porte.

Dehors le jour était levé et un soleil timide commençait à pointer ses rayons sur la cîme des douglas qui entouraient la maison. De la neige, encore de la neige, tout était blanc, blanc et triste.... Même si la neige est belle, quand on a faim et presque froid, rien ne semble beau. Jeannot tira son pull sur sa petite main et essuya un peu de buée qui avait commencé à givrer sur la vitre de la cuisine. Le chien grogna doucement puis se leva et posa ses fesses sur le plancher. Les oreilles dressées, il avait entendu ce que les humains n'entendent pas, ou plutôt, ne savent plus entendre.

    • Qu'as tu à rouspéter ? lui demanda Jeannot.

Le chien continua à grogner doucement sans prêter attention au gamin qui essayait de comprendre ce que l'animal voulait dire.

Tout ce blanc, pensa Jeannot en regardant à nouveau par la fenêtre, ça fait mal aux yeux.... Sauf ce point bleu à l'emplacement où devait-être le chemin. Un point bleu ? Un point bleu qui bouge comme si … Puis un autre point bleu, puis un marron et vert... enfin peut-être, ils sont si loin.... Plus le gamin regardait et plus les points devenaient gros, jusqu'à ce qu'il comprit que c'était des enfants mais plus grands que lui ! A moins que ce ne soit... des hommes ? On dirait bien, pensa t-il ! Le chien se leva et aboya mais sans essayer d'ouvrir la porte. Cela aurait pourtant était facile, il lui suffisait de poser son museau sur la poignée à bascule et le tour était joué ; il avait bien réussi à descendre sa mère devant la cheminée et à ramener des bûches.

Il aboya encore une fois - Oua ! Puis deux fois - Oua, oua ! Jeannot, qui regardait les points bleus et marrons, vit la première silhouette lever un bras, puis la deuxième porta un objet à sa bouche et souffla. Le son d'une corne de chasse emplit la forêt..... Curieusement, tout redevenait plus joyeux, cette musique semblait redonner vie aux arbres, à l'abri, à la cabane ! Maintenant, les hommes étaient tout près et Jeannot reconnu le père Antoine, l'éleveur de brebis de la vallée, puis un autre homme qu'il ne connaissait pas et enfin un barbu dans sa veste marron et verte. Ce dernier leva un bras, puis l'autre et se mit à les croiser en criant :

  • Jeannot ! Jeannot !

  • Papa !

C'était bien lui, enfin, mais pourquoi les deux autres hommes ? Et pourquoi le chien aux poils couleur de feu ? Les trois hommes entrèrent dans la petite maison de pierre.

Maintenant, de grandes flammes jaunes et rouges montaient dans la cheminée. Une douce odeur de soupe envahissait la pièce et Jeannot laissa couler une larme, cette bonne odeur lui rappelait des temps heureux. Un des deux hommes en habits bleus frottait sa mère avec un liquide jaune qui sentait bon les fleurs du jardin, peut-être même un peu plus fort.... C'était presque trop fort comme odeur, mais cette friction avait redonné du rose aux joues de sa mère ! Il s'approcha, posa sa main sur son front, il était moins froid. Le feu et l'eau des fleurs, pensa jeannot. Son père s'approcha doucement et, le prenant par la main, l'amena vers le chien.

    • Viens Jeannot, je vais te présenter Apache ! C'est lui qui est venu nous cherchez dans la vallée. Quand il est rentré dans la maison, tu dormais les coudes sur la table. Il a compris que quelque chose n'allait pas. Alors il est resorti par le soupirail de la cave et il est descendu au village. Antoine connait bien son chien ! Il a compris qu'il se passait quelque chose d'anormal dans la montagne. Moi, j'étais sur le chemin du retour quand il est arrivé chez son maître. Il m'a attrapé par la manche et m'a tiré vers le chemin de crête. C'est là que nous avons compris qu'il s'agissait de notre maison, de notre famille.... Alors nous sommes allés chercher le guérisseur, au cas où, et nous avons pris le chemin vers le sommet.

    • Et maman, qu'est-ce qu'elle a eu ? Pourquoi a-t-elle dormi pendant deux jours en me laissant tout seul ? Pourquoi tu es parti si longtemps ? Pourquoi tu es revenu ?

Que de questions ! Comment un adulte pouvait-il faire comprendre à un enfant de cinq ans que souvent, presque toujours, quand il n'y a plus assez d'argent dans une famille, personne ne t'aide en ce début du vingtième siècle. Les aides, le chômage, tout ça n'existait pas encore, alors il fallait bien que l'un des deux se dévoua pour partir travailler ailleurs et ramener des sous (comme disait les anciens) afin de continuer à acheter le cochon, le sel, la farine, les habits et les petits soldats en plâtre que son père avait rapporté dans son gros sac en cuir. Sa mère avait eu, lui a t'on dit, une maladie dûe au manque de nourriture et le froid de la chambre avait fait le reste. Seulement voilà, en bas dans le village alors que les cloches sonnaient les douze coups de minuit du 24 décembre, le chien Apache avait compris que là haut, un petit bonhomme et sa maman avaient besoin de lui.

Aujourd'hui, cette maison de pierres existe toujours, mais plus personne ne l'habite, elle sert de refuge aux promeneurs, pendant les grands vents, et aux écureuils couleur de feu, comme Apache, le brave chien de la vallée.

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LE FLEUVE COULE ENCORE...

Le fleuve a dansé

Au long des étés

Allant vers la mer

Traversant la terre...

S'est perdu souvent

En tourbillonnant

Il rêvait d'ancrage

Poursuivant sa nage!

Essoufflé et triste

Il cherchait sa piste

Et au gré des vents

Comptait ses tourments...

Mais il coule encore!

Quelques journées d'or

Un ciel enfin bleu

Des instants précieux...

Il coule, vif et fort

Son désir le mord

Dernières étincelles

Qui font la vie belle!

Coule avec le temps...

Savoure les moments

Bois jusqu'à la lie

La coupe des envies...

J.G.

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En ce jour glorieux

Éblouie, je baisse les yeux.
Mon âme accueille la liesse,
Mon corps de visibles caresses.
Ce jour me paraît glorieux.


Le décor est un tableau blanc,
Partout recouvert de brillance.
Persiste un apaisant silence,
Délicieux, stagne l'instant.


Je sens se ranimer en moi
L'énergie me rendant active.
Je voudrais être créative,
Exprimer le beau que je vois.


 Je suis heureuse par beau temps;
Or où je vis, la providence
Favorise ma préférence,
Rend le soleil éblouissant.

27 décembre 2017

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