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Une lettre imaginaire de petit Pierre

Réponse à " Une lettre imaginaire de petit Pierre",

J’ose à cette heure tardive te déranger mon pauvre petit Pierre 
Tu me proposes une curieuse escapade dans le temps 
Avec toute la désinvolture qui m’est propre 
Je te dis oui mille fois oui 
Nous irons au rendez-vous des cœurs grillés 
Nous retenant d'une nervosité certaine d'une joie presque masochiste 
Comme iraient les voyeurs sadiques se distraire lors d'une visite au musée du malheur des autres 
Quelques pas plus loin nous descendons le sentier du silence 
Une tombe de muguets mausolée vivante 
M’enivre tout pareil après l’ingestion rapide de 2 verres de rhum 
L’endroit est si prenant 
J’y suis j’y reste selon une promesse faite il y a bien longtemps 
Dans tes habits devenus trop grands trop tout trop rien 
Je t’observe au loin 
Tu prends place sur le petit banc en chêne du parc Damoiseau 
Je savoure le triste spectacle d’un homme très beau si pâle presque blanc 
Ton visage aux traits marqués par une douleur luciférienne 
Offre au monde un modèle surréaliste du chagrin 
Je me trouve chanceuse de pouvoir t’observer 
Je danserais bien pour la gargantuesque douleur
Des écriteaux précisent "attention en ces lieux la joie c’est mauvais c’est stupide "
Silencieusement planquée derrière le chêne
Le plus ancien qu’il soit en contrebas du lac 
Ou lorsque nous étions jeunes nous allions barboter 
Nus comme des vers 
Je voudrais te savoir mien dans le sens que je suis toi 
Que nous serions nous 
Que nous ne serions plus qu’un 
Brisés tous deux par la faute d’une semblable raison
Morts vivants trainant l’absence 
Comme une femme traîne dans l’espace un voile de jeune mariée 
Je le porte en moi avec une fierté ostentatoire 
Tes mains fines parsemées de sinueux chemins à la répétition de tes gestes quotidiens 
Tes mains en carte d’univers 
Le monde entier logé dans ma tête quand tu me touches 
Nos sangs mêlés n’en auront jamais fini d’écouler l’encre bleu sur des cahiers
Caresses imaginaires flottent au vent cru de ce mois de mai 
Tu daignes lever les yeux vers le ciel comme un petit enfant qui s’interroge 
Coucher muet dans la terre 
Hurlant de l’intérieur à celui qui reçoit avec la plus grande indifférence tes mots terriblement provocateurs 
La complainte de petit Pierre ressemble à une vallée fleurie d'un conte d’ogre déchu 
Il fait très beau à la lecture de la douleur palpable avec ou sans majuscule 
La beauté se trouve en tout 
Il suffit non pas de voir plutôt de regarder 
Je suis fascinée par la qualité de la tristesse 
Etayée en toutes formes en toutes choses 
Nourrie par toi dans mes plus obscures pensées 
Page après page 
Lire et mourir ou l’art d’aimer 
Chantyne

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Les coeurs crient

Les cœurs crient

Les cœurs crient « famine » sous le manteau d’ici et d’ailleurs 
Les hommes piqueurs de fleurs dans la jongle 
De pauvres choses devenues femmes horizontales 
Il en existe d’innombrables lits ou tant d’autres ont déjà dormi 
Je suis née d’août à 23h58’ 
Cuvée spéciale pour connaisseurs 
Deux putains de secondes plus tard 
Et j'étais baptisée « sorcière " pour déjà sauver l'honneur .
Née d’une folie des plus parfaite 
Un soir à part 
Je suis le soleil mauvais brûlant de midi
C'est mère qui me l'a dit .
Ma cause devient mon sevrage 
Attention j’ai la rage 
Je suis l’enfant vomissant 
L’enfance inassouvie, seule avant « tous ceux »
Petite fille pantelante aux bords d’une fenêtre 
Chaussée de ballerines rouges et vernies 
Rouge comme le sang qui ruisselle sur mon visage 
Vernie parce que vivante 
Tout est lié tout se rejoint toujours si on veut 
Qui peut dire si guidée par la peur j’ai prié 
Ou pactisé avec le diable pour tous les maudire au pire les tuer.
Le gouffre se rapproche 
Au revoir madame « Lavie »
Bonjour madame « Lamort » 
Elles sont aussi moches l’une que l’autre 
Un soir d’été comme un autre 
Un soir de trop 
Je sais, « tout ça » fait peur aux moutons
Aux gens « foutres »
Aux passants « je ne sais rien » 
Aux passants « ce n’est pas Dieu possible » 
Au passant mystère que j’ai croisé avant hier
Africain sans main 
Frayeur épidermique 
Qu’ils démentent, parfait ! 
Voilà l’excuse que je m’enivre 
Ce dernier matin de juin 
J’ai coupé les poils de têtes de mes frères et sœurs
Miraculés ces petits êtres en broussaille joyeuse 
Maquillés en petits animaux du bois joli
Qu’il me fut aisé , l'imagination enjouée de les déguiser en personnages de bande dessinée 
Non pas de celles qui égarent leurs progénitures dans la forêt 
Plutôt de celles qui trouvent la fée Carabosse 
Je précise « celle » qui a le don de tout faire renaître de la fosse. 
Mise en arrêt de ma pensée.
Chantyne

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Le don

Le don 

J’ai lancé une bouteille à la mer 
Je ne la dédie à personne en particulier 
Au préalable je l’avais soigneusement nettoyé 
J’ai coupé une mèche de mes cheveux blonds 
Sur laquelle j’ai posé quelque gouttes de sang 
Rituel de l’enfance amélioré pour le prestige 
J’ai glissé le tout par son orifice étroit avec la précaution d’un laborantin 
Ravivé le secret jusque là bien gardé 
Qui n’est certes pas capital de connaître 
Sur une eau limpide flotte toute voile devant
Ma longue missive enrubannée d’un tissu de soie beige
Cette impression de tout donner
Ce sentiment d’offrir dans l’immensité 
Trois fois moins que rien sans aucun état d’âme est déconcertant
Pourtant la scène en live se tourne
Je ressemble à la « folle aux rituels » 
Tous nous en connaissons au moins une 
Si vous niez, c’est réparé je suis là 
L’ambassadrice de la réminiscence qui dérange 
Je me voue tête et corps 
J’éveille votre imaginaire par une verve d’exaltée 
Embourbés par nos bourdes de première 
Je vous dis « tous » 
Nous sommes possédés 
Par nos possessions par celles des autres 
Puisque je suis envoyée de mission 
Puisque le rôle m’a été accordé 
Je veux mon César coiffé de sa couronne de laurier 
Je m’applique donc avec une grande conviction 
Pour servir le vide de rien de l’inutile 
Bien sûr que l’inutile a sa place en ce monde 
Bien sûr que beaucoup vivent inutilement 
Bien sûr que nous crèveront inéluctablement 
Parfois il est utile d’y passer afin de laisser place pour un autre 
Il serait bien de révéler enfin la place réelle de l’inutile 
Cette bouteille lancée cherche le don
Qu’est le don, le véritable 
Une démarche une offrande utile envers l’autre envers l’humanité 
Je le suppose sans prendre la pose pour Rodin ou Migom 
Je l’observe sans prendre le parti de l’une d’entre nous 
Je suis prédatrice du mouvement 
J’aurais pu m’y glisser voguer entière vers un ailleurs
Elle me revient la fiole, joue au voilier débutant 
Elle prend le faciès de celle qu’on abandonne 
Je l’ai jeté d’un geste brusque bien contrôlé 
Adieu mon rôle adieu ma vie de papier
Il est des jardins secrets des enfers ternis 
Toute une moitié de nuit j’ai créé des mots sur un cahier présidentiel 
Sans arrière pensée sans espérance cachée 
L’ébauche d’une délivrance inexplicable marquait mon univers 
Un embranchement de joyeux miracle m’envahissait 
Il sera mon « quelconque » 
Pour l’équité pour la beauté du geste 
L’improbable accouplement de l’ombre et la lumière se façonne 
La fusion parfaite du passé révolu et d’une belle galaxie 
Aucune autre bouteille n’aura été un exutoire à ce point puissant 
Aucune entrailles n’aura porté le fruit si doux d’une réponse salvatrice 
À la question de l’inutile

Chantyne

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Les divans

Les divans 
Les divans protestent l’heure n’est plus aux amours véritables 
Il faut bien s’y faire
Recevoir d’autres assises 
Femmes lascives en habits de gibier fatigué 
Prenant des airs pensifs, la bouche en chocolat de chez « côte d’or » 
L’éléphant doré ,parait il est le plus fort 
Normal avec la trompe qu’il dégaine, Cyrano de pacotille, roi du mensonge
Voilà donc ces belles d’avant choyées de petits trésors en guenilles et fausses dentelles 
Ça suinte le CD de chez "Tior" l’eau frelatée que le peuple négocie dans les solderies
Que seuls les pauvres gens s’offrent aux anniversaires 
Ils s’empoissonnent en merci en sourire 
c’est parfois triste un sourire 
Les divans subissent la horde des corps avachis 
Des hommes en panse pleine de frites à la gueuze des Tartares 
Ah ! Ah ! La vue belle, vive les demoiselles 
Les rires aux éclats customisés en paraphrases de somnambules
Noyés leurs boyaux de trop de bulles 
Trop, beaucoup trop entamés 
S’en vont rejoindre le dortoir des dulcinées parées en cafard 
Est-ce « l'hasard tige » monsieur que votre cou enivre ?
Les divans puants en croûte bestiale vendus pour 20 fois rien
Au repos du guerrier ouvert 7 jours sur 7 toute l’année 
Tout pareil que le cabas des dimanches que portent à bout de bras les dames 
En oignon en poulet cuit de chez « Vancokecram »
Acheté au marché ce matin parce qu’il faisait bon d’y aller 
Que 30% de remise sur un poulet fermier ce n’est pas volé 
Qu’il est bien beau votre jeune coco madame 
Quels regards 22 longs rifles me jetez-vous ?
Me prendriez-vous pour une « couguar de... » ? 
Prenez garde donzelle vos mi-vieux airs de Sainte 
Ne m’ébranlent guère 
Essayez donc les pieds en l’air ça va le faire
Les divans jumeaux en gueule de relax 
Les divans lovant servant de niche aux bâtards 
C’est pratique aussi pour les chiens c’est à celui qui tombe à pile
Les divans palissent sous le temps 
S’effritent en lambeaux de cœur d’humain 
Se déchirent en particules de corps de cochon 
Les divans connaisseurs de pleurs 
Des regrets de toutes les chevauchées fantastiques 
Il reste un goût de Veuve « Clic cloc » presque tic et toc 
Dans ses recoins mal lavés car l’on perçoit les tâches sous la lumière tamise
Cette fois elle nous l’a bien mise mademoiselle rebelle 
En rouge faut l’avouer elle est tellement plus belle 
Les divans regrettent la pucelle sautillante 
Succombant tard le soir sur le bord des accoudoirs 
Endormie comme par enchantement
Assommée au biberon Napoléon 
Bercée par des « je t’aime » devinés presque susurrés 
Chantyne

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Désert barbare

Désert barbare

De mirage en mirage saturé d’échos enfuis
Par le flanc droit les brumes épaisses 
Attendre « no body » c’est quelquefois interminable 
Lorsque la nuit se place ad vitam aeternam
Il faut s’établir un repaire bienfaiteur
Je sais d’expérience que s’entêter peut servir
Bien qu’il soit téméraire d'incendier nos cervelles au gasoil 
Le courage « rend force » 
Trotter sans cuirasses 
Tel un petit d’homme si semblable au vétéran devenu dépendant 
La main levée conforme à l image d’un lampadaire forçant l’espace de sa lumière 
Bien le bonjour aux forces « diabolo » aux autres « Célestine & Co »
Le barbu d’en haut m’a sanctionné du péché de naïveté Qui l’eu cru ? La maison « Lustucru » ?, je préfère « Delacre » 
Pardonner aux imbéciles on dit ! déjà qu’ils se pardonnent eux-mêmes 
Alors que faire ?
« Vamos » pousser la double-porte ! Braver les interdits des bien penseurs 
Nous avons tous dans les tripes l’appréhension le goût du rêve absolu 
Le pacte est signé moyennant l’assurance d’une place de première au purgatoire des innocents 
C’est la montée des berbères caucasiens dissimulés et reclus trop longtemps
C’est l’élévation d’un troupeau d’enfants en vogue réincarnation
Voyager dans le monde ne nous conduit nulle part 
Jurant pourtant qu’il est vital
D’abonder nos mémoires d’autres univers 
De nourrir nos cœurs d’autres charmes
De caresser nos papilles d’effluves nouvelles 
De se prendre pour amant" Nasa "pour s'envoyez au ciel. De « vaguer » de méprises en éblouissements 
De vivre sa vie par tous nos pores 
D’un bout à l’autre de notre destinée
Il ne sert à rien un banc de têtards assiégeants les océans stériles 
Il ne sert à rien les spasmes d’hommes et de femmes affaiblis presque maudits 
Il ne sert à rien de «bonheurer » à tout prix
Vivre me suffit ! Heureusement ! Fort heureusement !

Chantyne de Demoté

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Femmes aimez-vous

Femmes aimez-vous

L’existence nous apparait morose 
A l’étendue des feuilles rouges et roses échouées sur le sol glissant. 
Lorsque choit sur nos beaux habits quelques brindilles décédées 
C'est accomplir pas à pas l’œuvre de la décrépitude 
Aimez-vous 
Déchirée, pour ainsi dire bancale, je clopine par les derniers grands froids 
En quête de paix 
De celle que l’on convoite royale 
De la pointe de mon bâton trouvé je traque la mémoire des macchabés 
Etendus de leurs longueurs abrupts raides et muets sous la terre 
Seule je marmonne quelques abrutis « Pater » 
A dire juste je n’en crois rien à leurs péroraisons 
La confusion de leurs natures chatouille mon intelligence 
Depuis qu’ils parlent les hommes n’en disent guère
Aimez vous 
Guère et des moins bonnes et des mensongères
Oh non pas tous, pas tous 
Une moyenne.méprise une autre moyenne captive
La vilénie submerge un nombre certain d’entre eux 
Leurs égos de mâle « autrou » incarné par le crucifix que portent les femmes 
De celles aux jupes froissées, genoux usés, à trop souvent se dépoussiérer le mental sur un prie Dieu 
Elles finiront escarre pour la postérité 
Ils trépident de maux et non de mots 
Et lorsqu’encore ils dialoguent, ils articulent faux
Aimez vous 
Je sanglote la fragilité féminine 
Je pleure leurs douleurs confuses conjointes aux miennes 
Offertes en pâture à la vie lâche, douteuse depuis le jour premier 
Je pleure à gémissements refrénés, l’inassouvi de leurs existences 
L'assassinat de leurs espérances
Aimez vous 
Je sanglote les adieux de toutes celles 
C’est l’affaire des femmes et des mères 
De porter le monde à corps perdu ,à cris étouffés, à bras fatigués 
La fête est désuète 
Ils ont laissé le radeau de sauvetage à Noé 
Les CONS !

Chantyne de Demoté mars 2018

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L'aube prométhéenne

 

L’aube prométhéenne

Particulièrement ténébreuse 
Cette nuit abrite sous le bleu des draps froissés ta présence 
Tu ronfles en bienheureux dénué de tout tracas, auto-pardonné de toute vergogne 
Ignorant mon existence, pourtant si femme si vulnérable
J’additionne à chaussons brodés de fil écossais, la distance entre l’entrée de la 
Chambre à mon boudoir ou est posée sur l'écritoire, héritage d'un amour ancien, une statue bâtarde rapportée lors de notre unique voyage aux Antilles 
Recroquevillée en chien de fusil à douze pas de toi
Volontairement seule, de l’autre côté du monde 
Je calcule le vide 
Aux alentours sous moi en moi 
Le vide et moi infatigables capitaines 
Nous copinons, nous festoyons discrets et acolytes 
Nous choyons en vertige, je m'en amuse, oh qu’importe pour cette fois 
À verre ingéré de vin Julien le Saint de tous les saints 
De loin je guette le moindre de tes mouvements
Théâtrale, j'en rajoute, la scène se déroule plus sophistiquée, classieuse 
Ta main droite furète, tâtonne l’oreiller blanc et froid puis s’engourdit dans un
Mouvement lourd, imprécis, mortuaire d’une paillasse endormie 
Un instant, un fifrelin, j'ai cru saisir l’appel de mon prénom 
A la naissance du nouveau printemps de l’an 2018
Je te découvre pour ainsi dire infâme, non pas des moindres
Des ténors de la vilénie 
Sous ton masque blafard éclairé par une lune pleine et rouge 
Sommeille un visage inquisiteur et difforme, façonné de mépris 
Je te découvre pour ainsi dire et pour mon malheur, abject
C’est confirmé, c’est déclaré tu m’écœures
Tandis que de ton gosier entre-ouvert résonne le bruit d’une mécanique rôdée
A y regarder de loin, ton faciès semble expier de tous péchés, ainsi soit-il
C’est confirmé, c’est déclaré, tu m’encombres 
Vigilante à l’affut du moindre bruit 
Je me laisse bercer par le son des voiles mordorés virevoltants dans ce décor baroque tel un essaim de papillons, émigrés par un courant trompeur venu de la lucarne restée entre-ouverte 
Viennent se perdre jusqu’à mes nasaux de femme louve gardienne de ma paix
Les effluves humides d’une aube prométhéenne 
Nous sommes demain

Chantyne de Demoté

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Rêver l’âme des arbres.

 

Sculpter leurs courbes.

 

Ecouter ce qu’ils ont à nous dire.

 

Réveiller l’imagination des folies intérieures.

 

Saisir les mystères heureux, les énigmes présentes en soi.

 

Choisir les mots.

 

Ecrire les  assauts suggestifs des corps.

 

Comprendre leur promesse figurative et éprouver

 

jusqu’à resentir d’énigmatiques impressions.

 

Scruter les dessins griffonnés.

 

Les mains, ciel et terre, jusqu’à la nuit.

 

A Mondeville,

 

Julien Boulier

poème déposé Sacem code oeuvre 3439980311 

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administrateur théâtres

Pharisiens ou patriciens ?  ... Peu de différence!

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Quand on a 18 ans, on  se sent  un héros. Aveuglé par l’amour, on ne supporte pas le monde tel qu’il est, on se révolte contre la mort, on est prêt à faire tout seul la révolution contre tous les jougs. On se sent gonflé de la puissance quasi divine, prêt  à faire tabula rasa de tout le passé, de toutes les hypocrisies de tous les mensonges et on est prêt à tous les crimes de lèse-majesté, quelle que soit la chute. On se sent libre, lucide, logique. On a des ailes. On crache sur les dieux qui autorisent la souffrance. On veut la Lune. Le rêve de l’impossible. Mais quand Caligula enclenche sa logique, c’est sa propre mort qu’il signe.

Il est jeune, il est beau, il est éphémère... comme Gérard Philippe en 1948. Il est humain, il est exalté et charismatique,  il va jusqu’au bout de la folie, comme Itsik Elbaz, en 2018. Le jeu est mené de main de maître-tailleur de pièces iconoclastes, par Georges Lini. Le spectacle?  Une machine infernale. « Il s’adressera aux gens d’aujourd’hui avec les moyens d’aujourd’hui, dans une scénographie qui sera une machine à jouer, de manière à ramener le propos de Camus à la lumière et exposer sa richesse contemporaine. « L’insécurité ! Voilà ce qui fait penser ! »  Je vais faire tomber quelques gouttes de poison dans l'intimité de chaque spectateur et faire en sorte qu'il assume entièrement ce poison.   C’est  l'expérience de la tragédie moderne, à laquelle toute l’équipe vous convie. »  La distribution de "Belle de nuit", la compagnie de Georges Lini est éblouissante. La scénographie, les costumes (Renata Gorka), résolument modernes se trouvent sous la houlette de  Patrick de Longrée. 

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 « Reconnaissons au moins que cet homme exerce une indéniable influence. Il force à penser. Il force tout le monde à penser. L'insécurité, voilà ce qui fait penser. Et c'est pourquoi tant de haines le poursuivent

La pièce s’ouvre sur le  mot « rien » (nihil). On ne peut esquiver la vérité essentielle que l’on va tous mourir. Avec la mort de sa sœur, le jeune Caligula  prend conscience de  cette finitude, de la condition mortelle de l’homme promis au néant. Les dieux sont morts. Le ciel est vide.   Crise existentielle : le bonheur est impossible quand on est conscient de cette finitude.  Dans  un accès de lucidité mélancolique, la lune devient pour lui le symbole de l’immortalité et du bonheur. « J'ai donc besoin de la lune, ou du bonheur, ou de l'immortalité, de quelque chose qui soit dément, peut-être, mais qui ne soit pas de ce monde… »  Qu’on la lui apporte ou l’on sera châtié !  Innocent condamné à mort, il se révolte. « Rien ne va plus. Honnêteté, respectabilité, qu'en dira-t-on, sagesse des nations, rien ne veut plus rien dire.»  Il se sent libre  au point de verser dans  une  paranoïa hallucinante. Ultra-moderne dérive: provocation, démesure, cruauté.    

L’œuvre contient à la fois l’impossible rêve de l’impossible, et les très réels bruits de bottes redoutés par Albert Camus lors de son écriture de la pièce en 1938. Le public à la fois spectateur et acteur parmi la foule, stupide, docile, lâche et manipulée, se cabre d’horreur devant les épouvantables meurtres en série décidés par le pouvoir absolu. La spirale de violence est alors sans fin et jusqu’à la nausée. L’image sanglante de la fin rappelle les derniers mots de George Orwell dans « Animal Farm » …en bien plus tragique encore.   

Caligula-05-DEL-Diffusion-Abbaye-Villers-la-Ville.jpg?width=430  Le choix de Georges Lini de présenter l’œuvre iconoclaste au cœur des pierres de l’Abbaye de Villers-la-Ville dans le silence des ruines n’est pas fortuit. Pour mieux prouver les silences de Dieu ? Le malaise est palpable. Pour mieux  souligner le  constat désenchanté et angoissant de l'absurde?   Pour mieux confondre le joug de la tyrannie et confondre ceux qui, de nos jours, usent et abusent, au mépris de tous les honnêtes gens? Pour stigmatiser tous azimuts le pouvoir absolu ?  L’actualité du propos fait mouche.  Le personnage de Caligula porte à la fois la semence du rêve  et sa contradiction qui  va du meurtre au suicide consenti. Certes, les patriciens sont … tout sauf des poètes. comme le chante Jacques Brel,« Ces gens-là, ne pensent pas » le poète  doit être  exécuté !  Certes, le monde a besoin de se réveiller mais, condition humaine oblige, Caligula n’échappe pas à son destin comme dans les grandes tragédies grecques. Par sa folie meurtrière il se condamne sciemment. Il sombre consciemment quand la folie du pouvoir s’empare de lui, au mépris de tout ce qui n’est pas lui. 

  Et Itsik Elbaz fait merveilles dans l’interprétation magistrale et  saisissante de dignité du  personnage de Caligula. Mais il n’y a pas que lui dans l’équipe de Belle de Nuit. France Bastoen,   fulgurante complice,  joue  Caesonia, le pôle féminin de Caligula, rôle qu’elle interprète avec passion, dévotion et  immense justesse, à la façon de l’Ismène d’Antigone, mais parée de la violence radicale de notre époque. A l’instar de Caligula elle ironise sans cesse, tout en invoquant la foi en l’amour et l’espoir de voir son amant guérir de son cynisme. Le Scipion de Damien De Dobbeleer est tout aussi juste. Bien que Caligula ait fait mourir son père, le jeune poète comprend trop bien Caligula pour le haïr et ose lui dire les choses en face. Il lui présente un miroir sans concessions. Stéphane Fenocchi en Hélicon, ancien esclave affranchi par Caligula, et son serviteur le plus dévoué est  particulièrement convainquant et splendidement campé. Il se dit ironiquement « trop intelligent pour penser »… mais vomit, comme Caligula, la lâcheté et l’hypocrisie des patriciens. Didier Colfs fait le poids en jouant Cherea, prodigieux personnage, cultivé et intelligent,  qui tutoie Caligula,  et ne désespère pas de le ramener à l’humanisme…au nom des autres et en homme soucieux de l’avenir de Rome. S’il prend la direction du complot, ce n’est pas pour venger les petites humiliations de patriciens vexés c’est pour le bien commun, en homme intègre qui refuse de rentrer dans la logique nuisible de Caligula. « Il faut que tu disparaisses. D’autres que moi me remplaceront et je ne sais pas mentir ! » :  la voix d’Albert Camus ?  Thierry Janssen se plait à interpréter un Lepidus angoissé, pathétique, plus vrai que nature. La scène du poison jouée par Jean-François Rossion en Mereia est un moment dramatique qui atteint des sommets de théâtralité et d’intensité. Tout bascule.  L’absurdité vous saisit à la gorge.  Michel Gautier et la danseuse  Hélène Perrot à la limite de la transe,  qui jouent  le couple Mucius, complètent remarquablement ce jeu de massacres, teinté en continu par  le soutien musical dynamisant ou nostalgique de François Sauveur et Pierre Constant  à la guitare électrique. A  eux seuls, un chœur antique?  

Caligula-01-DEL-Diffusion-Abbaye-Villers-la-Ville.jpg

    

Mise en scène : GEORGES LINI

Costumes : RENATA GORKA
Scénographie : PATRICK de LONGRÉE
Création musicale : FRANÇOIS SAUVEUR et PIERRE CONSTANT
Éclairages : CHRISTIAN STENUIT
Assistante à la mise en scène : NARGIS BENAMOR

Avec


ITSIK ELBAZ (Caligula) – FRANCE BASTOEN – DIDIER COLFS – DAMIEN DE DOBBELEER – STÉPHANE FENOCCHI – MICHEL GAUTIER – THIERRY JANSSEN – HÉLÈNE PERROT – JEAN-FRANÇOIS ROSSION – LUC VAN GRUNDERBEECK – FRANCOIS SAUVEUR

Produit par RINUS VANELSLANDER et PATRICK de LONGRÉE

ABBAYE DE VILLERS-LA-VILLE

http://www.deldiffusion.be/prochaine-production

 

Liens utiles: 

https://www.rtbf.be/info/regions/detail_un-caligula-tres-contemporain-au-coeur-des-ruines-de-villers-la-ville?id=9974555

http://www.levif.be/actualite/magazine/tous-les-chemins-menent-a-villers/article-normal-865341.html

 

 

 

 

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Parution du tome 3 des aventures de Coccinella

Coucou à vous tous, les amis et amies, je viens de publier le tome 3 des aventures de Coccinella, un plus grand format pour un prix inchangé uniquement sur Amazon, « Coccinella fête Halloween » , dont voic12273287494?profile=originali le lien :

 

https://www.amazon.fr/Coccinella-f%C3%AAte-Halloween-aventures-ebook/dp/B07F94TNYW/ref=tmm_kin_swatch_0?_encoding=UTF8&qid=1532159810&sr=8-1

 

De quoi réjouir les bambins pendant les vacances !

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Si quelqu’un entrevoit ces créatures de l’esprit,

 

alors elles seront emportées au loin par la mer.

 

Bonheur à ceux qui embarqueront sur les flots,

 

portés sur les ondes au-delà des images poétiques.

 

Si quelqu’un nous voit voguer en silence,

 

le livre des temps anciens sera ouvert.

 

Si quelqu’un, après un long voyage, vient te retrouver,

 

en effigie une stature sera sculptée.

 

Si quelqu’un, au seuil de ta porte,

 

reste devant toi dans la lumière,

 

vous prendrez le chemin des eaux bienveillantes.

 

Si quelqu’un vous voit marcher ensemble,

 

vous serez trois dans le dédale du tableau.

 

A Mondeville, Julien Boulier

poème déposé Sacem code oeuvre 3439964811

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TROIS PIES...

Trois pies dans le jardin batifolent

Elles s'observent, se titillent, virevoltent!

Ballet habillé de noir et blanc

Et je retrouve un regard d'enfant...

Au soleil, la gaité est de mise

Et l'envie de vivre à sa guise

Orage et nuages sont en réserve

Au présent, c'est la joie que j'observe!

Trois pies sur un banc, du ciel s'amusent!

Et leur grâce active réveille ma muse

Trois petites strophes naissent avec le vent

Et je les chantonne au firmament...

Trois pies... trois pies jouaient, élégamment...

J.G.

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Un élan de reconnaissance

L'imprévisible providence

M'a déposée sur un rivage.

L'emplissent d'immenses images

Que fait scintiller la brillance.

 

À coeur ouvert, je vis l'instant.

Il s'écoule dans le silence.

Des vaguelettes se balancent.

Je ressens un plaisir troublant.

 

Il est des zones de bien-être

Qui permettent l'oubli parfait.

L'esprit s'y reposant en paix

Ne propose plus de peut-être.

 

À la fin de mon existence,

Je sais que fut bonne ma vie.

De le dire me prend l'envie,

Un élan de reconnaissance.

19 juillet 2018

 

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UN PROJET : RECUEIL DE POEMES

PRESENTATION ANNE DAVID

ANNE DAVID

AUTEUR COMPOSITEUR INTERPRETE Chanson française

COURS DE GUITARE, CHANT, EVEIL MUSICAL pour tous publics

Je transmets de l'émotion pure sous forme de chansons et de slams. Dans quel but ? Faire ressentir et exprimer tous les sentiments humains, faire pleurer, rire, réfléchir aussi. Les thèmes sont variés, j'écris ce que beaucoup pensent tout bas.

A n'importe quel moment, les chansons peuvent être transmises. Tout dépend du lieu, du public... J'ai chanté le matin, l'après midi, le soir et en toute saison !

J'ai été accompagnée par de nombreux musiciens. Pour des raisons artistiques et de budget, je chante en solo depuis environ 3 ans, ma guitare seule m'accompagne. Les chansons peuvent être incluses dans plusieurs répertoires :

  • Répertoire poétique (hommage à Marie Noël) « Port d'âme prohibé »

  • Répertoire théâtre et chansons thème les femmes « Femmes, Ibsen ! »

  • Répertoire « festif » voyage chanté (inspirations orientales, tziganes, jazzy, blues, îles, afro-jazz, flamenco, tango...)

et uniquement pour les publics « différents » (personnes âgées, handicappées, jeunes enfants)

un répertoire mêlant des reprises et des compositions originales

Je m'adapte à n'importe quel endroit, avec, quand même un cahier des charges :

  • une sono correcte (nous pouvons en amener une)

  • un éclairage en fonction du lieu

  • pas de spectacle pendant les repas

  • des spectateurs (ices) assis (ses) confortablement

POUR TOUTE AUTRE INFORMATION :

LE SITE OFFICIEL : www.annedavid.org/

LE SITE DE ICAUNE TV : www.icaune.tv/

CONTACT : 06 84 77 31 80 ou 06 80 32 59 50 ou 03 86 33 77 61

MAILS : carlmatt@hotmail.fr adannedavid@hotmail.fr

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Approches sensibles.

 

Les clefs imprimées en toi,

 

je les vois bien en-deça des cimes.

 

En-dedans, les complaintes des astres lunaires.

 

Dehors, c’est l’infini déploiement des corps.

 

A tes côtés, s’éveiller à l’écoute de ta voix.

 

Ton visage s’éclaire et la lumière traverse l’air.

 

L’herbe est haute et ce que je découvre, je le dessine.

 

Pour détacher l’invisible,

 

la veilleuse des étoiles respire au rythme des mélodies.

 

Minuscules édifices qui prennent racine

 

Aux sources de la plume.

 

A Mondeville

 

Julien Boulier

poème déposé Sacem code oeuvre 3439940111 

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Les dates du 11 et 12 août prochain sont, dans mon agenda, soulignées en rouge et je vous invite, si vous aimez la littérature, à faire preuve de mimétisme.

Comme à l’école, prenez vos journaux de classe et notez ceci : Salon du livre de Montcuq en Quercy Blanc,

« rencontre avec l’homme au chapeau ».

12273288275?profile=originalParcourir les Salons littéraires organisés dans la Francophonie est l’une des aventures que je ne manquerais pour rien au monde. Certes, il n’est pas toujours facile de s’assoir derrière une table alors que le public que vous allez rencontrer n’a probablement jamais entendu parler de vos écrits. Est-ce vraiment important ?

Un Salon littéraire, à mon regard, est avant tout l’opportunité de belles rencontres. Le reste, c’est du bonus.  À

propos de rencontre, s’il en est une qui mériterait d’être soulignée s’est déroulée le jour mémorable ou j’allais enfin serrer la main du président du Salon du Livre de Montcuq en Quercy Blanc. Vous ne le connaissez peut-être pas encore, Stéphane Ternoise, écrivain, chansonnier, poète, anarchiste, contestataire, « dévoileur » de vérités et cinéaste amateur. Avec un tel curriculum vitae nul besoin de confirmer que le personnage fait partie de ces êtres adulés ou détestés, c’est selon, question d’humour, le second degré pouvant s’avérer corrosif. Esprits sensibles, s’abstenir.

Oups ! pardon, Stéphane Ternoise est mort et vient de renaître sous le nom de Stéphane Terdream… Le roi est mort vive le roi ! Secret bien gardé, le phénix s’abrite sous l’ombre de Montcuq. (Pas de mauvaise pensée s’il vous plait)12273288078?profile=original

Bien que je ne sois pas neutre en vous parlant de ce bonhomme, je dirais que l’artiste mérite le détour.

Sa plume ressemble à ces manèges qui vous entrainent sur les sommets les plus vertigineux avant de plonger sans le moindre préambule, vers les abîmes de son imagination.

Génie ou clown de service ? Je refuse d’apporter réponse à cette question, car ce serait faire injure au personnage de l’enfermer dans l’une ou l’autre définition. Il est lui, sans limites, ni dieu ni maître et tant pis si les coups doivent pleuvoir, il continue sa quête pour le bonheur de ceux qui l’aiment et au désespoir des autres. Les autres ? Ceux qui évitent les vérités et ne les dévoilent que dans le secret des alcôves ou peut être pire encore, sous le sceau de l’anonymat.

Pas facile de décrire ce personnage, cet homme qui m’a ouvert la porte de son cercle d’amis, alors que l’on sait que les mots ne sont jamais anodins et qu’un devoir de réserve fait partie de la déontologie.

Et voici que pour la troisième année consécutive, Stéphane organise le Salon du Livre de Montcuq en Quercy Blanc.

Entouré d’une petite équipe, le Salon du livre de Montcuq en Quercy Blanc vit le jour avec timidité. Peu de visiteurs, mais qu’importe, la leçon fut bien apprise, les choses ont évolué de façon positive. La troisième édition démontre que l’évènement prend ses marques puisqu’il s’étale à présent sur deux dates. Le samedi 11 août 2018, une Causerie littéraire se déroulera de 15 à 17 heures causerie qui abordera deux sujets :

  • - « Pourquoi écrire, pourquoi publier… La place de l’écrivain dans l’édition ? »
  • - « L’œuvre de Georges Coulonges 15 ans après sa disparition »

Le dimanche 12 août, place aux auteurs, le livre est à l’honneur et les écrivains exposeront à l’extérieur, juste à côté du marché hebdomadaire.

L’occasion est si belle que Montcuq enfilera ses culottes dominicales pour accueillir les auteurs venus de France et d’outre frontière.

Le prix littéraire, premier prix de l’année (prix décerné le 1er janvier à 00h01) sera remis à l’écrivain Belgo Néerlandaise Jessica Lefèvre pour son roman « 11 » édité aux éditions Acrodacrolivre «Belgique ». L’auteure et l’éditeur seront présents, belle opportunité de retrouver des gens appréciés pour ce qu’ils font.

Alors, pourquoi ne pas vous offrir un petit W.E. dans le pays de Nino Ferrer ? Pour le plaisir de rencontrer l’organisateur du Salon de Montcuq en Quercy Blanc et de pouvoir dire si l’occasion se présentait : Stéphane, moi je le connais !

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Si tu savais

Si tu savais
comme je m’essouffle vite
à marcher
sur les sentiers perdus
sur toutes ces routes
qui mènent quelque part
ce que j’aime
c’est m’attarder
sur les chemins de sable
des mots
ou entrer
dans le mouvement
d’une symphonie

Martine Rouhart

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Juste dénouer le temps

Sur un sentier qui file
je marche vers nulle part
la tête ailleurs

j’écoute le vent
j’écoute les ombres
je regarde les oiseaux
arpenter le ciel
rien de plus

tant de fois j’ai fait cela
juste dénoué le temps

Martine Rouhart

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Une énergie semblant sacrée

Sans bruit, se présente une phrase

À mon esprit qui somnolait,

Une pensée qui survolait,

Modeste, dépourvue d'emphase.

 

Elle l'éveille vitement

L'entraîne au hasard d'une errance,

Comment prévoir son incidence?

Je ne m'en soucie pas vraiment.

 

D'où vient l'émoi que je ressens,

Soudainement et sans comprendre?

Des mots touchants se font entendre.

Je plane dans le transcendant.

 

L'énergie activée qui crée,

Adéquatement, d'elle-même,

A composé d'un court poème.

Mon âme accueille le sacré.

 

17 juillet 2018

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Un choix apaisant

Sagement joyeuse, je pense,

M'autorisant à paresser.

Mon énergie était intense.

Le besoin d'agir me pressait.

 

J'aimais créer pour me distraire,

Par la plume et par le pinceau,

Des zones abritant le mystère

Et des espaces de repos.

 

J'ai tant aimé un doux ami!

Quand lui fut ravie l'existence,

Oublier me parut permis.

Le silence eut ma préférence.

 

Le choix apaisant que je fis

Pour conserver mon insouciance

N'effaça rien de ma vie.

J'en remercie la providence.

 

16 juillet 2018

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