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Un monogramme pour Zoé Valy

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J'avais promis, à une gentille personne, un monogramme. 

Le voici, car ses lettres m'inspiraient,

initiales dynamiques, pointées vers l'avant,

se mariant en entrelacs,

quelques coups de pinceau chinois

pour quelques couleurs,

quelques vers si chers à Zoé.

Qu'elle en fasse bon usage, que ses créations 

respirent la joie et que l'élan créateur ne la quitte jamais.

Amicalement,

Liliane 

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 La page de Zoé Valy c'est ici.

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Ancien Testament: Les Macchabées

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Ce livre désigne deux livres de l' Ancien Testament, que l'Eglise catholique considère comme canoniques, alors que le canon hébraïque et les théologiens protestants les estiment apocryphes. Deux autres livres qui y font suite, sont tenus pour apocryphes également par l'Eglise catholique. Les trois siècles qui s'étendent entre Néhémie et la naissance du Christ, nous les connaissons d'une manière fragmentaire, grâce aux deux livres des Macchabées, qui ne nous ont laissé que le souvenir des luttes, que soutinrent les Hébreux demeurés fidèles à leur foi, contre l' impiété. Si cette longue période n'est pas la plus florissante de l'histoire des fils de Jacob, elle est cependant glorieuse en ce que les meilleurs d'entre les Israélites donnèrent alors la preuve de leur dévouement absolu au service de Jahveh. Les prophètes disparus, le clergé se fait le champion de la religion et de la vérité; il revêt même le pouvoir suprême, en réussisssant à préserver le pays et la foi des visées agressives des princes grecs et des pernicieuses infiltrations de la culture hellénique. L' hellénisme alexandrin, cette espèce de syncrétisme tendant à un rapprochement de la révélation divine et de la philosophie grecque, s'introduisait alors en Palestine, pénétrait par les villes côtières de la Méditerranée, gagnait lentement les plateaux, visant surtout les villes, et se faisant d'autant plus facilement accepter que son aspect raffiné s'accompagnait de pressions politiques auxquelles on pouvait difficilement résister. Les Hébreux dispersés à Alexandrie, à Antioche, en Asie Mineure et dans les villes maritimes, avaient davantage subi cette influence pernicieuse et, par contre-coup, nuisirent à leurs frères restés dans la patrie, avec lesquels ils avaient conservé des relations. De tout ceci devaient nécessairement naître des divisions et des partis au sein de la communauté hébraïque. Certains restèrent étroitement fidèles à la tradition de leurs aïeux: d'autres, au contraire, cédèrent aux innovations étrangères. En politique, les premiers furent d'ardents nationalistes; les seconds soutinrent les Séleucides de Syrie ou les Ptolémées d'Egypte, selon les circonstances. A un moment donné, le parti des xénophiles menaça d'étouffer le parti des nationalistes et de faire triompher le paganisme sur les ruines de la religion hébraïque. C'est alors que Dieu suscita les Macchabées pour sauver la religion et la patrie.

Les livres des Macchabées nous relatent leur histoire. Antiochus IV Epiphane, qui s'était emparé du royaume de Syrie en 170 avant JC., après avoir vaincu Ptolémée, roi d' Egypte, marcha sur Jérusalem et la conquit. Une fois dans la ville, il massacra un grand nombre de Juifs, en fit déporter une bonne partie et les vendit comme esclaves; puis, chargé d'un butin enlevé au Temple, il retourna à Antioche. A la fin de l'année 167, il expédia à Jérusalem un contingent de guerriers sous les ordres d' Apollonius, pour saccager et profaner le Temple, brûler les livres sacrés et placer les idoles sur les autels du Seigneur; ils reçurent en outre l'ordre de martyriser ceux qui se refuseraient à les adorer. Dans le Temple entra "l' abomination et de la désolation" (Macc. I, 54). Le grand-prêtre Mathathias, secondé par ses cinq fils, réunit un groupe d' Hébreux, et parcourut le pays en combattant les émissaires d' Antiochus et ses frères apostats. Mathathias mourut en 166 et son fils Judas Macchabée le remplaça à la tête de l'armée. Avec un groupe de guerriers d'élite, il eut raison de l'armée syrienne. Judas mourut au combat en 160, et son frère Jonathan lui succéda. Ce dernier mourut huit ans plus tard, victime des ruses de ses ennemis. Son successeur, Simon, le fils aîné de Mathathias, fut assassiné par son gendre Ptolémée (125). Ainsi, ce premier livre embrasse la période d'histoire qui va des débuts du règne d' Epiphane à la mort du grand-prêtre Simon (40 années). Le second livre se compose de morceaux n'offrant pas de lien entre eux. Il commence par deux lettres écrites en 186 par des Juifs de Palestine à leurs frères d'Egypte (II Macc. I, 1-9 et I, 10 à II, 18). Au chapitre II, versets 22-23, l'auteur avertit qu'il a réduit à un seul livre ce que Jason de Cyrène avait rédigé en cinq livres. Ces deux livres présentent à peu de choses près les mêmes faits et se complètent l'un l'autre. Le livre I fut écrit en hébreu, ainsi qu'il ressort de nombreux hébraïsmes et des erreurs commises en le traduisant. On n'en possède plus le texte original, mais la version des Septante y supplée. C'est de celle-ci que dérivent la version syriaque et, plus anciennement, la version en latin insérée dans la "Vulgate", puisque saint Jérôme ne traduisit pas ce livre. Il fut écrit à l'époque de Jean Hyrcan Ier (135-106) ou peu après. On n'en connaît pas l'auteur. Le livre II fut primitivement écrit en grec; l'auteur en est également inconnu. L'époque approximative de sa composition peut être située, semble-t-il, vers 130-120 avant JC. Ces deux livres poursuivent un but religieux, mais pas exactement le même. Dans le premier, nous rencontrons des passages importants relatifs à l'attente du Messie, appelé le "Prophète", ou traitant de la confiance que nous devons avoir en Dieu, de l' obéissance à sa volonté, de l'amour pour les livres sacrés. Dans le second livre, il n'est question que de la Providence divine. Les martyrs reconnaissent qu'ils souffrent en punition de leurs péchés, mais Dieu leur accordera son pardon et changera sa colère en bonté. Les méchants, au contraire, recevront de très sévères châtiments. Les vérités sur le Jugement dernier, la punition du péché dans l'autre vie, la récompense des justes, l'existence du Purgatoire, y sont clairement exprimées, de même que l'efficacité de l'intervention des saints. Les deux auteurs n'écrivent donc pas seulement pour raconter, mais aussi pour édifier. Le troisième livre, entièrement apocryphe, raconte l'histoire de Ptolémée IV Philopator, qui, une fois la Palestine occupée après la bataille de Raphia (218 avant JC.), voulut pénétrer par la force dans le Temple de Jérusalem et fut frappé de paralysie par Dieu. Puis vient la narration des vengeances et des persécutions de Ptolémée et le miracle accompli par deux anges excitant contre leurs conducteurs les éléphants lâchés dans l'hippodrome pour écraser les Hébreux. Le quatrième livre est un traité de morale qui a pour sujet les exemples du martyre d' Eléazar et des sept frères, que l'on identifia plus tard avec les Macchabées eux-mêmes.

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administrateur théâtres

 « Qu’il eût été fade d’être heureux ! » Parlant du bonheur selon Marguerite Yourcenar, Jeand’Omerson  l’accueille en 1980 à l'Académie française avec ces mots :

...La conclusion aurait pu, tout aussi bien, être exprimée par Hadrien, par Zénon, par n’importe lequel, en vérité, de vos héroïnes ou de vos héros : « La seule horreur, c’est de ne pas servir. »

 

« Je m’appelle Marie : on m’appelle Madeleine » Son identité est dès le départ niée par les autres! Elle se sentira mise « à-part ». C’est un être « à-part » qui nous apprend à décliner le mot « aimer », son anagramme! Pas à pas on écoute les fracas de son coeur brisé. Pas à pas on la rejoint dans son désir d’élévation.  « Il ne m’a sauvée ni de la mort, ni des maux, ni du crime, car c’est par eux qu’on se sauve. Il m’a sauvée du bonheur. » 

 

 « Marie-Madeleine ou le Salut » est l’unique nouvelle de « Feux » qui ne repose pas sur un personnage issu de l’Antiquité classique mais sur un personnage biblique : Marie-Madeleine. Marguerite Yourcenar s’appuie sur  le mythe évoqué par Jacques de Voragine dans La Légende Dorée, selon laquelle Marie-Madeleine, habitante du village de Magdala sur la rive occidentale du lac de Tibériade,  était  appelée à devenir l’épouse de Jean. Ce récit de prose lyrique met en scène le désir brûlant que Marie-Madeleine éprouve pour Jean le jour de sa nuit de noces, sa déception lorsque Jean la quitte subitement avant l’aube pour rejoindre Jésus.  Le texte déploie la  passion ardente qui naît en elle,  à la rencontre du Christ. Le mariage n’avait pas été consommé, la jeune femme est considérée  comme une prostituée : « Les enfants du village découvrirent où j’étais ; on me jeta des pierres. » En traversant la douleur, elle dépasse le bonheur et accède à l’illumination.

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Extraordinaire... le texte en solo déchirant, et sa mise en mouvement! Fascinant!

Un spectacle où l’on palpe tout ce qu’on voit, et on touche ce qu’on entend.  Mis en scène  par  Monique Lenoble, le spectacle à la fois beau et bouleversant. Il se déroule comme une installation vivante qui se percherait mot à mot, sur un texte fabuleux. Marie-Madeleine, la jeune femme est sublime dans ses attentes, bouleversante dans ses déceptions, poignante dans son cheminement. Libre et assumée. Chacun de ses gestes est ciselé comme une cérémonie. Le décor est un antre de pierres nu,  magnifiquement exploité. On y retrouve le village, le banquet, la chambre nuptiale, l'arrestation de Jésus,  le pied de la Croix,  le  tombeau du Christ, la flamme de l’illumination après celle de la passion.

La musique – un faisceau d’harmonies et de vibrations comme le début d’un cantique, est un appel vers l’ouverture du cœur et vers l’élévation. Le texte se déploie en trois actes, soutenus par des jeux envoûtants de drapés très évocateurs. Il y a Marie, un peu espiègle et séductrice -  Marie-Madeleine, la courtisane - et enfin  Madeleine, l’amoureuse de Dieu.  Du tissu symbolique qui donne vie au feu de la passion. Chaque mouvement est empreint de noblesse, de délicatesse et d’authenticité.

La salle, hélas bien peu nombreuse se tait, interdite devant le mystère qui se joue.  La beauté inonde jusqu’aux murs  et plafond. On se trouve au cœur de la passion.  Le bouquet se compose d’érotisme brûlant. La symbolique chatoyante  de la chevelure et de l’offrande du corps font voyager du mystère féminin  à la spiritualité. L’intensité du regard de femme  guide les pas vers l’intelligence de cœur. Le texte finit parfois par se perdre dans un trop plein d’émotion murmurée, mais dans l’ensemble, la diction est  jeune, belle et rebelle, vierge de toute  affectation, tant elle vient du plus profond de l’être. Cette trinité de texte, de corps et d’art de la mise en scène se  savoure comme un vin rare et capiteux!  Enivrez-vous! Plus tard, rentré chez soi, on aimera se procurer le texte pour en revivre toute l'humanité. 

Si le feu brûlait ma maison, qu’emporterais-je ? J’aimerais emporter le feu...Jean Cocteau

http://www.theatrepoeme.be/programmation/marie-madeleine-ou-le-salut/

CYCLE MARGUERITE YOURCENAR
Création
Texte de Marguerite Yourcenar
Mise en scène et scénographie : Monique Lenoble
Avec Laetitia Chambon
Stylisme : Bouzouk
Vidéo : Marie Kasemierczak
À l'initiative de Michèle Goslar
Lumière et régie : l'équipe du Poème 2

Du 15 novembre au 3 décembre 2017
Les mercredi à 19h, les jeudi, vendredi et samedi à 20h et les dimanche à 16h

Réservations : reservation@theatrepoeme.be // 02 538 63 58

liens utiles: 

http://palimpsestes.fr/textes_philo/yourcenar/ormesson.html

https://perso.univ-lyon2.fr/~mollon/Feux/doc/PleinsFeux-MarieMadeleine.pdf

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L'énergie posthume

Songerie

Si mon silence perdurait,
Laissant surprises, sans nouvelles,
Des âmes me semblant fidèles,
Entraînerait-il des regrets?

Je sais que non, certainement.
Mes confidences poétiques
Me font paraître sympathique,
Sans créer un attachement.

Des amis demeurant absents,
Parfois éteints sans qu'on le sache.
D'eux, très vite, tout se détache.
Bienvenus sont les remplaçants.

Le poète qui disparaît,
S'il était existentialiste,
Semblait parfois irréaliste:
Du néant, il triompherait!

Or même sans l'avoir voulu,
Des êtres qui offraient leurs oeuvres
Nous ont apporté cette preuve; 
Ils continuent à être lus.

27 novembre 2017

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La Couleur des Emotions

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Dans ce monde
On rencontre...
Des êtres incroyables
A jamais inoubliables

Dans cette courte vie
On se fie, on se confie
On se lie et s’allie
En amitié approfondie

Et du jour au lendemain
Tout peut hélas basculer
Et le désespoir s’installer
En un grand vide, plus rien...

La première fois arrivée
C’est difficile à encaisser !
Mais une seconde expérience
Vous fait perdre toute confiance…

Suis-je donc un être de passage
Destiné à traverser vos pages ?
A laisser juste quelques traces
Ma bienveillance et mon image

Oui, j'y ai laissé des plumes
Et mon goût d'amertume
Mais la route se poursuit
Et mon cœur se reconstruit

L’amour tue l’amitié à tord
Mais qui a vraiment tort ?

Parfois en ressort plus fort
Un nouveau lien, si fragile
A chérir et nourrir, si gracile
Pour en faire une flamme intense

Voilà la couleur des sentiments
Quand pleurent les émotions
Seul, l'espoir peut donner raison
Une palette d'émois frissonnants

Laurence Delattre © LouMiss 05.09.16

Image du Net

Texte protégé à découvrir sur le blog https://loumissangelpoesie.blogspot.be/2017/02/la-couleur-des-emotions.html

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BULLE INSTANTANEE

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Dans mon univers
Dans ma bulle opalescente
Je m'évade en transfert
En léthargie fulminante.

Quand la douleur apparaît
J'ai besoin de m'effacer
Pour contenir et ne plus sentir
Ce terrible mal qui me fait faillir.

Dans ma bulle, alors j'oublie
Plus rien n'existe, je me replie
De ma plume douce et exacerbée
J'écris ma prose triste ou colorée.

Dans cette bulle ascensionnelle
Je m'isole pour l'essentiel
Et de mes cellules cruelles
Transpirent quelques vers spirituels.

Aux pouvoirs magiques décuplés
Instantanés venus me libérer
Ces pensées rebelles se font la belle
Quand de ces jours, je chancelle !

Laurence Delattre © LouMiss 20.01.17

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Texte protégé à découvrir sur le blog ...https://loumissangelpoesie.blogspot.be/2017/01/bulle-instantanee.html

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Le choix du laisser-aller


Certainement est beau un homme,
Les cheveux propres, bien peignés,
L'apparence claire, soignée.
La peau pelure d'une pomme.


Alors que sa vie est publique,
N'échappant pas à la critique,
Le laisser-aller est un choix.
Un visage rugueux déçoit.


En dépit de leur compétence,
Et de leurs propos éclairés,
Ceux qui paraissent négligés
Ne provoquent pas d'attirance.


Le charisme agit sur tout l'être
L'intelligence, l'éloquence,
Sont activées dans l'élégance.
En son absence, ne peut naître.


25 novembre 2017

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La source tarie...

Langue paralysée

Sans direction ni harmonie

Funeste réalité

Ô destinée affligeante

Ne me laisse pas là

Je veux m’enivrer de poésie

Ressuscite, ressuscite

Impétueux paysage

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La vie

La vie
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La vie est un cadeau
La vie commence comme ça
Un matin quand l’on vient ici bas
On ne sait jamais où l’on va tomber
Ni sur qui on va tomber
Mais la vie si elle peut devenir fardeau
Est aussi ce qu’il y a de plus beau
Et l’on gandit
Et les chagrins d’enfants s’oublient
Les amis de notre enfance
Puis de notre adolescence
Se gardent
Puis certains s’éloignent de nous
Ce n’est pas grave
C’est la vie
Nos choix,nos amours
Nos métiers,nos passions
Ne sont pas les mêmes
Nous sommes déçus
Mais la vie tournent des pages
Et nous fait devenir sages
Certains amis restent
D’Autres disparaissent
De nouveaux apparaissent
C’est la vie
Ce petit lien ténu
Cette tendresse à laquelle on s’habitue
Un enfant paraît
C’est la vie qui gagne
Sur les champs de batailles
Que sont nos vies
Et l’espoir de nos entrailles
Renaît et nous tenaille
Un enfant est né
Et l’on est à nouveau enchanté
Sur lui des fées se penchent
C’est l’amour qui a gagné...
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administrateur théâtres

L’image contient peut-être : 2 personnes, personnes debout et texteC’est … Spectaculaire! Le jeune Georges Lini et son comparse Stéphane Fenocchi avaient bien juré de se faire un jour un Feydeau, mais  sorti des ornières des calèches du temps passé. Ni crinolines, ni chapeaux, ni salons précieux et leurs antichambres.   Voici une version vraiment funambule de ce vaudeville où le théâtre de corps balaye tous les accessoires, les ornements, les portes qui claquent et les lambris dorés. Le rideau se lève sur un toit en légère pente?  Le pont d’un navire? La tombe grise et nue  de l’écrivain ravi de voir ses personnages sortir de l’ombre? Un observatoire noyé par les vanités ? Une société contemporaine exsangue désarticulée par l’urgence de l’action ?  

C’est … Impressionnant!  Avec son architecture invraisemblable de jeu de dupes et  la mise en place de triples quiproquos, c’est comme qui dirait, une analyse entomologique  d’une crise qui s’enclenche dans une inexorable mécanique comme les  pratique le maitre de l’absurde, du paradoxe, du comique et des situations hallucinantes... Dynamique infernale d’autodestruction?  Pour ce faire,  les comédiens-acrobates chaussés de semelles antidérapantes  jouent haut et sans filets, carrément perchés sur les toits. Ils jaillissent comme de diables de leurs lucarnes aussitôt refermées avec fracas, l’air est-il si irrespirable ? Sont-ils des survivants?  Ils  s’accrochent comme ils peuvent dans leur monde en dérive, surnagent grâce au texte qui résiste, sans le moindre silence!  Les trappes s’ouvrent et se ferment comme autant de pièges, la pente devient de plus en plus vertigineuse. On  redoute la chute ?   C’est … Surprenant. C’est … Affolant. C’est … Angoissant ! Personne n’ose prononcer le mot qui  vient pourtant aux lèvres de tous : ... Fou ?  

Cette aventure de cordée impossible est servie par une distribution parfaite. A commencer par Marie-Paule Kumps  en belle-mère diabolique et   sa fille Yvonne délaissée par son jeune mari médecin,  une très élégante  Isabelle Defossé.  France Bastoen campe Suzanne Aubin, entendez - Suzanne au bain - une voluptueuse maîtresse de  Moulineaux, un Stéphane Fenocchi omniprésent.  Etienne, le maître des entrées et des sorties, c’est le sympathique Michel Gautier. Anatole Aubin l’autre mari-volage, c’est  le vertigineux Eric De Staercke, le champion des  glissades et entrechats sur les toits. Quelle divine souplesse!  Restent l’agent immobilier, un rôle taillé sur mesures pour Thierry Janssen et une inénarrable  gamine plus que  délurée,  cuvée 2000 : Louise Jacob.  Tous, plus pressés les uns que les autres, ils taillent le verbe et l’action sans le moindre répit dans un crescendo rythmique renversant.   Le spectateur  se sent   aspiré  par le  vertige  final. La dépense physique et émotionnelle de comédiens, hommes et femmes est totale. Quel modèle d’investissement et de don de soi ! Le public qui a ri aux éclats a été  profondément remué au passage, par cette  comète  d’ironie infernale si bien orchestrée qui fuse de toutes parts.    

C’est …  hallucinant.

Déjà vigoureusement applaudi, dans une forme différente et tout aussi explosive au théâtre des Martyrs en 2013, c’est un vaudeville à revoir on vous le jure !   

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Toute la distribution:

Auteur Georges Feydeau /Mise en scène Georges Lini

Avec France Bastoen (Suzanne), Isabelle Defossé (Yvonne), Eric De Staercke (Aubin), Stéphane Fenocchi (Moulineaux), Michel Gautier (Etienne / Madame d'Herblay), Louise Jacob (Rosa / Pomponnette), Thierry Janssen (Bassinet), Marie-Paule Kumps (Madame Aigreville)

Scénographie et costumes Thibaut De Coster, Charly Kleinermann /Vidéo et son Sébastien Fernandez /Lumières Jacques Magrofuoco  /Assistante à la mise en scène Nargis Benamor  /Régie générale, son, lumières Manu Maffei  / Régie plateau Jean-Philippe Hardy, Vincent Lamer  /Habilleuse Emmanuelle Froidebise  /Construction décor L'Entrepool (Vincent Rutten)  /Techniciens lumières Mathieu Bastyns, Damien Zuidhoek  / Technicien son Eric Degauquier  /Direction technique Jacques Magrofuoco  /Stagiaire assistanat Malika Temoura  /Stagiaire observation Elise Deschambre

 

http://www.atjv.be/Un-Tailleur-pour-dames

 

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L'avant, l'après


Pantoum

Continu, reste le silence.
Stagnent des nuages nacrés.
La lumineuse clarté crée
Un bien-être sans appétence.

Stagnent des nuages nacrés.
Aucune trace de brillance.
Un bien-être sans appétence.
Le silence fond les regrets.

Aucune trace de brillance.
L'énergie change de degré.
Le silence fond les regrets,
Apparaissent des souvenances.

L'énergie change de degré.
Elle demeure sans puissance.
Apparaissent des souvenances.
Ô ce qui fut! et puis l'après!

23 novembre 2017

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administrateur théâtres

                      Créé à Paris le 2 décembre 1840, « La Favorite » de Gaetano Donizetti s'installe à Liège dans sa version originale française!  Fernand (Celso Albelo), un jeune novice, fils spirituel du Grand-prêtre Balthasar (Ugo Guagliardo) , est  déchiré entre sa foi et son  coup de foudre pour une inconnue. Il abandonne son monastère  pour rejoindre les forces armées d’Alphonse  XI, roi de Castille (1311–1350) qui se prépare à partir en guerre contre l'envahisseur maure. Il ne se doute cependant pas un seul instant que la femme qu'il aime est la maîtresse "favorite" du roi. Nous sommes  dans l'Espagne du XIVe siècle, au temps des luttes de pouvoir entre l’Église et l’État et  leurs tumultes illustrés  par les  somptueuses pages lyriques de Donizettti, brillamment dirigées par Luciano Acocella. Alphonse a bien caressé l’intention de répudier sa femme pour faire de Léonor, sa  nouvelle  reine…comme le fera deux siècles plus tard le roi anglais Henry VIII (1491–1547) mais il craint l’excommunication.  Pour  récompenser Fernand  de sa  bravoure,  le roi (Mario Cassi)  le couvre d’honneurs et accède à son désir en lui  accordant la main de Léonor. Il conseille sarcastiquement à Leonor d’être fidèle au moins à Fernand. Ce n'est que le jour même de leur mariage que Fernand découvre avec  horreur la relation de Léonor avec le roi. Sa colère virile explose : S O N honneur est définitivement trahi ! Voyez-vous donc ! Humilié et ostracisé par ses compagnons d’armes, il repousse alors ses titres et ses trésors et retrouve ainsi l’estime de Don Gaspar (Matteo Roma)   et des Seigneurs. Il retourne au monastère, laissant ses vœux et sa nouvelle épouse sombrer dans le désespoir. On assiste aux rites de  son ordination. Mais la tragédie romantique est loin d’être achevée car Leonor, mourante vient s’expliquer avec lui. L’amour de Fernand renaît. Bouleversé,  il veut s’enfuir avec elle, mais elle lui demande de respecter ses vœux et s’éteint dans ses bras.    

                                                                         Stupéfaction, le rideau s’ouvre sur une sombre salle des coffres, où l’on véhicule des bocaux étranges sur une table roulante. Le meilleur des mondes d’Aldous Huxley se déploie. Le rituel s’installe devant un triangle lumineux sur la pointe. Le glaive du pouvoir divin et de l’injustice? 2080 est bien pire que 1984 de Georges Orwell. La nature, « cette sève de l’être humain » a disparu. Les vestiges se retrouvent dans des bocaux gardés par le pouvoir suprême, un monastère-laboratoire. Dans ce monde d’éprouvettes, plus de pacte familial, ou social, plus de droit à la pensée ou au discernement. Les femmes aux longues chevelures voilées de blanc, toutes identiques, sont offertes à la contemplation. Futures porteuses de guerriers, elles sont cloîtrées sous globe dans la ruche …de plastique, en l’occurrence. Contrôlées, dépossédées de leur libre-arbitre elles font partie d’un monde fait de splendides paysages lumineux tous artificiels. Le seul arbre de l’œuvre, placé dans un cylindre, agrémente comme un saint-sacrement,  la chambre du roi. En 2080 ? La liberté est bien morte, et malgré son caractère trempé  le roi  plie le genou  devant l’autorité religieuse.  En forme de leçon de morale glaçante, un très beau ballet met en scène deux femmes-papillons qui, ayant conservé leurs couleurs, et malgré la beauté de leur art, meurent sous les regards assassins. Chorégraphie: Luisa BALDINETTI. Rosetta Cucchi est la metteuse en oeuvre de ce monde minéral désenchanté. Les costumes, - le ou la - plastique des  lumières et la  scénographie soulignée par des ronces tentaculaires fluorescentes quand on n’est pas dans le monastère-laboratoire, éclatent d’ironie. 

                                                                     Honneur aux femmes.  La  brûlante mezzo-soprano  Sonia Ganassi, incarne dans un portrait sincère de Léonor. Palpitante, humaine, elle s’insurge contre le sérail de ses sœurs qui toutes penchent la tête sous leurs voiles nacrés. Se fait-elle torche incandescente de désespoir au dernier acte, dans ses échanges déchirants avec Fernand ? Donnant beaucoup de tenue aux duos avec Fernand (Celso Albelo) , elle passe des couleurs sombres aux assauts verbaux désespérés et au délire de l’amour avec une incomparable virtuosité. Et son français est bien audible, ce qui est beaucoup moins le cas pour les interprètes masculins de cette production où il faut souvent se référer à la bande déroulante pour en comprendre la diction.   Sa compagne, Inès resplendit de fraîcheur, incarnant par la qualité de la voix, la fameuse sève humaine disparue de ce monde minéral. Une voix solaire, une diction parfaite, un rayonnement musical qui s’avère être un réel répit dans ce monde fossilisé malgré tous ses effets de lumières (Fabio Barettin/Sylvain Geerts ).

                                                        Les chœurs  aussi sont à l’honneur : de véritables rafales de pluie bénéfique bruissante où vibre une humanité chaleureuse restée indépendante de la volonté de la mise en scène.  Une production saisissante par sa modernité et surtout pour la superbe prise de rôle d’Ines (Cécile Latschenko), l’exquise compagne de Leonor qui devait en principe trouver Fernand pour  lui avouer la vérité sur elle. Interceptée par Don Gaspar (Matteo Roma)  elle a été arrêtée par ordre du Roi, pour avoir aidé Léonor dans sa trahison.

                                                            Quel monde… d’hommes!  

 

http://www.operaliege.be/fr/activites/la-favorite

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Expositions

Bonjour à toutes et tous,

J'ai eu l'occasion d'exposer à trois reprises en octobre et novembre .  Une expérience positive, appréciée grâce aux artistes dont j'ai fait la connaissance, aux organisateurs et aux nombreux visiteurs.  

L'appréhension d'exposer, je l'avais, pas par peur du jugement mais par réserve, je pensais mes toiles "oui" mais moi ? "non".  J'ai changé d'avis depuis lors, ce fût comme pour le saut à l'élastique, le stress du démarrage et une fois dans le vide, un véritable bonheur.

Je ne manque pas de motivation et cependant, la curiosité, l'interêt et la reconnaissance de certains visiteurs ont renforcé mon désir de poursuivre l'aventure.  Le plus émouvant c'est l'instant où j'ai pris conscience que les visiteurs percevaient justement l'émotion qui m'habitait lors de la réalisation de mes toiles.  Je percevais ce moment comme une complicité, un rapprochement de deux êtres.  Et s'entendre dire "Je serai heureux de l'avoir dans mon salon, elle me fera voyager chaque fois que j'en éprouverai le besoin" ce fût une réelle satisfaction.  

Pour les occasions, j'avais réalisé une petite brochure reprenant mes toiles accompagnées de quelques textes écrits de ma plume mais qui avait aussi pour vocation de mettre en lumière ma collaboration artistique avec Krystin Vesteralen.

Une rapprochement peinture-écriture, une belle expérience qu'il me plairait de connaître avec d'autres auteur(e)s.  

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Merci pour votre attention.

Zoé Valy

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L'IMPORTANT, C'EST QUOI DITES MOI ?

Cette misère latente qui hante la planète

La place d'un univers sur laquelle on disserte!

La vague qui déferle et emporte nos peurs

Dans le petit matin, le sourire d'un bonheur?

Le cœur qui se déchire au moment de l'adieu

Le corps que l'on désire et qui nous rend heureux...

Cette respiration qui doucement revient

Lorsque la douleur fuit et que l'on se sent bien?

L'important, c'est quoi dites moi?

L'enfant que l'on dorlote et qui se moque de tout!

Le vieillard qui soupire et qui s'accroche à nous?

La porte de la maison qui s'ouvre sur le matin

Ou, la douceur du soir où l'on s'étire, enfin!

L'aube qui rougit, nous offrant ses merveilles

La pudeur qui s'invite et nos désirs en veille?

La pie qui prend son bain dans la marre du jardin

Mon chien qui se blottit, son regard dans le mien?

L'important, c'est quoi dites moi?

Les contraintes, le devoir, tout ce qu'on croit savoir...

Nos doubles et leurs mystères, le goût du désespoir!

Après-midi d'ennui, aussi soir de déprime...

Frémir d'un coup de pinceau et trouver une rime?

Des lèvres, où soudain se forme un prénom

Et celles de l'enfant qui s'essaye à dire : Non!

Apprivoiser la mort en créant le plaisir...

Et vivre chaque instant en se moquant du pire!

J.G.

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