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À chacun sa morale

Songerie

La Fontaine nous dit qu'une femme fidèle
Devenue veuve alors qu'elle était jeune et belle,
Ne resta dans le deuil que le délai décent.
Son chagrin s'était fait très tôt évanescent.

Le conteur ironise, sur ce, allègrement
Mais nous paraît déçu par ce comportement.
Il faut se souvenir que pour les grands seigneurs
La morale imposait ses lois avec rigueur.

Ils avaient du talent, des lettres, de l'esprit
Et passèrent leur vie le nez dans leurs écrits.
Ils rapportaient les vices et les crimes cachés
Que l'on ne sait comment ils avaient dénichés.

Mais les moeurs évoluent et les humeurs aussi.
Peu de dérèglements causent de grands soucis.
La censure, abolie irréversiblement,
Ne dénonce plus rien. Lors moins souvent l'on ment.

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Tu dois élaborer patiemment les pierres sculptées.

 

S’impriment alors dans ton esprit les appels du vent,

 

les ellipses et les turbulences.

 

Entre une ultime réciprocité,

 

sous l’image des silhouettes du matin,

 

se cristallisent les morceaux de tes vaisseaux,

 

la caresse de ses persiennes.

 

Encore une fois, là où ton corps parle de ses scintillements,

 

sa voix rencontre tes yeux clos.

 

Depuis tant d’années,

 

un feu naissant et les murmures saisissants.

 

Julien boulier,

 

A Mondeville

poème déposé Sacem code oeuvre 3440381911

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Comme un hymne à la vie


Un guitariste seul allègrement s'épanche,
Près de lilas géants et d'églantiers en fleurs.
Un ciel clair, lumineux, se dore par l'ardeur
D'un soleil se glissant entre feuilles et branches.



Des canardeaux à l'ombre somnolent en famille,
Des moineaux se reposent à l'entour de leur nid.
La chaleur du moment les maintient assoupis.
Aucun bruit sur le lac où l'eau bleutée scintille.



Cet artiste exalté par la beauté des choses,
Savourant un courant de parfaite harmonie,
Compose avec ferveur comme un hymne à la vie
Qui sans cesse recrée ou qui métamorphose.

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Durée retrouvée

Songerie


Il nous faut triompher de l'espace et du temps

Et retenir captifs à jamais les instants

Qui modèlent nos corps et transforment nos âmes,


Ne pas laisser mourir ce qui fut notre drame .


Dès notre plus jeune âge, notre mère devrait

Tracer nos souvenirs encore mal assurés.


Et lorsque d'un crayon, notre main malhabile,

Saurait tirer des mots ampoulés ou débiles,


Nous aurions le devoir de ranger, plus ou moins,

De nos échos intimes les fidèles témoins.

Devenus vite vieux et perdus dans la vie,

Nous comprendrions mieux nos dédains, nos envies,


Mais surtout, nous pourrions, douce félicité,

Redevenir petits avec simplicité.

 

Je pris vite le soin  de capter mes émois.

 

Or peux les retrouver, m'y applique parfois.

 

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Rondel au clair de lune

Seule près d'un lac, doux ami,
J'accueille des chantres d'antan.
Leurs mots dans le vent de l'esprit
M'arrivent au-delà du temps.
Le les savoure et je souris,
Émerveillée face au talent.
Comblés, ou maintes fois mal pris,
Ils vécurent intensément.

Seule près d'un lac.

Un concert des plus émouvants!
Qu'ils furent choyés ou maudits,
Ces poètes chantres d'antan,
Sensibles, nobles, érudits,
Restaient dignes et élégants.



Seule près d'un lac.

...
3 juillet 2004

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Œuvre de Liliane Magotte

Dans le soleil incliné

Après l’intimité de la nuit
me voilà à peu près debout
mais cela ne suffit pas
il reste à marcher
en pensée
dans le soleil incliné
jusqu’au-dessus des nuages
pour que la vie
soit plus belle
que simplement la vie

Martine Rouhart

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La maison de feuilles

Habiter
un jour seulement
une maison sans autre cloison
que la lumière
le tremblement de l’air
dont les portes et fenêtres
s’ouvrent sur le ciel
habiter
un jour seulement
la maison de feuilles
des oiseaux
s’endormir
là-haut
dans un rayon de lune

Martine Rouhart

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HISTOIRE COURTE 43.

Décortiquer les préjugés...

Pré-juger, cela veut dire : juger avant. Avant quoi? Avant de s'intéresser, de comprendre, de s'ouvrir à la différence? Plus grave, avant de réfléchir par nous-même en oubliant les discours trop entendus, si trompeurs, si capricieux qu'ils en oublient le simple bon sens.

Oui, mais tout le monde n'est pas capable de réfléchir, en tout cas de raisonner! Encore un jugement à l'emporte pièce, un préjugé?

Il suffit parfois d'écouter certains mots d'enfants extrêmement jeunes pour comprendre que la connaissance est en eux, don reçu avec la vie et hélas souvent galvaudé un peu plus tard par ceux qui devraient ouvrir leurs esprits et au contraire les ferment à force de certitudes avancées auxquelles parfois ils ne croient pas eux-mêmes!

L'enfer est certes pavé de bonnes intentions et le défi de l'humain est de contrarier cette malédiction.

Il y a toutes sortes de préjugés, les plus courants, les plus décriés, les plus nauséabonds qui sont si facile à cerner qu'ils en deviennent anecdotiques et fleurissent sur des banderoles sans fausse pudeur! Ce sont ceux qui font une généralité de l'exception.

Il y a les préjugés de gauche et ceux de droite, la bêtise n'ayant décidément aucun sens de l'orientation! Ceux qui s'approprient le monde comme s'il leur avait été attribué en oubliant que rien n'est jamais acquis à l'homme qui quand il croit serrer son bonheur le broie, comme dit si bien Aragon...

Il y a aussi les préjugés plus sophistiqués qui se fondent sur l'intuition, une sorte de prémonition, d'instinct de survie, ceux-là sont tellement plus subtils, avec leur intelligence instinctive, les combattre est-il raisonnable? Il est des soirs difficiles.

Cependant pour tordre le cou à certains préjugés particulièrement incorrects bien que répandus, je crois savoir simplement que :

-Les gens réputés sans problèmes sont ceux qui en sont le plus accablés.

-On peut être pauvre et goûter à un bonheur auquel les plus riches n'auront jamais accès.

-Le raffinement se trouve parfois niché au cœur d'une masure et le goût douteux s'amuse à fleurir les murs de certains palais.

Sommes nous donc si stupides pour ne pas comprendre que rien n'est simple et ne peut donc être jugé sans mures réflexions?

J.G.

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Battements d'ailes

Aux cieux les plus divers s'élèvent des oiseaux.
Ils traversent l'espace à grands battements d'ailes,
En convoi fascinant de compagnons fidèles.
Ils vont chercher au loin l'air doux d'un renouveau.

Ils traversent l'espace à grands battements d'ailes,
Survolant les montagnes et les étendues d'eau.
Ils vont chercher au loin l'air doux d'un renouveau.
La douceur est propice aux amours rituelles.

Survolant les montagnes et les étendues d'eau,
Ils ont suivi d'instinct la route habituelle.
La douceur est propice aux amours rituelles,
Les mâles se transforment et deviennent plus beaux.

Ils ont suivi d'instinct la route habituelle,
Une fois arrivés, s'installent aussitôt.
Les mâles se transforment et deviennent plus beaux,
Verront leurs tout - petits surgir en ribambelle.

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Elle chantait toujours

Songerie

Une mère, en douceur, modèle ses enfants.

C’est en la regardant réagir chaque jour,

Aller d’un pas aisé en dépit d’un coeur lourd,

Qu’ils apprennent comment il faut devenir grands.

Ma mère, en désarroi s’en remettait à Dieu,

Son confident unique et suprême ressource.

Elle puisait aussi à l’abondante source

D’où coulait la beauté en chants mélodieux.

Elle chantait toujours dans les moments de joie

Mais aussi dans la peine et la maladie même,

Aussi quand la troublait un énorme problème.

Certes la poésie entretenait sa foi.

 

Lors, ce n’est pas Montaigne et ses sages propos

Qui me furent utiles en des temps de souffrance

Mais les chants de ma mère accueillant l'espérance.

La comblait de bonheur ce qu'elle trouvait beau.

 

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Légèreté

Certains êtres
ont en eux
une grâce
qui les porte
même quand il fait nuit
nous soulève
au pas léger
de leur souffle

je ne renoncerai jamais
à la légèreté
des nuages

Martine Rouhart

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Une douce passivité

Songerie

 

On est tenu à des efforts,

De l'enfance jusqu'au vieil âge.

Chacun eut son lot en partage

De misères affectant le corps.

 

Est un bien heureux privilège

De se sentir, une fois vieux,

Resté ardent et envieux

De provoquer des sortilèges.

 

Il est donné à maints artistes.

Qui ont conservé leur talent

Et demeurent aussi brillants.

C'est que leur énergie persiste.

 

M'est douce la passivité!

Serein, mon être se propose

Portes et fenêtres bien closes,

De perdre toute gravité.

 

30 juillet 2018

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Sur un fil fragile

Avec une hâte légère
la lumière du jour se déplie
allume les nids de branches
fait chanter les arbres

me fait
danser
avec les mots
ailés

sur le fil fragile
de la vie

Martine Rouhart

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Un indicible bonheur

À Alain

Au cours des heures, le temps change,

Saveurs et couleurs se mélangent.

Au ciel, tout dépend du soleil,

Rien ne reste longtemps pareil.

 

Je prends un savoureux plaisir

À rejoindre les blancs nuages.

Certains stagnent, d'autres voyagent,

En ne cessant de s'épaissir.

 

Ce jour, je contemple le fleuve.

Suis attendrie par sa beauté.

M'éblouit son immensité.

Des milliers d'étoiles y pleuvent.

 

Sous l'ombre d'un saule pleureur

     Me sens envahie d'un bien-être

Que je ne saurais reconnaître.

C'est un indicible bonheur.

 

29 juillet 2018

 

 

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Salut la vie!

Ce jour a pour nom Samedi.
Je l'accueille dans le silence,
Et la lumière sans brillance.
Y est discrète l'énergie.

Je ne ressens aucune envie
Lors m'abandonne à satisfaire
Ma liberté de ne rien faire.
Je pars en une rêverie.

Comment en suis-je arrivée là,
Trouvant normale l'inertie?
Soudain mon être réagit:
Précieux est l'instant qui bat.

Souvent l'emplit la poésie
Ou s'y love un troublant mystère.
S'émerveiller est nécessaire.
Ce samedi, salut la vie!

28 juillet 2018

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J'aimerais

Dans la chaleur de l'étéDans le froid de l'hiverDans les couleurs de l'automneQuand le printemps renaîtJ'aimerais savoirDans le silence de la nuitDans le bruit des villesIci ou ailleursQuand je risQuand je pleureJ'aimerais savoirAu milieu de nulle partSeule dans la fouleQuand je suis perdueQuand je me retrouveQuand je danse sous les étoilesJ'aimerais savoirJ'aimerais savoirSi tu penses à moiComme je pense à toi
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Radotages

 

Étant passive ou occupée, nombreuses fois

Je me surprends à radoter à haute voix.

J'émets des sons formant toujours la même strophe.

Se répétant distinctement, ils m'apostrophent.

 

Mon corps se plaint, se lamente, ne sais pourquoi.

L'étrange litanie que j'entends en fait foi.

Son message muet gandement m'importune.

Je n'ai aucun recours, s'impose la fortune.

 

J'aime à me souvenir du joyeux radotage

De ma douce maman, à la fin de son âge.

  Souriante, elle chantonnait égrenant

Des notes l'immergeant en un ancien printemps.

 

Elle voulait savoir si causait une gêne

Le bruit que répandait sans cesse sa rengaine.

Déranger tant soit peu semblait l'embarrasser.

Et moi, j'avais souvent l'envie de l'embrasser.

 

27 juillet 2018

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Ces jours-là, la splendeur des étoiles allégeait ses pensées.

 

Combat des âmes. Fugues amplifiées.

 

Face aux aspérités du temps,

 

l’ horizon très loin et la rose des vents.

 

Personnages ancrés dans le sol, comme les arbres.

 

Défis dociles. Bagatelles et mystères nécessaires.

 

Ton cœur lit l’avenir dans ses yeux

 

avec le souffle de ses ailes

 

qui file entre tes doigts.

 

A Mondeville,

 

Julien Boulier

poème déposé Sacem code oeuvre 3440136411 

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